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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 15:04

 

sur La Dépêche

 

D'après les grévistes, 90 % des salariés ont cessé de travailler depuis une semaine. /DDM CZ

D'après les grévistes, 90 % des salariés ont cessé de travailler depuis une semaine. /DDM CZ

 

Voilà une semaine que les agents de la clinique d'Embats sont en grève. Après les échecs des négociations entre la direction et les représentants du personnel en fin de semaine dernière, les discussions devraient reprendre aujourd'hui. Hier, d'ailleurs, le directeur Jean-Marie Philip n'a pas répondu à nos sollicitations et a simplement indiqué qu'il était «en réunion pour préparer ces négociations».

Les salariés s'étaient mis en grève le 10 novembre, donc mardi dernier, revendiquant des augmentations de salaire (200 € pour les infirmières, 100 € pour les autres salariés) et de meilleures conditions de travail. «Nous demandons simplement que les personnes qui sont malades ou en congés soient remplacées, déclare Laure Picherit, déléguée du personnel. On est censé travailler à 6 infirmières par jour, mais ces derniers temps, on était quatre. Et, en psychiatrie, la principale prise en charge, c'est l'écoute, les activités, les ateliers, tout cela prend du temps, mais nous n'en avons pas.»

Hier, les salariés se sont rendus sur le site auscitain de la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (Direccte) et de l'Agence régionale de santé, où ils ont, à chaque fois, pu rencontrer un représentant.

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 22:52
Ces chercheurs américains ont abouti après de longues recherches aux mêmes conclusions que les syndicats.  Cela implique le renforcement des pouvoirs du CHSCT ( Comité d' hygiène, de sécurité et des conditions de travail )  dans les entreprises et l'interdiction de la précarité comme seul "contrat" de travail, comme le souhaite Macron et le gouvernement Valls .  C'est une question de santé publique.  A.C.

sur lci TF1

Extraits

Edité par
le 09 novembre 2015

 

Les femmes réagissent moins bien au stress que les hommes.

Les femmes réagissent moins bien au stress que les hommes. / Crédits : Thinkstock

 

Santé Des chercheurs des universités américaines de Stanford et Harvard affirment que le stress professionnel peut faire perdre jusqu'à 33 ans d'espérance de vie.

Travailler dans un environnement hostile et stressant peut fortement réduire la durée de vie. Alors que l'espérance de vie dépasse désormais les 80 ans dans les pays de l'OCDE, des chercheurs américains de Stanford et d'Harvard affirment que le stress professionnel peut faire perdre jusqu'à 33 ans d'espérance de vie, selon une étude publiée fin octobre dans la revue Health Affairs.

Risque de licenciement et absence de sécurité sociale : facteurs déterminants
Il ressort de leurs résultats que le stress éprouvé en milieu professionnel constitue un facteur déterminant - de 10 à 38% selon les chercheurs - de cet écart de 33 ans. Les salariés stressés, travaillant sans protection sociale ou susceptibles d'être licenciés, sont ceux qui vivent le moins longtemps.
 
Pour réduire cette différence d'espérance de vie, les universitaires préconisent de meilleures conditions de travail, sans précarité, sans trop d'horaires décalés et avec une couverture sociale généralisée.

VIDEO.Burn out : "on en parle plus et il y a plus de stress au travail" 

Stress au travail. L'espérance de vie peut chuter de 33 ans

Lu sur Ouest France.  Extraits.

En cartographiant l'espérance de vie entre les Américains, des universitaires ont constaté un écart frôlant parfois les 33 ans. Une disparité liée au stress au travail.

Les chercheurs des universités de Stanford et Harvard assurent aujourd'hui que le stress au travail peut faire perdre 33 ans d'espérance de vie. En cause : la flexibilité permanente, la crainte du chômage ou un environnement de travail hostile. [...]
Les horaires décalés aggravent cette disparité chez les femmes

[...] Plus précisément, chez les femmes, les horaires décalés aggravent cette disparité. Tandis que chez les hommes, la précarité dans son ensemble est un facteur aggravant.

Pour prolonger notre espérance de vie et donc en finir avec le stress au travail, les universitaires préconisent alors d’instaurer de meilleures conditions de travail où la précarité est « absente », les horaires décalés « une exception » et la mutuelle d’entreprise un « acquis ». L’entreprise rêvée en quelque sorte.

L'Huffington Post  |  Par
Mis à jour:
Extraits

SANTÉ - Un environnement de travail hostile et stressant peut réduire (de beaucoup) notre espérance de vie. [...]

