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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 13:18
Seine-Maritime : Grève et manifestation le jeudi 11 juin 2015 contre la réforme des collèges

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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 12:50
Réforme du collège : nouvelle journée de grève et d'action le 11 juin

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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 10:45

Lu sur Canaille le Rouge le 26 juin 2014

Mémoire : mis en ligne pour la première fois le 26 juin 2014.  Ceux qui ont voté, à droite comme chez les socialistes, pour cette forfaiture ont décidé de facto de la disparition de dizaine de lignes en Normandie.AC

 

le rêve de la droite et du PS

le rêve de la droite et du PS

 

Le projet de casse de la SNCF a été voté à l'assemblée nationale par 355 voix pour.

Il y a eu 168 contre, dont celles du Front de gauche

 

Une grande partie de la droite ne l'a pas voté parce que "pas assez libéral".

L'opposition était divisée sur le sujet : l'UDI (centriste) a voté pour et l'UMP contre, sauf 21 élus qui se sont abstenus et 24 qui ont voté pour. 

Au regard des votes, Thierry Mariani, Xavier Bertrand, Nathalie Kosciusko-Morizet, Bernard Debré, Jacques Myard, Frédéric Lefebvre ou Henri Guaino peuvent solliciter leur entrée au Parti Socialiste.

 

Les 17 EELV ont voté pour. 

 

Courage et démocratie, le gouvernement ayant décidé d'utiliser la procédure dite « accélérée », qui réduit le nombre de navettes entre les deux assemblées, la réforme pourrait être adoptée définitivement avant les vacances parlementaires du mois d'août.

Le texte doit à présent être examiné par le Sénat, à partir du 9 juillet.

 

Chassaigne a dû mesurer les dégats de son amendement, il a voté contre avec son groupe (moins deux abstentions).

 

Rédigé par Canaille Lerouge

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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 14:16

Michel El Diablo

“Réforme du collège” : Face à l’entêtement gouvernemental , RIPOSTE UNITAIRE dans la grève le jeudi 11 juin 2015

“Réforme du collège” : Face à l’entêtement gouvernemental , RIPOSTE UNITAIRE dans la grève le jeudi 11 juin 2015

Appel à la grève le 11 juin 2015

Les organisations syndicales SNES-FSU, SNEP-FSU, SNFOLC, SNETAA-FO, CGT Educ’action, SUD Éducation, SNCL-FAEN et SIES-FAEN constatent l’enfermement du ministère dans son maintien de la réforme du collège et son refus d’entendre les demandes des personnels d’enseignement, d’éducation et d’orientation du second degré.
Confirmant leur analyse commune de la réforme et des conditions de la publication des textes le 20 mai, elles appellent les personnels à amplifier l’action, en particulier le 4 juin, contre les textes publiés au lendemain d’une grève majoritaire dans les collèges, pour leur abrogation et la reprise immédiate des discussions sur l’avenir du collège.
Elles appellent à signer et faire signer massivement la pétition intersyndicale « Un autre collège 2016 ».
Elles appellent à une nouvelle journée nationale de grève et d’actions le jeudi 11 juin.

Jeudi 28 mai 2015

L'intersyndicale collèges

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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 11:49

Rapport Duron : Des milliers de salariés seraient pénalisés par les suppressions de trains.  Les Havrais seront les plus lourdement sanctionnés.  C'est la conséquence de la privatisation rampante de la SNCF et de la "concurrence libre et non faussée" refusée par les Français en 2005 et imposée par les politiciens de droite, puis les politiciens socialistes de concert avec Bruxelles.  La trahison de 2005 nous coûte cher.  C'est sous Sarkozy, avec la complicité du PS, que fut voté le traité de Lisbonne contre le vote souverain rejetant le traité constitutionnel ... traité qui permit et qui permet encore toutes les contre-réformes de la SNCF mises en oeuvre par la droite puis maintenant par les socialistes. En 2005 les Normands avaient pourtant voté NON au traité constitutionnel à plus de 55% en Basse-Normandie, plus de 64 % en Haute-Normandie dont plus de 65% pour la Seine-Maritime.  Ils voulaient que la SNCF reste un service public non soumis aux exigences de rentabilité.    Ils ont été trahis.  Ils le sont doublement depuis 2005, tous les mois, à chaque loi que votent les parlementaires de droite ou socialistes ... YG.

