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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
22 mars 2016 2 22 /03 /mars /2016 10:26

AdTech AdLe gouvernement anglais plonge dans la crise

sur La Tribune de Genève.  Extraits.  Lire l'article intégral en cliquant ici.

David Cameron a essayé lundi de juguler à la Chambre des communes la «pire crise pour le parti conservateur depuis des décennies».

David Cameron a essayé lundi de juguler à la Chambre des communes la «pire crise pour le parti conservateur depuis des décennies». Image: Keystone

A trois mois du référendum sur l'UE, le gouvernement conservateur britannique était de nouveau en pleine crise de nerfs lundi après la démission surprise du ministre du Travail. Le Premier ministre David Cameron a été contraint lundi de retirer une mesure budgétaire.

[...]

Il a annoncé renoncer aux coupes budgétaires controversées à l'origine de la crise gouvernementale. «Concernant (les prestations) d'invalidité, je dirai ceci, nous n'allons pas continuer avec les changements qui ont été annoncés», a-t-il dit devant les députés.

Son nouveau ministre du Travail et des Retraites, Stephen Crabb, a renchéri en affirmant que ce retrait ne signifiait pas d'autres coupes ailleurs. «Nous n'avons pas d'autres projets de faire des économies sur les prestations sociales», a-t-il dit.

[...]

Bien qu'abandonnées, ces mesures d'économie annoncées mercredi dans le cadre du budget 2016/2017 du gouvernement ont fait éclater au grand jour de profondes divergences au sein des conservateurs sur la politique d'austérité menée depuis six ans par David Cameron et son plus proche allié, le ministre des Finances George Osborne.

 

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19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 17:43

"Rares mais indispensables, des écoles élémentaires à une, deux ou trois classes, mêlant des enfants de plusieurs niveaux et de tous âges, existent encore. Ces petites écoles constituent le dernier service public, le dernier lieu de vie et d’attractivité des villages où elles sont implantées. Elles affichent souvent de bons résultats scolaires. Là où les pédagogies y sont innovantes, les enfants apprennent solidarité et démocratie. Pourtant, l’Éducation nationale veut en réduire le nombre."

Source : BASTAMAG

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19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 17:02

Manifestation pour défendre les écoles en milieu rural ce samedi matin (19 mars) à Saint-Romain de Colbosc (Seine-Maritime)

  • Par Richard Plumet
  • Publié le 19/03/2016 | 12:00,
 

© France 3 Le Havre-Baie de Seine

© France 3 Le Havre-Baie de Seine

 
Comme chaque année, la publication de la "carte scolaire" suscite des réactions de parents d'élèves. C'est le cas dans la région Havraise dans les communes de La Cerlangue et d'Oudalle où la prévision de suppression d'une classe et la fermeture d'une classe unique a déclenché un mouvement de protestation de parents d'élèves et d'élus locaux.

Une  manifestation (qui a rassemblé 200 personnes) s'est terminée par une rencontre avec Estelle Grelier,secrétaire d'Etat en charge des collectivités territoriales.

Voir les video sur le site de France 3 Normandie
VIDEO : le premier reportage France 3 Le Havre-Baie de Seine d'Emmanuelle Darcel et Anne-Laure Meyrignac
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28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 22:40

 |   |  683  mots

Le Premier ministre britannique David Cameron et le Premier ministre tchèque Bohuslav Sobotka.  Alors que David Cameron a arraché à Bruxelles un "statut spécial" favorable au Royaume-Uni pour tenter de le maintenir dans l'Union, son homologue tchèque

Le Premier ministre britannique David Cameron et le Premier ministre tchèque Bohuslav Sobotka. Alors que David Cameron a arraché à Bruxelles un "statut spécial" favorable au Royaume-Uni pour tenter de le maintenir dans l'Union, son homologue tchèque (Crédits : David W Cerny/Reuters)

Faut-il craindre un effet domino si la Grande-Bretagne quitte l'Union européenne? C'est en tout cas la menace qu'a laissé planer, mardi, le Premier ministre tchèque, Bohuslav Sobotka, en affirmant qu'un débat serait engagé dans son pays d'ici à "quelques années" si cette hypothèse devait se confirmer.

