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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
6 avril 2016 3 06 /04 /avril /2016 22:15
Lu sur El Diablo
FINANCES PUBLIQUES :pour répondre aux directives de l'UNION EUROPÉENNE, le gouvernement PS veut SUPPRIMER près de 16.000 lits d’hôpitaux !
FINANCES PUBLIQUES :pour répondre aux directives de l'UNION EUROPÉENNE, le gouvernement PS veut SUPPRIMER près de 16.000 lits d’hôpitaux !

Hôpital: la carte de France des suppressions de lits
 

Dans le cadre du "plan de redressement des finances publiques", le gouvernement a demandé aux hôpitaux de réaliser 3 milliards d’euros d’économies en trois ans, de 2015 à 2017. Via la ministre de la Santé, il a même fixé l’objectif de supprimer 10 % des lits en chirurgie et médecine actuellement disponibles, portant donc à près de 16.000 la coupe à effectuer.

SOURCE: Facebook -Communauté PRENEZ LE POUVOIR

Analyses  de la Fédération CGT de la santé et de l'action sociale

Extraits du document ( 2012 ).  Lire l'intégralité ici : "5 exigences - 12 propositions pour un grand service public de santé et d'action sociale"

" Après une phase de rapports, d’auditions, de « brassage » d’idées, la « stratégie nationale de santé » de la Ministre actuelle ne va pas remettre en cause ces reculs. L’annonce d’un plan d’économie de 10 milliards sur l’assurance maladie et la santé, sur les trois prochaines années, confirme, au contraire, une accélération de cette logique. Au total, ces différentes réformes ont suivi méthodiquement la logique financière libérale de privatisation et de réduction des dépenses remboursées, des dépenses socialisées...

Depuis des années, les gouvernants et les économistes libéraux nous disent qu’il est indispensable de baisser les dépenses de santé. En réalité, leur objectif n’est que de baisser les dépenses remboursées, celles prises en charge par la Sécurité Sociale obligatoire et solidaire... En effet, les montants financiers non couverts par la protection sociale solidaire sont un marché pour le monde de la finance, assuranciel, et commercial... Quelle aubaine pour celles et ceux qui lorgnent depuis des années sur les montants financiers de la protection sociale !

Pour dénicher les raisons profondes de cette baisse des dépenses de santé remboursées par la Sécurité Sociale, il faut lire le dernier rapport du MEDEF sur ce thème. Il n’est pas question de baisser les dépenses de santé car elles participent à l’activité économique et à la production de richesses, et sont donc sources de profit. De fait, la solution avancée par le patronat est limpide : ces 10 milliards devront être transférés sur les assurances complémentaires (en fait, des sur-complémentaires et non pas la fameuse « mutuelle pour tous » chère à la CFDT et à François Hollande) et sur le reste à charge des assurés.

  • LA RÉFORME DOUSTE BLAZY DE 2004 a dessaisi les conseils d’administration de la Sécurité Sociale ;
  • LE PLAN JUPPÉ DE 1995 a instauré les agences régionales et remis en cause la structure budgétaire des établissements publics ;
  • LE PLAN MATTEÏ A INSTAURÉ LA T2A ET L’EPRD en privilégiant le recours aux emprunts avec les plans « Hôpital 2007 et 2012 », ce qui se traduit par un niveau d’endettement élevé des établissements publics (29,3 milliards d’euros,soit un triplement en 10 ans). L’endettement des établissements de santé atteint 1,4% du PIB - ce qui est énorme - offrant ainsi un immense marché à la finance. 120 établissements ont un capital dû supérieur à leur produit. Certains emprunts sont toxiques : système pervers fondé sur un TEG VARIABLE (taux d’intérêt variable qui constitue un véritable racket) pouvant doubler d’un jour à l’autre, rendant ainsi les capacités de l’établissement particulièrement précaires...(Cela atteint pour les collectivités locales et établissements publics près de14 milliards et concerne environ300 contentieux)
  • LA LOI BACHELOT « HÔPITAL, PATIENTS, SANTÉ ET TERRITOIRES » a accéléré les reculs du service public et de la démocratie. La prédominance des Directeurs Généraux des ARS sur tout le champ sanitaire, médico-social et social de la région crée une rupture de la dimension nationale de nos secteurs. C’est une rupture d’égalité géographique et une remise en cause de la démocratie sanitaire... Cette loi n’est pas remise en cause actuellement, au contraire, les DG des ARS sont confortés dans leurs rôles et missions."[...]