Trains Intercités : le rapport Duron contesté à gauche et à droite

Publié le 27/05/2015 á 23H30
sur Paris-Normandie.fr

Transports. À gauche et à droite, des voix continuent de se faire entendre après la remise du rapport Duron sur les trains Intercités, dont le nombre pourrait baisser en Haute-Normandie.

Trains Intercités : le rapport Duron contesté à gauche et à droite
Les TER normands sont « parmi les meilleurs de France » (photo B. Maslard)

Un peu moins de trains Intercités en Haute-Normandie, un peu plus en Basse-Normandie : le rapport de la commission Duron remis mardi à Alain Vidalies, le secrétaire d’État aux Transports, n’a pas fini de faire couler de l’encre, en Normandie comme dans de nombreuses régions françaises. « Le rapport Duron semble n’être que le support pour le gouvernement et la SNCF pour se désengager de la question des transports ferroviaires en France et pour esquiver le dialogue. Un débat parlementaire apparaît impératif pour qu’enfin chacun puisse s’exprimer », souligne Agnès Canayer, Catherine Morin-Desailly et Charles Revet, trois sénateurs UMP et UDI de la Seine-Maritime.

TER et TET !

S’ils se « félicitent » qu’une décision soit préconisée pour l’achat de « matériel neuf » sur la ligne Paris-Rouen-Le Havre, ils déplorent que « le rapport n’évoque ni les perspectives d’aménagement du territoire ni la qualité du service public ferroviaire, sujets fondamentaux pour le développement économique de la Normandie ».

« Ce rapport, s’il était repris par le gouvernement, amènerait à une remise en cause profonde du rôle du ferroviaire dans notre pays et aurait des conséquences fortement néfastes sur l’aménagement du territoire, sa seule et unique orientation étant de répondre aux politiques d’austérité demandées par Bruxelles, donc de diminuer les dépenses publiques, donc la baisse des moyens alloués par l’État pour le ferroviaire », souligne pour sa part Gilles Croguennec, secrétaire du PCF au Havre.

« Des lignes comme celles de Paris-Rouen-Le Havre ou Paris-Évreux-Caen-Cherbourg-Deauville seront touchées, explique pour sa part Jean-Luc Lecomte, leader PCF dans l’Eure. L’impact négatif sur des gares comme Val-de-Reuil, Gaillon, Vernon ou encore Bernay sera important. Nous ne devons pas accepter cela. usagers. Notre principale cible n’est pas la SNCF mais l’Autorité organisatrice des transports, l’AOT, qui a la responsabilité des trains Intercités. »

Le rapport de la Commission Duron ne parle que des trains de nuit (ils ne concernent pas la Normandie) et des Intercités, ces Trains d’équilibre du territoire (TET) sous la houlette de l’État. Il n’évoque pas les TER, les Trains express régionaux, qui, eux, sont sous la responsabilité des Régions qui y investissent lourdement. Parfois même, la Région se substitue à l’État. C’est le cas par exemple pour assurer une partie du service Paris-Rouen-Le Havre et sur la ligne Paris-Dieppe. D’ailleurs, même en interne, certains cadres de la SNCF admettent que le réseau TER de Normandie est « parmi les meilleurs de France ». Nicolas Mayer-Rossignol, le président du conseil régional de Haute-Normandie, qui a la charge des TER, rappelle volontiers que les résultats de ces derniers sont « salués unanimement ».

st. s.

s.siret@presse-normande.com

TER : qualité reconnue

Dénonçant une dégradation de la ponctualité des trains régionaux, l’association UFC-Que Choisir a appelé mardi les usagers à la mobilisation en lançant une application pour mieux recenser les retards et une pétition pour l’instauration d’une tarification variable en fonction de la qualité réelle des transports. « En 2014, seulement 89,5 % des TER (Trains express régionaux) sont arrivés à destination avec un retard inférieur à 6 minutes » et « malgré plus de 7 milliards d’euros investis par les régions dans le renouvellement des TER depuis 2002, on constate une dégradation inacceptable de la ponctualité, qui était meilleure il y a dix ans (90,4 %) », fait valoir l’organisation de défense des consommateurs dans un communiqué.

