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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
22 mai 2020 5 22 /05 /mai /2020 23:46

Lu sur le site de la CGT Chapelle Darblay

Le Finlandais UPM, propriétaire du site papetier qui assure une partie du recyclage des déchets français de papier, compte demander le 15 juin la fin du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), après le retrait de l’offre de reprise du cartonnier belge VPK. La recherche de solutions alternatives se poursuit malgré tout.

La filière française de recyclage des déchets papier risque de s’enfoncer un peu plus encore dans la crise . Le Finlandais UPM, propriétaire du site de la Chapelle Darblay qui fabrique du papier journal à partir de recyclé grâce à un procédé qu’il a inventé en 1985, compte demander le 15 juin la fin du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE). En pleine crise sanitaire, le fabricant de cartons belge VPK a en effet renoncé le 20 avril à la reprise. « Il faudra une vingtaine de jours pour traiter la demande, donc l’activité cessera vers mi-juillet, avec le licenciement des 230 employés du PSE », résume Arnaud Dauxerre, un des cadres de la Chapelle Darblay.

La course à la recherche de solutions alternatives se poursuit malgré tout. Il s’agit de sauver cet outil unique en France, dont les machines à désencrer recyclaient 480.000 tonnes par an de déchets imprimés en 2015, et encore 350.000 tonnes l’an dernier. Les acteurs des secteurs du papier, du recyclage et la région se sont encore réunis mardi matin. « Un carton sur cinq vient d’Asie, il faudrait qu’un Chinois reprenne le site pour faire des bobines de recyclé à renvoyer en Asie… », avance Pascal Geneviève chez Federec, la fédération des recycleurs.

Espoir encore de solutions alternatives0603270369971-web-tete

De son côté, Arnaud Dauxerre veut croire que « le site peut devenir recycleur pour les tiers. Il faut imaginer des débouchés pour de nouveaux produits en cellulose ». Mais, ajoute ce cadre de l’entreprise, « le fonds de roulement nécessaire pour faire fonctionner un tel outil est d’au moins 80 millions d’euros, seul un industriel peut reprendre le site ». Le fait de ne plus avoir à reprendre le personnel pourrait attirer des offres à partir de juillet, estiment des observateurs. Et VPK pourrait refaire surface en fin d’année.

Faute de quoi, la France perdra une capacité de recyclage précieuse alors qu’elle croule sous 1,6 million de tonnes par an d’excédent de déchets de papier carton. Et ce malgré le fait que le numérique fait baisser la consommation de papier de 10 % par an depuis 2018. « Avant la crise, les stocks de déchets papier de certaines collectivités locales étaient tels qu’elles ont dû en incinérer », souligne Jean-Patrick Masson, l’élu de Dijon qui préside le Cercle National du Recyclage (CNR). « Toute l’Europe est excédentaire. UPM réduit ses capacités papetières en fermant deux à trois de ses sites européens par an pour maintenir les prix », observe, quant à lui, Pascal Geneviève. En l’occurrence, UPM a préféré garder l’alter ego allemand de la Chapelle Darblay.

Excédent de papier

Mais le maintien des prix est à double tranchant : il attire les papetiers russes et canadiens, eux aussi à la recherche de débouchés et riches en forêts, qui inondent l’Europe de leur papier vierge et sont accusés de dumping face au papier recyclé européen.« D’autres en Europe prendront le relais de la Chapelle Darblay, mais la France dépendra pour son recyclage des pays voisins qui consommeront en priorité leurs propres déchets et elle sera la variable d’ajustement », remarque-t-on chez Federec. Dans l’immédiat, le confinement, avec ses fermetures de commerces et l’arrêt de la collecte sélective, a divisé par deux le gisement de déchets de papier carton. « Cela a permis aux collectivités locales de vider leurs stocks de déchets. Mais la fédération du commerce reprend la distribution des imprimés publicitaire le 25 mai, cela va à nouveau doubler le gisement de papier », estime Pascal Geneviève.

Par Myriam Chauvot    Publié le 21 mai 2020 sur le site "Les Echos"

 

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14 mai 2020 4 14 /05 /mai /2020 15:10

 

Le 15 avril, le 1er ministre a détaillé plusieurs dispositifs intégrés au projet de loi de finance rectificative.

