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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
2 août 2015 7 02 /08 /août /2015 22:21

Pacte militaire Grèce-Israël

Par Manlio Dinucci
Mondialisation.ca, 28 juillet 2015
Israël Grèce

Quand Tsipras est arrivé au gouvernement en Grèce, l’alarme a sonné en Israël : Syriza, soutien de la cause palestinienne, demandait de mettre fin à la coopération militaire de la Grèce avec Israël. Face à la brutale répression israélienne contre les Palestiniens, prévenait Tsipras, « nous ne pouvons pas rester passifs, parce que ce qui arrive aujourd’hui sur l’autre rive de la Méditerranée, peut arriver sur notre rive demain ». Sept mois plus tard, fin de l’alarme : Panos Kammenos, ministre de la défense du gouvernement Tsipras, est allé en visite officielle à Tel Aviv, où le 19 juillet il a signé avec le ministre israélien de la défense, Moshe Ya’alon, un important accord militaire. Pour ce déplacement, Kammenos, fondateur du nouveau parti de droite Anel, a choisi le moment où la Grèce était prise en tenailles par la question de la dette. L’ «Accord sur le statut des forces », communique le Ministère grec de la défense, établit le cadre juridique qui permet au « personnel militaire de chacun des deux pays de se rendre et résider dans l’autre pour participer à des exercices et activités de coopération ». Un accord semblable n’a été signé par Israël qu’avec les Etats-Unis. Dans l’agenda des entretiens on trouve aussi la « coopération dans le domaine de l’industrie militaire » et la « sécurité maritime », notamment des gisements offshore de gaz qu’Israël, Grèce et Chypre considèrent comme leur « zone économique exclusive », en repoussant les revendications de la Turquie.

Sur la table de la rencontre « les questions de la sécurité au Moyen-Orient et en Afrique du Nord ». Faisant écho à Ya’alon qui a dénoncé l’Iran comme « générateur de terrorisme, dont l’ambition hégémonique mine la stabilité d’autres Etats », Kammenos a déclaré : « La Grèce aussi est dans le rayon des missiles iraniens ; si un seul réussit à atteindre la Méditerranée, ce pourrait être la fin des Etats de cette région ». Il a ensuite rencontré les dirigeants des forces armées israéliennes pour établir une coordination plus étroite avec celles grecques. En même temps le chef de la marine militaire hellène, le vice-amiral Evangelos Apostolakis, a signé avec la contrepartie israélienne un accord de coopération sur des « services hydrographiques » non mieux précisés. Le pacte militaire avec Israël, stipulé au nom du gouvernement Tsipras, n’est pas seulement un succès personnel de Kammenos. Il entre dans la stratégie USA/Otan qui, dans l’offensive vers l’Est et vers le Sud, vise à intégrer toujours plus étroitement la Grèce non seulement dans l’Alliance mais dans la coalition plus ample comprenant des pays comme Israël, Arabie Saoudite, Ukraine et autres.

Le secrétaire général  Stoltenberg a déclaré que le « paquet de sauvetage » UE pour la Grèce est « important pour toute l’Otan », la Grèce étant un « solide allié qui dépense plus de 2% de son PIB pour la défense »  (niveau atteint en Europe seulement par la Grande-Bretagne et l’Estonie). Particulièrement importante pour l’Otan la base aéronavale de la baie de Suda en Crète, utilisée de façon permanente par les Etats-Unis et d’autres alliés, dans ces dernières années pour la guerre contre la Libye et les opérations militaires en Syrie. Maintenant utilisable, grâce au pacte avec la Grèce, également par Israël surtout en fonction anti-Iran.

Dans ce cadre stratégique se recomposent les conflits d’intérêt entre Grèce et Israël, d’un côté, et Turquie de l’autre. La Turquie, où l’Otan a plus de 20 bases et le Commandement des forces terrestres, au nom de la « lutte contre l’Isis » bombarde les Kurdes du PKK (vrais combattants anti-Isis) et, avec les USA et les « rebelles », se prépare à occuper la bande septentrionale du territoire syrien. En vertu de l’article 4 du Pacte Atlantique, car elle considère que sont menacées sa sécurité et son intégrité territoriale.

