Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

Rechercher

Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
14 juillet 2016 4 14 /07 /juillet /2016 14:42
Un autre regard critique… venant du Sud : Union Européenne, droit et devoir d’inventaire

arton30595-00eb9

 

Et c’est le droit, et le devoir, de tous les peuples du monde de s’affranchir, de se libérer, pour construire un autre monde, post-capitaliste, post-impérialiste, post-européen…

Elle se fissure l’UE actuelle, avant peut-être un long et profond processus de désagrégation. Cela devait arriver, seulement que nous ne savions point ni quand ni comment. Le Royaume-Uni vient de décider de quitter l’Union européenne après un referendum, qu’ainsi soit-t-il. La Grèce aurait pu le faire en 2015, car il y avait toutes les raisons d’un « Grexit », mais son gouvernement n’eut pas le courage ni voulut se doter des moyens pour le faire et laissa piétiner son référendum anti-austérité.

La CECA-EURATOM//CEE/Union Européenne fut et reste encore le volet civil et économique de l’OTAN. Elle était destinée au début à amarrer l’Allemagne à la France, au dessein fixé par les USA à l’Europe occidentale, avec le Plan Marshall d’abord. Ce fut inauguré avec l’éclosion de la guerre froide, cette ère de paix impossible, guerre improbable, lancée en mars 1947 par un célèbre discours de Harry Truman. Pour faire face aux Soviétiques il fallait donc à la base neutraliser définitivement l’Allemagne, initiatrice des deux guerres mondiales, par des moyens irréversibles. Cependant, même occupé par les vainqueurs du nazisme en 1945 -soviétiques, états-uniens, britanniques et français- et divisé ensuite en deux États, la RFA et la RDA, le pays de Goethe et de Bismarck ne pouvait que se réindustrialiser et redevenir la première puissance industrielle de l’Europe occidentale, et aussi se réunifier in fine.

A sa double mission initiale se rajouta une autre, fondamentale. Depuis le milieu des années 1980 apparut clairement une nouvelle fonction pour la CEE (Communauté économique européenne), ne pas la moindre et bien plus vaste, celle de prescripteur et vecteur fondamental de la politique néolibérale dans le sous-continent. La philosophie et les objectifs de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques), promotrice du libéralisme économique en Europe occidentale, étaient directement adoptés par Bruxelles. Bousculant la souveraineté des États et des peuples, corrodant ou détruisant peu à peu les garanties de protection sociale des travailleurs, leurs salaires et leur pouvoir d’achat, en démolissant petit à petit l’État social. Depuis 2002 la monnaie unique est ainsi son instrument permanent de torture. L’euro fort bénéficie avant tout et surtout à l’Allemagne.

Le système construit en Europe occidentale pour consolider la guerre froide consistait donc en : a. une doctrine, l’endiguement de l’URSS et ses alliés ; b. la force militaire avec le développement des armes nucléaires -déjà en possession des USA depuis 1945- et la dissuasion ensuite ; c. l’alliance atlantiste, l’OTAN, fondée en avril 1949 ; d. le Plan Marshall (1948-1951). A la fin, celui-ci fut suivi en 1951 par la première institution ouest-européenne en tant que telle, la CECA (Communauté européenne du charbon et de l’acier). L’URSS ayant rejeté la proposition d’aide financière états-unienne, car conditionnée à l’acceptation du libéralisme économique par les pays bénéficiaires et vecteur d’une mise sous tutelle économique et culturelle, fonde en janvier 1949 le CAEM(COMECON)-Conseil d’assistance économique mutuelle, incluant tous les pays de l’Europe de l’Est et finalement une alliance militaire, le Pacte de Varsovie, le 14 mai 1955, en réponse à l’adhésion à l’OTAN le 9 mai 1955 de la RFA, en voie de remilitarisation.