Naguère utilisée pour décrire le basculement des pays d'Europe de l'Est dans le giron soviétique, la théorie de l'effet domino pourrait bien resurgir à l'aune de l'actuel débat sur le "Brexit". En effet, si la Grande-Bretagne quittait l'Union européenne au terme du référendum prévu le 23 juin prochain, la République tchèque se pencherait également sur la question, a averti mardi son Premier ministre, Bohuslav Sobotka.

"Si la Grande-Bretagne quitte l'UE, un débat sur le retrait de la République tchèque sera à attendre dans quelques années", a déclaré Bohuslav Sobotka à l'agence tchèque CTK. L'impact risque d'être vraiment énorme", a-t-il insisté, avant de mettre en garde contre les conséquences économiques et sécuritaires d'un éventuel retrait de son propre pays.

Aujourd'hui, 62% des Tchèques voteraient contre l'adhésion à l'UE...

Après la partition à l'amiable de la Tchécoslovaquie en 1993, la République tchèque a rejoint l'Otan en 1999 et la Slovaquie l'a suivie en 2004, avec l'adhésion des deux pays à l'UE. Malgré le bénéfice tiré des fonds d'investissements structurels européens, la République tchèque conserve une large défiance vis-à-vis de l'UE. Selon un sondage effectué en octobre dernier par l'institut de sondage pragois STEM, trois Tchèques sur cinq sont mécontents de l'appartenance de leur pays à l'Union. Et si un référendum sur l'adhésion à l'UE devait se tenir aujourd'hui, 62% d'entre eux voteraient contre. Le débat autour de la volonté de Bruxelles de contraindre certains des Etats membres - et notamment d'accroître la participation des pays d'Europe de l'Est - à accepter des quotas pour l'accueil des migrants n'a fait qu'accroître cette défiance.

manifestations anti-migrants à Prague

Une manifestation anti-migrants à Prague, début février 2016. (Photo: David W Cerny/ Reuters)

Alimenté notamment par l'ancien président eurosceptique Vaclav Klaus, chef de l'Etat en 2003-2013, le sentiment anti-européen actuel est d'ailleurs surtout lié à la crise migratoire, précise STEM. Le président tchèque de gauche, Milos Zeman, réclame également un coup de frein à la vague de migrants et de réfugiés arrivant en Europe. Il a même participé l'année dernière à un rassemblement contre les migrants, organisé par le mouvement xénophobe "Bloc contre l'islam".

...mais n'aimeraient sûrement pas revenir dans la zone d'influence russe

Mais, selon le Premier ministre, une fois sortie de l'Union européenne, la République tchèque se retrouverait dans la "sphère d'influence" de la Russie.

"Il s'agirait là d'une négation absolue de l'évolution depuis 1989", date de la chute du régime communiste à Prague, a-t-il lancé.

Une hypothèse impopulaire dans l'ex-Etat soviétique, berceau du "Printemps de Prague" qui a ouvert la voie à une libéralisation progressive dans les anciens Etats satellites de l'URSS, initiée en janvier 1968 par le président Dubček et violemment réprimée huit mois plus tard, avec l'invasion des chars russes dans la capitale tchécoslovaque.

Les Serbes affichent leur désillusion avant même d'entrer dans l'UE

Pendant ce temps, le Premier ministre serbe Alexandre Vucic a a enfoncé le clou en affirmant que l'adhésion à l'Union européenne n'était plus "le grand rêve d'autrefois" pour les Etats des Balkans.

 "L'Union européenne à laquelle nous aspirons tous a perdu son pouvoir magique", a-t-il déploré à l'occasion d'une conférence de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (EBRD). "Quand vous voyez qu'au Royaume-Uni au moins 50% des gens disent qu'ils veulent sortir, cela a un effet sur l'opinion", a ajouté le chef d'Etat.

