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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
14 décembre 2017 4 14 /12 /décembre /2017 17:45

Ça suffit!

Ne touchez pas au droit de grève.

La lutte et la contre-attaque sont notre devoir.

Nous ne permettrons pas que nous et nos enfants vivions dans l’enfer que le gouvernement grec a créé.

Ce sont les principaux slogans d’aujourd’hui, jeudi 14 décembre 2017, jour de Grève Générale en Grèce.

La FSM exprime sa solidarité internationaliste et elle est aux côtés de la classe ouvrière grecque, aux côtés du PAME et des milliers de travailleurs grecs, des chômeurs, des gens ordinaires de Grèce qui sont en grève aujourd’hui et qui protestent contre les mécanismes de l’UE , le FMI, la Banque Mondiale et les plans du gouvernement qui ont condamné le peuple grec au chômage et à la pauvreté.

La FSM est aux côtés du peuple palestinien et condamne la décision des impérialistes des États-Unis et de leurs alliés de déclarer Jérusalem capitale d’Israël. Cette décision ne passera pas. Nous ne le permettrons pas.

La manifestation s’est terminée avec un rassemblement massif et militant à l’ambassade des États-Unis à Athènes.

 
 

 

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29 novembre 2017 3 29 /11 /novembre /2017 19:05
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29 novembre 2017 3 29 /11 /novembre /2017 18:45

Lu sur Les Crises

Source : La Tribune de Genève

Guy Mettan

Guy Mettan Image: Laurent Guiraud

Guy Mettan sommé d’annuler une conférence

Genève : RSF demande au président du Club suisse de la presse d’annuler une conférence sur les Casques blancs.

Le Club suisse de la presse doit accueillir mardi une conférence de presse consacrée aux Casques blancs syriens. Un sujet sensible. Plusieurs fois récompensée pour son action sur le terrain au profit des populations civiles, l’ONG reste dans le collimateur des autorités syriennes et de son allié russe. Damas et Moscou n’ont eu de cesse de dénoncer la proximité de cette organisation crée par un ancien officier britannique avec les «rebelles syriens». Sous le titre «They don’t care about us» (Ils ne se soucient pas de nous. Casques blancs, leur véritable agenda), la conférence organisée lundi annonce la couleur. Ce qui n’est pas du goût de tout le monde.

Dans un courrier adressé jeudi au Club Suisse de la presse (lire ci-contre), Gérard Tschopp et Christiane Dubois, respectivement président et directrice de Reporters sans frontières (RSF) en Suisse, pressent son directeur, Guy Mettan, de renoncer à l’organisation de cette conférence de presse qui, selon eux, porterait «atteinte à l’image du Club suisse de la presse». Ils menacent de s’en retirer si la conférence n’est pas annulée. Ils accusent deux des intervenants – Vanessa Beeley et Marcello Ferranda De Noli, président de Swedish Doctors for Human Rights – d’être au service de «la propagande russe».

RSF, qui figure dans la liste des membres médias du Club suisse la presse, refuse d’être associé à un tel événement. Joint par téléphone, Guy Mettan avoue tomber de sa chaise (lire sa réponse intégrale ci-contre). «Je n’ai jamais vu une chose pareille, soupire le président. Voilà qu’une organisation qui défend la liberté d’informer me demande de censurer une conférence de presse.»

Guy Mettan, qui a souvent été «attaqué» pour ses engagements «prorusse», assure qu’il s’est toujours employé à donner la parole à tout le monde. «D’habitude, les pressions pour faire annuler des conférences de presse viennent de pays qui sont connus pour être des dictatures. La démarche de RSF me stupéfait. C’est prendre les journalistes pour des imbéciles. Comme s’ils n’étaient pas capables de se faire une opinion par eux-mêmes.» (TDG)

La suite et les courriers échangés ci-dessous :

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28 novembre 2017 2 28 /11 /novembre /2017 23:04

Communiqué de presse de la CGT Éduc’action (Union nationale des syndicats de l'Éducation nationale)

A l’occasion d’une formation syndicale organisée sur les problématiques liées au racisme dans l’Education, nos camarades du syndicat Sud Education 93 font l’objet d’une polémique indigne issue entre autre, des sites d’extrême-droite, et reprise par le Ministre de l’Education nationale...

