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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 08:54
Affaire Volkswagen : « Chaque jour dans le monde des dirigeants de multinationales […] en  (fermant) une usine  (mettent) des milliers de salariés sur le carreau ».  Les médias, la « justice », les gouvernements ne s’indignent pas …
 

Un scandale à dimension planétaire, rien de moins. C’est ainsi désormais qu’est décrite « l’affaire Volkswagen ». Pour sa part, Le Monde enrage, qui titre son éditorial (23/09/2015) : Volkswagen porte un coup à l’Europe. Péché mortel. Angela Merkel en personne, délaissant un instant les réfugiés, n’a pas tardé à prendre part à l’hallali.

On sait que le géant automobile allemand a été accusé, par les experts américains, d’avoir installé un dispositif permettant de tricher lors de tests anti-pollution. Le patron de la firme a reconnu les faits, et a été contraint à la démission.

Oh, on ne pleurera pas sur son sort. On doute en effet qu’il dégringole dans la catégorie des « Harz 4 », la famélique allocation pour travailleurs en fin de droits (qui tire son appellation, d’ailleurs, du nom d’un précédent chef du personnel de VW, qui fut promu par l’ancien chancelier Schröder à la tête d’une commission chargée de réformer le marché du travail).

Pourtant, qui voudrait prendre quelques distances avec l’emballement médiatico-politico-financier, pourrait formuler quelques remarques.

Par exemple constater qu’une fois encore, ce sont les autorités d’outre-Atlantique qui donnent le la, dès lors qu’il s’agit de charger une multinationale qui n’a pas son siège aux Etats-Unis. L’amende phénoménale infligée à la BNP – qu’on ne défendra certes pas ici – avait été décrétée par la justice d’outre-Atlantique. Et pour préserver ses juteux marchés américains, l’établissement financier avait gentiment réglé cette punition extra-territoriale.

Imaginons un instant que la tricherie du groupe allemand ait été mise au jour par quelque tribunal moscovite. Les réactions, notamment parmi les dirigeants occidentaux, eussent-elles été les mêmes ?

On pourrait formuler une autre observation de portée générale. La ruse employée par le groupe d’outre-Rhin semble constituer un crime inexpiable. Pourtant, il y a chaque jour dans le monde des dirigeants de multinationales qui, d’un trait de plume, déplacent des capitaux, ferment une usine ici, délocalisent ailleurs. A la clé, des milliers de salariés sur le carreau, des milliers de familles plongées dans la détresse.

Mais ça, c’est normal – il en va de la sacro-sainte compétitivité.

Tel va le monde en 2015. Une fredaine contre l’environnement ? Vous voilà en enfer. Une restructuration industrielle ? Un acte de gestion inévitable, voire courageux. Il est vrai qu’il ne s’agit pas là de la nature – mais seulement de l’Homme.

 

SOURCE: Ruptures

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25 septembre 2015 5 25 /09 /septembre /2015 09:20

20.000 chômeurs de plus au mois d'août...

Et ça continue...

francetvinfo.fr

Publié par Jean Lévy

Le nombre de demandeurs d'emploi en catégorie A repart à la hausse en août (+ 0,6%)

Le chômage a augmenté au mois d'août. Selon les chiffres du ministère du Travail dévoilés jeudi 24 septembre, le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A, sans aucune activité, a augmenté de 0,6% sur un mois, soit 20 000 personnes en plus par rapport au mois de juillet.

Au total, le nombre de demandeurs d'emploi sans activité s'établit à 3 571 600 personnes, soit une hausse de 4,6% sur un an.

 

 
Repris par Action Communiste

Fin aout 2015, le nombre de chômeurs de catégorie A en Haute-Normandie a augmenté de 1.1% par rapport à fin juillet. Il a augmenté de 1.0% en Seine-Maritime et de 1.3% dans l'Eure.

  • Par Mathilde Riou
  • Publié le 24/09/2015 
 

© France 3 Haute-Normandie

© France 3 Haute-Normandie

 

Fin aout 2015, le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle Emploi en catégorie A ( sans aucune activité ) s'établit à 107 151 en Haute-Normandie. Ce nombre augmente de 1,1 % par rapport à la fin juillet 2015 (soit + 1 134). Sur un an, il est en hausse de 3,0 %.

S'agissant de la catégorie A, par département, le nombre de demandeurs d'emploi augmente en août 2015 par rapport à la fin juillet 2015 de 1,3 % dans l'Eure et de 1,0 % en Seine-Maritime.

En Haute-Normandie, le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi en catégories A, B, C s'établit à 167 848, fin août 2015. Ce nombre augmente de 0,2 % (soit + 352). Sur un an, il est en hausse de 4,5 %.

S'agissant des catégories A, B, C, par département, le nombre de demandeurs d'emploi augmente en août 2015 par rapport à la fin juillet 2015 de 0,1 % dans l'Eure et de 0,2 % en Seine-Maritime.

