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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 17:13

A part ça tout va bien ... C'est ce que semble dire le titre du Nouvel Obs. 

Mais en lisant l'article, on s'aperçoit qu'on nous parle de création d'emplois, mais fort peu  des disparitions d'emplois.

Le taux de chômage reste très élevé et en progression dans l'industrie.  En cause la destruction de l'industrie en France, lié principalement à la politique de délocalisation du capitalisme européen et mondialisé et reste préoccupant pour les jeunes.  C'est la responsabilité du gouvernement qui laisse partir sans rien faire des pans entiers de notre industrie.  En Seine-Maritime, c'est Vallourec, Sidel, Petroplus, Chapelle Darblay ...  Et bien d'autres encore.  C'est la politique de la concurrence libre et non faussée, du "laisser faire, laisser passer" qui conduit à la destruction de notre potentiel industriel.  Il est grand temps que grandisse l'exigence d'un contrôle des marchandises qui rentrent en France et qui proviennent de pays ne respectant pas des normes de travail et de salaires décents.  Il est grand temps que s'élaborent des politiques d'échanges équitables et de coopérations internationales.   Mais cela ne peut se faire dans l'Union européenne dirigée par les fous de la mondialisation capitaliste.

Quant à la chute des emplois dans la constructions, elle est liée au nombre grandissant de chômeurs et au travail précaire. Car les créations d'emplois sont dûes essentiellement au bond des emplois intérimaires.  Or les banques ne prêtent pas aux jeunes qui ne bénéficient pas d'un emploi en CDI ( souvent même elles exigent que les deux emprunteurs du couple acheteur soient en CDI ou titulaire de la Fonction publique ...).

De plus l'enquête de l'INSEE souligne la baisse globale des salaires.  Pas étonnant.  le dumping social se fait avec la pression des pays à bas salaires, de l'emploi de travailleurs détachés et du nombre grandissant de salariés au chômage et mis en concurrence pour un emploi.

A part ça, tout va très bien. 

Et ce n'est sûrement pas la loi travail qui va améliorer le salaire moyen des travailleurs en France.  Car la loi travail est faite, non pas pour les salariées et salariés, mais pour améliorer la compétitivité des entreprises et leurs profits.  Les ministres M. El Khomri et M. Valls n'ont cessé d'invoquer cette concurrence mondiale et cette mondialisation pour justifier leur loi honteuse, la loi du dumping social..

Y.G.

 

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1 juin 2016 3 01 /06 /juin /2016 13:25

Commentaires d'Action Communiste

 

La commission de Bruxelles a livré un rapport le 26 Février 2016 sur la situation française. Ce dernier a servi de base aux recommandations ultérieures du 18 mai 2016. Voici l'analyse concernant les salaires et le SMIC en France. Cette analyse ressemble furieusement, on en conviendra, aux cogitations du "Think tank" de Matignon ...

 

Extraits du rapport du 26 février 2016:

« La récente modération salariale, dans un contexte de faible inflation et de chômage élevé, demeure insuffisante pour permettre au pays de renouer avec la compétitivité compte tenu du ralentissement de la croissance de la productivité. . »

« Compétitivité-coûts et rigidités du marché du travail

Les pertes de parts de marchés enregistrées ces dix dernières années ont coïncidé avec une détérioration de la compétitivité-coûts qui peut s’expliquer en partie par les rigidités du marché du travail . »

« Les augmentations du SMIC entraînent une hausse des salaires pour toutes les catégories de travailleurs, en particulier pour les ouvriers et les employés. »

« Les augmentations du SMIC induisent également une compression des salaires vers le haut. Au niveau microéconomique, une augmentation du SMIC a pour effet d’augmenter aussi les salaires des tranches nettement supérieures au SMIC... »

« La récente modération salariale, dans un contexte de chômage élevé, demeure insuffisante compte tenu du ralentissement de la croissance de la productivité."

