Michel El Diablo
Plusieurs centaines de personnes ont participé le 30 mai 2015 (10ème anniversaire du NON populaire au référendum sur le TCE ) au rassemblement devant l’Assemblée Nationale organisé à l’initiative des “Assises du Communisme”.
Différents représentants des organisations composant ces “Assises” ont pris la parole pour appeler à la sortie de l’UE, de l’Euro et de l’OTAN, pour la souveraineté nationale, pour la paix, la démocratie et le progrès social.
Ont pris la parole :
-William Roger – « Rassemblement des Cercles Communistes »
-Georges Gastaud – « Pôle de Renaissance Communiste en France »
-Marie-Christine Burricand – « Faire Vivre et Renforce le PCF »
-Eric Fatou - « Cercle ouvrier du bassin minier »
Les messages de soutien issus du mouvement communiste d’Europe venus de divers pays ont été chaleureusement applaudis.
Etaient notamment présents: Yvette Génestal “Action Communiste Normandie”, Jean Calvary “Rouges Vifs IdF”, Gilles Questiaux “ Réveil Communiste”, Christian Champiré maire communiste de Grenay, Roger Sylvain “Front Syndical de Classe”, ainsi que Jean-Luc Pujo des Clubs “Penser la France” et de nombreuses personnalités communistes et républicaines.
Sources : Facebook et Initiative Communiste
Notre mouvement "Action Communiste Haute-Normandie" était représenté à ce rassemblement. Toute l'expérience des militants de Seine-Maritime démontre que nous heurtons à chaque recul social imposé par les gouvernements de droite ou socialistes à la "concurrence libre et non faussée" rejetée par les Français en 2005. Lourde est la forfaiture des parlementaires qui votèrent le traité de Lisbonne contre la volonté populaire. Les Français ne s'y trompent d'ailleurs pas. Ils seraient plus de 62 % aujourd'hui à rejeter le traité contre plus de 54% en 2005.
L'UE, c'est l'instrument du capitalisme mondialisé. Les multinationales du CAC40 ou d'autres places financières qui dirigent nos vies n'ont jamais eu tant de pouvoirs. Ce sont eux qui exigent ces reculs sociaux et cette austérité pour gorger leurs actionnaires qui demandent chaque année un peu plus et réclament des gains de productivité, davantage d'heures de travail, moins de sécurité et une flexibilité accrue pour les salariés. L'UE et les gouvernements français leur donne cela et leur permettent de déréglementer, de privatiser, de se retructurer sans entraves au niveau de la planète, mettant ainsi les travailleurs en concurrence pour mieux se gorger de dividendes.
C'est le cas de l'UPM, multinationale nord-européenne du papier, qui détruit l'emploi à Grand-Couronne à Chapelle Darblay en s'appuyant sur les nouvelles lois ( l'ANI ...) demandées par Bruxelles et votées par les socialistes.
C'est le cas de Schneider industrie à Petit-Quevilly qui délocalise en Pologne malgré un chiffre d'affaires de près de 25 milliards en 2014 et des dividendes en constante augmentation. Après les 230 licenciements en 2013, c'est le site avec 91 emplois qui est menacé. Schneider est un groupe historique en France qui a fait sa fortune en exploitant dès le début du capitalisme et de l'industrialisation en France, des générations de travailleurs et d'ouvriers. C'est grâce aux mesures de libéralisation et d'ouverture des marchés sans contrôle que ce groupe a prospéré et liquide l'emploi en France. Précisons que Schneider Industrie est un des groupes pratiquant un lobbying particulièrement actif auprès de la commission et des parlementaires de Bruxelles.
C'est le cas de la SNCF, notre propriétré commune que l'Etat achève de privatiser au détriment des services rendus à la population. Avec la mobilité accrue des salariés la SNCF doit être, plus que jamais, un service public et ne pas répondre aux exigences de rentabilité. L'argument serait que le taux de remplissage des trains sur la ligne Le Havre Rouen Paris ne serait pas suffisante! Il est pouratnt de 57%. La SNCF doit redevenir service public nationalisé et ne plus se préoccuper de rentabilité. Cela lui éviterait en outre des aventures financières hasardeuses hors de France, coûteuses pour l'entreprise et les usagers. C'est Bruxelles, avec l'accord des socialistes et de la droite, qui a programmé cette privatisation.
C'est le cas de la santé privatisée ou devant obéir aux lois de la rentabilité. Résultat : des malades en attente de soins, des urgences surchargées, des médecins débordés et inaccessibles dans certains secteurs géographiques, comme à Dieppe ou dans la région de Fécamp ou Goderville, la médecine à deux vitesses pour les rendez-vous en hôpital, en IRM ou scanners ... alors que le ministre socialiste Sapin annonce encore 9 milliards de coupe dans les services publics et la protection sociale sur injonction de Bruxelles.
Ce ne sont que quelques exemples qui affectent la vie des Normands et des Français. C'est la politique de l'Union européenne. C'est le résultat de l'euro. Il faut en sortir.
C'est l'anniversaire du NON au traité constitutionnel qu'ont célébré les participants , avec les militants des Assises du communisme et des militants communistes. Ils ont fait entendre l'exigence de la sortie de l'euro, de l'UE et de l'OTAN pour se débarrasser de ces dictatures politiques, financières et militaires supranationales à deux pas de l'Assemblée Nationale. Pour pouvoir construire souverainement, au service de la Nation toute entière, une société libérée des diktats des multinationales et du capitalisme mondialisé.
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