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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
25 avril 2015 6 25 /04 /avril /2015 08:58

Cet article est reposté depuis Commun COMMUNE [le blog d'El Diablo].

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29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 17:40

Victoire ! La France se ressaisit. Nous venons d'entrer dans l'ère moderne de l'antiterrorisme. Comme naguère Nicolas Sarkozy le préconisait,
il s'agit désormais de débusquer les barbares dès leur plus jeune âge.

 

Il était temps ! Ils ont serré un petit salopard de huit ans ! Heureusement qu'un instituteur clairvoyant n'est pas tombé dans le panneau de ce petit djihadiste en culotte courte. Car ils sont très forts pour recruter chez Daesh. Mais le pédagogue a sû déceler, sous les apparences innocentes d'une provocation de môme, le tueur sanguinaire qui aurait bientôt décapité un humanitaire, un pilote de chasseur-bombardier, ou (pire) un journaliste, voire un dessinateur – profession désormais sacrée au nom de la liberté d'expression. Les dessinateurs en ont d'ailleurs usé avec finesse et courage : on se souvient de cette remarquable représentation du pape enculant un petit garçon. Le mot vous choque ?  Il est dans le phylactère du dessin. Ce flamboyant et délicat usage de la liberté de s'exprimer est paru dans Charlie-Hebdo. C'est quand même autre chose que les élucubrations coincées des Rousseau, Diderot, Marx, Engels, Lénine, Gramsci, Sartre, Henri Alleg, Franz Fanon ou Chris Marker, ces coincés de la liberté d'expression, non ?  J'oubliais le drôlatique hommage à sœur Emmanuelle, qui, jadis « se masturbait », mais qui désormais « va sucer des queues » au Paradis. Tiré à 7 millions d'exemplaires.
Pauvre Wolinski.
Cela dit, en France, on a de la ressource. L'Ecole est aujourd'hui sommée de régler les effets sociaux du chômage, de la misère, du racisme, de l'intégration européenne, des contrôles au faciès et de la montée du Front National. Mais si  c'est possible ! Car il y a encore des enseignants dignes de ce nom, dans une grande tradition française : la dénonciation par l'instituteur, et l'information de « la hiérarchie » par le directeur de l'école. Certes, le « terrorisme » d'il y a 70 ans et l'actuel terrorisme n'ont en commun que le mot injustement  unique qui désigne des actes et des pensées radicalement opposées. L'humanisme en actes de la Résistance contre la barbarie nazie.
On ne fera donc pas le procès de cet instit et de son zélé directeur. Il ont bien vu, derrière le babil dérisoire du morpion, que c'était peut-être le père, le coupable. Mais la « hiérarchie » n'a pas hésité : quelle importance, une demi-heure d'interrogatoire chez les flics, pour un gosse de  huit ans ?  Il faut protéger les enfants de l'influence des parents, n'est-ce pas ?  Seulement l'enfant aurait pu être porté à dénoncer son père sans même le vouloir. C'est cela  « l’État de droit ? ». Mais dans quel monde vivons-nous ?  D'ailleurs, c'est peut-être trop tard : il se pourrait bien que ce pauvre môme devienne un jour le djihadiste qu'il est pas aujourdhui. La France aura fait ce qu'il fallait. N'en a -t-elle pas formé de nombreux autres, par le mépris, l'exclusion, la haine raciale, la promotion du Front National et le désespoir des chômeurs diplômés ou « sortis du système éducatif » ?  
Pendant ce temps-là, et cela doit faire plaisir à tous les ennemis du terrorisme, la Lettonie a enfin identifié les vrais criminels de guerre : ce sont les résistants communistes aux Nazis ; et à Auschwitz, récemment, la mémoire de l'Armée Rouge qui libéra le camp a été écartée des cérémonies du 70e anniversaire, au bénéfice du descendant politique ukrainien de ceux qui ont contribué à le remplir avec le zèle que l'on sait.

Pascal Acot

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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 15:50

Tandis qu'après le meurtre de Rémi Fraisse les cultivateurs s'obstinent à défendre le modèle économique démentiel qui ruine les plus fragiles d'entre-eux, les écologistes continuent de les tenir pour responsables de ce qui s'est déroulé depuis plusieurs mois à Sivens. Il est pourtant évident que l'environnement, comme les êtres humains, quels qu'ils soient, sont victimes d'un seul et même système.

 

 

L'espèce humaine est issue de la nature qu'elle transforme par le travail

 

Dans le domaine des relations des êtres humains à la nature, deux grandes conceptions ont dominé au cours de l'histoire de nos sociétés. Dans l'une, la « nature » est tenue pour être « ce dont l'homme est absent ». Dans l'autre, les êtres humains font partie de la nature, dont ils sont issus et qu'ils transforment. Ces deux conceptions ont sous-tendu des options philosophiques et légitimé des pratiques sociales qui ont coexisté et continuent de coexister contradictoirement dans la conscience de beaucoup, notamment aujourd'hui dans la conscience de beaucoup d'écologistes. Spontanément nous nous situons en position de face-à-face avec la nature, comme si nous y étions étrangers, et comme si notre présence sur la Terre était destructrice de mécanismes d'équilibration ayant existé de toute éternité. Cette illusion est tenace. Pourtant, la réalité est autre : l'espèce humaine est issue de la nature, qu'elle transforme par le travail (agriculture, élevage et  production industrielle).  Tout le problème, qui remonte à loin1  dans l'histoire, réside dans la durabilité, ou non, de ces activités. Il s'agit donc de penser, non des objets figés (comme l'Homme ou la Nature, avec des initiales majuscules), mais des processus, des interactions de dynamiques « naturelles » et sociales.
 