 

En conséquence la commission, dans ses recommandations du 18 mai 2016 adressée à la France demande à cette dernière de:

« veiller à ce que les réductions du coût du travail soient pérennisées et que les évolutions du salaire minimum soient compatibles avec la création d'emplois et la compétitivité; réformer le droit du travail pour inciter davantage les employeurs à embaucher en contrats à durée indéterminée. »

Franchement, de Think tank en rapport de la Commission et en recommandations de Bruxelles, nos salaires sont l'objet évident d'un excessif souci commun à Matignon, au patronat et à la Commission ...: celui de la modération salariale.

Donc après la loi Travail, ils prévoient de s'attaquer aux salaires.

 

Conclusion : Nous devons nous débarrasser au plus vite de la dictature de Bruxelles. Ensuite, nous aviserons pour le gouvernement socialiste et la Vème République qui permettent le maintien au pouvoir de minorités élues par une fraction de plus en plus réduite des citoyens. Et nous pourrons choisir un avenir qui s'émancipe du capitalisme mondialisé et du capitalisme tout court.  Car le capitalisme cherche avant tout, qu'il soit national ou mondial, à accroître son taux de profit en exploitant les salariés.


 

 

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30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 17:04
Grève dans les transports en commun, à Rouen. Les horaires des débrayages

Lundi 30 mai 2016, nouvelle grève dans les transports en commun, à Rouen (Seine-Maritime). Les chauffeurs vont débrayer pendant une heure, chaque jour, jusqu'en juillet.

Mise à jour : 30/05/2016 à 11:32 par Julien Bouteiller sur Normandie-actu

 

La circulation des bus de Rouen (Seine-Maritime) sera de nouveau perturbée pendant six semaines (Photo d'illustration © Julien Bouteiller/Normandie-actu)

La circulation des bus de Rouen (Seine-Maritime) sera de nouveau perturbée pendant six semaines, du 30 mai au 10 juillet 2016. (Photo d'illustration © Julien Bouteiller/Normandie-actu)

La grève est de retour dans les transports en commun, à Rouen (Seine-Maritime). À compter du lundi 30 mai 2016, et jusqu’au dimanche 10 juillet 2016, les chauffeurs vont de nouveau procéder à des débrayages quotidiens de 55 minutes, occasionnant des perturbations sur le réseau Astuce. Une grève en pointillés, méthode déjà utilisée par les salariés de la TCAR à plusieurs reprises, notamment en mars 2016. Les agents plaident pour une revalorisation de leurs salaires.
Pendant toutes ces périodes de grève, les passagers vont devoir descendre des véhicules et attendre qu’ils redémarrent. Les créneaux des débrayages, qui ne sont pas choisis au hasard, sont programmés en début de matinée ou en fin d’après-midi, aux heures de pointe.[...]

Plus de précisions en cliquant ci-dessous

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13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 16:59
La Fédération nationale des syndicats de Transports routiers CGT exige le retrait de la loi El Khomri - Elle lance une grève reconductible à partir du 16 mai au soir !
La Fédération nationale des syndicats de Transports routiers CGT exige le retrait de la loi El Khomri - Elle lance une grève reconductible à partir du 16 mai au soir !
Les chauffeurs routiers ne veulent pas être les cobayes de la loi Travail

sur Europe 1.  Lire l'article intégral en cliquant sur le lien ci-dessous

Les chauffeurs routiers ne veulent pas être les cobayes de la loi Travail

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24 février 2016 3 24 /02 /février /2016 15:28

Publié par Michel El Diablo

La clinique du Tertre-Rouge, au Mans. © Radio France - Justine DINCHER

La clinique du Tertre-Rouge, au Mans. © Radio France - Justine DINCHER

La clinique du Tertre-Rouge est un érablissement privé à titre lucratif.  C'est écrit sur le site.  C'est tout ce que nous avons pu trouver comme renseignement.  Mais c'est éclairant.  En réalité "sauver" la maternité du Tertre -Rouge, c'est très certainement sauver les profits de quelques-uns en mettant à contribution les salariés.

