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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
26 avril 2016 2 26 /04 /avril /2016 13:36

Grève SNCF en Normandie. De deux à cinq trains sur dix, journée noire sur les rails

La grève SNCF organisée pour la première fois avec l'ensemble des organisations syndicales représentées, est bien suivie en France comme en Normandie, mardi 26 avril 2016. Le point

Mise à jour : 26/04/2016 à 10:19 par La Rédaction

 

Les perturbations générées par la grève des cheminots, sont conformes aux prévisions, mardi 26 avril 2016, à la SNCF. En Île-de-France, seul un train sur trois circule en moyenne sur les RER C et D, un sur deux sur les  lignes B et E, La circulation du RER A, exploité en majorité par la RATP, est en revanche normal. Un TGV et un Transilien sur deux circule en moyenne, ainsi que quatre TER sur dix et un Intercités sur trois.
Le trafic est annoncé comme « quasi-normal » sur les grandes lignes internationales. En Normandie, le mouvement est très suivi : sur la ligne Paris-Rouen-Le Havre (Seine-Maritime), 5 trains sur 10 circulent, sur celle Paris-Caen-Cherbourg, 5 trains sur 10 sont en service, et sur la ligne Paris-Granville, 2 trains sur 10. La grève intervient au lendemain de la visite de Manuel Valls, au Mont-Saint-Michel, qui a promis 720 millions d’euros pour le renouvellement des trains Intercités en Normandie.

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26 avril 2016 2 26 /04 /avril /2016 13:16

Au Royaume-Uni, grève historique des urgences médicales

LE MONDE | • Mis à jour le | Par

 

Les "junior doctors" manifestent, mercredi 6 avril, devant le ministère de la santé, dans le centre de Londres.

En 68 ans d’existence, le Service national de santé (NHS), qui fait la fierté des Britanniques, n’avait jamais connu un conflit aussi radical. Mardi 26 et mercredi 27 avril, même les urgences ne seront pas assurées dans les hôpitaux anglais (Ecosse et Pays de Galles disposent de NHS autonomes). Les « junior doctors », catégorie comparable aux internes français, sont appelés à une « grève totale » pendant deux jours, entre 8 heures et 17 heures. Le mouvement devrait être fortement suivi tant le conflit qui les oppose au ministre de la santé, Jeremy Hunt, s’est envenimé ces derniers mois. « Ne venez à l’hôpital qu’en cas de véritable urgence. Sinon, allez voir votre pharmacien », conseille le site du NHS. Plus de 100 000 rendez-vous pris pour les deux jours de grève et près de 13 000 opérations, y compris des accouchements programmés, ont été annulés. Des médecins spécialistes ou plus gradés ont été appelés à la rescousse pour remplacer les dizaines de milliers de « junior doctors » qui doivent manquer à l’appel.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/international/article/2016/04/26/au-royaume-uni-greve-historique-des-urgences-medicales_4908846_3210.html#gYrM8KjFesOoM2pS.99

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25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 15:01

      Syndicat CGT des cheminots du HAVRE
    119 cours de la république 76600 LE HAVRE
 Courriel : chemcgtlehavre@gmail.fr
            Blog : http://cgtcheminotslh76.hautetfort.com/
     Tél : 02 35 25 39 75 (poste 129)/ Fax : 02 35 25 14 03


LE 26 POUR LA CCN, LE 28 CONTRE LA LOI DU TRAVAIL
AMPLIFIONS LE RAPPORT DE FORCES…



70% des Français, plus d’un million de salariés actifs, privés d’emploi et retraités, la jeunesse étudiante et lycéenne, refusent en bloc un retour au siècle dernier et exigent un Code du travail de progrès social.

Le gouvernement est sommé de retirer ce projet de loi « travail » dont la philosophie vise à graver la précarité et l’insécurité sociale dans la législation française.

En présentant cette version corrigée de la Loi Travail, le gouvernement a évoqué une réforme «intelligente, audacieuse et nécessaire ». La CGT considère au contraire qu’il continue à diminuer les droits des salariés et à accroître la précarité. Décentralisation de la négociation collective au niveau de l’entreprise et affaiblissement des Convention Collective Nationale., fragilisation des droits individuels acquis et mise en cause de nombreux autres, facilitations des licenciements, affaiblissement de la médecine du travail, sont autant d’exemples de régressions qui demeurent. C’est une refonte complète de l’organisation du travail en France.

Qui peut croire que les cheminots de la SNCF mais aussi des entreprises de la future branche Ferroviaire seront épargnés par une loi qui préconise que les nécessités du fonctionnement de l’entreprise primeront sur les libertés et les droits des travailleurs ?

À l’évidence, ce projet de la loi influera sur les négociations en cours de la CCN de la branche ferroviaire et des accords d’entreprise à venir. Comment croire que des modifications du Code de travail concernant la durée hebdomadaire du travail et le temps de travail (assouplis), le temps de pause et de restauration, le repos quotidien, les congés, le compte personnel d’activité, le télétravail, le licenciement économique, la médecine du travail, et donc du contrat de travail liant chaque salarié à son employeur, resteront sans effet sur nos carrières ? Qu’ils n’impacteront pas le contenu même du décret socle concernant l’organisation et l’aménagement du temps du travail ?