(Le plan  santé du gouvernement socialiste )

"Après une phase de rapports, d’auditions, de « brassage » d’idées, la « stratégie nationale de santé » de la Ministre actuelle ne va pas remettre en cause ces reculs. L’annonce d’un plan d’économie de 10 milliards sur l’assurance maladie et la santé, sur les trois prochaines années, confirme, au contraire, une accélération de cette logique.

Au total, ces différentes réformes ont suivi méthodiquement la logique financière libérale de privatisation et de réduction des dépenses remboursées, des dépenses socialisées...

Depuis des années, les gouvernants et les économistes libéraux nous disent qu’il est indispensable de baisser les dépenses de santé. En réalité, leur objectif n’est que de baisser les dépenses remboursées, celles prises en charge par la Sécurité Sociale obligatoire et solidaire... En effet, les montants financiers non couverts par la protection sociale solidaire sont un marché pour le monde de la finance, assuranciel, et commercial... Quelle aubaine pour celles et ceux qui lorgnent depuis des années sur les montants financiers de la protection sociale ! "[...]

"...Les pressions financières sur les établissements, les professionnel-le-s, les usagers sont considérables. Les établissements seraient mal gérés, les professionnel-le-s gaspilleraient les moyens, les usagers consommeraient trop de soins et abuseraient de la protection sociale... C’est insupportable!

Cela se traduit dans les évolutions budgétaires des établissements de santé dont l’analyse est parlante. Le premier poste est le titre 3 : les produits financiers et les intérêts d’emprunts qui augmentent de plus de 13%, le second est dans les dépenses logistiques et celles liées à l’énergie qui augmentent de 6%, le suivant, ce sont les dépenses pharmaceutiques : autour de 3 à 4%, enfin, les dépenses de personnel n’augmentent que de 1,3%."

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2 avril 2016 6 02 /04 /avril /2016 14:59

C'est la mobilisation qui a fait reculer le conseil général du Calvados. 

Méfions-nous.  La mesure n'est que reportée et pourrait donner des idées à d'autres départements ...

Voici le lien de la pétition icihttp://www.mesopinions.com/petition/social/paiement-interventions-pompiers/18946

 

Le Parti de l'émancipation du peuple soutient l'action des pompiers et appelle à la mobilisation
 
Sur le site du PEP
 
 

Après avoir fait le tour du département en passant par Courseulles-sur-Mer pour le maintien des moyens matériels et humains, à Grancamp-Maisy, Caumont-l’Eventé, Landelles et Coupigny, St Rémy sur Orne, Le Tourneur et Bonneville-la-Louvet, pour le maintien des casernes, avoir distribué environ 7000 tracts aux populations concernées, récolté des signatures, organisé des rassemblements, nous serons :

Samedi 26 Mars à 15h00 Place Bouchard à Caen.

 

Il s’agit pour nous de se rassembler avec la population Caennaise, pour signer la pétition, et faire prendre conscience du danger que représente cette politique de destruction des services publics, avant de rencontrer le Président du Conseil Départemental et du SDIS.
Nous expliquerons pourquoi les citoyens doivent se mobiliser pour maintenir ces services publics, tous situés dans des zones rurales ou bien souvent, il n’y a plus de médecin. Mais aussi plus généralement, faire prendre conscience d’une attaque sans précédent contre les services de santé (urgences, maternités...).
Les terribles évènements survenus en 2015 ont une fois de plus, à juste titre, mis en lumière l’importance des sapeurs-pompiers et des personnels hospitaliers. Il est donc urgent que les pouvoirs publics arrêtent les suppressions de postes et la diminution des moyens matériels indispensables à leurs activités. Ils doivent donner les budgets nécessaires. Si la logique des réductions des effectifs se poursuit, des vies seront en danger, voire sacrifiées.

