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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
25 juin 2022 6 25 /06 /juin /2022 15:12
BFM-TV : catéchisme libéral contre le programme de la Nupes

Au lendemain du premier tour des élections législatives, 13 juin, BFM-TV se lance dans un exercice de « pédagogie économique » dont les médias dominants ont le secret. « Nupes : un programme économique réaliste ? » Trois chroniqueurs sont mobilisés à différents moments de la journée pour répondre à cette question. « Spoil » : ils ont le même avis.

 

12h30, Emmanuel Lechypre : « Il y a en économie des lois de la gravité… »

Le journaliste démarre tambour battant sur « l’augmentation des dépenses publiques », dans une mise en scène interprétée tout en finesse avec la présentatrice :

- Emmanuel Lechypre : Grosso modo, c’est deux « quoi qu’il en coûte » par an.
- Pascale de la Tour du Pin : Par an ?!
- Emmanuel Lechypre : Ouais.
- Pascale de la Tour du Pin : Par an ?!
- Emmanuel Lechypre : Oui, par an. 250 milliards d’euros le programme de Jean-Luc Mélenchon.

Autre verre, même tonneau : augmenter le Smic ?

"Ça creuse de façon considérable le déficit commercial […]. Vous augmentez le coût du travail donc vous fabriquez du chômage, vous provoquez des destructions d’emploi. Vous vendez moins à l’étranger puisque vous êtes moins compétitif et puis évidemment, vous creusez énormément les déficits publics et vous augmentez considérablement la dette publique."

Et plutôt que de faire une place en plateau aux chercheurs ayant travaillé sur le programme, autant les dézinguer en leur absence. C’est ce qu’on appelle « le pluralisme » :

"Alors évidemment, les 200 professeurs d’économie et économistes qui soutiennent Jean-Luc Mélenchon font exactement la même chose qu’à chaque fois, c’est-à-dire qu’ils nous disent « cette fois, c’est différent ». Est-ce que ce sera différent cette fois-ci ? Il y a en économie des lois de la gravité un peu comme en physique voyez, est-ce qu’on pourra les défier cette fois-ci alors qu’on n’a jamais réussi dans le passé… ça n’est pas sûr !"

Le tout sous les ricanements de la présentatrice, Pascale de la Tour du Pin.

[...]

La suite sur le site d'Acrimed :

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22 juin 2022 3 22 /06 /juin /2022 13:11

Déclaration du PRCF et des JRCF – dimanche 19 juin 2022

Comme ne cesse de le dire depuis plus d’un an le Pôle de Renaissance communiste en France (PRCF), au sortir de la grande séquence électoraliste du printemps 2022, la France va devenir un pays ingouvernable. En effet, le second tour des législatives révèle d’abord la persistance d’une abstention majoritaire, frôlant le record de 2017, notamment dans les classes populaires : une part sans cesse croissante de la classe ouvrière fait sécession et choisit de délégitimer le président en place et avec lui, ce système verrouillé par la classe dominante. Ainsi, non seulement Macron n’obtient pas la majorité absolue, mais il n’est pas certain qu’il l’aura avec le renfort de ses amis de la droite officielle. La déroute des laquais zélés de la Macronie comme Castaner, Ferrand ou Montchalin, ainsi que des Macron-compatibles Woerth et Estrosi, symbolise le discrédit absolu d’un parti, LREM, qui voit son nombre de députés divisé par deux par rapport à 2017. Déjà, la Macronie cherche à élargir auprès des forces européistes et atlantistes, y compris les faux partis de « gauche » PS et EELV avec lesquels la « France insoumise » a décidé de s’allier – au prix de l’abandon de son slogan de 2017 : « l’UE, on la change ou on la quitte ! ».

