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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 09:40
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6 juin 2015 6 06 /06 /juin /2015 09:30

Lu sur Mediapart.

EXTRAITSCliquez sur le titre pour lire l'intégralité.

05 juin 2015 |  Par Stéphane Alliès et Mathilde Mathieu

 

Alors que le congrès du PS se tient ce week-end à Poitiers, jamais le socialisme n'a été autant professionnalisé. Illustration paroxystique dans le fief du ministre des affaires étrangères, où la fédération multiplie les « emplois politiques » et où le « socialisme scientifique » des années 1990 a laissé la place à la conservation d'un entre soi militant rémunéré.

 « Il y a un problème structurel de base dans le PS de Seine-Maritime : c’est comme si pour être militant, il fallait absolument être payé. » Cet ancien membre de cabinet du conseil général résume bien la situation du socialisme dans le département. Pendant plusieurs mois, Mediapart s’est plongé dans les méandres du carriérisme politique dans le fief de Laurent Fabius, poste avancé du socialisme à bout de souffle, où l'on ne milite guère plus que par intérêt. Le cas de Didier Marie, que nous avons raconté ici, est loin d’être un profil isolé. C’est tout un « système », allant du complément de rémunération aux emplois politiques croisés, qui a été construit dans le territoire haut-normand, ainsi que nous l’ont raconté une vingtaine de sources, élus, militants, anciens conseillers de cabinet ou agents administratifs.

Laurent Fabius, à Grand-QuevillyLaurent Fabius, à Grand-Quevilly © dr

Emploi à la fédération, au groupe PS du conseil général, du conseil régional ou du conseil d’agglomération de Rouen, permanence dans l’une des nombreuses « maisons du département », poste d’attaché parlementaire… Les ressources de l’entreprise politique du PS local ont longtemps été fort vastes, un peu moins depuis la perte du conseil départemental en mars dernier. Et pour quelques fonctions où le travail est réel (secrétariat, communication, animation d’un groupe politique, travail parlementaire), on trouve surtout des « emplois politiques » concernant pêle-mêle une quantité de cadres fédéraux ou de secrétaires de section, parfois leur compagne ou compagnon, ou encore leurs enfants, rémunérés par diverses institutions, le parti, parlementaires ou collectivités. À chaque fois, la principale compétence reconnue est de faire partie du « noyau fabiusien » local, élu ne vivant pas suffisamment de son indemnité, ou militant aspirant à devenir élu.

[...]

« Tout le monde se tient par la barbichette »

Mais là où le bât blesse, c’est que ces bénéficiaires d’emplois politiques sont le plus souvent déjà rémunérés par l’appareil socialiste, comme employé du conseil général ou attaché parlementaire, voire sont déjà élus et perçoivent de ce fait des indemnités que l’on pourrait juger conséquentes, à tout le moins suffisantes pour vivre. Ainsi de Mélanie Boulanger, qui a succédé à Christophe Bouillon comme maire de Canteleu et qui est également employée par la fédération. « Les militants savent qu’ils peuvent m’appeler tard le soir ou le week-end. Je suis beaucoup à la fédération, ce n’est pas antinomique, et je n’ai pas le sentiment que les responsables de sections me reprochent quoi que ce soit », explique celle qui est aussi la compagne de Nicolas Rouly, président sortant du conseil général (qui a succédé à Didier Marie avant la victoire de la droite en mars dernier), et qui devrait être le successeur de Christophe Bouillon à la tête de la fédération.

[...]

 

Didier Marie et Christophe Bouillon

[...]

La pratique a pour intérêt politique de constituer un « système reposant sur l’attachement des gens à des intérêts divers, financiers ou de carrière », selon les termes de l’opposant interne Pierre Bourguignon, ancien député rocardien exclu du PS en 2012. « Fabius a construit méthodiquement son extension, explique-t-il. Aujourd’hui, le maillage est large et on est dans un climat d’impunité où tout le monde se tient par la barbichette, et où personne ne râle. Et si quelqu’un râle, on attend qu’il se fatigue… »

Croisé lors d’un banquet militant en octobre 2014, Jacques, un agriculteur à la barbe foisonnante et militant de longue date, nous confiait déjà sa consternation : « Aujourd'hui, les élus encalminent le parti avec leur carrière politique, sans savoir de quoi est fait le quotidien des gens et de leurs intérêts. Ici, les maires sont désignés, les cadres du parti sont interchangeables. On est arrivé à une situation où être socialiste est devenu un métier, où cadres, élus et conseillers ne travaillent plus qu'au parti. C'est normal qu'il y ait des permanents, mais c'est comme s'il n'y avait plus que cela parmi ceux qui nous représentent. » Gaëlle, une autre militante de Seine-Maritime, ajoute : « Quand on prend de son temps pour distribuer des tracts, coller des affiches et tenir des bureaux de vote en disant “Votez pour eux, ce sont des gens qui ont des valeurs de justice”, et qu’après on découvre le pot aux roses, on est écœuré… »

[...]

