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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
13 novembre 2018 2 13 /11 /novembre /2018 18:08

par

sur Bastamag

Au moins 918 soldats français ont été exécutés entre 1914 et 1918. Ce qui fait de l’armée française celle qui a le plus fusillé, avec l’armée italienne, loin devant l’Allemagne et les pays anglo-saxons, selon la comptabilité officielle. Si plusieurs soldats condamnés à mort ont, depuis, été réhabilités, le sujet, un siècle plus tard, suscite toujours la controverse. Tour d’Europe des « fusillés pour l’exemple ».

Quelques 918 militaires français ont été fusillés pour l’exemple pendant la « Grande guerre ». La grande majorité n’a pas été exécutée pendant les mutineries de 1917, mais pendant la première année du conflit, de septembre 1914 à octobre 1915. 918 fusillés pour l’exemple : cela peut sembler statistiquement dérisoire par rapport aux 1,3 million de soldats « morts pour la France ». Mais cette pratique de l’état-major fait peser sur la troupe une menace permanente, quand bien même le recours aux exécutions capitales n’a jamais été systématique. Facilitée par le rétablissement des Conseils de guerre entre 1914 et 1916, la peine de mort est froidement réglementée par un décret de 1909. Une réglementation qui précise même les modalités du coup de grâce, administré « avec un revolver dont le canon est placé juste au-dessus le l’oreille et à cinq centimètres du crâne ».

Photographie de couverture

André  Bach   Fusillés pour l'exemple - 1914-1915 -Tallandier 2003

 

Un siècle plus tard, les fusillés pour l’exemple continuent de hanter l’imaginaire littéraire et cinématographique. Leur réhabilitation fait toujours débat, montrant une continuité de fait entre l’institution militaire capable de fusiller ses soldats et une République qui se refuse à en désavouer les actes. Durant l’entre-deux-guerres, quelques 40 soldats ont bien été réhabilités, au cas par cas. En juin dernier, une proposition de loi sur le sujet, portée par le groupe communiste, a été repoussée, malgré le soutien du groupe écologiste. La chose est d’autant plus surprenante que les sympathisants du Parti socialiste sont, d’après un sondage réalisé fin 2013, de loin les plus favorables à la réhabilitation, à 87% (75% pour l’ensemble des Français). Ce débat n’est pas spécifique à la France et touche d’autres pays européens. Si la France figure parmi les pays qui ont le plus fusillé durant la Grande Guerre, elle a bénéficié d’une cohésion nationale supérieure à celles de bien d’autres belligérants. Ce paradoxe est une clé essentielle pour comprendre l’ampleur des débats qui la traversent encore aujourd’hui. [...]

Lire la suite ici : https://www.bastamag.net/Grande-Guerre-un-tour-du-monde-des

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11 novembre 2018 7 11 /11 /novembre /2018 11:10
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10 novembre 2018 6 10 /11 /novembre /2018 06:15
Fusillés pour l’exemple de 1914-1918 :  Emmanuel Macron pire que Nicolas Sarkozy  et François Hollande !

Pour mémoire, ce qu'a dit Philippe Pétain, honoré par le président Macron, à propos des fusillés :

« Pour maintenir l’esprit d’obéissance et la discipline parmi les troupes, une première impression de terreur est indispensable. » Général Philippe Pétain, 1915.

Il ne fut pas le seul à penser ainsi.  La grande majorité des généraux et maréchaux qui envoyèrent des millions d'hommes à la boucherie pensaient et agissaient de même. 

Sur le fond, nous retrouvons, chez celui qui prétend représenter les Français aujourd'hui, la même ignorance et le même mépris de la vie des hommes.  Version 2018.  La morgue de classe est identique.