Comme chez Smart ou bien d'autres entreprises moins médiatisées, on a recours au même système que le projet Loi-Travail El Khomri veut mettre en place.  Ce sont les organisations syndicales minoritaires, CFDT en tête, avec le soutien bienveillant des propiétaires-actionnaires de la clinique, qui proposent le  renvoi aux négociations d'entreprise et au referendum. 

 

************

Depuis plusieurs semaines, Direction et syndicats négocient un accord pour "sauver" la maternité du Tertre-Rouge, au Mans. Parmi les pistes envisagées, la fin des 35 heures. Pour l'instant, les 110 salariés n'y sont pas favorables.

Depuis plusieurs semaines, Direction et syndicats négocient un accord pour "sauver" la maternité du Tertre-Rouge, au Mans. Parmi les pistes envisagées, la fin des 35 heures. Pour l'instant, les 110 salariés n'y sont pas favorables.

Seriez-vous prêt à travailler gratuitement pour sauver votre entreprise ? C'est la question qui se pose aux 110 salariés de la clinique du Tertre-Rouge, au Mans. Depuis plusieurs semaines, ils ont enchaîné six réunions avec leur Direction. L'établissement rencontre des difficultés financières, d'après la CGT. Pour y faire face, l'établissement demande d'importants efforts aux employés. Les partenaires sociaux et les responsables de la clinique négocient un accord dont la première conséquence est la remise en cause des 35 heures. Il serait demandé aux salariés de travailler 38 heures, sans être payés plus.

Une maternité menacée ?

LA SUITE DE L'ARTICLE EN CLIQUANT SUR LE LIEN CI-DESSOUS:

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23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 09:21
Publié le 22/02/2016 sur Solidarité ouvrière

Alternative Economique, 22 février 2016 :

Lundi 22 février, les partenaires sociaux entament leurs négociations sur l’avenir de l’assurance-chômage. Le gouvernement, relayé ces derniers jours par l’Association française des entreprises privées (AFEP), oriente le débat depuis plusieurs semaines vers la nécessité de réduire l’aide aux chômeurs en mettant en avant l’idée de dégressivité des allocations. En clair : les chômeurs nous coûtent trop cher. Un constat complètement erroné : contrairement à ce que racontent la vulgate gouvernementale et patronale, le régime français d’indemnisation du chômage est excédentaire.

Les négociations pourraient pourtant être utiles si elles prenaient pour base la nécessité de remettre en cause la multiplication de contrats de travail de plus en plus courts. Ce sont eux qui nous coûtent le plus.

 

Un système en excédent

Le débat sur l’avenir de l’Unedic est ravivé chaque année lors de la publication des comptes qui mettent en avant une montée de la dette de l’institution : 25,9 milliards d’euros pour 2015, entre 30 et 35 milliards attendus pour 2018 selon que l’on se fie aux projections du gouvernement ou de l’Unedic.

On pourrait souligner que cette dette ne représente qu’un peu plus de 1 % de la dette publique française. Au moment où la France emprunte jusqu’à un horizon de 6 ans à des taux négatifs, cela signifie que les investisseurs sont prêts à payer pour financer les chômeurs français !

L’Unedic ramenée à la seule indemnisation des chômeurs dégage un solde positif. Y compris depuis la crise

Mais puisqu’il faut tout de même faire attention à maîtriser la dette, plongeons nous dans les comptes de l’Unedic. C’est ce qu’a fait dans une étude récente pour l’Institut de l’entreprise le spécialiste du sujet Bruno Coquet. Il a étudié la contribution à la dette de toutes les activités de l’Unedic et sa conclusion est sans appel : le régime d’indemnisation des chômeurs (droits communs + intérim + intermittents) est excédentaire.