La participation massive aux actions des 09 et 31 mars 2016 a permis d’imposer des négociations simultanées au niveau des entreprises et de la branche. Elle a aussi permis de retarder la parution du décret socle, qui peut être ainsi encore modifié.
Sous l’impulsion de la CGT, une base revendicative unitaire se construit avec l’objectif d’améliorer les conditions de travail à partir des besoins de tous les cheminots de la branche et de l’amélioration de la règlementation en vigueur (RH0077 à la SNCF).

Cette démarche a permis d’imposer une négociation offensive à partir des revendications des cheminots, et non des exigences du patronat.
Les Organisations Syndicales ont pu imposer les thèmes et leurs attentes revendicatives lors de cette négociation : durée annuelle du travail – répartition du temps de travail – compensation des contraintes du travail – repos - contrôle de la réglementation, etc..

Cependant, le Patronat, dans sa stratégie, refuse toujours d’engager une véritable négociation sur ces bases et met en avant le décret socle comme base de la CCN. C’est inacceptable !
La mobilisation des cheminots doit donc s’amplifier. C’est essentiel pour imposer nos vues !!!
Convention Collective Nationale/ Loi El Khomri, Même Combat…


Tous en Grève, les 26 et 28 avril 2016

UNE CCN DE PROGRÈS EST POSSIBLE EN AGISSANT TOUS ENSEMBLE !
EXIGEONS L’EXCELLENCE SOCIALE !

Assemblée Générale Cheminots :
Le Mardi 26 avril à 10H – salle Duponchel


MODALITES DE GREVE
Préavis : du lundi 25 avril à partir de 19H jusqu’au  mercredi 27 avril 2016 à 8h00.


                   
Pas de retour au 19ème siècle ! RETRAIT de la LOI VALLS-EL KHOMRI
Assemblée Générale Cheminots :
Le Jeudi 28 avril à 10H – salle Duponchel


Action Interprofessionnelle/Intergénérationnelle
*Blocage de l’Economie Havraise : RDV à 6h00 au Grand Hameau
*Rassemblement Interpro puis Manif : 10H30 devant CCI Le Havre (près Docks Océane)


MODALITES DE GREVE
Préavis : du mercredi 27 avril à partir de 19H jusqu’au  vendredi 29 avril 2016 à 8h00.


*Rappel : Depuis la mise en place de la loi sur le service minimum, les agents de conduite TB Voyageurs, les agents d’accompagnement des trains (ASCT) et les agents travaillant dans les postes d’aiguillage doivent faire connaître à leur service, leur intention, au plus tard 48 heures avant leur première prise de service, au moyen d’une déclaration individuelle d’intention (DII).      


                   Le Havre, le 18 avril  2016

 

Les liens pour consulter la page Facebook de FO Cheminots et le site de SUD-Rail Normandie.

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25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 14:44

CE QUE L’ON NE VOUS DIT PAS SUR LA POLITIQUE BUSINESS DE LA SNCF !

ADRESSE AUX USAGERS ET À LA POPULATION

| La réforme du système ferroviaire

Mesdames, Messieurs, bonjour

Depuis des années, la Direction de la SNCF n’a de cesse d’imposer des gains de productivité. Ainsi, du fait de la suppression de près de 30 000 emplois de cheminots depuis 2003, le chiffre d’affaires généré par agent a augmenté de 30 % (sur la base des résultats 2007). Pourtant et au-delà des conséquences catastrophiques sur la qualité du service public ferroviaire (accidents ferroviaires, suppressions et retards de trains, vieillissement du réseau ferré), l’augmentation du prix des billets se poursuit !

Loin d’enrayer l’endettement du système ferroviaire, la réforme de 2014 qui enjoint en fait à l’autofinancement, est marquée en réalité par un désengagement de l’Etat et du Patronat (qui profite largement du transport public) au détriment des cheminots et des usagers qui devront payer la note ! Pire, cette politique engendre un report massif sur les routes de camions et d’autocars… Or, la route est quasi uniquement financée par les deniers publics (infrastructures, coût des émissions de CO2 et de la pollution atmosphérique qui reposent sur les collectivités).

Tandis que le vocable des dirigeants de la SNCF s’enrichit pour passer des « usagers » aux « clients », symptôme supplémentaire de cette politique business, cette même Direction fait le choix d’investir massivement à l’international ainsi que dans les filiales routières plutôt que dans les trains du quotidien pourtant si chers à Guillaume Pépy.

Ils détruisent le ferroviaire, occultent l’écologie, sacrifient des pans entiers de territoires et tout cela avec notre argent !