Yvette Genestal

Communiqué paru le 19 décembre 2017 sur le site de la Fédération nationale de la libre pensée :

Dans sa lettre de réponse à la demande de réhabilitation d’un Fusillé pour l’exemple formulée par  M. Marsaud de Vendée, le Président Macron, par la plume de son chef de cabinet, indique que les  « fusillés auraient failli à leur devoir ». Si Nicolas Sarkozy et François Hollande ont refusé de réparer l’injustice commise contre 639 soldats de la Première Guerre mondiale, ils n’ont jamais repris ouvertement l’antienne des brutes galonnées sur le fait que ces « Fusillés pour l’exemple » avaient bien mérité leur sort, car ils avaient failli. Ils ont même dit qu’ils n’avaient point été des lâches.

Ce ne sont pas les Fusillés pour l’exemple qui ont failli à leur devoir !

Ceux qui ont failli à leur devoir de justice,

ce sont les Présidents de la Ve République !

En refusant de rendre leur honneur aux 639 Fusillés pour l’exemple et à leurs familles, les Présidents successifs se sont vautrés dans la honte de l’injustice barbare. En réunissant les fusilleurs et les Fusillés au Musée de l’Armée aux Invalides, ils ont assassiné une deuxième fois les soldats, victimes de la guerre.

Emmanuel Macron a aussi ajouté dans sa réponse à M. Marsaud, « Il ne s’agit pas d’un sujet politique, qui donnerait lieu à des réponses différentes selon les gouvernements et les chefs de l’État ». Pas d’accord ! N’est-ce pas un sujet éminemment politique que de savoir si la guerre est utile ou non ? C’est le débat sur : quelle société nous voulons. Pacifique et ouverte à la civilisation ? Ou bien Guerrière et engendrant la plus totale barbarie ? Et cela est bien un sujet politique central de notre temps et de notre pays. [...]

La suite ici : https://www.fnlp.fr/news/488/17/Fusilles-pour-l-exemple-de-1914-1918/d,lp_detail.html

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9 novembre 2018 5 09 /11 /novembre /2018 23:28

Des armes françaises sont-elles utilisées par l’Arabie Saoudite dans le meurtrier conflit au Yémen, où plusieurs millions de personnes sont menacées de famine ? Si c’est le cas, si des canons ou navires « made in France » servent délibérément à viser des civils ou à les affamer, les ventes d’armes françaises à l’Arabie Saoudite seraient illégales. C’est ce que tentent de savoir depuis un an plusieurs députés, emmenés par Sébastien Nadot, élu de la majorité. Mais les questions que les députés posent au gouvernement demeurent sans réponse. Et toute demande de commission d’enquête parlementaire se perd dans les limbes du pouvoir. Récit sur une zone d’ombre de la République.

Il est l’un des députés les plus engagés pour faire la lumière sur l’éventuelle utilisation d’armes françaises dans le criminel conflit au Yémen. « En tant que membre de la commission des affaires étrangères, j’ai d’abord été interpellé par les ONG sur la situation humanitaire au Yémen. Je ne connaissais pas spécialement le pays, alors je me suis renseigné, j’ai cherché à comprendre pourquoi on était dans une telle crise humanitaire », raconte Sébastien Nadot, député de Haute-Garonne, élu en 2017 sous l’étiquette La République en marche (LREM). Depuis mars 2015, une coalition d’États arabes emmenés par l’Arabie Saoudite conduit une guerre particulièrement meurtrière au Yémen. Depuis Paris, le député découvre les conséquences dramatiques des bombardements et du blocus imposé au pays : 14 millions de personnes menacées de famine, plus de 6000 morts civils, des hôpitaux détruits et plus d’un million de personnes touchées par le choléra. Sans oublier 3 millions de réfugiés. Pour Amnesty international, des atteintes aux droits humains et des crimes de guerre sont perpétrés dans tout le pays. [...]

Lire la suite ici :https://www.bastamag.net/En-savoir-plus-sur-les-ventes-d-armes-de-la-France-a-l-Arabie-Saoudite-mission

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8 novembre 2018 4 08 /11 /novembre /2018 18:38
Hausse des prix des carburants : les Français touchés au porte-monnaie Par Grégoire Normand  |  08/11/2018

Par Grégoire Normand  |  08/11/2018 sur le site de La Tribune

[Sondage] Le dernier baromètre BVA-La Tribune indique que 83% des Français ont ressenti un impact sur leur situation financière après l'augmentation des prix à la pompe. Or, la politique fiscale menée par le gouvernement pourrait encore venir alimenter le mécontentement.

