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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 15:48

Saint-Germain-en-Laye, ce vendredi. Les grévistes étaient réunis devant la Poste du Bel-Air pour faire entendre leurs revendications.

Saint-Germain-en-Laye, ce vendredi. Les grévistes étaient réunis devant la Poste du Bel-Air pour faire entendre leurs revendications. (LP/S.B.)

Une partie des postiers de Saint-Germain-en-Laye, Noisy-le-Roi, Chanteloup-les-Vignes et Conflans-Sainte-Honorine étaient en grève ce vendredi à l’appel de FO et de la CGT. Ils réclament notamment à leur direction des renforcements d’effectif via des embauches en CDI et dénoncent le changement de modalités de paiement des heures supplémentaires. A savoir la disparition d’un forfait de 10 heures dans le cadre, entre autres, de la distribution des professions de foi pour les élections régionales. Du côté de la direction de la Poste, où l’on comptabilise « 55 grévistes sur 295 agents, soit une grève suivie à 18 % », on indique que « tout travail supplémentaire doit être payé » tout en précisant que « le volume de travail s’apprécie au niveau local ». Si « la distribution des documents électoraux a été faite », La Poste reconnaît toutefois « quelques retards à prévoir dans celle du courrier ».

Grève au centre de tri de la Poste d’Armentières: des négociations entamées

Publié le .  Extraits.

PAR CHRISTELLE JEUDY

Va-t-on vers un troisième jour de grève au centre de tri de la Poste, avenue de l’Europe, ce samedi ? Impossible de le dire car ce vendredi, la vingtaine de grévistes présents devant le centre de tri ont eu la visite du directeur de la plateforme locale ainsi que d’un représentant départemental de la Poste.

La grève entamée jeudi au centre de tri par les facteurs s’est poursuivie hier. Le mouvement doit continuer ce samedi, sauf accord entre le syndicat et la direction.

« Ils nous ont redit avoir prévu l’arrivée de deux renforts lundi et ont de nouveau évoqué le renforcement des groupes de travail, mais nous voulons des engagements écrits et surtout, une remise à plat de la réorganisation des tournées effective depuis juin. Sans un protocole écrit, la grève doit se poursuivre ce samedi », indique Samira Taibi, déléguée CGT FAPT. [...]    La  suite ici

 

 

On lui reproche son activité syndicale.

Salariée de La Poste licenciée : la CGT indignée

12/12/2015 05:38 sur  lanouvellerepublique.fr.  Extraits.
 
Joël Flirden, Angélique Bury, Yves Choubrac, représentants de la CGT PTT, devant les multiples cartons procéduraux, utiles à la défense de leur collègue licenciée, Geneviève Choubrac. - Joël Flirden, Angélique Bury, Yves Choubrac, représentants de la CGT PTT, devant les multiples cartons procéduraux, utiles à la défense de leur collègue licenciée, Geneviève Choubrac. 

Joël Flirden, Angélique Bury, Yves Choubrac, représentants de la CGT PTT, devant les multiples cartons procéduraux, utiles à la défense de leur collègue licenciée, Geneviève Choubrac.

La factrice d’Issoudun, en conflit avec La Poste, a été licenciée pour faute grave. La CGT-PTT dénonce une sanction liée à ses actions syndicales.

La sanction est tombée. Geneviève Choubrac a reçu sa notification de « licenciement pour faute grave ». Cette factrice d'Issoudun faisait déjà l'objet d'une mise à pied à titre conservatoire, depuis le 10 septembre. Une mesure disciplinaire contre laquelle s'était élevé le syndicat départemental CGT-PTT, en octobre.
Quelques jours avant la convocation de Geneviève Choubrac, devant la commission consultative paritaire, les syndicalistes avaient recueilli plus de 1.000 signatures à une pétition de soutien à l'agent issoldunois.

[...] Lire le détail des agissements de la direction contre les libertés syndicales ici

La grève des postiers de Maubeuge s’est poursuivie ce samedi matin

Publié le - Mis à jour le 12/12/2015 à 14:49 Extraits.

PAR CLAIRE DE VREGILLE et SAMI BELLOUMI sur lavoixdunord.fr

Pour la deuxième matinée consécutive, près de la moitié des facteurs de la plateforme de Maubeuge ont tenu un piquet de grève devant l’entrée du centre de distribution, à l’appel de la CGT, syndicat majoritaire. Toujours pour contester la nouvelle organisation mise en place en octobre, qui a, selon eux, alourdi leurs journées de travail.[...]