L’une des fédérations les plus riches de France

Deux députées actuelles ont aussi été confrontées à une “proposition d’aide financière” émanant de la fédération, après leurs défaites respectives aux législatives de 2007.

Dominique Chauvel a ainsi accepté d’être rémunérée 1 100 euros par mois par la fédération, cinq ans durant jusqu’à son élection à l’assemblée en 2012, ainsi qu’elle l’a écrit dans sa déclaration d’intérêts. « Elle a une connaissance assez fine des questions rurales qui nous a été utile, sur un terrain assez hostile », justifie Bouillon. Interrogée sur la réalité de son travail, celle qui a aussi été vice-présidente du conseil général et maire de Sotteville-sur-Mer, puis qui a gagné la ville de Saint-Valéry-en-Caux aux dernières municipales, se fait tout aussi évasive. « Je regardais les choses », « j’étais présente sur le terrain », « j’ai écrit une ou deux notes sur le milieu rural », explique-t-elle au gré de nos relances. « Je n’ai pas l’impression d’avoir volé cet argent, j’ai le sentiment d’avoir fait du bon travail sur ce canton, dit-elle enfin. C’est un territoire très vaste, il y a beaucoup de déplacements, beaucoup de frais. »

Guillaume Bachelay, Laurent Fabius et Christophe BouillonGuillaume Bachelay, Laurent Fabius et Christophe Bouillon © PS/Flickr
 
[...]
Pour justifier tous ces emplois, il faut préciser que le « PS 76 » est connu comme l’une des fédérations les plus riches de France. Depuis une dizaine d’années, il oscille entre 3 000 et 4 000 adhérents [...] une taille plutôt importante même si les effectifs sont en baisse comme sur l’ensemble du territoire, et plus encore depuis que Laurent Fabius a abandonné toute ambition présidentielle (lors de la primaire de 2006, le nombre d’adhérents était monté jusqu’à 5 000).
 
« Postes dédiés uniquement à l’implantation politique »

La perte de l’institution laisse toutefois entrevoir la fin d’un âge d’or de la professionnalisation politique dans le PS seinomarin, autour des « bébés Fabius » que sont Christophe Bouillon et Didier Marie. L’une des premières mesures de la nouvelle majorité de droite après sa conquête de l’institution départementale, et qui fut l’une de ses promesses de campagne, fut ainsi de fermer les « maisons du département ». Ces antennes, dont quelques-unes existaient déjà lors de la prise du conseil général par le PS en 2004, s’étaient ainsi démultipliées au fil des ans, et ont symbolisé cette privatisation de l’esprit public au profit de l’appareil socialiste.

Au départ, l’idée, louable, est d’implanter des guichets de proximité dans les différents territoires du département. Mais dans la pratique, cela va permettre aux socialistes locaux de promouvoir des outsiders dans des villes à fort enjeu politique. « Les moyens de la collectivité sont mis à disposition des élus, afin de renforcer politiquement les cantons », résume un ancien pilier fabiusien. [...] « Mais peu à peu, ajoute-t-il, les recrutements s’avèrent être de complaisance, avec des postes dédiés uniquement à l’implantation politique, ou à des prises de guerre interne. »

La maison du département de Dieppe

[...]

Autre technique de professionnalisation maximaliste de la vie politique au parti socialiste de Seine-Maritime : les emplois aux groupes PS des collectivités. Un ex-responsable des ressources humaines d’une collectivité territoriale décrit ainsi le « système d’embauches croisées entre le département et la région, l’élu de l’un se retrouvant assistant du groupe PS de l’autre institution ». « L’enveloppe financière globale n’était jamais dépassée, on n’avait jamais des salaires à 5 000 euros, mais plutôt des “1 500” par-ci, des “2 200” par-là… », explique cette source. Selon elle, « on était davantage dans la recherche d’ajustements et plus dans de simples emplois politiques. En général, l’opération consistait à donner à un élu les moyens de son assise politique. Ça avait le parfum de la légalité, mais ça détournait le sens de la loi, car il n’y avait pas franchement de travail effectué, ou alors faire campagne doit être reconnu comme un travail… »

[...]

La prophétie du congrès de Rennes

C’est que l’état actuel du PS en Seine-Maritime vient de loin. Particulièrement de ce fameux « socialisme scientifique », cette marque du courant « fabiusien » où rien n’est laissé au hasard et qui a fait sa gloire au sein du parti.

[...]

C’est alors l’époque du « maillage territorial », ainsi que l’explique Alain Le Vern – alors premier fédéral – au Monde en avril 1990. Car comme le relate le quotidien vespéral, Fabius « n'aime pas les termes de “clan” ou de “réseau”». Alors, il « maille » le territoire, et conquiert peu à peu la grande majorité du territoire haut-normand.