En analysant les résultats, ils se sont rendu compte que ceux qui subissaient le plus de stress et se retrouvaient dans les postes les moins bons étaient surtout ceux dont le niveau d'études était bas.[...]

Mais d'autres facteurs joueraient également un rôle essentiel: la précarité, les licenciements fréquents ou les difficultés lors de la recherche d'un nouvel emploi auraient, plus que tout, l'effet de "raccourcir" la vie. Pour les hommes comme pour les femmes, le fait de ne pas maîtriser sa vie professionnelle représenterait un obstacle majeur. Ce qui "tue" les femmes est principalement lié aux horaires alternés trop fatigants, tandis que les hommes seraient bien plus épuisés par un climat général d'insécurité.

"Il est indispensable de créer des environnements de travail plus viables, surtout pour les travailleurs n’ayant pas fait d'études supérieures", écrit le Washington Post au sujet de cette étude. "Vous vous tuez littéralement au travail. Heureusement, pour la plupart de ces problèmes, y compris les horaires alternés, les heures supplémentaires et le travail non rémunéré, des solutions relativement simples existent : il suffit de modifier le règlement intérieur des entreprises."

Ce blog, publié à l’origine sur le HuffPost italien, a été traduit par Jennifer Joffre pour Fast for Word.

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13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 15:38
Air France: l'intersyndicale réclame la "réintégration" des licenciés
Publié le .fr - Modifié le | AFP
Extraits.

L'intersyndicale toutes catégories d'Air France a réclamé vendredi la "réintégration" des salariés licenciés pour motif disciplinaire, appelant de nouveau à une mobilisation le 19 novembre, dans l'attente "d'une action plus forte très prochainement".  Des appels à la grève sont lancés pour jeudi dans certains secteurs au sol, notamment à la maintenance par la CGT, l'UNSA, SUD et Force ouvrière, a indiqué Mehdi Kemoune (CGT).

Air France a annoncé jeudi à l'AFP que quatre membres du personnel au sol, auxquels sont reprochés des "agressions physiques" lors des incidents du 5 octobre, avaient "reçu une notification de licenciement pour faute lourde".  "Un de mes clients n'a reçu aucune notification de licenciement et a appris la rupture de son contrat par voie de presse", a déclaré vendredi à l'AFP Me Sofiane Hakiki, qui représente deux des salariés ayant, selon Air France, été licenciés.Un cinquième salarié, représentant du personnel CGT à la maintenance (DGI), est également sur la sellette. En soutien, "100% des mécanos étaient en grève à 9H00" vendredi, selon M. Kemoune.

Dans un communiqué, l'intersyndicale appelle à "l'arrêt des poursuites judiciaires et disciplinaires" et à la "réintégration" des salariés licenciés à l'issue d'une "parodie" de procédure légale, selon eux.  "Que les choses soient claires, aucune des vidéos des salariés incriminés ne montre de violences physiques à l'encontre de qui que ce soit", ils ont été "pris au hasard" car "la direction veut en faire des exemples", assure-t-elle.  Pour l'intersyndicale, "rien" ne justifie ces décisions intervenant avant même que la justice ne se prononce le 2 décembre sur les violences.  Constatant que la direction "persiste" par ailleurs "dans sa stratégie de destruction d'emploi et d'attrition" de la flotte, l'intersyndicale appelle "à se mobiliser" jeudi, jour de comité central d'entreprise (CCE), "en attente d'une action plus forte très prochainement".

"De notre côté il n'y a pas pour l'instant de mouvement de grève", mais un appel à la mobilisation "pour essayer de mobiliser l'opinion publique, l'attention de l'État, l'attention de la direction", a indiqué à l'AFP Emmanuel Mistrali, porte-parole du syndicat majoritaire de pilotes (SNPL).  Il pointe un "manque de prise de conscience de la dégradation du climat social et de l'avancée tranquille vers une situation explosive", fustigeant des "sanctions écrites par avance et complètement disproportionnées".

[...]

13/11/2015 12:42:26 - Paris (AFP) - © 2015 AFP

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 10:35
Lu sur radin.com.  Extrait.  Par Jean-Baptiste GIRAUD le 05 nov. 2015

C'est une association rassemblant des centaines de directeurs des ressources humaines de grandes entreprises françaises qui l'affirme, dans un rapport publié cette semaine. La tension, dans les entreprises, est à son maximum, et les risques de grève et de mouvements sociaux en 2016 dans le rouge vif.