La suite ici

Dieppe : Conflit victorieux chez les facteurs de la Poste

UL CGT Dieppe.  Extraits.  Lire l'intégralité de l'article en cliquant sur le titre ci-dessus.

10 déc. 2015

Dieppe : Conflit victorieux chez les facteurs de la Poste

Depuis le conflit de fin 2014 la situation ne s’est pas améliorée à la distribution de La Poste à Dieppe. Depuis la réorganisation de juillet dernier, en fait, ça a été de pire en pire, et le mécontentement du personnel est allé croissant.

En effet, à l'opposé des promesses faites par la direction en 2014, le 21 juillet 2015 celle-ci a supprimé 4 emplois, et restructuré les tournées de distribution en en supprimant 2.

Évidemment cela ne fonctionne pas, et le personnel souffre !

[...]

Le personnel contraint à refaire grève !

[...]

 

Bilan positif !

Il se traduit par

  • > 2 embauches,
  • > Une augmentation des repos,
  • > Le réaménagement de plusieurs chantiers.

Même si tout n’est évidemment pas réglé dans le CDIS de Dieppe, on peut dire que c’est un conflit victorieux.

La vigilance reste de mise, et le personnel reste mobilisé pour que ce qui a été acté avec la direction entre dans la vie !

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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 14:44

Numerus clausus en médecine : un outil au service de la sélection antisociale, et de l’austérité.

Lu sur l'UL CGT Dieppe

29 nov. 2015

Extraits.  Pour lire l'intégralité de l'article cliquez ici.

 

Beaucoup d'appelés, peu d'élus. C’est chaque année la même chose avec la publication du numerus clausus dans les différentes filières de la PACES (première année commune aux études de santé) au "Journal officiel", dans environ un mois.

Pour 2014-2015, le nombre de places disponibles à l'issue du concours de fin d'année a été fixé par le gouvernement à 7 497 en médecine (+ 5 places par rapport à 2014), 1.198 en odontologie (– 2), 1.011 en sage-femme (– 5) et 3.097 en pharmacie (– 2). A cause du numérus clausus, le taux d’échec a dépassé les 77 %. « Une boucherie pédagogique », comme l’a qualifié le président de l’université de Paris-V.

Le contournement par l’étranger

Pour le concours 2016, alors que les amphithéâtres de Paces ne désemplissent pas, le numérus clausus va se traduire pour les étudiants, à cette broyeuse de vocations. Pour en échapper, un nombre croissant d’étudiants tentent de le contourner en allant se former à l’étranger. Direction des établissements moins sélectifs et surtout membres de l’Union européenne (mais pas seulement), jusqu’à la fin du second cycle (la sixième année), avant de revenir effectuer leur internat en France. ...]

Numérus clausus, outil de sélection sociale

Mais dans cette affaire, ce sont les étudiants d’origine modeste qui font les frais du numérus clausus. Car aller se former à l’étranger leur est impossible ; ils sont condamnés de par leur origine sociale à passer le concours de fin de première année en France, et essayer de traverser l’entonnoir.

[...]

Originellement, le numerus clausus était censé fixer le déploiement de praticiens selon les besoins des populations, limiter une trop vive concurrence qui aurait fait baisser les revenus, et limiter globalement l’accès trop facile des patient au médecin pour réduire les dépenses de santé de la Sécurité sociale.

Allongement des délais d’attente, et création de déserts médicaux

De fait les délais d’attente pour obtenir des rendez-vous se sont allongés, et des déserts médicaux se sont développés. L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), dénombre à Paris 798 médecins pour 100 000 habitants, contre 80 dans le département de l’Eure, [...]

Le Numérus clausus au service de l’austérité budgétaire

Aujourd’hui, le numerus clausus sert l’austérité en matière de budget de l’enseignement supérieur. Il sert à limiter le nombre d’étudiants car les capacités de formations sont saturées.

Car faute de moyens pour construire les nécessaires universités et payer leur personnel enseignant et administratif, le numérus clausus est un filtre servant à limiter le nombre d’étudiants, dans le cadre d’une politique de restriction de crédits. C’est l’austérité ! Dans ce cadre étriqué, cela sert malgré tout à maintenir la qualité des formations en fonction du nombre de professeurs.

[...]

Que sera le numérus clausus anti-social de l'année scolaire prochaine ? Rendez-vous en fin d'année !