[...]

« La Seine-Maritime, c’était l’État dans l’État, le seul endroit où le courant était vraiment structuré comme une machine de guerre et de conquête électorale, se souvient Arnaud Champremier-Trigano, responsable des jeunes fabiusiens au MJS dans les années 1990, depuis devenu communicant, notamment lors de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon.

[...]

« Si nationalement, le congrès de Rennes fut un échec, localement ce fut une réussite, raconte un acteur de l’époque. On prend la main sur la fédération. Les chevènementistes, les poperénistes, les rocardiens et les mauroyistes sont archi-minoritairesÀ partir de là, on a l’armature : les outils, la présence militante et la formation. Plus personne ne bronche. Une réunion hebdomadaire s’institue autour de Laurent Fabius, où toutes les décisions se prennent. »

[...]

Au fil des ans, ces enfants gâtés de la fabiusie vont se “répartir” le département, avec leurs proches. Président de région, Alain Le Vern va entrer en guerre entrouverte avec le président du département, Didier Marie, et son allié Christophe Bouillon, patron de la fédération.

[...] Les « bébés Fabius » font tout de même en sorte de “verrouiller la fédération”. Et pour consolider une large majorité en son sein, ils feront vivre leur appareil, au sens premier du terme. « La professionnalisation des débuts ne peut pas justifier l’opacité et les sur-rémunérations, regrette un élu de l’époque. On a connu la désagrégation d’une idée politique, vers une coalition d’intérêts individuels. On est passé d’une belle entreprise de conquête électorale à une logique clanique de conservation du pouvoir. »

 

 

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5 juin 2015 5 05 /06 /juin /2015 22:19

Jean Lévy

L'édition du 30 mai de BRN est parue

 

Au sommaire notamment...

 

Editorial : En forçant la levée de l'embargo sur les armes aux rebelles syriens, Londres et Paris se lancent dans une périlleuse fuite en avant

Analyse : La Commission a fait connaître le 29 mai ses injonctions économiques et sociales à chaque Etat membre

Analyse : Les négociations pour un "grand marché transatlantique" UE-USA pourraient démarrer prochainement

Commentaire : Les dirigeants européens se désespèrent du rejet croissant dont l'UE fait l'objet dans quasiment tous les pays

Entretien : Alekos Alavanos, ancien mentor du parti grec Syriza, a lancé son mouvement pour sortir de l'euro

 

Et les brèves...

Une28

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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 17:41

Michel El Diablo

Les 10 ans de « ROUGE MIDI » à Marseille: une fête très réussie !
Les 10 ans de « ROUGE MIDI » à Marseille: une fête très réussie !
Les 10 ans de « ROUGE MIDI » à Marseille: une fête très réussie !
 

Il y a 10 ans le peuple rejetait le traité européen soumis à référendum. Le pouvoir, au nom de la prospérité à venir faisait rentrer par la fenêtre le texte que nous avions sorti par la porte. 10 ans après les faits montrent assez comment les opposants au traité avaient raison. A Paris à cette occasion un rassemblement à l’appel des Assises du communisme avait lieu. A Marseille, c’est à la fête de "Rouge midi" que bilan et perspectives du mythe de l’Europe sociale étaient tracés.

Il y a d’abord le nombre bien sûr. L’entrée étant libre, difficile de dire un nombre avec précision, mais ce qui est sûr c’est que ce sont plus de 500 personnes qui sont venues à cette fête de la convergence des luttes. Un très grand chiffre pour une organisation comme Rouge Vif 13 et son journal Rouge Midi et sans commune mesure avec les chiffres des années précédentes.

Il y a ensuite et surtout, la tonalité des débats, le contenu des échanges sur les stands, la volonté partagée d’approfondir les questions.

Il y a enfin ce parfum de fraternité qui flottait dans l’air et qui était sensible à chaque endroit et moment de la fête. Impossible d’être exhaustif ici mais pêle-mêle on peut citer :

=> La pétition qui se signait massivement sur le stand de l’assistance publique de Marseille et la découverte que certains faisaient, grâce aux camarades hospitaliers, de réalités encore trop méconnues

=>Autre découverte, celle de NEXCIS, ce fleuron de l’industrie et de la recherche et qu’EDF veut fermer

=>Bien sûr à l’honneur les FRALIB devenus scoptistes et dont c’était la première sortie depuis le lancement de la marque 1336. Ils partageaient leur grand stand avec leurs compagnons d’aventure de reprise les camarades de la Belle Aude dont la réussite (et leurs délicieuses glaces !) montre qu’il est tout à fait possible de produire sans patrons et sans milliardaires…que c’est même beaucoup mieux et que c’est comme ça que cela devrait se faire. 
Les scoptistes à n’en pas douter, donnent des envies de production sans parasites actionnaires aux présents de la fête à commencer par leurs voisins de stand, les camarades de la raffinerie de sucre (mais aussi certainement aux camarades de TOTAL bien présents eux aussi) une nouvelle fois en lutte contre un plan qui porterait un coup fatal à l’entreprise.