La astucieuse trouvaille française, consistant à vouloir dompter et brider l’ogre germanique, car d’après Robert Schuman l’objectif était de rendre une nouvelle guerre avec les Allemands non seulement impensable mais aussi matériellement impossible, se retourna contre ses créateurs. C’est l’Allemagne, réunifiée même -mais plutôt parler d’une annexion par la RFA de la RDA – après la chute du Mur de Berlin en 1989, qui fini par faire de l’UE une sorte de nouveau saint-empire romain-germanique, euro-germanique, où rien ne se fait contre Berlin ou sans le consentement de Berlin, qui nomme -ou consenti la désignation de- l’exécutif et les technocrates à Bruxelles, avec des feuilles de route bien précises. Le deutschemark devenu €/euro fut depuis toujours bien contrôlé à Francfort par la banque centrale allemande.

Les prémices du rassemblement ouest-européen furent le traité défensif de Dunkerque entre la France et le Royaume-Uni en 1947, et le traité défensif de Bruxelles de mars 1948 devenu ensuite Union de l’Europe occidentale, qui fut comme une répétition générale. Un intense travail souterrain et de lobbying (entre 1948-1960) du Comité américain pour une Europe unie/American Committee on United Europe finançait et soutenait en sous-main les personnalités et mouvances fédéralistes européennes, notamment le Mouvement européen international.

Ce traité exclusivement ouest-européen (France, Royaume-Uni et Benelux) fut suivi par la signature à Washington le 4 avril 1949 du traité défensif créant l’OTAN. Les membres fondateurs de l’alliance militaire furent les cinq que nous venons de citer du traité de Bruxelles plus les États-Unis, le Canada et encore quatre autres pays européens, la Norvège, le Danemark, l’Islande et le Portugal (du dictateur Salazar). A présent toute l’UE sauf cinq pays -l’Irlande, l’Autriche, Chypre, la Suède et la Finlande- font partie de cette alliance défensive … qui devint offensive.

[...]

Lire l'article intégral en cliquant sur le lien ci-dessous

http://www.investigaction.net/un-autre-regard-critique-venant-du-sud-union-europeenne-droit-et-devoir-dinventaire/

Partager cet article
Repost0
13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 18:17

13 Juillet 2016 , Rédigé par aragon 43  ( le blog de Bernard Lamirand)

MARX ELABORANT LE CAPITAL

MARX ELABORANT LE CAPITAL

MARX ET LA JOURNEE DE TRAVAIL NORMALE ( le capital chapitre X Titre V)

Reprise d’un paragraphe important de Karl Marx sur le travail vu par le capitalisme à son époque.

Je le cite et chacun pourra le mettre en rapport avec ce qui se passe aujourd’hui dans des conditions différentes de l’organisation du travail mais sur le fond "les salopards en chapeau feutre" existent toujours.

« Qu’est-ce qu’une journée de travail ?Quelle est la durée du temps pendant lequel le capital a le droit de consommer la force de travail dont il achète la valeur pour un jour ?Jusqu’à quel point la journée peut-elle être prolongée au-delà du travail nécessaire à la reproduction de cette force ?

A toutes ces questions, comme on a pu le voir, le capital répond : la journée de travail comprend vingt-quatre heures pleines, déduction faite de quelques heures de repos sans lesquelles la force de travail refuse absolument de reprendre son service. Il est évident que par soi-même le travailleur n’est rien autre chose la vie durant que force de travail, et qu’en conséquence tout son temps disponible est, de droit et naturellement, temps de travail appartenant au capital et à la capitalisation.

Du temps pour l’éducation , pour le développement intellectuel, pour l’accomplissement de fonctions sociales, pour les relations entre parents et amis, pour le libre jeu des forces du corps et de l’esprit, même pour la célébration du dimanche, et cela dans les pays des sanctificateurs du dimanche, pure niaiserie !

