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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 16:24

Vous noterez la très grande prudence et le quasi silence de nos médias nationaux qui ne parlent que fort peu du référendum italien pourtant crucial pour l'avenir des Italiens, de l'Italie, de l'UE et des peuples européens.  Y. G.

Italie : un "non" le 4 décembre conduira-t-il à une sortie de la zone euro ?

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L'Italie va-t-elle sortir de la zone euro après le 4 décembre ?
L'Italie va-t-elle sortir de la zone euro après le 4 décembre ? (Crédits : © Fabrizio Bensch / Reuters)
Le scénario catastrophe d'un "Italexit" après une défaite de la réforme constitutionnelle lors du référendum du 4 décembre en Italie est de plus en plus évoqué. Une option possible, mais loin d'être probable.

Le 4 décembre prochain, les électeurs italiens doivent se prononcer sur la réforme de la constitution proposée par le président du conseil Matteo Renzi. Cette réforme porte principalement sur l'organisation territoriale et sur les pouvoirs et l'élection du Sénat qui perdrait son égalité parfaite avec la Chambre des députés, notamment pour renverser le gouvernement.

Au-delà de la réforme proprement dite, c'est évidemment et surtout le chef du gouvernement lui-même qui est l'enjeu au cœur de ce vote. En personnalisant à l'extrême ce vote, il en a fait un plébiscite sur son mandat. Le choix des Italiens débordera donc de la seule problématique constitutionnelle. C'est du reste ce qui explique qu'une partie des élus du Parti démocrate (PD) de Matteo Renzi appellent à voter « non » à un projet qu'ils ont approuvé au parlement...

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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 13:55

Jacques Rancière : « L’élection, ce n’est pas la démocratie »

24 Sep sur le blog "Histoire et société"

Je vous recommande en particulier son analyse trés fine de Mélenchon et du fait qu’il prétend occuper la place du Parti communiste alors qu’à l’inverse de ce dernier il est dans l’incapacité d’être autre chose qu’un moment électoraliste alors que le PCF de jadis par ce qu’il était et par son action excédait le seul moment électoral, ce qui est de moins en moins le cas.  Même observation pour le FN qui caricature à la fois la nation et la lutte des classes pour les vider de leur contenu révolutionnaire.  Si je n’appuie pas Mélenchon alors que je n’ai rien contre l’individu (au contraire en tant qu’individu j’éprouve beaucoup plus de suspicion envers les dirigeants du PCF qu’à son égard, mais il y a la question du parti et au-delà celle d’une définition du politique). Mon refus de voter pour lui tient au fait que Mélenchon symbolise cette dérive mitterrandienne destructrice à la fois de la nation, de la République et du parti de la lutte des classes et que la logique de son action est d’en finir y compris avec les élus communistes, dernier bastion (à la fois électoraliste et capables comme on l’a vu avec la Loi El Khomri d’agir avec le mouvement social). Plus généralement, il est à noter que monte de partout l’idée du droit à l’insurrection (même chez Juppé qui constate que si cela continue nous allons vers la guerre civile, manière réactionnaire de désigner le droit à l’insurrection)  (note de Danielle Bleitrach)

Jacques Rancière : "L'élection, ce n'est pas la démocratie"Les « indignés », qui réclament notamment une réforme de la loi électorale pour donner la parole aux petits partis exclus du Parlement. ((c) Afp)


 

LES ENTRETIENS DE L’OBS. A la veille de l’élection présidentielle, le philosophe s’interroge sur les limites de la démocratie représentative et s’insurge contre la confiscation du pouvoir du peuple.

Eric Aeschimann Publié le 28 mai 2012 


 

Le Nouvel Observateur. L’élection présidentielle est généralement présentée comme le point culminant de la vie démocratique française. Ce n’est pas votre avis. Pourquoi?

Jacques Rancière. Dans son principe, comme dans son origine historique, la représentation est le contraire de la démocratie. La démocratie est fondée sur l’idée d’une compétence égale de tous. Et son mode normal de désignation est le tirage au sort, tel qu’il se pratiquait à Athènes, afin d’empêcher l’accaparement du pouvoir par ceux qui le désirent.

