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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
20 août 2015 4 20 /08 /août /2015 21:56

Publié par Michel El Diablo

La POLITIQUE du GOUVERNEMENT "socialiste" : suppression de 22.000 postes en trois ans dans les hôpitaux

La POLITIQUE du GOUVERNEMENT "socialiste" : suppression de 22.000 postes en trois ans dans les hôpitaux

SANTE - La masse salariale doit être allégée de 860 millions d'euros en trois ans, d'après un document révélé par «Challenges»...

Des coupes jusque dans les emplois. Pour réaliser les 3 milliards d’euros d’économies prévues dans les dépenses hospitalières, le gouvernement prévoit de «maîtriser la masse salariale» de 860 millions d’euros en trois ans, come le prouve un document révélé vendredi par Challenges.

Ce qui représente la suppression de 22.000 postes. «Il ne s’agit pas de mettre à la porte des praticiens hospitaliers, mais plutôt de jouer sur les non-remplacements de départs à la retraite – même si les vacataires, intérimaires, courent le risque d’être mis sur la touche», précise Les Echos.

Développement de la chirurgie ambulatoire

Parmi les autres mesures, le gouvernement mise surtout sur le développement de la chirurgie ambulatoire, c’est-à-dire sans nuit à l’hôpital. «Le ministère affiche un objectif ambitieux de 57% d’opérations effectuées en ambulatoire en 2017, contre 43 % aujourd’hui, et estime à 15.000 le nombre de "réhospitalisations" qui pourraient être évitées», détaille Challenges.

La mutualisation des achats des hôpitaux et les baisses de prix des médicaments et des dispositifs médicaux les plus coûteux sont également les autres leviers prévus par le gouvernement pour réduire les dépenses des hôpitaux dès cette année et jusqu’en 2017.

C.B.
 
SOURCE:

Les hôpitaux vont supprimer 22.000 postes en trois ans - 20minutes.fr

http://m.20minutes.fr/economie/1552727-hopitaux-vont-supprimer-22000-post

Et la réaction de l'UL CGT Dieppe à l'article de 20minutes.  Lire l'intégralité de l'article en cliquant sur le titre ci-dessous.

Quand le sage montre la lune, la presse fait regarder le doigt

Un proverbe dit:

Lorsque le sage désigne la lune, l'idiot regarde le doigt.

On trouvera sur Internet plein d'explication à cette maxime, qui renvoie toujours à l'individu: "L’idiot ne comprend pas le vrai sens des choses, il n'en voit que la surface".

Mais on peut s'interroger sur le sens à donner à "l'idiot", lorsqu'on regarde les pratiques d'une certaine presse.

Prenons cet article de 20minutes, paru le 2 mars 2015, qui prétend "informer" sur le programme de suppression de 22000 emplois dans les hôpitaux. En fait,  le journaliste de ce tract (car 20minutes est un journal distribué gratuitement à des centaines de milliers d'exemplaires) conduit "l'idiot", à ne pas suivre "le sage"; car il montre les hôpitaux au lieu de montrer la ministre et le gouvernement, qui sont les vériables décideurs de ces suppressions d'emplois.

Les hôpitaux vont supprimer 22.000 postes en trois ans

SANTE - La masse salariale doit être allégée de 860 millions d'euros en trois ans, d'après un document révélé par «Challenges»...

Des coupes jusque dans les emplois. Pour réaliser les 3 milliards d’euros d’économies prévues dans les dépenses hospitalières, le gouvernement prévoit de « maîtriser la masse salariale » de 860 millions d’euros en trois ans, comme le prouve un document révélé vendredi par Challenges.

Ce qui représente la suppression de 22.000 postes. « Il ne s’agit pas de mettre à la porte des praticiens hospitaliers, mais plutôt de jouer sur les non-remplacements de départs à la retraite – même si les vacataires, intérimaires, courent le risque d’être mis sur la touche », précise Les Échos (...)

En réalité ce ne sont pas les hôpitaux qui vont supprimer 22000 emplois (même si cela recouvre une part de vérité): C'est le gouvernement !

Comme le dit l'article, cela ne va pas se traduire par des licenciements, mais par le maintien dans la précarité de 22000 jeunes supplémentaires, à qui il interdit d'entrer dans la carrière et de bénéficier d'un salaire stable.

Pourtant la position salariale des agents hospitaliers n'est pas enviable: leur salaire a été bloqué depuis 5 ans (julllet 2010), par le gouvernement Sarkozy-Fillon, et cette décision a été maintenue par les gouvernements suivants, ce qui veut dire qu'en réalité le pouvoir d'achat de ces asalariés a reculé de plus de 7% pendant la période.

[...]

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5 août 2015 3 05 /08 /août /2015 15:11

Publié par Michel El Diablo

Concurrence "libre et non faussée" sur « les tarifs d’électricité » : UN RAPPORT ACCABLANT !

Concurrence "libre et non faussée" sur « les tarifs d’électricité » : UN RAPPORT ACCABLANT !

Électricité : Un rapport accablant… qui n’empêchera pas les choix idéologiques scandaleux qu’il dénonce (par Jean-Luc Tur)

Le 5 mars 2015 une commission d’enquête a rendu son rapport1 sur « les tarifs d’électricité » à l’Assemblée Nationale qui l’a adopté.

Ce rapport est avant tout un réquisitoire sur les résultats de l’ouverture totale des marchés en 2007 et du capital d’EDF, sur l’imbroglio du libéralisme dans le domaine … et des coûts engendrés dans un océan de centaines de milliards d’€uros.