Sept pays sont actuellement candidats pour rejoindre l'UE lors de la prochaine phase d'élargissement, à l'horizon 2019: la Serbie, le Monténégro, la Bosnie-Herzégovine, l'Albanie, la Turquie et la Macédoine. Les rapports européens pointent ici et là des taux de chômage record, un niveau de corruption élevé ou autant de points susceptibles d'empêcher ou de retarder une adhésion de plusieurs années. Si tant est qu'ils veuillent toujours rejoindre l'Union européenne d'ici là.

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19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 15:00

Le 18 février 2016.
 
Le Parti de l'émancipation du peuple publie la « LETTRE OUVERTE AUX PARLEMENTAIRES ESPAGNOLS », signée par une centaine de responsables politiques, syndicaux, sociaux et d’élus locaux ainsi que par des personnalités d’horizons divers en Espagne. Cette initiative illustre la mobilisation grandissante dans ce pays comme dans d’autres pays européen, contre l’UE et ses traités.
 
Si les signataires ne demandent pas explicitement la sortie de l’UE et de l’euro, ils se prononcent tous pour la dénonciation du « Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l'Union économique et monétaire » et l'abrogation de la « Loi Organique sur la stabilité budgétaire et la viabilité financière ». Ils revendiquent aussi l'abolition des contre-réformes sur le travail, sur les retraites, la loi LOMCE sur l’éducation, la loi sur la durabilité et la rationalisation de l'administration locale (LRSAL ) et toutes les lois régressives. Ils demandent l'abrogation de l'article n° 135 de la Constitution espagnole qui place la lutte contre la dette publique et le déficit budgétaire avant toute chose, l'ouverture d’un processus constituant qui permette de recouvrer pleinement la souveraineté populaire.
 
Cette initiative va dans le bon sens mais suffit-il de dénoncer les derniers traités sans remettre en cause les traités fondateurs ? L’UE, en effet, est un système global, conçu par les classes dirigeantes au service du néolibéralisme qui bafoue la souveraineté des peuples. Laisser croire qu'elle est réformable, traité par traité, ne peut qu'engendrer des illusions et faire durer le supplice social auquel les citoyens sont soumis.
 
Pour accéder à cette lettre ouverte en français et en espagnol, cliquez ci-dessous :
http://www.m-pep.org/Lettre-ouverte-aux-parlementaires-espagnols

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16 février 2016 2 16 /02 /février /2016 22:58
Face à l’Union Européenne, quelle stratégie pour sortir de l’austérité ?

Le 16 janvier 2016 se tenait à Paris un ayant pour thème Face à l’Union Européenne, quelle stratégie pour sortir de l’ ? organisé par , en présence notamment de Frédéric Lordon, Marie Noel Lienneman ou Pierre Laurent. Des militants du , non invité à la tribune étaient dans la salle et ont participé au débat.

www.initiative-communiste.fr vous propose d’écouter l’intervention de Frédéric Lordon, économiste, qui n’a pas maché ses mots contre les illusions propagées par Pierre Laurent. Suivi de l’intervention de , militant du PRCF IDF.

Vu sur le site d'Initiative communiste

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27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 23:35
Nous comprenons cette colère.  Mais quelles sont les revendications avancées par les agriculteurs normands pour faire respecter la revendication "manger français "?  Car, prise au pied de la lettre, cette dernière semble faire reposer la solution uniquement sur les consommateurs qui sont eux victimes du chômage, des petits boulots précaires, des bas salaires et de l'austérité.  L'intérêt commun des agriculteurs et des salariés réside donc dans l'abandon de la politique d'austérité et dans l'instauration de contrôles aux frontières sur les produits agricoles assortis d'une politique de coopération et d'échanges équitables, mutuellement avantageux, avec les autres pays producteurs. Pour cela il faut remettre en cause les politiques européennes, l'Union Européenne et la "concurrence libre et non faussée".  AC

Les jeunes Agriculteurs du canton de Neufchâtel sont actuellement au rond-point des Hayons. Ils arrêtent les camions pour contrôler l'origine de la marchandise.