La flambée des prix des carburants passe mal. Selon le dernier baromètre BVA, 83% des interrogés indiquent que les hausses des prix des carburants intervenues en 2018 ont eu un impact sur leur situation financière. Les plus modestes ont d'ailleurs le sentiment d'être les plus touchés par cette montée des prix. Confronté à une grogne grandissante, Emmanuel Macron a évoqué ce mardi des pistes pour améliorer le chèque énergie et une extension à l'ensemble des Français de l'aide aux transports instaurée dans la régions Hauts-de-France. Pour l'exécutif qui tente de déminer le terrain, les difficultés s'accumulent en cette fin d'année. Au plus bas dans les sondages, Emmanuel Macron tente de redorer son image durant son périple dédié à la commémoration du centenaire de la fin de la Première Guerre Mondiale. Mais cette opération de séduction est loin de faire l'unanimité.

Lors de son déplacement à Charleville-Mézières ce mercredi, il a été interpellé sur la question du prix des carburants. "Je sais qu'il y a des gens qui râlent. Je tiendrai bon", a-t-il réaffirmé face aux remarques. [...]

La suite ci-dessous : https://www.latribune.fr/economie/france/hausse-des-prix-des-carburants-les-francais-touches-au-porte-monnaie-796658.html#xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20181108

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6 novembre 2018 2 06 /11 /novembre /2018 18:25

(Cet article paraîtra dans un prochain numéro de la revue russe “Le Messager de la Philosophie et des Sciences Sociales” / Вестник философии и социальных наук)

La France connaît une situation difficile, marquée par une croissance faible, et ce depuis la fin de la crise de 2008-2010. Si la chute de la production au moment de la crise a été modérée, la France est au sein de l’Union européenne un des pays où la croissance a été particulièrement faible dans années post-crise. La situation économique du pays montre un changement net avec la période des années 1999-2006 où la croissance française était à l’époque supérieure à la moyenne des autres pays de l’Union européenne, et en particulier supérieure à la croissance économique allemande[1]. Très clairement, le pays affronte une crise de compétitivité. Mais, ce n’est pas la seule raison de la situation actuelle. L’économie française doit aussi faire face à une demande déprimée, une situation qui résulte à la fois des politiques conduites par les gouvernement Fillon (2010-2011) mais aussi par les gouvernements qui se sont succédés sous la Présidence de François Hollande (2012-2017). Le chômage reste donc très élevé, et s’aggrave même tandis que la situation financière du pays n’est pas stabilisée. Nous sommes donc loin des discours sur la « start-up nation », tenus par Emmanuel Macron au début de son mandat.[...]

Lire la suite ci-dessous

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6 novembre 2018 2 06 /11 /novembre /2018 16:37
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24 octobre 2018 3 24 /10 /octobre /2018 14:44
Le roi François Ier établit le français comme langue nationale, par l'ordonnance de Villers-Càtterêts

Le roi François Ier établit le français comme langue nationale, par l'ordonnance de Villers-Càtterêts

Jean d'Ormesson sur Aragon :

la langue française, qu'il maniait comme personne, avec une insolence et une habileté vertigineuses, brillera encore sur le monde".

 

Résultat de recherche d'images pour "Edit de Villers Cotteret langue française Images"

L’occasion de dilapider un peu plus notre héritage culturel sur l’autel de la mélasse mondialiste était trop bonne : Macron ne l’a pas ratée !

[...]

La langue française gagnerait à ne plus appartenir au peuple qui l’a élaborée, ni même à la Francophonie, mais à une nébuleuse plurilinguiste, « une communauté (sic) linguistique… un être vivant qui s’enrichit de nouveaux sens »… »L’essentiel est ici de casser le lien entre un peuple et sa langue.