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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 13:58
Publié le 29/11/2015 á 21H52  sur paris-normandie.fr

Saint-André-de-l’Eure. Les facteurs s’opposent à une nouvelle organisation du travail qui ne tient pas compte de leurs doléances.

Les postiers de Saint-André-de-l’Eure et de Nonancourt se mettent en grève
Sauf accord, jugé improbable par les facteurs, la grève du courrier va démarrer aujourd’hui lundi

Le syndicat SUD et la CGT ont décidé de lancer un mouvement de grève illimité à partir d’aujourd’hui lundi, couvrant tout le personnel de distribution du centre de Saint-André-de-l’Eure et le bureau de Nonancourt. En cause, une situation déjà très dégradée et la mise en place de la réorganisation le 17 novembre dernier.

Une situation tendue depuis plusieurs semaines

 
Quimper -
Sur Ouest France
  • Les facteurs en grève se sont réunis devant la préfecture, hier matin. En fin de journée, ils ont voté la fin de la grève « à la quasi-unanimité ».
    Les facteurs en grève se sont réunis devant la préfecture, hier matin. En fin de journée, ils ont voté la fin de la grève « à la quasi-unanimité ». | 

Après quatre jours de grève, les facteurs ont obtenu l'ouverture de négociations et le report de la réorganisation.

Ils ne voulaient pas de la réorganisation du travail proposée par la direction de La Poste. Elle souhaitait regrouper l'ensemble du personnel de distribution dans les locaux d'Ergué-Gabéric, déjà occupés par La Poste. Depuis lundi, les facteurs de Quimper étaient en grève.

Depuis trois syndicats ( CGT, SUD-PTT, CFDT ) menaient des négociations, sans effets jusqu'à hier, tandis que la mobilisation se renforçait et gagnait les rangs des servioces de messagerie.  [...] La suite ici.

30e jour de grève à la poste de Neuilly

27 Nov. 2015, 18h08 | MAJ : 27 Nov. 2015, 18h08

 

Neuilly-sur-Seine. Les postiers en grève cette semaine devant la mairie de Neuilly. Le mouvement a été reconduit jusqu’au lundi 30 novembre.

Neuilly-sur-Seine. Les postiers en grève cette semaine devant la mairie de Neuilly. Le mouvement a été reconduit jusqu’au lundi 30 novembre. (DR.)

80 % des facteurs de Neuilly étaient toujours en grève ce vendredi, au trentième jour de la grève lancée contre la suppression de huit postes de travail. Selon le syndicat Sud, la direction de la poste des Hauts-de-Seine souhaite supprimer sept tournées sur 54 auprès des particuliers et une tournée sur 12 auprès des entreprises.

« 25 tournées ont déjà été supprimées ces dernières années, rappelle Gaël Quirante, responsable syndical Sud-Poste. Or si les courriers papier pour chaque adresse ont quantitativement diminué, la population a augmenté et nous distribuons davantage de lettres recommandées et de petits paquets ». Faute de négociations ouvertes par la direction, la grève a été reconduite jusqu’à lundi, annonce Sud-Poste. [...]

La suite ici sur parisien.fr

Hold-up à La Poste : les facteurs volés

Une nouvelle fois, La Poste a remporté l’appel d’offre du Ministère de l’Intérieur pour la distribution des plis électoraux concernant les élections régionales des 6 et 13 décembre 2015.

Si l’État renouvelle sa confiance à La Poste afin d’assurer cette mission de service public, La Poste, elle, profite de la conscience professionnelle de chacun pour empocher 60 millions d’€uros et ne pas rémunérer ce travail supplémentaire.

Les salariés ont signé massivement la pétition de la CGT-FAPT demandant l’ouverture urgente de négociations sur la juste rémunération de ce travail supplémentaire ainsi que sur les conditions de travail pour mener à bien cette mission.

A ce jour, La Poste refuse toute négociation.

Pour la CGT, cela est inacceptable, il en va de la bonne tenue des élections régionales.

Par son attitude, La Poste met en danger la démocratie.

