Autour d'une classe symbolique, installée au milieu du pont Ango, près de 200 manifestants se sont mobilisés, à l'initiative de la municipalité, des parents d'élèves, de la CGT et de la FSU contre l'injustice de la réforme du Réseau d'Éducation Prioritaire.
Celle-ci a sorti le collège Braques de ce réseau, et les écoles primaires et maternelles qui lui sont rattachées, alors que leurs quartiers sont — à l'évidence — des quartiers dont la population est défavorisée, comme le Pollet et Le Val Druel. On est bien dans une situation injuste, qu'il faut rétablir.
Pour la CGT Educ'action, la justice sociale passe par le classement en Éducation Prioritaire des écoles Michelet, Vauquelin, Delaunay-Laurencin et Sonia Delaunay. Il n'est pas acceptable que ces écoles soient exclues des dispositifs REP. La Convention proposée aux écoles, sous couvert de garanties, qui restent encore à définir, pour seulement deux ans, marque surtout un abandon progressif de l'Education Nationale vis-à-vis de ces écoles, des personnels, des familles et des élèves. Alors que la Ministre réaffirmé la nécessité de la mixité sociale, il est incompréhensible que cette mixité mise en place depuis des années au collège Braque se traduise par la sortie de l'Education Prioritaire.
La balle est dans le camp de la ministre, qui devrait donner une réponse mardi.