Faire payer les interventions des la dernière invention austéritaire de la Cour  des Comptes

migaud cour des comptesAlors que la liquidation des services publics est dénoncée par la population et des élus, la Cour des Comptes veut aller plus loin. Elle demande que les interventions des pompiers soient facturées. Oh bien sûr on parle de « certaines » interventions mais chacun sait bien ce que cela cache : la privatisation.

Alors que les services départementaux d’incendies et de secours sont partout sous pression en butte à de violentes coupes sombres et que la colère gronde très légitimement chez les pompiers, de Nice à Lille, de Grenoble à Caen, l’éxécutif LR du département du Calvados a annoncé commencer à faire payer une première série d’interventions dites de conforts (les victimes apprécieront !). Avant d’autres ? Et ce d’autant que le Calvados n’est pas le seul département à s’engager dans la facturation de l’intervention des pompiers.

A compter du 1er avril 2016, huit types d’interventions des pompiers deviendront payantes :

  • Débloquer un ascenseur coûtera 463 euros.
  • Un appel abusif avec engagement : 410 euros.
  • Une personne en état d’ébriété : 241 euros.
  • Le relevage d’une personne tombée à domicile sans transport à l’hôpital : 241 euros.
  • Le déclenchement du détecteur de fumée suivi d’un appel des pompiers coûtera 463 euros, s’il s’avère qu’il n’y a pas d’incendie.
  • Le transport d’un malade à domicile : 241 euros.
  • Le déplacement à domicile du Service mobile d’urgence et de réanimation (SMUR) sans réel besoin : 482 euros.
  • La recherche d’un document administratif au sein du SDIS: 96 euros

les pompiers rappellent que leur rôle est de protéger et secourir les populations.

Nous sommes terriblement choqués par ces nouvelles mesures qui portent atteinte à la santé publique, martèle Wilfried Van Oost, pompier professionnel à Caen (Calvados) et délégué CGT. Les personnes qui tomberont chez elles n’oseront plus nous appeler par peur de payer 241 euros. Les détecteurs de fumée, qui sont normalement un outil de prévention, ne serviront plus à rien… Nous sommes un service public de secours gratuit. Nous ne sommes pas là pour faire des factures ! Le Département veut faire des économies au détriment de la santé de ses habitants.

Et ils dénoncent la suppression d’une quinzaine de poste de pompiers en 2016 ainsi que la fermeture de six casernes.

Une pétition a été mise en ligne : http://www.mesopinions.com/petition/social/paiement-interventions-pompiers/18946

[...]

La Cour des Comptes dirigé par le socialiste , grand ami du MEDEF et de l’UE aux ordres desquels il agit, doit être dissoute pour trahison de l’intérêt national et de la République car la liquation d’un service public qui est un pilier de la République est une violente agression à l’égard des Françaises et des Français.

[...] suite le site d'Initiative communiste

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24 février 2016 3 24 /02 /février /2016 15:28

Publié par Michel El Diablo

La clinique du Tertre-Rouge, au Mans. © Radio France - Justine DINCHER

La clinique du Tertre-Rouge, au Mans. © Radio France - Justine DINCHER

La clinique du Tertre-Rouge est un érablissement privé à titre lucratif.  C'est écrit sur le site.  C'est tout ce que nous avons pu trouver comme renseignement.  Mais c'est éclairant.  En réalité "sauver" la maternité du Tertre -Rouge, c'est très certainement sauver les profits de quelques-uns en mettant à contribution les salariés.

Comme chez Smart ou bien d'autres entreprises moins médiatisées, on a recours au même système que le projet Loi-Travail El Khomri veut mettre en place.  Ce sont les organisations syndicales minoritaires, CFDT en tête, avec le soutien bienveillant des propiétaires-actionnaires de la clinique, qui proposent le  renvoi aux négociations d'entreprise et au referendum. 

 

************

Depuis plusieurs semaines, Direction et syndicats négocient un accord pour "sauver" la maternité du Tertre-Rouge, au Mans. Parmi les pistes envisagées, la fin des 35 heures. Pour l'instant, les 110 salariés n'y sont pas favorables.

Depuis plusieurs semaines, Direction et syndicats négocient un accord pour "sauver" la maternité du Tertre-Rouge, au Mans. Parmi les pistes envisagées, la fin des 35 heures. Pour l'instant, les 110 salariés n'y sont pas favorables.