Mais dans sa passion aveugle et démesurée, dans sa gloutonnerie du travail extra*, le capital dépasse non seulement les limites morales, mais encore la limite physiologique extrême de la journée de travail. Il usurpe le temps qu’exige la croissance, le développement et l’entretien du corps en bonne santé. Il vole le temps qui devait être de respirer l’air libre et à respirer la lumière du soleil. Il lésine sur le temps des repas et l’incorpore, toutes les fois qu’il le peut, au procès même de la production, de sorte que le travailleur, rabaissé au rôle de simple instrument, se voit fournir sa nourriture comme on fournit du charbon à la chaudière, de l’huile et du suif à la machine. Il réduit le temps de sommeil, destiné à renouveler et rafraichir la force vitale, au minimum d’heures de lourde torpeur sans lequel l’organisme épuisé ne pourrait plus fonctionner.

Bien loin que ce soit l’entretien normal de la force de travail qui serve de règle pour la limitation de la journée de travail, c’est au contraire la dépense possible par jour, si violente et si pénible qu’elle soit, qui règle la mesure du temps de répit de l’ouvrier. Le capital ne s’inquiète point de la durée de la force de travail. Ce qui l’intéresse uniquement, c’est le maximum qui peut -être dépensé dans une journée. Et il atteint son but en abrégeant la vie du travailleur, de même qu’un agriculteur avide obtient de son sol le plus fort rendement en épuisant sa fertilité.

La production capitaliste, qui est essentiellement production de plus value, absorption du travail extra, ne produit pas simplement après la prolongation de la journée qu’elle impose la détérioration de la force de travail de l’homme, en la privant de ses conditions normales de fonctionnement et de développement, soit au physique, soit au moral - elle produit l’épuisement et la mort précoce de cette force. Elle prolonge la période productive du travailleur pendant un certain laps de temps en abrégeant la durée de sa vie.

Mais la valeur de la force de travail comprend la valeur des marchandises sans lesquelles la reproduction du salarié ou la propagation de sa classe seraient impossible. Si donc la propagation contre nature de la journée de travail , à laquelle aspire nécessairement le capital en raison de son penchant démesuré à se faire valoir toujours davantage, raccourcit la période vitale des ouvriers, et, par suite, la durée de leurs forces de travail, la compensation des forces usées doit être nécessairement plus rapide, et, en même temps, la somme des frais qu’exige leur reproduction plus considérable, de même que pour une machine la portion de valeur qui doit être reproduite chaque jour est d’autant plus grande que la machine s’use plus vite, il semblerait en conséquence, que l’intérêt même du capital réclame de lui une journée de travail normale."

nota : cette reprise du chapitre X Titre V la lutte pour la journée de travail normale mérite toute notre attention dans les conditions d’aujourd’hui avec le capitalisme qui hurle pour l’allongement du temps de travail sur la journée, les dimanches, les nuits, sur la vie avec le recul de l’âge de la retraite mais aussi avec les puissants moyens de la révolution informationnelle lui permettant d’organiser mieux encore l’exploitation des salariés dans toutes les formes de précarité des emplois et y compris en utilisant des formes de travail comme elles existaient au 19eme siècle autour du travail aux pièces avec maintenant des salariés transformés en auto-entrepreneurs et dont le travail dépend du capital et de l’organisation qui lui permettra d’extorquer le maximum de plus value en payant la force de travail à l’instant T.

Bernard LAMIRAND

*la plus-value extra (ou différentielle). Marx s’étend peu sur cette plus-value. On peut pourtant considérer qu’elle est particulièrement enrichissante dans tous les sens du terme : pour le capitaliste et pour l’analyse que l’on peut faire du capitalisme. La plus-value extra est obtenue dès lors qu’un capitaliste réalise – via des innovations – des gains de productivité qui lui permettent de produire les mêmes biens mais en moins de temps que ses concurrents

Partager cet article
Repost0
5 juillet 2016 2 05 /07 /juillet /2016 11:16
La parution du numéro 11 de Ruptures est imminente !
La parution du n°11 de Ruptures est imminente…

Le n°11 de Ruptures est en cours de bouclage. Les abonnés le recevront jeudi 7 juillet.

