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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 22:45
27 janvier 2015, lu sur "canempechepasnicolas".  Cliquez sur le titre ci-dessous pour lire le texte entier.
     
Janvier 1945 : les marches de la mort
     En janvier 1945, l'Armée rouge approche d'Auschwitz. On commence à entendre le canon. Les nazis décident d'évacuer le camp. Le 18 janvier 1945, les déportés rassemblés par les S.S. sont jetés sur les routes. Commencent alors les terribles marches de la mort : à pied ou dans des wagons à ciel ouvert, les déportés sont transportés vers les camps encore en activité. Ceux qui ne peuvent pas suivre sont abattus.
Carte des marches de la mort 

Carte des marches de la mort à partir d'Auschwitz (Carte de Martin Gilbert - modifiée par ems soins)

     Près de 100.000 déportés sont ainsi jetés sur les routes. Des dizaines de milliers ne survivront pas.
 
Sur ces marches de la mort, voir le témoignage de Serge Smulevic

Ceux qui restent dans le camp

     A Auschwitz, ne sont restés que les malades et quelques déportés qui ont pu se cacher dans les baraques.
     Parmi ceux qui échappent à la Marche de la mort, il y a Primo Levi. Il attrape la scarlatine le 11 janvier 1945 et est hospitalisé au "K.B. Infektionabteilung". Il y reste quelques jours, fiévreux. Mais les rumeurs circulent.

L'arrivée de l'Armée Rouge

Les soldats de l'armée rouge entrent dans le camp, le 27 janvier 1945.
 

Les officiers soviétiques découvrent le camp

     Le général russe Petrenko, arriva à Auschwitz le 29 janvier 1945, trois jours après la libération du camp :

Des survivants très affaiblis

Une fillette au moment de la Libération d'Auschwitz 
Photographie de Stephen Bleyer prise lors d’un examen médical après la libération du camp alors qu’il avait 14 ans. 
M. Bleyer, ancien président du centre commémoratif de l’Holocauste à Montréal, ne s’est reconnu sur cette photographie que grâce à son numéro d’identification.
(Panstwowe Muzeum w Oswiecim-Brzesinka / USHMM Photo Archives).
 
A peine 2000 des 7500 survivants du camp devaient vivre plus de quelques jours.
Déportés libérés, Auschwitz, 1945

  Déportés libérés, Auschwitz, 1945

Un groupe d'enfants juste après la libération d'Auschwitz 
Un groupe d'enfants juste après la libération d'Auschwitz

 
Photographie, 1945Museum d'Auschwitz-Birkenau, Neg.-Nr. 766


Croix Rouge Polonaise à Auschwitz, 1945 
Croix Rouge Polonaise à Auschwitz, 1945

Les cadavres

Les cadavres engorgent les allées d'Auschwitz. Le typhus se répand dans le camp. Les Soviétiques doivent ensevelir rapidement les corps dans des fosses communes. 

Les cadavres brûlés. 

 Autres découvertes

     A la libération,  les Soviétiques découvrent des piles de vêtements, de chaussures, lunettes, prothèses, des piles de bagages éventrés, de blaireaux, de peignes, de casseroles, et même des piles de cheveux, de dents en or...

Un tas de lunettes trouvé à Auschwitz. 
Un tas de lunettes trouvé à Auschwitz.

     Ils trouvent aussi la trace des expérimentations folles des "médecins" nazis. Ainsi, ils libèrent 90 jumeaux.

La porte du camp d'Auschwitz, en 1945 
La porte du camp d'Auschwitz, photographiée en 1945. Elle est ouverte désormais.


Libération d'Auschwitz par l'Armée Rouge 

Soldats soviétiques et déportés

au moment de la Libération du camp.