Manlio Dinucci

Edition de mardi 28 juillet 2015 de il manifesto

http://ilmanifesto.info/il-patto-militare-grecia-israele/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

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2 août 2015 7 02 /08 /août /2015 17:17

ISRAËL, UNE PLAIE AU CŒUR DU PROCHE ET DU MOYEN-ORIENT (partie 1)
 
Par Panthéa Kian, militante politique iranienne, membre du Parti de l’émancipation du peuple (ex-M’PEP).
 
Le 30 juillet 2015.
 
Pour la troisième fois consécutive, Benyamin Netanyahou, le leader du Likoud (droite nationaliste), gagne en mars 2015 les élections législatives. Il disposera ainsi d’une nouvelle période de 5 ans à la tête du gouvernement. Les électeurs israéliens, en majorité des colons surtout de la dernière génération arrivés des pays d’Europe de l’Est, ont affirmé une fois de plus leur volonté de poursuivre la colonisation illégale des terres palestiniennes et le refus de la reconnaissance du droit palestinien à son État souverain sur les terres reconnues par les Accords d’Oslo. Occupation et agression militaire, répression policière et apartheid contre le peuple palestinien, maintien du Proche-Orient en état de guerre permanente : ce sont là les choix d’une majorité d’Israéliens faits par l’élection de Benyamin Netanyahou. Le bilan économique et social d’une décennie de gouvernement Netanyahou est pourtant exécrable. La disparité des revenus dans la société israélienne, en forte augmentation depuis le milieu des années 90, a atteint des sommets. En termes d’inégalités, elle n’a d’équivalents dans le monde « avancé » qu’aux États-Unis. Alors qu’une extraordinaire concentration des richesses se trouve du côté de 1% de la population, la pauvreté relative a plus que doublé en deux décennies pour atteindre 21%. La pauvreté infantile a plus que quadruplé sur la même période pour se situer à 28% et plus.
 
(…)
 
Pour lire la suite, cliquez ci-dessous :
http://www.m-pep.org/Israel-une-plaie-au-coeur-du-proche-et-moyen-orient-partie-1

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2 août 2015 7 02 /08 /août /2015 14:06

Depuis plus de six jours l'armée turque bombarde les  positions du PKK.  On compte près de 300 morts parmi les militants du PKK disent les medias occidentaux.  Combien de civils ?  Nous l'ignorons.  L'Etat Islamique peut se réjouir des frappes turques, de la position de l'OTAN et des Etats-Unis.  Ainsi, les Kurdes qui les combattent si farouchement sont stoppés par l'armée turque.  Et Erdogan combat avec beaucoup plus de férocité les Kurdes - les seuls vrais combattants anti Daech - que l'Etat islamique lui-même.  Sans que les médias y trouvent beaucoup à redire.  Pour ces gens là, les libertés et les droits de l'homme sont à géométrie variable.  Les Kurdes de Turquie, d'Irak, de Syrie, d'Iran veulent un Etat indépendant.  Ce sont les Occidentaux qui le leur ont refusé après la première guerre mondiale.  Ils voulaient garder le contrôle de l'eau et des ressources de pétrole dans le Kurdistan.  Aujourd'hui les Kurdes meurent, victimes de la politique occidentale d'hier et d'aujourd'hui. YG.

Metronews
Créé : 01-08-2015 15:36

IRAK - Depuis deux semaines, Ankara mène des raids aériens visant les bases du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) qu'elle considère comme une organisation terroriste. Environ 260 combattants de la guérilla kurde ont été tués, affirme une agence gouvernementale turque. Une manière de placer le mouvement au même rang que le groupe Etat islamique.