Pour bien enfoncer le clou, il insiste, osant assener que « la langue française s’est émancipée de son lien avec la nation française pour accueillir tous les imaginaires ». Outre son habituelle formulation pompeuse, tapie derrière une opacité fantasmagorique (« les imaginaires »), on écarquille les yeux devant ce qui n’est plus seulement le toupet d’un gamin immature, inconscient de ce qu’il fait. Se claironne désormais le bradage conscient, voulu, revendiqué d’un héritage qui ne lui appartient évidemment pas. Ce dont il n’a cure. Car, enfin, il n’est ni légitime ni constitutionnel qu’un président de la République s’autorise à juger de tout, à trancher sur tout, à dire le droit sur tout, oubliant que seule une majorité de circonstance, toute relative au demeurant, l’a désigné par défaut.

[...]

Continuons sa lecture : « Quand je parle de la langue française, je parle de nos langues françaises [son] épicentre est sans doute dans le bassin du fleuve Congo, ou quelque part dans la région. » 

Mais où va-t-il chercher ces élucubrations ?

[...]

Et puis invoquer Ionesco ou Kundera comme otages de la diversité, eux qui sont pourtant venus volontairement se lover dans la langue française par ressourcement amoureux…
On sait que la langue est porteuse de valeurs, d’identité, de pérennité, de liens. Mais, pour lui, « 
notre langue n’est pas installée pour toute éternité à travers nos continents ».

[...]

Et pour anéantir les derniers espoirs de ceux qui n’auraient pas compris, il fait nommer secrétaire général l’improbable madame Louise Mushikiwabo, ministre de Paul Kagame, qui ne semble pas s’être élevée contre la fin, au Rwanda, de l’enseignement du français dans les écoles, ni l’abandon du français comme langue officielle, au profit de l’anglais.

Lire l'article intégral sur le site de Jean Lévy, "çanempechepasnicolas"

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30 septembre 2018 7 30 /09 /septembre /2018 23:36

Jacques Sapir

Emmanuel Macron a prononcé un discours le 25 septembre 2018 qui se voulait important et programmatique à la tribune de l’Assemblé générale des Nations-Unies (1). Il a martelé, au propre comme au figuré, qu’il ne se « résolvait pas » à la déconstruction du Droit international.

Macron à l'ONU

On ne pourrait être que d'accord avec lui s'il ne procédait avec une myopie confondante à la lecture de cette déconstruction et si la France elle-même n'y avait participé. Que dire, en effet, de la fourniture d'armes et de munitions à la coalition dirigée par l'Arabie Saoudite qui mène une guerre parfaitement illégale et terriblement meurtrière au Yémen? Pour tout dire, il y a une immense hypocrisie dans les propos tenus par Emmanuel Macron.

L'exemple du Kosovo

Il faut rappeler ici que le droit international fut mis à mal par la décision unilatérale des pays de l'OTAN de reconnaître l'indépendance du Kosovo, une indépendance obtenue avec l'aide militaire de ces pays engagée sous des prétextes fallacieux. L'intervention extérieure, faites en violation du principe de souveraineté au nom du « principe humanitaire », a abouti à valider une démarche ethno-nationaliste. Par ailleurs, l'indépendance du Kosovo réalisée avant que la réconciliation intercommunautaire ait eu lieu, détruit les fondements du « principe humanitaire », celui-là même qui fut invoqué pour l'intervention de l'OTAN en 1999. Elle valide son propre contraire, la primauté de la force sur le droit, de l'ethnicisme et des politiques de ségrégation sur la construction de véritables communautés nationales.

On le voit, la déconstruction du droit international a des antécédents anciens. Et, cette pratique de non-respect du droit international fut inaugurée par une administration démocrate, celle du Président Clinton. Elle fut naturellement poursuivie par l'administration républicaine de George W. Bush qui lui succéda. [...]