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27 novembre 2015 5 27 /11 /novembre /2015 15:24

Attentats. Un syndicat enseignant de Seine-Maritime dénonce les mesures prises dans les écoles

Mise à jour : 26/11/2015  par Fabien Massin sur normandie-actu

 

Les mesures de sécurité prises après les attentats du 13 novembre 2015 sont inapplicables, selon le principal syndicat enseignant du premier degré. (photo d'illustration Fotolia)

Les mesures de sécurité prises après les attentats du 13 novembre 2015 sont inapplicables, selon le principal syndicat enseignant du premier degré. (Photo d'illustration Fotolia)

Les professeurs des écoles ne veulent pas se transformer en gendarmes. Jeudi 26 novembre 2015, sur son site internet, le syndicat SNUipp-FSU de Seine-Maritime, principal syndicat enseignant du premier degré, a poussé un coup de gueule contre les consignes de sécurité transmises aux directeurs d’école. Si le syndicat ne conteste évidemment pas le « besoin de vigilance citoyenne », que « tous doivent adopter », ils jugent les consignes « inapplicables ». Le syndicat propose aux directeurs et directrices d’école de faire part de leurs craintes à la Direction académique des services de l’éducation nationale (Dasen) de Rouen (Seine-Maritime).

Mesures « déconnectées de la vie des écoles »

Ce plan impose aux personnels via les directeurs et directrices d’école, « un contrôle visuel des sacs » et un « contrôle systématique de l’identité des personnes étrangères à l’école », indique le SNUipp-FSU. Ces préconisations sont purement impossibles à mettre en œuvre à l’échelle d’un établissement. Cela est complètement déconnecté de la réalité de la vie des écoles : les entrées et les sorties dans les écoles sont multiples (CMP, taxis, Rased, livreurs, psy, parents…).

« Ni concierge ni gendarme »

Pour le syndicat, les obligations de sécurité ne doivent pas faire dévier les directeurs d’école de leur mission première : enseigner.

Un directeur d’école est avant tout un enseignant responsable d’une classe ; ce n’est ni un concierge, ni un gendarme. C’est d’abord un enseignant qui doit garder une relation de confiance avec les usagers de l’école. Que ferait-il des soupçons forcément arbitraires qu’il pourrait porter sur un sac à la forme ou au contenu douteux ? Que fait le directeur d’école de sa classe quand il contrôle les identités du livreur, du chauffeur de taxi, de l’oncle, du cousin, de l’ami qui vient chercher, de façon inopinée, un enfant malade en pleine journée ?

« Pression accrue sur les équipes »

Autre risque, selon le syndicat, accroître encore un peu plus la pression que subissent les équipes enseignantes.

Ce plan marque une fois de plus une fracture entre les instances décisionnelles et la réalité du terrain ; il ne fait qu’accroître une pression déjà bien trop lourde portée sur les directions d’école et les équipes enseignantes qui en l’état ne pourront en appliquer le contenu et se sentiront, bien souvent, coupables de ne pas pouvoir le faire.

Commentaires : Il faut donc créer des emplois.  Justement le chômage est reparti à la hausse en Seine-Maritime.  Mais ni la droite, ni le PS, ni le FN ne le feront car ils sont tous d'accord pour réduire les emplois dans les collectivités territoriales.  

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25 novembre 2015 3 25 /11 /novembre /2015 19:30

Lu sur Infirmiers.com

Le 19 novembre dernier, Marisol Touraine a annoncé l'attribution de trois millions d'euros à l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP). Une somme destinée à gratifier les personnels qui ont participé à la prise en charge des victimes des attentats de Paris. Toutefois, si l'intention de la ministre lui a semblé louable, ce n'est pas de cette manière que son geste est accueilli par les infirmiers et aides-soignants.

infirmier mécontent

A l'annonce de la mobilisation de 3M€ pour gratifier les personnels de l'AP-HP, infirmiers et aides-soignants s'insurgent !

Au vu des événements tragiques qui sont survenus à Paris le 13 novembre 2015, le plan blanc a été déclenché afin de mettre en œuvre toutes les moyens nécessaires à la prise en charge des victimes. Toutefois, les professionnels n'avaient nullement attendu cette mesure pour faire preuve de réactivité. Dans un élan de solidarité, tous se sont mobilisés immédiatement pour soigner, secourir ou aider comme ils pouvaient. Très largement salué par les politiques, le « professionnalisme extraordinaire » des soignants sera gratifié, a annoncé Marisol Touraine la semaine dernière. En effet, une enveloppe de  trois millions d'euros a été accordée à l’Assistance Publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) afin de primer « les personnels ayant participé à la prise en charge des victimes ». La mobilisation des médecins, personnels soignants et administratifs, a été exceptionnelle. La prise en charge des victimes a été parfaite. Tous les personnels de santé peuvent être fiers d’eux et font la fierté de la France, a-t-elle déclaré. Pourtant, ces derniers, offensés par le geste, considèrent avoir fait tout simplement leur travail… leur devoir.