Certes, le score de la France insoumise est appréciable, mais il demeure nettement éloigné de l’ambition mélenchonienne d’être élu Premier ministre, fût-ce au prix de l’abandon du combat contre l’UE du Capital et contre l’OTAN (dont s’est vanté Olivier Faure dès le soir du premier tour) et de la remise en scène d’un PS aux abois. Quant au PCF, il ne parvient pas à composer seul un groupe parlementaire, illustrant le pathétique échec de la « candidature identitaire » de Fabien Roussel et d’un PCF ayant accepté de n’avoir qu’un nombre minimaliste de candidats aux élections législatives. Au total, la NUPES s’est révélée incapable de mobiliser les classes populaires et les jeunes largement abstentionnistes ou, malheureusement, se rabattant encore prioritairement sur le mensonger « Rassemblement national ». [...]

La suite ci-dessous :

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18 mai 2022 3 18 /05 /mai /2022 15:34

Communiqué de presse de la section PCF Vénissieux
Lundi 16 mai 2022

Depuis plusieurs jours maintenant, la 14e circonscription est le théâtre d’un déchaînement médiatique qui n’aide pas à saisir les véritables enjeux politiques.

A quelques jours du dépôt des candidatures, les communistes sont confrontés à des décisions importantes. Michèle Picard a annoncé sa candidature dès le début de l’année, et a créé une dynamique de campagne soutenue par de nombreux citoyens. Cette candidature reste à ce jour la plus efficace pour unir la gauche populaire de combats et d’actions, gagner la circonscription contre la droite et l’extrême-droite.

A l’issue des élections présidentielles, la France insoumise a conclu des accords concernant les élections législatives séparément avec EELV, le PS et le PCF, dans le cadre de la NUPES. L’accord conclu entre la FI et le PCF est particulièrement coûteux puisque il n’attribue que 50 circonscriptions au PCF dont au maximum 15 gagnables et interdit toute candidature PCF dans plus de 500 circonscriptions.

La France insoumise s’est réservé la 14e circonscription du Rhône, sur laquelle se situe la plus importante ville dirigée par un maire PCF hors région parisienne, Michèle Picard, qui a battu deux fois en 2020 les représentants de Macron et du RN dans le cadre de larges rassemblements à gauche.

Jean-Luc Mélenchon a voulu imposer un parachutage, comme à Villeurbanne, faisant fi des réalités locales, ce que nous avons contesté. De plus, son premier candidat, Taha Bouhafs portait une ligne politique contredisant les valeurs de gauche. Ce sont finalement des signalements au sein de la FI pour harcèlement et violences sexuelles, qui ont conduit à son éviction par la France insoumise, quelques jours après son investiture.

La reconnaissance par la Nupes de la candidature de Michèle Picard aurait permis une sortie par le haut de ce mauvais feuilleton dont nous nous serions bien passés. Mais Jean-Luc Mélenchon ne veut pas laisser cette circonscription aux communistes qui y ont pourtant un ancrage historique. La France insoumise impose donc la candidature d’Idir Boumertit, bien qu’il ait précédemment annoncé qu’il ne serait pas candidat pour privilégier ses engagements locaux. Nous travaillons en bonne intelligence depuis plusieurs années avec la France insoumise et Idir Boumertit dans la majorité municipale. Pour autant, nous continuons à penser que Michèle Picard était la meilleure candidate sur la circonscription dans le cadre de la coalition de la gauche. [...]

La suite ci-dessous :

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16 mai 2022 1 16 /05 /mai /2022 15:17

Le processus électoral en cours met en évidence une situation inédite que l’on peut décortiquer comme suit.

I) Un refus de vote qui va s’affirmant.

Bien sûr la catégorie des gens qui s’abstiennent n’est pas uniforme. Il y a toujours eu des individus se sentant peu concernés (ou refusant de l’être) par la dimension collective de la société, mais les sommets atteints pour le 1er tour (13 millions 600 000 voix soit 1 million et demi de plus que 2017) par cette non-participation poussent à qualifier l’abstention de refus de vote plutôt que de s’en tenir à la traditionnelle image des pêcheurs à la ligne. D’autant qu’à ceux-là il convient d’ajouter les 3 millions de blancs et nuls.