La suite ici :https://fr.sputniknews.com/points_de_vue/201809291038287408-discours-macron-nations-unies/

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30 septembre 2018 7 30 /09 /septembre /2018 16:26

Politologue (titulaire d’un doctorat du Centre de recherches politiques de Sciences Po) et enseignant à l’université de Bretagne occidentale (UBO), Thomas Guénolé fait partie de cette nouvelle génération d’intellectuels de gauche qui accepte de mener la bataille des idées directement dans les médias dominants pour faire contrepoids au discours néolibéral. En 2017, il a rejoint la France insoumise dont il codirige l’école de formation. Dans son dernier livre, « Antisocial : La guerre sociale est déclarée » (Plon, 2018), il déconstruit les “fake news” de la propagande antisociale pour combattre les fausses évidences, lutter contre la résignation et amener chacun à se mobiliser.

Le Comptoir : Les différentes mesures de démantèlement de l’État social sont régulièrement présentées sous l’angle de la modernisation de l’économie et de l’adaptation du modèle français au monde globalisé d’aujourd’hui. Vous rappelez pourtant dans votre livre que la retraite à 65 ans correspond à la situation qui prévalait en 1910 et que l’uberisation renvoie aux ouvriers de la fin du XIXe siècle payés à la tâche. Comment expliquer ce paradoxe ?

Thomas Guénolé : C’est la technique de la diabolisation. On n’argumente pas sur le fond : on se contente d’accoler à la cible des épithètes négatives, on s’accole à soi les épithètes positives antonymes, et l’on répète le tout en boucle. En l’occurrence, cela consiste à répéter que les protections sociales, les droits sociaux, les services publics, sont “archaïques”, “rigides”, ou encore qu’ils “nuisent à la compétitivité” ; tandis que les mesures qui cassent ces protections, ces droits et ces services publics, elles, symétriquement, sont réputées “modernes”, “flexibles” et “compétitives”. Cela permet de pratiquer en permanence le stratagème rhétorique du choix caricatural : soit vous êtes pour le projet politique de l’Antisocial ; soit vous êtes contre la modernité et la flexibilité, ce qui fait de vous un archaïque rigide. Sur le fond, cette argumentation est un tissu de mensonges. Par exemple, parler de “modernisation” de la SNCF alors que la réforme consiste à revenir au marché ferroviaire d’avant 1936, cela ne tient pas. Mais si l’argumentaire des partisans de l’Antisocial est faux, pourquoi est-ce devenu le discours dominant ? Pour cette raison simple et glaçante que la propagande, ça marche.

 

En 1968, le psychologue Robert Zajonc a conduit l’expérience suivante : il a exposé des cobayes à des mots ne signifiant rien dans aucune langue, en variant l’intensité de l’exposition. Le résultat était que plus les mots leur étaient matraqués, plus les cobayes développaient une opinion positive à leur endroit bien qu’ils n’aient aucun sens. Par ailleurs, la neurologie nous apprend que quand le cerveau humain se fait asséner en boucle qu’il doit penser ceci ou qu’il doit avoir envie de cela, notre libre-arbitre est protégé par le cortex préfrontal : mais cela signifie réciproquement que quand nous sommes peu concentrés, inattentifs ou fatigués, comme c’est le cas de millions de Français lorsqu’ils subissent le bruit de fond de la télévision ou de la radio, la propagande rentre facilement dans notre cerveau. C’est suivant ce mécanisme que, sous l’effet du matraquage propagandiste des mass medias ayant presque tous cette ligne politique, le catéchisme de l’Antisocial a pris valeur d’évidence pour le grand public. Ses partisans ne prennent donc même plus la peine d’argumenter sur le fond : ils se contentent de traiter leurs contradicteurs d’hérétiques via divers qualificatifs d’excommunication :  “populiste”, “nationaliste”, “extrême”, par exemple. [...]

La suite ici :https://comptoir.org/2018/09/11/thomas-guenole-la-ligne-antisociale-gouverne-le-pays/

 

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