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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 09:07

Conférence de presse des témoins d'Odessa : texte d'introduction

29 Janvier 2015 , Rédigé par Réveil Communiste 

Une cinquantaine de personnes ont assisté à la conférence de presse, dont une quinzaine de journalistes, dont des représentants de l'Humanité dimanche, de TV5, du blog "les Crises", de Initiative Communiste, et d'agences de presse indépendantes, qui ont pu s'entretenir directement avec les invités.

 

Une video de 15 minutes montée à partir de la captation de la conférence de presse est mise en ligne ici http://www.reveilcommuniste.fr/2015/01/conference-de-presse-des-temoins-d-odessa-26-janvier-2015-video.html. Ce texte d'introduction est publié séparément.

 

Nous voulons donner la parole à des témoins du massacre survenu à Odessa en Ukraine, le 2 mai 2014, Irynia et Elena, ici présentes.

Les organisateurs parisiens sont Monika Karbowska (association « Féministes pour une autre europe » , Gueorgui Chepelev (association « collectif citoyen pour la paix en Ukraine ») et moi-même (Gilles Questiaux, membre du PCF et de son réseau « Faire vivre et renforcer le PCF » et animateur du blog Réveil communiste).

La conférence de presse, ainsi que la réunion publique à la librairie Tropiques ce soir fait partie d’une tournée qui passe par sept villes de France, organisée par Danielle Bleitrach (qui anime le blog « histoire et société ») et Marianne Dunlop, membre de la fédération du PCF du Pas de Calais.

Nous disposons de la salle jusqu’à 18 heures, ce qui nous donnera le temps d’une discussion. La conférence est filmée, et sera mise en ligne sur Réveil Communiste. Le public n’apparaîtra pas sur le film. Nous remercions les journalistes qui ont répondu à notre invitation.

Bref rappel des faits :

Le massacre d’Odessa s’est produit quand des opposants de gauche au changement de régime qui a eu lieu en Ukraine en février 2014 ont tenté à leur tour de manifester. De planter à leur tour un campement permanent, en suivant la méthode non violente qui a pour but de susciter l’intérêt et la sympathie de l’opinion internationale. La réaction ne s’est pas faite attendre. Le 2 mai 2014, le campement a été détruit, et les manifestants ont été poursuivis par des nervis armés, encerclés dans la maison des syndicats qui a été incendiée. Ceux qui n’ont pas été brûlés vifs ont été battus à mort lorsqu’ils tentaient d’échapper aux flammes. Le tout sous l’œil de la police. Et filmé en direct sur les réseaux sociaux. Le bilan officiel est de 48 morts, et l’association de solidarité aux victimes a identifié 66 morts et disparus. Il n’y a pas de liste officielle ni d’enquête digne de ce nom.

La révolution du Maidan à l’envers, ou « anti-Maidan » a été ainsi jugulée. Mais au prix fort : aujourd’hui, la guerre civile ravage le pays.

Le but de notre conférence de presse est de contribuer à obtenir justice pour ceux qui ont été assassinés froidement et publiquement, pour servir d’exemple.

Pour le moment les morts et les disparus d’Odessa ne pèsent pas lourd dans les consciences occidentales. Ils n’étaient pas dans le bon camp. Pour le moment, le parti pris de l’opinion, et de ceux qui l’influencent a abouti à une situation inqualifiable et nauséeuse : un massacre politique aussi grave que ceux qui viennent d’avoir lieu à Paris, et comme il ne s’en est pas produit en Europe depuis des dizaines d’années, a été minimisé et occulté.

Le précédent qui me vient à l’esprit est celui du 17 octobre 1961. Comme pour le massacre des Algériens de Paris, le massacre des militants de gauche ukrainiens est bien connu de tout le monde. On ne prétend même pas l’ignorer. Mais on hausse les épaules, on minimise, et on change de sujet.

Il a fallu 30 ans pour que le 17octobre sorte du brouillard. Nous allons essayer de contribuer à la levée du brouillard qui plane sur le massacre d’Odessa, du 2 mai 2014, en donnant la parole aux témoins.