Le mode de calcul du nombre de demandeurs d'emploi a changé au cours des trois derniers mois. Pôle Emploi a désormais accès à un plus grand nombre d'informations concernant les chômeurs, ce qui peut le conduire à en faire changer certains de catégorie. [...]

 

En Haute-Normandie, l'industrie victime des fonds vautours

 

En 2014, en Haute-Normandie c'est l'emploi industriel qui est le plus durement touché.  Les multinationales et fonds de pension, fonds vautour, ont fait des ravages et cela continue en 2015.  Petroplus, Papeteries de Chapelle Darblay à Grand-Couronne, Sidel au Havre ... AC.

Lu sur le site de l'INSEE :

L’industrie perd 2 100 salariés cette année (- 1,8 %), un fléchissement plus important qu’au niveau national (- 1,2 %), et qui s'accélère chaque année depuis 2011 (figure 4). L’emploi dans l’industrie automobile décline franchement (- 4,8 %) tandis que les effectifs reculent de 2,1 % dans le secteur des biens d’équipement comme dans celui des autres branches industrielles. En revanche, l’emploi dans le secteur de l’énergie se stabilise après une année 2013 durement marquée par la cessation de la raffinerie Pétroplus. Il en est de même pour l’emploi agro-alimentaire.

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22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 15:34

Moins-disant social ?

par Olivier Petitjean sur le site "Observatoire des multinationales"

Le groupe aéronautique européen Airbus vient d’inaugurer en grande pompe une nouvelle usine de production d’avions à Mobile, dans l’Alabama. Cette implantation dans le pré carré de son grand concurrent Boeing a plusieurs avantages pour Airbus : la proximité du marché nord-américain, la possibilité de de se protéger des variations de change... et l’absence de syndicats. Fabrice Brégier, directeur exécutif d’Airbus, ne se prive pas de souligner les avantages de cette situation, ajoutant que l’Europe et ses syndicats devraient « prendre garde ».

 

A Mobile nous n'avons pas de syndicats

« À Mobile, nous avons pas de syndicats. Nous avons de bonnes relations avec les syndicats, mais nous pensons qu’à Mobile, c’est mieux sans eux. C’est une autre culture. Je ne pense pas que nos travailleurs aient besoin d’un syndicat pour avoir de bonnes relations avec Airbus. »

C’est dans ces termes que le le directeur exécutif d’Airbus, le français Fabrice Brégier, se félicite de l’inauguration de la nouvelle usine du groupe à Mobile, Alabama, dans un entretien avec le Welt am Sonntag. À l’arrière-plan de cette inauguration en grande pompe d’une usine qui reste encore relativement marginale dans la production globale du groupe, il y a aussi la question des rapports de forces entre Airbus, ses syndicats français et allemands, et les gouvernements concernés.

« Le marché américain a clairement un avantage concurrentiel... L’Europe doit vraiment faire quelque chose pour sa compétitivité... En France, par exemple, les charges sociales sont beaucoup trop élevées. »

Lorsqu’elle atteindra son rythme de croisière, en 2017, la nouvelle usine d’Airbus emploiera environ 1000 personnes et produira quatre A320 par mois (sur environ 50 produits dans le monde par les salariés d’Airbus). Dans un message à peine voilé aux syndicats européens du groupe, Fabrice Brégier envisage même la possibilité que dans l’avenir, l’usine de Mobile exporte sa production non seulement aux États-Unis, mais aussi dans le reste du monde.

Une compétitivité en trompe-l’oeil ?

Les moindres coûts de production affichés par Airbus pour son usine américaine sont peut-être liés en partie à des salaires et une fiscalité plus faibles, mais aussi au fait que Mobile bénéficie de moyens de production dernier cri, ainsi que de coûts de transport plus faibles pour le marché local.

Selon l’AFP, toutefois, l’équation économique globale n’est en fait pas si favorable que cela à la future production aux États-Unis : « Un avion assemblé à Mobile va revenir plus cher qu’un appareil fabriqué en Europe à cause des coûts de transport et de la parité euro-dollar actuelle. Les pièces des avions assemblées à Mobile sont produites en Europe, d’autres (pompes à fioul et valves hydrauliques) aux États-Unis et envoyées sur le Vieux Continent avant d’être réexpédiées. »

On rappellera aussi que pour construire cette usine, Airbus a bénéficié d’aides publiques directes et indirectes de l’État de l’Alabama, du comté et de la municipalité de Mobile, pour un montant total estimé à pas moins 158,5 millions de dollars (lire États-Unis : $456,000 dollars de subvention en moyenne pour créer un emploi et le détail des aides et des conditions qui leur sont assorties ici).

Culture anti-syndicale

Contrairement aux régions industrielles historiques des États-Unis, de Detroit à Seattle, le Sud du pays se caractérise par la faiblesse du salaire minimal (7,25 dollars de l’heure en Alabama) et par une très forte culture anti-syndicale. Les constructeurs automobiles ont commencé à s’implanter dans les États du Sud à partir des années 1980 pour profiter de ces conditions favorables - d’abord les japonais comme Nissan, puis les constructeurs européens comme Volkswagen (lire Volkswagen, Nissan et la lutte pour les droits syndicaux dans le Sud des États-Unis).