Il sera naturellement très largement consacré au Brexit…

L’éditorial pointera la leçon essentielle du scrutin : désormais, chaque peuple sait qu’il peut quitter l’UE. Le vote britannique a provoqué l’effroi des dirigeants européens, et la colère des nantis contre ces « couches défavorisées » « irrationnelles et mues par la haine »…

La page 2 analysera les résultats – le Brexit emporte la victoire par 51,9% des suffrages – et ses conséquences : démission du Premier ministre David Cameron et quasi-implosion des deux grands partis, désavoués par leurs propres électeurs.

La page 3 rendra compte du désarroi et de la cacophonie au sein des dirigeants européens qui tentent d’endiguer la « contagion » et s’affrontent sur l’avenir de l’Union européenne.

Les pages 4 et 5 offriront un reportage exclusif à Londres, réalisé trois semaines avant le vote, en pleine campagne de terreur cataclysmique animée par les pro-UE…

La page 6 proposera la critique d’un  essai de Bruno Drweski sur la Russie actuelle, et fera le point sur l’avenir du mensuel.

On retrouvera page 7 les brèves, ainsi qu’une interview d’Olivier Mateu, le leader de la CGT des Bouches-du-Rhône, qui estime que le mouvement social contre la loi Travail inspirée par Bruxelles a permis de renouer avec des repères de classe rassembleurs.

Enfin, la page 8 analysera les municipales en Italie, marquées par des victoires impressionnantes du Mouvement cinq étoiles, ainsi que les nouvelles élections législatives en Espagne, qui n’ont toujours pas dégagé de majorité claire.

 

Pour ne pas manquer cette édition, abonnez-vous vite, si ce n’est déjà fait…

Partager cet article
Repost0
10 mars 2016 4 10 /03 /mars /2016 09:21

"Au point de vue des conditions économiques de l’impérialisme, c’est-à-dire des exportations de capitaux et du partage du monde par les puissances coloniales « avancées » et « civilisées », les États-Unis d’Europe sont, en régime capitaliste, ou bien impossibles, ou bien réactionnaires."

Lénine, 23 Août 1915.

Partager cet article
Repost0
7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 06:20
"C’est un abus de langage de qualifier de projets de réforme du droit du travail les appels à sa déréglementation"
Le mauvais procès instruit contre le code du travail

Alain Supiot  03/03/2016 dans AlterecoPlus

Pour le professeur au Collège de France Alain Supiot, « le procès instruit contre le code du travail occulte les causes profondes de la crise de l’emploi ». ©Denis ALLARD/REA

En 1999, le juriste Alain Supiot, spécialiste du droit du travail, avait présidé à la rédaction d’un rapport commandité par la Commission européenne sur les « Transformations du travail et le devenir du droit du travail en Europe », qui a fait date. Devenu un « classique », ce texte est à l’origine de la notion de droits de tirage sociaux, qui a inspiré les concepts de sécurisation des parcours professionnels ou de sécurité sociale professionnelle. AlterEcoPlus publie en exclusivité un extrait de la préface à la seconde édition de cet ouvrage, intitulé Au-delà de l’emploi et publié ce mercredi 2 mars aux éditions Flammarion. Dans cette préface, le professeur au Collège de France critique notamment le récent projet de réforme du code du travail du gouvernement de Manuel Valls.

“Le droit du travail est dénoncé dans tous les pays européens comme le seul obstacle à la réalisation du droit au travail. A l’image du président Mao guidant le Grand Bond en avant1, la classe dirigeante pense être l’agent historique d’un monde nouveau, dont l’avènement inéluctable exige de la population le sacrifice de toutes les sécurités acquises. Cette fuite en avant est éperdue chez les gouvernants des pays de la zone euro.

S’étant privés de tous les autres instruments de politique publique susceptibles de peser sur l’activité économique, ils s’agrippent au seul levier qui leur reste : celui de la déréglementation du droit du travail. Agrippement d’autant plus frénétique qu’ils sont désormais placés sous la menace des sanctions prévues par les traités, mais aussi et surtout de la perte de confiance des marchés financiers.

