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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
14 mars 2016 1 14 /03 /mars /2016 16:10

Cuba, parole à la défense !

Préface de Gerardo Hernández Nordelo à l’édition cubaine du livre “Cuba, parole à la défense !” de Salim Lamrani
Par Gerardo Hernández Nordelo
Mondialisation.ca, 10 mars 2016
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Quand on lit la biographie de Salim Lamrani sans le connaître, on s’imagine une personne d’un âge vénérable : Docteur és Etudes ibériques et latino-américaines de l’Université de Paris-Sorbonne, maître de conférences à l’Université de La Réunion, journaliste, essayiste, collaborateur du Monde Diplomatique, l’Humanité, Alger Républicain Radio Miami, La Nueva Réplica, Rebelión, Latinoamérica, Progreso Weekly et Znet… Il a donné des conférences en compagnie de Noam Chomsky, Ken Livingstone, Ignacio Ramonet, Howard Zinn, entre autres personnalités, et a été invité par des universités aussi prestigieuses que le Massachusetts Institute of Technology, la Northeastern University de Boston, la Thomas Jefferson School of Law de San Diego, l’Université de Santa Barbara, le Sarah Lawrence College de New York, la Sonoma State University, l’Université de Stanford et l’Université de San Francisco, pour citer seulement quelques exemples. Lamrani est également l’auteur d’ouvrages importants qui ont été publiés en différentes langues, et il est fréquemment consulté et cité en tant qu’expert de diverses questions, dont les relations entre Cuba et les Etats-Unis. C’est plutôt honorable pour quelqu’un qui n’a même pas encore atteint l’âge de quarante ans.

Je me trouvais déjà en prison quand j’ai eu entre les mains un ouvrage de Salim Lamrani : Superpower Principles. US Terrorism against Cuba, un livre qui a été, à l’époque, une importante contribution à la lutte des Cinq pour la justice, à laquelle cet auteur s’est impliqué très tôt. Dès les premières pages, j’ai remarqué quelque chose que j’ai retrouvé par la suite dans ses autres travaux : la maîtrise impeccable des citations et des références. A une époque où données et affirmations sont régulièrement assenées sans que l’on sache vraiment quelle est leur provenance, Lamrani est très respectueux du droit de ses lecteurs à vérifier et à approfondir ce qu’ils lisent, et il offre les moyens pour cela. C’est un élément parmi tant d’autres qui renforcent le sérieux et le prestige de ses ouvrages.

Avec Cuba, parole à la défense !, l’auteur apparaît une nouvelle fois comme un analyste intelligent, sagace et en aucun cas complaisant. Dix personnalités ayant une connaissance approfondie de la réalité cubaine – plusieurs d’entre elles sont des protagonistes de chapitres importants de notre histoire – s’unissent dans ce livre pour offrir au lecteur un apport d’une grande valeur. D’ailleurs, de nombreuses questions abordées par Lamrani avec ses interlocuteurs sont régulièrement évoquées par des amis de Cuba qui nous rendent visite ou que nous, les Cinq, avons croisés lors de nos voyages à l’étranger. Le processus d’amélioration des relations entre Cuba et les Etats-Unis a suscité un certain nombre d’interrogations et d’inquiétudes parmi les amis de la Révolution cubaine qui, de bonne foi, sont en quête de réponses. Beaucoup d’entre elles se trouvent dans les pages de ce livre. Il s’agit, bien évidemment, des opinions de ces personnalités, mais elles sont cimentées par leur expérience, et par la maîtrise absolue de chacun des thèmes abordés. En outre, elles sont magistralement présentées par l’auteur, spécialiste du sujet.

« Lecture indispensable », a-t-on l’habitude de dire. Indispensable ou non, ce qui est sûr est que Salim Lamrani met à notre disposition une œuvre accessible et agréable, qui nous mène à travers les ruelles de l’histoire pour déboucher sur la réalité intéressante et complexe de la Cuba d’aujourd’hui et de ses relations avec le voisin du Nord. Il y a quelques années ce livre aurait eu une importance certaine. Aujourd’hui, pour les personnes intéressées par le sujet, il pourrait s’agir d’une lecture obligatoire.