 
 

Visés par des raids aériens de la Turquie, les rebelles du PKK sont désormais indésirables en Irak.

Visés par des raids aériens de la Turquie, les rebelles du PKK sont désormais indésirables en Irak.

Bramm Ianssen / SIPA

Photo :

Octobre 2014. L'aviation américaine affirme avoir largué des armes et des munitions aux combattants kurdes qui se battent face à l'Etat islamique pour Kobané, au nord de la Syrie. La ville devient le symbole de la résistance face aux djihadiste. Au point que la Turquie ouvre sa frontière aux Kurdes, notamment ceux implantés en Irak, voulant défendre la région.

Délégitimer le PKK

Le 23 juillet, Ankara franchit un pas supplémentaire en acceptant de participer aux frappes pour lutter contre Daech et d'ouvrir ses bases à la coalition. Quelques heures plus tard, la même Ankara décide de bombarder les bases du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qu'elle considère comme une organisation terroriste. La Turquie affirme alors que le PKK et Daech sont à mettre sur le même plan.

[...]

Lire la suite ici

Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par

 

Une brève réunion, une brève déclaration : la session d’urgence du Conseil de l’Atlantique nord demandée par la Turquie, a débouché sur un soutien appuyé à Ankara de la part des ambassadeurs auprès de l’OTAN, mercredi 28 juillet.

Le communiqué publié après la rencontre condamne fermement les récentes attaques menées à Suruç (32 morts, attribués à l’Etat islamique), puis les meurtres de policiers et de militaires turcs (revendiqués par le Parti des travailleurs du Kurdistan). « Le terrorisme, sous toutes ses formes, ne peut jamais être toléré ou justifié », affirme l’OTAN, en manifestant sa « forte solidarité » avec la Turquie et annonçant une poursuite de sa « surveillance étroite » des développements sur sa frontière sud-est, avec la Syrie, et l’Irak. « L’accord est total, unanime, sans faille », a indiqué le secrétaire général, Jens Stoltenberg.

« Ankara voulait un geste de solidarité, de réassurance et l’a obtenu », résume une source diplomatique européenne. Les autorités turques s’appuyaient sur l’article 4 du traité de l’Atlantique nord, qui prévoit des consultations entre les alliés dès que l’une d’eux juge que son intégrité, sa sécurité ou son indépendance sont menacées.

Lire aussi : L’engagement des forces turques ne rassure pas les rebelles syriens

PKK et EI sur le même plan

Le communiqué est volontairement vague et n’évoque pas la double offensive menée actuellement par l’armée turque, qui cible, et met sur le même plan, l’organisation djihadiste Etat islamique (EI) et les rebelles kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Le texte de l’OTAN n’évoque ni l’une, ni l’autre de ces organisations. Certaines délégations ont toutefois invité leur allié turc à une « réponse proportionnée », afin d’éviter une remise en cause du processus de paix avec les autorités kurdes, même s’il convient de condamner les récentes attaques.

[...]

Lire la suite ici.

Zone du Kurdistan : Les populations kurdes sont installées en Turquie, en Iran, en Irak et en Syrie.

Zone du Kurdistan : Les populations kurdes sont installées en Turquie, en Iran, en Irak et en Syrie.

KURDES : Histoire contemporaine

 
Zone de peuplement Kurdes etablie en 1986.
 

En 1920, le traité de Sèvres prévoyait la création d’un État kurde sur les restes de l’Empire ottoman détruit, comme pour les autres peuples de la région. Mais par le traité de Lausanne de 1923, le Moyen-Orient est divisé en plusieurs pays qui ne prennent pas en compte le droit des Kurdes à disposer de leurs terres. En effet, d’une grande importance géopolitique dans la région, le Kurdistan est également riche en pétrole et en eau.

Le Royaume-Uni et la France se voient confier des mandats sur les nouveaux États : sur l’Irak pour la première, la Syrie et le Liban pour la seconde. Les populations, notamment kurdes, ne tarderont pas à se révolter contre la nouvelle domination européenne.