2016, année de grèves et de mouvements sociaux ?

La crise n'est plus une excuse

Le rapport d'Entreprise & Personnel, une association de DRH de grands groupes, tire la sonnette d'alarme : « Nous insistons sur les risques dans les grandes entreprises de tensions salariales » clame le document.

Pourquoi ? Tout simplement parce que la crise, qui trainait en longueur depuis plusieurs années, semble s'éloigner tout doucement. Ou encore, parce que les salariés et les syndicats sont lassés de se voir opposer l'argument "c'est la crise", quand ils revendiquent...

En tout état de cause, Entreprise & Personnel alerte sur le risque de mouvements sociaux l'année prochaine.

 

Commentaires : Si ce sont les DRH qui le disent.  Ils veulent sans doute sauver leurs chemises...

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9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 22:57

Cet article est reposté depuis Ça n'empêche pas Nicolas.

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9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 22:51
La secrétaire de l'UD-CGT de Girone relaxée en appel dénonce une volonté de « criminalisation de l’action syndicale » de la part d’un patronat « de plus en plus agressif à l’égard des salariés » et accuse le gouvernement de ne pas faire « respecter le droit fondamental de liberté syndicale ».
Publié le 06/11/2015

20 Minutes, 6 novembre 2015 :

Corinne Versigny était poursuivie pour avoir parlé de « conditions de travail moyen-âgeuses » au sein de l’entreprise Fonderies et Ateliers du Bélier (FAB).

La justice vient de donner raison, en appel, à Corinne Versigny, la secrétaire départementale de la CGT en Gironde qui y voit une victoire pour la liberté d’expression syndicale.

 

La stratégie de l’entreprise dénoncée

La quinquagénaire était poursuivie pour diffamation au préjudice de l’entreprise Fonderies et Ateliers du Bélier (FAB), un fabricant de composants de sécurité pour automobiles. On lui reprochait d’avoir, fin 2014, dans des courriers aux autorités ou à travers une interview dans la presse, réclamé une table ronde et alerté sur ce qu’elle considérait être des « conditions de travail moyen-âgeuses ».

Elle dénonçait également une stratégie managériale visant à « vider l’entreprise de sa valeur ajoutée » en vue de délocaliser, ou encore des « pièces sortant avec des défauts », faute d’investissement.

Corinne Versigny avait été condamnée en mai pour diffamation publique à 3.000 euros d’amende avec sursis, et 500 euros de dommages et intérêts au titre du préjudice moral.

A l’audience d’appel début octobre, l’avocate de FAB, Stéphanie Bertrand, avait estimé ses propos « violents », « erronés », visant à « déstabiliser » l’entreprise auprès des partenaires et clients, estimant que droit syndical et liberté d’expression ne sont « pas le droit de mentir, de raconter n’importe quoi sur la place publique ».

Pas d’excès des « limites de la polémique syndicale »

La cour d’appel a estimé que « les termes employés n'(avaient) pas excédé les limites de la polémique syndicale » et que « la rédaction et la diffusion des courriers visaient un but dont la légitimité ne saurait être sérieusement contestée ».

La cour a par ailleurs souligné que Corinne Versigny avait « puisé ses éléments d’analyse » pour rédiger ses courriers dans des rapports d’expertises, des courriers de l’Inspection du travail et du Comité d’hygiène et sécurité et des conditions de travail.

« La cour a retenu la bonne foi de ma cliente estimant qu’elle poursuivait un but légitime en toute absence d’animosité personnelle », s’est félicité Maître Magali Bisiau, avocate de la syndicaliste.

Une volonté de « criminalisation de l’action syndicale »

« On ne peut pas accuser une organisation syndicale de faire son travail, de s’inquiéter de la situation d’une entreprise et demander simplement une table ronde aux autorités », a indiqué Corinne Versigny, « soulagée » de la relaxe.

Elle a dit constater une volonté de « criminalisation de l’action syndicale » de la part d’un patronat « de plus en plus agressif à l’égard des salariés » et a accusé le gouvernement de ne pas faire « respecter le droit fondamental de liberté syndicale ».