La représentation, elle, est un principe oligarchique: ceux qui sont ainsi associés au pouvoir représentent non pas une population mais le statut ou la compétence qui fondent leur autorité sur cette population: la naissance, la richesse, le savoir ou autres.

Notre système électoral est un compromis historique entre pouvoir oligarchique et pouvoir de tous: les représentants des puissances établies sont devenus les représentants du peuple, mais, inversement, le peuple démocratique délègue son pouvoir à une classe politique créditée d’une connaissance particulière des affaires communes et de l’exercice du pouvoir. Les types d’élection et les circonstances font pencher plus ou moins la balance entre les deux.

L’élection d’un président comme incarnation directe du peuple a été inventée en 1848 contre le peuple des barricades et des clubs populaires et réinventée par de Gaulle pour donner un «guide» à un peuple trop turbulent. Loin d’être le couronnement de la vie démocratique, elle est le point extrême de la dépossession électorale du pouvoir populaire au profit des représentants d’une classe de politiciens dont les fractions opposées partagent tour à tour le pouvoir des «compétents».

Lire l'intégralité en cliquant ci-dessous.

 

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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 18:26
Editorial paru dans le n°14 de Ruptures à propos de la victoire de D.Trump - "Juste la fin d'un monde ?" [par Pierre Lévy]

Éditorial paru dans Ruptures du 23 novembre

Juste la fin d'un monde ?

Un séisme. L’élection de Donald Trump ébranle potentiellement trois des piliers fondateurs de l’ordre mondial post-guerre froide, et même post-seconde guerre mondiale.

Le premier pilier n’est autre que l’essence même de la mondialisation : le libre échange, contre lequel le candidat républicain n’a cessé de tonner – succès électoral à la clé. Parallèlement à son méga-plan de 500 milliards d’investissements publics dans les infrastructures nationales, le magnat de l’immobilier a même évoqué une possible sortie de l’OMC.

Or, depuis la chute de l’URSS, l’Occident a imposé le capitalisme globalisé comme horizon indépassable, avec pour fondement une dynamique de suppression des droits de douane, des frontières, des protections – bref, le libre jeu de la concurrence généralisée à l’échelle du globe, immigration et délocalisations à la clé.

Le deuxième pilier est tout sauf anodin. Pour la première fois, un dirigeant occidental de ce niveau remet en cause le dogme le plus sacré selon lequel la planète serait mortellement menacée par une activité humaine inconsidérée. Ce consensus obligatoire dissimule en réalité l’incapacité du système actuel d’assurer une croissance à la hauteur des besoins humains. Et justifie donc la « sobriété nécessaire », autrement dit l’austérité à perpétuité – mais repeinte en vert (tu).

Quant au dernier fondement, il concerne rien de moins que la guerre ou la paix à l’échelle du monde. Le milliardaire a tenu des propos conciliants vis-à-vis de la Russie, suggérant une coopération avec Moscou notamment en Syrie et en Irak. Il a mis en question le coût et la pertinence de l’OTAN, et jeté un doute sur la validité de clause dite de défense mutuelle. Selon le patron de la Conférence de Munich sur la sécurité, Wolfgang Ischinger, cette situation provoque une « insécurité jamais atteinte quant à la relation transatlantique ». L’hebdomadaire allemand Der Spiegel révèle que des géostratèges de l’Alliance atlantique se sont mis à travailler sur un scénario impensable : un retrait des Etats-Unis de l’OTAN…

Cerise sur le gâteau, les élites politico-médiatiques occidentales sont taraudées par une question déstabilisante : comment avons-nous pu ne pas pressentir le tsunami qui enflait au sein des classes populaires américaines ? « Il faudra à l’avenir que nous nous enquêtions plus sur les simples gens », battent leur coulpe en substance certaines rédactions, qui, non sans une candide arrogance, continuent de considérer les ouvriers comme des bêtes curieuses. Car de fait, l’endogamie du personnel politique et de la presse dominante, des deux côtés de l’Atlantique, exclut toute opinion dissidente comme toute irruption populaire au sein de l’appareil idéologique en place. A force de porter au pinacle lesdites « minorités visibles », les maîtres de la pensée officielle sont passés à côté des majorités… qui leur furent invisibles.

