Les créanciers de la Grèce sont arrivés à Athènes cette semaine. L’ex-Troïka est devenue le « Quartet » : les représentants de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne (BCE) et du FMI sont désormais rejoints par ceux du Mécanisme européen de stabilité (MES), organisme qui rassemble les Etats de l’UE versant au pot pour ce fonds européen qui est en réalité le prêteur direct.
Peu avant leur arrivée, la majorité Syriza-Anel avait voté, le 16 octobre, le premier train de mesures résultant du troisième mémorandum, celui-là même qui fut adopté le 13 juillet après la reddition du premier ministre, Alexis Tsipras, aux exigences européennes, condition pour rester au sein de la zone euro.
Parmi les 19 mesures adoptées figurent notamment les pénalités pour décourager les préretraites, et une augmentation des impôts sur les logements. Les technocrates du Quartet doivent évaluer s’ils jugent cette première vague suffisante pour débloquer la tranche de 2 milliards de prêts à l’échéance prévue du 27 octobre. Une deuxième série de mesures d’austérité, incluant d’importants relèvements de la TVA et une réforme globale des retraites, devrait être votée en novembre, et ouvrir la voie au versement d’un milliard supplémentaire.
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