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7 novembre 2015 6 07 /11 /novembre /2015 17:43
Les travailleurs du sanitaire, grands oubliés des politiques publiques de santé
9 septembre 2015 sur JDS Experts
Une succession de plans d’économies

Depuis des années, l’hôpital a été le laboratoire des restructurations libérales et de la mise en œuvre des mesures de gestion. Les établissements de santé ont connu une dégradation progressive de leur organisation au fil des réformes et des coupes budgétaires. Véritable coup de massue, le pacte de stabilité et de croissance 2014-2017 prévoit un effort de 50 milliards d’euros d’économies, dont 21 sur la Sécurité Sociale. L’effort demandé aux structures sanitaires est colossal : 3,2 Milliards d’économies sur la période. Mais cela ne suffit jamais. Un rapport de la cour des comptes de septembre 2014 propose d’amplifier les réorganisations d’établissements pour accroître leur productivité et réduire leurs besoins de financement. Directement importée du monde de l’industrie, la notion de « productivité » fait son apparition. Elle induit évidemment une certaine conception de l’hôpital et de son personnel.

Une logique productiviste qui met les salariés sous pression

Depuis la mise en œuvre de la tarification à l’activité (T2a), l’allocation des ressources budgétaires des établissements de santé est déterminée par le volume d’activité. Ce changement de logique implique d’augmenter la « cadence de travail » pour maximiser les recettes et rentabiliser les couts de structures. Condamné à accroître l’activité pour encaisser plus de recettes « sécu » (1 acte = 1 prix = un produit), chaque structure doit prendre en charge un plus grand nombre de patients. Dans ce contexte, le maintien d’une bonne qualité de prise en charge nécessite toujours plus d’efforts pour le personnel des hôpitaux et cliniques, qu’il soit soignant ou non.

En parallèle, les pouvoirs publics ont impulsé, via les tarifs, le développement des prises en charge ambulatoires (sans nuitée), moins couteuses pour la sécurité sociale. Ce basculement de l’activité a fondamentalement métamorphosé l’organisation du travail. Tous les temps sont désormais comptés. Le temps consacré aux patients n’est désormais plus suffisant pour échanger, écouter et surveiller. Il faut faire vite et bien, malgré les contraintes organisationnelles et matérielles induites par les plans d’économies. Nombreux sont les salariés souffrant de l’impression de ne pas avoir le temps ni les moyens de bien faire. Ils sont emplis de culpabilité et de résignation. La course à l’activité prime sur la qualité des soins et la santé du personnel.

Des indicateurs sociaux alarmants

Le Centre d’Etudes de l’Emploi expliquait en janvier 2014 que les réformes prenaient insuffisamment en compte les conditions de travail. Il soulignait également les conséquences néfastes des restrictions budgétaires sur le personnel. La contraction des budgets oblige les établissements à ajuster en permanence leurs effectifs à l’activité, quitte à recourir à l’intérim ou laisser des services entiers en sous-effectifs. La flexibilité induite par la gestion des effectifs à « flux tendu » précarise fortement les salariés. Ils sont transférés d’un service à l’autre, quelles que soient leur spécialisation initiale et leurs habitudes. Pour ces raisons, les conditions de travail se sont fortement dégradées, comme en attestent les principaux indicateurs sociaux : accidents de travail, arrêts maladie, burnouts, culpabilité, résignation, désorganisation.

Pour illustrer la primauté du prisme gestionnaire, un exemple est d’ailleurs particulièrement frappant. Alors que les études économiques pullulent sur le thème du financement de l’hôpital, les travaux sur les conditions de travail dans le secteur sont quasi-inexistants, et ce, malgré la publication d’indicateurs sociaux accablants. Il serait pourtant bon de rappeler qu’ « assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des salariés » est une obligation légale pour tout employeur.

Michael Canovas, expert auprès des comités d’entreprise, cabinet JDS Experts
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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 22:23
L’Assemblée s’attaque aux APL étudiantes ! (En catimini)

 Unef, Étudiants

01 nov. 2015 sur le blog de l'UL-CGT de Dieppe

L’Assemblée s’attaque aux APL étudiantes ! (En catimini)

Jeudi 29 octobre, la commission des affaires économiques de l’Assemblée Nationale a adopté deux amendements dans le cadre du projet de loi de finances 2016 qui remettent en cause l’accès des étudiants aux aides au logement.

Si ces amendements sont adoptés en séance plénière, qui débutera mercredi 4 novembre, les aides au logement des étudiants seront mises sous condition de ressources de leurs parents et ce sont jusqu’à 500 000 jeunes qui risquent d’être pénalisés.

 

Pas d’économies sur le dos des jeunes et de leur autonomie ! déclare l'Unef (Union Nationale des Étudiants de France)

Les aides au logement sont les seules aides calculées selon la situation propre des étudiants et non celle de leurs familles. Cela signifie que ce sont les seules aides accessibles aux étudiants des classes moyennes et à ceux qui sont autonomes de leur famille.

