Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

Rechercher

Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
9 septembre 2018 7 09 /09 /septembre /2018 12:50

Source : Truthdig, 19-06-2018

Pixabay

Nous vivons dans un état de guerre perpétuelle, et nous ne le percevons jamais. Pendant qu’on vous sert votre glace dans cet endroit sympa où ils mettent ces jolies petites feuilles de menthe sur le côté, quelqu’un est bombardé en votre nom. Pendant que vous vous disputez au cinéma avec le jeune de 17 ans qui vous a donné un petit sac de pop-corn quand vous avez payé pour un gros, quelqu’un est anéanti en votre nom. Pendant que nous dormons, mangeons, faisons l’amour et protégeons nos yeux par une journée ensoleillée, la maison, la famille, la vie et le corps de quelqu’un sont pulvérisés en mille morceaux en notre nom.

Toutes les 12 minutes

L’armée américaine lâche une bombe d’une puissance que vous pouvez difficilement imaginer une fois toutes les 12 minutes. Et c’est bizarre, parce que techniquement, nous sommes en guerre avec – voyons-voir – zéro pays. Cela devrait donc signifier qu’aucune bombe n’est larguée, non ?[...]

La suite sur le site "Les crises" : https://www.les-crises.fr/larmee-de-trump-largue-une-bombe-toutes-les-12-minutes-et-personne-nen-parle/

Source : Truthdig, 19-06-2018

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

 

Partager cet article

Repost0
9 septembre 2018 7 09 /09 /septembre /2018 10:10

Par Jacques Pezet

 

Check News a traduit pour vous plusieurs extraits d'interviews et de discours, où Sahra Wagenknecht expose sa vision d'une politique d'immigration en Allemagne.

[...]

Pour un respect du droit d’asile, dont il faut combattre les causes, mais critique d’une immigration de travailleurs étrangers

On peut résumer ses positions ainsi. Sahra Wagenknecht défend le droit d’asile dans sa forme actuelle et s’est opposée à son durcissement. Elle estime cependant que pour régler la crise des réfugiés, il ne suffit pas d’ouvrir les frontières du pays, mais de traiter les causes, qui justifient que des personnes quittent leur pays en guerre. Ainsi elle est contre la vente d’armes à des pays étrangers, notamment la Turquie ou l’Arabie Saoudite.

En ce qui concerne les immigrés, qui ne relèvent pas du droit d’asile, elle estime qu’une position d’ouverture totale des frontières n’est pas une position de gauche, car l’immigration de main-d’œuvre étrangère augmente la concurrence entre les travailleurs allemands et immigrés et tire, selon elle, les salaires vers le bas. Elle y voit une politique souhaitée par le patronat pour baisser le coût de la main-d’œuvre.

Aussi Sahra Wagenknecht considère que cette main-d’œuvre supplémentaire pour l’Allemagne, notamment les travailleurs qualifiés, est un manque à gagner pour les pays d’origine de ces immigrés. Elle défend la mise en place de «limites à la libre circulation des marchandises» pour que ces pays en voie de développement ne soient pas abusés par les pays industrialisés.

 

Extrait du discours au congrès de Die Linke le 10 juin 2018.

Elle commence ce discours par se féliciter des résultats de Die Linke en progrès lors des élections fédérales du Bundestag, puis insiste sur le fait que Die Linke doit capter l’électorat ouvrier, qui s’est éloigné du parti dans des zones sinistrées, telles que le bassin ouvrier de la Ruhr ou les Länder de l’Allemagne de l’Est. Les propos traduits ici, font suite à un passage, où elle explique qu’elle est fière que son parti s’oppose à la livraison d’armes aux pays étrangers.

«Chers camarades, nous sommes également d’accord pour dire que les guerres sont une cause majeure des mouvements de migration mondiaux. Et nous convenons que les personnes persécutées doivent se voir accorder l’asile. Je suis fier que le groupe parlementaire au Bundestag ait voté contre tout durcissement de la loi sur l’asile et qu’il continuera à le faire. Je pense que cela montre où nous en sommes dans ce dossier.