Lors de cette formation, des temps de réunion en non-mixité sont prévus pour permettre à celles et ceux qui subissent les discriminations raciales de débattre entre elles/eux.

Pour la CGT Éduc’action il est inacceptable qu’un Ministre s’ingère dans les modalités et le contenu de réunions organisées par un syndicat.

Il est inquiétant que les polémiques, alimentées notamment par l’extrême-droite, soit reprises sans distanciation par un Ministre de la République.

La CGT Éduc’action affirme son entière solidarité à SUD Education 93.

Nous défendons la liberté des syndicats à choisir en toute indépendance leur mode d’organisation.

Montreuil, le 22 novembre2017

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27 novembre 2017 1 27 /11 /novembre /2017 17:16

Avignon : large audience pour le procès de l'ex-inspecteur de l'Urssaf 

Précision : l'audience a bien été ajournée...

Jugé à Avignon pour atteinte à la vie privée de l'ancien président de la CCI, Philippe Pascal sera très entouré. Mais l'audience pourrait encore être ajournée

Faits divers - Justice - Avignon : large audience pour le procès de l'ex-inspecteur de l'Urssaf
 
Philippe Pascal (au premier plan) a déjà bénéficié de renfort lors des audiences précédentes. Ce sera encore le cas aujourd'hui, même si un quatrième renvoi se profile... Photo jérôme rey
 

Ses soutiens ont promis de venir des quatre coins de l'Hexagone. Lundi, à 12h30, devant le palais de justice d'Avignon, Philippe Pascal devrait être entouré de plusieurs dizaines de supporteurs. La CGT a prévu d'être particulièrement visible et bruyante. D'autres syndicats, mais aussi les militants locaux de la France insoumise, dont il est récemment devenu le référent, donneront aussi de la voix. Au moins jusqu'à 14 heures, quand l'ancien inspecteur de l'Urssaf se présentera à la barre du tribunal correctionnel en compagnie de François Pignon, maître d'hôtel co-prévenu d'avoir porté atteinte à la vie privée de François Mariani, l'ex-président de la Chambre de commerce et d'industrie de Vaucluse [...] (lire la suite et le rappel des faits ci-dessous).

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27 novembre 2017 1 27 /11 /novembre /2017 14:29

C'est l'Union des transports publics et ferroviaires (UTP) qui  sonne la charge contre le droit de grève dans les transports.

  Jamais les patrons ne sont favorables au droit de grève. 

Depuis la reconnaissance du droit de grève en 1864, le droit de grève a évolué, jusqu'à, en 1950, être accordé aux fonctionnaires civils sur le fondement du préambule de la Constitution de 1946.

Mais dès sa reconnaissance, les contestations et remises en cause du droit de grève se sont multipliées.

En 1941 le régime collaborationniste de Vichy interdit la grève.  Les forces armées nazies avaient fait basculer le rapport de forces en faveur des patrons ...

Après la libération, force fut de reconnaître que nombre d'ouvriers, de salariés, le syndicat CGT, avaient participé à la résistance contre l'occupant nazi.  Le Parti communiste est puissant.  Il a lui aussi été un des acteurs majeurs de la Résistance.  Les patrons font profil bas, eux qui ont largement trempé dans la collaboration.  Une citation de De Gaulle pour soutenir les réformes sociales du CNR en témoigne : « Pour la France en particulier, où le désastre, la trahison, l’attentisme, ont disqualifié beaucoup de dirigeants et de privilégiés et où les masses profondes du peuple sont, au contraire, restées les plus vaillantes et les plus fidèles, il ne serait pas acceptable que la terrible épreuve laissât debout un régime social et moral qui a joué contre la nation. »  En 1945, le rapport de forces est défavorable au patronat. Le droit de grève est reconnu dans le préambule de la constitution de 1946. 