Irynia et Elena appartiennent au collectif qui s’est formé à Odessa pour obtenir justice. Le fils d’Elena, Andrei Brajevski, militant de gauche connu en Ukraine, âgé de 27 ans, figure parmi les victimes du massacre.

 

GQ, 26 janvier 2015

Des communistes ukrainiens en visite dans le Pas-de-Calais

Publié par hervepolypcf62.over-blog.c le 27 janvier 2015

« Le communisme est la jeunesse du monde ! »

A l'initiative de la communiste arrageoise Marianne Dunlop et avec le soutien de militants du PCF et du PRCF, une délégation de communistes ukrainiens a sillonné l'Artois, ce dimanche 25 janvier 2015.

L'occasion de fructueux échanges sur l'actualité et l'urgence du communisme.

En Ukraine comme en France !

Tout un symbole ! C'est à Arras qu'ils ont débuté leur tournée dans l'Hexagone. Arras, la ville de Robespierre dont ils saluent le buste dans la cour d'un lycée éponyme, dans la foulée d'un hommage appuyé rendu à la Résistance au Mur des Fusillés de la citadelle. La Révolution française ? Evgueni Tsarkov et Natalia Touroukhina s'en revendiquent volontiers. « Elle a répandu l'idée de justice sociale à laquelle Marx et Engels donneront un contenu scientifique. Plus tard, Lénine a montré qu'un État socialiste était possible. La révolution de 1917 a été exportée en Chine, à Cuba, au Vietnam... grâce aux efforts de millions de gens qui se sont battus pour une meilleure répartition des richesses », proclame le premier secrétaire du Parti communiste d'Ukraine (PCU) pour la région d'Odessa (7000 adhérents). Une région côtière au fort sentiment « pro-russe car cette contrée de la Mer Noire appartenait à la Russie ».

Nous sommes au siège de la section locale du PCF. Les militants autour de René Chevalier réservent à leurs hôtes un accueil chaleureux et fraternel dans la plus pure tradition communiste. A l'origine (avec la sociologue Danielle Bleitrach) de cette tournée française, Marianne Dunlop, de retour d'un séjour en Moldavie et dans le sud de l'Ukraine, exerce ses talents de traductrice. Toute en disponibilité, le sourire aux lèvres.

Unité contre la guerre et le fascisme

Evgueni Tsarkov prône l'union, à travers le monde, des communistes animés « par un idéal sans frontières toujours vivace ». Dans les Républiques de l'ex-URSS , les Partis communistes montrent l'exemple. Ils sont regroupés dans une « Union des Partis communistes – Parti communiste de l'Union soviétique » (UPC – PCUS) dont il est un secrétaire. Et Evgueni Tsarkov de se réclamer de l'Union... momentanément non-soviétique « car l'URSS n'a juridiquement jamais cessé d'exister. C'est prouvé ». A l'heure de l'apéritif, des sourires, empreints de nostalgie, fusent, le temps pour Natalia et Evgueni de poser pour la libération du plus ancien prisonnier politique d'Europe, le résistant communiste libanais Georges Ibrahim Abdallah détenu en France pour s'être opposé à l'impérialisme et au sionisme.

Cette unité des communistes et des prolétaires est d'autant plus nécessaire que l'Europe est confrontée à la montée du fascisme. « Avant de vous rendre visite, Natalia et moi, nous nous sommes plongés dans une vieille édition de l'Encyclopédie soviétique. Votre région y était présentée comme prospère. Aujourd'hui tout a été détruit. A Arras, 60 % des gens ne payent pas l'impôt sur le revenu. Les usines ferment. La pauvreté gagne du terrain. Celle-ci pave le chemin du fascisme et de la guerre dont le capitalisme a besoin pour survivre. Beaucoup de gens sous-estiment la menace du fascisme. Même ici en France, vous n'êtes pas à l'abri. En Ukraine, au Parlement, il y a un an, nous discutions du budget. Nous ne pouvions imaginer l'avènement du fascisme et l'imminence d'une guerre qui peut désormais gagner le sud du pays et la région d'Odessa », rappelle cet ancien député à l'Assemblée nationale ukrainienne (Rada) .