Gerardo Hernández Nordelo

Héros de la République de Cuba.

Cuba, parole à la défense !

Paris, Editions Estrella, 2015

20€

Ouvrage disponible en librairie et sur Amazon.

Pour les copies dédicacées et commandes, contacter Salim Lamrani : lamranisalim@yahoo.fr

 

La source originale de cet article est Mondialisation.ca
Copyright © Gerardo Hernández Nordelo, Mondialisation.ca, 2016
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8 mars 2016 2 08 /03 /mars /2016 22:08

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25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 17:29

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3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 22:08

Pour les Français amis de Cuba, leurs associations de solidarité, l’événement est considérable. Pour la première fois, un président de Cuba, en visite d’État, a été reçu à Paris avec tous les honneurs de la République. Une douzaine d’accords ont été signés pour resserrer les liens diplomatiques, économiques, culturels, scientifiques, entre les deux pays. Contrairement à ce qui s’était passé lors de la visite de François Hollande à La Havane en mai dernier, la caravane est venue et les chiens se sont tus. Même le Figaro, en général peu avare de qualificatifs s’agissant de Cuba, faisait le beau en nous annonçant diplomatiquement la visite du « président cubain » . Au point que « les quelques tristes chats en quête de notoriété qui miaulaient sur les toits de Paris » n’ont pas fait recette. Leur voix la plus célèbre, celle de l’écrivaine-que-vous-savez ne s’est guère faite entendre. Était-elle assignée à résidence ? En ces temps de lois d’exception et de lutte antiterroriste mieux valait faire oublier qu’elle avait appelé en un temps, depuis Paris, à « coller une bombe au dictateur », ce qui lui avait valu les remontrances de Régine Desforges qui nous tartinait alors de longues colonnes expliquant que Cuba n’était pas sa tasse de thé.

Le petit doigt d’Europe 1

Cette tonalité médiatique nouvelle ridiculisait les plumes chagrines et les esprits attardés. Cela nous aurait manqué quand même et, heureusement, il y en eut. En quête d’arguments, le pauvre journaliste du monde que-vous-savez en a été réduit aux dernières extrémités : la lecture de Granma, quotidien du parti communiste de Cuba. On voudrait le plaindre dans cette douloureuse épreuve mais la réjouissante actualité cubaine nous prive de l’ennui qu’il y a à enfiler les perles et coquilles du Monde. Comme l’anticommunisme fait partie de son folklore, notre intérêt s’est émoussé depuis longtemps.

En matière de désinformation, Europe 1 a remporté le pompon en présentant la visite comme « destinée à tourner la page d’un communisme révolutionnaire ». Ce sensationnel démenti à toutes les déclarations de tous les responsables cubains émane « d’un anonyme » de l’ambassade de Cuba à Paris. Mon anonyme a moi me dit que celui d’Europe n’est autre que son petit doigt.

Autre repère journalistique de la radio, le bout de son nez pour éviter de voir plus loin qu’une « visite très business. » Europe 1 avait besoin du mot anglais après avoir sans doute usé et abusé du Larousse et du Robert au détriment d’autres visiteurs : ceux qui achètent armes, Mirages et Rafales, hôtels particuliers et fleurons de notre industrie, qui en profitent pour envoyer leur famille et leur harem soigner leurs bobos dans nos hôpitaux publics en y laissant la note, confisquent une plage pour leur usage privé tout en exigeant que la policière de service soit envoyée ailleurs.

La presse en général a donc mis l’accent sur l’intérêt mutuel des deux pays. Cuba, toujours en lutte contre le blocus des États-Unis, a besoin d’attirer des capitaux étrangers pour développer son économie, elle souhaite une diversification de ses relations commerciales pour ne pas dépendre d’une seule. Enfin la normalisation de ses rapports avec l’Europe ferait aussi levier pour obliger les États-Unis à lever la totalité du blocus. Or, la France a pris la tête des négociations en cours – qui devrait aboutir dans les six mois- comme le démontre son rôle dans l’accord signé entre la Havane et le Club de Paris pour régler le problème de la dette cubaine. Pour Paris, Cuba représente « la porte d’entrée des Caraïbes », une carte de visite pour s’implanter en Amérique latine.