En réalité, les résultats sont très variables d’une région à l’autre. En dépit de critiques récurrentes, la Haute-Normandie (93,3 %) fait finalement figure de très bon élève en France avec la Basse-Normandie (93,3 %) et la Bretagne (93,9 %). Ces trois régions font presque aussi bien que Champagne-Ardennes (94,1 %) et l’Alsace (95,2 %). Et nettement mieux que la moins bien classée, Provence-Alpes-Côte d’Azur (77,3 % de ponctualité).

 
 
 

La Normandie sur de mauvais rails

Le Point - Publié le

En Normandie, trois liaisons ferroviaires sont concernées par le rapport Duron qui préconise néanmoins un renforcement du Paris-Caen.

« Un abandon de la ligne Caen-Le Mans-Tours aboutirait à un affaiblissement de cette ligne que nous ne pourrions accepter", estiment les trois présidents PS des régions concernées.

« Un abandon de la ligne Caen-Le Mans-Tours aboutirait à un affaiblissement de cette ligne que nous ne pourrions accepter", estiment les trois présidents PS des régions concernées. © GEORGES GOBET / AFP

La Normandie est trop proche de Paris pour avoir bénéficié d’un TGV. Et trop de villes maritimes, Cherbourg, Le Havre ou Dieppe, ne permettent pas de prolongement de lignes pour les rentabiliser. Aussi, la région est irriguée par des trains Intercités, qui sont au cœur du rapport de Philippe Duron, député PS du Calvados et ancien maire de Caen. Sans surprise, la ligne Caen-Le Mans-Tours, dont le déficit a été pointé voici dix ans, est exclue du réseau Intercités.

Voilà déjà plusieurs années que les trains express régionaux (TER cofinancés par les régions Basse-Normandie, Pays de la Loire et Centre-Val de Loire) ont supplanté les Corail Intercités. Entre Alençon (Orne) et Le Mans (Sarthe) distants de 70 kilomètres, 10 TER quotidiens contre seulement deux Intercités. « Très peu de passagers empruntent la ligne complète entre Caen et Tours », estime Philippe Duron, au micro de France Bleu Basse-Normandie. Il préconise deux lignes TER : Caen-Le Mans et Le Mans-Tours.

Avant même la publication du rapport, les présidents PS des trois régions concernées ont tenté de bloquer l’aiguillage : « Un abandon de la ligne Caen-Le Mans-Tours aboutirait à un affaiblissement de cette ligne que nous ne pourrions accepter. Au-delà, c’est bien d’aménagement du territoire dont on parle. Souhaite-t-on que des territoires périphériques soient désertés et que le sentiment de relégation se renforce encore auprès des habitants ? » Et de réclamer un débat au Parlement.

Le Havre moins desservi

Pierre Ménard, président haut-normand de Convergence nationale rail (CNR), qui regroupe usagers et cheminots, entend rappeler à la SNCF ses obligations pour rendre « équitable » l’accès aux transports : « Pas question que la SNCF demande aux régions de payer. Si deux régions voisines ne sont pas d’accord, l’offre de transports diminuera. »

Le sort de la ligne Paris-Rouen-Le Havre semble un peu moins rude : selon des chiffres fournis par la SNCF, les 23 liaisons quotidiennes, dont 13 allant jusqu’au Havre, seraient réduites à 13, dont 4 jusqu’au Havre [note des auteurs du blog : c'est quand même une réduction de 50 % pour Rouen et de deux tiers pour Le Havre ]. Avec un taux d’occupation de 57 %, l’exploitation de cette ligne se solde par un déficit de 8 millions d’euros pour 95 millions de chiffre d’affaires. « Il est hors de question de diminuer le service Paris-Rouen-Le Havre. Ce serait frontalement contradictoire avec tous les investissements qui sont engagés par la SNCF, l’État et la région, à mon impulsion sur la vallée de la Seine», déclare à Paris-Normandie Nicolas Mayer-Rossignol, président PS du conseil régional de Haute-Normandie. Trois sénateurs UMP et UDI de Seine-Maritime, qui regrettent de ne pas avoir été reçus par la commission Duron, demandent eux aussi un débat au Parlement. [ Note des auteurs du blog : Nicolas Mayer-Rossignol oublie qu'il a voté la loi sur la SNCF que les cheminots ont combattu avec vigueur en Juin 2014 et que les socialistes ont toujours voté à Bruxelles pour la casse de la SNCF.  Ils n'ont jamais défendu le service public SNCF, car un service public n'a pas à être rentable.  Son utilité sociale dépasse largement son coût global ...]