 

Il se penche aussi par anticipation, sur les lourdes conséquences des mesures à venir dans le cadre de l’approfondissement de la libéralisation du marché.

Le rapport (65 pages) est construit sur la base d’auditions d’une multitude d’acteurs du marché de l’électricité (371 pages) soit 436 pages.

Extraits :

« Cette initiative est intervenue suite aux débats nés à la fois :

de la hausse continue de la facture des usagers, de l’ordre de 30 % depuis 2007 ;

– de la bataille juridique qui se joue, désormais systématiquement, à l’occasion de la fixation, par arrêté interministériel, des tarifs réglementés de vente…

Pour les entreprises, l’énergie est un facteur de production souvent essentiel. Le cas des « électro-intensifs » est emblématique, mais le double enjeu de la sécurité d’accès à l’électricité et de la stabilité des prix est déterminant pour beaucoup d’autres activités commerciales, artisanales ou agricoles. À ce titre, la disparition, au 1er janvier 2016, des tarifs réglementés « vert » et « jaune » suscite l’inquiétude de milieux professionnels. Plus généralement, notre capacité à préserver un avantage comparatif décisif inquiète : alors que la très grande qualité du système électrique français a toujours compté parmi les moyens de lutter contre la désindustrialisation de notre territoire, il ne faudrait pas que cet atout décisif se perde….

La hausse des prix est concomitante à l’ouverture à la concurrence des marchés de l’électricité. Contrairement au « credo » européen qui affirme avec constance que la concurrence est le gage d’obtention du meilleur prix assorti du meilleur service, l’ouverture à la concurrence ne s’est pas traduite, dans les faits, par une baisse tendancielle des prix

La fixation des tarifs réglementés de vente (TRV) a été particulièrement perturbée par les conséquences de recours quasi-systématiques des fournisseurs alternatifs contre les arrêtés tarifaires, au motif que ces derniers ne leur laissaient pas d’espace économique suffisant pour survivre.

Page 18

 

Préserver le pouvoir d’achat des ménages

Historiquement, le tarif réglementé de vente est un outil de la puissance publique. Il permet de maîtriser l’évolution des prix du bien essentiel qu’est l’électricité. C’est pourtant avec le même objectif de préserver le pouvoir d’achat des ménages, que les directives Européennes de libéralisation du secteur de l’électricité ont porté des coups successifs aux         tarifs réglementés…

En tout état de cause, là où des bénéfices étaient escomptés pour le client final en termes de baisse des prix, la concurrence semble paradoxalement avoir été génératrice de coûts nouveaux…

Un « saucissonnage » du secteur de l’électricité

En imposant l’évolution de l’architecture des systèmes électriques de chaque État membre, les directives européennes donnent lieu à l’arrivée de nouveaux acteurs du secteur, ce qui complexifie sensiblement la gouvernance de ce-dernier

Le démantèlement d’EDF

Ensuite, l’ouverture à la concurrence a engendré des coûts administratifs, que ce soit pour la séparation entre les différentes entités d’EDF ou, de manière générale, pour l’adaptation des règles liées à la concurrence. Par exemple, la CRE évoque le coût de la duplication des systèmes informatiques entre EDF, ERDF et RTE, estimé à 84 millions d’euros (1).

Le bilan de l’ouverture à la concurrence est une question lancinante dans le débat. Concrètement, force est de constater que la libéralisation du marché de l’électricité en France est une source de complexité sans avoir apporté de bénéfices réels

EDF est régulièrement appelée à venir en aide d’entreprises du secteur de l’énergie, à la demande de l’État, alors même que ça n’était pas son cœur de métier…

EDF immobilise ainsi du capital supplémentaire, alors même qu’elle est confrontée à un besoin de capital important.

EDF a supporté – et continue de supporter – des charges de service public sans pour autant recevoir de compensation. L’exemple le plus marquant est bien évidemment la dette de CSPE, qui a atteint près de 4,9 milliards d’euros…

La tarification mise en place selon un logiciel libéral faisant la part belle au prix de marché ne correspond plus aux fondamentaux de la production…

En 2000, les acteurs industriels sont les meilleurs avocats de la libéralisation du secteur de l’énergie pour profiter d’un effondrement des prix de l’électricité. Quelques années plus tard, à partir de 2005, ils demandent au législateur d’intervenir pour les protéger de la hausse des prix, ce qui mène à la mise en place du TaRTAM (tarif réglementé transitoire d’ajustement du marché)…

La mécanique est devenue d’une telle complexité que plus personne ne la maîtrise »…

Bâtir une solution ambitieuse, à la hauteur des menaces pesant sur la sécurité du système électrique européen

Nous avons mis en place l’euro avant de créer les mécanismes d’harmonisation nécessaires entre les États membres interconnectés. Les conséquences furent graves lors de la crise financière.

Nous sommes en train de reproduire la même erreur dans le secteur de l’énergie

D’un côté, il n’est pas satisfaisant de constater que l’électricité, est le vecteur énergétique au contenu carbone le plus faible mais aussi le plus taxé :

les taxes représentent ainsi 34 % de la facture d’électricité

De plus, l’électricité supporte à titre principal le financement du déploiement des énergies renouvelables …

Etc.

À la lecture du rapport, on se dit qu’ils ont compris ; qu’il faut sortir de ce système qui ne fonctionne pas et revenir au service public nationalisé qui marchait plutôt bien.

Que nenni ! les mêmes parlementaires qui ont adopté ce rapport, ont voté le 22 juillet la loi de transition énergétique qui prévoit, entre autre, la privatisation par l’ouverture à la concurrence de la production hydraulique !

