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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
30 mars 2016 3 30 /03 /mars /2016 13:31

par Pierre Lévy sur RT

L'aéroport de Bruxelles suite à l'attentat du 22 mars 2015© Frederic SierakowskiSource: Reuters
L'aéroport de Bruxelles suite à l'attentat du 22 mars 2015
 

Les attentats de Paris et de Bruxelles pourraient servir la cause de certains partisans de l'Europe unie, estime le spécialiste des questions européennes Pierre Lévy.

 

Après les tragiques attentats de Bruxelles, il convient avant tout de s’incliner devant le drame des victimes et la douleur de leurs proches.

Pour autant, l’émotion ne doit pas empêcher la réflexion. A ce stade, l’on peut déjà formuler quelques remarques et questions. La première porte sur l’abyssale disproportion entre les événements bruts, et le flot continu de «directs» et d’éditions spéciales qui ont saturé l’espace médiatique, et balayé quasiment tous les autres événements. Etrangement, on ne cesse d’expliquer que les djihadistes tentent d’impressionner, de subjuguer et de terroriser les citoyens ; et les mêmes n’hésitent pas à ainsi sur-relayer cette guerre psychologique.

Si encore les grands journaux, radios et télés apportaient des questionnements nourrissant la réflexion, ceux-ci seraient légitimes et bienvenus. Or seule la question du «comment ?» est évoquée : comment ont-ils procédé, comment ont-ils pu échapper, comment leur faire échec ?... En revanche, la question essentielle du «pourquoi ?» passe à la trappe.

 

Croit-on vraiment que le groupe Etat islamique est uniquement composé de fanatiques écervelés dont le seul moteur est la «haine de l’autre», et le seul espoir, l’arrivée expresse au paradis coranique ?

 

Comme si l’invocation compulsive de «la haine» suffisait à solder l’analyse ; comme si la psychologie suffisait à expliquer les guerres ; comme si, ces dernières n’avaient pas, toujours, des causes matérielles et des intérêts sous-jacents. Car on ne cesse de nous le répéter : «nous sommes en guerre». Mais si tel est le cas, la première des questions à se poser est : quel est, quels sont, les véritables «buts de guerre».

La doxa politico-médiatique explique qu’il s’agit de répandre la terreur. Mais, ça, c’est une stratégie – pas un objectif. En faisant passer les moyens pour les fins, on ne risque guère d’éclairer les citoyens. Croit-on vraiment que le groupe Etat islamique est uniquement composé de fanatiques écervelés dont le seul moteur est la «haine de l’autre», et le seul espoir, l’arrivée expresse au paradis coranique ? N’y a-t-il pas, au moins, quelques têtes pensantes, et qui sait, quelques amis discrets, qui réfléchissent en termes de buts à atteindre, d’intérêts à défendre, de services à rendre ?

Le plus étrange est que la question ne soit jamais posée – en tout cas dans le débat public.

Ce que chaque citoyen peut en revanche constater, ce sont les conséquences de la situation ainsi créée. Deux au moins crèvent les yeux. La première est le fol emballement sécuritaire, aussi dangereux qu’inefficace. L’image des hélicoptères vrombissants dont les projecteurs balayent nuitamment des quartiers entiers est quasi-orwellienne. A Paris, les fusils-mitrailleurs et les uniformes kaki se banalisent dans les rues et dans les transports ; faudra-t-il bientôt passer à la fouille avant d’attraper le métro ?

La seconde conséquence tient à la relégation au second plan des actuels problèmes sociaux et économiques.

Quant aux causes de la violence métastasée en attentats criminels, elles sont évidemment complexes et multiples. Il importe cependant de rappeler encore et toujours que, parmi celles-ci, figure le chaudron moyen-oriental. Qui peut prétendre que la gangrène qui n’a cessé de s’aggraver depuis des décennies de la Palestine à la Syrie et à l’Irak – et plus récemment, de la Libye jusqu’au Pakistan – n’est pour rien dans la barbarie perpétrée par les djihadistes ? Affirmer ceci ne constitue ni de près ni de loin un début d’excuse pour ces derniers. Mais l’occulter revient à se condamner à la poursuite de l’enfer.