Plus pour Caen

En revanche, pas de restriction pour la ligne Paris-Caen (10 millions d‘euros de bénéfices annuels) : le rapport préconise le renforcement des moyens en raison du potentiel de développement. Sur le tronçon Caen-Cherbourg, Philippe Duron recommande de nouvelles lignes TER. Confrontés à des retards quasi quotidiens, les 7 000 usagers quotidiens de la ligne Cherbourg-Caen-Paris y trouveront-ils leur compte ? Début mai, le président de la SNCF a annoncé 235 millions de travaux de rénovation sur la ligne entre 2015 et 2020. Mais l'âge des 29 locomotives n'arrange rien : les 8 BB 26000 ont 22 ans et les 21 BB 15000 dépassent 30 ans..

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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 22:22

Publié par Michel El Diablo

SNCF: la commission présidée par le député "socialiste" Duron veut porter un coup mortel au service public du chemin de fer !

SNCF: la commission présidée par le député "socialiste" Duron veut porter un coup mortel au service public du chemin de fer !

Communiqué de presse des cheminots CGT :

Le rapport de la commission parlementaire « TET d’avenir », présidée par Mr Philippe Duron, vient d’être rendu public. Cette commission était chargée de remettre au gouvernement des propositions d’évolution de l’offre des Trains d’Equilibre du Territoire (TET), plus connus sous leur appellation commerciale de trains Intercités.

La Fédération CGT des cheminots a pu prendre connaissance de ce document et ne peut que constater le parti pris ultra libéral qui vise la poursuite de la casse du service public SNCF.

Ainsi, le diagnostic établi par la commission fait état de causes réelles des difficultés de cette offre ferroviaire: offre délaissée depuis des décennies, matériel ancien, manque d’investissement, mauvais état du réseau ferré. La CGT partage d’autant ce constat qu’elle n’a cessé de revendiquer des moyens pour développer et moderniser cette offre alors que la politique du tout TGV dominait.

Depuis plusieurs années, la CGT et ses syndicats locaux sont à l’initiative de mobilisations conjointes avec les usagers et les élus pour développer et moderniser l’offre des trains Intercités. Pour la CGT, ces trains sont d’intérêt national pour l’aménagement du territoire.

Mais plutôt que de proposer une ambition nouvelle pour le service public, la commission Duron propose des coupes claires dans l’offre TET en supprimant de nombreuses lignes ou tronçons de ligne et dessertes. Des transferts massifs du train vers la route sont envisagés, profitant très opportunément des dispositions de la loi Macron visant la libéralisation des autocars. Ainsi, il est proposé d’abandonner les lignes TET suivantes :

Caen-Le Mans-Tours (Transfert TER) ; Clermont Ferrand-Béziers (autocar entre Neussargues et Millau), Hirson-Metz (suppression), Toulouse-Hendaye (sur route), Paris-Cosne-Nevers ; Clermont Ferrand-Nîmes (regroupement avec l’offre TER), Reims-Dijon (suppression). Paris-Troyes-Belfort (réduction de l’offre), Bordeaux-Lyon (transfert sur route).

Même sur les lignes réputées à « fort potentiel » des tronçons entiers seraient retranchés de l’offre TET ou verraient leurs fréquences réduites:

Rouen-Le Havre, Amiens-Boulogne, Saint Quentin-Cambrai, Saint Quentin-Maubeuge, Bourges-Montluçon, Limoges-Brive-Toulouse, Paris-Granville, Toulouse-Cerbère, Quimper-Nantes et Bordeaux-Toulouse sur la ligne Quimper-Toulouse, Marseille-Nice sur la ligne Bordeaux-Nice.