En Turquie, la transformation kémaliste du pays se fait à partir de 1923 sur la base du déni de l'existence d'une très forte minorité kurde en son territoire. Les Kurdes n'avaient dès lors aucun droit, ils sont sommés d'oublier leur culture et de se fondre dans la société. Ils furent maintes fois réprimés par les forces turques7.

Churchill, secrétaire à la Guerre au Royaume-Uni, fait raser par la Royal Air Force différents villes et villages kurdes. En 1925, une arme chimique, l’ypérite, est utilisée sur la ville kurde de Souleimaniye. Les deux tiers de la population sont atteints par les effets du gaz8,9.

Juste après la seconde guerre mondiale, les Kurdes d’Iran proclament une république kurde indépendante à Mahabad entre 1946 et 1947.

Cinquante ans plus tard, le , Saddam Hussein accorde une autonomie relative au Kurdistan, avec la « Loi pour l’autonomie dans l’aire du Kurdistan » qui stipule notamment que « la langue kurde doit être la langue officielle pour l’éducation des Kurdes ». Cette loi permet aussi l’élection d'un conseil législatif autonome qui contrôle son propre budget. Cependant 72 des 80 membres élus de ce conseil de la première session d'octobre 1974 ont été sélectionnés par Bagdad. En octobre 1977, la totalité du conseil est choisie par le régime.

Les relations avec les Kurdes d’Irak se dégradent considérablement par la suite. Le , Saddam Hussein lance un raid à l’arme chimique sur la vallée du Balisan. Au cours de l’opération Anfal, 182 000 personnes périssent dans des bombardements chimiques10. En décembre 2005, une cour de La Haye a qualifié cette campagne de « génocide ». Le 24 juin 2007, le tribunal pénal irakien a condamné Ali Hassan al Madjid, surnommé « Ali le chimique », et deux autres anciens hauts dignitaires du régime de Saddam Hussein, à la peine de mort par pendaison pour le génocide commis contre les Kurdes au cours de cette opération Anfal.

Au printemps 1991, à l’issue de la première guerre du Golfe, Saddam Hussein réprime sévèrement les populations kurdes (ainsi que les chiites).

Le Kurdistan est devenu une zone de conflit intense impliquant les différents pays limitrophes, mais aussi les États-Unis depuis le début du conflit avec l’Irak en 1991. Cette situation a entraîné un accroissement de l’émigration kurde vers les pays de la région ou vers l’Europe. D’avril à juillet 1991, la France met en place l’opération « Libage », une mission humanitaire de l'armée française destinée à porter secours aux populations kurdes irakiennes qui se dirigeaient vers la Turquie.

L’offensive de Daech dans la région de Mossoul, en juin 2014, crée un front entre les Kurdes et les djihadistes de l’Armée islamique. Une coalition internationale (qui regroupe notamment les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne) apporte aux Kurdes une aide aérienne et logistique dans les combats contre Daech. Le 31 mars 2015, le président François Hollande a reçu une délégation de combattants kurdes, conduite par Bernard-Henri Lévy, à l'initiative de cette rencontre11. A cette occasion, Lévy a rappelé la nécessité pour les démocraties occidentales de soutenir l'armée kurde, la seule force sur le terrain capable, selon lui, « de sauver les chrétiens d’Irak12». Depuis l'offensive de Daech, la plupart des chrétiens irakiens (200 000 environ) se sont, en effet, réfugiés dans des conditions dramatiques au Kurdistan13.

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29 juillet 2015 3 29 /07 /juillet /2015 22:59

Publié le 28 Juillet 2015 par Canaille Le Rouge

L’OTAN donne carte blanche à Erdogan

Turquie : blanc seing pour un massacre

"Une brève réunion, une brève déclaration : la session d’urgence du conseil de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) demandée par la Turquie, a débouché sur un soutien appuyé à Ankara de la part des ambassadeurs auprès de l’OTAN, mardi 28 juillet.