=> Le stand des chômeurs, qui jouxte celui des sans-papiers était aussi un lieu d’échanges riches pour une organisation qui dès le lendemain se mobilisait contre une expulsion et était en manifestation dès le lundi contre les fermetures d’accueil CAF.

=> Au stand de Diawara (village du nord est du Sénégal) on mangeait des pastels et on buvait du bissap au profit du projet que cette association porte en solidarité avec sa région. A leur côté le MOSOURPA (MOuvement pour la SOUveraineté et le Respect des Peuples d’Afrique) expliquait à des visiteurs attentifs les objectifs de leur mouvement et nous y reviendrons.

=> Au chapitre de la solidarité les stands de BDS, de l’UJFP et celui du collectif George Ibrahim Abdallah étaient évidemment des lieux de prises de contacts et d’échanges porteurs d’avenir et facteurs d’engagements futurs.

=> C’était aussi bien sûr la cas du collectif CGT femmes, égalité professionnelle, discriminations qui suscitait des envies d’inscription aux initiatives autour de la marche mondiale des femmes et de son arrivée à Lisbonne cet automne : mais nous y reviendrons.

=> Comment ne pas parler aussi du stand du syndicat CGT des entreprises de propreté fièrement orné de sa banderole : « JUSQU’A LA VICTOIRE ! » et des ouvriers de la sous-traitance que l’on croisait nombreux, presque aussi nombreux que les employés des magasins carrefour que l’on croisait à tous moments dans la fête.

Il y avait aussi bien d’autres stands : Secours populaire, journal fakir, Le ravi...et évidemment ceux du Cercle Manouchian, de Rouge Vif et de Rouge midi !

Le mot d’accueil était bien sûr celui des hôtes des lieux, Edouard et Philippe des moulins Maurel qui disaient avec force tout à la fois leurs remerciements aux présents, leur envie de gagner et appelaient l’assistance à les aider encore pour arracher la victoire qui est à portée de mains…et de manifs !

 

Les 10 ans de « ROUGE MIDI » à Marseille: une fête très réussie !
Les 10 ans de « ROUGE MIDI » à Marseille: une fête très réussie !
Les 10 ans de « ROUGE MIDI » à Marseille: une fête très réussie !
Les 10 ans de « ROUGE MIDI » à Marseille: une fête très réussie !
Les 10 ans de « ROUGE MIDI » à Marseille: une fête très réussie !
Les 10 ans de « ROUGE MIDI » à Marseille: une fête très réussie !
Les 10 ans de « ROUGE MIDI » à Marseille: une fête très réussie !

A leur côté, au nom du journal, l’orateur rappelait à l’assemblée les étapes franchies depuis 15 ans : la création de Rouge Vif par des militants actuels ou anciens du PCF, rejoints par la suite par des personnes dont c’était le premier engagement politique, puis la création du site par Jelloul, l’augmentation de la diffusion et surtout son rôle non seulement dans le soutien aux luttes (ce qui est la moindre des choses) mais aussi dans la diffusion d’idées porteuses de perspectives. Et d’énumérer


« - A quoi on sert si quand on soutient la lutte des TOTAL on ne dit pas en même temps qu’il faut nationaliser ? 


=> A quoi on sert si dans la lutte de la centrale ou de NEXCIS on ne pose pas la question d’un service public de l’énergie véritablement géré par la nation et non par un appareil d’état qui appliquerait la même politique qu’une entreprise capitaliste ?
 

=>A quoi on sert si dans la lutte des hospitaliers on ne dit pas qu’il faut mettre la santé et l’éducation au cœur des choix politiques comme l’a fait par exemple Cuba, pourtant petit pays pauvre et aux besoins immenses, qui consacre plus de 70% de son budget à ces secteurs ?
 

- A quoi on sert si on ne pose pas en permanence les questions de la solidarité internationale comme la Palestine, le scandale de la vente d’avions à l’Arabie saoudite ou le Qatar car on ne peut pas assurer une prospérité partagée en s’appuyant sur le commerce du sang ou le refus du retour des guerres coloniales ? (…) »

Il s’appuyait, pour dire qu’il était possible d’en finir avec le capitalisme, sur des exemples puisés dans le monde comme celui du gouvernement Morales qui, voyant la crise mondiale arriver, au lieu de prendre des mesures d’austérité, au contraire avançait l’âge de la retraite à 58 ans ce qui est de fait une augmentation des salaires et un formidable levier pour la création d’emplois. 