Et nous sommes également d’accord sur le fait que les réfugiés de guerre doivent être aidés. Il n’y a personne dans Die Linke qui s’interroge à ce sujet. Et je ne pense pas qu’il soit élégant de toujours prétendre que c’est différent. Non, ce n’est pas différent.

Ce dont nous discutons, c’est de savoir si un monde sans frontières dans des conditions capitalistes peut vraiment être une revendication de gauche. Même là, il y a quelque chose qui n’est pas controversé. Nous défendons le droit des pays pauvres de défendre et de protéger leurs marchés, leurs économies, avec des tarifs douaniers contre nos exportations agricoles. Mais cela signifie aussi fixer des limites à la libre circulation des marchandises. Nous exigeons un contrôle des capitaux pour empêcher les spéculateurs financiers de décider des devises, des taux d’intérêt et du sort d’économies entières. C’est pourquoi nous voulons bien entendu fixer des limites à la libre circulation des capitaux.

Oui, beaucoup d’entre nous sont probablement d’avis qu’il est irresponsable d’éloigner les pays pauvres de leurs spécialistes qualifiés parce que la pauvreté et la misère sur le terrain ne font qu’augmenter. Oui, nous discutons de la question de savoir s’il devrait y avoir des limites pour la migration de main-d’œuvre et, si tel est le cas, quelles sont-elles. Mais pourquoi ne pouvons-nous pas le faire objectivement, sans diffamation ?

Le politicien de gauche Bernie Sanders a également une opinion très tranchante à ce sujet. Je cite Bernie Sanders : «Ouvrir les frontières. Non. C’est une suggestion des frères Koch.» Ce sont de grands industriels avec 40 milliards d’actifs. Je cite Bernie Sanders : «Ce que la droite aime dans ce pays, c’est une politique d’ouverture des frontières. Amenez beaucoup de gens qui travaillent pour deux ou trois dollars de l’heure. Ce serait formidable pour eux. Je n’y crois pas. Je crois que nous devons travailler avec le reste des pays industriels pour lutter contre la pauvreté dans le monde. Mais nous ne pouvons pas le faire en appauvrissant la population de ce pays.» Voilà ce que dit Bernie Sanders. Et quand Jeremy Corbyn parle sur le sujet, ça sonne pareil. Vous n’avez pas à partager cette opinion, mais Bernie Sanders et Jeremy Corbyn ne sont en aucun cas des gens qui courent après la droite et adoptent leurs arguments. Qu’est-ce que c’est que cette non-culture du débat!

Je ne m’attends pas à ce que tout le monde soit d’accord avec moi non plus. Bien sûr que non. Mais ce que j’attends, c’est une discussion solidaire. Et si moi et d’autres camarades de mes propres rangs sommes accusés de nationalisme, de racisme et de proximité avec l’AfD, ou si l’on suppose que nous cédons à l’ère du temps droitiste, alors c’est le contraire d’un débat solidaire !»

Interview avec la Frankfurter Rundschau le 11 août 2018  [...]

La suite et l'intégralité de l'article ici : http://www.liberation.fr/checknews/2018/09/04/que-dit-exactement-sahra-wagenknecht-sur-l-immigration_1676492

Partager cet article

Repost0
9 septembre 2018 7 09 /09 /septembre /2018 10:04

Le rédacteur en chef du mensuel Ruptures Pierre Levy décrypte pour RT France l'émergence du mouvement Aufstehen. Qu'implique-t-il pour la politique allemande et pour l'Europe?

Remettre le social au cœur du débat politique ; montrer les dangers d’une immigration de masse voulue par les grandes entreprises pour faire pression sur le prix du travail ; pointer la nocivité des orientations impulsées par l’Union européenne : tels sont quelques uns des thèmes qu’entend promouvoir le mouvement Aufstehen («debout» ou «se lever»), porté officiellement sur les fonds baptismaux le 4 septembre, et qui pourrait peut-être bouleverser le paysage politique allemand.