Boeing possède déjà plusieurs usines en Alabama et en Caroline du Sud, dont certaines ont des syndicats, d’autres non. Le syndicat américain IAMAW (International Association of Machinists and Aerospace Workers), les Machinists, a déjà annoncé son intention de tenter de créer une section syndicale dans l’usine d’Airbus à Mobile.

Olivier Petitjean

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5 septembre 2015 6 05 /09 /septembre /2015 10:29

Bravo aux Fralibs.  Allez voir dans votre supermarché si la marque y est présente.  Réclamez la.  C'est le moins que nous puissions faire.  Monter une SCOP, c'était leur seule solution pour sauver l'emploi.  1336 jours de lutte pour cela contre un géant mondial de l'agro-alimentaire, Unilever, qui voulait liquider l'entreprise et fabriquer en Pologne.

Les Fralibs ont mis l'emploi en tête de leur lutte.  Nous les remercions au nom de tous ceux qui luttent contre les plans de licenciements aujourd'hui et la disparition de leurs entreprises en France et de leurs emplois. Action Communiste.

Les anciens salariés de Fralib ont relancé la production de l'usine de Géménos, sous la marque 1336, en référence aux 1336 jours de lutte avec leur ancien propriétaire Unilever.

 

Scop-TI, la coopérative de production lancée par les ex-salariés de Fralib à Gémenos, a signé ses premiers contrats avec la grande distribution. La production a repris le 13 août et les premiers sachets de thés et infusions vendus sous sa marque 1336 arriveront en rayons début septembre.

 

C'est la concrétisation de plusieurs années de lutte. Cinq ans pile après la décision du géant anglo-néerlandais Unilever de fermer son usine de thés et d'infusions (Lipton, Éléphant) Fralib à Gémenos (Bouches-du-Rhône), les premiers sachets de Scop.Ti -qui a repris l'activité de l'usine en 2014- vont rejoindre les rayons de la grande distribution française. La Société Coopérative Ouvrière Provençale de Thés et Infusions a ainsi signé cet été des contrats avec 300 Franprix, 7 Auchan, ainsi qu'avec plusieurs Géant Casino, Casino, Carrefour, Intermarché au niveau national.

Ces centaines de magasins vendront d'ici quelques jours sa gamme «1336», en référence aux 1336 jours de lutte avec Unilever pour empêcher la fermeture et la délocalisation du site en Pologne. Le site fournira aussi Système U pour six variétés de thés à marque de distributeur (MDD), malgré la présence sur le marché d'un gros fournisseur de MDD, Pagès.

Appel d'offres avec Leclerc

Après que la coopérative qui regroupe une soixantaine de salariés (sur les 182 que comptait l'usine au temps d'Unilever) a repris la production le 13 août, ses premiers sachets seront livrés début septembre dans les Auchan de Bouches-du-Rhône et du Vaucluse s'étant engagés à les référencer, puis en octobre dans les autres enseignes. Un appel d'offres est par ailleurs en cours avec Leclerc, toujours pour la marque 1336. En revanche, aucun référencement n'a encore été acté pour la deuxième marque de la coopérative: «Scop-Ti», une gamme bio qui vise les réseaux spécialisés comme Biocoop, Naturalia, Bio C'Bon ou la Vie Claire.

La gamme à marque propre «1336» est déclinée en 16 parfums.

 

«On est en train de démontrer la pertinence de notre projet», estime Gérard Cazorla, ex secrétaire CGT de Fralib désormais président de Scop-Ti, même si beaucoup de chemin reste à faire. Après plus de 3 ans et demi de lutte avec Unilever et l'annulation de plusieurs plans de sauvegarde de l'emploi, les ex-Fralib avaient en effet réussi à solder le conflit avec le géant anglo-néerlandais, moyennant 19,3 millions d'euros. Une somme ajoutée à leurs indemnités de licenciements pour lancer leur projet. La coopérative compte désormais étendre le nombre de magasins référençant ses marques. Elle compte produire au terme de sa première année 250 tonnes (à comparer avec 6000 tonnes produites par an du temps d'Unilever) et frôler les 3 millions d'euros de chiffre d'affaires. À plus long terme, Scop Ti vise les bénéfices dès mi-2016 et veut atteindre 9 à 10 millions d'euros de vente d'ici 2019.

D'autres journaux relaient l'information, parmi lesquels l'Express.  Extraits.

 

Marseille - Les produits de la coopérative de production Scop-TI, lancée par les ex-salariés en lutte de Fralib, arriveront dans les rayons des supermarchés "fin septembre, début octobre", ont indiqué les responsables lors d'une visite du secrétaire national de la CGT Philippe Martinez sur le site.

Olivier Leberquier, ancien délégué syndical CGT des Fralib, aujourd'hui directeur général délégué de la société coopérative ouvrière provençale de production (Scop.Ti), a indiqué que la société avait reçu "des réponses favorables de toutes les enseignes" de grande distribution, soit au niveau régional, soit au niveau national. 