Mais rien n'est jamais acquis, rien n'est durablement conquis dans ce monde capitaliste qu'aucune mesure ne peut "am&nagé" ou "moralisé".  Depuis 1957, ce droit ne cesse d'être remis en cause, au nom du "dialogue social", au nom du service public, du droit de circuler ... Jusqu'à instaurer, en 2008 puis 2009, un service minimum dans les écoles, à la SNCF.

Cela ne leur suffit plus.

L'UFT invoque aujourd'hui "une utilisation abusive du droit de grève" (?) pour remettre en cause le "droit de retrait" et les grèves reconductibles ou illimitées.

Il est clair qu'à droite, chez les "ni de droite ni de gauche", dans la seconde droite, on rêve d'aller plus loin.  Le Figaro titre sur les"abus" du droit de grève.  Michelle Alliot-Marie voulait ainsi interdire le droit de grève aux fonctionnaires. Elle le dit tout haut.  Ils sont nombreux à le penser tout bas.  Jamais les patrons ne sont favorables au droit de grève.  S'attaquer à celui-ci peu à peu, en jouant sur les divisions entre salariés, ils savent faire.

AC

 

Les entreprises du transport public veulent la fin des grèves à «durée illimitée»
Vincent Vérier| 22 novembre 2017
«Il y a une perte de confiance et les usagers se détournent du transport public», estime un responsable de la FNAUT.LP/ARNAUD DUMONTIER

Vu sur Le Parisien

"Abus du droit de grève" disent les patrons des transports "publics".  Oublient-ils que les salariés perdent de lourdes sommes d'argent quand ils font grèves ?  Et qu'un salarié ne fait jamais grève par plaisir mais parce qu'il y est acculé ?

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26 novembre 2017 7 26 /11 /novembre /2017 03:38

On croyait définitivement morts Franco et sa Guardia Civil ! Ils ont sillonné à nouveau les rues de Catalogne en terrorisant les citoyens coupables de ne pas avoir oublié les jours heureux de la République et des libertés catalanes. Les voici revenus à l’occasion du référendum catalan, camouflés en démocrates européens, déguisés en bourgeois bien mis, avec lunettes cerclées d’or et barbiche à la Napoléon le Petit, affirmant sans rire que l’Espagne des Rois et des possédants est toujours éternelle, et que le vote de quelques millions de citoyens catalans exprimé malgré les matraques et les balles ne compte pas.

Alors, redisons-le : pour les Communistes que nous sommes, le droit de chaque peuple à s’exprimer librement est imprescriptible, le règne des monarques, des politiciens soumis au capital qui ne sont élus que par les scrutins manipulés, le fric, et la police, est proprement insupportable, que ce soit à Paris, à Barcelone, à Madrid ou ailleurs.

Tout peuple a droit de choisir lui-même son destin, sans ingérence extérieure, jusques et y compris celui de se vouloir Nation indépendante, avec son état, ses lois, et d’en décider démocratiquement à la majorité. Les Communistes français fidèles à leurs principes surent au siècle dernier soutenir le droit des peuples à l’émancipation, y compris contre le colonialisme français. Ceux d’aujourd’hui ont la même mission. Les centaines de blessés par la Guardia Civil de Rajoy en Catalogne l’ont été en défendant ce droit, et nous en sommes solidaires, a l’inverse de Mrs Macron et de ses opposants-alliés de la Droite française.

Ces principes réaffirmés, que l’on ne fasse pas de nous les suppôts bornés de quelque nationalisme que ce soit, qu’il soit catalan ou d’ailleurs. Selon la vieille formule marxiste, le droit de divorcer n’implique pas l’obligation du divorce, on ne peut juger d’un processus d’indépendance qu’en déterminant s’il est majoritaire et au profit de qui il s’accomplit. Les séparatismes sont parfois les déguisements favoris d’une bourgeoisie qui se refuse égoïstement à la solidarité nationale, et n’aspire qu’à détourner le mécontentement populaire vers la xénophobie contre les immigrés.