Un projet initié sous la droite par Jean-Louis Borloo.

Ceci avec l’absolution d’EELV 2, dont on peut comprendre, par ailleurs, la position par rapport à la place du nucléaire, des ENR, de la réduction des GES … mais de là a accepter tout et n’importe quoi !

C’est inouï ! Privatiser l’immense réserve d’eau, le grenier à eau de la France qui représente 8 milliards de m3, une gestion efficace des crues, la valorisation des voies navigables, l’optimisation des cours d’eau au service de nombreuses activités et industries.

Qu’adviendra-t-il de la stabilité du système électrique, dès lors que l’énergie hydraulique de pointe sera non plus à disposition du gestionnaire de réseau mais entre les mains d’industriels ou de traders ?

La mise en concurrence des concessions offre également la possibilité à des opérateurs privés de spéculer sur l’énergie de pointe, de dégager des marges considérables entre le prix de production et le prix de marché, cela au détriment, encore, des usagers.

Dès lors, quid de la péréquation tarifaire nationale qui permet d’avoir un même coût de KW/h sur tout le territoire ?

Sans vouloir faire de catastrophisme, la question du refroidissement des centrales nucléaires en cas de besoin est posée. Ce genre de problème s’est déjà posé depuis la privatisation de la CNR (Compagnie nationale du Rhône).

Dans quelles conditions une collectivité, un industriel… pourront-ils prétendre à réviser le cahier des charges d’une concession en cours, afin de pouvoir concrétiser un projet lié au multi-usage de l’eau, sans devoir s’acquitter d’une indemnisation exorbitante auprès du concessionnaire ?

Prenons l’exemple de l’aménagement hydraulique de la rivière d’AIN composé de 6 barrages. Ceux-ci alimentent les nappes phréatiques de la vallée et permettent l’irrigation des plaines agricoles et les pompages d’eau potable. Actuellement des conventions sont passées entre EDF et les collectivités locales, les fédérations de pêche, ou d’autres partenaires concernés. Ils étudient ensemble l’évolution de la rivière et mènent des actions en fonction des besoins.

Imaginons, que le barrage de VOUGLANS soit piloté par un groupe privé. Pouvons nous croire que celui-ci accepterait de lâcher ou de retenir l’eau du barrage pour satisfaire aux besoins amont et aval, des sociétés de pêche, des bases nautiques ou des céréaliers et industriels de la plaine de l’AIN … ? Et à quel coût ?

Au reste, ce barrage associé aux ouvrages hydroélectriques en aval permet de mettre à la disposition du réseau électrique national plus de 400 000 kW en moins de 5 minutes, soit 1,5 fois la puissance nécessaire à l’alimentation électrique domestique du département du Jura en hiver. Comment contraindre un producteur privé à turbiner en cas de demande sur le réseau national et à quel coût ?

Il s’agit d’un véritable hold-up sur un patrimoine public financé par l’impôt et les usagers de l’électricité ! Ainsi que de la remise en cause de l’indépendance énergétique du pays. Aucun autre pays en Europe ne s’est engagé dans cette absurdité. La France devient le seul pays à offrir ce joyau à la concurrence.

Nos gouvernants sont en train de tout brader aux capitalistes et aux intérêts financiers : les autoroutes, les aéroports, les lignes de chemin de fer, les réseaux de gaz et d’électricité etc.

Ils sacrifient sur l’autel du marché la première énergie renouvelable de France

Ils ont bonne mine de nous parler d’écologie !

 

Liens :

« Le barrage de Vouglans en début de chaîne est le 3ème réservoir artificiel français. Il conditionne tout le fonctionnement hydrologique de la rivière d’Ain. »

Concurrence "libre et non faussée" sur « les tarifs d’électricité » : UN RAPPORT ACCABLANT !
Concurrence "libre et non faussée" sur « les tarifs d’électricité » : UN RAPPORT ACCABLANT !
Concurrence "libre et non faussée" sur « les tarifs d’électricité » : UN RAPPORT ACCABLANT !

4 http://www.bassevalleedelain.com/gestion.php

Le SAGE (syndicat d’aménagement et de gestion de l’eau)

« Le fonctionnement écologique de la basse rivière d’Ain est étroitement dépendant du fonctionnement de la chaîne de barrages hydroélectriques (entre Vouglans et Allement) et des apports par la nappe phréatique fortement influencés par les captages agricoles. »

« Définir et mettre en oeuvre un partage de l’eau permettant le bon fonctionnement écologique de la rivière d’Ain tout en conciliant les différents usages (AEP, industrie, hydroélectricité, agriculture, loisirs) »

« La canicule et ses effets sur la rivière d’Ain » : La cellule d’alerte de la basse vallée de l’Ain est en état de vigilance accrue et demande au préfet d’autoriser des lâchers d’eau préventifs.

 

SOURCE:

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1 août 2015 6 01 /08 /août /2015 21:31
30 juillet 2015    
Par Owen Jones : Journaliste au Guardian et au New Statesman, écrivain et militant de gauche
 

Au début, seuls quelques-uns trempaient le bout de leurs pieds dans l’eau. Puis d’autres, non sans hésiter, ont suivi leur exemple, se regardant sans cesse les uns les autres pour se rassurer. Alors que la Grèce, ravagée par l’austérité, a été placée sous ce que Yanis Varoufakis appelle une « occupation postmoderne », que sa souveraineté est bafouée et qu’elle se voit contrainte de mettre en application une fournée supplémentaire des politiques qui l’ont conduite à la débâcle économique, la gauche britannique se retourne contre l’Union européenne (UE) à toute vitesse.