Le compulsif remue-méninge sur « le populisme » ne suffira pas à prévenir les futurs tremblements de terre. Les oligarchies européennes s’affolent, d’autant que des échéances électorales délicates se profilent en Autriche, en Italie, aux Pays-Bas, en Allemagne… et en France. Il n’est nul besoin d’être un partisan de Marine Le Pen pour noter que c’est elle qui a trouvé la formule la plus aiguisée pour caractériser le scrutin du 8 novembre : « ce n’est pas la fin du monde, c’est plutôt la fin d’un monde ».

A ce stade cependant, la plus grande prudence s’impose. Ne serait-ce que parce que les propos de campagne du futur locataire de la Maison-Blanche ont été souvent fantasques voire contradictoires. Il a par exemple attaqué l’accord avec l’Iran, et promis par ailleurs une déréglementation bancaire… Mettra-t-il en œuvre ne serait-ce que le début de ses engagements électoraux ? Il serait naïf d’imaginer que l’« establishment » soit désarmé face à des menaces existentielles qu’un président ferait peser sur l’ordre établi. Les intérêts en jeu sont incommensurables.

Pourtant, si le nouvel élu devait, à l’instar des politiciens « classiques », abandonner brutalement ce qui a fait son succès électoral, qui peut imaginer la suite ? Les formes et les échéances de la colère populaire seraient imprévisibles – mais pas sa force et sa violence, à côté desquelles la Guerre de sécession ferait peut-être figure de promenade de santé… Une telle révolte pourrait même entraîner un effet de souffle au-delà des frontières américaines.

Il faudrait alors – et pour la première fois – saluer la mondialisation.

Pierre Lévy

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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 18:23

FIDEL CASTRO, un véritable révolutionnaire, pour toujours dans nos cœurs et nos esprits [Rouges vifs -Ile-de-France]

COMMUNIQUÉ DE ROUGES VIFS Ile de France

Le 26 Novembre 2016

 

Tous les authentiques révolutionnaires du monde, tous les communistes, tous les progressistes sont en deuil aujourd’hui. Fidel Castro, véritable légende pour tout militant voulant éradiquer le capitalisme dans toutes ses dimensions, n’est plus.

Malgré l’âge et la maladie, la nouvelle nous stupéfait et nous voyons défiler toute l’histoire depuis la fin de la 2ème guerre mondiale, tous les épisodes de l’affrontement entre l’impérialisme, stade suprême du capitalisme, et le droit à l’autodétermination des peuples. De la célèbre plaidoirie « L’histoire m’acquittera » au débarquement internationaliste du Granma, de l’agression dans la baie des cochons au délire anticommuniste toujours à l’œuvre aux Etats Unis, de la guerre froide à la solidarité avec l’Angola ayant abouti à la libération de Nelson Mandela et la fin de l’Apartheid en Afrique du Sud, solidarité encore sur tout le continent Sud Américain en particulier dans le domaine de la santé, Cuba socialiste et Fidel Castro formaient un tout.

Notre première réaction d’affection est pour le peuple cubain et son gouvernement qui perdent un dirigeant exceptionnel qui a œuvré jusqu’à son dernier souffle pour la Paix, la souveraineté des Peuples, l’indépendance des Nations, la solidarité internationale et la coopération sans jamais transiger sur la Révolution.

Les militants de Rouges Vifs IDF leurs présentent leurs plus profondes et sincères condoléances et les assurent de notre totale solidarité et de notre confiance absolue dans le fait qu’ils surmonteront avec courage et détermination l’épreuve du départ de Fidel. Nous ne doutons pas un instant qu’ils poursuivront l’œuvre de la Révolution tant les acquis en matière de santé ou d’éducation, notamment, sont devenus le bien commun de toute l’humanité. Et tout cela dans le cadre à l’embargo inique des USA sur Cuba depuis 1959. Il faut y mettre un terme immédiatement !