Une guerre contre la Russie

Une guerre qui aurait « déjà fait, selon l'ONU, 4 000 morts dans le Donbass (mais certainement le double en réalité), une région pro-russe dont les habitants ne veulent pas tomber sous la coupe des fascistes de Kiev ». Ce conflit provoqué par les États-Unis et l'Union européenne vise « la Russie et aussi la Chine. Ils veulent faire de l'Ukraine une zone tampon en y installant des bases de l'OTAN aux portes de la Russie ». Se félicitant de la « fermeté de Poutine », Evgueni Tsarkov insiste sur cette dimension géopolitique de la crise ukrainienne. L'Occident a placé « notre pays sous tutelle suite au coup d’État militaire de février 2014 et la destitution du président Viktor Ianoukovytch dont la responsabilité est grande dans la dégradation de la situation. Aujourd'hui, trois ministres étrangers sont au gouvernement dont un Géorgien recherché pour meurtre dans son pays ». Une perte de souveraineté dont bénéficient les oligarques qui s'affrontent, se disputent les parts de marché au détriment des « pauvres qui trinquent ». Des oligarques dont l'actuel président Porochenko, qui ont fait main basse sur le pays à l'instar des nationalistes et des fascistes partisans de Bandera. Ces derniers rêvent de bâtir une Ukraine « selon des critères ethniques. Ils divisent la population. Si tu n'es pas un Ukrainien ethnique, tu es un Russe donc un traître... Si tu n'as pas le profil idéal, tu deviens un homme de seconde classe. Ce nationalisme qui n'a rien à voir avec le patriotisme, vire au nazisme ». Et le dirigeant communiste de rappeler qu'à Odessa, du temps de l'URSS, à l'époque glorieuse de l'internationalisme triomphant, 133 peuples différents riches « de leur propre culture » vivaient en harmonie.

Un Droit de mémoire

D'où aussi l'impérieuse nécessité de revenir sur le rôle de l'URSS (et ses 25 millions de morts) dans la chute du nazisme en Europe en 1945. « Notre histoire, il ne faut pas l'oublier. Seule l'idéologie communiste a été capable de nous défendre, de défendre nos droits sociaux. Il faut le rappeler à notre jeunesse », embraye Natalia Touroukhina, députée communiste au conseil régional d'Odessa. Des jeunes qui se bercent parfois d'illusions sur les bienfaits de l'Union européenne appréhendée « comme un paradis sur terre. Pour une partie d'entre eux, l'Europe, c'est des yachts, des grandes maisons, des salaires de 10000 euros par mois », constate Evgueni Tsarkov.

Ce combat pour la mémoire, contre « le capitalisme et la résurgence du fascisme qui se cache derrière l'OTAN et le FMI, nous devons le mener ensemble », estime Hervé Poly, le premier secrétaire d'une Fédération du Pas-de-Calais du PCF restée fidèle à l'essence même de l' engagement communiste. 

La délégation est alors à Hénin-Beaumont. Dans cette ville gangrenée par le fascisme, au pied du monument à leur gloire érigé par les autorités soviétiques en 1968, un hommage est rendu à Vasyl Poryk et Vasyl Kolesnik, héros soviétiques de la résistance au nazisme dans le Nord. Des militants du PCF d'Hénin-Beaumont autour de David Noël, mais aussi de Courrières, de Leforest et de la Jeunesse communiste ont fait le déplacement. Tout comme, drapeaux rouge et « bleu, blanc, rouge » au vent, une forte délégation du Pôle de Renaissance communiste en France (PRCF) conduite par Georges Gastaud, le secrétaire national.

Le Drapeau de la Victoire

Dépôt d'une gerbe. L'Internationale retentit. Les militants saluent, poings levés, la mémoire de ces deux partisans d'origine ukrainienne avant de se rendre au siège de la section locale du PCF, avec à la clé une conférence de presse. David Noël se voir remettre le Drapeau de la Victoire, le « seul légitime » ; celui qui a été planté sur le Reichstag, un beau jour de mai 1945.

Il est 18h quand la délégation regagne Arras pour un échange informel avec les Amis d'Edward Gierek. Ce lundi 26 janvier en soirée, Natalia et Evgueni poursuivent leur tournée à Lille pour un débat à l'invitation de la Jeunesse communiste du Nord. Ils seront ensuite à Marseille puis à Vénissieux, en compagnie du Comité des Mères d'Odessa, pour les 7e Rencontres internationalistes des 30 et 31 janvier 2015.