En liant, dans les « Thèses sur Feuerbach » (1846), la double question de la « nature de la nature » et de la « nature de l'humanité », la philosophie de Marx (1818-1883) se situe en harmonie avec ce point de vue, aujourd'hui dominant.  Dans la première thèse, Marx édifie une conception novatrice de la nature, désormais saisie comme pratique humaine : alors que dans les matérialismes antérieurs, dont celui de Ludwig Feuerbach (1804-1872), « (...) l'objet, la réalité, le monde sensible [ne] sont saisis que sous la forme d'objet ou d'intuition », il s'agit de les penser « en tant qu'activité humaine, en tant que pratique2 ».   La nature « vierge », celle dont l'homme serait absent, n'existe plus nulle part, sauf peut-être « dans quelques atolls australiens de formation récente3 ».   Voilà pour la « nature de la nature ».

 

Mais il faut aussi penser la discontinuité entre la nature et l'humanité. Un être humain est un être biologique, mais pas seulement. D'où l'énoncé de la sixième thèse sur Feuerbach : « (...) l'essence humaine n'est pas une abstraction inhérente à l'individu singulier. Dans sa réalité, elle est l'ensemble des rapports sociaux.4 »   Ainsi ce n'est plus dans une abstraction comme l'âme qu'il convient de chercher l'essence humaine (le fait qu'un être humain est un être humain), mais dans le fait que l'homme biologique, initialement candidat à l'humanité, s'hominise en s'appropriant et en enrichissant tout au long de sa vie une culture qui lui est extérieure. Voilà pour la « nature de l'humanité ».

 

 

« La production capitaliste … ne fait qu’épuiser les sources originaires de toute richesse : la terre et le travailleur »

 

Combinons les deux thèses5  puisque nature et sociétés humaines interagissent depuis les origines. La nature devient alors produit des rapports sociaux. La question cruciale des relations entre les êtres humains et leurs environnements est dès lors étroitement liée à celle des relations entre les êtres humains eux-mêmes.  Que ces rapports soient brutaux et destructeurs, que la rapacité, l'oppression et l'exploitation dominent, et voici ce à quoi nous assistons aujourd'hui : le pillage aveugle de l'environnement « naturel », l'altération des mécanismes d'équilibration et la marchandisation destructrice d'un patrimoine commun à tous les êtres humains. En effet, comment donc ne pas voir avec Marx et Engels que c'est bien la brutalité des rapports des hommes entre eux qui gouverne la brutalité de leurs rapports à la nature ?  Et que, comme Marx le note dans Le Capital en 1867 : «[...] la production capitaliste, en développant la technologie et en réunissant dans un ensemble social l'action de divers processus, ne fait qu'épuiser les sources originaires de toute richesse : la terre et le travailleur.» 


Inversement, on pourrait imaginer que dans un monde où prévaudraient des rapports sociaux justes, épanouissants et harmonieux, les conditions seraient créées pour une gestion rationnelle donc non-destructrice des richesses environnementalesde la planète. 


 

C’est la déraison de l’ « ordre » libéral qui est à l’origine de l’affrontement

 

Et nous voici donc invités à penser l'avenir écologique du monde en termes d'émancipation humaine. Le drame de Sivens est que les écologistes n'ont pas tort de vouloir protéger une zone humide vitale pour les oiseaux migrateurs. Ou de prétendre préserver une forêt. Ou de dénoncer un projet de barrage jugé surdimensionné par rapport aux besoins hydriques réels des agriculteurs. Mais ceux-ci ont raison de défendre leur métier qui est de  produire des aliments en cultivant ou en utilisant leur environnement. Le problème est que ni les uns ni les autres ne perçoivent spontanément que les causes du conflit qui les oppose réside dans l'ordre libéral ! Les écologistes croient que les cultivateurs sont responsables de la destruction de l'environnement. Les cultivateurs pensent que les « écolos » veulent les empêcher de faire leur métier. Alors que c'est la déraison de « l'ordre » libéral qui est la cause réelle de l'affrontement. On sait que la concurrence est démentielle en matière agricole, notamment sur le maïs si important dans la composition des aliments pour le bétail. Or les producteurs américains de maïs, dont la culture extensive est protégée sous diverses formes par les Etats concernés, sont mis en capacité commerciale d'exporter une partie de leur production dans le sud-ouest de la France ! Ce qui conduit à une fuite en avant destructrice et inutile dont l'affrontement de Sivens – ou la tentation des organismes transgéniques - est l'aboutissement tragique. Certes, cette fuite en avant est sans issue dans le cadre d'une économie libérale, mais le comprendre éviterait aux uns et aux autres de se tromper d'adversaire, et peut-être un jour les engagerait à faire front commun contre la cause unique de ce genre de tragédie.
Pascal Acot

 

1-  Des extinctions d'espèces causées par des sociétés humaines surviennent dès le paléolithique. La semi-désertification de l'actuel Proche-Orient a été provoquée par le surpâturage depuis le néolithique.