Vient ensuite en mémoire les réflexions et enseignements que nous inspirent la vie, la pensée et l’action de Fidel Castro et de ses compagnons dont Raul tout au long de sa vie. Cela fait l’objet d’un énorme affrontement idéologique visant à nier toute possibilité de construction du socialisme. Tout est utilisé pour salir l’expérience cubaine tenant tête à la 1ère puissance du monde depuis plus 50 ans et pervertir toute idée de dépassement du capitalisme.

La lamentable déclaration d’un dirigeant du PCF sur le prétendu caractère autoritaire du « régime cubain » (les mots mêmes de l’adversaire) est non seulement empreinte d’une condescendance inouïe, mais elle participe surtout à brouiller les repères d’une réflexion communiste authentique. Qu’elle soit sciemment prononcée ou faite dans la précipitation pour paraître respectable, cela combat de fait l’idée révolutionnaire.

C’est aux cubains de juger. Ce sont eux qui nous livrent, par leur expérience au cœur de l’affrontement impérialiste, des enseignements précieux pour l’action communiste et révolutionnaire dans notre propre pays. Imagine-t-on des capitalistes, après avoir été expropriés du pouvoir et des moyens de production par une opération du saint esprit, accepter le verdict populaire et ne pas tenter par tous les moyens, y compris la guerre et la guerre civile, les intimidations, les infiltrations, de revenir au pouvoir ?

N’est-ce pas ce qui est à l’œuvre dans le cadre des traités européens (« qui ne peuvent être remises en cause par des élections » JC Junker, président de la commission européenne) et de ses concrétisations dans les différents pays (répression brutale et pour le coup autoritaire contre les opposants à la loi Hollande/Valls/El Khomri) ?

Les cubains nous parlent de droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et de coopérations mutuellement avantageuses entre nations souveraines. Tout le contraire du libre échange (ALENA, TAFTA, CETA, …), de la libre circulation des capitaux, de la mise en compétition des travailleurs de toute la planète sur des créneaux jugés juteux pour les actionnaires des multinationales au détriment de productions pour satisfaire les besoins vitaux et sociaux de l’humanité. A cela, les dirigeants cubains et d’autres pays d’Amérique Latine ont construit l’ALBA, traité de réelles coopérations entre les peuples. Parler de Nation quand on est révolutionnaire, c’est tout le contraire du repli nationaliste xénophobe. C’est s’appuyer sur les aspirations populaires et leur expression démocratique pour fonder la légitimité et l’action des gouvernements de chaque pays pour construire ensemble avec tous ceux qui y sont disposés.

Ce véritable internationalisme est un des fondements de la révolution cubaine initiée il y a 60 ans, jour pour jour, par l’arrivée à bord du Granma, de militants de différentes nationalités sud américaines. ROUGES VIFS IDF soutient l’initiative du collectif « ENTRE AMIS » et l’association GILBERTO BOSQUES organisée sur ce sujet le 10 décembre à la Maison de Associations de Malakoff (92).

Plus fondamentalement, les questions auxquelles Cuba a été confronté et les réponses apportées nous renvoient à la figure le fonctionnement soi disant supérieur en démocratie de nos propres institutions qui produisent des gouvernements qui ne rendent de comptes à personne et dont l’éviction ne peut conduire qu’à des situations bien pires encore. N’est-ce pas ce que nous vivons en France en particulier depuis plusieurs décennies ? Et ce sont ces mêmes dirigeants, souvent incultes et incompétents, qui qualifient Fidel Castro de dictateur autoritaire ?