Par Jacques Kmieciak,

Journaliste

 

 

 

à Arras une visite passionnante avec nos camarades communistes Ukrainiens
à Arras une visite passionnante avec nos camarades communistes Ukrainiensà Arras une visite passionnante avec nos camarades communistes Ukrainiens
à Arras une visite passionnante avec nos camarades communistes Ukrainiens

à Arras une visite passionnante avec nos camarades communistes Ukrainiens

Dans l'enceinte de la citadelle d'Arras et au siège du PCF ArrasDans l'enceinte de la citadelle d'Arras et au siège du PCF ArrasDans l'enceinte de la citadelle d'Arras et au siège du PCF Arras
Dans l'enceinte de la citadelle d'Arras et au siège du PCF Arras

Dans l'enceinte de la citadelle d'Arras et au siège du PCF Arras

Lu sur le site de Rouge-Midi
Le massacre d’Odessa. Un avertissement sanglant.

 

 

 

 

 

 

Le 2 mai, le monde entier regardait avec stupeur l’incendie de la maison des syndicats à Odessa et sa « quarantaine de morts ». Suite à une agression violente des fascistes du « Secteur Droit » protégés par la police et des « Pro-Russes » ou « Pro Fédéralistes » qui manifestaient dans le calme leur opposition au coup d’État fomenté à Kiev. Pourquoi le conseil de sécurité de l’ONU si prompt à vouloir investiguer refuse-t-il d’y envoyer des enquêteurs comme la Russie l’a suggéré ?

Mercredi 28 Janvier Bourse du Travail de Marseille. C’est dans une ambiance chargée d’émotion qu’une délégation [1] Ukrainienne de la ville d’Odessa [2], invitée par la l’UD CGT des Bouches du Rhône, est venue témoigner de la violence de cette agression et du danger qu’elle représente pour la démocratie dans toute l’Europe.

Pour ceux qui auraient besoin de se rafraichir la mémoire rappelons :


Dans la nuit du 21 au 22 février 2014 les bandes armées de « Secteur-Droit » [3] montent à l’assaut des bâtiments gouvernementaux et obtiennent la fuite du président élus Ianoukovitch.

Dans la foulée, un projet de loi qui interdit la langue russe et des sanctions contre ceux qui oseraient s’exprimer en russe est introduit au parlement à Kiev par Oleg Tiagnybok, chef du parti d’extrême droite Svoboda et adopté en session par les députés sous la pression des hommes du Secteur Droit présents dans la salle. Même si le président par intérim Oleksandr Tourtchynov y oppose son veto et refuse par la suite de signer le décret le mettant en application, la cassure est nette. L’idée de condamner des gens pour avoir parlé le russe ne peut venir que de personnes qui n’aiment pas Odessa. [4]



Le 2 mai, les ultras, casqués et armés, traversent la ville d’Odessa sans encombre et attaquent avec une violence extrême et dans l’indifférence totale des forces de police, les opposants au coup d’État fasciste, fomenté par l’U.E et les USA. Pour en savoir plus sur ce massacre se reporter ici(Odessa : Un simulacre d’incendie pour couvrir l’exécution d’un des plus atroces massacres jamais vus ).

Attention, les photos sont insoutenables !

Une brèche y a été ouverte qui peut-être ne se refermera jamais. Bon nombre de personnes, des étudiants pour la plupart, ont fui la ville ou se terrent après la publication d’une liste de personnes à éliminer pour avoir pris part au tragique vendredi sanglant. Des jeunes qui peut-être voulaient tout simplement défendre l’intégrité de leur pays et sauvegarder la paix dans leur ville ont aujourd’hui leurs photos, adresses et contacts sur le net, suivis de la mention « à détruire ». Ce qui met également leurs proches en danger. Lors de la dernière guerre la Gestapo allemande n’agissait pas autrement.

Ces évènements marquants ont accéléré la crise ukrainienne et l’escalade de la violence qui a contribué au déclenchement de la guerre actuelle au Donbass.