La Commission et la Banque centrale européenne les pressent de procéder aux « nécessaires réformes structurelles », nom de code de la « réduction du coût du travail » et la « lutte contre les rigidités du marché du travail2 ».

Relayé quotidiennement dans les médias par les talking classes3,l’appel à ces « réformes courageuses » est un mot d’ordre si rabâché depuis quarante ans, qu’on en oublierait presque l’obscénité du spectacle donné par ceux qui, cumulant souvent eux-mêmes les sécurités du public et les avantages du privé, dénoncent au nom des outsiders les avantages extravagants dont jouiraient les insiders et n’ont de cesse d’opposer les chômeurs aux smicards, les précaires aux titulaires d’un emploi stable, les salariés aux fonctionnaires, les actifs aux retraités, les immigrés aux indigènes, etc.

[...]

Lire la suite en cliquant sur le lien ci-dessous.

Partager cet article
Repost0
24 février 2016 3 24 /02 /février /2016 15:17

Cinq réflexions sur le Front National

Une contribution du MS21 ( Mouvement pour un socialisme du 21ème siècle )

 

Première Partie

Les dernières élections régionales ont vu le Front National arriver en tête au premier tour dans six des treize nouvelles régions métropolitaines. De façon indéniable nous sommes maintenant en présence d’un parti très structuré, qui sait mobiliser ses troupes - plus de six millions de voix - et dont la montée en puissance lui permet  maintenant de faire jeu égal avec les partis dits «de gouvernement». Cette caractéristique certes prévisible, mais cependant nouvelle, appelle un regard lucide sur cette évolution. Il s’agit de dépasser la simple moralisation ou l’invocation dans la précipitation politicienne entre deux tours d’élections à un désistement républicain - qui n’a d’ailleurs plus le moindre impact auprès des classes populaires – pour saisir en profondeur la nature de cette organisation.

Le MS21 proposera donc dans les semaines suivantes cinq réflexions critiques sur le FN. Il s’agira d’abord de repérer l’ambivalence structurelle de ce parti et de voir la nature de sa composante radicale qui se cache derrière son aspect lisse et respectable. Puis nous verrons comment, en France, le concept de Nation a évolué et, à la lumière de quelques exemples, vers quelles dérives il peut mener. Ensuite nous survolerons le programme du FN sur le plan économique et social et sur la question écologique. Enfin nous donnerons notre position sur ce que l’on peut raisonnablement attendre de ce parti.

 

 

Pour lire la suite cliquez sur le lien ci-dessous:
http://ms21.over-blog.com/2016/02/cinq-reflexions-sur-le-front-national.html

 
 
Partager cet article
Repost0
8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 11:14
Contre la démocratie de caserne
 

couv démoccaserne

Les éditions Delga feront paraître à partir du 30 janvier 2016 un livre salutaire, « La démocratie de caserne » de Jean Salem

La « république » sécuritaire prétend échanger une partie des libertés publiques encore en vigueur contre une mise en spectacle de la « sécurité ». Avec pour conséquence de stigmatiser toutes celles et tous ceux qui n’entendent pas se plier à cette démocratie de caserne. Ce qui est en jeu, c’est l’instauration d’une société de la contrainte, basée sur l’hyper-surveillance des citoyens de première ou de seconde zone. C’est une forme de militarisation durable de la société à travers une stratégie de la tension, un management par la terreur.

Jean Salem est philosophe et professeur à la Sorbonne. Il est l’auteur d’une quarantaine d’ouvrages, qui portent sur le matérialisme antique (Démocrite, Épicure, Lucrèce) et moderne (libertins du xviie siècle, Feuerbach, etc.), comme sur l’œuvre de Marx. Outre des livres consacrés au bonheur, à Maupassant, à l’art italien de la Renaissance, il a également publié plusieurs essais tels que Rideau de fer sur le Boul’Mich. Formatage et désinformation dans le « monde libre » (rééd. Delga, 2009), ou Élections, piège à cons ? (Flammarion, 2012). Son ouvrage d’entretiens, Résistances (Delga, 2015), où il revient sur l’ensemble de son parcours et de sa pensée, a rencontré l’année dernière un franc succès.