"Nous avons déjà rempli avec trois d'entre eux les papiers" pour le référencement, a-t-il expliqué. 

Symboliquement, le premier magasin approvisionné, mi-septembre, devrait être le supermarché Auchan d'Aubagne, que les salariés en lutte avait régulièrement "dévalisé" pendant leur longue lutte, retirant des rayons les produits Unilever. 

Pendant quatre ans, après la décision du groupe anglo-néerlandais de délocaliser la production de Gémenos en Pologne, les "Fralib", ex-producteurs des thés Lipton et infusions de l'Eléphant, étaient devenus le symbole du combat contre les délocalisations, veillant jour et nuit sur leurs machines et multipliant les actions d'éclats pour médiatiser leur conflit. 

[...]

"Cette victoire est d'abord celle des salariés, avec l'aide de la CGT", a salué Philippe Martinez, qui estime que la coopérative est "la démonstration que quand on donne un peu moins de pouvoirs aux actionnaires, quand on privilégie moins, ou pas du tout les actionnaires, on peut avoir des salaires et de la production. C'est un symbole du fait que l'industrie française a de l'avenir", a-t-il poursuivi. 

 

:

 

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26 juillet 2015 7 26 /07 /juillet /2015 13:57

Nous publions cette lettre ouverte à Laurent Fabius lue sur le site de la Filpac-CGT de Chapelle Darblay.  Comme beaucoup d'ouvriers et de salariés de l'industrie en France, les papetiers de Chapelle Darblay sont victimes des groupes vautours qui sévissent en Seine-Maritime et en France.  UPM ( groupe finlandais ), propriétaire de l'entreprise Chapelle Darblay est l'un d'entre eux.  UPM refuse de céder la PM3, rentable, qu'il vient de fermer.  Il veut liquider définitivement une production industrielle en France et empêcher toute reprise de production. Dans quel but ? S'opposer au développement de projets alternatifs qu'il entend contrôler exclusivement à son profit ?

Lettre ouverte à Laurent Fabius pour que l’Etat se mobilise pour contraindre UPM à accepter les projets alternatifs de réorientation  industrielle du site de Chapelle DarblayLettre ouverte à Laurent Fabius pour que l’Etat se mobilise pour contraindre UPM à accepter les projets alternatifs de réorientation  industrielle du site de Chapelle Darblay

 

Lettre ouverte à M. FABIUS

faisant suite à nos démarches envers le monde politique.

Mobilisation générale pour

l’ Emploi, pour la Région,

pour le Pays !

 

Le Délégué Syndical CGT,                            

Gérard Sénécal                                                                                  

Le secrétaire du comité d’établissement                                                                                                                                                                M. FABIUS

Jean-François Gabala                                                                                                                 

Le Représentant sans étiquette des Cadres,

Arnaud Dauxerre                                                                                                               

                                                                                                                 

Monsieur le Premier Ministre, Monsieur l’élu du Grand Quevilly,

Par la présente nous souhaitons vous faire part de notre vive inquiétude quant au programme de désengagement du Groupe UPM Kymmene sur le site industriel Seino-marin Chapelle Darblay de Grand-Couronne.

L’ensemble des salariés, mobilisé par l’avenir du site industriel Chapelle Darblay, considère que la réponse à la contraction chronique du marché des papiers graphiques ne peut se résumer par le seul ajustement de capacités.

Aussi, depuis l’annonce de la fermeture de la Machine à Papier n°3 fin novembre, nous avons rencontré et travaillé avec les Parlementaires de la majorité de notre circonscription (MM. Bachelay, Marie, Foucaud), M. le Député Bardy, chargé par le Premier Ministre d’un rapport sur l’avenir de l’industrie papetière, M. le Commissaire Raymond Redding, chargé de structurer la filière papetière, M. le Président du Conseil Régional de Haute Normandie, M. le Président du Conseil Général, M. le Président de la Métropole Rouen Normandie, les membres des cabinets des ministères de l’économie, du travail et de l’écologie, et bien évidemment les représentants de la Préfecture de région.

Tous nous ont bien évidemment assuré de leur soutien et nous ont accompagnés dans les études que nous avons menées et qui nous ont permis d’aboutir à un projet d’éco pôle industriel bâti autour de trois axes, papetier, énergie et au service d’une économie circulaire, collaborative et territoriale à travers une Commission industrielle financée à 80% par les Fonds Publics.

Pionniers dans le recyclage des papiers en France avec un partenariat fort avec 28 millions d’habitants trieurs (480 syndicats, communautés de communes ou agglomérations), engagé dans le transport fluvial, producteurs d’énergie verte à partir de biomasse et exploitant d’un centre de tri industriel de papiers/cartons, le site industriel Chapelle Darblay n’a que des atouts que les salariés veulent exploiter en faisant le choix de la mutation de leur site.

Ces projets de réorientation du site ont pris corps au travers un écopôle industriel avec comme axe central, la reconversion de la machine à papier graphique pour une production de papier pour ondulé.

