Publié par Michel El Diablo
Après le 3ème vote d’un texte demandé par la troïka par le parlement Grec en mois d’un mois, il est plus que temps de faire un bilan de l’expérience Tsipras. Ayant complément renié ses promesses de fin de l’austérité et de la tutelle, il est devenu le meilleur ambassadeur de ce qu’il dénonçait il y a 7 mois.
Paul Krugman, qui avait pourtant soutenu Tsipras dans le référendum, en a conclu qu’il avait peut-être surestimé la compétence du gouvernement grec. Et il a raison, car capituler de la sorte, sur toute la ligne, après six mois de négociation, démontre bien un problème de compétence (outre un sérieux problème de conviction car il est pour le moins choquant d’accepter aussi largement de mener les politiques que l’on dénonçait dans l’opposition et que l’on promettait de changer). Les cinq années passées ne permettaient pas à Syriza d’ignorer que les créanciers étaient très résolus (au point de refuser un référendum et de faire tomber un premier ministre Grec). Ces derniers mois donnent l’impression d’un amateurisme confondant et d’une absence de préparation sérieuse aux négociations.
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