Certes, la Catalogne est un pays prospère en Méditerranée, avec ses presque 8 millions d’habitants (la Belgique menacée d’implosion flamande n’en a que 11, l’Autriche, moins de 9, et nombre d’états indépendants au sein de l’Union Européenne sont moins peuplés encore : Chypre, le Luxembourg et Malte ont respectivement 1,2 million, 600.000 et 500.000 habitants, et les trois pays baltes, Lithuanie, Lettonie, Esthonie, n’atteignent pas ensemble le total catalan.).

Ses industries actives et son tourisme florissant dans une Espagne en crise lui permettent de réaliser 20 pour cent du PIB du Royaume ibérique. Le Royaume d’Espagne est le résultat d’une histoire spécifique, très différente de celle de notre pays : la nation française s’est affirmée par l’assentiment des citoyens durant la Révolution de 1789-99. Le royaume d’Espagne s’est constitué par le rassemblement plus ou moins contraint de diverses régions et royaumes ibériques sous l’autorité parasitaire de la Couronne de Castille et des Possédants, terriens et financiers, cautionnés par l’épiscopat catholique.

[...]

Lire la suite ci-dessous:

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19 novembre 2017 7 19 /11 /novembre /2017 23:46

Billet invité

Une double polémique traverse aujourd’hui les divers courants de gauche, et au-delà. Celle qui d’une part est née des propos de Manuel Valls, ancien premier ministre, à la fois contre un institut de recherches, hautement respectable (l’IRIS) et contre Mediapart et d’autre part celle qui est née d’une caricature de Charlie-Hebdo contre Tariq Ramadan, et qui maintenant oppose ce journal à Edwy Plenel et à certains intellectuels.

Ces polémiques ne sont nullement liées, comme on voudrait le faire croire. Et l’on peut parfaitement rejeter les propos – assez indignes – de Manuel Valls et condamner ceux, non moins indignes, d’Edwy Plenel.

Valls et l’élection

Reprenons l’affaire. Manuel Valls se propage de plateaux radio en plateaux télé et tient des propos outranciers, dont il est coutumier, mais ici de manière répétée. Il faut comprendre pourquoi. Son élection, acquise d’extrême justesse, va être très probablement invalidée. Manuel Valls est donc en campagne. Il cherche à rassembler sur son nom tout ce qui traîne, rampe, dans son électorat. Il doit diaboliser son adversaire de France Insoumise, et pour cela il l’accuse d’être une « islamo-gauchiste ». On comprend la manœuvre. Elle est à l’image de Manuel Valls : détestable.

Mais, Valls s’est laissé emporter, et a depuis demandé que l’on coupe les financements publics à l’Institut des Relations Internationales et Stratégiques, l’IRIS, que dirige Pascal Boniface. Ce faisant, il a franchi une indiscutable ligne de fracture : celle qui oppose les démocrates à ceux qui ne le sont pas. On peut contester nombre de positions de Pascal Boniface. Je l’ai fait. Mais, d’une part la position d’un individu ne définit pas celle d’une organisation de recherche collective. D’autre part, vouloir priver l’IRIS de ses contrats est un appel à un acte de censure caractérisé. Car l’IRIS produit de nombreuses études qui sont très intéressantes. Je puis en partager les conclusions comme je puis les contester. Mais, elles ont toujours été une contribution importante au débat public. Etant moi-même victime d’au acte caractérisé de censure avec la suspension de mon carnet scientifique RussEurope, je ne puis que soutenir l’IRIS et dénoncer la manœuvre odieuse d’un politicien aux abois.