« Tout ce que l’UE a de bien est en recul, tout ce qu’elle a de mauvais prolifère », écrit Georges Monbiot, expliquant sa volte-face. « Toute ma vie j’ai été pro européenne » déclare Caitlin Moran [critique de télévision et chroniqueuse au Times], « mais en voyant comment l’Allemagne traite la Grèce, je trouve l’Europe de plus en plus détestable ». Pour Nick Cohen [critique de télévision et chroniqueur à The Observer et au Spectator], l’UE est décrite « à juste titre, comme une institution cruelle, fanatique et stupide ». « Comment la gauche peut-elle soutenir ce qui est en train de se passer ? » demande Suzanne Moore (journaliste, notamment au Daily Mail, au Guardian et à The Independent). « L’Union européenne. Pas en mon nom ». On voit de hauts responsables du Parti travailliste à Westminster et à Holyrood [siège du Parlement écossais] qui, à titre privé, s’orientent de plus en plus vers une position en faveur de la sortie de l’UE.

La liste se poursuit et elle s’allonge. Plus les opposants de gauche à l’UE se manifesteront, et plus la dynamique va s’accélérer et atteindre une masse critique. Ceux d’entre nous, à gauche, qui avons toujours été très critiques vis-à-vis de l’UE avons eu l’impression de vivre une croisade solitaire. Mais le soutien de la gauche à une sortie de l’UE – le « Lexit » [contraction de Left et exit] si vous préférez, – n’est pas nouveau. Cette nouvelle vague d’euroscepticisme constitue une sorte de nouveau réveil. Une grande partie de la gauche avait fait campagne contre l’adhésion, en 1973, à la Communauté économique européenne (CEE) alors que Margaret Thatcher et ses semblables faisaient campagne pour.

Des gens comme mes parents pensaient que cette adhésion menacerait la capacité des gouvernements de gauche à mettre en œuvre leurs politiques, et qu’elle interdirait par exemple des mesures de soutien à l’activité industrielle indispensables pour protéger les industries nationales. Mais, ensuite, le thatchérisme est arrivé au pouvoir et une gauche de plus en plus malmenée et démoralisée a commencé à croire que le seul espoir de pouvoir mettre en œuvre une législation progressiste passait par Bruxelles. Dans les années 1980, la détresse de la gauche eut pour pendant le triomphalisme des thuriféraires du marché qui transformèrent le Royaume-Uni bien au-delà de nombre de leurs ambitions les plus folles, mais qui commencèrent à renâcler face aux restrictions imposées à leurs rêves par le projet européen.

[...]

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19 juillet 2015 7 19 /07 /juillet /2015 16:35

Costas Lapavitsas : "La voie de la sagesse, c’est celle de la sortie de l’euro et du changement social"

 

Ce texte est la transcription traduite de l’intervention de Costas Lapavitsas au colloque « Democracy Rising », tenu à Athènes le 17 juillet 2015. Les intertitres sont de notre responsabilité.

Costas Lapavitsas est député élu au Parlement grec, membre de la Plateforme de gauche de Syriza, et professeur d’économie à SOAS (School of Oriental and African Studies, Londres).

 

Une capitulation désastreuse

Le gouvernement Syriza vient de signer un nouvel accord de sauvetage. C’est un très mauvais accord, pour des raisons évidentes que je vais énumérer.

Tout d’abord, cet accord est récessif. Il va plonger l’économie grecque dans la récession. Parce que les seules augmentations d’impôts s’élèvent à 2% du PIB. Elles concernent surtout la TVA, impôt indirect prélevé sur des produits principalement consommés par les travailleurs. Mais elles concernent aussi les entreprises et vont d’abord frapper les petites et moyennes entreprises, qui demeurent la colonne vertébrale de l’économie grecque. L’agriculture est sans doute le secteur le plus durement touché par cette augmentation : l’impôt sur le revenu versé par les agriculteurs va doubler, et ils seront soumis à de nouvelles obligations. Ces mesures sont incontestablement récessives. Elles arrivent à un moment où l’économie grecque chancelle au bord du précipice. Il ne fait aucun doute qu’elles vont la faire basculer dans la récession.

Deuxièmement, l’accord impose des mesures clairement inégalitaires. Elles vont exacerber les inégalités dans le pays. Ne laissez personne vous dire le contraire : le gros des recettes fiscales viendra des impôts indirects, dont on sait qu’ils sont facteur d’inégalité. Les inégalités vont s’accroître parce que les mesures imposent de prendre 800 millions par an dans les retraites. Elles feront peser une charge supplémentaire sur les retraités, qui comptent déjà en règle générale parmi les couches les plus pauvres de la population. Et bien sûr, les inégalités vont aussi s’accroître parce que le chômage va augmenter cette année et l’année prochaine.

Cet accord est mauvais parce qu’il ne remédiera en rien au problème de la dette du pays. Il ne prévoit pas de restructuration de la dette. Il va remplacer une catégorie particulière de dette par une autre. Il pourrait entraîner une amélioration marginale – marginale – sur le plan des taux d’intérêt et de l’étalement de la dette. Et celle-ci va sans aucun doute augmenter de 20 à 25 milliards pour recapitaliser les banques. Selon le FMI, le ratio dette sur PIB devrait passer à 200% l’an prochain. C’est très probablement ce qui va arriver.

Quatrièmement, l’accord ne prévoit absolument rien pour le développement du pays. Le « paquet » de 35 milliards d’euros n’existe tout simplement pas. Ces sommes ont déjà été allouées à la Grèce dans les divers fonds. Nous ne savons pas quand ni comment le pays percevra de l’argent frais. Rien, donc, en matière de développement.