27/01/2016 à 18:26 par cynthialhérondel sur le Réveil de Neufchatel

 

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Les Jeunes Agriculteurs du canton de Neufchâtel sont actuellement au niveau du relais routier des Hayons, près de Neufchâtel. Treize tracteurs et plus du double de jeunes agriculteurs sont sur place. Certains ont déchargé pneus et fumier près du rond-point.

“Nous arrêtons les camions afin de vérifier la provenance des marchandises.  Nous ne vidons pas les remorques, nous prélevons un échantillon”, souligne une jeune agricultrice.

“Mangeons français !”, clament les manifestants qui n’empêchent pas les automobilistes de circuler.

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27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 22:51

Les agriculteurs normands se mobilisent  contre la chute des prix.   Réussiront-ils à obtenir ce qu’ils veulent de l’Union européenne, de la grande distribution, des abattoirs et de l'industrie agroalimentaire ?  Le tout dans le cadre de la mondialisation capitaliste et de la « concurrence libre et non faussée » que leur syndicat majoritaire - la FNSEA - et beaucoup d'entre eux, ne remettent pas en cause? AC

 
 
Blocages filtrants des agriculteurs en Seine-Maritime cet après-midi
 

Depuis ce mercredi 27 janvier, les agriculteurs normands sont sortis de leurs exploitations pour exprimer leur colère face à la chute continue des prix. La FNSEA 27 associée à la FNSEA 76 et aux JA de Haute-Normandie (Jeunes Agriculteurs) sont entrés en action dès 5 heures ce matin, avec des mouvements symboliques devant les sous-préfectures de Bernay et des Andelys.

En seine Mariritime, cinq blocages filtrants sont organisés à partir de 14h aujourd’hui, jusque vers 17h :

- au rond-point de Campeaux (sortie A150) à proximité de Barentin

- au rond-point de la clinique Mégival à Dieppe”

- au rond-point du Moulin d’Ecalles près d’Yvetot

- au rond-point de Saint-Jacques-sur-Darnétal sur la RN 31

- au rond-point de Manéglise sur la D 925 sur la route du Havre à Goderville

Le mouvement se prolongera demain jeudi :

- 9 h à 11 h : manifestation devant la cité administrative rue Saint-Sever à Rouen

- 11 h à 12 h : déplacement en convoi entre la Cité administrative et la Préfecture

A noter que les agriculteurs envisagent « de se coucher » symboliquement sur le pont Guillaume le Conquérant pour marquer leur mécontentement.

- 12 h à 14 h : pique-nique devant la Préfecture de Rouen suivi d’une rencontre avec la Préfète de la Région Normandie, Nicole Klein.

Vendredi après-mdi, à Caen au siège de la FDSEA (Colombelles), les agriculteurs ont prévu de réunir les parlementaires normands pour évoquer leurs problèmes et les soutiens qu’ils attendent.

« L’État n’est pas à la hauteur face à la crise agricole, résument les agriculteurs. L’agriculture française est confrontée depuis de long mois à une crise profonde : cours en baisse, charges toujours élevées et contraintes administratives et environnementales qui s’accumulent. Conséquences : les trésoreries dans de nombreuses exploitations sont exsangues, les agriculteurs se découragent et certains arrêtent l’élevage, voire le métier. Dans cette crise profonde, l’État porte une lourde part de responsabilité. Certes, il ne peut tout seul décréter l’augmentation des cours mais le ministre de l’Agriculture a-t-il fait tout ce qu’il fallait lors des tables rondes de cet été pour une meilleure répartition de la valeur ajoutée au sein des filières ? De même, a-t-il été suffisamment persuasif pour obtenir de ses collègues européens la mise en place de dispositifs permettant de soulager les différents marchés (lait, porcs, bovins viande) et ainsi permettre l’augmentation des cours ? Le Premier ministre, Manuel Valls, n’a pas également tenu les engagements pris lors de l’annonce du plan de soutien le 3 septembre dernier tant au niveau des mesures sociales que sur la pause environnementale. »