La partie diplomatique qui vient de se jouer ces derniers jours à Paris entérine la victoire d’une révolution. Ce pays devenu soudainement si important dans les calculs géopolitiques de la France, pour ses ambitions économiques, son influence, est une île de 11 millions d’habitants. Ses richesses principales ne se comptent pas en réserves minières, en pétrole, en en or ou en pierres précieuses. De quelque point de vue que l’on se place, l’île du crocodile vert n’est pas ce que les puissants nomment une puissance. Pour cette raison et interdit étasunien oblige, elle était même jusqu’ici infréquentable.

Au temps de la période spéciale des années 90, en butte au blocus, à la position commune de l’Europe, d’immenses affiches recouvraient les murs de La Havane. Elles représentaient l’océan -« qui ne déteint pas »-, le soleil -« qui ne s’éteint pas »- , des enfants sur le chemin de l’école - « on ne reculera pas »- et enfin une manifestation du « peuple entier » - « cela ne se vaincra pas »). Ces affiches auraient sans doute arraché un sourire de dérision à nos gouvernants, très occupés alors à sabler le champagne en condamnant la soi disant dictature, l’enfer des droits de l’homme. Leur empressement aujourd’hui à liquider leurs arriérés de politesse, leurs voyages précipités dans l’île depuis que les premières mesures Obama leur en ont donné la permission tout en ouvrant le champ à la concurrence, soulignent la prouesse cubaine.

Lettres de créance

Cuba démontre qu’il y a d’autres puissances que celles de la force et de l’argent. L’unité, la rébellion et la détermination d’un peuple, ses efforts conjugués contre les agressions, le mensonge, toutes les adversités, sont capables de s’imposer et de changer les règles du jeu. Sur nos Champs-Élysées, pavoisés du drapeau de l’étoile solitaire pour saluer le guérillero aujourd’hui président, c’est le peuple cubain qui était à l’honneur.

Ni les États-Unis obligés de reconnaître l’échec du blocus, ni l’Europe qui bafoue chaque jour les Droits de l’homme tout en se présentant comme héraut des Droits de l’homme n’ont rien obtenu de leurs exigences d’autrefois. Cuba s’ouvre mais sans rien céder sur l’essentiel : le droit de choisir son système politique, ses gouvernants, ses propres lois. Des relations oui et avec 193 pays mais seulement d’égal à égal. L’économie se diversifie mais rien n’est à vendre et la propriété collective demeure. La santé, l’éducation, la culture, pivots de la révolution, sont réaffirmés comme prioritaires et pour l’essentiel quasiment services publics.

Cuba change dans le but d’actualiser le socialisme pour le rendre prospère et durable. L’entreprise est pleine d’embûches, les interrogations sont légion mais les dirigeants Cubains n’en font pas mystère et convoquent au contraire leur peuple pour en débattre. Ils ont en tête l’échec de la perestroïka, ne veulent imiter personne même pas la Chine ou le Vietnam et surtout pas les Européens en perte de lumières. Leur voie reconnaissent-ils sera difficile mais Lezama Lima le disait « seules les choses difficiles sont intéressantes ».

Si nos gouvernants battent en retraite, ravalent les déclarations et exigences d’autrefois, si le pape lui même se rend dans ce pays si peu catholique, c’est que tous sont bien obligés de reconnaître le prestige de l’île, l’autorité qu’elle a acquise. Devant l’ONU qui salue ses résultats (indice de développement humain, taux d’alphabétisation et pourcentage du PIB consacré à l’éducation, à la culture, indice de mortalité infantile, participation à la lutte contre Ebola), devant le monde entier, Cuba fait la différence. Elle parle « de puissance à puissance » mais ses lettres de créance ne sont rien d’autre que la feuille de route de sa révolution : conquêtes sociales, résistance à l’agression impérialiste sur son territoire, aide apportée à tous les peuples en lutte comme en Angola - et qui, selon Nelson Mandela fut déterminante pour vaincre l’apartheid - solidarité à tous ceux en souffrance lors des catastrophes naturelles, création de l’intégration latino- américaine pour en finir avec l’hégémonie étasunienne, lutte pour la paix comme en témoigne son rôle dans les négociations entre la guérilla des FARC et le gouvernement colombien.