Seriez-vous prêt à travailler gratuitement pour sauver votre entreprise ? C'est la question qui se pose aux 110 salariés de la clinique du Tertre-Rouge, au Mans. Depuis plusieurs semaines, ils ont enchaîné six réunions avec leur Direction. L'établissement rencontre des difficultés financières, d'après la CGT. Pour y faire face, l'établissement demande d'importants efforts aux employés. Les partenaires sociaux et les responsables de la clinique négocient un accord dont la première conséquence est la remise en cause des 35 heures. Il serait demandé aux salariés de travailler 38 heures, sans être payés plus.

Une maternité menacée ?

LA SUITE DE L'ARTICLE EN CLIQUANT SUR LE LIEN CI-DESSOUS:

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23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 08:27

Paris-Normandie, 21 février 2016 :

La moitié des salariés de Nuvia est en grève et veut des augmentations de salaires.

Près de la moitié des salariés de l’entreprise Nuvia Support, entreprise sous-traitante pour des opérations d’entretien, de maintenance, logistique et gestion sur des sites nucléaires, est en grève depuis le 15 février. Ces salariés travaillent sur le site de Penly, mais aussi sur d’autres centrales dont celle de Pierrelatte (Drôme), là où est situé le siège social. À Penly, ils sont 70 à travailler sur le site nucléaire.

 

Les représentants syndicaux CGT locaux, Mickaël Pajot en tête, ont rencontré le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, jeudi à Paluel lors de son passage en Seine-Maritime, afin d’exposer les raisons de cette grève reconductible chaque jour. « Nous souhaitons le respect de l’accord sur le paiement et la majoration des heures travaillées le dimanche. Nous voulons l’embauche en CDI des emplois précaires et des intérimaires, dont le nombre a explosé en 2015. Nous voulons une augmentation du salaire de 3 % et du panier-repas de 0,20 € par jour, une répartition équitable des primes », ont-ils rappelé.

Selon le délégué syndical, près de 50 % du personnel est en grève.

Qui est Nuvia Support ?

 

Nuvia Support est active depuis 25 ans.
Elle est spécialisée dans le secteur d'activité de l'ingénierie, études techniques. Son effectif est compris entre 200 et 299 salariés.

Nuvia Support n'est pas une petite entreprise.  C'est une filiale de Nuvia Group, implanté dans de nombreux autres pays, notamment, la Chine, les Etats-Unis, la Suède, le Royaume-Uni, l'Inde, le Canada ...

Nuvia Group est tout simplement la branche nucléaire du groupe Soletanche Freyssinet, filiale de Vinci Construction.

Les travailleurs de Nuvia à Penly travaillent donc en sous-traitance pour grossir les profits d'énormes multinationales aux montages financiers complexes.  Dans la présentation de leur société, les communicants nous affirment que « Forts d’une expérience reconnue dans les interventions en milieu hostile, les 1 400 femmes et hommes de NUVIA France partagent les mêmes valeurs : recherche permanente de l’innovation, transparence et réactivité, sens du service, pour apporter une réponse toujours plus appropriée aux besoins de leurs clients, ainsi qu’une culture sécurité et sûreté au cœur de nos entreprises. »

C'est beau comme tout. Mais c'est terriblement mensonger. En effet le tract de la CGT distribué sur plusieurs sites nous apprend que Nuvia Support, entreprise de 418 personnes, utilise par an une moyenne de 740 CDD, sans compter les intérimaires. De surcroît la direction impose des temps de travail trop longs au détriment du repos nécessaire à des salariés opérant dans des conditions difficiles ( en milieu hostile comme dit la présentation officielle du groupe )…

CDD, intérimaires, temps de travail trop long : les conditions de sécurité indispensables pour des salariés travaillant sur un site nucléaire ne sont pas réunies.

Les salariés se battent pour leurs conditions de travail, pour la transformation des CDD en CDI, pour l »augmentation de leur salaire et de leurs primes.