Soldats soviétiques libérant Auschwitz 

     Le jour de mon arrivée à Auschwitz, on avait compté sept mille cinq cents rescapés.
     Je n'ai pas vu de gens « normaux ». Les Allemands avaient laissé les impotents. Les autres, tous ceux qui pouvaient marcher, avaient été emmenés le 18 janvier. Ils avaient laissé les malades, les affaiblis ; on nous a dit qu'il y en avait plus de dix mille. Ceux qui pouvaient encore marcher, peu nombreux, se sont enfuis alors que notre armée s'approchait du camp.
Un soldat soviétique soutient une femme déportée 
Un soldat soviétique soutient une femme déportée
     Nous avons envoyé les unités sanitaires des 108e, 322e et 107e divisions sur le territoire du camp, les médecins de ces trois divisions ont mis en place des lieux pour se laver : tels étaient les ordres de l'armée.
Médecin militaire soviétique examinant un déporté, après la libération du camp. 
Médecin militaire soviétique examinant un déporté, après la libération du camp.
     Ces mêmes divisions ont organisé l'approvisionnement. On a envoyé des cuisines mobiles. Le deuxième jour, un régiment de réserve de l'armée est arrivé et a libéré nos soldats. [...]
     On m'a montré les pièces où l'on asphyxiait au gaz avant le crématoire. Le crématoire lui-même et une chambre à gaz avaient été dynamités.
Les ruines du crématoire II 
Les ruines de la chambre à gaz du Crématoire II. (Photo prise après la Libération. )
     J'ai vu aussi des enfants... C'était un tableau terrible : ils avaient le ventre gonflé par la faim, les yeux vagues, des jambes très maigres, des bras comme des cordes, et tout le reste ne me semblait pas humain, comme si c'était cousu. Les gamins se taisaient et ne montraient que les numéros qu'on leur avait tatoués sur le bras.
Des enfants libérés d'Auschwitz montrent leur tatouage. 
Des enfants libérés d'Auschwitz montrent leur tatouage.
(Lire un commentaire de Serge Smulevic sur cette photo)
     Ces gens n'avaient pas de larmes. J'ai vu comment ils essayaient de s'essuyer les yeux, mais ils restaient secs.
 
Général Petrenko, Avant et après Auschwitz , Flammarion, 2002

Dix jours hors du monde et hors du temps

L'annonce de l'évacuation
— Vous ne savez pas ? leur dis-le, demain on évacue le camp.
     Ils m'accablèrent de questions :
— Où ça ? A pied ?... Même les malades ? Même ceux qui ne peuvent pas marcher ?
     Ils savaient que j'étais un ancien du camp et que je comprenais l'allemand, et ils en concluaient que j'en savais là-dessus beaucoup plus que je ne voulais l'admettre.
     Je ne savais rien d'autre; je le leur dis, mais ils n'en continuèrent pas moins à me questionner. Quelle barbe! Mais c'est qu'ils venaient d'arriver au Lager, ils n'avaient pas encore appris qu'au Lager on ne pose pas de questions.

     Dans l'après-midi, le médecin grec vint nous rendre visite. Il annonça que même parmi les malades, tous ceux qui étaient en état de marcher recevraient des souliers et des vêtements, et partiraient le lendemain avec les bien-portants pour une marche de vingt kilomètres. Les autres resteraient au K.B., confiés à un personnel d'assistance choisi parmi les malades les moins gravement atteints. [...]
Faut-il partir avec les autres ?

     [Ce médecin grec] était déjà équipé pour la marche ; dès qu'il fut sorti, les deux jeunes Hongrois se mirent à parler entre eux avec animation. Leur période de convalescence était presque achevée, mais ils étaient encore très faibles. On voyait qu'ils avaient peur de rester avec les malades et qu'ils projetaient de partir avec les autres. Il ne s'agissait pas d'un raisonnement de leur part : moi aussi, probablement, si je ne m'étais pas senti aussi faible, j'aurais obéi à l'instinct grégaire; la terreur est éminemment contagieuse, et l'individu terrorisé cherche avant tout à fuir.[...]Cliquez sur le titre pour lire la suite.

 

 

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