Un livre - "La démocratie de caserne" - De Jean Salem.
Partager cet article
Repost0
16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 14:20

S'il est une idéologie dominante aujourd'hui en France et dans de nombreuses régions du monde, c'est le « confusionnisme ». Les questions majeures qui déterminent l'essentiel des comportements sont noyées dans un fatras de références pseudo-morales, religieuses, instrumentalisées pour gommer les inégalités sociales, la précarité en voie de généralisation dans les pays développés, la fracture nord-sud et l'incapacité du système économique à avoir une quelconque efficacité contre la destruction de l'environnement.



Ce n’est pas encore un monde nouveau qui se profile à l’horizon, c’est le vieux monde poursuivant sa logique qui se dégrade à grande vitesse et accentue toutes ses perversions. La richesse se concentre entre quelques mains de moins en moins nombreuses dans un monde où les difficultés sociales et la crise environnementale s’aggravent, sans que le système dominant n’ouvre aucune issue.

En Amérique du Sud, après une dizaine d’années de victoires progressistes permettant d’affirmer pour la première fois l’indépendance vis-à-vis des États-Unis de plusieurs États et le recul de la pauvreté, la contre-révolution reprend le dessus, grâce à des alliances confuses extrême-droite – conservateurs et social-démocratie ! La Bolivie d’Evo Morales résiste, mais le Venezuela chaviste s’affaiblit tandis que l’Argentine change de camp : le retour des États-Unis et des grandes firmes privées s’annonce !

En Afrique, le désordre et la misère atteignent des sommets particulièrement depuis la destruction de la Libye par la France et les États-Unis qui a déstabilisé une large partie des États africains voisins. Les inégalités, la mal-gouvernance et les interventions extérieures renforcent le chaos qui se répand sous couleur de conflits religieux. Le développement n’a pas de réalité pour le plus grand nombre.

En Asie, la Chine qui a pour priorité l’édification d’une économie nationale puissante, n’a pas encore une stratégie lisible à l’échelle planétaire. Sa tradition exclut toute « précipitation » dans le domaine politique. Il est difficile de savoir ce qu’il en sera demain.

Les États-Unis, divisés entre conservateurs de plus en plus ultras et démocrates très modérés et dont les positions varient d’un État à l’autre au sein de la Fédération, poursuivent cependant quelle que soit le présidence une politique à visée hégémonique, usant du recours à la force ou de l’ingérence « soft » pour pour maintenir des intérêts économiques et stratégiques, sous couvert d’un humanitarisme frelaté. Son « exceptionnalisme » affirmé exclut tout respect de la légalité internationale.

Les États européens qui se sont ligotés dans le cadre de l’Union Européenne, qui n’a créé qu’une structure affairiste au service des lobbies les plus riches, est politiquement malade. Malgré des dispositions « constitutionnelles » pro-démocratiques, l’Union Européenne accepte sans réaction des gouvernements qui associent diverses droites et des mouvements fascisants (comme en Hongrie ou en Lettonie, par exemple). Elle se propose même d’accepter l’adhésion de la Turquie autoritaire, islamiste et opportuniste de l’A.K.P, tandis qu’elle n’a pas hésité à détruire la gauche grecque qui avait remporté les élections, avec un parfait mépris de la démocratie électorale. La social-démocratie qui, dans une période récente, était presque partout au pouvoir en Europe, n’a rien modifié à la situation sociale détériorée. Aujourd’hui, elle est souvent associée à la droite conservatrice, comme en Allemagne qui devient le modèle politique de la France et d’autres pays européens.