Enfin, cet accord est clairement de type néocolonial. Le gouvernement de gauche a signé un accord néocolonial. Il l’est pour plusieurs raisons. J’en évoquerai trois : tout d’abord, l’accord prévoit l’établissement d’un fonds de privatisation de 50 milliards d’euros, sous contrôle étranger, et qui aura pour mission de vendre des biens publics. Les 25 premiers milliards seront destinés aux banques. S’il reste quelque chose – et il ne restera rien car on n’atteindra jamais 50 milliards –, les sommes serviront au remboursement de la dette et, peut-être, à l’investissement. Par conséquent, ce fonds vendra tout ce qu’il est possible de vendre pour recapitaliser les banques. Nous venons d’accepter de vendre nos bijoux de famille pour recapitaliser des banques grecques en faillite.

 

Nous avons aussi accepté de mener des réformes de l’administration publique sous la houlette de l’UE. Nous avons accepté de nous soumettre à un contrôle qui non seulement sera très sévère mais qui durera bien plus longtemps que les 3 ans que durera l’accord.

À mes yeux, cet accord représente une capitulation désastreuse. Ce n’est pas Brest-Litovsk. Ceux d’entre vous qui le croient se trompent. Il ne s’agit pas de gagner du temps pour asseoir le pouvoir bolchevique à Moscou et à Leningrad. Il ne s’agit pas de gagner du temps, car il n’y a pas de temps à gagner. Le temps, en l’occurrence, joue en faveur de l’ennemi. Ce n’est pas une manœuvre tactique.

Cet accord revient à mettre le pays sur une voie qui n’a qu’une seule issue. Une issue qui ne sert pas les intérêts du peuple. Quant à savoir qui est le véritable vainqueur de cet accord, c’est l’évidence même. Le vainqueur est devant vous. C’est l’oligarchie, qui s’exprime dans les médias de masse. Voilà pourquoi les médias exultent et célèbrent cette victoire. La réalité est parfois exactement ce qu’elle paraît être. Il est inutile de gratter la surface. Si vous lisez les grands journaux et que vous écoutez les médias, vous savez qui a gagné. [ ... ]

 

 

Sur le blog "Contretemps".  Cliquez sur le lien pour lire l'intégralité de l'article.

 

 

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8 juillet 2015 3 08 /07 /juillet /2015 13:21
Grèce et austérité : Déclaration de l'UD-CGT de Seine-Maritime
Grèce et austérité : Déclaration de l'UD-CGT de Seine-Maritime

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5 juillet 2015 7 05 /07 /juillet /2015 13:59
Grève historique aux hôpitaux de Berlin, « La Charité » : premiers succès.

Grève historique aux hôpitaux de Berlin, « La Charité » : premiers succès.

MlN, pour Solidarité internationale PCF, d’après correspondances locales, 4 juillet 2015

Le grand hôpital universitaire de Berlin, la Charité, vient de connaître une grève historique. Les 13.000 salariés ont massivement approuvé l’appel à la grève illimitée du syndicat Ver.di. Le mouvement a été suspendu le 1er juillet après 11 jours et des concessions de la direction.

Le 2 juillet, une manifestation commune a rassemblé les hospitaliers et les postiers, eux aussi engagés dans une grande grève, devant le Parlement (Bundestag) où a commencé à être examiné le projet de loi de restructuration des hôpitaux, autrement dit d’austérité renforcée.

La coïncidence avec la situation française, le récent mouvement à l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris, le projet de loi santé de Mme Touraine, est tout sauf fortuite !

Les personnels de la Charité sont à bout comme ceux de l’AP-HP.

Les principales revendications portées par le syndicat berlinois portent sur les conditions de travail. Il a mis en avant notamment l’exigence d’un plafonnement du nombre de patients par soignant :

  • Au moins deux personnels soignants par service la nuit
  • Dans les services de soins intensifs et les services pédiatriques : pas plus de 2 patients par soignant
  • Dans les autres services : pas plus de 5 patients par soignant

La direction a fini par accepter, par écrit auprès du syndicat, d’intégrer ces objectifs de diminution de la surcharge de travail à l’ordre du jour des prochaines négociations collectives annuelles obligatoires.

Ce succès n’a rien de définitif et la grève n’est que suspendue.

Car le lien est direct entre la question de l’allègement de la surcharge de travail et celle de l’emploi et des financements. Et si la direction de la Charité semble être prête à lâcher des dispositions sur la première, le gouvernement reste engagé dans une politique de coupe des moyens de l’hôpital public.

Là encore, le parallèle est direct avec Paris et la France. La volonté du directeur de l’AP-HP de supprimer des jours de récupération et d’intensifier la journée de travail correspond à l’objectif d’économiser l’équivalent de 4000 emplois. C’est la quote-part de l’AP-HP dans le cadre du plan gouvernemental de prélèvement de 3 milliards d’euros sur les hôpitaux publics d’ici 2017.

A Berlin comme à Paris, la grève bénéficie d’un large soutien de l’opinion publique, malgré le report de milliers de consultations et d’opérations non urgentes. Plusieurs initiatives de soutien se sont tenues. Des convergences avec d’autres mouvements se développent.

La grève est suspendue au plus fort de la combattivité des personnels, sur la base d’une première avancée. Elle est prête à repartir.

A Berlin comme à Paris ?