Ainsi, l’achat d’OHL (USA) a coûté 717 millions d’euros, celui de l’ATE (Australie) 113 millions d’euros et 29,3 millions de pertes de Kéolis à Boston. Le Partenariat Public Privé (PPP) sur la LGV SEA (Sud Europe Atlantique) coûtera au bas mot 230 millions d’euros par an pour engraisser un consortium privé (LISEA) piloté par Vinci Construction ! La libéralisation des autocars (loi Macron) coûtera 200 millions d’euros minimum chaque année. D’ailleurs, les 110 millions d’euros injectés dans « Ouibus » en deux ans serviront directement à faire concurrence aux trains SNCF et ce malgré des remplissages de bus estimés entre 10 et 20 voyageurs.

Exit donc l’égalité de traitement, la péréquation tarifaire, le service public ferroviaire !

D’AUTRES CHOIX EXISTENT !

Ainsi, la Fédération CGT des Cheminots propose de créer une contribution du Patronat pour financer les TER (versement transport), de baisser la TVA, d’augmenter la prise en charge du trajet domicile/travail par les employeurs, de créer un plan d’épargne populaire pour financer les infrastructures de transports… Ce qui permettrait de parvenir aux moyens nécessaires à même d’assurer un service public ferroviaire pour répondre aux besoins exprimés en territoires et d’appliquer une tarification appropriée.

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23 avril 2016 6 23 /04 /avril /2016 11:17

Sur le blog de Roger Colombier

SNCF: un train de grèves peut en cacher un autre

sur le blog

SNCF: un train de grèves peut en cacher un autre

L'ensemble des syndicats représentatifs à la SNCF a déposé un préavis de grève pour le 26 avril 2016, couvrant la période du lundi 25 avril à 19h jusqu'au mercredi 27 avril à 8h. Cela concerne leur opposition à la convention nationale ferroviaire réactionnaire qui serait mise en place au 1er juillet 2016. Projet qui a l'aval du pouvoir socialiste et du syndicat des transporteurs ferroviaires auquel appartient la SNCF et dépendant du MEDEF.

Rappel important: La SNCF, pourtant détenue à 100% par l'Etat, est syndiquée à l'organisation patronale dirigée par Pierre Gattaz.

Ce 18 avril, la CGT-cheminots a déposé un nouveau préavis national. Il concerne la période du mercredi 27 avril à 19h au vendredi 29 avril à 8h.

D'autre part, la CGT, réunie en son 51e congrès à Marseille, appelle, dès le 28 avril, journée nationale de grève et de manifestations CGT-FO-Solidaires-FSU-Unef-Fidl-Unl, à amplifier la riposte contre le projet de loi El Khomri et au-delà contre le pouvoir et le patronat, dans tous les secteurs d'activité.

SNCF: un train de grèves peut en cacher un autre

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19 avril 2016 2 19 /04 /avril /2016 08:40

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18 avril 2016 1 18 /04 /avril /2016 13:38

Communiqué du syndicat des cheminots de Béziers

Tract distribué

Tract distribué

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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 14:37

Saint-Jouin-Bruneval - Fermetures de classes en Seine-Maritime. Pendant les vacances, la mobilisation s'amplifie

À l'heure des vacances de printemps, la mobilisation des parents d'élèves reste intacte dans plusieurs villes de Seine-Maritime menacées de fermeture de classes, voire d'écoles.

Mise à jour : 07/04/2016 à 17:26 par Karine Lebrun

Sur le site de Normandie-actu

A Saint-Jouin-Bruneval, près du Havre, la mobilisation ne faiblit pas, même pendant les vacances scolaires (©D.R.).

À Saint-Jouin-Bruneval, près du Havre, la mobilisation ne faiblit pas, même pendant les vacances scolaires (©D.R.).

Pas de répit pour les parents d’élèves. Dans les villages de Seine-Maritime, et en particulier ceux de la Pointe de Caux, frappés d’une menace de fermetures de classes ou d’écoles, leur mobilisation reste intacte, même pendant les vacances de printemps, en avril 2016. À Saint-Jouin-Bruneval, près du Havre (Seine-Maritime), par exemple, l’association des parents d’élèves intensifie même son programme d’actions pour donner de la voix.

Pour ne pas tomber dans l’oubli

Les parents d’élèves de ce petit village de la Côte d’Albâtre protestent contre la fermeture d’une classe de maternelle, à l’école du Pélican.

Une fermeture qui ferait grimper à 34 les effectifs par classe, et contraindrait les enseignants à la mise en place d’un triple niveau. Tout le système éducatif de l’école va s’en trouver bouleversé. En maternelle, nous n’aurons plus que deux enseignantes pour 70 élèves », déplorent les parents d’élèves.

Ils ont déjà occupé l’école, distribué des tracts, organisé un blocage sur une importante voie de circulation à l’entrée du village. Afin que l’école ne tombe pas dans l’oubli, pendant les vacances scolaires, l’association a organisé samedi 2 et dimanche 3 avril, une campagne d’affichage de grandes banderoles aux différentes entrées du village, pour sensibiliser le plus grand nombre.

Six postes à attribuer encore en Seine-Maritime ?