2-  Marx, K., Engels, F., L'idéologie allemande, Paris, Editions Sociales, 1968, p. 137.
3-  Ibid. p. 71.

4-  Ibid.p. 140.

5-  Marx ne l'a jamais fait explicitement.



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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 13:32


La violence patronale tue (tribune libre)

Une réaction de Guy Poussy

 

parue sur  Combat

 

Le patron de Renault, Carlos GHOSN en place depuis 2005 n’arrête pas de faire parler de lui. Aidé par les médias son image se veut positive. Coopérant étroitement avec le pouvoir il agirait pour maintenir l’emploi en France. La réalité est tout autre. La méthode Renault est illustrée par le drame qui est arrivé à l’usine Renault Cléon. Un travailleur -père de deux enfants- s’est suicidé sur son lieu de travail en dénonçant dans une lettre (*) des pressions et du chantage reliés aux accords "compétitivité, emploi" mis en place dans le groupe en relation directe avec la loi votée au parlement qui a avalisé l’accord national interprofessionnel (ANI) qui satisfait pleinement le MEDEF. Le rejet de la loi d’amnistie des militants syndicaux votée par le Sénat sur proposition du groupe communiste, mais refusée par François Hollande et son gouvernement représente une trahison insupportable. Une telle amnistie sociale avait toujours été votée après chaque élection présidentielle, sauf celle de Sarkozy.

 

Aujourd’hui le pouvoir socialiste, et le MEDEF mettent tout en œuvre pour criminaliser l’action syndicale. Des militants syndicaux sont traités comme des voyous, des casseurs, assimilés à des terroristes parce que refusant la loi que le MEDEF veut imposer à tous. Où est la violence quand des milliers de salariés reçoivent leur lettre de licenciement, et ne trouvent plus devant eux que la perspective du chômage avec son lot de misère pour eux et leur famille? Où est la violence lorsque des travailleurs se rendant en délégation au siège de leur entreprise pour défendre leur outil de travail sont accueillis par les CRS et les gaz lacrymogènes?

 

La lutte de classe plus réelle que jamais est une donnée majeur de la société française, et du monde dans lequel nous vivons. Pour le pouvoir politique et  économique la classe ouvrière reste le danger principal puisqu’elle aspire à une autre société. De gré ou de force il faut donc la soumettre, la plier à la loi du profit maximum. L’austérité, les sacrifices demandés au monde du travail ne touchent pas les grandes fortunes. Les médias ne parlent jamais du coût du capital, ainsi en France la distribution des dividendes, fruit des richesses crées par le travail, est passée de 92 milliards d’euros en 1992, à 237 en 2011. Aujourd’hui il n’y a jamais eu autant de milliardaires. La politique d’austérité imposée par les instances de l’union Européenne, sous la pression de l’Allemagne, se traduit en Europe par 80 millions de personnes (16,4% ) vivant sous le seuil de pauvreté.

 

La tournure prise par les évènements amène à reparler de la résistance à l’oppression. Cette donnée fait partie de l’histoire de France, elle fut le 35ème article de la constitution de 1793. Il déclare : "Quand le gouvernement viole les droits du peule, l’insurrection est pour le peuple, et pour chaque fraction du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ". Il s’agissait de novations apportées à la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789.  L’expérience que vit le monde du travail et de la création atteste que pour l’heure la priorité des priorités est la réalisation de l’union à la base, les luttes collectives et leurs convergences  afin d’aboutir à un vaste mouvement populaire dans lequel se retrouvera le monde du travail et de la création, la jeunesse, les privés d’emploi, les sans papier. Les défilés syndicaux du 1er mai  feront entendre le refus de la flexibilité portée par la loi scélérate ANI, de l’austérité, de l’exigence du progrès social, et de la démocratie

 

La marche citoyenne du 5 mai, pour la 6eme République, permettra aussi que dans la rue s’exprime l’exigence d’un changement de politique, et de système représentatif institutionnel qui est à bout de souffle. L’esprit public doit prendre le pas sur la finance, et la souveraineté populaire doit reprendre ses droits sur le règne de la gouvernance et des experts

 

PS: Pourquoi pas, à travers le pays, dans les ateliers, les bureaux , à l’université, une minute de silence le jour des obsèques du camarades de Renault Cléon

 

Le 27 avril 2013

Guy Poussy

ancien membre du comité central du PCF

 

(*) Dans une lettre à Carlos GHOSN ce technicien écrit «  tu expliqueras ça à ma fille Carlos »

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