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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
25 février 2022 5 25 /02 /février /2022 10:22

"L’Union Européenne et l’euro : une chance pour Yannick Jadot, un blocage pour l’écologie"

"Déserter les mesures sociales c’est aussi déserter l’écologie "

Le constat est difficile mais partagé : à moins de trois mois des présidentielles, peu d’idées parviennent à émerger dans cette campagne… A part, peut-être, chez Eric Zemmour dont le projet, limpide, tient globalement en une ligne : « virer les musulmans ».

Cette situation est évidemment malsaine puisqu’elle signifie que la compétition se fait essentiellement sur des questions de personnes, ce qui permet d’ailleurs d’expliquer l’important décalage, voire même la franche contradiction, entre les mesures souhaitées par les Français (augmentation du SMIC, limitation des écarts de salaires…) et les programmes des candidats en tête des sondages. En témoignent par exemple, ceux et celles qui attendent Christiane Taubira comme d’autres attendent le Messie, peu importe son absence de sérieux, d’idées et de mesures…

Au milieu de tout ça, le cas Jadot/Europe Ecologie Les Verts est un peu particulier. Si aucune mesure lisible ne se distingue, les électeurs EELV ne votent évidemment pas EELV pour la personnalité de Jadot (il n’y a vraiment que lui sur Terre pour le penser) mais pour ce qu’incarne, à tort ou à raison, le parti qu’il représente : l’écologie politique. Ce n’est donc pas à la personne de Jadot que nous nous attaquerons ici, ni au malaise qu’il instaure quand, en meeting, il se prend pour un chauffeur de salles pour vacanciers du 3ème âge à Ibiza, ni de l’antipathie générale qu’il dégage, mais bien de la question qui se pose à travers lui : pourquoi le programme d’un parti s’identifiant à l’écologie comme EELV n’aurait en réalité que très peu d’impact sur la lutte contre la destruction de notre environnement ?

La raison est simple et tient en une phrase, Yannick Jadot et son parti refusent catégoriquement les 2 ruptures essentielles et préalables à tout programme écologique conséquent : la rupture avec le capitalisme et la rupture avec l’Union Européenne.

1- Une écologie sérieuse est une écologie antibourgeoise

En effet, une écologie digne de ce nom implique de changer radicalement, c’est-à-dire profondément, nos manières de produire et de consommer, nos manières de vivre (de travailler, de manger, de penser, de se déplacer, d’habiter…). Ces changements impliquent eux-mêmes de rompre avec le capitalisme et en particulier avec ses penchants les plus libéraux : libéraux au sens de facilitation du commerce, et encore davantage, de facilitation du commerce international. Concrètement, un programme écologique demande des investissements massifs pour la transition énergétique, qui ne peuvent avoir lieu dans une pure logique de rentabilité et encore moins de rentabilité à court terme. Ils impliquent donc une action très forte de l’Etat et le recours probable au déficit budgétaire.

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18 mai 2020 1 18 /05 /mai /2020 16:17

Réaction de Danielle Bleitrach à la Tribune « Au cœur de la crise, construisons l’avenir ». 

 
Olivier faure ( Secrétaire du PS), Yannick Jadot ( étoile montante des Verts), Ian Brossat ( ancienne tête de liste PCF aux européennes) ...

Olivier faure ( Secrétaire du PS), Yannick Jadot ( étoile montante des Verts), Ian Brossat ( ancienne tête de liste PCF aux européennes) ...

"Dans ce genre, il y a donc eu lieu un de ces événements auquel le PCF à la dérive finit par s’habituer : 150 personnalités ont signé un appel de la gauche y compris Jadot qui avec Cohn Bendit est l’illustration de la corruption d’une fausse radicalité, on y trouve Pierre Laurent, Ian Brossat… Sans même parler du fond, quel mépris de l’adhérent, du militant communiste et quelle opération destinée à imposer la gauche plurielle face aux tentatives de l’actuel secrétaire du PCF, Fabien Roussel d’avoir une candidature aux présidentielles et de tenter d’avoir un parti communiste."

Commentaire : Parue dans l'Obs, la Tribune intitulée « Au cœur de la crise, construisons l’avenir » espère relancer ainsi une énième gauche plurielle ...

Les signataires veulent "éviter le pire, préparer l’avenir" et "une société résiliente" ... "La crise, disent-ils, confirme l’urgence radicale des grandes transitions. De cette impérieuse nécessité, faisons naître une espérance".   Ouf ! Ils ne parlent ni de révolution, ni d'expropriation capitaliste, ni de changer le système. Ils fustigent "le capitalisme financier", comme, il y a peu, le candidat F. Hollande qui déclarait : "Mon ennemi, c'est la finance" ... C'est devenu à la mode.

Ils critiquent même l'UE : la changer pour mieux la garder !  Ils ne critiquent pas le capitalisme mondialisé imposé par l'UE aux Etats, mais une Europe devenue "un marché livré aux excès du libre-échange, renonçant à protéger son économie".  Certes ils préconisent de stopper la "signature des traités qui amplifient cet abandon" et de réviser ceux existants.  Le plus simple aurait été pourtant d'abandonner cette UE, responsable de tant de désastres sociaux et environnementaux.  Pour cela ils réclament au contraire plus d'Europe et "une politique monétaire européenne à la hauteur du risque actuel".  Audacieux, ils envisagent de mettre fin au pacte budgétaire, déjà fortement touché par la crise.

Ils invitent les partis, syndicats, associations à une " convention du monde commun" pour préparer "une alternative démocratique, écologique et sociale".  Vu le côté indigeste de la dite tribune, on va s'amuser ...

Ce qu'ils ont en commun ?  La peur des mouvements sociaux, la peur que se développent des contestations, des révoltes, des revendications qui aillent beaucoup plus loin que cet aménagement du capitalisme et de l'UE qu'ils promeuvent, la peur que ça bouge et que ça change vraiment.  Alors ils proposent une dernière version d'un "changement" à la sauce social-démocrate.

Merci, nous avons déjà donné.

Yvette Genestal

Ci-dessous, vous pouvez, si vous ne craignez pas de bailler d'ennui, consulter le texte de la Tribune intitulée " Au coeur de la crise, construisons l'avenir" et cosignée par une belle brochette, comprenant entre autres, Pierre Laurent et Ian Brossat, Yannick Jadot et Cécile Duflot, Corinne Lepage et Edouard Martin, et cerises sur le gâteau, des rescapés de la rue Solférino, Olivier Faure et Najat-Vallaud Belkacem. Enfin, l'ineffable Raphaël Glucksmann.  Thomas Piketty vient apporter son image d'économiste de "gauche" à l'ensemble.  Nul doute que son expérience au côté de Ségolène Royal en 2007, complété par son soutien à François Hollande en 2012 auront guidé son engagement de 2020.

 

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