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5 juillet 2015 7 05 /07 /juillet /2015 10:11
samedi 4 juillet 2015
par  Charles Hoareau
, lu sur Rouge-Midi

 

Voilà encore des positions que les médias ne publient guère et qui pourtant montrent chacune à leur façon les enjeux du référendum grec. En particulier nous n’avons trouvé nulle part sur le Net le comparatif pourtant éclairant qu’a publié le PAME (Front syndical grec affilié à la FSM) et que nous reproduisons par une quasi exclusivité dont nous nous serions volontiers passés…mais peut-être avons-nous mal cherché ?!

Le camp du capital partout, y compris au-delà de l’Europe mobilise pour le OUI, c’est-à-dire pour l’acceptation des mesures préconisées par l’UE, la BCE et le FMI : ça c’est logique.

En face le camp progressiste mobilise pour le NON et le soutien au gouvernement de Syriza...et donc le soutien à ses propositions. A priori cela parait logique également. Quoique… la question est plus complexe qu’il n’y parait et nous verrons pourquoi.

Mais que disent les syndicats grecs ? Les positions sont loin d’être uniformes ce qui n’étonnera pas celles et ceux qui avaint lu en son temps l’article que Rouge Midi avait publié sur le syndicalisme en Grèce.

Il y a d’abord la position de la GSEE, soutenue par la CES (confédération européenne des syndicats, branche européenne de la CSI, confédération syndicale internationale) et dont nous publions ci-dessous le communiqué intégral qui a suscité des remous. [1]

LA CONFÉDÉRATION EUROPÉENNE DES SYNDICATS SOUTIENT SON SYNDICAT GREC QUI APPELLE A L’ANNULATION DU REFERENDUM
La Confédération européenne des syndicats (CES) soutient la Confédération générale des travailleurs grecs (GSEE) qui appelle au retrait du référendum.
Lors d’une réunion plénière de la Confédération générale des travailleurs grecs qui s’est tenue mercredi 1er juillet 2015, le syndicat grec déclare :
La Confédération générale des travailleurs grecs considère que la tenue d’un référendum est un droit constitutionnel inaliénable des citoyens grecs dans le contexte des traditions européennes.
Cependant, le processus lui-même du référendum actuel, ses délais, sa légalité et son contenu ont été banalisés dans un cadre de faux dilemmes et d’une trop grande vitesse, qui pourrait conduire à des situations incontrôlables et diviser la société grecque.
La Confédération, de manière non négociable, s’oppose à tous les types de mémorandums et à toutes leurs implications qui se font aux frais du monde du travail et du peuple grec, que ces mémorandums viennent des créditeurs ou du gouvernement.
Notre position est également non négociable en faveur de l’orientation européenne de notre pays, et la place de la Grèce dans l’Europe et l’eurozone.
La question posée au référendum est infondée et réduit imprudemment les choix en semant la discorde alimentée par des forces extrémistes à l’intérieur et à l’extérieur de la Grèce, conduisant notre pays vers des aventures tragiques.
Nous demandons ici et maintenant le retrait du référendum.
En tant que principal syndicat des travailleurs du secteur privé, nous envoyons un message clair dans toutes les directions :
- L’orientation européenne de notre pays n’est pas négociable.
- Nous disons oui à l’Europe des peuples et de la solidarité !
- Nous disons oui à la monnaie unique et à une Europe fédérale !
1er juillet 2015

Sans commentaire...

Le PAME (affiliée à la FSM) publie lui le comparatif suivant des propositions de la Troïka (UE, BCE, FMI) et du gouvernement Tsipras. En rouge et en gras les points d’accord entre le gouvernement grec et la Troïka en noir les points où subsistent quelques différences…que chacun appréciera.

Pas étonnant que dans ces conditions le PAME (texte intégral en document joint*) conclue :
Le NON au référendum sera interprété comme un OUI pour le mémorandum de SYRIZA
Nous rejetons les deux options
La classe ouvrière doit porter ses propres revendications
Allons voter avec nos propres revendications et non avec les « cartes truquées » des forces politiques pro-européennes.
Forces dans lesquelles il situe évidemment le gouvernement d’alliance Syriza-ANEL (droite nationaliste)

Dernier point. Si vous êtes de ceux qui vous dites mais alors que peut faire le gouvernement de Tsipras pour non seulement s’opposer au diktat du capitalisme international mais aussi (et surtout !) proposer une politique de réel progrès social pour le peuple de Grèce ?
Rien
Rien dans le cadre des règles actuelles de l’UE et les négociations en cours depuis son arrivée au pouvoir, ainsi que les abandons successifs le montrent bien.

La seule solution c’est de refuser de payer, sortir de l’euro et permettre ainsi au peuple de retrouver sa souveraineté.

 

*Merci à Véronique pour la traduction
En médaillon une manifestation à l’appel du PAME le 26 juin dernier...

 

[1] Entre autres, le M’PEP lance sur son site pour signature un appel en direction des syndicats français afin qu’ils protestent contre cette position de la CES.

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4 juillet 2015 6 04 /07 /juillet /2015 21:59
Sur Les Crises.fr

Poverty in Greece

Sur le blog économique Macropolis, Nick Malkoutzis, rédacteur en chef adjoint du journal grec Kathimerini, communique deschiffres qui témoignent des ravages que la crise de la dette a occasionnés dans son pays.

Vu de l’extérieur, les quelques Athéniens décontractés qui dégustent leur tasse de café en terrasse, ou les îliens qui s’attardent à l’apéritif peinent à décrire les conséquences bien concrètes de cette crise pour l’homme de la rue. Et comme nous ne sommes pas confrontés à ce qui se passe dans les salons, bureaux, bâtiments d’usine et les hôpitaux, nous ne pouvons pas voir l’impact réel et dérangeant de la crise grecque. Les indicateurs suivants nous rappellent cependant comment ce pays de l’UE a été catapulté au siècle dernier:

✔ 34,6% de la population vit dans la pauvreté ou dans l’exclusion sociale, ou est susceptible d’y glisser (chiffres 2012).