 

Ecrire que c’est l’UE qui était visée permet à quelques plumes de pointer la solution miracle : « il faut plus d’Europe »

 

Depuis la première invasion de l’Irak en 1991 jusqu’au pilonnage du Yemen qui se poursuit aujourd’hui dans une totale indifférence, les puissances occidentales, et/ou leurs alliés et affidés n’ont cessé de multiplier guerres et ingérences brutales. Peut-on oublier que Daech est l’enfant de la seconde invasion de l’Irak et de la déstabilisation de la Syrie, de même qu’Al-Qaïda avait eu sa rampe de lancement en Afghanistan ? Faut-il rappeler que, dans ce dernier cas, les dirigeants américains admettent désormais avoir aidé (c’est un euphémisme) les Taliban afghans avec l’objectif de déstabiliser ce qui était alors l’URSS ? Ce fut l’acte de naissance du djihadisme moderne, créé et instrumentalisé pour des intérêts qui ne sont pas totalement mystérieux.

Soyons justes, de nombreux commentateurs ont quand même «découvert» le véritable objectif des kamikazes de Bruxelles, et le répètent en chœur : «c’est symboliquement l’Europe qui était visée.» Cette propension des dirigeants de l’UE et de ses propagandistes à se croire le centre du monde n’est certes pas nouvelle, même si, en l’espèce, elle est touchante de ridicule. Car les explosifs qui ont ensanglanté Bruxelles avaient précédemment touché l’avion de touristes russes revenant d’Egypte, et même tout récemment, Istanbul – était-ce déjà l’UE qui était visée ?

Qu’importe qu’aucun personnel des institutions communautaires n’ait été touché ; qu’importe que le communiqué de revendication ne fasse aucune allusion à l’Union européenne : écrire que c’est l’UE qui était visée permet à quelques plumes de pointer la solution miracle (quel que soit le problème, d’ailleurs) : « il faut plus d’Europe ». Mettre en place une Europe fédérale, telle est la piste que pointe ainsi Arnaud Leparmentier, directeur éditorial du Monde (dans sa chronique du 24/03/2016), en déplorant toutefois que « les pressions populistes » (comprendre : les réticences populaires) bloquent cette voie. Parmi les idées suggérées : «la création d’un FBI européen» (tiens, il n’a pas écrit : «la création d’un FSB européen»…).

Pour sa part, Jean-Michel Servant, rédacteur en chef adjoint du quotidien régional Le Midi Libre dévoile sans ambages l’état d’esprit de certains orphelins de l’Europe : « ce terrorisme aveugle est aussi une opportunité pour la construction européenne ».

Une opportunité. Il fallait l’écrire.

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29 mars 2016 2 29 /03 /mars /2016 21:11

Histoire et mémoire politique : Une analyse fouillée des causes immédiates et plus lointaines des attentats sur le sol européen, en France et en Belgique plus récemment.

Au terme d'une longue analyse l'auteur propose quatre axes d'intervention populaire pour gagner la bataille contre le terrorisme :

 

"À nous de nous mobiliser pour

1. exiger de vrais débats sur les origines du terrorisme,

2. empêcher les guerres au profit de solutions politiques,

3. renflouer les budgets de l’éducation au détriment du complexe militaro-industriel et

4. revendiquer une meilleure répartition des richesses afin d’offrir des perspectives d’avenir plus radieuses que l’austérité."

 

Mardi 22 mars, deux attentats ont plongé Bruxelles dans l'effroi. Ces attaques surviennent quatre mois après l'onde de choc qui avait ébranlé Paris, quatorze mois après les drames de Charlie Hebdo et de l'Hyper Cacher. L'année dernière déjà, nous insistions sur la nécessité de comprendre comment le quotidien de la Ville Lumières avait pu basculer en quelques heures dans les ténèbres. Cette plongée jusqu'aux racines du mal nous conduisait vers deux facteurs essentiels. D'une part, la politique guerrière menée au Moyen-Orient depuis plus d'un siècle. D'autre part, l'exclusion des jeunes issus des quartiers populaires. Quelles réponses le gouvernement français a-t-il apporté à ces problèmes ? Y aura-t-il un jour suffisamment de militaires dans les rues de Bruxelles pour nous protéger d'une nouvelle attaque ?