Si l’Unedic est bien, au final, en déficit, c’est le résultat de sa participation, imposée par l’Etat, au service public de l’emploi : aide à la création d’entreprises, approvisionnement de 10 % du budget de Pôle emploi, etc. Sans ces charges supplémentaires, l’Unedic ramenée à la seule indemnisation des chômeurs dégage un solde positif. Y compris depuis la crise : sur la période 2008-2015, l’excédent s’élève à 2,9 milliards d’euros. La soit disant générosité de l’indemnisation des chômeurs est une contre vérité au moment où moins de la moitié des chômeurs français reçoivent quelque chose.

Les réformes nécessaires

Pour autant, comme les partenaires sociaux vont ouvrir des négociations, il serait opportun d’en profiter pour corriger une source importante de dépenses.

Les salariés en CDI contribuent positivement aux comptes de l’Unedic. Si les dépenses grimpent, c’est du fait d’une multiplication des contrats courts (CDD et intérim).

Du début des années 1980 au début des années 2000, leur part dans l’emploi salarié est passée de 5 à 12-13 %. Il est vrai que cette part s’est stabilisée mais, comme le font remarquer les économistes Pierre Cahuc et Corinne Prost dans une note récente du Conseil d’analyse économique, les contrats sont de plus en plus courts, la durée d’un CDD a été divisée par trois ces dernières années.

82 % des embauches de CDD d’un mois ou moins sont des réembauches

De plus, selon une étude de l’Unedic de janvier 2016, hors intermittents du spectacle, 68 % des embauches en CDD sont en fait des réembauches et la proportion passe à 82 % pour les CDD d’un mois ou moins.

Pendant que certaines entreprises conservent leurs salariés et développent leur expérience, d’autres font supporter une partie de leurs coûts par une succession de contrats temporaires financés par la collectivité. Aucune évolution structurelle et inéluctable – uberisation ou autre – ne nous force à aller dans cette direction, affirment avec force Pierre Cahuc et Corinne Prost. Ils rappellent que le nombre d’emplois de courte durée est en baisse aux Etats-Unis et que lorsque 35 % des CDD ont moins de 3 mois en France, cette part est de 19 % en Italie et de 4 % en Allemagne.

35 % des CDD ont moins de 3 mois en France, contre 19 % en Italie, 4 % en Allemagne

La conclusion est claire : puisque les partenaires sociaux entament des négociations, ils doivent s’attacher à moduler les cotisations chômage des employeurs en fonction des coûts qu’ils font porter à la collectivité. Ce devrait être la piste prioritaire de ceux qui souhaitent réduire les dépenses de l’assurance chômage.

L'assurance chômage est excédentaire [Alternatives économiques]
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10 février 2016 3 10 /02 /février /2016 14:55

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Lorsque, devant un Conseil de prud'hommes, je défendais des travailleurs lésés par un patron, j'ai toujours eu en face un avocat dûment apointé par l'entreprise en cause et qui connaissait le Code du travail sur le bout des doigts. Quand je fus élu conseiller prud'homal, des avocats, toujours dûment apointés par une entreprise en cause, connaissait autant le droit du travail.

C'est cela la lutte des classes dans laquelle le patronat dispose de tout le soutien nécessaire pour la gagner. Soutien financier pour rémunérer des juristes en droit social, soutien politique de la part des gouvernements alliés aux forces de l'argent.

En la matière, en voulant détricoter le Code du Travail, François Hollande, son gouvernement et son parti, ne sont ni plus ni moins que des alliés du capitalisme. Pour berner toujours plus les travailleurs, ils ont opté pour une commission d'experts dirigée par Robert Badinter, ex-ministre socialiste de la Justice et ex-président du Conseil constitutionnel, laquelle commission a fait 61 propositions. Oui, parce que le Code du travail était trop épais et illisible, ont ressassé les médias aux ordres et les économistes qui ne sont jamais rémunérés avec le dos de la cuillère.

Illisible donc. Mais prenons le cas du paiement des heures supplémentaires, ce qui occasionne nombre de litiges entre exploités et exploiteurs, même si les premiers ne viennent pas tous devant la Jstice prud'homale. Parce qu'en France, on ne naît pas tous égaux en droit.