Pendant que les enfants jouaient aux animations prévues ou s’enthousiasmaient devant un théâtre de marionnettes très interactif, une grande partie de la fête était rassemblée au débat sur le mythe de l’Europe sociale. Qu’il s’agisse de Fred Alpozzo de la SNCM (très applaudi), de Serge Bodrero d’Air France, de Rim Hidri de SCOP-TI ou de Charles Hoareau pour Rouge Midi [1], il y avait un accord profond, que l’assistance n’a pas démenti, sur le fait qu’il fallait au moins que dans le camp du progrès la question de la sortie de l’euro soit débattue. Un autre point d’accord étant qu’il n’est plus possible d’en rabattre devant la social-démocratie ou de retenter le coup de la gauche plurielle ce qui est tout, sauf un chantier d’espoir !

L’après-midi se terminait par les deux concerts annoncés. 

 

Celui des rappeurs d’EL DIABLO CARTEL dont les textes forts faisaient réagir l’assistance. Ils avaient réservé une belle surprise en invitant une chanteuse qui emballait le public.

Et puis évidemment la soirée s’est terminée avec Los Fralibos qui une fois de plus suscité les claquements de main, les chansons reprises en cœur et fait danser et sauter…même les plus âgés !!

Terminée pas tout à fait car la cour de l’usine a mis du temps à se vider et les conversations se sont poursuivies tard dans la nuit autour du comptoir bricolé avec des palettes et du tissu rouge et qui, en la circonstance était plus beau et plus attrayant que le plus beau des comptoirs de tous les palaces du monde…

A l’an prochain donc !!

Merci à Nadir, Triona, Vincent, Abedy et Aude pour les photos 

 

Le 1er juin 2015

[1] Gilles Balbastre ayant eu un empêchement de dernière minute était excusé

 

SOURCE:

 

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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 09:05
En Fabiusie : Didier Marie, roi du cumul et des indemnités selon un article de Mediapart ...

Un article de Mediapart ( intégral seulement pour les abonnés ...)

Le PS en Seine-Maritime (1): un baron de Fabius sacré roi du cumul et des indemnités

 

03 juin 2015 |  Par Stéphane Alliès et Mathilde Mathieu

Président de département, vice-président d’agglomération, maire adjoint, attaché parlementaire, chargé de mission de la fédération PS, président de l’office HLM, administrateur d’une société d’autoroutes… Le principal lieutenant du ministre des affaires étrangères dans son département, Didier Marie, a cumulé durant des années 12 000 euros mensuels et un emploi du temps impossible. Premier volet de notre enquête.

 

Servir Laurent Fabius, le ministre des affaires étrangères, peut rapporter gros. Pas forcément sous les dorures du Quai d’Orsay mais dans son fief de Seine-Maritime, l’une des fédérations socialistes les plus riches de France. Là-bas, son lieutenant Didier Marie, président du département de 2004 à 2014, chargé de tenir le bastion historique de son mentor, a réussi l’exploit d’encaisser pendant des années un total de 12 000 euros de revenus mensuels liés à son « travail » politique, via différents canaux souterrains de la « fabiusie » que Mediapart a remontés. À côté de Didier Marie, les autres professionnels de la politique sont des amateurs.

Jusqu’en 2013, cet instituteur ...

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12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 09:31
 

En ce 9 mai 2015, nous commémorions le 70ème anniversaire de la victoire contre l’Allemagne nazie. Cette date restera dans les livres d’histoires comme celle ou ce que l’on appelle « l’occident », et qui n’est en réalité que le cercle des alliés européens des Etats-Unis à commis une faute politique majeure. Dans cette faute, la responsabilité du Président François Hollande est importante, et pourrait avoir des conséquences profondes.

2.5.1945 Berlin Reichstag Armbanduhren wegretuschiert.

2.5.1945 Berlin Reichstag
Armbanduhren wegretuschiert.

Poutine isolé ?

Sous les pressions des Etats-Unis, une majorité des pays européens ont renoncé à envoyer un Président ou un Premier ministre à Moscou pour la grande parade commémorant la Victoire. Mais, et ceci est extrêmement important, la Chine, l’Inde et de nombreux pays d’Amérique Latine ont fait le déplacement. Si l’on mesure démographiquement le poids de ces représentants, ils pèsent plus de 50% de la population terrestre. Si l’on mesure économiquement leur contribution, elle est élevée, autour de 40%. Parler dans ces conditions d’un « isolement » de Vladimir Poutine est une absurdité.

