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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
8 avril 2015 3 08 /04 /avril /2015 17:01

 

Publié par Michel El Diablo

À propos de L'EUROPE SOCIALE... [Collectif communiste Polex]

Cet article a été publié en juillet 2013 dans notre numéro 105 de PARLONS CLAIR en réponse à la tribune de Paul Boccara et consorts publié dans l'Humanité. Sa lecture montre qu'il n'a pas pris une ride du fait que le texte de Boccara et consorts sert encore aujourd'hui de bible à la direction du PCF.
 

Republié en avril 2015

Lorsque qu'on a affaire à un texte de ce type, à mon avis , la première question a se poser c'est de savoir quelle conception de la crise est sous jacente.

première remarque d'après nos auteurs la crise serait celle de l'euro qui ne serait pas terminé loin s'en faut et le responsable serait la spéculation effrèné.

deuxième remarque le capitalisme mode de production dominant en europe et dans le monde est remarquablement absent ainsi que, c'est son corollaire, l'exploitation capitaliste ! Et je n'évoque même pas la luttes des classes qui comme chacun le sait n'a rien a faire dans cette histoire.

troisième remarque Hollande s'est renié qui avait promis de renégocier le traité Merkozy, de réorienter la BCE de s'attaquer à la finance et de défendre la croissance. On en conclut que ,toujours du point de vue de nos auteurs, il s'agit là de trois points décisifs; auxquels il faut ajouter la lutte pour une autre utilisation de l'euro, qui pourrait contribuer parait il, de façon décisive, non seulement à une autre croissance de progrès social dans l' Union européenne, mais à un changement fondamental sur le plan monétaire, économique et social dans le monde et qui permettrait de combattre le dominateur commun américain.

Une paille nous voici avec la révolution par l'euro! Voilà qui rapelle furieusement la recette miracle du professeur tournesol !

Il faudrait s'appuyer "sur l' échec de la construction actuelle de l' euro non pour régresser par rapport aux besoins de changements et de solidarité entre Européens, mais pour un nouveau type de croissance et de développement". Autrement dit il suffirait d'une autre politique monétaire pour développer un nouveau type de croissance et de développement sur lequel nos auteurs restent étrangement discret en se limitant à de grande généralités!

Cerise sur le gateau les négociations qui viennent de s'ouvrir entre l'union européenne et les USA pour un marché commun transatlantique sont remarquablement absente du propos de nos auteurs ainsi que leurs implications culturelles politiques et juridiques soigneusement laisser de coté par les tenants de la pensée unique. (voir analyse de Jacques Nikonoff )

Par ailleurs il faut bien noter que leur propos déforme sciemment celui de ceux qui veulent sortir de l'euro en oubliant qu' ils veulent non seulement en finir avec l'Union Européenne mais aussi se donner les moyens de sortir de la crise. Ce qui suppose d'enclencher un processus révolutionnaire ce qui ne viendrait pas à l'esprit de nos économistes distingués.

Enfin dernier absent le rapport de force actuel en europe. 
En effet ne serait ce que pour modifier les objectifs et le fonctionnement de la BCE il faudrait l'accord et la coopération active de la grande majorité des pays de l'union européenne ce qui implique un changement radical dans tous les domaines politique économique et social dans l'union européenne. En limitant le champ des luttes a la seule lutte contre l'austérité en europe, en ignorant le problème de la réindustrialisation et de la dette (il n'est pas question pour eux de l'annuler) sans ouvrir de perspectives au plan national c'est condamner ces luttes à l'échec. EN bref la thèse sous jacente c'est que le changement sera européen ou ne sera pas. C'est laisser la place aux nationalismes bornés.

On peut être surpris de voir Paul Boccara, qui a contribué - il y a une quarantaine d'année - a ce que nombre de communistes, dont je suis, comprennent que la loi de la baisse tendancielle du taux de profit et le mécanisme de la surracumulation-dévalorisatoin du capital sont au coeur des crises du capitalisme, faire aujourd'hui complètement abstraction de cette réalité en lui substituant le concept de financiarisation et en privilégiant la spéculation comme facteur essentiel de la crise. C'est hélas un fait!

Je vous invite a lire la réponse de Jean-Claude Danglot et Jacques Nikonoff ici ainsi que l'article de Robert Malclès. Pour lire la tribune de Paul Boccara et Consorts. Voir aussi ÉTUDE SUR LE PARTENARIAT TRANSATLANTIQUE de Jacques Nikonoff.

 

Jean-Louis BERTRAND

 

 

Source :

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commentaires

D
En fait, cet article est aussi social-démocrate que les thèses de celles et ceux qu'il pense critiquer.<br /> Oui (et ce n'est pas dit ainsi, mais ça s'en approche) il n'y a pas de crise financière, mais une crise du capitalisme, mot tabou, jamais employé dans cet article.<br /> La solution n'est pas la sortie de l'euro ou de l'UE (même si elles sont nécessaires) et surtout pas de les considérer comme l'alpha et l'oméga du problème.<br /> Il n'y a pas de politique différente possible non pas dans le cadre de l'UE (une entité quasi divine dont on ne sait d'où elle vient à lire l'article) mais dans le cadre du capitalisme. UE ou pas, euro ou pas, le clivage passe entre ceux qui, d'une manière ou d'une autre, même hors UE, veulent réguler le capitalisme et ceux qui veulent l'abolition de la propriété privée des moyens de production. L'UE n'est qu'un outil, l'ennemi c'est celui qui tient l'outil : le Capital...
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