Cela permet à Erdogan de juger « impossible » la poursuite du processus de paix avec les Kurdes.  le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a estimé, mardi, qu’il était « impossible »de poursuivre ce processus tant que le PKK continueraient à « menacer l’unité nationale » par des attaques meurtrières contre les forces de sécurité turques. Lundi, il avait déjà affirmé que la Turquie poursuivrait son offensive militaire contre le PKK en Irak jusqu’à ce que les rebelles kurdes déposent les armes.

Le communiqué publié après la rencontre condamne fermement les récentes attaques menées à Suruç, puis contre des policiers et des militaires. « Le terrorisme, sous toutes ses formes, ne peut jamais être toléré ou justifié », affirme l’OTAN, en manifestant sa « forte solidarité » avec la Turquie et annonçant une poursuite de sa « surveillance étroite » des développements à sa frontière sud-est. « L’accord est total, unanime, sans faille », a expliqué le secrétaire général de l’organisation, Jens Stoltenberg.

« Ankara voulait un geste de solidarité, de réassurance et l’a obtenu », résume une source diplomatique européenne."

 

Voila comment Le Monde rend compte du permis de tuer délivré par l'Otan.

A Tel Aviv les Palestiniens, à Ankara les Kurdes, à l'EI les Syriens les Irakiens les Kurdes. La division du travail continue.

C'est ainsi que l'OTAN poursuit au sud de l'Europe l'offensive engagée contre les peuples, en Ukraine en soutenant les nazis à Kiev, les intégratistes islamistes au pouvoir à Ankara, pendant que la monarchie saoudite depuis sa plage privée de Vallauris passe ses commandes d'armes à la France pour tenir sa partition au moyen orient.

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28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 21:35

Communiqué de l’AFPS, lundi 27 juillet 2015

http://www.france-palestine.org/Provocations-colonisation-repression-Ne-pas-laisser-faire

 

Le ministre de l’agriculture israélien, Uri Ariel, escorté de militaires, a pénétré ce dimanche avec un groupe de colons sur l’esplanade et à l’intérieur de la mosquée Al Aqsa, amenant une réplique des fidèles et une vive intervention de la police. Cette provocation traduit la fuite en avant extrêmement dangereuse d’un gouvernement israélien prêt à tout pour conforter les colons qui constituent sa base électorale.

Elle constitue un pas de plus dans le sabotage de toute solution politique à travers le processus de colonisation et la répression violente qui l’accompagne.

En quelques semaines, il y a d’abord eu le feu vert de la Cour suprême israélienne pour la construction du Mur sur les terres de Crémisan près de Bethléem. Le Mur y consacre là l’annexion de fait de la vallée surplombée par la colonie de Gilo, renforce les colonies autour d’Al Walaja coupant de leurs racines 58 familles palestiniennes et fragilise un peu plus les communautés chrétiennes de la région de Bethléem.

Il y a eu ensuite celui scandaleusement donné à la démolition du village de Susiya suscitant une vague de protestation à travers le monde (voir la pétition adressée à Laurent Fabius) et sa condamnation nette par l’administration américaine.

La nomination à la tête de la prétendue « administration civile » israélienne, en charge de la Cisjordanie, du rabbin raciste Eli Ben-Dahan, pour qui les Palestiniens sont des sous-hommes, ne fait que traduire la réalité de ce qu’est aujourd’hui le projet politique du gouvernement israélien : enterrer l’idée même de l’Etat palestinien. Pour que les choses soient claires, cette « administration civile » vient d’autoriser la construction de 1065 nouveaux logements en Cisjordanie. Ce sont les premiers nouveaux permis de construction depuis un an.