✔ Depuis le début de la crise, le revenu disponible des ménages a chuté de 30%.

✔ 34,8% des ménages grecs ont des arriérés à l’égard de l’Etat, des banques, de la sécurité sociale ou d’autres services publics.

✔ Plus de 40% pensent qu’il ne seront pas en mesure de remplir leurs obligations financières cette année.

✔ Le Service public de fourniture d’électricité coupe l’approvisionnement électrique de près de 30.000 familles et entreprises chaque mois en raison de factures impayées.

✔ Depuis le début de la crise, le chômage a augmenté de 160%. Près de 3,5 millions d’employés travaillent pour soutenir 4,7 millions de chômeurs et d’inactifs.

✔ Les chômeurs reçoivent une indemnité de chômage de 360 euros pendant les 12 premiers mois de leur chômage. En conséquence, seulement 15% des 1,4 millions de chômeurs reçoivent des prestations. Les travailleurs indépendants (25% du nombre total de personnes actives) n’ont pas droit à ces prestations.

✔ Les transferts sociaux devraient être réduits de 18% cette année. Le budget de la santé a été réduit de 11,1% entre 2009 et 2011. Aucun pays de l’OCDE n’a réalisé une coupe aussi importante sur ce budget.

✔ La pension moyenne de base se monte à moins de 700 euros, et depuis 2010, elle a été réduite d’un quart. Il est prévu que ce montant soit encore réduit de moitié sur les prochaines années.

✔ Pour 48,6% des ménages, la pension est la principale source de revenus.

✔ Selon une étude de l’Université d’Athènes, 12,3% des Grecs souffrent de dépression clinique. Ils n’étaient que 3,3% en 2008.

✔ Environ 800 000 personnes vivent sans accès aux soins de santé et dans certaines régions, des organisations humanitaires telles que Médecins du Monde ont dû se substituer au système de santé national pour fournir des soins et des médicaments aux personnes les plus vulnérables.

✔ La réduction du nombre de seringues et de condoms disponibles pour les toxicomanes a provoqué une forte hausse des cas d’infection au VIH, les faisant passer de 15 en 2009 à 484 en 2012.

✔ Les chercheurs notent également une augmentation de 21% du nombre d’enfants mort-nés, qu’ils ont attribuée aux restrictions d’accès aux soins prénatals.

✔ La mortalité infantile a augmenté de 43% entre 2008 et 2010.

✔ Enfin, le taux de suicide est également en hausse, et alors qu’on en avait compté 400 en 2008, on a dénombré 500 cas de suicides en 2011.

Source : Audrey Duperron, pour Express.be, le 18 mars 2014.

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 15:52
Rouen : 3000 manifestants déterminés pour l'emploi, pour les salaires, contre la réforme régionale et la loi Macron, contre la politique d'austérité de Valls-Hollande et Bruxelles

C'est à l'appel de quatre syndicats, CGT-FO-FSU-Solidaires, que 3000 manifestants, les cheminots descendus de la gare, les "Pap Chap" en cortège depuis la zone industrielle et enfin le gros des manifestants de la rive gauche, ont convergé vers le théâtre des Arts où se tenait le Congrès des Régions. 

 

Photo Normandie actu
Photo Normandie actu

Photo Normandie actu

C'est par des gardes mobiles que furent accueillis les manifestants.  La tension fut grande à ce moment, à la mesure de la colère devant l'austérité, les suppressions d'emploi en cours ou à venir, dans le privé au nom des dividendes, dans le public au nom de l'austérité et toujours au nom des dividendes des maîtres des multinationales qui réclament toujours davantage de cadeaux fiscaux ou autres prébendes. "CICE, PACTE DE RESPONSABILITE, etc STOP A L’UTILISATION DEL’ARGENT PUBLIC POUR LICENCIER" pouvait-on lire sur une affichette de la CGT.   Les manifestants s'installèrent devant le théâtre des Arts et y restèrent jusqu'à 14 heures.  Pour faire entendre leur colère, leur inquiétude et leurs revendications aux élus régionaux.  Quelques élus du Front de gauche, PCF, d'EELV sont venus à la rencontre des manifestants.  Mais pourquoi donc sont-ils encore dans les exécutifs de ces conseils régionaux que leurs collègues socialistes sont  en train de saborder ?

1ère Photo Paris-Normandie, 2ème photo Yvette Genestal
1ère Photo Paris-Normandie, 2ème photo Yvette Genestal

1ère Photo Paris-Normandie, 2ème photo Yvette Genestal

C'est par des gardes mobiles que furent accueillis les manifestants.  La tension fut grande à ce moment, à la mesure de la colère devant l'austérité, les suppressions d'emploi en cours ou à venir, dans le privé au nom des dividendes, dans le public au nom de l'austérité et toujours au nom des dividendes des maîtres des multinationales qui réclament toujours davantage de cadeaux fiscaux ou autres prébendes. "CICE, PACTE DE RESPONSABILITE, etc STOP A L’UTILISATION DEL’ARGENT PUBLIC POUR LICENCIER" pouvait-on lire sur une affichette de la CGT.   Mais les manifestants s'installèrent devant le théâtre des Arts et y restèrent jusqu'à 14 heures.  Pour faire entendre leur colère, leur inquiétude et leurs revendications aux élus régionaux.  Quelques élus du Front de gauche, PCF, d'EELV sont venus à la rencontre des manifestants.  Mais pourquoi donc sont-ils encore dans les exécutifs de ces conseils régionaux que leurs collègues socialistes sont  en train de saborder ?