Des silhouettes hagardes remontent le tunnel du métro, se frayant un chemin dans un nuage de fumée. Elles sont escortées par les halos blêmes des lampes murales qui font briller l’acier des rails et leur désignent la sortie. Une fillette pleure. C’est l’un des rares signes de vie de ce désolant tableau de nuit et de brouillard. Il rappelle par la douleur que la folie humaine traverse le temps pour prendre d’autres formes. Une bombe a explosé dans le métro bruxellois. Une fillette pleure. Une heure plus tôt, deux kamikazes sautaient dans le hall de départ de l’aéroport de Zaventem. D’habitude, les voyageurs filent avec empressement sur le sol brillant du terminal en direction des portes d’embarquement. Mardi, ils déambulaient le visage en sang au milieu des décombres. Mardi, Bruxelles s’est arrêtée de brusseller quelque temps. Bilan toujours provisoire : 31 morts et 300 blessés.

« C’est une horreur », déclarait le président François Hollande quatre mois plus tôt. Vendredi 13 novembre, journée mondiale de la gentillesse, plusieurs attaques terroristes étaient menées simultanément en plein cœur de Paris. Le bilan est lourd là aussi. 129 morts et quelque 352 blessés. Le pire attentat jamais commis en France. Ces attaques sont survenues quelques mois après celles qui avaient décimé la rédaction de Charlie Hebdo et le magasin Hyper Cacher. À l’époque, la plupart des réactions s’étaient cantonnées au registre émotionnel. Il fallait au choix faire preuve de fermeté ou affirmer davantage nos valeurs occidentales face à l’obscurantisme. Certains n’hésitant pas à combiner étonnamment les deux en appelant à un Patriot Act français depuis des manifestations pour la liberté d’expression.

Mais en 2015 déjà, les attentats ne pouvaient être ramenés à ces seules dimensions. Pour éviter que pareille tragédie se reproduise, il fallait pouvoir situer les attaques dans leur contexte politique, social et historique. Ce que nos gouvernements n’ont pas fait.

Lire la suite en cliquant sur le lien ci-dessous.

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28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 15:39

Aveuglé par son idéologie, Laurent Fabius a privilégié le «ni-Bachar-ni-Daech».

La diplomatie a besoin de stabilité et d'un minimum de vision à long terme.

 

(Moyen-Orient)

[...] La diplomatie Fabius, c'est la diplomatie Juppé en pire. En 2013, Fabius a refusé que l'Iran participe aux premières négociations de Genève, sous prétexte que la question du nucléaire n'était pas encore réglée. Mais, comme disait De Gaulle, «il faut prendre les réalités telles qu'elles sont».

[…] Sur la crise syrienne, la France s'est trompée parce qu'elle a fait preuve d'ignorance historique, de manichéisme politique et de wishful thinking diplomatique. La France n'a tenu aucun compte des forces islamistes tapies en embuscade depuis très longtemps en Syrie, rêvant de détruire les forces laïques. Pour la France, il y avait, dans cet affrontement, les «méchants» (ceux du régime) et les «gentils» (les insurgés). La diplomatie française a indistinctement pris tous les insurgés anti-Bachar pour des modérés, [...]elle a cru au mythe d'une large opposition modérée. Certes, il en existait une, mais elle était minoritaire, élitiste, et davantage représentée dans les grands hôtels de Londres ou de Genève que sur le terrain. François Hollande, violant l'embargo international sur les armes, en a livré à cette pseudo-armée syrienne libre. Ces armes se sont retrouvées au bout de quinze jours aux mains des unités islamistes, qu'elles aient été vendues ou saisies par la force. Nous avons soutenu un fantôme sans voir les choses telles qu'elles étaient.[...]

(Ukraine)

Mais la guerre et l'annexion de la Crimée auraient pu être évitées en pratiquant une diplomatie plus réaliste, sans prise de parti permanente pour l'opposition au président prorusse Ianoukovitch.