Fidel Castro continuera à vivre car il est pour toujours un grand parmi les grands. A l’occasion de sa disparition, nous saluons Cuba pour son immense contribution au bienfait de l’humanité. Nous voulons leur témoigner notre infinie reconnaissance d’avoir su se doter d’un dirigeant de la trempe de « Fidel, leur commandant en chef ». Nous en sommes persuadés : non seulement l’Histoire l’a déjà acquitté mais elle va faire en sorte qu’il demeure un des exemples rares.

 

Paris, le 26 novembre 2016

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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 18:12

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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 18:07

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26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 10:44

Il fallait s’y attendre, et cela arrive à un âge inespéré pour quelqu’un que les USA ont tenté d’assassiner ….638 fois ! .
Il aura eu la joie de voir son peuple avancer et gagner un vote historique à l’ONU où plus aucun pays n’ose voter contre la résolution cubaine condamnant l’embargo dont son peuple est victime.

Il fallait s’y attendre, ses adversaires de toujours, n’en démordent pas et même devant la mort d’un homme qui est objectivement, tant par la durée de son mandat que par la force de son action, l’un des plus grands hommes politiques du 20e siècle, continuent à porter leurs coups tel le journal Le Monde, le « quotidien de référence »… de la bourgeoisie, qui a toujours été un adversaire résolu de la révolution cubaine, qui s’en donne à cœur joie ce matin en ressortant un article de 2001 ( !). Ils me font penser aux fascistes de Pinochet qui tirèrent sur le cercueil de Pablo Neruda : même mort, Fidel leur fait peur.

Il faut s’y attendre il va y en avoir des titres sur le thème, « une page se tourne », « Cuba doit (ou va c’est selon !) devenir raisonnable et rentrer dans le rang », dans le rang des pays capitalistes bien sûr.

Il faut s’y attendre on va en entendre des « opposants » et des « démocrates », les mêmes qui soutiennent toutes les guerres qui ont eu pour résultat de faire basculer le Moyen Orient dans le chaos, lancer leur appel à en finir avec la « dictature » cubaine sur le thème des droits de l’homme.

Il faut s’y attendre, la mort de Fidel et tout ce qu’elle évoque, va voir s’ériger deux camps de part et d’autres de la barrière et c’est tant mieux. A celles et ceux d’en face nous le disons tranquillement.

Oui nous ne sommes pas dans le même camp que vous.

Nous ne sommes pas dans le camp de celles et ceux qui tirent sur les peuples qui essaient de trouver des voies alternatives au capitalisme et tentent d’inventer en permanence le socialisme de leur temps. Pour eux, Cuba n’a que des défauts et l’un des pires est d’avoir eu Fidel à sa tête si longtemps. Les avez-vous entendu dénoncer une seule fois l’embargo contre Cuba y compris quand les votes à l’ONU réclamant la fin de cet acte de guerre économique et sociale contre tout un peuple sont devenus ultra majoritaires ? Les avez-vous entendus saluer le travail extraordinaire en matière de santé ou d’éducation ? Saluer la solidarité de Cuba envers les autres peuples y compris récemment envers Haïti touché par les cyclones ? Saluer la conversion de l’île à l’agriculture bio il y a plus de 20 ans maintenant…y compris par les plus farouches partisans déclarés de l’écologie politique chez nous ?

Il faut vous y attendre nous sommes dans le camp des peuples, de Cuba à l’Afrique du sud, en passant par le Venezuela ou la Bolivie. Dans le camp de celles et ceux qui se réjouissent à chaque avancée palpable pour les plus démunis, à chaque point marqué contre l’impérialisme, à chaque avancée pour la paix, à chaque recul auquel le capitalisme est contraint. Nous n’avons pas de modèle mais nous avons des repères et Cuba est un repère fort.

Le Cuba de Castro avec sa formidable résistance de petit David face au Goliath américain est un encouragement pour le monde entier. Certains, voulant croire à « la fin de l’histoire » ne donnaient pas cher de la peau de Cuba suite à la chute du mur de Berlin : ils ont dû déchanter grâce au Cuba de Fidel.