D’autres idées germent comme la réalisation d’une vidéo qui sera postée sur les réseaux sociaux. La lutte des parents d’élèves de Saint-Jouin-Bruneval sévit déjà beaucoup sur la toile : une page Facebook a été constituée et une pétition qui a recueilli plus de 260 signatures, est en ligne.

En juin, la commission départementale de l’Éducation nationale (CDEN) doit se réunir pour étudier les dernières situations épineuses. Six postes peuvent encore être attribués en Seine-Maritime. Nous voulons pouvoir en bénéficier. Notre mobilisation ne doit donc pas faiblir », argumente l’association.

Mais les parents d’élèves de Saint-Jouin-Bruneval ne sont pas les seuls à espérer beaucoup de cette prochaine réunion du CDEN en juin. 73 fermetures de classes ont été annoncées en Seine-Maritime contre 70 ouvertures. « Le milieu rural est particulièrement touché », ont dénoncé les syndicats. Certains RPI (regroupements pédagogiques intercommunaux) défendent le maintien d’une ou plusieurs écoles. Celui d’Oudalle-Sandouville, toujours près du Havre, est particulièrement mobilisé. Les parents d’élèves luttent contre la disparition de l’école. Au Nord du Havre, le RPI Hermeville-Vergetot pourrait, lui, être amené à disparaître.

> Lire aussi : Carte scolaire, en Seine-Maritime. Ces 73 classes qui doivent fermer

Lu sur le site du SNUIPP-FSU 76

Carte scolaire : un CDEN pour rien !

samedi 19 mars 2016

 

Alors que les représentants des élus du département (Conseillers Départementaux et maires) et des enseignants (La FCPE, mécontente de n’avoir pas été écoutée et entendue avant ce CDEN a refusé de siéger) espéraient pouvoir sortir du Conseil Départemental de l’Éducation Nationale avec une carte scolaire améliorée, l’Inspectrice d’Académie, soutenue par la préfète qui présidait la réunion, n’a accepté de revenir sur aucune des mesures prises hier en Comité Technique Spécial Départemental.

Voir le détail des mesures ici

C’est la deuxième fois que ce scénario se produit dans notre département, c’est à dire depuis l’arrivée de Mme Benoit-Mervan, Inspectrice d’Académie.

Le CDEN ne semble plus servir que de chambre d’enregistrement, propos relayés par les élus du département......

Face à ce déni de démocratie, à cette posture très provocante à l’égard des partenaires de l’école, l’Inspectrice d’Académie condamne ainsi les écoles à attendre juin pour voir si leurs effectifs vont enfin être pris en compte.....

Pour rappel, à la demande du SNUipp-FSU 76, l’Inspectrice d’Académie accepte la tenue d’un groupe de travail en juin pour étudier les dossiers d’écoles restés sans réponse favorable à l’issue du CTSD, et s’est engagée à ne faire aucune fermeture de classe à la rentrée de septembre.


Le SNUipp-FSU continue de soutenir les écoles mobilisées et défendra à nouveau toutes les situations au groupe de travail de juin.

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7 avril 2016 4 07 /04 /avril /2016 09:53

Anicet Le Pors – « Indispensables » magazine de la Mutuelle de la Fonction Publique (MFP), avril 2016

"LE XXI° SIÈCLE SERA L'ÂGE D'OR SU SERVICE PUBLIC"

 

Sénateur et ministre communiste de la Fonction publique et des Réformes administratives de 1981 à 1984, Anicet Le Pors, Conseiller d’État honoraire, porte un regard à la fois érudit, généreux et acéré sur les politiques d’aujourd’hui. En témoin actif de son temps, il partage ses convictions et ses (pré)visions.

 

Comment êtes-vous passé de la Météorologie nationale à la politique ?

J’ai travaillé 12 ans comme ingénieur météo, dont
5 ans à Marrakech et à Casablanca (Maroc). Je suis originaire de la région du Léon au nord de Brest qui était une terre de catholicisme. Ma famille vient de Plouguerneau, qui a donné un prêtre par an pendant un siècle ! Mon grand-père était anarchiste, il lisait
La Dépêche de Brest. L’église voyait ce journal radical d’un très mauvais œil et avait menacé ma grand-mère de la priver de ses Pâques si mon grand-père continuait à le lire... Mes parents ont émigré en région parisienne en 1929, ils se sont très vite laïcisés, mais n’ont
adhéré à aucun parti. Les racines de mon engagement viennent du christianisme social. Au Maroc, je lisais la Bible et Le Capital. C’était un christianisme de gauche, qui s’est traduit par des engagements anticolonialiste. Je militais avec la CGT, et j’ai continué à le faire lors
de mon retour en France.

Anicet le pors

Le 23 juin 1981, vous êtes nommé ministre de la Fonction publique et des Réformes administratives. Quelles sont vos premières priorités ?