Au vu des profits réalisés par Vinci, puissante multinationale et société mère, il est certainement possible de leur accorder satisfaction. AC

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15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 22:49
Saint-Gaudens : Huit jours de grève au Centre Hospitalier
Vu le 11/02/2016  sur Solidarité ouvrière

La Dépêche, 11 février 2016 :

Les représentants de l’intersyndicale CGT-CFDT du centre hospitalier étaient particulièrement en colère hier après-midi. Annick Dominici, déléguée syndicale, explique : «Cela fait huit jours que nous sommes en grève. les représentants de l’agence régionale de la santé sont venus nous rencontrer mardi. Nous devions ensuite avoir rendez-vous avec la directrice, le directeur des ressources humaines et celui des soins. Or, à l’heure des négociations, nous apprenons que l’ensemble de la direction est à Luchon et ne peut donc nous recevoir. Pour nous, il s’agit de mépris».

Finalement, à 16 h 30 les délégués de l’intersyndicale ont été reçus par le directeur des ressources humaines et celui des soins, en l’absence de la directrice. A l’heure où nous écrivons ces lignes le résultat de cette rencontre n’était pas connu.

 

Rappelons que le mouvement de grève au centre hospitalier porte sur «le manque d’effectifs» dans certains services et «les nouveaux horaires et rotations mis en place».

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15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 22:30

 

La mobilisation ne faiblit pas. Pour la 14e journée consécutive, une quinzaine de personnels du service de médecine interne, hématologie et maladies infectieuses a manifesté dans le hall du centre hospitalier, ce mardi après-midi, à Vannes. Le reportage de Tébésud. Plus d'infos sur www.letelegramme.fr

« Nous travaillons sur l'humain, nous refusons un hôpital inhumain ». Pancartes à bout de bras et banderole déroulée, une quinzaine d'infirmiers et aides-soignants du service de médecine interne, hématologie et maladies infectieuses ont affiché leur « ras-le-bol », hier, dans le hall du centre hospitalier. Une quatorzième journée de grève, 20 minutes par jour, pour le personnel qui demande plus de moyens. « Depuis que nous avons déménagé dans le nouveau bâtiment, nos conditions de travail se sont largement dégradées. Actuellement, il y a trois infirmiers et trois aides-soignants dans le service la journée et la nuit, c'est pire, puisqu'il n'y a qu'un infirmier et un aide soignant. Nous avons besoin de renforts, ce n'est plus possible », lance une gréviste. Leur demande : un poste d'infirmier et un poste d'aide-soignant en plus.

 

« Penser qualitatif et non quantitatif »

Le service est actuellement composé de 23 infirmiers et de 19 aides-soignants, pour assurer les gardes de jour et de nuit. Et dans les rangs des grévistes, 75 % du personnel est présent. « On ne peut plus travailler dans ces conditions. En trente ans de carrière, je n'ai jamais vu ça, témoigne une salariée. On a des patients qui attendent plus de 15 minutes après avoir actionné la sonnette, d'autres qui doivent patienter un moment avant leurs pansements. Ça n'existait pas avant et ce n'est pas normal. On pense qualitatif avant le quantitatif ». En raison des vacances scolaires, plusieurs médecins ont décidé de prendre des jours de repos. De fait, la direction de l'hôpital a réduit le nombre de lits à 22 pendant deux semaines, contre 30 lits habituellement. « Les conditions sont moins mauvaises, conçoit une salariée. Mais le problème va revenir encore plus fort dès le retour des vacances... »

 

« Le personnel est fatigué »

Une réunion a eu lieu le 20 janvier dernier avec la direction. « On nous a expliqué qu'il fallait qu'on constitue des groupes de travail pour réorganiser notre manière de fonctionner parce qu'il n'y a pas les moyens financiers pour mettre des postes en plus, raconte une gréviste. Mais c'est impossible. L'infirmière qui est de garde la nuit, et qui termine logiquement à 7 h, quitte parfois le service après 8 h. Pareil le soir où notre collègue, qui finit à 21 h 25, part à 23 h... Ce n'est plus possible. Le personnel est fatigué ». Malgré notre sollicitation, la direction de l'hôpital n'a pas donné de suite à notre appel. Le mouvement de grève est reconduit pour les jours à venir. « Peut-être que d'autres services se joindront à nous ? », s'interroge une salariée.