La caravane est passée et à Paris, presque et pour le moment, les clameurs se sont tues. Sa route continue et notre solidarité l’accompagne.

Maïté Pinero

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2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 17:06

Sur Google actualités, toujours rien sur la visite de Raul Castro...  Pourtant il y a eu quelques articles.  Moins que pour la visite du président d'Iran cependant.

Ainsi nous reprenons ci-dessous une interview de Salim Lamrani dans le Figaro.

2 Février 2016 , repris par Réveil Communiste 

Visite d'État de Raul en France : une interview de Salim Lamrani au Figaro

LE FIGARO. - Le 1er février 2016, Raúl Castro rend visite à son homologue français François Hollande dans le cadre d'une visite officielle de deux jours. Cet événement est-il décisif dans l'amélioration des relations franco-cubaines?

C'est la deuxième fois qu'un président cubain réalise une visite officielle en France, après le célèbre voyage de Fidel Castro en 1995, alors reçu par François Mitterrand. Ce déplacement d'une durée de deux jours contribue le renforcement de la coopération entre les deux pays.

Selon l'Elysée, il s'agit d'une «nouvelle étape» qui cimentera la relation franco-cubaine. De son côté, le ministère cubain des Affaires étrangères a confirmé «l'excellent état des liens bilatéraux et du dialogue politique». «La France est un partenaire important pour Cuba, avec lequel nous maintenons des liens de coopération significatifs et une entente mutuelle», a souligné le porte-parole de la diplomatie cubaine Rogelio Sierra.

Cette visite est-elle la suite logique de celle que le président français avait rendue à son homologue cubain en mai dernier?

En effet, en mai 2015, François Hollande avait réalisé une visite historique à Cuba, devenant le premier président français et le deuxième président européen (après Chypre) à se rendre dans l'île. La France est consciente de l'importance politique de Cuba qui jouit d'un grand prestige en Amérique latine et qui est membre de deux organismes d'intégration régionale tels que la Communauté des Etats latino-américains et caribéens (33 pays) et de l'Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (13 nations). À La Havane, François Hollande avait souligné l'importance de son voyage: «Venir à Cuba, c'est venir dans un pays qui a représenté pour l'Amérique latine une forme d'expression, de revendication de la dignité et de l'indépendance. Cela explique que le pays joue un rôle important dans de très nombreuses médiations».

Quelle est la position de François Hollande sur Cuba?

Dès son arrivée au pouvoir en 2012, François Hollande a fait de l'Amérique latine et de Cuba une priorité. En janvier 2015, il a nommé Jean-Pierre Bel, ancien président du Sénat et spécialiste de l'Amérique latine, conseiller spécial de la Présidence de la République pour l'Amérique latine.

Jean-Pierre Bel a joué un rôle essentiel dans le renforcement des liens avec la plus grande île de la Caraïbe, conscient qu'il s'agit de la porte d'entrée vers le continent latino-américain, dans un contexte de rapprochement entre Washington et La Havane.

Jean-Pierre Bel a joué un rôle essentiel dans le renforcement des liens avec la plus grande île de la Caraïbe, conscient qu'il s'agit de la porte d'entrée vers le continent latino-américain, dans un contexte de rapprochement entre Washington et La Havane.

Paris a ainsi indiqué la voie à suivre à l'Union européenne, qui impose toujours une position commune qui constitue un obstacle à la normalisation des relations entre Bruxelles et La Havane, en l'appelant à adopter une nouvelle approche constructive basée sur des intérêts mutuels et à abandonner une politique imposée par Washington.