L’initiative était en gestation depuis plusieurs mois, notamment à travers un site internet qui fut rapidement couronné de succès. Elle en revient notamment à la dirigeante du groupe parlementaire de Die Linke («La Gauche»), Sahra Wagenknecht, quelque peu en délicatesse avec l’appareil de son propre parti. Lors du dernier congrès de cette formation, cette dernière avait été copieusement huée par la majorité des cadres du parti, dont elle est pourtant la figure la plus populaire auprès du public : elle fut (et reste) accusée de tenir un discours «populiste», voire d’imiter le parti Alternative pour l’Allemagne (AfD, souvent étiqueté extrême droite). Sahra Wagenknecht et ses amis s’en défendent, et précisent au contraire qu’il faut renouer avec les couches populaires, manifestement délaissées par les partis traditionnels (y compris Die Linke) afin de récupérer des électeurs en déshérence, souvent séduits par l’AfD, tout particulièrement dans l’est du pays.[...]

Lire la suite ici sur le site de RT  : https://francais.rt.com/opinions/53772-quel-avenir-pour-aufstehen

Partager cet article

Repost0
9 septembre 2018 7 09 /09 /septembre /2018 09:08

1er septembre 2018

Hier, la manifestation à la frontière Gaza-Israël s’est conclue par 180 Palestiniens blessés, conséquence des israéliennes.

Avril 2018 : https://www.aa.com.tr/fr/monde/isra%C3%ABl-avoue-avoir-tu%C3%A9-deux-palestiniens-%C3%A0-la-fronti%C3%A8re-de-gaza-et-d%C3%A9tenir-leurs-d%C3%A9pouilles-/1105406

Les forces d’occupation israéliennes ont tué 19 Palestiniens, dont quatre enfants, et en ont blessé 1.600 au cours du mois d’août, a écrit Quds Press vendredi. Les assassinats ont eu lieu en Cisjordanie occupée, dans la Bande de Gaza et à Jérusalem.

D’après un rapport émis par le Centre de Documentation et d’Etudes Abdullah Al-Hourani de l’OLP, 17 Palestiniens ont été tués à Gaza alors qu’ils prenaient part aux manifestations de la Grande Marche du Retour, un a été tué en Israël même et l’autre a été tué en Cisjordanie.[...]

La suite ici : http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2018/09/06/israel-a-tue-19-palestiniens-et-en-a-blesse-1600-en-aout/

Partager cet article

Repost0
9 septembre 2018 7 09 /09 /septembre /2018 05:19

Le réalisateur Ken Loach appelle le Parti travailliste à ne pas céder à la pression de la droite ni « trahir les Palestiniens » dans une vaine tentative pour apaiser les ennemis de Corbyn.

S’adressant exclusivement au Morning Star, le légendaire réalisateur de Kes, Cathy Reviens, et Moi, Daniel Blake a averti qu’adopter une série d’exemples liés à la définition de l’antisémitisme par l’Alliance Internationale de la Mémoire de l’Holocauste (IHRA) n’apaiserait pas les critiques dont le véritable enjeu était d’étouffer la renaissance du parti socialiste.

« La définition de l’IHRA est un dispositif, pas une fin », a-t-il dit. « Elle va permettre de nouvelles attaques contre la gauche. »

Une déclaration des membres en ligne de l’association "Grassroots for Jeremy," qui a demandé au parti de rester fidèle à son Code de Conduite actuel sur l’antisémitisme, a mis en avant qu’une « stratégie d’excuses et d’apaisement ne marche pas » face à une attaque destinée à détruire Jeremy Corbyn, ni n‘arrive à un accord avec lui.[...]

La suite ici sur le site du Grand Soir :https://www.legrandsoir.info/ken-loach-appelle-les-travaillistes-a-ne-pas-trahir-la-palestine-en-cedant-aux-ennemis-de-jeremy-corbyn-morning-star.html

Partager cet article

Repost0
8 septembre 2018 6 08 /09 /septembre /2018 14:53

La pension à points est une tendance européenne. C’est une recette que les patrons et gouvernements européens veulent généraliser. En effet, pour eux, c’est tout bénef d’avoir un système qui fait automatiquement travailler plus longtemps pour moins de pension. Tour d’horizon.

Espagne

Manifestation pour les pensions en Espagne. (Photo Jorge Lizana / Fotomovimiento)

Depuis l’automne 2017, des dizaines de milliers de « pensionistas » descendent régulièrement dans les rues de plus de 70 villes de toute l’Espagne. Les deux plus grands syndicats aussi ont organisé de grandes actions dans tout le pays, notamment lors du 1er Mai.