La France, quant à elle, a perdu tous ses repères. Il n’y a pas « modernisation » de la vie politique malgré la prétention de certains « socialistes » qui en réalité ne le sont pas. Il y a au contraire pourrissement de toutes les valeurs, effacement de tous les principes, sous l’égide d’un « tripartisme » dont les composantes FN, PS, ex-UMP sont dotées d’un programme quasi identique, chacune ayant fait les poubelles des deux autres. Le PS et l’ex-UMP ont intégré par exemple la ligne anti-immigration et les revendications autoritaristes du FN, tandis que le FN a récupéré des éléments du programme économique et social de la gauche. Au P.S, comme à l’ex-UMP, on ne combat pas le F.N, on l’évite au maximum, dans l’espoir du ralliement de ses électeurs et d’alliances (y compris contre-nature) éventuelles ultérieures. Le fascisme imbécile de Daesh conforte l’influence des pires ennemis de l’Islam en France et en Europe, qui cultivent surtout (c’est plus facile) le racisme anti-arabe, substitut au vieil antisémitisme, sous couleur de laïcité ou de défense de la civilisation.

[...]  Lire la suite sur le site d'Investig'action.

Partager cet article
Repost0
23 octobre 2015 5 23 /10 /octobre /2015 16:28

Publié par Michel El Diablo

« Les gauches n’ont le choix qu’entre abandonner toute perspective de changement ou redevenir révolutionnaires » [Entretien avec Christophe Bouillaud]
Christophe Bouillaud est professeur de sciences politiques à l'Institut d'Etudes politiques de Grenoble. Il est spécialiste de la vie politique italienne et, plus généralement, de la vie politique européenne. Il tient un excellent blog que l'on peut consulter ici. Il répond ci-dessous à quelques questions au sujet des mouvements de gauche "alternatifs" que l'on voit poindre et croître (ou stagner !) dans plusieurs pays d'Europe. 
 
***
 
On voit émerger, un peu partout en Europe, des gauches alternatives : Podemos en Espagne, Syriza en Grèce, Die Linke en Allemagne et d'autres. Qu'ont-elles en commun ? Vous semblent-elles devoir périmer, à terme, la social-démocratie et le communisme ?
 
Avant de souligner leurs points communs, il faut d’abord souligner leurs différences. Certains de ces partis possèdent un lien historique avec le mouvement communiste international, contrôlé depuis Moscou entre 1917 et 1991. C’est le cas par exemple de Die Linke en Allemagne qui reste électoralement et humainement l’héritier du PDS, le parti-successeur du SED, parti hégémonique de la RDA, même si d’autres éléments venus de la social-démocratie ou du syndicalisme critique de l’ancienne RFA s’y sont agrégés depuis (dont un Oskar Lafontaine par exemple).
 
D’autres s’enracinent dans une gauche elle aussi communiste, mais qui refusait la domination soviétique sur le mouvement communiste international. Il s’agit de tous ces partis qui correspondent à un héritage trotskyste ou même maoïste (comme pour le parti « Socialistische Partij » aux Pays-Bas). C’est aussi le cas, pour schématiser, de Syriza, qui affronte d’ailleurs dans l’arène électorale grecque, un parti communiste, le KKE, réputé pour son immobilisme doctrinal.
 
Par ailleurs, il existe des scissions de gauche des grands partis socialistes ou socio-démocrates de gouvernement. C’est typiquement le cas du  Parti de gauche en France. Enfin, il existe de rares forces - Podemos est pratiquement le seul exemple connu à ce jour - qui ne s’enracinent dans aucune expérience organisationnelle précédente et revendiquent au contraire leur totale virginité politique, tout en reprenant d’évidence des thèmes de gauche traditionnels comme la justice sociale.
 