 

 

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8 janvier 2016 5 08 /01 /janvier /2016 18:28
Routes: la baisse de l'entretien commence à se voir

UL CGT Dieppe Service public

07 janv. 2016

Routes: la baisse de l'entretien commence à se voir

Le Moniteur, est un hebdomadaire de référence dans le BTP et l'Environnement en France, lu dans les milieux patronaux et par les élus et les cadres territoriaux (mairies, départements, régions).

Il y a quelques semaines il tirait la sonnette d'alarme en matière d'entretien des routes, 10 ans après la liquidation des DDE, et du transfert de leurs compétences aux départements.

Évidemment, le Moniteur ne va pas jusqu'à dénoncer la casse de la DDE, mais il constate une baisse énorme des budgets d'entretien des routes, qu'il chiffre à moins 25% !

L'effet n'a pas été immédiat, mais la dégradation a commencé à être visible à partie de 2010, c'est à dire 5 ans après la casse des DDE.

Voici le début de l'article, que nous vous livrons pour votre réflexion:

"Qualité des routes: la France rétrogradée à la 7ème place

"Où s’arrêtera la chute ? En 2011, les routes françaises figuraient en pôle position (sur 140 pays) du classement mondial établi par le World Economic Forum en termes de qualité d’usage. Quatre ans plus tard, elles se retrouvent à la 7e place, en ayant perdu trois rangs en seulement un an.

"Chaque année depuis 1979, le Forum économique mondial réalise une enquête qui compare la compétitivité globale de 140 pays dans le monde (The Global Competitiveness Report), offrant un aperçu de leur productivité et de leur prospérité.

"Partie clé de ce rapport, l’« Executive Opinion Survey » évalue à travers un questionnaire l’opinion de 14 000 chefs d’entreprises de 134 pays (101 chefs d’entreprise pour la France) sur un large éventail de sujets pour lesquels les sources de données sont rares voire inexistantes à l’échelle mondiale.

"Parmi eux figure la qualité des infrastructures, et celle des routes en particulier. La question posée est : « Dans votre pays, comment évaluez-vous la qualité des routes? ». Les répondants doivent répondre par une note située sur une échelle de 1 à 7, la note 1 correspondant à « extrêmement sous-développée-parmi les pires dans le monde » et la note 7 à « étendue et efficace-parmi les meilleures dans le monde ».

"La France perd trois rangs en seulement un an

"Alors que la France s’imposait encore en pole-position en termes de qualité des routes en 2011, elle se retrouve quatre ans plus tard à la 7ème place en ayant perdu trois rangs en seulement un an (voir tableau).

Ce déclassement progressif ne fait que confirmer les messages d’alertes qu’un certain nombre d’acteurs économiques –au premier rang desquels figurent les entreprises de travaux publics et les entreprises routières – dénoncent depuis plusieurs années déjà.

Car alors que le réseau routier se dégrade, les investissements des maîtres d’ouvrage publics dans les actions d’entretien ont jusqu’ici dangereusement diminué, ce qui accélère encore la détérioration du réseau.

En cinq ans, l’activité de l’industrie routière n’a-t-elle pas chuté de 30% ?!

(...)"

Avec la baisse des dotations de l'État aux collectivités locales, il est à craindre que cette situation ne se dégrade encore et encore.

Ce n'est sans doute pas demain que le viaduc sur la Scie sera ouvert, ni que la quatre-voies Rouen-Dieppe sera terminée, ni que la route Dieppe Paris par Forges-les-eaux et Gournay sera modernisée.