Pourquoi, comme l’a proposé la Russie, l’ONU ne demande t-il pas la création d’une commission d’enquête internationale afin de connaître enfin la réalité des faits ?

Car il est extrêmement troublant que :

  • Comment, avec toutes les mesures prises pour sécuriser la ville, les provocateurs ont-ils réussi à entrer et sortir de la ville sans être inquiétés ?
  • Pourquoi la police attentiste tel qu’on le voit sur les photos et les vidéos, laisse-t-elle faire les provocateurs pour s’activer à arrêter plutôt les rescapés de la Maison des Syndicats ?
  • Pourquoi l’eau était-elle coupée dans la maison des Syndicats et pourquoi les pompiers n’ont-ils réussis, que très tardivement, à atteindre les lieux de l’incendie ?
  • Comment a-t-on pu confier à la même police locale une enquête dans laquelle elle est partie prenante ?

Ainsi tous les morts ne se valent pas. Ceux de la Maison des Syndicats d’Odessa ne semblent gêner ni nos responsables politiques, ni nos grands donneurs de leçons, philosophes à la petite semaine ou éditorialistes chiens de garde.

Ne nous y trompons pas, ce qui s’est produit à Odessa est totalement représentatif des méthodes fascistes et nous concerne tous, ici et maintenant.

Depuis l’intervention dramatique des armés de l’OTAN dans l’Ex Yougoslavie, nous savons que l’OTAN, soit disant démocratique, est prêt à tout pour imposer aux peuples d’Europe la loi d’airain du capitalisme international.

Il utilise toujours le même motus opérandi [5]

Il essaye de fomenter le « chaos » : ce fumier sur lequel il peut faire pousser le nationalisme, le racisme et le fascisme.

Exemples :

  • 2003 : La « Révolution des Roses » en Géorgie
  • 2004 : La « Révolution Orange » en Ukraine [6]
  • 2005 : la « Révolution des Tulipes » au Kirghizstan
  • 2009 : tentative de dévoyer les manifestations en Moldavie

À chaque fois nous y retrouvons l’empreinte de soit disant « ONG pour la démocratie » d’origine américaine. Hasard ?

Le rôle de ces ONG, financées par le congrès des États-Unis, dans les tentatives de « changement de régime » à Cuba, au Venezuela, au Chili, au Nicaragua et à Haïti est bien connu. Le rôle de ces mêmes organisations subversives en Europe de l’Est ainsi que dans les anciennes républiques soviétiques l’est beaucoup moins, bien qu’elles y soient encore plus présentes.

Depuis les américains du Sud, les premiers touchés, ont appris à se méfier et ont créer l’ALBA en face de l’ALENA.

L’Europe doit donc prendre conscience qu’un épisode fondamental de sa survie démocratique est en train de se jouer en Ukraine.

Imaginez que les manifestations qui ne vont tarder à s’organiser, en Grèce pour obliger Syrisa a rester fidèle à ses engagements, puis en Espagne si Podémos obtient un score équivalent, soient utilisées pour créer des affrontements tragiques grâce aux éléments incontrôlables d’Aube Dorée ou des nostalgiques de Franco, que peut-il se passer ?

Une répression terrible et la fin des libertés démocratiques, donc le début du totalitarisme !

Lors de cette soirée un camarade faisait remarquer qu’il y avait là une similitude avec la guerre civile espagnole et les conséquences qu’a entrainé le non interventionnisme français face aux hordes nationalistes de Franco, soutenu par tout ce que l’Europe comptait alors de pouvoirs fascistes, allemands et italiens.

Pourquoi le gouvernement français et l’U.E soutiennent-ils un gouvernement ukrainien manifestement d’extrême droite ?

Est-ce pour faire plaisir au USA qui souhaitent que les armés de l’OTAN soient aux frontières de la Russie ?

Est-ce pour encercler la Russie avec le futur pacte transatlantique ?

Encore une fois nous constatons que l’oligarchie internationale qui nous oppresse préfère, lorsque cela l’arrange, le fascisme à la démocratie.

Après l’Ukraine, à qui le tour ?

Rouge-Midi.