Ce dispositif contient plusieurs mesures sous forme de primes pour les soignants qui ont été « en première ligne » dans la lutte contre l’épidémie, mais aussi pour les fonctionnaires de la fonction publique d’état et territoriale (enseignants qui ont gardé les enfants, fonctionnaire de police, surveillants pénitentiaires, douaniers…).

Cette prime « au mérite » sera fixée au cas par cas, et apparemment de façon totalement arbitraire. Elle sera « nette de tout » c'est-à-dire défiscalisée et désocialisée. Nous n’en verrons aucune trace sur nos retraites.

Cette prime ne s’avèrera utile qu’à très court terme pour ceux d’entre nous qui sont éligibles. Mais celle-ci ne résout aucun des problèmes que l’hôpital public rencontre au quotidien et qui sont dénoncés depuis plusieurs années :

  • Soumission du système de santé à une logique comptable (tarification à l’acte) au détriment de la qualité des soins,
  • aucune création de postes qui manquent cruellement pour assurer un accueil décent et des soins de qualité au public,
  • aucune assurance d’un paiement des heures supplémentaires si souvent passées à l’as,
  • aucune revalorisation salariale, qui reconnaitrait le mérite quotidien des agents hospitaliers au long court.

Nous, agents hospitaliers signataires de ce courrier refusons le principe de cette prime pour se taire. Nous exigeons un arrêt du démantèlement du système publique, un salaire décent pour chaque agent, et des moyens humains et matériels afin que perdure en France un accès aux soins de qualité pour tous.

Par cette action nous sommes solidaires des malades que nous soignons, des autres agents de la fonction publique territoriale ou d’état, ainsi que des acteurs du privé, commerçants et salariés, que cette crise impacte grandement et qui pourtant soutiennent l’hôpital par de nombreux gestes de générosité.

Source : https://www.change.org/p/responsables-politiques-soutenir-l-h%C3%B4pital-public-balancetaprime

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14 mai 2020 4 14 /05 /mai /2020 14:33

« Nous, agents hospitaliers signataires de ce courrier refusons le principe de cette prime pour se taire. Nous exigeons un arrêt du démantèlement du système publique, un salaire décent pour chaque agent, et des moyens humains et matériels afin que perdure en France un accès aux soins de qualité pour tous. »

Un collectif de soignants de Rouen (Seine-Maritime) a lancé une pétition contre la prime du gouvernement et demande une revalorisation salariale et des postes en plus.(©Illustration/Adobe stock)

Un collectif de soignants de Rouen (Seine-Maritime) a lancé une pétition contre la prime du gouvernement et demande une revalorisation salariale et des postes en plus.(©Illustration/Adobe stock)

Des soignants de Rouen (Seine-Maritime) ont lancé une pétition pour dénoncer la prime du gouvernement. Ils demandent des postes supplémentaires et une revalorisation salariale.

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11 mai 2020 1 11 /05 /mai /2020 16:54
CGT et Solidaires devant la préfecture par groupes de dix pour réclamer des moyens pour l'hôpital - et rappeler : "pas de protection, pas de travail"

CGT et Solidaires devant la préfecture par groupes de dix pour réclamer des moyens pour l'hôpital - et rappeler : "pas de protection, pas de travail"

Extraits

« L’absence d’investissement dans la santé »

Ensemble, ils ont dénoncé « la politique criminelle du gouvernement en refusant notamment de suspendre les activités non essentielles laissant de nombreux salariés être exposés au risque de contamination ». Gérald Le Corre, inspecteur du travail CGT dénonce aussi de la part des gouvernements successifs « l’absence d’investissement dans la santé ».

L'intégralité ci-dessous :

Rassemblement à l’appel de la cgt ce lundi 11 mai

 

Voici le communiqué de la cgt :

Depuis la mi-mars, la CGT a eu l’occasion de s’exprimer à de très nombreuses reprises sur la politique criminelle du gouvernement MACRONPHILIPPE en refusant notamment de suspendre les activités non essentielles laissant de nombreux salariés être exposés au risque de contamination compte tenu de l’insuffisance des mesures de prévention prises par les employeurs.