Presque simultanément deux assassinats ont dévoilé, pour qui veut bien ouvrir les yeux, le mode opératoire de l’armée d’occupation : à Burqin près de Jénine, Mohammad Alawneh, un jeune de 21 ans, tué par des snipers et à Beit Ummar, village connu pour sa résistance, Falah Abu-Maria, 53 ans tué lors d’un assaut donné contre son domicile dans lequel ses deux fils ont été blessés.

Face à cette situation délétère, et alors que se poursuit le blocus de Gaza, on attend une réponse forte de la part de la France et de l’UE.

Si les représentants des pays de l’UE sur place ont effectivement apporté leur soutien au village de Susiya, on attend des gouvernements un engagement à une tout autre échelle. Ils doivent prendre en urgence des mesures pour sanctionner effectivement la colonisation qu’ils disent condamner, comme le suggère le « Conseil européen des relations internationales », think tank d’ordinaire écouté dans les sphères européennes.

Mais on sait que les relations avec Israël ne relèvent pas de « l’ordinaire » : il faut du courage politique pour arrêter la fuite en avant des dirigeants de Tel Aviv.

La France doit prendre ses responsabilités : suspendre toute coopération militaro-policière avec Israël, interdire l’entrée sur son sol des produits des colonies israéliennes, s’opposer à tout ce qui, directement ou non, renforce la colonisation, et reconnaître sans délai l’Etat de Palestine.

Le Bureau national

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27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 14:27
Manifestation : les Kurdes veulent faire tomber le masque turc

,

Solidarité aux victimes deSuruç./Photo DDM, B.D.

Solidarité aux victimes deSuruç./Photo DDM, B.D.

 

Près de 150 personnes ont manifesté dimanche soir, à l'appel de la Maison Franco-Kurde de Midi-Pyrénées. Rassemblés place du Capitole à Toulouse, ils ont reçu le soutien de plusieurs partis politiques, Parti de Gauche et NPA en tête. Tous ont exprimé leur «solidarité aux familles des 32 victimes et aux blessés de l'attentat barbare qui a frappé la Fédération des Associations des Jeunes Socialistes à Suruç», en Turquie, le lundi 20 juillet. Mais ils ont aussi «dénoncé la désinvolture avec laquelle les forces de l'ordre turques ont traité la sécurité de ce rassemblement». Pour Ali, 49 ans, aucun jihadiste de Daesh n'aurait pu approcher de cette manifestation, en pleine zone kurde, sans la complicité des services secrets turcs. Pour ses amis et lui, la Turquie est complice de Daesh. Et les avions turcs qui pilonnent les camps des combattants du PKK, au Kurdistan irakien, sont une nouvelle illustration de cette complicité. «C'est net et clair que la Turquie aide Daesh, assure Celik, 34 ans. La France et tous les autres pays de la coalition internationale défendent la Turquie. Pourquoi? Est-ce que ce n'est pas assez clair que la Turquie aide Daesh? Ou ils font semblant de ne pas voir? Ce sont quand même les Kurdes qui sont en première ligne pour combattre les terroristes de Daesh!» Pour les Kurdes de Midi-Pyrénées, l'incompréhension est totale. Ils en appellent à François Hollande pour que le PKK soit sorti de la liste des organisations terroristes.

La Dépêche du Midi

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27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 13:54
Par Rédaction The Associated Press

 

 

Jacques Brinon / The Associated Press

PARIS – Plus de 1000 Kurdes et Turcs de gauche sont descendus dans les rues de Paris pour protester contre les frappes aériennes de la Turquie sur des camps militants kurdes du parti PKK dans le nord de l’Irak.

Une bannière transportée par les manifestants indiquait que cibler le PKK équivalait à collaborer avec le groupe armé État islamique. Les milices et filiales du PKK, le Parti des travailleurs du Kurdistan, ont contribué à combattre le groupe État islamique au sol.

La marche a initialement été organisée en opposition à l’attentat-suicide commis lundi dernier à Suruç, en Turquie, par un militant islamiste. Cependant, la décision de la Turquie de commencer à frapper des camps kurdes ont changé le message de la manifestation, qui s’est déplacée de la Gare de l’Est à la Place de la République.