J’avais été longtemps militant syndical donc
je connaissais bien le droit de la fonction publique. J’avais rédigé de nombreuses propositions de loi que je présentais aux groupes de gauche à l’Assemblée nationale et au Sénat pour qu’ils la déposent à leur compte, ce qui est arrivé plusieurs fois. Lorsqu’un groupe parlementaire déposait une proposition
de loi, nous pouvions la faire imprimer en autant d’exemplaires que nous le souhaitions. Pour mon syndicat cela faisait autant de “tracts” disponibles
! Mon chef de cabinet était René Bidouze, avec qui j’avais milité et qui venait d’écrire Les fonctionnaires, sujets ou citoyens ? Nous avions une idée précise de ce qu’il fallait faire pour la fonction publique. On se disait qu’il suffisait de reprendre nos cahiers de revendication et d’en faire des orientations ministérielles, que ce serait assez simple finalement parce que nous savions ce que nous voulions. Cela ne s’est pas passé comme prévu.

Qu’est-ce qui modifie votre “plan de vol” dès votre prise de fonctions ?

Ce qui a bouleversé tout cela, c’est que Mitterrand
a donné la priorité à la décentralisation, qui s’est traduite dans la loi du 2 mars 1983. C’est l’acte I
de la décentralisation et nous en sommes aujourd’hui à l’acte III. Nous n’avions pas pensé nous occuper tout de suite des agents publics territoriaux, qui étaient régis par une loi du 28 avril 1952. Ils n’avaient pas été concernés par le statut du fonctionnaire de 1946, ils avaient une loi spécifique, qui était intégrée dans le code des collectivités territoriales. Ceux qui travaillaient dans la santé publique étaient régis par un décret-loi de 1955 qui était intégré au code de la santé publique. C’était des sous fonctionnaires. Les agents de
la communale étaient assimilés fonctionnaires mais ils pouvaient être licenciés, c’était beaucoup plus précaire. François Mitterrand a décidé que la décentralisation était la priorité absolue et il a chargé Gaston Deferre de mettre en œuvre cette réforme.

Que faites-vous alors ?

Nous avons été obligés de nous demander ce que nous faisions avec les territoriaux, les hospitaliers, les agents des établissements publics de recherche... Lorsque nous avons réalisé que Gaston Deferre ne voulait pas leur octroyer le statut de fonctionnaire, qu’il ne voulait pas augmenter leurs garanties statutaires mais les laisser dans l’état juridique dans lequel on les trouvait, nous avons considéré qu’ils couraient des risques, ainsi que les fonctionnaires d’Etat que l’on finirait tôt ou tard à aligner vers le bas sur les agents les moins bien protégés ! Grâce au soutien du Premier ministre Pierre Mauroy, j’ai pu intervenir immédiatement après Gaston Deferre le 27 juillet devant les députés à l’Assemblée pour dire qu’il fallait le même statut pour les trois versants de la fonction publique. Tout en respectant la diversité des situations, il fallait les englober dans une même construction statutaire. Et après bien des péripéties, c’est ce qui s’est fait.

Pourquoi était-il historiquement important que l’emploi des fonctionnaires soit garanti ?

C’était important que les fonctionnaires aient cette garantie de l’emploi pour qu’ils soient indépendants. Si quelqu’un est statutairement mis en situation précaire, soumis à des pressions de caractère politique avec ces changements qui ont lieu tous les 5 ans en France, c’est potentiellement dangereux pour
la démocratie. Pour ne pas être soumis au pouvoir politique, pour être à l’abri des pressions économiques, de l’arbitraire administratif, il faut que le fonctionnaire soit garanti dans son emploi. C’est-à-dire qu’il en soit propriétaire, que personne ne puisse l’en déposséder, si ce n’est pour des raisons pénales. C’est absolument indispensable à sa neutralité et à son indépendance.

Que retenez-vous de vos 36 années de communisme ?

J’ai adhéré au parti communiste le 29 septembre 1958, le lendemain du référendum sur la Constitution de la Ve République par De Gaulle. Je n’ai pas adhéré au PC par conviction mais d’abord parce que c’était le seul parti de gauche qui avait appelé à voter non ! J’étais et je suis toujours contre le présidentialisme de ce régime. Pour moi, cela a eu le sens dans l’immédiat d’une sorte de régularisation administrative ! Je n’ai donc pas adhéré en premier lieu par élan, foi ou conviction,
la conviction est venue après. Je suis très heureux
de mes 36 années de communisme, je ne renie pas du tout ce que j’ai fait, d’abord parce que je suis entré de manière raisonnable, ce n’était pas un acte de
foi, je n’ai pas changé ma foi catholique contre une foi soviétique ou communiste, je l’ai même fait de la manière la plus rationnelle qui soit. Après se sont ajoutés de la conviction et de la discipline au nom
de l’efficacité. Tout ce que j’ai fait, je ne le défendrais pas de manière égale, mais si vous parlez de l’ensemble de l’expérience, je suis très heureux d’avoir été un témoin agissant du 20e siècle.

Sur le plan de l’égal accès des hommes
et des femmes aux emplois supérieurs de la fonction publique, les choses ont-elles évolué dans le bon sens ?