On trime pour un salaire de misère afin de prendre soin de nos patients et il faut qu'il y ait un carnage pour que notre métier soit reconnu… C'est petit Madame !

« Il aura fallu des attentats pour être un peu plus considérés... »

Sur les réseaux sociaux, les réactions à cette annonce ont été immédiates et unanimes. Tous considèrent en effet la mesure de Marisol Touraine comme un geste déplacé, hypocrite et insultant. Elle va donner une prime de dix balles ? À vomir ! Dans notre métier, c'est tous les jours que l'on donne de nous, que l'on ravale nos affects, que personne ne s'occupe de nos traumatismes lorsque nos patients décèdent, s'insurge une infirmière. Car en effet, ce que les soignants ont fait la nuit du 13 novembre, ils le font tous les jours. De fait, ils se désolent qu'il ait fallu des attentats meurtriers pour que leur métier soit regardé d'un nouvel œil et valorisé. Il faut un drame, des morts pour avoir une prime ben merde alors ! Mais où on va là ? Le reste de l'année, c'est aucune reconnaissance. Ne l'oublions pas ! C' est [presqu'une insulte] envers tous les soignants cette fausse reconnaissance, je crois qu'il n'y a pas pire comme foutage de gueule !

Si vous en avez les moyens, augmentez le nombre de postes de soignants Madame la Ministre. On ne choisit pas ce métier pour une reconnaissance, mais tout simplement parce qu'on aime son prochain !!!

Quid de votre loi de santé Madame Touraine ?

Au-delà de ce qu'inspirent ces trois millions d'euros de prime, infirmiers et aides-soignants déplorent une réponse inadaptée d'une ministre qui, depuis toujours, ignore les requêtes et revendications de l'ensemble de la communauté soignante. Lamentable... On ne demande pas l'aumône. Juste une reconnaissance de notre diplôme, une augmentation de personnel afin de mener à bien nos missions auprès du service public dans de bonnes conditions... Et pourquoi pas une réévaluation de notre salaire...!!!! Améliorer nos conditions de travail serait plus gratifiant qu'une piécette pour nous remercier de sauver des vies, le truc qu'on fait tous les jours ... parce que c'est notre métier.... Outre cette gratification, les professionnels de santé attendent donc beaucoup plus de la ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes. Un ou deux collègue(s) IDE et/ou AS en plus dans chaque service en France, ça serait pas du luxe au lieu d'une prime à la c.. Cela peut nous permettre de ralentir le vieillissement prématuré du personnel soignant dû à un manque de main d'œuvre... Par ailleurs, pour une aide-soignante, cette prime n'est ni plus ni moins qu'une petite carotte destinée à [les gruger] avant le vote de la loi santé prévu dans les prochains jours. Un point de vue pouvant être considéré plus que pertinent...

[Notre ministre] trouve de l'argent pour [récompenser] un travail qu'on fait avec honneur. Mais le reste de l'année cela ne la dérange pas de supprimer des postes, au détriment des patients, [alors que nous souffrons] à la limite du burn-out.

Et la réforme de Martin Hirsch dans tout ça ?

L'indignation générale des soignants s'exprime bien au-delà puisque la réforme sur le temps de travail est elle aussi pointée du doigt. Les infirmiers auraient préféré davantage d'écoute à ce sujet aux trois millions d'euros jugés dérisoires. Quelle démagogie, alors que les postes ne sont pas remplacés, que les RTT sont sur la sellette, que l'augmentation des salaires est bloquée (depuis quand déjà ?) et qu'au bout du compte les patients finiront par trinquer avec une médecine à deux vitesses déjà en place. Elle est à vomir cette enveloppe ! Comme quoi, il y a de l'argent ! Dégoûtée !. Une consternation partagée par le Syndicat national des professionnels infirmiers (SNPI) qui considère que Marisol Touraine fait l’aumône [aux personnels de l'AP-HP] pendant que [Martin] Hirsch [leur] fait les poches. Et d'ajouter : Les 3 millions aux soignants de Marisol Touraine, une insulte à l’intelligence, alors que le projet Hirsch sur l’organisation du travail c’est 30 millions d’économies sur le dos du personnel en 2016 (...). Sans parler du plan d’économies de 143 millions pour l’AP-HP imposé par le ministère !