Concernant les trains de nuit, la commission propose le seul maintien (1 desserte quotidienne y compris en pointe saisonnière): Paris-Briançon ; Paris-Rodez/Toulouse-Latour de Carol (à partir de 2017, la ligne sera fermée de nuit pour travaux !). Les liaisons Paris-Hendaye ; Nord-Est-Méditerranée ; Paris-Côte vermeille et Paris-Savoie seraient supprimées.

Le rapport de la commission s’appuie sur le déficit de l’offre TET (environ 330 Millions d'euros) pour justifier cette casse. Mais à aucun moment, elle ne soulève le manque de financement du système ferroviaire et le poids de la dette qu’il supporte (44 Milliards d’euros) à la place l’Etat.

Alors que le financement du transport par les administrations publiques est de 49 Milliards d'euros/an, principalement en faveur de la route, personne ne pose la question du déficit du mode routier ! Rappelons que lorsque l’on intègre tous les coûts (accidents, pollution, congestion du réseau…) le train est, de loin, le mode de transport le plus rentable.

La commission évoque les nécessaires investissements sur le réseau ou encore le matériel roulant, mais sans dire comment tout cela doit être financé et par qui. Sur ce point des financements, elle en reste aux errements actuels qui ne donnent aucunement satisfaction et ne permettent pas la nécessaire modernisation de cette offre ferroviaire. La commission enjoint par contre la SNCF à réaliser des gains de productivité sur le dos des cheminots, de leurs emplois, de leurs conditions de travail et de leurs rémunérations, même si cela joue à la marge.

Finalement, la vraie justification de ce rapport semble moins résider dans son objet officiel que dans sa dernière partie : précipiter l’ouverture à la concurrence des services ferroviaires de voyageurs.

Ainsi, la commission souhaite ne pas attendre l’entrée en vigueur du 4ème paquet ferroviaire européen, qui porte une ouverture éventuelle à la concurrence à l’horizon 2019 ou 2022, mais qui est toujours âprement discuté et loin d’être adopté. Le rapport préconise ni plus ni moins qu’une ouverture dès que possible aux opérateurs privés sans attendre cette adoption.

Cette vision dogmatique ultra libérale devrait pourtant se heurter à la réalité de ce que la concurrence appliquée aux chemins de fer produit. L’exemple du Fret ferroviaire est là pour nous le rappeler. En tout état de cause, la concurrence n’apporte pas de réponses aux causes des difficultés de l’offre TET telles qu’identifiées par la commission elle-même.

Mais non contente d’ouvrir l’exploitation des lignes à la concurrence, la commission propose aussi de confier la maintenance du matériel roulant aux constructeurs, menaçant ainsi des milliers d’emplois de la fonction Matériel à la SNCF. Là aussi, les arguments employés relatifs aux évolutions technologiques et à la disponibilité du matériel sont infondés et même insultants vis-à-vis de cheminots qui ont su démontrer leur savoir et leur savoir-faire depuis toujours.

À quelques mois de la tenue de la COP 21 à Paris, ce rapport est aussi un mauvais signal envoyé concernant les enjeux du développement durable. Le gouvernement, commanditaire de ce rapport, ne doit pas mettre en oeuvre ces préconisations mortifères pour le service public et l’entreprise publique déjà affaiblie par la réforme votée l’an dernier.

La Fédération CGT des Cheminots est disponible à tout moment pour débattre, à l’appui de ses propositions, de l’avenir des TET. La Fédération CGT des cheminots entend alerter les cheminots, les usagers et les citoyens sur ce qui se joue. Elle continuera de les mobiliser largement et les appeler à se faire entendre. Dans cet esprit, elle sera naturellement présente le samedi 13 juin prochain à Guéret (Creuse) pour une grande manifestation de toutes celles et ceux qui ont le service public au cœur.

La Fédération CGT des cheminots

Le 26 mai 2015

SNCF: la commission présidée par le député "socialiste" Duron veut porter un coup mortel au service public du chemin de fer !