Quel rôle la France pourrait-elle jouer dans la région, notamment sur le plan économique?

Les Etats-Unis ayant perdu de leur influence dans la région, la France a un rôle majeur à jouer en renforçant la coopération avec les 33 pays d'Amérique latine et de la Caraïbe. Le continent abrite une population supérieure à 600 millions de personnes et représente un terrain d'investissement favorable aux entreprises françaises.

En décembre 2015, le Club de Paris, qui préside le groupe de créanciers publics, a conclu un accord historique avec Cuba au sujet de sa dette externe, qui n'était plus honorée depuis les années 1980. Près de 4 milliards de dollars de dette au titre d'intérêts de retard ont été annulés et les impayés d'un montant de 2,6 milliards de dollars ont été rééchelonnés sur une période de 18 ans. Là encore, François Hollande s'est personnellement impliqué pour obtenir la signature de cet accord, qui offre «un cadre de résolution définitive et durable», qui normalise les relations économiques et financières avec les pays occidentaux et qui stimulera les investissements étrangers à Cuba.

Quelle est l'implication de la France sur place?

Actuellement, près de 60 entreprises françaises sont installées à Cuba, dont Pernod-Ricard qui vient de remporter une bataille historique contre la multinationale du rhum Barcadi qui usurpait depuis 1994 la marque Havana Club sur le marché étasunien. En effet, le Bureau des marques et des brevets des Etats-Unis a décidé que Cuba était le propriétaire légitime de la plus célèbre marque de rhum au monde. L'île délègue la commercialisation internationale de ce produit à l'entreprise française de spiritueux.

Pernod-Ricard, qui a obtenu l'enregistrement de la marque, pourra vendre le rhum Havana Club sur le marché des Etats-Unis dès que les sanctions économiques seront levées.

Ainsi Pernod-Ricard, qui a obtenu l'enregistrement de la marque, pourra vendre le rhum Havana Club sur le marché des Etats-Unis dès que les sanctions économiques seront levées.

Par ailleurs, en octobre 2015, les ministères français et cubain de l'Education ont signé un plan d'action facilitant la coopération et les échanges entre les établissements d'enseignement supérieur des deux pays. Najat Vallaud-Belkacem, Ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, a reçu son homologue cubain Rodolfo Alarcón Ortiz à Paris pour formaliser l'accord, illustrant ainsi l'excellent état des rapports bilatéraux. Cet accord s'ajoute à l'inauguration du nouveau siège de l'Alliance française à La Havane en mai 2015 qui permet de renforcer la présence de la langue, de la culture et des valeurs françaises à Cuba. L'Alliance de la capitale, qui accueille près de 10 000 élèves, est l'une des plus importantes au monde.

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2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 10:46

Très peu de reportages sur la visite de Raul Castro.  Hier Le Monde n'en parlait même pas.  Pas une ligne.  L'un des journalistes de ce quotidien du soir sur France Info a par contre réussi hier matin ce tour de force d'attribuer les difficultés économiques de l'île à "l'économie socialiste dirigiste"  sans même évoquer le blocus auquel les Etats-Unis l'a condamnée, tout en obligeant le reste du monde occidental à faire de même, sous peine de sanctions, jamais contestées par les domestiques de l'Empire.   Ce matin, le minimum sur BFMTV et ITélé.  La profession, semble-t-il, était embarrassée, ne sachant quelle serait la doxa dominante.  Elle a préféré être discrète, trop discrète.  Pas très courageux.

Sans doute vont-ils se rattraper aujourd'hui.  F.  Hollande ayant pris, sans Fabius absent des cérémonies et des photos, une position assez claire sur le blocus, il faudra bien, peu ou prou, prendre parti.  C'est vrai qu'avec des décennies de propagande anti-cubaine grossière, difficile maintenant de faire son métier correctement et de produire des enquêtes et des analyses sérieuses sur la réalité cubaine, ses difficultés et sa résistance,  face au blocus américano-occidental.