Il faut vous y attendre, nous sommes et serons toujours dans le camp de celles et ceux qui cherchent à inventer le socialisme du XXIe et ont droit aux erreurs, aux tâtonnements dans leur volonté de conquête de l’émancipation humaine.

Nous n’avons ni modèle, ni mythe du sauveur suprême, ni culte de la personnalité.

Simplement, il faut vous y attendre, nous sommes et resterons dans le camp de Fidel

Hasta la victoria siempre !

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26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 10:31

Sur El Diablo.

Fidel CASTRO, commandant en chef, le leader de la Révolution cubaine, est mort à La Havane

Fidel, commandant en chef, le leader de la Révolution cubaine, notre Fidel, est mort à La Havane vendredi à 22h29. Cuba le pleure, mais aussi apprécie l'avoir eu pendant 90 ans, car avec lui l’île et la Révolution sont devenus un lieu sur la carte de ce monde. Vous nous manquerez, commandant, et nous allons toujours envie de défendre cette révolution que vous avez mis en place avec les pauvres dans votre pays.

Mots du président Raul Castro : “Aujourd’hui, 25 Novembre à 10h29 dans la nuit est mort le commandant en chef de la Révolution cubaine Fidel Castro Ruz Conformément à la volonté expresse du camarade Fidel, sa dépouille sera incinéré. les premières heures du matin du samedi 26, le comité d’organisation des funérailles, nos gens fournissent des informations détaillées sur l’organisation d’hommage posthume imposé le fondateur de la révolution cubaine. Toujours jusqu’à la victoire! ” »

SOURCE:

Fidel Castro est mort

L’histoire retiendra qu’il fut l’un des géants politiques du XXe siècle, et que la faune de tous les anticastristes est bien petite à côté de ce colosse. Son combat a permis l’avènement d’une Amérique latine nouvelle. De son vivant, Fidel était déjà entré dans l’histoire. L’Amérique latine perd un Libérateur, un référent, une légende.

26 novembre 2016

Je pleure. Pour mesurer la dimension du personnage, il faut le contextualiser. Cuba est une petite île ; elle n’est pas un morceau de l’ex-empire soviétique qui s’acharne à survivre sous les tropiques. Les Etats-Unis sont intervenus plus de 190 fois en Amérique du sud, une seule expédition a échoué, celle de 1961 à Cuba. L’invasion mercenaire de la Baie des Cochons, pour tenter de renverser Fidel Castro. Les archives de la CIA l’attestent : Fidel a été victime de plus de 600 tentatives d’assassinat de la part des Etats-Unis. Pendant 50 ans, il leur a tenu la tête haute.

Fidel est le libérateur, l’émancipateur, le fédérateur, il a permis l’affirmation d’une nation. Le castrisme naît d’une revendication d’indépendance nationale ; la Révolution a été le fruit d’une histoire nationale. Fidel a en quelque sorte inventé Cuba. Il est donc historiquement le fondateur, le ciment, il porte une légitimité historique que nul ne lui conteste.

Il y a eu Cuba, c’est vrai, forte personnalisation du pouvoir, résultat du charisme de cet homme exceptionnel, et du rôle qu’il a joué dans le processus historique, de sa relation directe avec le peuple, de l’agression permanente des Etats-Unis.

Cuba a inventé des structures de « pouvoir populaire », A Cuba, le parti unique est le produit de la Révolution, d’un processus long et conflictuel de la fusion des trois organisations révolutionnaires. A Cuba, c’est la Révolution qui a fait le parti, et non l’inverse.

S’il y a des hommes qui jouent des rôles irremplaçables, dans des processus historiques donnés, Fidel Castro est de ceux-là.

L’histoire retiendra qu’il fut l’un des géants politiques du XXe siècle, et que la faune de tous les anticastristes est bien petite à côté de ce colosse. Son combat a permis l’avènement d’une Amérique latine nouvelle. De son vivant, Fidel était déjà entré dans l’histoire. L’Amérique latine perd un Libérateur, un référent, une légende.

¡Hasta la victoria siempre, Comandante Fidel !

Faites une pause.