SOURCES:

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25 mai 2015 1 25 /05 /mai /2015 22:01

Publié par Michel El Diablo

Quel avenir pour l’hôpital public ? – Les Français sont inquiets (sondage Le Parisien)

Quel avenir pour l’hôpital public ? – Les Français sont inquiets (sondage Le Parisien)

Sondage: les Français inquiets pour l'avenir de l'hôpital public

Une écrasante majorité de Français (89%) juge l'hôpital public en danger, en raison du manque de personnels et des exigences de rentabilité, selon l'Observatoire de l'égalité d'accès aux soins réalisé par Ipsos pour la Fédération hospitalière de France.
Les personnes interrogées, quel que soient leur milieu d'origine, ont une très bonne image (80%) des hôpitaux français, les créditant de dispenser des "soins de qualité" (91%).
Selon 80% des Français, l'hôpital public est un modèle dans de nombreux pays. Ils le jugent "efficace" (84%), "performant" (79%) , et "à l'origine de beaucoup de recherches importantes" (84%).
Pour autant, les Français expriment une forte inquiétude quant à l'avenir de l'hôpital public: 89% pensent qu'il est en "danger", en raison du manque de personnels (70%), des exigences de rentabilité économique (58%), de la fermeture de services (31%).
S'ils voient à 77% le système de santé français comme le meilleur au monde, les Français disent toutefois avoir eu "des difficultés à trouver un professionnel de santé dans un délai acceptable" (69%) et même avoir renoncé à des soins en raison de leur coût (48%) ou de l'éloignement géographique (21%).
La moitié des personnes interrogées (49%) considèrent qu'on ne peut plus faire d'économies importantes sans mettre en danger la qualité des soins.
Pour pallier les inégalités géographiques, les Français sont favorables à "une répartition équitable des médecins, quitte à leur imposer leur lieu d'exercice" (71%). A l'inverse 29% estiment que les médecins doivent avoir la liberté de choisir où ils exercent.
La chirurgie ambulatoire, où les patients sortent le jour même de leur opération, ne fait pas consensus parmi les sondés: 44% d'entre eux jugent "souhaitable" et "indispensable" de généraliser cette pratique "chaque fois que cela est possible", 31% l'estiment "pas souhaitable" mais "indispensable", et 25% "ni souhaitable, ni indispensable".
En revanche, plus de la moitié (58%) des personnes interrogées jugent l'hospitalisation à domicile "souhaitable" et "indispensable" chaque fois qu'elle est possible.
Enfin, près de la moitié (48%) des sondés jugent que la suppression des 35 heures n'est ni souhaitable, ni indispensable à l'hôpital public.
L'enquête a été réalisée auprès d'un échantillon représentatif de 1.001 personnes majeures (méthode des quotas), interrogées en ligne du 10 au 16 avril via l'Access Panel.

Le 13 mai 2015

SOURCE:

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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 17:39

NATIONALISER LE SECTEUR DES TÉLÉCOMMUNICATIONS
 
Par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP).
 
Le 14 mai 2015.
 
Dans toute société la distinction entre ce qui est public et ce qui est privé est un aspect fondateur de l'ordre politique. Il existe ainsi des affaires qui intéressent la communauté nationale dans son ensemble (ordre public) et d'autres qui n’intéressent que des individus ou des groupes particuliers (ordre privé). Les décisions qui intéressent toute la communauté nationale relèvent de la politique, c’est-à-dire de l’ordre public. Elles ne peuvent en aucun cas être prises par des acteurs privés prétendant agir au nom de tous. Certaines entreprises, parce qu’elles jouent un rôle particulier dans une société, concernent la communauté nationale et doivent donc relever des affaires publiques. C’est la raison pour laquelle le principe de propriété sociale, publique, nationale, collective – quel que soit le nom donné – est parfaitement légitime.
 