D’ailleurs on peut remarquer qu’en pourcentage des inscrits le nombre cumulé des votes non exprimés est quasiment identique pour ces deux dernières présidentielles, au-dessus de 34%. Ce fait à lui seul, montre combien il est imprudent de parler de victoire pour le président élu. D’autant qu’il l’a été en bénéficiant au maximum du phénomène du « vote barrage » qui est antinomique avec le débat d’idées, constituant ainsi tout à la fois un abaissement majeur de la démocratie et une frustration pour l’ensemble du corps électoral excepté les supporters des deux finalistes. Cette frustration est telle que l’on a vu pour la 1ère fois, un vote barrage en faveur de l’extrême droite vue comme le seul moyen restant de s’opposer à un pouvoir cynique, méprisant et tyrannique dans sa volonté de répondre aux désirs du grand capital.

II) Une extrême droite à son plus haut niveau

Non seulement depuis 2017 l’extrême droite a progressé en pourcentages mais elle a progressé fortement dès le 1er tour (+ 2 millions de voix si on ajoute les votes Le Pen, Zemmour et Dupont Aignan) et entre les deux tours puisqu’elle fait encore 2 millions de voix de plus. Qu’il faille compter dans ce dernier chiffre le vote barrage [1] n’enlève rien au fait qu’aujourd’hui il y a en France un électorat qui voit dans l’extrême droite la possibilité d’un recours contre la casse sociale qu’il subit. Et c’est un autre élément du renforcement du fascisme.

Enfin, et ce n’est pas le moindre, il y a le fait, que les idées d’extrême droite pour partie dépassent largement son électorat classique et même ses forces organisées. [...]

III) Un rejet du pouvoir et de son chef

Si Macron est élu il le doit bien sûr au vote barrage du second tour mais aussi au vote de l’électorat de droite qui, dès le 1er tour, s’est massivement porté sur lui que ce soit par choix stratégique du meilleur candidat ou par reconnaissance de la proximité des idées. En fait c’est un retour en force à un pouvoir qui dans l’histoire a voulu, au nom de la prétendue nécessité d’en finir avec les « idéologies », instaurer une dictature de la pensée unique. De l’union sacrée à la 4ème république. [...]

IV) Le vote du courant dit « radical ».

Ce qui est sûr en tout cas à l’analyse de ces attitudes, refus de vote, utilisation du vote d’extrême droite pour sanctionner Macron et effondrement des soutiens à ce dernier, c’est qu’il y a un rejet massif des politiques menées depuis des décennies.
Cela aurait pu permettre d’avoir une adhésion d’une grande ampleur au vote dit « radical » et même lui permettre d’arriver en tête au 1er tour. Ce n’a pas été le cas pour un certain nombre de considérations diverses voire contradictoires qui ont marqué la campagne.

Une désunion pénalisante ? [...]

Le piège de la constitution

L’incompréhension est d’autant plus grande aussi que dans la campagne a été peu soulevée la question du piège électoral de notre constitution qui relève plus de la monarchie élective (ou du « coup d’état permanent » comme aurait dit un certain) que de la démocratie véritable. Piège aggravé par l’alignement de la durée du mandat présidentiel sur celle du mandat des députés assortie de l’inversion du calendrier législatif.

Le déroulement même des élections présidentielles est discutable. Personne n’a soulevé le fait que si notre constitution avait prévu que puissent se maintenir au second tour toutes les candidatures ayant fait plus de 20% et que dans ce cas la situation aurait été différente. LFI a bien dans son programme la 6ème république mais cette question a été absente des débats et il n’est d’ailleurs pas sûr que nous toutes et tous soyons d’accord sur le contenu de cette proposition. [...]

L'intégrale ci-dessous :

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