D'abord, si les 35h demeurent la durée légale du travail, aucun article du Code du travail n'interdit à un patron de faire travailler au-delà son salarié. Par contre, de la 36e à la 43e heure, la majoration salariale est de 25%, au-delà de la 43e heure, 50%. C'est lisible, clair et sans bavure. On comprend dès lors qu'il faille supprimer la durée légale à 35h hebdomadaires pour annuler les majorations pour dépassement.

Cet article de loi s'applique sauf accord d'entreprise qui peut prévoir une majoration ne pouvant pas être inférieure à 10%. Sauf qu'aujourd'hui, ces dits accords d'entreprise sont ultra-minoritaires dans notre pays. On comprend dès lors également que le Medef et le Ps envisagent partout des accords d'entreprise primant sur la loi, afin que partout le 10% dérogatoire soit le maximun. Preuve supplémentaire, Robert Badinter, la pointure juridique des socialistes, dans son article 33 sur les heures supplémentaires, n'évoque qu'une simple "compensation" et non plus la loi actuelle.

Défendre le droit du travail, conquis et amélioré au travers les luttes des travailleurs, c'est aussi défendre son pouvoir d'achat. Cela n'a rien d'un intérêt vieillot et corporatiste. CQFD.

Code du travail illisible, mais pour qui?
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3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 05:11

Publié par Michel El Diablo

« L’EUROPE sociale » des SALAIRES…

Comme on le sait, l’Europe sociale avance (presque) à grands pas :

Depuis 35 ans donc (en fait 60 ans, mais bon, ok, commençons avec les 1ères élections de 1979), les choses ont bien progressé, vu qu’on est passé de ça :

« L’EUROPE sociale » des SALAIRES…

à ça :

« L’EUROPE sociale » des SALAIRES…

Et donc, on a eu une convergence évidente au niveau du salaire minimal :

« L’EUROPE sociale » des SALAIRES…

(j’ai rajouté quelques pays hors UE pour comparer…)

Bien entendu, des salaires qui vont de 1 à 5 dans une même zone monétaire, c’est du jamais vu, hein, cela relève de la psychiatrie lourde (simple, imaginez ce qui va se passer si vous mettez le SMIC à 300 € en Alsace… C’est sûr que le chômage va bien y baisser, mais ailleurs, ça ne va pas être rose…)

 

Mais comme il fallait aller encore plus loin dans l’Europe sociale, l’UE s’étend encore à l’Est avec le “partenariat oriental” (j’imagine que l’étape suivante c’est la partenariat grand-oriental avec l’Afghanistan, puis, enfin, le Japon):

 

« L’EUROPE sociale » des SALAIRES…

Et nous avons donc signé un accord de libre échange avec l’Ukraine appliqué depuis le 01/01/2016…

Et donc, l’Europe sociale des salaires avance encore plus !

 

« L’EUROPE sociale » des SALAIRES…

Donc nous voilà dans une zone de libre-échange avec des salaires de 1 à 30, (contre 1 à 8 avant l’arrivée de l’Ukraine) pas de souci. Cela semble certes totalement délirant de prime abord, mais grâce à l’UE, on en aura ainsi la preuve par l’exemple – ça manquait…

On déplorera au passage, par esprit de solidarité, la concurrence salariale déloyale que l’Ukraine réalise au détriment du Bangladesh… (mais soyons honnêtes, le salaire minimal ukrainien devrait monter vers 50 € en 2016…)

 

Voici la situation des salaires médians :

 

« L’EUROPE sociale » des SALAIRES…

(hélas Eurostat n’a pas refait d’étude depuis 2010, sujet annexe pour eux, les salaires, j’imagine… Les chiffres Chine, Turquie et Ukraine sont bien de 2015 eux)

L’Europe sociale est donc en marche – mais prévoir un délai, hein…

P.S. Comme on a étudié la semaine passée les débats des élus qui ont voté ça, n’hésitez pas à les contacter pour leur demander des explications…

 

SOURCE:

 

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28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 15:48

27 milliards de CICE pour les entreprises depuis sa création, mais le chômage augmente encore.   L'Etat laisse supprimer les emplois industriels sans réagir et abandonne la production en France aux mains des multinationales prédatrices : Petroplus, Vallourec, les papeteries de la Chapelle Darblay, Sidel en Seine-Maritime en sont victimes, et bien d'autres encore.     L'emploi dans la construction est en berne alors que les besoins sont criants.  Les services publics pourtant déjà mal en point, notamment dans la santé, sont également touchés.