Le secteur des télécommunications est à cet égard un cas d’école. C’est le gouvernement de la « gauche plurielle » (Premier ministre Lionel Jospin du 2 juin 1997 au 6 mai 2002, qui a commencé l’ouverture du capital de France Télécom, poursuivie ensuite par les gouvernements de droite. Le gouvernement de la « gauche plurielle », dominé par les ministres socialistes, comprenait des ministres Verts, du Parti radical de gauche (PRG), du Mouvement des citoyens (MDC), du Parti communiste français (PCF). Fidèles à la privatisation, ils restent aujourd’hui opposés à la renationalisation d’Orange, ex-France Télécoms. Il n’y a plus guère que la fédération syndicale Sud-PTT et la Fédération nationale des salariés du secteur des activités postales et de télécommunications (FAPT-CGT) pour réclamer la nationalisation… et le M’PEP !
 
(…)
 
Pour lire la suite ou imprimer, cliquez ci-dessous :
http://www.m-pep.org/Nationaliser-le-secteur-des-telecommunications

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25 avril 2015 6 25 /04 /avril /2015 13:59

Michel El Diablo

Le gouvernement « socialiste » accélère la casse du système de SANTÉ publique

Le gouvernement « socialiste » accélère la casse du système de SANTÉ publique

La loi  pour la « modernisation » du système de santé  de Marisol Touraine a été votée en première lecture le 14 avril avec une confortable majorité. Tous les députés socialistes (moins deux) ont voté pour le texte.

Cette loi, que la Ministre socialiste présente comme combattant les inégalités, s'inscrit dans la continuité de toutes les réformes (Plan MATTEI, Nouvelle Gouvernance, Hôpital 2007, T2A, Loi Hôpital, Patients, Santé et Territoire) mise en place par les gouvernements de droite et les gouvernements PS qui se succèdent. Tout cela n’a qu'un but : accélérer la casse du service public de santé.

Réduire cette loi au « Tiers Payant Généralisé », que le gouvernement PS de Hollande présente comme une mesure emblématique de « gauche », c'est une supercherie. Le « Tiers Payant Généralisé » ne supprime ni les franchises médicales, ni les dépassements d'honoraires qui empêchent les gens d'avoir accès aux soins médicaux indispensables. Le Tiers Payant Généralisé sera conditionné à l'autorisation directe de prélèvement des franchises sur le compte bancaire des patients. Ce qui va bien entendu inciter les malades les plus démunis à se soigner !

La loi santé accroît la place des organismes de complémentaire santé qui sont appelés à « contribuer de façon décisive à la politique de santé ». C'est donner aux complémentaires les moyens de se substituer progressivement à la prise en charge par la Sécurité sociale.

La loi impose une nouvelle organisation de l'offre de soins assurée par les hôpitaux publics. Elle rend obligatoire les Groupements Hospitaliers de Territoire (GHT) auxquels les établissements privés seront associés. Des services désignés comme « doublon »s seront fermés et permettront au secteur privé commercial d’étendre ses prérogatives.

Ces GHT sont de véritables outils de destruction massive du service public hospitalier, leur finalité est de permettre d’accélérer les fermetures de services, de lits et de supprimer des milliers d’emplois publics. Ils n'ont qu'un objectif : la réduction des coûts de santé, la casse du statut des personnels hospitaliers. C’est une nouvelle dégradation sans précédent de l’offre et de la qualité publique de soins qui se met en place.

 Le gouvernement PS brade la santé et le système de protection sociale universelle et solidaire pour le livrer aux financiers. Le droit à la santé pour tous plus accessible, avec la création de la Sécurité Sociale en 1945 et un vaste réseau d’hôpitaux publics dans tout le pays recule à grands pas. La santé est livrée au privé.

« COMMUNISTES » affirme que les moyens existent pour assurer à tous le droit à un système public de soins répondant aux exigences du XXIème siècle. Il faut récupérer les richesses produites par les travailleurs et accaparées par le patronat capitaliste.

« Jamais, nous ne tolérerons que soit renié un seul des avantages de la Sécurité Sociale. Nous défendrons (...) avec la dernière énergie, cette loi humaine et de progrès. » (Ambroise Croizat, Ministre communiste du Travail et de la Sécurité Sociale à la Libération).

SOURCE :

 

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25 avril 2015 6 25 /04 /avril /2015 13:44

Michel El Diablo

La Sécurité Sociale menacée de privatisation

La Sécurité Sociale menacée de  privatisation

Le gouvernement "socialiste" relance la chasse aux dépenses publiques et sociales. De nouvelles réductions sont annoncées dont 2,2 milliards d’euros rien que pour la Sécurité Sociale.