Repères (Pour ceux qui ne savent pas encore que la DDE n'existe plus ? ):

L'« acte II de la décentralisation » prévu par la loi du 13 août 2004 relative aux libertés et aux responsabilités locales a prévu que les conseils généraux reprennent la totalité de la gestion des réseaux routiers départementaux dont ils ont la responsabilité. Au 1er janvier 2007, la partie routière et ouvrages d'art (construction, entretien et exploitation) des DDE a donc été transférée sooit aux départements, soit à de nouveaux services spécialisés du ministère :

  • > Les routes départementales (RD) et routes nationales d'intérêt local (RNIL) (environ 375 000 km) sont passées sous la responsabilité des directions des routes des conseils généraux, entraînant le transfert de 30 000 agents des DDE
  • > Les routes nationales (RN) et autoroutes (A) non concédées ont été transférées à onze directions interdépartementales des routes (DIR) qui sont créées pour construire, entretenir et exploiter ce réseau d'environ 20 000 km à la place des DDE.

La loi n° 2009-1291 du 26 octobre 2009 a parachevé cette réforme en abrogeant donc la loi de 1992 et a transféré les « parcs de l'équipement » et de leurs personnels aux conseils généraux, pour les parties qui n'ont pas été dévolues aux DIR.

Donc, la DDE n'existe plus ! Ceux sont les élus départementaux qui pilotent !

Bref, à ceux qui pestent encore sur "la DDE qui ne ferait rien", il faut leur dire de redescendre sur terre, et leur rappeler que la DDE n'existe plus depuis 10 ans !
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25 novembre 2015 3 25 /11 /novembre /2015 19:30

Lu sur Infirmiers.com

Le 19 novembre dernier, Marisol Touraine a annoncé l'attribution de trois millions d'euros à l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP). Une somme destinée à gratifier les personnels qui ont participé à la prise en charge des victimes des attentats de Paris. Toutefois, si l'intention de la ministre lui a semblé louable, ce n'est pas de cette manière que son geste est accueilli par les infirmiers et aides-soignants.

infirmier mécontent

A l'annonce de la mobilisation de 3M€ pour gratifier les personnels de l'AP-HP, infirmiers et aides-soignants s'insurgent !

Au vu des événements tragiques qui sont survenus à Paris le 13 novembre 2015, le plan blanc a été déclenché afin de mettre en œuvre toutes les moyens nécessaires à la prise en charge des victimes. Toutefois, les professionnels n'avaient nullement attendu cette mesure pour faire preuve de réactivité. Dans un élan de solidarité, tous se sont mobilisés immédiatement pour soigner, secourir ou aider comme ils pouvaient. Très largement salué par les politiques, le « professionnalisme extraordinaire » des soignants sera gratifié, a annoncé Marisol Touraine la semaine dernière. En effet, une enveloppe de  trois millions d'euros a été accordée à l’Assistance Publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) afin de primer « les personnels ayant participé à la prise en charge des victimes ». La mobilisation des médecins, personnels soignants et administratifs, a été exceptionnelle. La prise en charge des victimes a été parfaite. Tous les personnels de santé peuvent être fiers d’eux et font la fierté de la France, a-t-elle déclaré. Pourtant, ces derniers, offensés par le geste, considèrent avoir fait tout simplement leur travail… leur devoir.

On trime pour un salaire de misère afin de prendre soin de nos patients et il faut qu'il y ait un carnage pour que notre métier soit reconnu… C'est petit Madame !

« Il aura fallu des attentats pour être un peu plus considérés... »

Sur les réseaux sociaux, les réactions à cette annonce ont été immédiates et unanimes. Tous considèrent en effet la mesure de Marisol Touraine comme un geste déplacé, hypocrite et insultant. Elle va donner une prime de dix balles ? À vomir ! Dans notre métier, c'est tous les jours que l'on donne de nous, que l'on ravale nos affects, que personne ne s'occupe de nos traumatismes lorsque nos patients décèdent, s'insurge une infirmière. Car en effet, ce que les soignants ont fait la nuit du 13 novembre, ils le font tous les jours. De fait, ils se désolent qu'il ait fallu des attentats meurtriers pour que leur métier soit regardé d'un nouvel œil et valorisé. Il faut un drame, des morts pour avoir une prime ben merde alors ! Mais où on va là ? Le reste de l'année, c'est aucune reconnaissance. Ne l'oublions pas ! C' est [presqu'une insulte] envers tous les soignants cette fausse reconnaissance, je crois qu'il n'y a pas pire comme foutage de gueule !