Le gouvernement envisage d'augmenter encore plus les difficultés de ceux qui travaillent et consomment : multiplication des emplois intérimaires et précaires, casse du code du travail et suppression de nombreux droits des salariés ...  Impossible en ce cas de doper la consommation, notamment dans le logement.  Les banques ne prêtent qu'à ceux qui ont un CDI et pour cause de soit-disant dette, les collectivités territoriales s'engagent avec parcimonie dans les programmes de logements sociaux pourtant nécessaires.

Pire  le TAFTA ( accord commercial transatlantique ) qui nous livrerait pieds et poings liés aux multinationales est programmé par les soutiens de l'UE.

Des milliards pour les dividendes qui ne profitent ni à l'emploi, ni à l'industrie en France.  Satisfaire le patronat, réduire ce qu'il doit aux salariés, payer pour lui par des allègements divers, c'est un cercle vicieux.  La preuve : ça ne profite pas à l'emploi mais aux actionnaires : 400 milliards distribués aux actionnaires du CAC40, ces dix dernières années !

Des initiatives lamentables : Pour cacher la responsabilité de l'Etat, Pôle emploi multiplie les opérations de diversion.  Ici ( à Harfleur ), on organise des opérations "relooking" pour les chômeurs.  Ailleurs on fait appel à un petit génie des algorithme pour combattre le chômage ...

AC.

L'année 2015 s'est achevée sur une nouvelle hausse du chômage : +0,4% en métropole et en Normandie, où le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A s'établit à 178 855. Détails.

Mise à jour : 27/01/2016 à 19:25 par La Rédaction de Normandie-actu.

Extraits

 
Nouveau rebond du chômage en décembre 2015 : +0,4% en Normandie.

Nouveau rebond du chômage en décembre 2015 : +0,4% en Normandie.

Selon les statiques publiées mercredi 27 janvier 2016 par le ministère du Travail, le chômage est reparti à la hausse en décembre 2015. Le nombre de demandeurs d’emplois sans aucune activité (catégorie A) en métropole s’est accru de 15 800 en décembre (+ 0,4 % en un mois), effaçant la diminution observée en novembre (– 15 000). L’année 2015 s’est achevée sur un record de 3,59 millions de chômeurs en métropole, a le ministère du Travail.

En Normandie, le nombre de demandeurs d’emploi tenus de rechercher un emploi et sans activité (catégorie A) s’établit à 178 855. Ce nombre augmente de 0,4 % sur un mois (soit +693 personnes), de 1,4 % sur trois mois et de 2,9 % sur un an. Au total, le nombre de demandeurs d’emploi en catégories A, B, C est de 287 626, fin décembre 2015 en Normandie. Les chiffres par département.

En Seine-Maritime

Fin décembre 2015, en Seine-Maritime, le nombre de demandeurs d’emploi tenus de rechercher un emploi et sans activité (catégorieA) s’établit à 74 656.Ce nombre augmente de 0,2 %sur un mois(soit +169 personnes), de 1,2 % sur trois mois et de 3,2 % sur un an. En Seine-Maritime, le nombre de demandeurs d’emploi tenus de rechercher un emploi, ayant ou non exercé une activité dans le mois (catégories A, B, C) s’établit à 117 527 fin décembre 2015. Ce nombre augmente de 0,9 % sur un mois (soit+1 036 personnes), de 1,6 % sur trois mois et de 5,0 % sur un an. En Normandie, ce nombre augmente de 0,8 % sur un mois, de 1,5 %sur trois mois et de 4,9 % sur un an.