Jeudi dernier, un des plus gros employeurs privé du département, RENAULT, s’est fait rappeler à l’ordre par le tribunal judiciaire du Havre pour ne pas avoir respecté les dispositions du code du travail en matière de protection de la santé des travailleurs. Alors que le juge judiciaire fait seulement appliquer le code du travail, on assiste depuis jeudi à un déferlement anti-CGT. Que le gouvernement MACRON et le MEDEF tapent sur la CGT, c’est assez habituel. Plus surprenant est l’attitude de certains représentants syndicaux qui s’indignent d’une décision de justice imposant le respect du code du travail. S’il existe très régulièrement des divergences entre les organisations syndicales, considérer comme Laurent BERGER que « la posture de la CGT est irresponsable et infondée » alors que la CGT se bat pour un niveau maximum de protection de la santé, nous ramène à l’histoire ancienne où des représentants syndicaux minimisaient les risques de l’amiante sous la pression du patronat ! RENAULT doit conformément à la loi maintenir les salaires à 100 % pour ses salariés et les intérimaires.

Le 11 mai marque une nouvelle phase de reprise du travail à marche forcée marquée notamment par la réouverture des écoles dont l’objectif est en réalité que les parents puissent reprendre le boulot. Dans l’industrie, la majeure partie des entreprises qui n’ont pas encore repris le travail demande à leurs salariés d’être présents dès lundi. Dans les deux cas, les conditions de sécurité sanitaire ne sont pas réunies.

La CGT de Seine Maritime invite les salariés, du privé comme du public à utiliser leur droit de retrait si une distance physique de 2 mètres ne peut pas être respectée comme le recommande l’avis de l’Académie nationale de Médecine du 25 avril 2020, en absence de masques FFP2, ou de masque à l’efficacité équivalente, en absence de procédure de désinfection suffisante, de solution hydroalcoolique….

La CGT de Seine Maritime continuera à aider toutes les représentants du personnel à engager les procédures de référé nécessaires pour que soit appliquées les mesures de prévention les plus protectrices.

Depuis la mi-mars, le gouvernement a profité de l’état d’urgence et de l’impossibilité de manifester pour imposer des nouvelles attaques contre le code du travail et les droits des travailleurs via les ordonnances (vol de congés, nouvelle déréglementation de la durée du travail, assouplissement des règles de consultation des CSE….).

Le 11 mai, la CGT sera dans la rue en organisant plusieurs rassemblements autour de la préfecture de Rouen
(en respectant une distance minimale de 2 mètres entre manifestants et les paquets de 10).

Ces rassemblements symboliques constituent une forme nouvelle de notre combat pour gagner sur nos revendications :

  • Non à la mise en danger des écoliers et des salariés du public comme du privé
  • Distribution gratuite de masques à l’efficacité qui doit être démontrée
  • Maintien à 100% du salaire pour tous (chômage partiel, salariés précaires et uberisés…)
  • Interdiction des licenciements
  • STOP à la déréglementation du travail, abrogation des ordonnances !
  • Maintien de tous les congés et RTT
  • Reconnaissance en accident du travail de la contamination en cas de maladie
  • Des moyens et des effectifs tout de suite pour l’Hôpital et les services publics.

Rassemblements devant la préfecture de Rouen, lundi 11 mai à 15h

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9 mai 2020 6 09 /05 /mai /2020 00:03
L’usine Renault Sandouville a été condamnée à suspendre sa reprise pour des manquements dans son protocole de formation aux risques sanitaires. (©Ilustration/Renault)

L’usine Renault Sandouville a été condamnée à suspendre sa reprise pour des manquements dans son protocole de formation aux risques sanitaires. (©Ilustration/Renault)

CNews annonce en bandeau : "La CGT fait fermer l'usine de Renault Sandouville".  Rien que ça ... En image subliminale on voit se dresser le portrait de Staline prenant en otage l'entreprise et tous les salariés.  Celui ou celle qui se contente de regarder le titre ne sait pas qu'un tribunal a statué sur la question après avoir été saisi par la CGT Renault-Sandouville.  C'est le tribunal qui a pris la décision.  Pas la CGT.  Pas Philippe Martinez.