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26 juillet 2015 7 26 /07 /juillet /2015 10:14

Opérations de l'armée turque contre la guérilla kurde au Sud-Kurdistan - Communiqué du KNK

Publié le sur Analyse internationale par anonyme

L’aviation turque bombarde intensivement des positions de la guérilla kurde et des zones d’habitation civile au Sud-Kurdistan (Irak)

La nuit dernière, 24 juillet, des avions de chasse appartenant à l’armée turque ont massivement bombardé des zones où se trouvent des positions de la guérilla kurde ainsi que d’importantes habitations civiles, dans les régions de Qandil, Xakurke, Behdinan, Zap, Gare, Haftanin, Basya, Metina et Avaşin.

Selon des sources locales, ces bombardements auraient fait des morts parmi la population civile ainsi que des dégâts matériels importants.

Cette offensive de grande envergure menée par le gouvernement AKP marque la rupture unilatérale du cessez-le feu qui avait été maintenu jusque-là grâce aux efforts répétés du peuple kurde et de son Leader Abdullah Öcalan. Alors qu’il fait preuve d’une persévérance inouïe pour faire avancer les pourparlers de paix avec l’Etat turc, Abdullah Öcalan subit un isolement carcéral total depuis le 5 avril. Depuis 2013, l’armée turque a mené plusieurs opérations contre les forces de défense kurdes (HPG) alors même que celles-ci étaient en position de cessez-le feu. Cependant, le HPG n’a pas répondu aux provocations. Avec ces derniers bombardements, l’Etat turc a de nouveau déclaré la guerre aux Kurdes et rompu le cessez-le f eu.

La Turquie a ajouté un nouvel échelon à sa coopération avec l’organisation terroriste Daesh en Syrie. Soutenant déjà cette organisation dans le but de briser la révolution du Rojava, l’Etat turc frappe aujourd’hui lourdement la guérilla kurde qui résiste contre les gangs de Daesh, et procède par ailleurs à de grandes vagues d’arrestations dans les milieux kurdes en Turquie.

Le Congrès national du Kurdistan (KNK) appelle le gouvernement régional du Kurdistan d’Irak, les partis politiques, les organisations de la société civile et la population du Sud-Kurdistan à s’opposer à l’intervention armée de la Turquie sur leur territoire.

Il appelle également la communauté internationale, l’ONU en particulier, à juger les crimes contre l’humanité commis par Daesh avec la complicité de la Turquie, à Suruc, à Kobanê et dans le reste du Rojava.

25 juillet 2015

Le conseil exécutif du KNK

Publié dans moyen orient

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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 22:35

Communiqué de presse de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine, lundi 29 juin 2015

La Flottille de la Liberté qui se dirigeait vers les côtes palestiniennes de Gaza a été interceptée en eaux internationales par l’armée israélienne la nuit dernière. Elle tentait de forcer par la mer le blocus qu’impose illégalement Israël à la population de la bande de Gaza.

A 2h du matin la « Marianne » a été encerclée par trois bateaux de la marine israélienne alors qu’elle naviguait à environ 100 milles nautiques en direction de la bande de Gaza. Les passagers et l’équipage ont été kidnappés, le bateau détourné, amenés de force en Israël. Les trois autres bateaux qui composaient la flottille ont, comme prévu par les organisateurs en cas d’intervention de l’armée israélienne, pris le chemin de la Grèce.

C’est un nouvel acte de piraterie de la part de l’armée israélienne, Israël n’ayant pas de souveraineté sur les eaux internationales au large de Gaza. En 2012, l’équipage de l’Estelle avait été brutalement intercepté. En 2010, dix passagers du Navi Marmara furent tués par l’armée israélienne en eaux internationales. La multiplication des actes de pirateries de la part d’Israël en eaux internationales sont des signes inquiétant de l’expansion de la politique d’occupation et de blocus sur l’ensemble de la Méditerranée orientale. Nous demandons la libération immédiate des passagers de la Marianne, la restitution du bateau et la levée du blocus.