Cet écopôle situé au cœur de l’axe Seine Normandie Grand Paris, s’imposerait comme une démarche concrète, innovante, précurseur dans le concept d’Ecologie Industrielle Territoriale et s’inscrirait en tous points sur les orientations demandées par la loi sur la transition énergétique.

 Malgré les efforts de tous, il nous semble que chacun travaille dans son coin sans qu’il y ait un porteur désigné pour engager en haut lieu, avec le Groupe UPM, une discussion de fond sur l’avenir industriel qu’il souhaite donner à ce site industriel.

UPM, aujourd’hui, refuse de céder la PM3 et bloque toute possibilité de ré-industrialisation du site.

Nous nous tournons donc aujourd’hui vers vous pour prendre, comme il y a plus de trente ans les mesures qui s’imposent pour sauver ce fleuron de l’industrie régionale et nationale.

UPM doit accepter de partager le site avec un autre industriel, fabricant de Papier Pour Ondulé (PPO), pour assurer un avenir au site tout entier ; la production locale d’un produit papetier semi-fini à destination de l’export avec des matériaux de recyclage collectés en France est une alternative sérieuse.

Nul autre que vous mesure ce que représente le site papetier Chapelle-Darblay dans la région, ses enjeux industriels, ses enjeux de filière, ses enjeux économiques et sociaux.

Aussi, par un soutien affirmé aux salariés du site UPM Chapelle Darblay, nous vous demandons, à l’instar des demandes déjà formulées à tous niveaux, que soit mobilisées sans délai, l’ensemble des structures de développement de l’Etat, afin de se pencher sur les projets alternatifs nécessaires à la réorientation industrielle de notre site.

En cette année 2015 marquée par la tenue fin novembre de la COP21 sous l’égide de votre Ministère, nous, salariés de l’industrie papetière, acteurs du recyclage en France et de ce que vous désignez « économie circulaire », ne comprendrions pas que les 10 projets que nous portons pour le site de Chapelle Darblay, tous faisant échos à la LTE et porteur d’avenir pour les emplois et l’activité économique de demain (150 emplois directs) ne soient pas soutenus et accompagnés par le plus haut sommet de l’Etat.

Dans l’attente de votre soutien affirmé et de votre pilotage de nos projets, en tant qu’élu seino-marin acteur du développement économique du bassin rouennais,

 Nous vous prions de croire, Monsieur le Premier Ministre, en l’assurance de notre sincère considération.

 

Le Délégué Syndical CGT,                                 Le Représentant sans étiquette des Cadres,

Gérard Sénécal                                                                      Arnaud Dauxerre

 

Le Secrétaire CGT du Comité d’Etablissement,

Jean-François Gabala 

Grand Couronne le 22 juillet 2015

 

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26 juillet 2015 7 26 /07 /juillet /2015 07:18

Déjà en mars 2014, les salariés roumains de Dacia redoutaient que les pays de l’Est dans leur ensemble – et plus particulièrement la Roumanie – ne fassent les frais du développement de sites industriels Renault au Maghreb.
Si à cette date, près de 10.000 personnes avaient manifesté à l’appel du syndicat de l’usine Dacia/Renault en vue d’obtenir de la part du gouvernement roumain la construction d’une autoroute d’un intérêt stratégique pour permettre l’exportation des véhicules, désormais c’est Nicolas Maure, le directeur général de Renault Roumanie qui prend le taureau par les cornes, en s’emparant du dossier.

Ce dernier a en effet déclaré que Renault souhaitait prendre des mesures en vue « d’améliorer la compétitivité de son usine historique Dacia en Roumanie et éviter ainsi qu’elle soit dépassée par le nouveau site de Tanger au Maroc ». Pour ce faire, le groupe français devrait renforcer l’automatisation, contenir les augmentations de salaires et ne pas remplacer des départs.

L’usine de Mioveni, où travaillent 14.000 des 17.000 salariés de Renault en Roumanie doit désormais faire face à la hausse des coûts salariaux observée en Roumanie. son activité est également freinée par des infrastructures routières inadaptées. Or, la nouvelle usine Dacia de Tanger, au Maroc, assemble les mêmes modèles d’entrée de gamme que l’usine roumaine depuis son ouverture en 2012. Pour tenter de limiter la casse et renforcer la compétitivité de Mioveni, Renault compte y porter le degré d’automatisation à 20% d’ici cinq ans contre seulement 5% actuellement.

Si à l’heure actuelle, les grands sites industriels automobiles en Europe et aux Etats-Unis sont automatisées jusqu’à 90%, Renault ne souhaite pas d’entrée appliquer ce principe en Roumanie afin d’éviter un « tsunami » sur l’emploi, selon les termes mêmes du directeur général.

Précisons à cet égard, que si les salaires roumains demeurent parmi les plus bas de l’Union européenne, ceux des ouvriers de Mioveni sont d’un niveau supérieur à la moyenne nationale et environ 2,5 fois plus important que celui des salariés de Renault au Maroc. Une différence de taille pour la production de véhicules dits low-cost … Selon Nicolas Maure, pour que l’usine roumaine demeure compétitive, «  il faudrait ralentir le rythme des augmentations de salaires pendant une période de temps ».