 

Sur le théâtre des Arts un pavillon déployé : "Les Régions, c'est l'avenir".  Les 21 présidents de région socialistes ( sur 22 ) ont tous approuvé la loi de régionalisation voulue par la commission de Bruxelles, les chefs d'Etat européens et le gouvernement Valls.  La disparition et le regroupement des régions, les dotations de l'Etat réduites du tiers auront des conséquences désastreuses pour les Normands.  Des centaines de milliers de suppressions d'emploi publics sont déjà programmées : Santé, Hôpitaux, aides et services sociaux, culture, tous les secteurs sont amputés. Avec des coupes drastiques de 54 milliards d'euros dans les budgets des collectivités locales, les salariés et les usagers ont de quoi être inquiets.  C'est clair : les collectivités locales rendront moins de services.  Alors proclamer "Les Régions, c'est l'avenir", c'est se moquer des salariés et des usagers.

Le secteur public largement représenté
Le secteur public largement représenté

Le secteur public largement représenté

Les entreprises victimes de la courses aux dividendes : Schneider Electric, Petroplus, UPM Papeteries de la Chapelle Darblay ...
Les entreprises victimes de la courses aux dividendes : Schneider Electric, Petroplus, UPM Papeteries de la Chapelle Darblay ...
Les entreprises victimes de la courses aux dividendes : Schneider Electric, Petroplus, UPM Papeteries de la Chapelle Darblay ...

Les entreprises victimes de la courses aux dividendes : Schneider Electric, Petroplus, UPM Papeteries de la Chapelle Darblay ...

C'était une manifestation très diverse.

Beaucoup de drapeaux CGT et des militants de FO, Solidaires et de la FSU.
Beaucoup de salariés du secteur privé en lutte pour leurs salaires et souvent également pour leur emploi : les Renault Cléon et Sandouville, Boréalis, Pétroplus, Vallourec, Danone de Gournay en Bray, Dresser Le Havre, les Pap Chap, Schneider Electric, la TCAR, les marins CGT ... On ne peut les citer tous mais les entreprises représentées étaient nombreuses.
Les salariés du public étaient nombreux également, inquiets des menaces de suppressions d'emploi, de surcharge de travail, des menaces sur le statut des fonctionnaires créé à la Libération par le vice-président communiste du Conseil, Maurice Thorez, chargé de la Fonction publique d'Etat, puis étendu à tous les fonctionnaires en 1983, sous l'autorité d'Anicet Le Pors, ministre communiste.  Côte à côte les employés territoriaux, très nombreux,  et notamment ceux de Rouen, en lutte depuis une semaine, les auxiliaires de vie, les salariés de la santé, ceux de la culture, les enseignants, les hôpitaux ...


 

Rouen : 3000 manifestants déterminés pour l'emploi, pour les salaires, contre la réforme régionale et la loi Macron, contre la politique d'austérité de Valls-Hollande et Bruxelles

A midi, les représentants syndicaux prirent la parole pour dénoncer la politique d'austérité du gouvernement, la réforme territoriale  et les cadeaux aux entreprises sur le dos des salariés.  Pascal Morel pour l'UD-CGT Seine-Maritime dénonça des mesures gouvernementales prises pour complaire au patronat européen et à la commission de Bruxelles, avec toujours la même rengaine "réduire le coût du travail".  Chaque intervenant fit un rapport avec la situation de la Grèce, victime de la Troïka.  Sur le camion de la CGT, le drapeau de la Grèce en signe de solidarité.

Un 25 juin, cette manifestation est un succès. 

Compte rendu d'Action communiste

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25 juin 2015 4 25 /06 /juin /2015 15:14

Vu sur FR3 Normandie.  Allez sur le site pour voir la vidéo.

Rouen : manifestation d'ampleur contre la réforme territoriale

Regroupés autour du théâtre des Arts où se tient le congrès des régions de France (ARF), les manifestants interpellent élus et gouvernement

  • Par Richard Plumet
  • Publié le 25/06/2015 | 13:
 
 
 

© France 3 Haute-Normandie

© France 3 Haute-Normandie

 

La circulation est compliquée ce jeudi 25 juin dans le centre de Rouen : après la manifestation des taxis (qui dès 9h ont mené des opérations escargot), une manifestation organisée par plusieurs syndicats (CGT, FO, FSU, Solidaires…) est partie à 10h du Cours Clemenceau pour se rendre, rive droite, devant le théâtre des Arts.

Un bâtiment (et ses abords) qui est  gardé depuis ce matin par des vigiles, la police et des gendarmes mobiles. Pour les forces de l'ordre il s'agit d'assurer la sécurité du congrès de l'association des régions de France.  Des élus venus de toute la France que les militants syndicaux souhaitent interpeller notamment sur les "conséquences désastreuses" de la réforme territoriale.

Dans un tract, les syndicats expliquent que cette manifestation "public / privé" de Rouen a pour but de dire "non aux destructions d'emplois, non à la réforme territoriale, non au pacte d'austérité et oui à l'augmentation des salaires et oui au développement des services publics"

VIDEO  France 3 Haute-Normandie : le face à face avec les gendarmes mobiles et l'interview de Pascal Morel, Secrétaire général de l'union départementale de la CGT Seine-Maritime
(Images : Bruno Belamri)

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