J’ai toujours été sensible à ce sujet, pas parce que Marx a dit que l’on juge une civilisation par la place faite
aux femmes mais parce que cela me semble ahurissant que l’on ne traite pas les femmes de la mêmemanière que les hommes. Lorsque je suis arrivé au gouvernement, il y avait 35 corps de fonctionnaires pour lesquels on faisait des recrutements séparés en raison de la nature des fonctions. La première loi que nous avons faite a été de changer le mot “nature” en “conditions déterminantes de l’exercice des fonctions”. En 1984, nous étions passés à 15 corps séparés et aujourd’hui, il n’en subsiste que deux. Mais je pense que le gouvernement ne fait pas son travail. Des centaines d’emplois sont à sa discrétion, par exemple les postes de préfets, d’ambassadeurs, de recteurs d’académie... C’est un problème de volonté politique d’abord. Mais c’est aussi un problème de mentalité,on n’a pas dépassé ce type de ségrégation, y compris , parfois les femmes elles-mêmes ! Mais cela progresse.

Que pourrait-on améliorer dans le recrutement des fonctionnaires et en particulier des hauts fonctionnaires ?

Je suis assez sévère vis-à-vis des hauts fonctionnaires bien que j’en ai été un. J’ai été un haut fonctionnaire particulier : je n’ai pas fait l’ENA ni Polytechnique
et aucune grande école, je ne suis pas représentatif. Mais en même temps je suis plus libre parce queje n’ai aucun corporatisme à défendre. J’avais créé
une 3e voie d’accès à l’ENA pour des syndicalistes,
des dirigeants d’associations et des élus ayant exercé au moins 8 ans, c’est-à-dire des gens marqués par l’esprit de service public. Ils avaient un concours spécial et des places réservées dans tous les corps, y compris au Conseil d’État, à l’Inspection des Finances, etc. C’était intolérable pour la haute fonction publique. Le statut des fonctionnaires est passé beaucoup plus facilement que cette loi. 30 personnes ont été recrutées ainsi, avant que le dispositif ne soit rendu caduc de fait par l’ouverture aux salariés diplômés du privé et la suppression des postes réservés. Pour le reste, les hauts fonctionnaires suivent l’ère
du temps. Dans des sociétés en décomposition comme actuellement, ils sont parfois carriéristes, opportunistes, allant où le pouvoir est, donnant le change comme ils peuvent. On a les hauts fonctionnaires du temps dans lequel on est. Heureusement, il y a toujours des esprits vigies, des gens qui arrivent à se dégager du contexte et à dire leurs vérités.

Vous plaidez dans votre dernier livre (1)
pour une meilleure protection des salariés du privé plutôt que l’inverse. Est-ce réaliste ?

En tout cas c’est le débat ! En septembre dernier, Jean-Denis Combrexelle, président de la section sociale du Conseil d’Etat, a remis un rapport à Manuel Valls dont l’esprit était : il faut laisser les partenaires sociaux dire le droit dans les entreprises. Autrement dit, c’est le contrat contre la loi. On dénonce le code du travail comme étant trop dense, trop compliqué, trop touffu. Tout cela c’est du vent, c’est pour démolir l’idée
de la loi régissant les salariés. Et l’alternative consiste
à dire qu’il n’y a qu’à laisser les partenaires sociaux
se débrouiller, dans les rapports de force qui sont ceux de l’entreprise, c’est-à-dire au détriment des salariés.
Il y aura toujours des syndicats pour signer
des protocoles, des conclusions, des accords contractuels, et c’est cela qui ferait loi dans l’entreprise ! Mon état d’esprit à moi, c’est l’inverse.
Et visiblement, je ne suis pas le seul. Je ne pense
pas qu’il faille aligner les salariés du privé sur les fonctionnaires, mais par contre, tous les salariés doivent être protégés et avoir des garanties qui leur assurent la tranquillité de leur vie professionnelle.

Comment expliquez-vous que
les fonctionnaires soient considérés comme des nantis ?

Je comprends que quelqu’un du secteur privé qui
ne connaît pas bien ces questions considère que les fonctionnaires sont des privilégiés. Entre quelqu’un
qui est au chômage ou qui est menacé tous les jours de l’être et quelqu’un qui sait qu’il prendra sa retraite vers 60-62 ans, il y a une différence de sécurité.
Dans une période de crise, de décomposition,
on ne met pas en cause les fauteurs de crise, on met en cause celui qui est mieux loti que soi. C’est humain et cela fait des siècles que c’est ainsi. Il faut une explication pour dire que ce n’est pas le fonctionnaire qui est coupable, mais celui qui crée le chômage.
On peut progresser si on consolide les salariés du privé dans leur statut. Cela aurait un coût pour le patronat, c’est certain. Mais il ne faut quand même pas oublier qu’en 1983 les salaires ont perdu 7 à 9 points au profit de la rente et qu’ils ne les ont pas rattrapés !
Il faut les reprendre. Ce n’est pas ce que fait ce gouvernement, il fait l’inverse, comme on l’a vu avec le récent projet de loi sur le travail.