 

[1Evgueni Tsarkov et Natalia Touroukhina (PCU Odessa) - qui sont venus la veille aux vœux des Rouges Vifs 13 - accompagnés de Irina Koval et Eléna Radzikhovska, la mère de Andreï Brajevsky (26 ans) tué le 2 mai 2014 dans l’incendie

[2Rappelons que ce port de la Mer Noire est jumelée avec Marseille

[3Pravy Sektor – ou Secteur Droit – est un des mouvements ultranationalistes paramilitaires les plus violents, dirigé par Dmytro Yarosh, qui a joué un grand rôle à Maïdan. Il porte les couleurs de l’UPA. Ce parti est actuellement représenté au gouvernement, Serhiy Kvit étant le ministre de l’Éducation et de la Science – un des 5 ministres appartenant clairement à des organisations néonazies.

[4Pourquoi les habitants d’Odessa se sont-ils tant battus pour garder le russe comme langue régionale ?

Odessa est une ville cosmopolite, qui aurait à un moment compté jusqu’à 133 groupes ethniques. Combien en reste-t-il aujourd’hui ? Difficile à dire… Toujours est-il que le russe est la langue la mieux partagée même si l’ukrainien y occupe une place importante. Des conversations en russe et ukrainien sont monnaie courante et les interlocuteurs se comprennent parfaitement, en ce qui concerne les personnes âgées. Parce que chez les jeunes de moins de 30 ans l’ukrainien ne passe pas ou passe mal. Même les jeunes qui débarquent à l’université en provenance d’une petite ville ou l’ukrainien est très parlé finissent par se laisser entraîner dans la spirale imposée par le russe. Source Les Crises http://www.les-crises.fr/vu-d-odessa/

[5manière de procéder

[6En Ukraine, la NED (National Endowment for Democracy ) aide de nombreuses structures qui lui sont associées certains les lient à la révolution orange. Le National Democratic Institute for International Affairs (NDI) et la branche ukrainienne de l’Open Society Foundation (OSF, également lié à George Soros), qui a reconnu être impliqué dans le renversement du pouvoir aux manifestations « Euromaïdan ».. Source Wikipédia

Lu sur Réveil communiste

Marseille - Odessa : La solidarité antifasciste dans la maison du syndicat CGT des Bouches du Rhône

 

 

Odessa, 1905, marins du Potemkine, dans le film d'Eisenstein.

Odessa, 1905, marins du Potemkine, dans le film d'Eisenstein.

Lu sur le blog de Daniele Bleitrach :

Monika cuve une grippe et se repose chez moi avant de tous nous retrouver à vENISSIEUX samedi et dimanche, Marianne est partie avec Eugène, Natalia, Irina et Elena à Nice… Nous discutons de ce qui s’est passé hier à Marseille. Ce qui l’a le plus marqué c’est que dans cette ville portuaire la réunion a eu lieu dans la maison du syndicat de la CGT, en plein centre ville… Elle a trouvé le symbole très fort. Parce qu’à Odessa les gens qui campaient sur le champ de Koulikouvo étaient venus là parce que la maison des syndicats, était un symbole, une maison commune pour y être protégés.  Ceux qui ont fui l’attaque des bandéristes se sont réfugiés à l’intérieur de la maison pour là encore y être protégés et là les attendaient la mort, non seulement les cocktails molotov, mais aussi des gens qui les tuaient par balle et les brulaient après.

Peut-être la qualité de l’émotion si forte hier dans cette grande bâtisse de l’Union départementale CGT était-elle dûe à cette vague sensation qu’un jour ce lieu refuge des travailleurs, face à tous les arbitraires, pourrait subir les assauts fascistes?