Ils réclament le retrait d'un ensemble de réformes antisociales prises il y a plusieurs années et dont les effets se font sentir pleinement aujourd'hui. Notamment une réforme proche du système à points, qui a introduit ce que le gouvernement appelle un « facteur de soutenabilité ». Concrètement, le pouvoir d'achat des pensions baisse en fonction de l’état de l’économie, du budget, et de l’espérance de vie.

France

La prochaine étape, c’est la France. Le président Macron a annoncé fin mai vouloir lancer les travaux pour mettre en place un système de retraites à points.

Cette réforme s’inscrit dans la continuité de la casse des statuts amorcée par le gouvernement, et notamment celui des cheminots, qui a donné lieu à un des plus grands mouvements de lutte sociale en Europe de ces dernières années. C'est cette logique qu'a dénoncée le sénateur du Parti communiste français (PCF) Fabien Gay au Sénat français le 30 mai : « Vous voulez le scalp [du statut] des cheminots, mais en vérité, vous voulez vous attaquer à la retraite. Parce que le statut va avec la retraite et que demain, vous voulez mettre toutes les retraites de ce pays au plus bas niveau. »

Les repoussoirs : la Suède et l’Allemagne

[ ...]

La suite ici : https://ptb.be/articles/pension-points-la-mobilisation-reussit-faire-reculer-le-gouvernement

 

Partager cet article

Repost0
8 septembre 2018 6 08 /09 /septembre /2018 14:51

On entend parfois dire que « cela ne sert à rien de se mobiliser car le gouvernement n’écoute de toutes façons pas ». Et c’est vrai qu’il préfère écouter les quelques voix de l’élite plutôt que celle des travailleurs. Par contre, il réagit face à la pression de la mobilisation venue d'en bas. Mais pour cela des conditions sont nécessaires.

Laissons parler les faits :

  • Le 28 octobre 2017, le ministre des Pensions Daniel Bacquelaine (MR) déclare : « J’introduirai un projet de loi sur la pension à points avant la fin de l'année. » (Het Belang van Limburg)
  • Le 19 décembre 2017, le jour de la première manifestation pour les pensions, il déclare qu'il introduira un texte au printemps. (La Libre)
  • Le 15 janvier 2018, il déclare dans la presse qu'il introduira un texte en juin.
  • Le 28 avril 2018, il déclare dans La Libre : « Il ne faut pas absolument voter les textes avant la fin de la législature. Il y a d’abord un effort pédagogique à faire. »
  • Le 27 mai dernier, quelques jours après la manifestation du 16 mai, Vincent Van Quickenborne - député libéral flamand et ancien ministre des Pensions - déclare à la télévision : « Mon impression est qu’elle ne viendra plus [la pension à points]. Et le ministre l’a confirmé il y a deux semaines. D’où cela vient-il ? C’est une réforme drastique du système. Il y a hélas des insécurité et des incertitudes. Des gens ont laissé entendre que les pensions pourraient baisser en fonction de la conjoncture économique. (…) Le système à points comme il est présenté va dans la bonne direction. (…) Mais ce n’est apparemment pas encore mûr. Et, pour le dire honnêtement, nous sommes trop proches des élections pour prendre encore une décision sur ce point. »

Traduction : avec la mobilisation sociale, il y a trop de gens qui ont compris que la pension à points est une pension tombola qui - en fonction de la conjoncture économique et de l’espérance de vie - nous fera travailler automatiquement plus longtemps pour moins de pension. Vouloir forcer les choses avant les élections risque nous faire perdre trop de plumes.[...]

La suite ici : https://ptb.be/articles/pension-points-la-mobilisation-reussit-faire-reculer-le-gouvernement

Partager cet article

Repost0
8 septembre 2018 6 08 /09 /septembre /2018 14:35
 
 

Partager cet article

Repost0
5 septembre 2018 3 05 /09 /septembre /2018 23:29

 

Et aussi au Brésil

Aux Etats-Unis, en France ou en Italie, des offensives judiciaires s’attachent à remettre en cause les choix souverains des peuples. « La nouvelle démocratie » doit se faire sans eux.