Mettre les APL étudiantes sous condition de ressources, comme le système de bourses du CROUS, c’est priver jusqu’à 500 000 jeunes d’une aide d’un montant entre 100 et 200 euros par mois, indispensable pour payer leur loyer. Cela signifie que des jeunes devront retourner vivre chez leurs parents et parfois renoncer à leurs études.

Il faut en finir avec les provocations contre les étudiants

Cette tentative de remettre en cause les APL étudiantes n’est pas une nouveauté. La pression de l’austérité budgétaire et le refus des responsables politiques de prendre en compte l’aspiration à l’autonomie des jeunes s’est traduite par de nombreuses attaques contre les aides au logement ces dernières années.

Pourtant, il y a seulement quelques mois, le Président de la République et le Ministre des finances rappelaient qu’ils n’avaient « pas l’intention de modifier les aides personnalisées au logement pour les étudiants ».

En prenant à contre-pied cet engagement, à l’approche des élections régionales, les députés de la commission des affaires économiques réunissent toutes les conditions pour pousser les jeunes vers un vote sanction.

L’UNEF rappelle son opposition à toute remise en cause des APL étudiantes.

L’UNEF exige que le Président de la République réaffirme son engagement de préserver les APL étudiantes et que les députés rejettent les amendements de la commission des affaires économiques.

L’UNEF mènera campagne sur les campus dès lundi pour informer les étudiants sur la menace qui pèse contre leurs aides au logement. Le syndicat est prêt à se mobiliser si jamais les députés font le choix de s’attaquer aux droits étudiants.

Signer la pétition !

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30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 18:20
La CFDT, le PS et le Medef font reculer l'âge de la retraite ( Rougemidi)

Journal communiste pour le rassemblement

Sur le site de Rougemidi

 

L’accord de principe sur les retraites complémentaires Agirc et Arrco, signé le 16 octobre dernier entre le patronat (Mouvement des entreprises de France, Confédération générale des petites et moyennes entreprises et Union des professions artisanales) et trois syndicats (Confédération française démocratique du travail, Confédération française de l’encadrement - Confédération générale des cadres et Confédération française des travailleurs chrétiens), se traduit par un recul de l’âge de la retraite et une baisse des pensions.
Pas étonnant que le président du Medef, M. Pierre Gattaz, pourtant avare de compliments en général, salue le courage de ces représentants des salariés : « Je voudrais d’ailleurs [leur] rendre hommage. Ils ont joué un rôle très important et ont été responsables » [1].

Officiellement, l’objectif de l’accord est de rétablir l’équilibre financier de ces caisses de retraites complémentaires Agirc et Arrco, dont les comptes sont devenus déficitaires après la crise de 2008 du fait de la dégradation de l’emploi et de la stagnation des salaires. En 2014, le déficit est de 3,1 milliards d’euros.

Mais ces caisses ont des réserves, respectivement 14,1 et 61,8 milliards d’euros (résultats 2014) et leur fonction est précisément de faire face à une conjoncture défavorable. La dramatisation des difficultés pour assurer le financement futur des retraites est un classique pour mieux faire accepter des réformes régressives.

Les négociations entre patronat et syndicats de salariés, qui se sont succédé depuis une vingtaine d’années, ont organisé une baisse continuelle du niveau relatif des pensions complémentaires servies. Ainsi en 19 ans, de 1990 à 2009, le taux de remplacement des pensions complémentaires a baissé de plus de 30 % dans chacun des régimes, une baisse encore plus sévère que dans le régime de base !

La constante de la part du Mouvement des entreprises de France (Medef) est son refus de voir sa cotisation augmenter et sa volonté de reculer l’âge de départ. Derrière ces reculs permanents se cache la volonté de favoriser le déplacement des cotisations vers l’épargne et les assurances privées. La négociation actuelle poursuit et aggrave la tendance des accords précédents.

[...]

Lire la suite et l'intégralité de l'article en cliquant ici

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30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 16:03

Publié par Jean Lévy

Air France-KLM, alors que la direction envisage 2900 suppressions de poste publie les plus gros profits trimestriels de son histoire ! Quant aux salariés...

898 milions d'euros qui vont ravir les actionnaires

et leur permettre d'acheter chacun une chemise neuve...

Et les salariés d'Air france de chanter...