(conflit israëlo-palestinien et Iran)

Sur le conflit israélo-palestinien, mettre le Hamas sur la liste des organisations terroristes sous Chirac a été une erreur. Ce mouvement islamiste a été élu démocratiquement en 2006. [...]

C'est au moment où l'administration Obama se dépeuplait de ses néo-conservateurs que la France est devenue plus néo-conservatrice et atlantiste, sous Sarkozy, puis Hollande. Ce fut une aberration historique. [...]

(Relations avec les Etats-Unis)

L'extraterritorialité du droit américain n'est pas tolérable. L'Union européenne devrait organiser une résistance à cette hégémonie juridique américaine, qui a été démontrée de façon éclatante quand la BNP a été condamnée à une amende de 9 milliards de dollars. L'UE semble paralysée face aux Etats-Unis.

Renaud Girard dans FigaroVox

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24 mars 2016 4 24 /03 /mars /2016 21:18

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18 mars 2016 5 18 /03 /mars /2016 15:04

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22 février 2016 1 22 /02 /février /2016 15:23

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21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 11:10

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8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 11:30

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31 janvier 2016 7 31 /01 /janvier /2016 14:11

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30 janvier 2016 6 30 /01 /janvier /2016 23:45

RACHID BOUDJEDRA : La preuve par neuf

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11:07  mercredi 27 janvier 2016 | Par Rachid Boudjedra | Actualité

Nous le savions. Tout le monde le savait. Nous l’avions dit et redit jusqu’à satiété. On nous accusait d’être des affabulateurs, des obsédés du complot, des anti-américains (Pourtant nous sommes les amis de Chomsky, de Bettelheim et d’autres grands penseurs US !) des anti saoudiens, etc. Mais avant-hier, le New-York Times publiait un article détaillé sur l’Opération « Timber Sycomore » menée conjointement par les USA et l’Arabie Saoudite, avec comme nain de jardin le « valeureux » Qatar, et comme Amiral en chef, la perfide Turquie d’Erdogan. Cette Opération, « Timber Sycomore », avait débuté en 2013, c’est-à-dire dès le début des émeutes qui ont éclaté en Syrie, à cette époque.

Selon le New-York Times le Qatar avait commencé à infiltrer en Syrie des armes de marque chinoise (pour tromper l’ennemi !) en très grande quantité pour créer les premiers groupes de combattants de l’EI contre le régime syrien. La CIA organisait tout et s’occupait de tout et les Saoudiens payaient la facture en versant directement des sommes colossales au Trésor Américain, pour couvrir les frais du « sang des innocents ».

Ainsi donc, nous avions eu, grâce à la CIA et au New-York Times la preuve intangible et indiscutable que l’EI a été créée par le Président Obama lui-même ! Ce même Président pour qui nous avions quelques sympathies parce qu’il avait plutôt un parcours de gauche humanitaire, parce qu’il était un métis, comme certains personnages principaux dans les romans de William Faulkner ; parce que dès qu’il a été élu il  s ‘est rué au Caire où il a prononcé non pas un discours de circonstance et ampoulé, mais un discours-programme pour installer la paix dans ce Moyen-Orient brisé et ensanglanté avec comme objectif particulier, le droit des Palestiniens à avoir une patrie et – peut-être -réparer les deux crimes perpétrés par les Bush père et fils contre l’Irak.
Qu’avons-nous obtenu de ce discours lénifiant ? La guerre généralisée et démentielle dans tout le monde arabe, l’épisode barbare de l’invasion de Gaza par Israël et le démantèlement systématique de la Syrie, sous l’égide de… Mr Obama.

Il faut dire que si nous nous sommes trompés sur cet homme qui a la larme facile et qui traficote une immense compassion pour la condition humaine, c’est grâce à la presse mondiale, toute la presse, complice et criminelle !

Mais – paradoxalement -, c’est un journal (Le New York Times) qui a permis au monde de découvrir la grosse et immonde supercherie du Moyen-Orient et de sauver l’honneur de la conscience douloureuse de l’humanité tout entière.

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