© Le Télégrammehttp://www.letelegramme.fr/morbihan/vannes/hopital-14e-jour-de-greve-pour-les-personnels-de-medecine-interne-10-02-2016-10953554.php#FsIervm6ppRqcq7e.99

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15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 22:21

Justice - Montauban : suite du conflit à la clinique Pont de Chaume

Pont de Chaume : le syndicaliste au commissariat

Pont de Chaume : le syndicaliste au commissariat

 

Une haie d'honneur, des poings levés et des chants de combat. Pour accompagner Christophe Couderc, délégué CGT, à la clinique du Pont de Chaume, convoqué, hier après-midi, comme témoin par le commissariat de police, ils étaient environ 200 camarades ou sympathisants de la CGT. Une mobilisation pour soutenir le leader de la lutte sociale de l'année 2015 dans le département. Les 51 jours de conflit dans la clinique montalbanaise ont laissé des traces. Selon nos informations, Christophe Couderc a été convoqué à la suite d'une plainte pour «injures publiques» émanant de Gauthier Escartin, le directeur de la clinique, suite à ce que ce dernier estime être des injures sur le mur du réseau social Facebook. Des insultes qui auraient été inscrites par la nièce de Christophe Couderc. Agissant sous commission rogatoire du juge Bergougnan, les policiers ont donc recueilli la version du syndicaliste pendant une trentaine de minutes. Hier, juste avant de rencontrer les policiers, convoqué comme témoin, Christophe Couderc ne connaissait pas le motif précis de sa convocation. Mais il s'est servi de cette séquence pour dénoncer «la radicalisation antisyndicale. Nous avons connu un conflit social tendu à la clinique mais il n'y a pas eu d'accrochage et nous n'avons jamais cassé de matériel». Le syndicaliste a évidemment reçu le soutien de l'union départementale de la CGT : «A travers Christophe, c'est la CGT qu'on attaque, a lancé Lina Desanti, secrétaire générale de l'UD CGT 82. Nous refusons toute discrimination. Quand on touche à un syndicaliste de la CGT, on s'attaque à toute la CGT. On ne lâchera rien et nous continuerons à nous mobiliser pour le progrès social et contre la répression tous azimuts». A sa sortie du commissariat, Christophe Couderc évoquait «une situation pathétique. C'est une revanche du directeur». Quant à ce dernier, contacté par nos soins, il ne demande qu'une chose : «Si j'ai porté plainte à la suite d'insultes caractérisées me concernant, c'est pour que la justice fasse la lumière sur cette affaire». Les plaies du conflit restent ouvertes du côté de la clinique…

Fédération CGT de la Santé et de l’Action Sociale, 9 février :

Notre Camarade Christophe Couderc et ses proches sont harcelés par la police et le patronat pour la seule raison d’avoir participé à la grève de la clinique des Pont de Chaume, il a été convoqué au commissariat de Montauban ce 9 février 2016 pour des raisons incompréhensibles…

 

Nous dénonçons cette convocation qui, dans la suite de la condamnation des Goodyear à de la prison ferme et dans le cadre de l’état d’urgence témoigne de la volonté de criminalisation syndicale du gouvernement.

Les juges n’ont vraiment rien d’autre à faire ???!!!!!

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6 février 2016 6 06 /02 /février /2016 23:12

Publié le

PAR ANNE-CLAIRE GUILAIN

 

Cela fait sept ans que Nicolas Riquoir travaillait chez Renault. Mais il ne fera pas une année de plus. Le 28 décembre, l’entreprise douaisienne l’a informé de son licenciement. Ses 16 jours d’arrêt maladie en 2015 auraient perturbé de manière significative son service. Le Noyellois a décidé d’attaquer aux Prud’hommes.


Nicolas Riquoir a conseillé à ses collègues de «
ne pas être malade ou gare aux représailles
».

 

Nicolas Riquoir n’en revient toujours pas. D’autant plus qu’il a le sentiment de s’être fortement investi dans cette entreprise.

Tout commence le 1er janvier 2009. Le Noyellois, ancien de chez Plastic Omnium, est reclassé chez Renault-Douai. Il intègre l’atelier de montage de portes. « Tout se passait très bien, il n’y avait aucun souci », précise-t-il. En 2011, il se porte volontaire pour partir en mission durant 18 mois dans l’usine de Metz. « J’espérais que ça aurait un impact positif sur ma carrière ». Il déchante vite. « Quand je suis revenu, j’ai retrouvé mon poste d’avant, c’était comme si je débutais. J’étais déçu, mais j’ai pris sur moi ».