Peu importe.  Les médias ont tranché.  Et s'appuient sur l'opinion de FO et de la CFDT.  Sans analyser les raisons des prises de position de ces derniers.  Nul doute qu'ils aient cédé, et certainement des salariés avec eux, devant le chantage à la crise, à la perte d'emploi brandis par les patrons pour faire retourner les salariés au travail sans avoir vraiment pris les mesures qui s'imposent.  D'autant qu'un décret spécifique à la reprise du travail en temps de Covid-19 vient d'assouplir certaines règles du code du travail déjà bien malmené.  Dans ce contexte le rapport de forces n'est pas en faveur des salariés.  Et le tribunal qui a pris la décision ne tient pas pour vain le mot justice, malgré les pressions médiatiques, politiques et patronales.

Le site Santé et travail donne quelques précisions et l'opinion d'experts dans ce domaine.

Extraits

"Il ne faudra pas traîner ! Le gouvernement vient de raccourcir les délais de consultation du comité social et économique (CSE), des expertises éventuelles et de la transmission de l’ordre du jour et des documents par l’employeur aux élus (voir encadré). Une ordonnance et un décret datés du 2 mai sont venus préciser ces nouvelles dispositions dérogatoires au Code du travail. Nuance de taille, ces nouveaux délais ne sont applicables que lorsque l’information ou la consultation du CSE « porte sur les décisions de l’employeur qui ont pour objectif de faire face aux conséquences économiques, financières et sociales de la propagation de l’épidémie de Covid-19 », ...

[...]

 

Vers un rapport de force défavorable aux salariés ?

Nicolas Spire, sociologue du travail au sein du cabinet Apteis, se montre plus critique. Avec ces textes, s’inquiète-t-il, « on s’assoit sur le peu de droits qu’il reste aux représentants du personnel. La formulation du décret est suffisamment vague pour que, dans la période, n’importe quel projet de réorganisation puisse être concerné par ces nouvelles conditions ». Et de poursuivre : « On se demande bien ce que des représentants du personnel, même très actifs ou de très bonne volonté, vont avoir le temps d’aller examiner en quelques jours du point de vue de la sécurité des conditions de reprise du travail. Et l’idée de prétendre faire réaliser une expertise en huit ou dix jours n’a tout simplement aucun sens du point de vue de notre métier. »

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7 mai 2020 4 07 /05 /mai /2020 15:39

Les multinationales spéculent tandis que les couturières répondent à l'appel du gouvernement ou des hôpitaux pour confectionner masques, blouses ou charlottes pour les soignants ou le grand public.  La concurrence non faussée pour les premiers et la solidarité pour les autres.  Les grands patrons ont choisi la spéculation.  Des couturières ont opté pour la solidarité.  Deux visions de la société. 

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6 mai 2020 3 06 /05 /mai /2020 15:45

Le pôle Molière, rue Amiral Courbet au Havre (Seine-Maritime) accueille plus de 400 enfants en maternelle et primaire des quartiers Saint-Nicolas et de l’Eure. Comme toutes les écoles, Molière prépare le déconfinement à compter du 11 mai. Cécile Ducos, militante CGT et enseignante dans une classe de moyenne et grande section, n’a pas de craintes quant au risque sanitaire, et soutient que l’équipe pédagogique autour du directeur fait tout pour que la rentrée des élèves se passe bien. En revanche, elle se dit « en colère, parce qu’on ne dit pas les choses aux parents. Ce qui va être proposé à partir du 11 mai relève plus de la garderie que de l’enseignement ». 

L’école Molière, la plus grande au Havre (Seine-Maritime) prépare activement le déconfinement du 11 mai et le retour des élèves à compter du jeudi 14, mais pour cette institutrice, « il s’agira plus d’une garderie que d’une école ». (©Archives M-B/76actu)

L’école Molière, la plus grande au Havre (Seine-Maritime) prépare activement le déconfinement du 11 mai et le retour des élèves à compter du jeudi 14, mais pour cette institutrice, « il s’agira plus d’une garderie que d’une école ». (©Archives M-B/76actu)

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4 mai 2020 1 04 /05 /mai /2020 14:39

Face à la crise sanitaire du Covid-19, Hervé Morin veut muscler l'industrie en Normandie. Bernard Leroy, le président de l'Agglomération Seine-Eure va définir cette stratégie.