Enfin, une autre question se pose : celle de la reconnaissance des autres professionnels hors AP-HP, des policiers, pompiers et militaires présents cette nuit là et qui, sans nul doute, ont été autant touchés par ces événements tragiques. Pensez à leur envoyer des chocolats pour Noël Madame la Ministre, suggère une infirmière. Et là encore, rien n'est moins sûr...

Vulgarité ! Sortez de votre bureau et mettez une blouse Madame Touraine !

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25 novembre 2015 3 25 /11 /novembre /2015 17:07

De l’argent public pour des bénéfices privés…

"Le maire (LR) de Moissac (82) vient de renouveler la concession de distribution de l'eau à Véolia en offrant à la multinationale une usine de traitement toute neuve de 5,2 M d'Euros. C’est en catimini que ce mauvais coup s’est fait et c’est une fois encore en ouvrant le journal local que l’on apprend que le maire de Moissac, M. Henryot ci-devant président du SIEPA (Syndicat Intercommunal d’Eau Potable et d’Assainissement) a littéralement vendu, l’usine de traitement des eaux de Moissac à une filiale du groupe VEOLIA."

Source : Le Grand Soir

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24 novembre 2015 2 24 /11 /novembre /2015 17:03

L'Italie privatise sa poste pour réduire sa dette

"L’Italie a bouclé mardi la privatisation du géant Poste Italiane. Un prélude à une série d'autres sous la houlette du gouvernement du réformiste Matteo Renzi. Toute bardée de jaune pour l'occasion, la Bourse de Milan a réservé un bon accueil au titre de Poste Italiane, dont la cotation a démarré en hausse mardi matin, avant de se replier autour de la parité en milieu de matinée. Le directeur général du groupe Francesco Caio, après avoir symboliquement actionné la cloche lors d'une brève cérémonie à la Bourse de Milan, a salué «la nouvelle phase» s'ouvrant pour l'opérateur historique, né en 1862 au lendemain de l'unification de l'Italie et fort aujourd'hui de 143 000 employés."

Source : L'essentiel

Lu sur Lescrises.fr

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22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 18:53

SNCM: la grève se poursuit jusqu'à lundi inclus

Les marins de la SNCM vont poursuivre leur grève, entamée vendredi après la décision du tribunal de commerce de choisir l'entrepreneur corse Patrick Rocca comme repreneur, jusqu'à lundi inclus, a annoncé la CGT.

  • France 3 Corse ViaStella
  • Publié le 22/11/2015 | 14:06
 

21/11/15 - Les navires de la SNCM à quai dans le port de Marseille © BORIS HORVAT / AFP

© BORIS HORVAT / AFP 21/11/15 - Les navires de la SNCM à quai dans le port de Marseille

 

"La grève s'est renforcée depuis samedi matin avec l'arrivée du Jean Nicoli à Marseille et est reconduite jusqu'à lundi inclus", a indiqué la CGT samedi dans un communiqué.

Le syndicat proteste notamment contre les 583 suppressions d'emplois qu'entraîne la reprise de la SNCM, en redressement judiciaire depuis plus d'un an, par Patrick Rocca, une décision prise par le tribunal de commerce de Marseille vendredi.

Le projet de reprise de M. Rocca, 50 ans, dont le groupe comprend 27 sociétés dans le transport, l'immobilier ou les déchets, prévoit la reprise de 845 salariés (873 en comptant les filiales) sur plus de 1.400 en CDI. Trois autres projets de reprise avaient été déposés, par le consortium d'entreprises corses Corsica Maritima, le groupe Baja Ferries et l'ex-directeur du port de Marseille Christian Garin, associé à l'armateur grec Arista.

Dès le jugement rendu, les salariés de la compagnie s'étaient réunis en assemblée générale sur un ferry de la compagnie et avaient décidé de se mettre en grève immédiatement.

Ils ont voté un arrêt de travail reconductible avec occupation des bateaux. Un préavis avait été déposé le 10 novembre par l'intersyndicale, à l'exception du Syndicat des travailleurs corses. FO a aussi fait savoir vendredi soir qu'il n'appelait pas à la grève, évoquant des "mouvements perpétuels qui ont largement contribué au déclin de l'entreprise".

"Il ne pourra pas y avoir de reprise du travail sans une solution pour l'ensemble des salariés", avait commenté après l'AG Frédéric Alpozzo, délégué CGT, devant la presse: "Il va falloir que des discussions s'ouvrent rapidement avec le repreneur".