Puis début 2015, il est convoqué. « J’ai reçu un premier recommandé m’informant de mes arrêts maladie de 2014. J’ai pris 26 jours sur l’année, non consécutifs. J’ai dû me justifier. J’ai expliqué que je souffrais d’une tendinite et que j’avais été malade une ou deux fois. Mais on m’a précisé que cette convocation était juste à titre informatif. »

 

« Mise en garde »

Pourtant, Nicolas Riquoir se sent un peu dans le collimateur. Il accepte donc de faire des heures supplémentaires, travaille jusqu’à 22 h au lieu de 20 h 40, pour montrer qu’il sait s’adapter et fait des efforts. Qu’importe. Le 15 juillet 2015, il reçoit un deuxième recommandé. « C’était une mise en garde ». Dans l’intervalle, il aurait pris 5 jours d’arrêt maladie. « Vos absences perturbent le bon fonctionnement de votre UET (unité élémentaire de travail) » peut-on lire dans le courrier. « Nous ne pourrons accepter la persistance de cet absentéisme important », est-il précisé, indiquant que la direction « envisage votre remplacement définitif ».

Le salarié prend la menace au sérieux. Mais sa tendinite l’empêche parfois d’assurer sa tâche manuelle. « J’ai demandé de poser des congés à la place d’arrêts maladie, on me les a refusés. J’ai fait le maximum. Je suis revenu bosser dès que je m’en sentais capable même si je n’étais pas remis. Mes absences ont toutes été justifiées. J’ai toujours été voir mon médecin et fait ça dans les règles. Mais rien n’y a fait. »

Le 21 décembre, son supérieur lui répète que ses absences perturbent le service car il faut le remplacer systématiquement et très peu de temps. « Il m’a dit que j’étais le pire de mon UET. Ceux qui sont en longue maladie ont moins de problème ». Et le 29 décembre, le dernier recommandé tombe. Nicolas Riquoir est licencié et dispensé de faire son préavis. « Ma première sanction, c’est d’être viré. » Une décision qui l’étonne d’autant plus que l’entreprise, qui emploie 3 600 CDI et 1 100 intérimaires, tourne à plein régime en ce moment. Considérant son licenciement « abusif », le Noyellois a décidé d’attaquer devant le conseil des Prud’hommes.

Sollicitée, par téléphone et par mail, la direction de Renault-Douai n’a pas donné suite.

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30 janvier 2016 6 30 /01 /janvier /2016 17:57
Lu sur Communcommune
« LA SOCIALE » un film de Gilles Perret à voir d’urgence !

Résumé du film :

Il y a 70 ans, les ordonnances promulguant les champs d’application de la sécurité sociale étaient adoptées. Un vieux rêve séculaire émanant des peuples à vouloir vivre sans l’angoisse du lendemain voyait enfin le jour.
Le principal bâtisseur de cet édifice des plus humaniste qui soit se nommait Ambroise Croizat. Qui le connait aujourd’hui ?

70 ans plus tard, il est temps de raconter cette belle histoire de « la sécu ». D’où elle vient, comment elle a pu devenir possible, quels sont ses principes de base, qui en sont ses bâtisseurs et qu’est-elle devenue au fil des décennies ?

Au final, se dresseront en parallèle le portrait d’un homme, l’histoire d’une longue lutte vers la dignité et le portrait d’une institution incarnée par ses acteurs du quotidien.

PLUS D'INFORMATIONS : voir lien ci-dessous :

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27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 11:53
Journée de grève et manifestations intersyndicales en Seine-Maritime

Comme partout en France, les manifestants sont dans les rues des grandes villes de Seine-Maritime. Les salariés de la fonction publique ou les chauffeurs de taxis pour le pouvoir d'achat, contre la réforme du collège ou les VTC.