Mais, la symbolique politique est encore plus importante. Ont fait le déplacement à Moscou les chefs d’Etat ou les chefs de gouvernement des pays des « BRICS » et des pays de l’OSC, l’organisation de Sécurité et de Coopération. Plus encore, la présence des chinois et des indiens acquière une signification particulière. La population de la Chine a payé d’un prix humain extrêmement lourd un conflit qui, pour elle, a commencé non en 1939 mais en 1937. En fait, elle est – derrière l’URSS – le deuxième pays à avoir le plus souffert. Les atrocités commises par l’armée japonaise ont été abominables. Les troupes indiennes se sont battues, tant contre l’Allemagne et l’Italie que contre le Japon. La participation de contingents des armées chinoises et indiennes au défilé de Moscou a, à l’évidence, une portée qui dépasse la simple commémoration.

Il était donc clair que ce 9 mai allait revêtir une importance particulière. Du fait de l’attitude des Etats-Unis, mais aussi du fait de la couardise, pour ne pas utiliser de mots plus blessants, de dirigeants européens, ce 9 mai 2015 a entériné la coupure du monde en 2. Il a symbolisé l’opposition d’un « ancien monde », celui du bassin atlantique à ce nouveau monde en train d’émerger autour de l’Asie, et qui attire à lui sans cesse de nouveaux pays. On ne peut, à cet égard, que constater que les initiatives chinoises, ou Sino-Russes[1], de la Banque Asiatique d’Investissement dans les Infrastructures[2] (BAII/AIIB) jusqu’au projet d’union eurasienne ne cessent de prendre de l’ampleur. Ces initiatives auraient pu être conçues dans un cadre ouvert sur « l’ancien monde ». C’est la responsabilité des Etats-Unis, mais aussi de ceux qui par suivisme à courte vue ou par peur leur ont emboité le pas que d’avoir provoqué cette rupture symbolique entre ces deux mondes que l’on a vérifiée avec le défilé du 9 mai.

 

La responsabilité de François Hollande.

Traditionnellement, c’est la France qui cherche à rétablir le dialogue et qui se bat, parce qu’elle a une conception universaliste de certains principes, pour faire tomber les préventions et réduire les hostilités entre blocs. Le Général de Gaulle a prononcé de nombreux discours contre la « politique des blocs », dont celui de Phnom Penh, en 1966, est le plus fameux. En décidant, à la dernière minute, d’envoyer Laurent Fabius, notre Ministre des Affaires Etrangères, non seulement François Hollande a commis une faute lourde, mais il s’est discrédité durablement sur la scène internationale. L’envoi du Ministre des Affaires Etrangères représente clairement un indigne « entre deux ». Si l’on voulait être présent à Moscou, c’était au Président de se déplacer, voire à son Premier ministre (Manuel Valls) qui, rappelons le, dans la Constitution, « dirige la politique du pays ». Mais, François Hollande a préféré aller se mettre au chaud dans les Caraïbes, et Manuel Valls se complaire dans une polémique indigne contre Emmanuel Todd. L’Histoire retiendra cette désertion, à la fois physique et morale, des deux autorités les plus importantes de notre pays.

Mais, le plus grave, est que si, dans le futur, la France s’émeut – à juste titre – de cette résurgence de la « politique des blocs » elle n’aura plus aucune légitimité pour parler contre. François Mitterrand, qui avait un sens de l’Histoire, et de la formule, avait utilisé l’expression de « petit télégraphiste » pour dénoncer la visite de Valery Giscard d’Estaing à Moscou au début (1979) de la guerre d’Afghanistan. Mais aujourd’hui, au moment où il eut été important d’être à Moscou ne serait-ce que pour témoigner par sa présence de l’unité du monde et pour reprendre langue avec ces dirigeants du « nouveau monde », le Président français a préféré jouer les abonnés absents. Son absence est certainement une honte, mais elle est aussi – politiquement – une démission.

 

Les conséquences.

Cette démission aura, n’en doutons pas, des conséquences profondes et durables, du moins tant que ce personnel politique là restera au pouvoir. On oublie, ou bien l’on feint d’ignorer que Vladimir Poutine est, au sein du gouvernement et de la classe politique au pouvoir en Russie, l’un des plus pro-occidentaux[3]. En un sens, il a pris acte des principes de la politique internationale qui fondaient les relations internationales depuis les années 1980, au moment où ces derniers étaient de plus en plus abandonnés par les Etats-Unis et leurs alliés.

La question des principes et des règles qui doivent régir les relations internationales est au cœur de la problématique défendue par Vladimir Poutine depuis le discours qu’il prononça à Munich en 2007[4]. Il est revenu à de nombreuses reprises sur ce thème, et en particulier en 2012[5]. Cette dernière déclaration est particulièrement importante car elle date de bien avant la crise ukrainienne. L’un des points sur lesquels Poutine se prononce est : «La récente série des conflits armés démarrés sous le prétexte d’objectifs humanitaires est en train d’affaiblir le vieux principe de la souveraineté des Etats, créant ainsi un vide légal et moral dans la pratique des relations internationales. Il est souvent dit que les droits de l’homme sont supérieurs à la souveraineté des Etats. Ceci est incontestablement vrai – les crimes contre l’humanité doivent être punis par la Cour International. Mais, quand la souveraineté des Etats est trop aisément violée au nom de ce principe, quand les doits de l’homme sont protégés de l’extérieur sur une base sélective, et quand les mêmes droits d’une population sont piétinés dans le processus d’une telle protection, incluant le droit primordial et le plus sacré – le droit à sa propre vie – ces actions ne peuvent être considérées comme une noble mission mais plutôt comme une totale démagogie »[6] .