L’industrie représente 21 % du PIB et 19% des emplois en Normandie. (©La Dépêche de Louviers – archive chez Sanofi)

Commentaire

OUI pour l'emploi.

OUI, bien sûr.  Les ouvriers et techniciens de Sanofi qui ont vu leurs effectifs fondre au fur à mesure des délocalisations et des produits fabriqués hors de France ne peuvent que soutenir le projet. 

OUI pour l'indépendance nationale, économique, stratégique et sanitaire

Ainsi, déjà, en 2012, un article paru sur le site "Basta", alertait sur ce danger.  Ingrédient essentiel du Doliprane et de l’Efferalgan, le paracétamol est désormais importé à 100 % d’Asie, de Chine notamment.  François Chast, membre de l’académie de pharmacie s'inquiétait qu’un produit de base très utilisé en pharmacie ne soit plus du tout fabriqué en Europe : « On peut s’en étonner, au vu des compétences en chimie et en fabrication de médicaments qu’il y a sur notre territoire. Il y a la question de la qualité, certes. Mais aussi celle de l’indépendance économique et stratégique. Si, pour une raison ou une autre, la Chine ou l’Inde décidaient de ne plus fournir ces matières actives, vous imaginez la catastrophe. »

Ou une pandémie nécessitant de limiter drastiquement les échanges ou conduisant les Chinois à fermer pour plusieurs semaines leurs sites de production.

Mais la relocalisation suffit-elle ?  On le sait.  ces grandes firmes n'ont qu'un souci en tête : les profits, le CAC40, la cote en bourse à Paris, New-York, Francfort ...

Or elles sont financées essentiellement par l'argent public, celui de l'Etat,  celui de la sécurité sociale, par l'argent des salariés via les assurances privées.  Les bénéfices de SANOFI, comme de toute l’industrie pharmaceutique, sont essentiellement issus des fonds publics consacrés à la santé et à la sécurité sociale. En 2017, Sanofi a ainsi bénéficié de 561 millions de remboursements de l’assurance maladie française. Sans compter les crédits d'impôts recherche ....

Cela n'a pas empêché Sanofi de brader ses productions en France depuis près de 30 ans.  Et de continuer à empocher notre argent tout en adoptant une stratégie économique et financière contraire aux intérêts de ses salariés et des Français.

OUI à une nationalisation

C'est un gros mot certes.  Mais il faut appeler un chat un chat.  Quand une entreprise brade nos intérêts et fait n'importe quoi, il est de l'intérêt collectif de ne pas en abandonner la gestion aux milliardaires et aux marchés.  Et donc de la nationaliser.  Ce qui ne veut pas dire, confier intégralement les rênes à l'Etat.  Dans le cas d'une industrie pharmaceutique, les salariés, les assurés sociaux ont aussi leur mot à dire ... la nationalisation doit être une appropriation sociale collective.  Inventer les structures juridiques qui conviennent est tout à fait possible.  L'avantage est qu'en France, nous avons quelque expérience en ce domaine, notamment depuis la Libération.

Personne ne croit à un capitalisme vertueux, tempéré, maîtrisé.  Les promesses d'aujourd'hui masquent la néfaste gestion capitaliste et financière qui a conduit au désastre sanitaire d'aujourd'hui. 

La seule solution viable, pour nos vies et non pour le profit, pour le long terme, est donc l'appropriation collective.

Evidemment, ce n'est pas consensuel.   Ce serait demander à Sanofi et ses semblables de renoncer à leurs profits.  Nous ne sommes pas dans un monde de bisounours.  Il faudra les forcer un peu.

Yvette Genestal

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4 mai 2020 1 04 /05 /mai /2020 14:25

Pour beaucoup de gens, c'est la Fête du Travail.  Historiquement et pour les syndicats, c'est la journée internationale des travailleurs, journée de revendications unitaires à travers le monde.  Les travailleurs du monde entier unis sur les mêmes mots d'ordre.  C'est donc aussi la journée de l'Internationalisme.  Union et combat commun des travailleurs de toutes les nations.  Contre un ennemi commun : le Capital.

