A l'appel de la CGT les salariés représentant de nombreuses entreprises de l'agglomération rouennaise se sont rassemblés pour réclamer le retrait de la loi Macron. S'étaient joints à ce rassemblement des routiers de FO et de la CFDT en lutte pour leurs salaires contre un patronat des transports particulièrement dur. Ce patronat sait pourtant utiliser ses salariés quand il en va de ses propres intérêts, comme par exemple le retrait de l'écotaxe. Mais aujourd'hui il a oublié les "bonnets rouges".
Après Pascal Morel pour l'UD-CGT, les intervenants ont souligné les reculs sociaux que constitue cette nouvelle contre-réforme. Le représentant des inspecteurs du travail a insisté sur les attaques contre les droits de défense des salariés avec les attaques contre la juridiction prud'homale, l'inspection du travail ... bref une attaque en règle contre le code du travail, tout ce dont rêvait le Medef.
La preuve est faite que les différentes contre-réformes en cours n'ont pas ralenti les licenciements et les fermetures d'entreprises. Au contraire : c'est 11% de chômeurs que compte aujourd'hui - selon les chiffres officiels qui minore le nombre réel des sans-emplois - notre département. Dans l'agglomération rouennaise les papetiers de Chapelle Darblay sont là pour en témoigner. La lettre de l'UD-CGT aux députés du département le rappelle :
[ En plus, la loi ANI pour l’emploi (sic) que vous avez votée ( moins 2 abstentions) en 2013 facilite les licenciements, permet aux employeurs de baisser les salaires, d’augmenter le temps de travail et de réduire le délai de recours aux prudhommes pour les salariés licenciés]
… [ Cette loi permet également de réduire les les délais de recours à un expert pour les Comités d’entreprises et les recours pour les représentants du personnel face à des licenciements, comme c’est le cas à Chapelle Darblay ]
De plus, les patrons, le pouvoir et le patronat se sentent des ailes pour réprimer, licencier ceux qui osent user de leur droit de salarié. Tous les prétextes sont bons pour éliminer les gêneurs, les syndicalistes. A Duclair, la municipalité UMP veut chasser l'Union locale CGT de ses locaux. Chez Setin à Martot, un syndicaliste est licencié, tout comme à Aérazur.
Les salariés ont gagné depuis des siècles des droits et libertés qu'un pouvoir de droite baptisé "socialiste" s'attache depuis plus de deux ans à leur arracher.
Ce que Sarkozy n'a pas fait, les socialistes le font avec Hollande.
Des actions sont programmées par la CGT dans les semaines à venir. Pour défendre les salariés licenciés pour leur activité syndicale et pour défendre l'emploi.
Les salariés, les retraités, les chômeurs ont su se mobiliser contre les retraites et en 2005 contre le traité constitutionnel. Ils étaient majoritaires. Les pouvoirs en place, européens comme français les ont ignoré et ont méprisé leurs luttes et leur vote. Que les partisans de l'Union européenne et de l'austérité en France et en Europe se méfient : ils pourraient bien renverser la table un jour. Et avec eux d'autres peuples d'Europe.
Article Action communiste
26 janv. 2015
Une cinquantaine de militants de la CGT de la région dieppoise se sont rassemblés sous le préau de l'Union locale, place Louis Vitet, pour protester contre la loi Macron et ses attaques multiples contre les droits des salariés.
Il s'agissait d'une première action qui en appelle d'autres.
A l'issue du rassemblement, une délégation a été reçue en sous-préfecture.
Social. Plus de deux cents militants ont manifesté, hier, au Havre, pour demander le retrait du projet de loi du ministre de l’Économie.
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Depuis hier, et durant deux semaines, le projet de loi Macron doit être examiné à l’Assemblée nationale. Un texte qui ne passe pas du tout dans les rangs de la CGT... Et ce, pour plusieurs raisons, comme l’explique Reynald Kubecki, co-secrétaire de l’union locale du Havre. Hier, à 11 heures, plus de 200 militants CGT se sont rassemblés devant la sous-préfecture pour dénoncer les principaux points noirs de cette loi selon le syndicat.
Alors qu’ils se dirigent vers l’Espace Coty pour une distribution de tracts, les syndicalistes et militants entendent se battre contre « la banalisation du travail du dimanche et de nuit », l’une des mesures phare du ministre de l’Économie. Le projet de loi Macron, pour la CGT, c’est aussi « la libéralisation du système de transports avec l’instauration de lignes régulières d’autobus ». « C’est de la concurrence pour la SNCF », s’indigne Reynald Kubecki.
« Aucune avancée »
A 13 h 45, c’est devant le conseil des prud’hommes que les militants ont conspué ce projet de loi. « Sur la déontologie, nous dénonçons l’insistance dérangeante qui consiste à rappeler aux conseillers l’impartialité, la dignité, la probité (...) Le projet de loi Macron est rédigé dans la précipitation et au prétexte d’améliorer le fonctionnement de la justice prud’homale par la réduction des délais, il ne vise qu’à faire disparaître les conseils de prud’hommes et priver ainsi les salariés du droit à une véritable justice sociale, réactive et de proximité. En un mot, à une justice humaine », indique la CGT.
« Une nouvelle fois, le gouvernement veut nous faire croire que ce projet va favoriser l’emploi. Il n’en est rien, ce n’est qu’une nouvelle étape pour libérer le patronat de toutes contraintes vis-à-vis des salariés, en lui laissant toutes libertés d’agir à sa guise, comme cela se fait depuis plus de trente ans », estime le syndicat, qui demande « le retrait du projet de loi car tous les éléments sont néfastes pour les salariés ». « Il n’y a aucune avancée. On facilite le profit pour les employeurs », ajoute Reynald Kubecki.