Eugène, le secrétaire du Parti communiste d’Ukraine d’Odessa, a expliqué qu’un sympathisant qui s’occupait de la maintenance dans la maison des syndicats leur avait dit qu’il surveillait l’état des tuyaux à eau et que celui-ci était correct, mais le jour où l’incendie a été provoqué non seulement les fascistes sont allés bloquer les voitures de pompier, les empêchant de sortir de leur garage proche, mais les tuyaux de la maison des syndicats étaient percés, l’eau n’arrivait pas quand certains militants tentaient d’éteindre l’incendie. Il est clair que tout a été organisé pour que ce crime ait lieu, la venue d’une masse de supporters déjà célèbres pour leur adhésion au nazisme, mais au milieu de ces hooligans des bandes armées de Pravy sektor.
Nous continuons à discuter avec Monika, le 2 mai non plus ce n’est pas un hasard: Hitler brise les syndicats au lendemain du 1er mai 1933 .Le 2 mai 1933, Hitler remplace les syndicats par le « Front Allemand du Travail » qui regroupe employeurs et employés et fonctionne selon les règles établies par le « Führer ».Lorsque Hitler arrive au pouvoir en 1933 la classe ouvrière, soutenue par les syndicats, ne lui est pas acquise. Il décide d’anéantir les syndicats pour gagner tous les ouvriers à sa cause. Depuis 1890, les ouvriers qui veulent défilent le 1er mai doivent prendre un jour de congé. Hitler déclare le 1er mai férié et chômé. Il en fait un jour de fête « à la gloire du travail national ». Les syndicats sont rassurés et participent aux festivités organisées par le gouvernement.


Mais dès le lendemain, Conformément à l’ordre donné le 21 avril par Goebbels, ministre de la propagande, les SS (Section d’Assaut) et SA (Groupe de Protection) prennent d’assaut les bâtiments des syndicats dans toute l’Allemagne à 10 h ! Un grand nombre de syndicalistes est arrêté ou déporté dans des camps de concentration. Hitler remplace tous les syndicats par le « Front Allemand du travail», qui est en réalité une organisation d’endoctrinement.

Coïncidence? Peut-être mais pas sûr, il ne faut pas oublier que Bandera, que l’Ukraine du Maïdan a transformé en héros, terminera sa carrière de collaborateur recruté par les services d’espionnage allemand dans le cadre de la guerre froide. D’autres de ses lieutenants sont recrutés par les Etats-Unis. L’Allemagne, en particulier Munich, devient le lieu refuge d’une bonne partie des bandéristes qui partagent les valeurs des néo-nazis non repentis, leur célébrations et leurs fêtes… Est-ce que kolomojeski, l’oligarque juif qui se prend pour Hitler (l’ami de BHL)et que tout le monde sait être l’instigateur de cette provocation a poussé l’enthousiasme jusqu’à choisir cette date? Qui peut savoir dans cette affaire il y a une espèce de délire historique avec ses meurtres de masse… Et on s’interrogera toujours sur cette étrange célébration de l’attaque du syndicalisme par le nazisme dans Odessa, la ville juive par excellence…

C’est dire si le symbole de cette réunion dans la maison des syndicats à Marseille est fort… Les syndicalistes qui accueillent les victimes de ce crime horrible l’ont fait en étant tout à fait conscient qu’ils redonnaient à leur propre maison du syndicat sa fonction de refuge, de maison commune des opprimés… Ils parlent peu mais tout au long de la journée leur émotion a été palpable, leur engagement sans faille… Et quand tout le monde se quitte le soir, les deux jeunes gaillards qui nous raccompagnent ont la gorge serrée, ils contemplent les amis ukrainiens avec admiration et même reconnaissance: « ça fait du bien de voir des gens qui se situent à ce niveau de courage! »

Comment dire aussi l’assistance, une centaine de personnes, parmi eux une majorité de jeunes, comme à Lille, le Mouvement de la jeunesse communiste est co-organisateur. Et quand Elena leur parle de son fils de 26 ans, ingénieur en informatique tué par les fascistes dans cette maison en flamme ou du jeune kommsomol de 17 ans tué dans les mêmes circonstances, ils ont ce masque de la jeunesse quand elle rencontre un idéal. Un autre moment fort quand Eugène Tsarkhov et Natalia Touroukhina, les deux dirigeants communistes sortent de leur bagage, l’exacte réplique du drapeau jadis planté sur le Reichstag par l’armée rouge et Eugène le tend à Charles hoareau, le leader de la CGT, la salle frémit à l’unisson à l’idée que désormais un nouveau combat contre le fascisme les unit. Maxime, un jeune syndicaliste qui a été le maître d’œuvre de l’exposition s’en empare le poing levé et la salle se lève en chantant l’internationale..

Danielle Bleitrach et Monika Karbowska

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