Le directeur général de Renault Roumanie note toutefois que Mioveni se place toujours devant Tanger en termes de compétitivité. Environ 340.000 véhicules ont été produits sur le site roumain en 2014 et la production devrait être encore légèrement supérieure cette année. L’usine dotée d’une capacité de production de 350.000 unités, tourne donc à plein régime. Mais selon Nicolas Maure, « les volumes à Tanger augmentent beaucoup en 2015″. Le contexte est donc susceptible « de réduire fortement l’écart » en faveur du site roumain.

Il n’en demeure pas moins qu’une nouvelle fois, la peur de la concurrence est utilisée pour motiver les troupes et éviter qu’elles ne se rebiffent face à ce qui représente ni plus ni moins un gel des salaires et une diminution du personnel, pour des objectifs qui ne semblent pas à priori susceptibles de révisions à la baisse, compte-tenu du contexte de l’emploi.

Sources : Renault, Reuters, AFP

Elisabeth Studer – www.leblogfinance.com – 05 mai 2015

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23 juillet 2015 4 23 /07 /juillet /2015 14:26
mercredi 22 juillet 2015
 

 

Le champion du CAC40 exploite là-bas, des travailleurs souvent immigrés, sous la coupe de régimes dictatoriaux. Il exploite ici, en détruisant détruisant le raffinage français et ses emplois. Il exploite la nature, privilégiant de manière automatique le profit à la durabilité. Rouge Vif 13 propose de maintenir en laisse la tentaculaire organisation, d’opérer une véritable nationalisation, de distribuer équitablement les richesses dans le cadre d’un projet social et environnemental.

Total est la première entreprise française, la onzième entreprise mondiale tous secteurs confondus.

Exploitation là-bas.
Total, sans aucun scrupule, s’appuie sur les dirigeants des pays quasi esclavagistes comme le Qatar, l’Arabie Saoudite, ou la Birmanie pour augmenter ses profits.

  • Dans ces pays, les travailleurs, et en particulier les immigrés, véritables déportés économiques du capitalisme international, sont des citoyens de seconde zone sans aucun droit.

Exploitation ici.
En France, ce sont les travailleurs de la Mède qui sont attaqués. Une raffinerie parmi les 10 raffineries françaises encore existantes. Rien qu’autour de Martigues, il y avait 4 raffineries. En France, les géants du pétrole et de l’argent ont fermé 16 raffineries en 30 ans pour le seul bien des actionnaires puisque la courbe des bénéfices et celles des emplois dans les raffineries se croisent.

  • Richesse pour une poignée, chômage et mal vie pour les autres

Exploitation partout
13 milliards d’euros de bénéfices dont 5,55 milliards d’euros versé aux actionnaires en 2014. Total gagne de l’argent, mais préfère fermer ici et ouvrir là où le droit du travail et le droit de l’environnement n’existent pas.

  • Total connaît les mécanismes de l’exploitation, du pétrole et des travailleurs d’ici ou d’ailleurs.

Pourtant ailleurs dans le monde des pays qui ont fait le choix de maîtriser leur production pour qu’elle soit au service du peuple montrent que d’autres rapports de production sont possibles.

En Amérique du sud, centrale et les Caraïbes, le programme Petrocaribe entre différentes nations a été crée en 2005. Il permet aux pays membres d’obtenir du pétrole vénézuélien à bas prix, dans le cadre d’un projet basé sur l’indépendance et la souveraineté des peuples.

  • Dans les caraïbes l’exploitation est remplacée par l’union et la solidarité.

Si la volonté politique est présente, l’extraction du pétrole peut servir le développement humain et la solidarité entre les peuples.

Total et l’environnement

Aujourd’hui dans le monde, le pétrole est une ressource indispensable pour assurer le transport et d’autres produits. L’usine de La Mède, comme beaucoup d’usines pollue l’environnement : l’air, les milieux aquatiques, etc... c’est tout l’écosystème qui se trouve modifié. C’est notre milieu de vie qui se trouve affecté.

Mais qui fait les lois sur les seuils de pollutions ? Qui choisit de mettre en place les outils de production dans une entreprise qui pollue ? Qui choisit les tankers aux pavillons de complaisance et aux armateurs qui ne respectent rien ? Ces mêmes bateaux qui s’échouent sur nos plages. Qui gagne à ce que l’environnement soit le dernier des soucis des actionnaires ?

Ceux qui font ces choix sont bien loin des plages aux sables noirs et des étangs pollués. Ils sont plus proches des paradis fiscaux et des nuages à la Défense.

Quand le gouvernement, via le préfet, suspend le plan de prévention des risques techniques et industriels de l’usine de la Mède, préfère reculer sur l’emploi que d’avancer sur l’environnement, il choisit clairement son camp. Dans le même temps la majorité Pseudo Socialiste prépare avec l’argent public le sommet sur le climat.