Plusieurs incertitudes planent encore sur l'avenir de la SNCM: les acteurs du dossier attendent de savoir si la Commission européenne valide le projet et efface ainsi la condamnation de la compagnie à rembourser plus de 400 millions d'aides publiques jugées indûment perçues.

L'autre grande inquiétude concerne l'avenir de la délégation de service publique (DSP) du service Corse-continent: annulée par décision de justice, la DSP, attribuée jusque-là à la SNCM et la Méridionale, doit voir ces modalités modifiées à partir de mi-2016.

L'Office des transports de Corse (OTC), chargé de définir ces modalités, n'a pas pour l'instant pas précisé le nouveau cahier des charges, probablement moins favorable à la compagnie délégataire dans le futur.

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7 novembre 2015 6 07 /11 /novembre /2015 17:43

Les travailleurs du sanitaire, grands oubliés des politiques publiques de santé

9 septembre 2015 sur JDS Experts

Une succession de plans d’économies

Depuis des années, l’hôpital a été le laboratoire des restructurations libérales et de la mise en œuvre des mesures de gestion. Les établissements de santé ont connu une dégradation progressive de leur organisation au fil des réformes et des coupes budgétaires. Véritable coup de massue, le pacte de stabilité et de croissance 2014-2017 prévoit un effort de 50 milliards d’euros d’économies, dont 21 sur la Sécurité Sociale. L’effort demandé aux structures sanitaires est colossal : 3,2 Milliards d’économies sur la période. Mais cela ne suffit jamais. Un rapport de la cour des comptes de septembre 2014 propose d’amplifier les réorganisations d’établissements pour accroître leur productivité et réduire leurs besoins de financement. Directement importée du monde de l’industrie, la notion de « productivité » fait son apparition. Elle induit évidemment une certaine conception de l’hôpital et de son personnel.

Une logique productiviste qui met les salariés sous pression

Depuis la mise en œuvre de la tarification à l’activité (T2a), l’allocation des ressources budgétaires des établissements de santé est déterminée par le volume d’activité. Ce changement de logique implique d’augmenter la « cadence de travail » pour maximiser les recettes et rentabiliser les couts de structures. Condamné à accroître l’activité pour encaisser plus de recettes « sécu » (1 acte = 1 prix = un produit), chaque structure doit prendre en charge un plus grand nombre de patients. Dans ce contexte, le maintien d’une bonne qualité de prise en charge nécessite toujours plus d’efforts pour le personnel des hôpitaux et cliniques, qu’il soit soignant ou non.

En parallèle, les pouvoirs publics ont impulsé, via les tarifs, le développement des prises en charge ambulatoires (sans nuitée), moins couteuses pour la sécurité sociale. Ce basculement de l’activité a fondamentalement métamorphosé l’organisation du travail. Tous les temps sont désormais comptés. Le temps consacré aux patients n’est désormais plus suffisant pour échanger, écouter et surveiller. Il faut faire vite et bien, malgré les contraintes organisationnelles et matérielles induites par les plans d’économies. Nombreux sont les salariés souffrant de l’impression de ne pas avoir le temps ni les moyens de bien faire. Ils sont emplis de culpabilité et de résignation. La course à l’activité prime sur la qualité des soins et la santé du personnel.

Des indicateurs sociaux alarmants

Le Centre d’Etudes de l’Emploi expliquait en janvier 2014 que les réformes prenaient insuffisamment en compte les conditions de travail. Il soulignait également les conséquences néfastes des restrictions budgétaires sur le personnel. La contraction des budgets oblige les établissements à ajuster en permanence leurs effectifs à l’activité, quitte à recourir à l’intérim ou laisser des services entiers en sous-effectifs. La flexibilité induite par la gestion des effectifs à « flux tendu » précarise fortement les salariés. Ils sont transférés d’un service à l’autre, quelles que soient leur spécialisation initiale et leurs habitudes. Pour ces raisons, les conditions de travail se sont fortement dégradées, comme en attestent les principaux indicateurs sociaux : accidents de travail, arrêts maladie, burnouts, culpabilité, résignation, désorganisation.

Pour illustrer la primauté du prisme gestionnaire, un exemple est d’ailleurs particulièrement frappant. Alors que les études économiques pullulent sur le thème du financement de l’hôpital, les travaux sur les conditions de travail dans le secteur sont quasi-inexistants, et ce, malgré la publication d’indicateurs sociaux accablants. Il serait pourtant bon de rappeler qu’ « assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des salariés » est une obligation légale pour tout employeur.