Quels sont aujourd’hui les chantiers prioritaires selon vous dans la fonction publique ?

Quand j’étais ministre, j’avais essayé de mettre sur pied une gestion prévisionnelle des effectifs et des compétences sur la base d’un modèle mathématique pour prévoir le nombre de fonctionnaires dont on aurait besoin dans 5, 10, 15, 20 ans... Mais nous n’avons pas eu le temps de finir, il aurait fallu dix ans pour aboutir. C’était très opposé à la conception traditionnelle de l’annualité budgétaire. Je pense
qu’il est crucial d’afficher une politique à moyen
et long terme de ce que serait la fonction publique. Je ne sais pas s’il faut plus ou moins de fonctionnaires parce qu’il faut aussi “mieux” de fonctionnaires. Mais c’est paramétrable, il suffit de vouloir le faire.
Les paramètres et les résultats du paramétrage dépendent d’une volonté souveraine qui est celle
de la puissance publique. Il me semble aussi important de défendre la garantie de mobilité des fonctionnaires - et non l’obligation - avec les systèmes de formation continue et les dispositions législatives nécessaires.

Vous avez surpris en déclarant : “Le 21e siècle sera l’âge d’or de la fonction publique”. Quelles sont les causes de votre optimisme ?

Rien ne vous dit que c’est optimiste ! Je termine
la rédaction d’un livre par une fiction dans laquelle
je mets en scène un agent public prenant sa retraite
en 2050 et revenant sur son parcours. Ce qui me conduit à imaginer ce que pourra être la carrière d’un fonctionnaire s’engageant dans la fonction publique aujourd’hui. Quelle sera sa vie ? Je pense que
l’on est en décomposition sociale et que le courant libéral va s’imposer de plus en plus sur un mode violent et autoritaire. On s’engage dans un retour
de l’État qui ne sera pas nécessairement démocratique. Ce qui est autour de l’urgence, la déchéance de nationalité... Ce sont les prémices. Dans ma fiction,
il se passe quelque chose de très grave au niveau mondial vers 2040. Est-ce que ce sera lié au climat, au nucléaire, à l’islamisme, au rapport de force entre la Chine, l’Inde et la Russie ? Peut-être tout cela en même temps. Il se passera des choses graves, mais je crois
en même temps qu’elles sont nécessaires pour créer
de nouvelles donnes, de nouvelles situations. Ensuite, ce pourrait être quelque chose de plus rationnel, une ère dans laquelle l’esprit de service public prospérerait, au-delà des seules frontières nationales. L’air, l’eau,
la sécurité et la santé relèveraient d’une fonction publique transnationale, voire mondiale.

 

*

Vous êtes cité dans une chanson de MC Solar. Quel effet cela vous fait-il ?

Anicet le porsJe ne sais pas pourquoi je suis cité...
C’est l’un de mes petits-enfants qui m’a acheté le CD. Je trouve cela plutôt sympa !

 

Quel est le mot le plus important pour vous ?

 

Anicet le porsCitoyen, ce mot m’a permis de trouver la manière de reconstruire quand le PC s’est écroulé.
C’est une clé pour aujourd’hui encore.

 

Quels sont vos hobbies ?

 

Anicet le porsLe judo et le pilotage, mais j’ai été rattrapé par la vie politique. Je pratique la généalogie, je suis remonté au 16e siècle !

 

(1) La Fonction publique au XXIe siècle, Anicet Le Pors et Gérard Aschieri, éditions de l’Atelier, janvier 2015.

 

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6 avril 2016 3 06 /04 /avril /2016 22:15

Lu sur El Diablo

FINANCES PUBLIQUES : pour répondre aux directives de l'UNION EUROPÉENNE, le gouvernement PS veut SUPPRIMER près de 16.000 lits d’hôpitaux !

FINANCES PUBLIQUES :pour répondre aux directives de l'UNION EUROPÉENNE, le gouvernement PS veut SUPPRIMER près de 16.000 lits d’hôpitaux !
FINANCES PUBLIQUES :pour répondre aux directives de l'UNION EUROPÉENNE, le gouvernement PS veut SUPPRIMER près de 16.000 lits d’hôpitaux !

Hôpital: la carte de France des suppressions de lits
 

Dans le cadre du "plan de redressement des finances publiques", le gouvernement a demandé aux hôpitaux de réaliser 3 milliards d’euros d’économies en trois ans, de 2015 à 2017. Via la ministre de la Santé, il a même fixé l’objectif de supprimer 10 % des lits en chirurgie et médecine actuellement disponibles, portant donc à près de 16.000 la coupe à effectuer.

