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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 10:30

Lu sur le site du syndicat de la magistrature

Communiqué de presse du Syndicat de la magistrature suite aux annonces de François Hollande

Communiqués de presse, publié le 29 janvier 2015, mis à jour le 29 janvier 2015

La dénonciation du racisme et l’antisémitisme, qui nient notre commune humanité, ne souffre aucun relâchement. L’année 2015 s’est ouverte sur une dramatique démonstration de la nécessité et de l’actualité du combat contre le mépris et la haine.

Pourtant l’annonce par François Hollande et Christiane Taubira de nouvelles modalités de répression de la parole raciste et antisémite ne peut y satisfaire. La volonté d’exclure les injures et diffamations à caractère raciste ou antisémite du régime de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse pour les soumettre à la procédure de droit commun est au contraire extrêmement inquiétante.

En 1881, la France a fait le choix d’un régime juridique spécifique pour toutes les manifestations de la pensée, sans exception. Ce système clos et équilibré trouve son socle dans l’invocation forte de la liberté d’expression, droit fondamental reconnu à l’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen et condition du pluralisme, tout en organisant la répression des abus, que constituent assurément les injures et diffamations à caractère raciste ou antisémite.

Cette loi rappelle qu’une société démocratique ne peut condamner pénalement l’usage de la parole sans dresser de solides garde-fous contre la censure. C’est ainsi que la loi de 1881 soumet la procédure à des conditions qui la rendent à la fois complexe et protectrice des personnes poursuivies, en imposant un court délai de prescription, en exigeant une attention particulière aux termes et à l’articulation de la saisine du tribunal et en excluant le recours aux expédients de la comparution immédiate. Mais elle assure aussi la sanction efficace des injures, diffamations et autres délits de presse en organisant un régime large de responsabilité en cascade.

L’annonce de l’application du dispositif de blocage administratif aux contenus racistes et antisémites sur internet doit elle aussi nous alarmer.

Aujourd’hui, c’est un juge qui, dans l’urgence d’un référé, peut décider de retirer un contenu relevant de l’injure à caractère raciste ou antisémite. Il le fait à l’issue d’une procédure contradictoire, encadrée. Il s’agirait, demain, de donner à l’autorité administrative le pouvoir de bloquer les sites, au prétexte qu’il faudrait agir plus vite encore. Dangereux accroissement des pouvoirs préventifs d’une administration que l’on ferait juge de ce qu’il est licite de dire, périlleuse accélération d’une réponse qui mérite un débat judiciaire, public et maîtrisé.

En 2007, ce débat portait sur des caricatures dont les juges ont refusé d’interdire la publication, diffusées par des hommes qui sont aujourd’hui devenus le symbole d’une liberté sacrée. Par quel incompréhensible glissement en est-on arrivé, au nom de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, au démantèlement programmé de la loi sur la liberté de la presse ?

 

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