Plusieurs événements très inquiétants se sont produits aux États-Unis, en Italie, et en France cet été. Sous des prétextes parfois grossiers, l’on a vu la justice pénale de chacun de ces trois pays tenter soit de mettre en cause le choix démocratique des peuples, soit de peser sur les processus mêmes de ces choix. Cette forme d’instrumentalisation de la justice est relativement nouvelle. Mais elle s’inscrit dans un processus déjà ancien. [...]

La suite ici :http://www.vududroit.com/2018/08/etats-unis-france-italie-justice-penale-contre-suffrage-universel/

Partager cet article

Repost0
3 septembre 2018 1 03 /09 /septembre /2018 14:50

A : Service de presse d’Amnesty International (section française) spresse@amnesty.fr

De : Maurice Lemoine (journaliste)

Madame, Monsieur,

J’ai noté avec intérêt l’organisation par Amnesty International (AI) de la "Journée internationale des disparus.

Les disparitions forcées perdurent dans le monde », le 30 août 2018. Dans les communiqués officiels (dont les deux derniers, ci-dessous) qui l’ont précédé, AI met en lumière les cas de disparitions qui lui paraissent particulièrement symboliques "dans différentes régions du globe" : Syrie, Egypte, Pakistan, Laos, Turquie, Cameroun, Kenya, Zimbabwe et Mexique (à travers le cas particulièrement grave d’Ayotzinapa). S’agissant de l’Amérique latine, on pourrait à juste titre s’étonner de l’absence de la Colombie, mais, vu la modestie des chiffres, je ne vais pas pinailler ici sur les 45 000 victimes de cette pratique depuis 1985 (d’après la Unidad de Victimas), dont de nombreuses pendant la présence au pouvoir de la faction politique qui vient de revenir à la présidence en la personne de M. Ivan Duque.

https://www.amnesty.fr/presse/journee-internationale-des-disparus-les-...
https://www.amnesty.fr/presse/journee-internationale-des-disparus-les-...

En revanche, j’ai été très surpris par la prestation, ce matin 1er septembre, au journal de 8 heures de France Culture, présenté par Sophie Delton, de Mme Geneviève Garrigos, qui se présente comme la "porte-parole" d’AI. Sans référence particulière aux communiqués d’AI précédemment cités, elle s’est concentrée sur quatre pays, dont la Corée du Nord et la Syrie, mais a surtout passé la majeure partie de son intervention à dénoncer de façon extravagante « la politique de terreur imposée à l’opposition » à travers les « disparitions » au… Venezuela et au Nicaragua.

D’où la question à laquelle je vous saurai gré de bien vouloir répondre : Mme Garrigos représente-t-elle vraiment Amnesty International ou instrumentalisme-t-elle l’organisation au service d’un agenda personnel et de certains courants politiques latino-américains ?

Par ailleurs, de la lecture aussi bien des statuts d’Amnesty International que de ceux de la Section française (voir-ci dessous) :

https://www.amnesty.org/download/Documents/POL2072982017FRENCH.PDF
https://www.amnesty.fr/fonctionnement-amnesty-international-france

…il semble ressortir (je cite) que : "Nous sommes indépendants de tout gouvernement, de toute tendance politique, de tout intérêt économique et de toute croyance religieuse ».

Dans ces conditions, pouvez-vous me préciser si, lorsqu’elle termine son intervention du 9 juin 2018 sur le Nicaragua, au journal de 8 heures de France Culture (déjà !), par le mot d’ordre « Daniel (Ortega) doit partir ! », Mme Garrigos le fait en tant que porte-parole d’Amnesty International ou en tant que porte-parole de l’opposition nicaraguayenne. De la même manière, faites-moi savoir si les statuts d’Amnesty ont changé et si l’une de ses nouvelles tâches est d’appeler au départ ou même au renversement de tel ou tel président ou gouvernement. Dans ce cas, il serait important que vos militants – des gens sincères que je connais et pour qui j’ai beaucoup de respect – en soient dûment informés.

Je vous remercie par avance de votre réponse dont je tiendrai bien entendu compte dans le ou les articles que je vais être amené à rédiger sur le sujet.

Cordialement.

Maurice LEMOINE

URL de cet article 33748

 

Partager cet article

Repost0

Articles Récents