SOURCE: Facebook -Communauté PRENEZ LE POUVOIR

Analyses  de la Fédération CGT de la santé et de l'action sociale

Extraits du document ( 2012 ).  Lire l'intégralité ici : "5 exigences - 12 propositions pour un grand service public de santé et d'action sociale"

" Après une phase de rapports, d’auditions, de « brassage » d’idées, la « stratégie nationale de santé » de la Ministre actuelle ne va pas remettre en cause ces reculs. L’annonce d’un plan d’économie de 10 milliards sur l’assurance maladie et la santé, sur les trois prochaines années, confirme, au contraire, une accélération de cette logique. Au total, ces différentes réformes ont suivi méthodiquement la logique financière libérale de privatisation et de réduction des dépenses remboursées, des dépenses socialisées...

Depuis des années, les gouvernants et les économistes libéraux nous disent qu’il est indispensable de baisser les dépenses de santé. En réalité, leur objectif n’est que de baisser les dépenses remboursées, celles prises en charge par la Sécurité Sociale obligatoire et solidaire... En effet, les montants financiers non couverts par la protection sociale solidaire sont un marché pour le monde de la finance, assuranciel, et commercial... Quelle aubaine pour celles et ceux qui lorgnent depuis des années sur les montants financiers de la protection sociale !

Pour dénicher les raisons profondes de cette baisse des dépenses de santé remboursées par la Sécurité Sociale, il faut lire le dernier rapport du MEDEF sur ce thème. Il n’est pas question de baisser les dépenses de santé car elles participent à l’activité économique et à la production de richesses, et sont donc sources de profit. De fait, la solution avancée par le patronat est limpide : ces 10 milliards devront être transférés sur les assurances complémentaires (en fait, des sur-complémentaires et non pas la fameuse « mutuelle pour tous » chère à la CFDT et à François Hollande) et sur le reste à charge des assurés.

  • LA RÉFORME DOUSTE BLAZY DE 2004 a dessaisi les conseils d’administration de la Sécurité Sociale ;
  • LE PLAN JUPPÉ DE 1995 a instauré les agences régionales et remis en cause la structure budgétaire des établissements publics ;
  • LE PLAN MATTEÏ A INSTAURÉ LA T2A ET L’EPRD en privilégiant le recours aux emprunts avec les plans « Hôpital 2007 et 2012 », ce qui se traduit par un niveau d’endettement élevé des établissements publics (29,3 milliards d’euros,soit un triplement en 10 ans). L’endettement des établissements de santé atteint 1,4% du PIB - ce qui est énorme - offrant ainsi un immense marché à la finance. 120 établissements ont un capital dû supérieur à leur produit. Certains emprunts sont toxiques : système pervers fondé sur un TEG VARIABLE (taux d’intérêt variable qui constitue un véritable racket) pouvant doubler d’un jour à l’autre, rendant ainsi les capacités de l’établissement particulièrement précaires...(Cela atteint pour les collectivités locales et établissements publics près de14 milliards et concerne environ300 contentieux)
  • LA LOI BACHELOT « HÔPITAL, PATIENTS, SANTÉ ET TERRITOIRES » a accéléré les reculs du service public et de la démocratie. La prédominance des Directeurs Généraux des ARS sur tout le champ sanitaire, médico-social et social de la région crée une rupture de la dimension nationale de nos secteurs. C’est une rupture d’égalité géographique et une remise en cause de la démocratie sanitaire... Cette loi n’est pas remise en cause actuellement, au contraire, les DG des ARS sont confortés dans leurs rôles et missions."[...]

(Le plan  santé du gouvernement socialiste )

"Après une phase de rapports, d’auditions, de « brassage » d’idées, la « stratégie nationale de santé » de la Ministre actuelle ne va pas remettre en cause ces reculs. L’annonce d’un plan d’économie de 10 milliards sur l’assurance maladie et la santé, sur les trois prochaines années, confirme, au contraire, une accélération de cette logique.

Au total, ces différentes réformes ont suivi méthodiquement la logique financière libérale de privatisation et de réduction des dépenses remboursées, des dépenses socialisées...

Depuis des années, les gouvernants et les économistes libéraux nous disent qu’il est indispensable de baisser les dépenses de santé. En réalité, leur objectif n’est que de baisser les dépenses remboursées, celles prises en charge par la Sécurité Sociale obligatoire et solidaire... En effet, les montants financiers non couverts par la protection sociale solidaire sont un marché pour le monde de la finance, assuranciel, et commercial... Quelle aubaine pour celles et ceux qui lorgnent depuis des années sur les montants financiers de la protection sociale ! "[...]

"...Les pressions financières sur les établissements, les professionnel-le-s, les usagers sont considérables. Les établissements seraient mal gérés, les professionnel-le-s gaspilleraient les moyens, les usagers consommeraient trop de soins et abuseraient de la protection sociale... C’est insupportable!

Cela se traduit dans les évolutions budgétaires des établissements de santé dont l’analyse est parlante. Le premier poste est le titre 3 : les produits financiers et les intérêts d’emprunts qui augmentent de plus de 13%, le second est dans les dépenses logistiques et celles liées à l’énergie qui augmentent de 6%, le suivant, ce sont les dépenses pharmaceutiques : autour de 3 à 4%, enfin, les dépenses de personnel n’augmentent que de 1,3%."

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