Et nous, pauvres canuts, n'avons pas de chemise

C'est nous les canuts
Nous sommes tout nus

 

LA

TRIBUNE

 

Le groupe aérien a dégagé un bénéfice d'exploitation de 898 millions d'euros au troisième trimestre. Il s'agit de la meilleure performance trimestrielle de son histoire. Une performance qui conforte les syndicats d'Air France dans leur refus du plan de restructuration lancé au sein de la compagnie française début octobre.

Ceux qui pensaient que la compagnie française était au bord du gouffre ne vont plus rien comprendre. Air France-KLM, la maison-mère d'Air France et de KLM, a publié ce jeudi bénéfice d'exploitation de 898 millions d'euros au troisième trimestre (juin-septembre) de son exercice 2015. Soit le plus gros profit opérationnel depuis la création du groupe en mai 2004.

Le record précédent (+725 millions) remontait au deuxième trimestre de l'exercice 2007-2008 (à l'époque, il était décalé), lequel s'étendait lui aussi de juillet à fin septembre, la meilleure période pour toutes les compagnies de l'hémisphère nord.

12,1% de marge d'exploitation

Le chiffre d'affaires s'étant élevé à 7,4 milliards (en hausse de 4,7%), Air France-KLM a dégagé une marge d'exploitation historique de 12,1% au cours du dernier trimestre, en hausse de 8,4 points. Soit une amélioration de 304 millions d'euros par rapport au même trimestre de l'année 2014 (en tenant compte de la grève des pilotes de septembre 2014).

Le bénéfice net s'élève à 480 millions.

Sur les neuf premiers mois de l'année, le bénéfice d'exploitation s'élève à 666 millions d'euros, tandis que le résultat net reste négatif (-158 millions). La dette nette a été diminuée de plus d'un milliard par rapport à fin 2014, à 4,33 milliards d'euros.

 « Un environnement favorable, principalement marqué par la baisse du prix du carburant et par une forte demande à l'été, conduit à une amélioration des résultats d'Air France-KLM.  La mise en œuvre du plan Perform est donc indispensable car la baisse des coûts unitaires est le principal levier dont Air France-KLM dispose pour trouver une croissance rentable dans un environnement concurrentiel. La reprise rapide des négociations avec les organisations professionnelles, à laquelle l'entreprise les invite, est un élément essentiel de la réussite», a déclaré Alexandre de Juniac, le Pdg d'Air France-KLM dans un communiqué.

Pour autant, il est indéniable que ces résultats confortent la position d'une grande partie des syndicats qui ne voient pas l'utilité de faire de nouveaux efforts ou qui estiment qu'il n'y a pas le feu au lac.

Interrogé ce jeudi sur ce sujet, Pierre-François Riolacci, le directeur financier du groupe, a rappelé que la direction n'avait jamais justifié le plan de restructuration par un risque de faillite à court terme.

"Nos résultats démontrent que les mesures que nous avons prises comme la montée en gamme ou l'ajustement du réseau, fonctionnent, et que les efforts des salariés ont porté leurs fruits. Nous disons aux personnels, vos efforts ont payé, il faut les continuer", a-t-il dit.

Confusion

Ces résultats risquent de facto de causer le trouble parmi les politiques qui soutenaient la direction. Difficile en effet de faire comprendre à l'opinion que l'on soutient un plan de restructuration impliquant 2.900 suppressions de postes quand l'entreprise est dans le vert, même si elle reste fragile. C'était un peu l'objectif du SNPL qui a trouvé mille combines depuis le début de l'année pour ne pas négocier. Difficile aussi pour le gouvernement de soutenir une restructuration en restant sourd aux attentes des syndicats et de la direction pour la mise en place d'un environnement plus favorable permettant à Air France de mieux lutter contre les compagnies étrangères. Autrement dit en supprimant certaines charges inhérentes au transport aérien.

Les négociations sont dans l'impasse

Et maintenant ? C'est le flou le plus total. Pour rappel, après l'échec des négociations au 30 septembre dernier, la direction a proposé de les rouvrir en fixant une nouvelle date butoir à début janvier pour aboutir à un accord. A défaut, le plan B qui prévoit la suppression de 2.900 postes serait appliqué.

Or les négociations n'ont pas repris. Et ne sont pas prêtes de reprendre. L'intersyndicale a indiqué ce mercredi qu'elle ne retournera pas à la table des négociations tant que la direction n'aura pas levé les procédures disciplinaires à l'encontre des salariés mis en cause dans l'agression de deux directeurs de la compagnie.

 

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