Groupes capitalistes étrangers qui liquident des productions et des machines en France, multinationales d'origine française, qui ont accumulé des capitaux depuis souvent plus de 100 ans sur le dos des ouvriers et salariés en France : ce sont les vautours qui s'abattent sur l'emploi en France et qui exigent des cadeaux fiscaux toujours plus gros.
Leur chef de file en France : Pierre Gattaz, patron du Medef, en Europe : Business Europe, l'organisation patronale européenne, dont le nom révèle l'allégeance au capitalisme américain.
Leurs exécutants : le gouvernement Valls-Hollande et l'Union européenne qui s'apprêtent à signer un traité honteux avec les Etats-Unis, pour le compte des multinationales américaines : TAFTA.
Voici une partie de ces grands prédateurs qui pillent les richesses et exploitent, licencient les salariés et les ouvriers en France et dans le monde entier. Ils sévissent en Seine-maritime.
Ces groupes prédateurs en Seine-Maritime:
Quand Davigel, propriété du groupe Nestlé (suisse ) revend à Brackes, groupe anglo-saxon, sa branche de surgelés, il vend à un de ses concurrents directs : Brakes, groupe anglo-saxon, derrière lequel on trouve le fonds de pension américain Bain Capital. Les salariés s'inquiètent. Nestlé n'est pas un groupe français, mais c'est un groupe capitaliste mondialisé qui a installé des usines en France depuis le XIXème siècle. Autant dire que sa richesse et sa puissance actuelle se sont faites sur l'exploitation de plusieurs générations d'ouvriers en France.
L'UPM, multinationale du papier carton avait racheté, dans les années 90, une entreprise française, les papeteries de Chapelle Darblay qui furent fondées en 1927 selon le site d'UPM. En réalité l'entreprise tient son nom ( Darblay) de celui qui racheta au milieu du XIXème siècle. une papeterie à Essonnes. Celle-ci existait depuis le XVIIIème siècle. Elle est passée entre plusieurs propriétaires dont l'un fut l'imprimeur Didot. Et les papeteries Darblay ont créé deux usines dans l'agglomération rouennaise : à Oissel et à Grand-Couronne. C'est donc une partie de l'histoire industrielle de Rouen. Or UPM ( groupe finlandais qui a racheté l’usine dans les années 90) a décidé l'arrêt d’une machine performante et met en péril la vie même de l’usine de Grand-Couronne. Les dirigeants du groupe présent dans plusieurs autres pays veulent encore plus de profits alors qu'UPM réalise déjà un chiffre d’affaires de 10 milliards et que la cotation en bourse d’Helsinki est en hausse. Conséquences : le papier journal que fabriquait cette machine sera fabriqué ailleurs. Mais UPM a déjà les marchés. Les abandonnera-t-il à l'un de ses concurrents ou réimportera-t-il en France du papier journal fabriqué ailleurs ? Et les centaines d'emplois qui sont conditionnés à l'existence de Chapelle Darblay à Grand-Couronne sont en danger également.
Total. L'ensemble du secteur de la raffinerie est liquidé en France peu à peu. Dans l'agglomération rouennaise, les salariés de Petroplus en ont été victimes. Maintenant Total veut liquider également ses raffineries pour n'en garder que trois en France et installer ses raffineries au Quatar et en Arabie Saoudite ... Avec les profits accumulés sur le dos des travailleurs des raffineries en France.
Exxon/Esso : Dumping social, délocalisation, mondialisation ont mis à mort l’entreprise d'échafaudages Travisol à Notre-Dame de Gravenchon. Exxon (Esso), société pétrolière et gazière américaine, dont le siège social est situé dans la banlieue de Dallas, a dénoncé le contrat qui le liait à l'entreprise depuis une quarantaine d'années, au profit d'une entreprise portugaise. Or, en France, le groupe possède une raffinerie et un site pétrochimique, à Port-Jérôme (Notre-Dame-de-Gravenchon et Lillebonne), en bord de Seine, en amont du pont de Tancarville (Seine-Maritime) et une seconde raffinerie à Fos-sur-Mer.
Schneider Electric licencie : 170 emplois menacés.
Le géant français des équipements électriques Schneider Electric va délocaliser ses activités de production de transformateurs pour industriels en Pologne et annoncer deux plans sociaux portant sur 170 emplois au total, en Moselle et en Seine-Maritime.
Les concurrents de Schneider Electric sont deux grands groupes mondialisés : Siemens, groupe international d'origine allemande et ABB, résultat de la fusion de deux grands groupes, l'un suédois, l'autre suisse. Tous ces groupes sont à la recherche de profits maximum. Pour cela, ils traquent les économies à faire sur la main d'oeuvre et pratiquent un dumping social mondial. C'est de cela que sont victimes les salariés de Moselle et de Seine-Maritime.
Le chiffre d'affaires de Schneider fut de 25 milliards d'euros en 2014... Mais les actionnaires, les fonds de pension veulent des dividendes de plus en plus gonflés.
Eiffage, multinationale de BTP à base française, délocalise en Pologne. La politique austéritaire Aujourd'hui Eiffage mise davantage sur ses réalisations hors de France, principalement en Europe de l'Ouest et en Afrique. Et pour toujours mieux les satisfaire Eiffage "réorgansie" son activité métal en fermant deux usines en France dont l'une à Martot dans l'Eure et délocalise en Pologne.
Yvette Genestal
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