Edwy Plenel, Tariq Ramadan, et Charlie Hebdo

Cependant, cette triste affaire n’est nullement liée à l’autre, qui oppose Charlie-Hebdo à Edwy Plenel. Charlie a fait une de ses couvertures sur Tariq Ramadan, à la suite de la mise en cause de ce personnage dans des affaires de viols (et il convient de souligner qu’il a été suspendu de son enseignement par l’Université ou il enseigne). Edwy Plenel est connu pour sa proximité, non dénuée de critiques, avec Tariq Ramadan. D’où la polémique. Sur France Info, Plenel a déclaré : ”La Une de Charlie Hebdo fait partie d’une campagne générale, que l’actuelle direction de Charlie Hebdo épouse, [menée par] Monsieur Valls et d’autres qui le suivent”. C’est déjà un amalgame osé (surtout pour quelqu’un qui s’en va criant sur tous les toits « pas d’amalgane »). Charlie-Hebdo ne mettait nullement en cause les musulmans mais une personne. Plenel est revenu dans ce même interview et a prononcé alors des mots qui résonnent sinistrement : « La « une » de Charlie Hebdo fait partie d’une campagne générale de guerre aux musulmans ». Ce sont des paroles inouïes, et d’une gravité sans précédent. Elles ont appelé une réponse de la part du rédacteur en chef de Charlie Hebdo, Riss, qui le 15 novembre 2017, dans l’éditorial du n° 1321 de ce journal, les a dénoncées dans des termes très forts.[...]

Lire la suite ci-dessous :

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18 novembre 2017 6 18 /11 /novembre /2017 23:40
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15 novembre 2017 3 15 /11 /novembre /2017 00:05

Le gouvernement israélien vient d’annoncer que des parlementaires et élus locaux français seraient refoulé.e.s à l’aéroport de Tel Aviv quand ils s’y présenteraient le 18 novembre. Ils font partie d’une importante délégation de parlementaires et d’élus locaux devant se rendre en Israël et Palestine ayant indiqué vouloir, à l’occasion de leur déplacement « alerter sur la situation des près de 6000 prisonniers politiques palestiniens », lesquels - dont plusieurs centaines d’enfants - sont détenus en Israël contre les principes du droit international. Ces élu.e.s de la République française ont annoncé leur intention de rencontrer leur homologue, Marwan Barghouti, membre du Conseil législatif palestinien, condamné à plusieurs peines de prison à perpétuité par une cour de justice dont il n’a jamais reconnu la légitimité ainsi que Salah Hamouri, avocat franco-palestinien, défenseur des droits humains, placé en détention administrative depuis le 23 août 2017, sans que ni lui, ni ses défenseurs n’aient pu avoir connaissance des faits qui lui seraient reprochés.

De quoi se sont rendu.e.s coupables ces élu.e.s pour que l’accès à Israël et par conséquent au Territoire palestinien leur soit interdit ? Israël, qui se targue d’être la seule démocratie du Moyen Orient, traque tous ceux qui osent émettre des critiques de sa politique. Ces élu.e.s demandent à Israël de respecter le droit international, que ce soit sur la question des prisonniers politiques palestiniens mais également sur l’occupation et la colonisation de la Palestine, l’annexion de Jérusalem, le blocus de Gaza... et se heurtent donc à l’acharnement d’un gouvernement israélien de droite extrême qui depuis des mois multiplie les lois liberticides tant contre les citoyens israéliens qu’il entend museler que contre ceux qui, de par le monde, affirment que le peuple palestinien doit voir ses droits nationaux enfin reconnus.

L’AFPS condamne vigoureusement cet acharnement contre les défenseurs des libertés fondamentales que sont ces élu.e.s et les assure de toute sa solidarité. Aucun.e démocrate ne peut accepter de voir ainsi bafouer les valeurs de la démocratie où que ce soit. Nous n’acceptons pas que des élu.e.s français.es qui ne font rien d’autre que de tenir leur engagement en matière de solidarité internationale soient traité.e.s comme des criminel.le.s. Nous n’imaginons pas que les autorités françaises laissent ainsi insulter la démocratie française. Il appartient au Président de la République, au gouvernement français, au Président de l’Assemblée nationale, au Président du Sénat et au Président du Parlement européen d’intervenir au plus haut niveau de l’État israélien pour que non seulement la délégation puisse se rendre en Israël et en Palestine dans son intégralité mais pour qu’elle puisse rencontrer Marwan Barghouti et Salah Hamouri et leur transmettre la solidarité du peuple français.

Le Bureau national de l’AFPS

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