Au total, malgré leur diversité d’enracinement historique, la plupart de ces forces finissent - quand elles disposent d’élus au Parlement européen - par siéger ensemble dans le groupe parlementaire de la « Gauche Unitaire Européenne/Gauche Verte Nordique », qui n’est autre que l’héritier de l’ancien groupe parlementaire des communistes de l’ouest du continent. De fait, au Parlement européen, ces formations se rassemblent beaucoup plus facilement que les héritiers du fascisme et du nationalisme européens des années 1910-1940, parce qu’elles partagent une visée internationaliste ancrée dans l’histoire longue du mouvement ouvrier européen. Elles ont toutes, aussi, une histoire commune plus récente : depuis les années 1980,  ces forces – ou les individus qui les ont constituées – n’ont connu pratiquement que des défaites politiques. Le moins qu’on puisse dire en effet, c’est que l’influence de ces partis situées à la gauche de la social-démocratie dominante a été totalement insignifiante sur l’expérience européenne depuis les années 1980. Ces forces ont certes survécu, mais elles ont totalement échoué à influencer les évolutions socio-économiques depuis lors.
 

 

Partager cet article
Repost0
6 septembre 2015 7 06 /09 /septembre /2015 17:24

Texte de l'allocution de Marx au meeting londonien sur la Pologne, Deutsche-Brüsseler-Zeitung


Cf. : "Engels, compte-rendu du meeting de Londres sur la Pologne..." http://merlerene.canalblog.com/archives/2015/09/05/32247116.html

Voici le texte de l'intervention de Marx au meeting londonien du 29 novembre 1847, tel que le publie le journal bihebdomadaire bruxellois de Marx le 9 décembre 1847. (Son lectorat germanophone mêle radicaux, socialistes et communistes.)
On peut consulter plusieurs traductions. Je donne ici celle de Maximilien Rubel.

"L’entente et la fraternité des nations est une phrase que tous les partis ont à la bouche aujourd’hui, notamment les libre-échangistes bourgeois. Il existe en effet une sorte de fraternité parmi les classes bourgeoises de toutes les nations : c’est la fraternité des oppresseurs contre les opprimés, des exploiteurs contre les exploités. De même que la classe bourgeoise d’un pays est fraternellement unie contre le prolétariat du même pays, malgré la concurrence et la lutte des membres de la bourgeoisie entre eux, de même les bourgeois de tous les pays sont fraternellement unis contre les prolétaires de tous les pays malgré leur rivalité et leur concurrence sur le marché mondial. Pour que les peuples puissent vraiment s’unir, il faut que leurs intérêts soient communs, il faut abolir les conditions actuelles de propriété, car elles impliquent l’exploitation des peuples entre eux. Seule la classe ouvrière a intérêt à abolir le régime actuel de la propriété. La classe ouvrière est d’ailleurs la seule à avoir les moyens de le faire. La victoire du prolétariat contre la bourgeoisie est en même temps la victoire sur les conflits nationaux et industriels qui dressent de nos jours les différents peuples les uns contre les autres. Aussi la victoire du prolétariat contre la bourgeoisie sera-t-elle le signal de la libération de tous les peuples opprimés.
L’ancienne Pologne est certes perdue et nous serions les derniers à souhaiter son rétablissement. Mais l’ancienne Pologne n’est pas la seule à être perdue. La vieille Allemagne, la vieille France, la vieille Angleterre, toute l’ancienne société est perdue. Mais la perte de l’ancienne société n’est pas une perte pour ceux qui n’ont rien à perdre dans l’ancienne société, et dans tous les pays, c’est le cas pour la grande majorité des hommes. Bien au contraire, ils ont tout à gagner à la disparition de l’ancienne société, qui entraîne la création d’une société nouvelle non plus fondée sur l’antagonisme des classes. De tous les pays du monde l’Angleterre est celui où l’antagonisme entre le prolétariat et la bourgeoisie est le plus développé. La victoire du prolétariat anglais sur la bourgeoisie anglaise est, par conséquent, décisive pour la victoire de tous les opprimés contre leurs oppresseurs. Il en résulte que ce n’est pas en Pologne que la Pologne doit être libérée, mais en Angleterre. Et vous, chartistes, vous n’avez pas à exprimer de pieux souhaits pour la libération des nations. Battez vos propres ennemis de l’intérieur et vous pourrez avoir la fière conscience d’avoir battu toute l’ancienne société."

 

Partager cet article
Repost0

Articles Récents