Jean Ortiz

SOURCE:

Fidel CASTRO, commandant en chef, le leader de la Révolution cubaine, est mort à La Havane

Fidel Castro : « Décris-moi le bocage vendéen »

Il était un peu plus de minuit ce 31 décembre et nous venions de terminer le repas de réveillon. Il y avait là Carlos Rafaël Rodriguez, le brillant ministre cubain des Affaires étrangères, Georges Marchais, sa femme Liliane et leur fils, ma première femme Nicole et mes enfants. Soudain, Fidel Castro surgit dans la pièce et dit : « Préparez vos affaires, nous partons en mer. » Alors que tous les présents se précipitaient dans les chambres, Fidel me pris à part et me dit : « En attendant leur retour, décris moi le bocage vendéen. » Stupéfait, je me lance dans un discours sur la révolution française, les chouans… Fidel m’arrête et me dit : « tout cela, je le sais. Je suis en train de lire un ouvrage sur la Révolution française. Ce que je veux c’est que tu m’aides à visualiser le bocage. » J’aurai dû lui dire simplement que je ne connaissais pas la région. Il s’en est rendu compte.

Une nuit avec Fidel

Une interview de Fidel Castro relève du parcours du combattant. En ce début de soirée du mois de février 1989, Roland Leroy accompagné de sa femme Danièle, reporter-photographe de l’occasion, la correspondante de « l’Humanité » à Cuba, Maïté Pinero et moi attendions le signal. « C’est pour ce soir », nous avait-on dit. A 21h, le départ était annoncé. La rencontre a duré la nuit entière. L’entretien a commencé par un échange personnel entre Roland Leroy et Fidel Castro. Puis les magnétophones ont tourné jusqu’à 23h. C’est alors qu’un des assistants du Président s’approche et dit à Fidel : - « La délégation mozambicaine conduite par le ministre des Affaires étrangères quitte La Havane demain matin très tôt ».
- « Fais les venir tout de suite », lui dit Fidel. 
- « Mais ils sont couchés », s’inquiète l’assistant ».
Nous avons vu arriver les Mozambicains les cheveux hirsutes. Fidel Castro flanqué de Roland Leroy sont partis les rejoindre. Pendant ce temps avec Daniele nous avons posé derrière le bureau de Fidel.
Une bonne heure plus tard, l’interview a repris. Puis, Fidel nous a raccompagnés. Il était 5h et le soleil se levait sur la capitale cubaine. 

José Fort
(extraits de mon livre " Trente ans d'Humanité", Editions Arcane 17)

SOURCE:

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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 16:41
Le numéro 13 de Ruptures est arrivé chez les abonnés

Parution prochaine de l’édition de novembre de Ruptures

Le n°13 de Ruptures arrive chez les abonnés le jeudi 24 novembre.

La Une ouvrira cette édition sur la victoire de Donald Trump aux élections présidentielles, susceptible d’ébranler les bases de la mondialisation ainsi que la géopolitique planétaire

L’éditorial analysera le désarroi des dirigeants de l’UE, déstabilisés tant par les thèmes de campagne du candidat républicain que par le tsunami populaire qu’ils n’avaient pas vu venir et qu’ils redoutent désormais en Europe

La page 2 fera le point sur le pitoyable état de la croissance en zone euro du fait de l’austérité liée à la monnaie unique, même si la Commission, consciente de son impopularité, renonce pour l’instant aux sanctions, tout en continuant à enfoncer la Grèce

La page 3 analysera les trois tabous occidentaux mis sur la table par la campagne électorale aux Etats-Unis : le libre échange, le dogme climatique et l’Alliance atlantique. Certains responsables européens tentent de saisir l’occasion pour plus d’intégration, notamment militaire

La page 4 rendra compte des présidentielles en Moldavie (hors UE) et en Bulgarie, où les candidats présumés pro-russes l’ont emporté sur leurs adversaires soutenus par Bruxelles, le tout sur fond de crise sociale, de corruption et de désillusion européenne

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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 16:32

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