Cette question était déjà pendante en 2007 quand Vladimir Poutine avait réclamé la clarification des règles du Droit international. Dès 2003, à propos de l’intervention américaine en Irak, on pouvait voir que cette tendance à interpréter les règles à leur seul profit était une tendance de la politique des Etats-Unis[7]. On sait que cette dérive de la politique américaine vers un « interventionnisme » de plus en plus important n’a fait que se renforcer.

De même, il fait, en 2012, cette réflexion quand à la volonté des Etats-Unis de se constituer en bastion invulnérable : « Par définition l’invulnérabilité absolue pour un pays requiert en théorie que tous les autres pays soient vulnérables. Ceci ne peut être accepté »[8]. On voit bien ici toute la responsabilité de la politique américaine dans le raidissement progressif de la position russe. L’incapacité des Etats-Unis d’admettre que le XXIème siècle ne sera pas le siècle américain est grosse de conflits.

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22 avril 2015 3 22 /04 /avril /2015 09:17

Michel El Diablo

Qui sont les nouveaux électeurs du FRONT NATIONAL ? [Marianne.net]
Les nouveaux venus du Front national

Dans « Danse avec le FN », le réalisateur Paul Moreira part à la rencontre des nouveaux électeurs du parti de Marine Le Pen. Loin des clichés sur l’extrême-droite, on y découvre des citoyens cabossés, en plein désarroi, qui « ont surtout besoin qu’on les écoute ». Un documentaire diffusé sur Canal+ le 20 février 2015.

Il l’annonce dès les premières images en filmant une bande de crânes rasés vociférant : « Désolé les gars, ça va pas être possible ! » Au départ de son voyage au cœur du nouvel électorat du Front National, Paul Moreira, journaliste et réalisateur, patron de l’agence Premières Lignes, tient à poser d’entrée les règles du jeu. Pas question de s’appesantir sur le folklore et les gros beaufs pleins de bière. Ils existent, mais ce n’est pas le propos. Non, ce qu’il veut faire, lui qui a fui avec ses parents le Portugal de Salazar alors qu’il avait trois ans, c’est comprendre pourquoi tant de gens, qui à priori n’avaient pas particulièrement de sympathies pour le parti de la famille Le Pen, votent aujourd’hui pour lui.

« Je voulais rencontrer des gens comme tout le monde» dit-il alors que l’on voit Pascal, sidérurgiste d’Arcelor Mittal au chômage, Marie, ancienne syndicaliste et élue de la mairie d’Aillanges, Marie-Cécile, qui élève seule son petit garçon dans le sud de la France, lui ouvrir leur porte : « je voulais prendre le risque de devenir leur ami, les écouter sans les juger, saisir le moment où ils avaient basculé. » C’est une drôle de balade aux quatre coins de la France qui commence. On y voit des gens qui ont toujours voté à gauche, dépités par les promesses non tenues du gouvernement Hollande, et des représentants des classes moyennes, « venus de la droite républicaine », asphyxiés, ne s’en sortant plus et n’ayant droit à aucune aide, persuadés que « les étrangers en situation régulière ont droit à toutes les aides, allocations et RSA. »Ils l’ont vu sur Internet. Comme ils ont vu que partout en France, les musulmans priaient dans la rue au mépris de toutes les règles républicaines. Même si, non, « ici il n’y a pas d’étranger et que les quelques musulmans qu’on croise sont plutôt bien » avoue Jean-Luc, marchand de chaussures picard qui passe ses nuits sur les réseaux sociaux et boit les paroles d’Eric Zemmour.