Dans l’Eure

[...] Dans l’Eure, le nombre de demandeurs d’emploi des catégories A, B, C  s’établit à 53 365 fin décembre 2015. Ce nombre augmente de [...]de 4,2 % sur un an.

Dans le Calvados

[...] Dans le Calvados,le nombre de demandeurs d’emploi des catégories A, B, C  s’établit à 59 155 fin décembre 2015. Ce nombre augmente [...] de 4,7 % sur un an.

Dans la Manche

[...] Dans la Manche, le nombre de demandeurs d’emploi des catégories A, B, C) s’établit à 35 924 fin décembre2015. Ce nombre augmente  de 5,1 % sur un an.

Dans l’Orne

Dans l’Orne, le nombre de demandeurs d’emploi des catégories A, B, C s’établit à 21 655, fin décembre 2015.Ce nombre augmente [...]de 6,0 % sur un an.

Une année tristement record

Sur l’ensemble de l’année 2015, Pôle emploi a accueilli 89 900 chômeurs supplémentaires (+2,6%), soit la plus faible hausse annuelle depuis 2010. En France, le chômage atteint également des records en incluant les demandeurs d’emploi ayant exercé une activité réduite au cours du mois (5,48 millions, +0,6% sur un mois) et l’outre-mer (5,78 millions, +0,6%). [...]

La courbe du chômage à la hausse

Ces derniers mois, [...] la courbe du chômage révèle une réelle tendance à la hausse, avec 42 800 chômeurs de plus en catégorie A (sans activité) en métropole au 4e trimestre. [...] la situation des jeunes est en nette amélioration sur un an : – 21 900 (-4,0%) par rapport à fin 2014. En revanche, la situation des seniors se dégrade inexorablement (+0,6% sur un mois, +8,4% sur un an). Autre point noir : le chômage de longue durée, qui continue de gagner du terrain. [...]

Avec AFP

Pôle Emploi expérimente des séances "relooking" pour les chômeurs

Par Amélie Bonté, France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure) jeudi 28 janvier 2016

Au Pôle Emploi d'Harfleur, près du Havre, des séances de "relooking" ont débuté en fin d'année dernière. En plus de revoir leur CV et lettre de motivation, les demandeurs d'emplois sont conseillés sur leur image. Une expérimentation qui a vocation à s'étendre.

Quand Pôle emploi s’associe à un “génie” du big data pour combattre le chômage
Lu sur France 24.  Extrait

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 27/01/2016

Pôle emploi s’est associé avec un jeune entrepreneur français de 23 ans. Décrit comme un génie du "big data", il est, en outre, fondateur d'une ONG pour “changer le monde” à coups d’algorithme.

Un algorithme pour réduire le taux chômage en France et réussir là où François Hollande a jusqu'à présent échoué. Pôle emploi a décidé de vérifier si celui mis au point par le jeune entrepreneur français Paul Duan peut contribuer à réduire le nombre de personnes sans emploi, a annoncé l’organisme public mardi 26 janvier dans un communiqué.

[...]

 

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27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 11:53
Journée de grève et manifestations intersyndicales en Seine-Maritime

Comme partout en France, les manifestants sont dans les rues des grandes villes de Seine-Maritime. Les salariés de la fonction publique ou les chauffeurs de taxis pour le pouvoir d'achat, contre la réforme du collège ou les VTC.

  • MR/ANI
  • Publié le 26/01/2016 | 11:12
 

© Marc Moiroud

© Marc Moiroud

 

Les manifestants s'étaient donné rendez-vous devant le rectorat ou le conseil départemental de Rouen pour converger en bas de la rue de la République. Au Havre, 300 douaniers ont rejoint les enseignants. Tous sont mobilisés pour le pouvoir d'achat, contre la réforme du collège ou les VTC.