Quand les tankers en état lamentable transportant du pétrole raffiné s’échoueront sur la côte bleue, cela sera plus polluant que du pétrole brut. Fermer ici et ouvrir ailleurs ça ne règle pas le problème de la pollution des usines ni de l’énergie utilisée.

Au lieu de fermer les raffineries en France, on doit améliorer les raffineries pour qu’elles ne polluent pas et c’est possible seulement si on renverse la table du capitalisme.

C’est seulement si on se dégage de la course au profit que l’on pourra produire pour le bien des peuples et leur environnement. Pour cela l’outil de production, d’une activité aussi fondamentale que la production pétrolière ou le gaz ne doit plus être dans les mains d’intérêts privés mais dans les mains de la nation : salariés, consommateurs, usagers.

Le secteur de Martigues va perdre 2 000 emplois

Dans les médias et les communiqués de presse de l’entreprise, c’est seulement la partie émergée de l’iceberg qui est présentée. Total prévoit une suppression de 178 postes sur le site de la Mède. C’est une autre réalité qui va toucher le secteur du bassin d’emploi et c’est un autre projet plus large qui est en cours dans notre département.

Sur le site, une hémorragie interne.
Sur le site industriel il y a autour de 600 salarié(e)s du groupe Total et aussi 400 emplois de sous-traitants, souvent en contrat intérimaire. Si l’activité du site change du raffinage pour le stockage c’est chez les plus précaires que cela va faire mal. C’est autour de 350 postes industriels qui seront directement perdus.

Autour du site, un tissu industriel en décomposition.
La raffinerie de LyondellBasell a arrêté son activité, et bien sûr la société Arkema et Naphtachimie sont menacées. Les raffineries sont remises en cause et c’est toute la filière de transformation chimique qui est attaquée. Les salarié(e)s du secteur pétro-chimique de l’étang de Berre l’ont bien compris et se battent ensemble et dans le même but.

  • C’est tout le tissu industriel des Bouches-du-Rhône qui est attaqué.

Le projet : un cancer généralisé.
L’usine NEXCIS et la Centrale à Gardanne, la SNCM, la raffinerie de Sucre Saint Louis de Marseille, les Grands Moulins Maurel de la Valentine…. On ne compte plus les femmes et les hommes qui jouent leur boulot en ce moment dans le département.

  • Pour un emploi dans l’industrie c’est 5 emplois induits dans le reste des secteurs comme le commerce, les services, la production agricole, etc...C’est autour de 1700 emplois induits perdus à rajouter aux 350 sur le site, on atteints pas loin de 2000 personnes.

2000 personnes de plus qui iront pointer à Pôle Emploi.
Quel avenir veulent-ils pour nos enfants et nos voisins ?

La solution : une autre politique industrielle décidée et gérée par nous.

Défendre l’emploi, en particulier dans des activités supposant des échanges internationaux, impose d’agir pour que les travailleurs du monde ne soient pas mis en concurrence mais que le développement soit commun et respecte les peuples.

Sans en faire un modèle, l’exemple de SCOP-TI (ex-Fralib) doit faire réfléchir et donner des idées ailleurs. La vente de thé dans la SCOP créée, non seulement se fera sous label bio mais en plus le thé sera payé au juste prix aux paysans vietnamiens et cela en s’appuyant sur la FSM (Fédération syndicale mondiale). Cela veut dire rompre avec les pratiques du géant mondial Unilever qui, lui aussi, exploite les travailleurs ici, et encercle et enferme des villages entiers dont toute la vie de la naissance à la mort est contrôlée par la multinationale.

  • Ce que la lutte a permis à Fralib, elle peut le permettre ailleurs en tenant compte de la spécificité des productions concernées. Comme le disent les scoptistes, chez eux il n’y a ni patron ni milliardaire…
Propositions

Rouge Vif 13 prend ses responsabilités vis à vis des travailleurs de l’usine, des travailleurs du secteur et de tous les citoyens. Notre analyse est simple : le capitalisme n’est pas amendable et n’a pas d’avenir. Il faut changer de système

Dans le cas de la raffinerie Total la Mède, nous proposons les points suivants :

  • Maintien et développement de l’activité de raffinage.
  • Assurer un contrôle de l’usine par les travailleurs pour une production en fonction de l’intérêt du plus grand nombre, ceux qui sont en bas aujourd’hui.
  • Pérenniser l’ensemble de la production industrielle du bassin pour répondre aux besoins.
  • Comme pour les autres activités relevant du bien commun et stratégiques au niveau d’un pays l’énergie doit être dans les mains du peuple, ce qui suppose une vraie nationalisation des grandes entreprises du secteur (Total, Areva, EDF, ENGIE,..). ce qui suppose que les salariés et la population soient aux commandes et non un état patron comme on a connu dans le passé.
  • Distribuer les richesses pour le bien-être social et environnemental.
  • Créer des liens de solidarité entre les peuples du monde, y compris à travers l’activité industrielle. Pourquoi ne pas réfléchir à une production respectueuse des ressources et de l’environnement avec une coopération tout au long des trajets de consommation : par exemple un raffinage tout le long des lieux de consommation immédiate ?
  • Défendre les conditions de travail et le droit de tous les travailleurs du monde afin que l’exploitation des uns n’alimente pas la mise au chômage des autres...