Dénominateur commun de ces nouveaux électeurs : ils n’ont plus confiance en personne et pensent qu’on leur cache la vérité. A commencer par les anciens d’Arcelor, qui ont cru jusqu’au bout que les socialistes allaient sauver l’entreprise, et ont voté massivement pour François Hollande en 2012. Lui président l’avait promis, Montebourg voulait nationaliser. Las, Jean-Marc Ayrault a annoncé quelques mois plus tard que l’ « option de la nationalisation n’était pas retenue ». Quelques semaines plus tard, Marie da Silva, compagne d’un intérimaire et de toutes les manifesations, se retrouve suppléante du candidat FN à la mairie d’Hayange : « on s’est plantés avec la droite, on s’est plantés avec la gauche, alors pourquoi pas le FN ? » Et Pascal pense que « les décisions se prennent en haut », dans les centres de la « finance internationale ». Un sentiment d’abandon qui est le terreau idéal du vote et de l’engagement FN. A ce moment du documentaire, Paul Moreira fait ce qu’il va faire avec tous les intervenants : il va aller enquêter, et ramener des réponses. Interroger Montebourg (« ça tombait bien, il avait un peu de temps libre ») et Ayrault. Pas de complot de la finance internationale, mais une décision imposée par le président : « il y a eu des explications de gravure comme je n’en ai jamais eu dans ma vie » explique Montebourg, la mine chiffonnée. Les anciens d’Arcelor passés au FN, qu’en pense-il ? « Tout se paie » lâche l’ex-ministre.

Les allocations généreusement attribuées aux clandestins ? Moreira accompagne Marie-Cécile, que l’on voit à cran, en limite de burn-out, à la CAF. Elle n’a droit à rien, pas encore assez pauvre pour avoir droit au RSA, mais pas assez riche pour s’en sortir. Non, explique l’employée qui la reçoit, un étranger doit posséder un titre de séjour et être résident depuis au moins cinq ans : « Il se dit beaucoup de choses, notamment sur les réseaux sociaux » met-elle en garde. Mais Marie-Cécile continuera à voter FN, sa manière à elle « d’exploser pour ne pas imploser », elle qui voit les musulmans former une communauté solidaire alors que la cellule familiale n’existe plus, et que le règne du chacun pour soi pousse des femmes comme elle à se débattre dans le vide. Ces prières dans la rue qui lui font peur et servent d’exemple à Marine Le Pen, le réalisateur se rend sur les lieux où elles ont été filmées: la mosquée devant laquelle elles se déroulaient une demi heure par semaine le vendredi après-midi, faute d’un lieu de culte assez vaste, n’existe plus depuis deux ans. Un terrain vague.

On voit le jeune maire d’Hayange, Fabien d’Engelmann, bientôt frappé d’inéligibilité pour irrégularité dans ses comptes de campagne, se transformer sitôt élu en autocrate refusant un local à une école de danse orientale mais accueillant à bras ouverts les militants de l’Oeuvre française lors de sa « Fête du cochon » :« le cochon, apprentissage de la fraternité » dit-il sans sourire. On suit le dessillement progressif de Marie Da Silva et les affrontements au cours de conseils municipaux homériques.

On écoute Edel Hardies, rappeur musulman et fervent soutien du FN, qui appelle de ses vœux « un électrochoc ». Des électrices de la Grande Borne, à Grigny, qui reconnaissent « ne pas vivre dans la peur, mais il ne faut pas le dire, sinon la commune va nous ramener du monde », parce que ce qu’elles redoutent, ce sont les camps de roms qui font baisser la valeur des appartements. Une ancienne militante du PC votant de temps en temps à l’extrême droite pour exprimer son mécontentement, mais pas dupe pour autant de la sincérité de Marine Le Pen.

Une mosaïque de personnages, tous attachants, qu’à aucun moment le réalisateur ne juge. Il les questionne avec bienveillance, passe du temps avec eux, essaie de les comprendre, et y arrive souvent. Car leurs motivations sont simples. Personne ne fait attention à eux. Ils se sentent abandonnés, ni plus ni moins. A cet égard, le témoignage d’un responsable de la CGT d’Arcelor est édifiant : « On n’a pas su écouter ces gens. Qui est toujours mis en avant ? Les politiques, les patrons, nous les syndicalistes. Alors ils se disent que peut-être, s’ils votent Front National, on commencera à faire attention à eux. Nous avons notre part de responsabilité».

Ce que l’on constate surtout, à la lumière de cette enquête empathique et souvent drôle, c’est que le FN manque de cadres sérieux et pioche là où il le peut, n’hésite pas à relayer des mensonges éhontés traînant sur Internet pour récupérer le plus de cabossés possibles, en leur faisant miroiter d’impossibles solutions, parlant au nom du monde ouvrier sans être présent dans les usines. Et que oui, la gauche ferait bien d’écouter à nouveau ces électeurs déboussolés. Et au-delà, d’arrêter de les trahir. Au risque de voir arriver au deuxième tour  un parti dans lequel une bonne partie de ses électeurs ne croit même pas vraiment, tout simplement parce qu’elle ne croit plus en rien. L’histoire n’est pas nouvelle.

Vladimir De Gmeline

SOURCE:

Les nouveaux venus du Front national

http://www.marianne.net/les-nouveaux-venus-du-front-national-100232947.htm

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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 22:17

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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 22:35

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13 avril 2015 1 13 /04 /avril /2015 12:29

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