Ce matin, tout de même sur Google actualités, cet article de Yahoo. Mais aussi un article à charge du Monde ( décidément ...) intitulé "Les Cubains de Paris hésitent à se rapatrier".

Y.Genestal

La France résolument aux côtés de Cuba pour la levée de l'embargo américain
AFPPar Hervé ASQUIN, Sabine WIBAUX | AFP – sur Yahoo.
 
  • Le président français François Hollande (g) et son homologue cubain Raul Castro, le 1er février 2016 au Palais de l'Elysee, à Paris

    AFP/AFP - Le président français François Hollande (g) et son homologue cubain Raul Castro, le 1er février 2016 au Palais de l'Elysee, à Paris

 

François Hollande a apporté lundi un soutien franc et massif à la levée de l'embargo commercial américain qui frappe Cuba depuis 1962, au côté du leader cubain Raul Castro, à Paris pour la première visite d'un président cubain dans la capitale française depuis celle de son frère Fidel en 1995.

"Le président Obama, qui a fait que l'on progresse, doit - et il l'a dit lui-même - aller jusqu'au bout et permettre qu'il puisse y avoir la fin de ce vestige de la guerre froide", a lancé le président français sous les ors de l'Elysée. [...]

Lire l'intégralité sur Yahoo actualités

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2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 00:35

Une contribution au débat sur l’URSS, le socialisme… celle de Fidel Castro

26 Jan
le socialisme est encore dans les langes dit en 1991 Fidel Castro

« Le socialisme est tout à fait nouveau, à peine sorti de l’œuf. Les bases et l’essence du capitalisme remontent à des milliers d’années. Par exemple, la propriété privée. Sauf que, durant ces milliers d’années, ce n’était pas seulement les choses, mais aussi les personnes qui étaient un objet de propriété. Depuis la fameuse Grèce. Dans ce sens, Athènes ne s’avère trop symbolique que comme expérience historique ou du fait d’une juste admiration de l’art qu’elle a été capable de développer, parce que c’était une société esclavagiste. Quatre pelés et un tondu se réunissaient sur une place et affirmaient : « Voilà la démocratie ». Le reste des citoyens n’avait pas de droits et l’immense majorité était des esclaves…Même les philosophes, qui étaient des sages et se croyaient justes, avaient un tas d’esclaves. Nous ne pouvons donc pas prendre exemple sur ce genre de démocratie.
Le capitalisme vient de l’époque d’Homère, voire d’avant Homère, ses bases remontent à des milliers d’années. Le socialisme remonte à peine à des dizaines d’années, il est encore dans les langes. Le socialisme, pourrait-on dire, en est à cette étape qu’on appelle périnatale dans les maternités, les six ou sept premiers jours de vie de l’enfant, qui sont les plus dangereux, et il faut donner des soins spéciaux…Il est donc logique que le socialisme, la plus juste de toute les idées, traverse des périodes difficiles. »Fidel Castro, 26 juillet 1991.
Essai de Danielle Bleitrach et Jacques-François Bonaldi avec la collaboration de Nicole Amphoux. le temps des cerises.

Dans notre livre avec JF Bonaldi (collaboration de Nicole Amphoux): Cuba, Fidel et le Che ou l’aventure du socialisme, nous avions déjà abordé cette question de la confiance de Fidel Castro dans l’avenir du socialisme, le vrai. Voici les paroles que nous citions de lui   en quatrième de couverture. Ce fut et cela reste ma position sur la transition qui doit s’opérer, sur le fait qu’il n’y a pas de ‘nature humaine’ rendant le socialisme un beau rêve utopiste, mais qu’en revanche il apparait nécessairement non seulement dans un monde marqué par des millénaires de propriété individuelle, mais en ce qui concerne l’URSS et la Chine encore aujourd’hui dominé par une puissance impérialiste capable malgré son affaiblissement d’imposer au monde les lois du capitalisme à son stade sénile.

 
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29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 15:33

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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 17:55

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19 septembre 2015 6 19 /09 /septembre /2015 09:00

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