1er mai en Normandie : la journée internationale des travailleurs se réinvente pendant le confinement
1er mai en Normandie : la journée internationale des travailleurs se réinvente pendant le confinement1er mai en Normandie : la journée internationale des travailleurs se réinvente pendant le confinement
1er mai en Normandie : la journée internationale des travailleurs se réinvente pendant le confinement

"La Fête du travail ne s’enterre pas" ou encore "Le service public utile comme jamais !" pouvait-on lire dans les rues de Rouen. Comme pour rappeler que cette crise n’est pas seulement un malheureux hasard virologique mais aussi le résultat de choix politique. La santé doit-elle obéir aux lois du marché ? Quel est le rôle du service public ? Les métiers indispensables sont-ils rémunérés à leur juste valeur ? Pour les leaders de la CGT, cette pandémie livre aux yeux du monde les bonnes réponses.

https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/1er-mai-normandie-fete-du-travail-se-reinvente-confinement-1823346.html#xtor=EPR-521-[france3regions]-20200502-[info-bouton4]&pid=726375-1458206835-639c8bda

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4 mai 2020 1 04 /05 /mai /2020 14:18
Les Chapelle Darblay dans la manifestation du 9 janvier 2020 - Près de 40 ans qu'ils se battent pour la production papetière en France pendant que les gouvernements successifs l'ont bradée et la bradent.

Les Chapelle Darblay dans la manifestation du 9 janvier 2020 - Près de 40 ans qu'ils se battent pour la production papetière en France pendant que les gouvernements successifs l'ont bradée et la bradent.

Les "premiers de cordée" sacrifieront-ils les " premiers de corvée " ?

Chapelle Darblay : La CGT s'adresse au Président de la République qui a affirmé vouloir une France souveraine. 

La multinationale UPM veut à tout prix se débarrasser de cette usine française, rachetée au groupe Chapelle Darblay qui fut un fleuron de l'industrie papetière française et dont les salariés ont acquis un savoir-faire précieux.  Les collectivités locales ont investi pour collecter les papiers usagers permettant de produire du papier recyclé.  Aujourd'hui UPM fait un pied de nez aux salariés, aux collectivités et aux citoyens qui ont financé l'effort industriel mais aussi ses profits. Il est temps que l'Etat français intervienne.  C'est de son ressort et de sa responsabilité.

Et pourquoi pas, osons un gros mot : Nationalisation

Nationalisation d'une usine qui a été construite par des salariés et ouvriers de plusieurs générations, qui produit du papier journal et qui garantit l'indépendance de la France dans ce domaine,  qui est un exemple d'économie circulaire,  qui pourrait sûrement produire d'autres type de papiers à l'heure où nous devons remplacer peu à peu le plastique ...

Chapelle Darblay n'appartient pas seulement à UPM.  Elle appartient aussi aux salariés.  Et elle nous appartient aussi un peu.

YG

Extraits de cette lettre.  L'intégralité peut se lire sur le site du syndicat CGT-Chapelle Darblay :

 

"Assurément, la crise sanitaire que nous vivons a reposé la question de la souveraineté et de l’indépendance de la Nation. Dans votre discours du 12 mars dernier, tirant les premières leçons de cette pandémie, vous affirmiez la nécessité « de construire, plus encore que nous ne le faisons, une France souveraine, une France et une Europe qui tiennent fermement leur destin en main ». A nouveau, dans votre discours du 13 avril, vous affirmiez « qu’il nous faudra rebâtir une indépendance agricole, sanitaire, industrielle et technologique française ».

Nous vous avons entendu et compris. C’est exactement ce que nous souhaitons et voulons faire en préservant les capacités de production de papier journal sur le site de Chapelle Darblay à l’opposé des décisions de vente ou de fermeture du groupe UPM, propriétaire du site. Nos écrits et actions depuis plusieurs mois et années maintenant le prouvent.

Unique en France, notre entreprise produit du papier journal recyclé à 100 % à partir de la collecte des papiers usagers sur l’ensemble de la vallée de Seine et au-delà. de sa production est destiné au marché français dont représente la consommation française de papier journal. Nous avons l’honneur de pouvoir citer notre entreprise comme un exemple pour construire une économie circulaire avec des circuits courts sur notre vallée de Seine. Nous sommes fiers d’être le maillon d’une filière qui permet l’indépendance de notre pays, y compris pour sa presse écrite."[...]

Intégralité de la lettre de la CGT Chapelle Darbalay au Président de la République ici :

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