Si vous en avez les moyens, augmentez le nombre de postes de soignants Madame la Ministre. On ne choisit pas ce métier pour une reconnaissance, mais tout simplement parce qu'on aime son prochain !!!

Quid de votre loi de santé Madame Touraine ?

Au-delà de ce qu'inspirent ces trois millions d'euros de prime, infirmiers et aides-soignants déplorent une réponse inadaptée d'une ministre qui, depuis toujours, ignore les requêtes et revendications de l'ensemble de la communauté soignante. Lamentable... On ne demande pas l'aumône. Juste une reconnaissance de notre diplôme, une augmentation de personnel afin de mener à bien nos missions auprès du service public dans de bonnes conditions... Et pourquoi pas une réévaluation de notre salaire...!!!! Améliorer nos conditions de travail serait plus gratifiant qu'une piécette pour nous remercier de sauver des vies, le truc qu'on fait tous les jours ... parce que c'est notre métier.... Outre cette gratification, les professionnels de santé attendent donc beaucoup plus de la ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes. Un ou deux collègue(s) IDE et/ou AS en plus dans chaque service en France, ça serait pas du luxe au lieu d'une prime à la c.. Cela peut nous permettre de ralentir le vieillissement prématuré du personnel soignant dû à un manque de main d'œuvre... Par ailleurs, pour une aide-soignante, cette prime n'est ni plus ni moins qu'une petite carotte destinée à [les gruger] avant le vote de la loi santé prévu dans les prochains jours. Un point de vue pouvant être considéré plus que pertinent...

[Notre ministre] trouve de l'argent pour [récompenser] un travail qu'on fait avec honneur. Mais le reste de l'année cela ne la dérange pas de supprimer des postes, au détriment des patients, [alors que nous souffrons] à la limite du burn-out.

Et la réforme de Martin Hirsch dans tout ça ?

L'indignation générale des soignants s'exprime bien au-delà puisque la réforme sur le temps de travail est elle aussi pointée du doigt. Les infirmiers auraient préféré davantage d'écoute à ce sujet aux trois millions d'euros jugés dérisoires. Quelle démagogie, alors que les postes ne sont pas remplacés, que les RTT sont sur la sellette, que l'augmentation des salaires est bloquée (depuis quand déjà ?) et qu'au bout du compte les patients finiront par trinquer avec une médecine à deux vitesses déjà en place. Elle est à vomir cette enveloppe ! Comme quoi, il y a de l'argent ! Dégoûtée !. Une consternation partagée par le Syndicat national des professionnels infirmiers (SNPI) qui considère que Marisol Touraine fait l’aumône [aux personnels de l'AP-HP] pendant que [Martin] Hirsch [leur] fait les poches. Et d'ajouter : Les 3 millions aux soignants de Marisol Touraine, une insulte à l’intelligence, alors que le projet Hirsch sur l’organisation du travail c’est 30 millions d’économies sur le dos du personnel en 2016 (...). Sans parler du plan d’économies de 143 millions pour l’AP-HP imposé par le ministère !

Enfin, une autre question se pose : celle de la reconnaissance des autres professionnels hors AP-HP, des policiers, pompiers et militaires présents cette nuit là et qui, sans nul doute, ont été autant touchés par ces événements tragiques. Pensez à leur envoyer des chocolats pour Noël Madame la Ministre, suggère une infirmière. Et là encore, rien n'est moins sûr...

Vulgarité ! Sortez de votre bureau et mettez une blouse Madame Touraine !

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