Michael Canovas, expert auprès des comités d’entreprise, cabinet JDS Experts

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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 16:39

Lu sur pcfbassin.fr

Interview d'Anicet Le Pors à l'occasion de la sortie de son livre écrit avec Gérard Aschieri : "La fonction publique du XXIème siècle"

Newsletter CIDEFIL – 27 octobre 2015

 « Quel avenir pour la fonction publique territoriale ? »

 

Selon Emmanuel Macron, ministre de l’Économie, le statut de la fonction publique serait inadéquat. Que lui répondez-vous ?

Raisonnant comme tous les partisans du libéralisme, Emmanuel Macron raisonne « ici et maintenant » faisant, par là, la preuve de son manque de culture historique et sa faible compétence économique. En effet, le statut général des fonctionnaires est l’aboutissement d’une longue histoire qui a accompagné la sécularisation du pouvoir politique et l’affirmation de la primauté de l’intérêt général sur les intérêts particuliers. C’est dans ce mouvement qu’ont pu être posés dès la fin du XIXe siècle des principes qui n’ont cessé d’être approfondis depuis par la loi et la jurisprudence. Le statut actuel se situe dans la filiation du statut issu de la Libération et dans l’esprit du CNR. Il constitue, par là, une pièce maitresse du pacte républicain. Par ailleurs, les exigences de l’efficacité sociale qui est celle du service public sont autrement plus élevées que celles de la rentabilité de l’entreprise privée puisqu’elle doit répondre à toutes les dimensions de cet intérêt général : production de services répondant à des besoins de base, emploi, formation, éducation, santé, aménagement du territoire, coopération internationales, etc. Mais Emmanuel Macron ignore cela et ne connaît que l’idéologie managériale. Navrant.

 L’Assemblée nationale a adopté en première lecture le 7 octobre, le projet de loi  relatif à la déontologie et aux droits et obligations des fonctionnaires. Que pensez-vous de ce texte ?

Je relèverai tout d’abord que la tonalité du gouvernement actuel vis-à-vis de la fonction publique est plus bienveillante que celle que nous connaissions sous le quinquennat précédent. Le texte qui vient d’être adopté en première lecture à l’Assemblée nationale contient des dispositions positives, notamment en ce qui concerne la prévention des conflits d’intérêts et certaines garanties apportées aux contractuels malheureusement beaucoup trop nombreux. Mais il s’agit aussi d’un texte qui a beaucoup souffert depuis son passage en Conseil des ministres en juillet 2013 .Au stade actuel, il m’apparaît touffu et peu transparent. Par ailleurs, il met en avant inutilement et même avec des effets négatifs un discours sur la déontologie et l’énoncé de valeurs dont je ne vois pas l’intérêt : est-il si indispensable de dire aux fonctionnaires qu’ils doivent être impartiaux, neutres, intègres, dignes et même qu’ils doivent respecter le principe de laïcité ? Une suspicion particulière existerait-elle à leur égard alors que c’es caractéristiques participent de l’essence même de leur mission d’intérêt général ? À mon avis il y avait mieux à faire.

 Mais encore ? Et quel regard portez-vous sur le dialogue social dans la fonction publique aujourd’hui ?

Le gouvernement manque d’ambition concernant la fonction publique. En premier lieu, il La fonction publique du XXIe siecle_HDa pu mesurer le mécontentement accumulé par les fonctionnaires qui ont rejeté majoritairement le projet Parcours professionnels, carrières et rémunérations (PPCR). En deuxième lieu, il répugne à revenir sur les multiples atteintes portées au statut (notamment dans la Fonction publique territoriale) par les gouvernements de droite depuis plus de trente ans. En troisième lieu, dans ce contexte d’austérité il renonce à mettre en perspective des chantiers de réformes structurelles indispensables à la modernisation de l’administration (gestion prévisionnelle, dispositions de mobilité, multi-carrières, délimitation du champ des contractuels, égalité femmes-hommes, etc). Sur toutes ces questions le dialogue social est nécessaire bien sûr, mais je remarque que l’on cause d’autant plus du dialogue social que l’on répugne à agir sur les réformes nécessaires ce qui prive ce dialogue du climat de confiance qui lui est indispensable.

 
 
 

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