  • MR/ANI
  • Publié le 26/01/2016 | 11:12
 

© Marc Moiroud

© Marc Moiroud

 

Les manifestants s'étaient donné rendez-vous devant le rectorat ou le conseil départemental de Rouen pour converger en bas de la rue de la République. Au Havre, 300 douaniers ont rejoint les enseignants. Tous sont mobilisés pour le pouvoir d'achat, contre la réforme du collège ou les VTC.

Ils étaient entre 2.000 et 3.000 à Rouen selon l'ANI  1.500 et 900 au Havre, 1.000 et 1.500 à Caen et entre 300 et 400 à Dieppe. A l’appel de l’intersyndicale nationale CGT, FO, Solidaires et FSU, les manifestants ont demandé le retrait de la loi Macron, une augmentation des salaires et le développement des services publics. A Rouen les territoriaux, les hospitaliers et les personnels de l’Education nationale ont scandé « augmentez, augmentez les salaires et les points d’indice ».
Le rectorat de Rouen annonçait à 10 heures un taux de grévistes de 30% des enseignants en collège dans l’académie contre 22,32% en national.

A Rouen, plusieurs centaines d’enseignants soit la moitié du cortège, ont réclamé à Rouen le retrait de la réforme « sans moyens » des collèges qui doit entrer en vigueur à la rentrée prochaine. Munis de petits cartons de couleur rouge ils ont déambulé dans les rues du centre ville aux cris de « collège en colère, carton rouge au ministère ».

Contre la suppression des classes bilangues


La suppression partielle des classes bilangues cristallise le mécontentement. La suppression généralisée de ces classes avait été entérinée par le ministère de l’Education nationale en mars 2015. Face à la grogne des enseignants et des parents d’élèves la mesure a été ajustée en début d’année. Toutes les classes bilangues seront maintenues sur Paris et leur nombre sera réajusté en province.
Mais dans l’académie de Rouen 143 de ces classes devaient disparaître. Elles seront au dernier arbitrage 106 rayées des services à la rentrée de septembre. « Sur des critères d’attribution opaques on récupère 37 classes bilangues surtout en allemand. Il y a de l’inégalité dans cette décision qui ressemble à du bricolage de dernière minute », s’exaspère dans le cortège Pierre-Marie Feret représentante du SNES. « Ces classes disparaissent à hauteur de 77%  dans l’académie de Rouen et à 95% dans celle de Caen à la discrétion des recteurs », critique Dorothée Avet, présidente de la FCPE de Seine-Maritime.


Les enseignants grévistes ont encore rappelé qu’ils sont « les moins biens payés » de l’OCDE « alors qu’on nous demande de faire toujours plus ». La manifestation de ce mardi est la quatrième en neuf mois de mobilisation dans les collèges. Invariablement contre une réforme qui prévoit davantage d’autonomies aux établissements et qui oblige les enseignants à travailler en interdisciplinarité.

© Marc Moiroud

© Marc Moiroud

Les manifestants cours Clémenceau à Rouen le 26.01.2016. © Marc Moiroud

© Marc Moiroud Les manifestants cours Clémenceau à Rouen le 26.01.2016.

300 douaniers du Havre ont rejoint les enseignants pour cette journée de mobilisation du 26 janvier 2016. © Hervé Guiraudou

© Hervé Guiraudou 300 douaniers du Havre ont rejoint les enseignants pour cette journée de mobilisation du 26 janvier 2016.

 

© Marc Moiroud

© Marc Moiroud

 

Commentaires : Si vous voulez visionner la video, vous pouvez la voir sur le site de France 3.  A noter que sur la video, aucun représentant de la CGT, ni de la FSU n'ont été interviewés.  Sans doute au nom de la pluralité ... Mais certainement pas de la démocratie et de la représentativité car ces deux syndicats étaient très présents dans les manifestations et organisation des grèves.  Il suffit de regarder le cortège.  Trop peut-être ?  La pluralité est honorable, mais pas au dépens de l'information.  Il suffisait d'allonger le temps consacré aux manifestants.  Ce n'est pas si souvent qu'on les entend.

D'autant qu'au niveau national, dans tous les débats télévisés, salariés et syndicats sont absents.  La pluralité disparait derrière les paroles d'experts : journalistes, sondeurs d'opinion, élus de la majorité PS ou des  Républicains ...  Des débats entre soi organisés par les chaines dites d'information.  AC

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