La bande de Gaza est un territoire de 41 km de long et de 7 km de large. 1,86 million de Palestiniens y vivent, ou survivent. Depuis 2006, Israël y impose un blocus illégal au regard du droit international, auquel s’ajoutent des offensives militaires répétées, dont la dernière, en été 2014, a fait plus de 2 200 morts et 11 000 blessés palestiniens.

Communiqué de presse de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine

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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 07:15
Après le massacre raciste de Charleston, MUMIA dénonce l’essence raciste de l’impérialisme étas-unien !

Remerciant la camarade républicaine espagnole qui a traduit ce texte de Mumia Abu-Jamal pour I.C., « Initiative communiste » demande à chaque visiteur de son site, non seulement de le lire et de le faire circuler, mais de le méditer. Non seulement pour comprendre la situation aux Etats-Unis, non seulement pour comprendre ce que peut être une attitude combative contre le crime mais non haineuse à l’égard des hommes, mais pour apporter toute notre solidarité à Mumia, injustement embastillé depuis plus de vingt ans par la « justice » raciste américaine. 

Rappelons que Mumia est, avec Margot Honecker (et les regrettés Henri Alleg et Désiré Marle), l’un des présidents d’honneur du C.I.S.C. (comité internationaliste pour la solidarité de classe)

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CHARLESTON

Un jeune Blanc, juste en âge d’être pris pour un adulte, entre dans l’église la plus historique pour les Noirs de Charleston et, avant qu’il n’en sorte, une nouvelle histoire s’est écrite.

Présent aux cours bibliques du mercredi soir, le jeune homme s’assit pendant près d’une heure, mais ses pensées ne se tournaient pas vers la vie de Jésus, ni vers ses Disciples. Ses pensées se tournaient vers la mort. Vers l’envie d’en tuer beaucoup. Vers un assassinat de masse. Quand les portes de l’église se ferment derrière lui, neuf âmes de Noirs, des anciens respectés pour la plupart, ont été fauchées, tuées la bible à la main.

L’homme, enfin le jeune homme pas tout à fait homme, ne venait rien apprendre de la religion parce qu’il croyait déjà en quelque chose: la supériorité des Blancs, ou leur profonde haine contre les Noirs.

Suprématie des Blancs, c’est là le lait que têtent les bébés du sein des mères de Charleston, de Caroline du Sud, du Sud… De l’ensemble des Etats-Unis. Parce que la vérité pure, c’est que l’esclavage fonda et construisit les Etats-Unis; la clef de voûte fut la dévaluation, exploitation et oppression des Noirs. C’est la seule chose qui puisse rendre le massacre de Charleston vaguement compréhensible. 

Neuf personnes furent sacrifiées à l’idole aveugle de la Supériorité des Blancs, pour la même raison que des milliers d’hommes et de femmes noirs furent linchés entre les ormes et les pins nord-américains : comme sacrifiés au nom d’une idée pour perpétuer un système d’injustice économique.

Dylan Roof, le jeune homme de 21 ans accusé d’être à l’origine de ce massacre, n’avait pas d’amis, n’avait pas d’endroit pour vivre, si ce n’est un sofa chez une de ses connaissances, il n’avait pas de travail et entretenait des relations espacées avec ses parents.  Isolé, aliéné, seul au monde, la seule possession qui lui restait était son identité de Blanc, la seule chose qui donnait du sens à son existence. Telle fut l’énergie qui nourrit le massacre de Charleston.

Maintenant, cette énergie est comme un démon qui incube dans l’âme nord-américaine, en pleine ébullition de rage et de peur, guettant de nouvelles vies de Noirs à dévorer. 

Mumia Abu Jamal

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