Il poursuit le désengagement de la Sécurité Sociale au profit des mutuelles et des assurances privées. L’objectif public n’est plus la prise en charge du parcours de santé mais son « coût » qu’il faut réduire toujours plus.

Depuis 30 ans, toutes les décisions des gouvernements PS et ses alliés ou Droite ont été pour faire payer de plus en plus les dépenses de santé par les malades: déremboursements de médicaments, forfait hospitalier, franchises.

C’est le ministre socialiste M. Rocard qui a instauré en 1990 la CSG payée par les salariés et les retraités. Cet impôt n’a cessé d’augmenter, il représente aujourd’hui 20,5% ((84 milliards) des 420 milliards de rentrées annuelles de la Sécurité Sociale.

Les lois successives, la loi Douste-Blazy en 2004, la loi Bachelot en 2009 qui a instauré les ASR (Agences Régionales de Santé) n’ont eu qu’un seul but: réduire les offres de soins, fermer des hôpitaux et faire gérer les autres comme des entreprises capitalistes, introduire le privé dans l’hôpital public, faire faire payer les malades. La récente loi santé votée en avril accentue en ce sens.

Aujourd’hui, 30% de la population renonce aux soins faute de moyens. Et voilà que la direction du Trésor qui dépend du Ministère de l’Economie s’en prend au remboursement des soins pour les maladies chroniques (maladies cardio-vasculaires – diabète- cancer…). Elle propose de diminuer la prise en charge à 100% des affections de longue durée, de fixer un plafond de remboursement limité à 570 euros par an. Leur seul but : réaliser des économies budgétaires au détriment de certains malades graves.

La Sécurité Sociale en déficit ?

Le budget annuel de la Sécurité Sociale est de 440 milliards d’euros, il est plus élevé que le budget de l’Etat français. Le gouvernement annonce 14,7 milliards de déficit en 2015.

Depuis 30 ans, chaque année les gouvernements ont réduit de plus en plus les cotisations patronales. En 2003 les réductions de cotisations atteignaient 20 milliards, en 2015 elles atteignent 50 milliards. En ajoutant la suppression de la taxe professionnelle, les dégrèvements d’impôts, les milliards attribués avec l’ANI et le Pacte de responsabilité, on arrive à 275 milliards de cadeaux aux entreprises capitalistes et de nouvelles réductions d’impôts ont été annoncées par Hollande.

La Sécurité Sociale ne serait pas déficitaire si l’argent qui lui revient n’était pas détourné par les multinationales avec le concours actif du gouvernement.

Ceux qui gouvernent ou veulent gouverner préfèrent accuser les malades de dilapider l’argent de la Sécurité Sociale, de frauder, d’être responsables du déficit, comme Sarkozy qui avait lancé une campagne en 2011 ou le FN qui proclame qu’il veut lutter sans merci contre les abus « les arrêts de travail de confort » et « les cartes vitales en surnombre » !

Le Système de Sécurité Sociale a été instauré en 1945. Il figurait dans le programme du Conseil National de la Résistance (CNR). Son but était une réelle Sécurité Sociale de la naissance à la mort, reposant sur la solidarité, permettant à tous d’être protégés durant la vie entière. Le fait de verser une part de son salaire à une caisse commune faisait de l’assurance maladie un salaire socialisé.

Les cotisations étaient prélevées à part égale (50%) sur le salaire (cotisation salariale) et sur les richesses produites par les salariés (cotisation patronales). Ces cotisations n’ont jamais empêché les capitalistes de faire des profits fabuleux mais les multinationales en veulent toujours plus.

Hollande est à leur service. Après les élections départementales il a confirmé : Je continue la même politique. Tous les secteurs sont attaqués. Privatiser la Sécurité Sociale rapporterait des centaines de milliards aux grands groupes capitalistes, aux assurances, aux labos. La santé est un marché fabuleux

Il ne faut pas les laisser faire. La Sécurité Sociale est une conquête sociale précieuse, fondamentale pour le peuple.

 

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