Ils étaient entre 2.000 et 3.000 à Rouen selon l'ANI  1.500 et 900 au Havre, 1.000 et 1.500 à Caen et entre 300 et 400 à Dieppe. A l’appel de l’intersyndicale nationale CGT, FO, Solidaires et FSU, les manifestants ont demandé le retrait de la loi Macron, une augmentation des salaires et le développement des services publics. A Rouen les territoriaux, les hospitaliers et les personnels de l’Education nationale ont scandé « augmentez, augmentez les salaires et les points d’indice ».
Le rectorat de Rouen annonçait à 10 heures un taux de grévistes de 30% des enseignants en collège dans l’académie contre 22,32% en national.

A Rouen, plusieurs centaines d’enseignants soit la moitié du cortège, ont réclamé à Rouen le retrait de la réforme « sans moyens » des collèges qui doit entrer en vigueur à la rentrée prochaine. Munis de petits cartons de couleur rouge ils ont déambulé dans les rues du centre ville aux cris de « collège en colère, carton rouge au ministère ».

Contre la suppression des classes bilangues


La suppression partielle des classes bilangues cristallise le mécontentement. La suppression généralisée de ces classes avait été entérinée par le ministère de l’Education nationale en mars 2015. Face à la grogne des enseignants et des parents d’élèves la mesure a été ajustée en début d’année. Toutes les classes bilangues seront maintenues sur Paris et leur nombre sera réajusté en province.
Mais dans l’académie de Rouen 143 de ces classes devaient disparaître. Elles seront au dernier arbitrage 106 rayées des services à la rentrée de septembre. « Sur des critères d’attribution opaques on récupère 37 classes bilangues surtout en allemand. Il y a de l’inégalité dans cette décision qui ressemble à du bricolage de dernière minute », s’exaspère dans le cortège Pierre-Marie Feret représentante du SNES. « Ces classes disparaissent à hauteur de 77%  dans l’académie de Rouen et à 95% dans celle de Caen à la discrétion des recteurs », critique Dorothée Avet, présidente de la FCPE de Seine-Maritime.


Les enseignants grévistes ont encore rappelé qu’ils sont « les moins biens payés » de l’OCDE « alors qu’on nous demande de faire toujours plus ». La manifestation de ce mardi est la quatrième en neuf mois de mobilisation dans les collèges. Invariablement contre une réforme qui prévoit davantage d’autonomies aux établissements et qui oblige les enseignants à travailler en interdisciplinarité.

© Marc Moiroud

© Marc Moiroud

Les manifestants cours Clémenceau à Rouen le 26.01.2016. © Marc Moiroud

© Marc Moiroud Les manifestants cours Clémenceau à Rouen le 26.01.2016.

300 douaniers du Havre ont rejoint les enseignants pour cette journée de mobilisation du 26 janvier 2016. © Hervé Guiraudou

© Hervé Guiraudou 300 douaniers du Havre ont rejoint les enseignants pour cette journée de mobilisation du 26 janvier 2016.

 

© Marc Moiroud

© Marc Moiroud

 

Commentaires : Si vous voulez visionner la video, vous pouvez la voir sur le site de France 3.  A noter que sur la video, aucun représentant de la CGT, ni de la FSU n'ont été interviewés.  Sans doute au nom de la pluralité ... Mais certainement pas de la démocratie et de la représentativité car ces deux syndicats étaient très présents dans les manifestations et organisation des grèves.  Il suffit de regarder le cortège.  Trop peut-être ?  La pluralité est honorable, mais pas au dépens de l'information.  Il suffisait d'allonger le temps consacré aux manifestants.  Ce n'est pas si souvent qu'on les entend.

D'autant qu'au niveau national, dans tous les débats télévisés, salariés et syndicats sont absents.  La pluralité disparait derrière les paroles d'experts : journalistes, sondeurs d'opinion, élus de la majorité PS ou des  Républicains ...  Des débats entre soi organisés par les chaines dites d'information.  AC

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