Vincent Dulout pour Rouge Vif 13

Transmis par RT

Solidarité avec les travailleurs en lutte. Dons à envoyer par chèque (ordre : CGT Total La Mède) à l’adresse CGT Total La Mède avenue Mirabeau 13220 Châteauneuf Les Martigues.

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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 15:23

Mis en ligne le 2 juin 2015.  Toujours d'actualité.

La Haute-Normandie et notamment la Seine-maritime souffre de la désindustrialisation. Les grandes multinationales et fonds de pension vendent, rachètent et restructurent au rythme de la Bourse, des dividendes et des profits.  Peu leur importe que les machines soient performantes, que la production soit viable, que les carnets de commandes soient remplis, que le marché existe en France.  Ce qui compte c'est que l'argent rentre de plus en plus vite et en plus grande quantité dans la poche des actionnaires pour que ceux-ci puissent à nouveau spéculer à tour de bras.  Ce qui compte ce n'est plus ce qu'on produit et pour qui, c'est la spéculation et la rentabilité financière. 

Le chiffre d'affaires de l'UPM, multinationale propriétaire des papeteries de Chapelle Darblay est de 10 milliards d’euros.  Mais les actionnaires veulent plus et font fermer une machine à Grand-Couronne pour aller produire ailleurs.  Les collectivités locales, l'Etat ont, sur la demande des salariés, financé l'étude de la reconversion que ces derniers proposaient avec le CE.  Mais rien ne dit qu'UPM acceptera de revendre la machine MP3.  L'Etat devra prendre ses responsabilités quelque soient les résultats de l'étude.  On attend par ailleurs une prise en main effective des études et des propositions gouvernementales sur la filière papier et bois réclamée par le syndicat Filpac-CGT.  Les ouvriers papetiers ont fait la fortune en France des groupes de la filière papier - tel Chapelle Darblay.  Aujourd'hui, ces derniers  sont vendus à l'international et les emplois dans la filière disparaissent.  Où les  journaux se procurent-ils le papier sur lesquels ils impriment ?

Les chiffres d'affaires des raffineries en France avaient permis l'essor des grandes multinationales françaises : aujourd'hui elles liquident leur potentiel en France.  Total a  fermé son site de Lacq qui lui a rapporté de fructueux bénéfices.  C'est avec le travail de ses ouvriers et salariés en France  qu'il a pu se développer en Afrique et en Mer du Nord.  En début de l'année 2015, il a annoncé une restructuration de son activité de raffinage.  2 000 postes pourraient être supprimés.  C'est de nos emplois industriels qu'il s'agit et de notre indépendance énergétique.

Schneider

Les débouchés existent pour les Papeteries de la Chapelle Darblay, les raffineries de Haute-Normandie, Schneider Electric, Davigel, Travisol ...  Les salariés font des propositions.  Nous avons besoin de ces productions en France et dans notre région. 

Le secteur industriel est vital pour la vie d'un pays.  L'emploi industriel est une priorité nationale.  La France et les Français ne peuvent pas  uniquement vivre de services bancaires, d'assurances, de services à la personne ou de tourisme ... Laisser liquider le secteur industriel est un suicide économique, social et national.

Pour trouver des solutions viables à long terme - et non seulement pour quelques mois ou quelques années - c'est l'UE et son dogme libéral de la "concurrence libre et non faussée, ce sont ces grands groupes capitalistes mondialisés qui ne rêvent que d'accroître les dividendes des actionnaires qu'il faut s'affronter.

Et pour cela il faut décider que la France puisse avoir la maîtrise de son économie et sa politique et qu'elle affronte l'Union européenne pour en briser le carcan.  Mais le gouvernement socialiste est partie prenante de cette politique européenne.  Dans l'immédiat, la seule solution est de le contraindre, par les luttes, à prendre des mesures en faveur des salariés et de l'emploi, même si ça déplait à Bruxelles et à Angela Merkel.

Action Communiste

Créations d’emplois en 2014 : la Haute-Normandie dans le rouge, la Basse-Normandie dans le rose
La Haute-Normandie a encore perdu des emplois industriels en 2014 et en 2015 d’autres emplois du même type sont menacés

La sixième édition de l’enquête annuelle « Créations et destructions d’emplois en France » du cabinet France Industrie & Emploi (FIE) a été dévoilée ce jeudi 28 mai par notre confrère économique Les Echos.

Cette enquête qui porte sur l’année 2014 est malheureusement très négative pour la Haute-Normandie. En douze mois, la Haute-Normandie a «détruit» 2267 emplois et n’en a créés que 831 (-1436). Comme des régions comme la Champagne-Ardenne, la Picardie, l’Alsace ou la Franche-Comté, la Haute-Normandie souffre de la désindustralisation. La Haute-Normandie éprouve des difficultés à muter et à trouver un nouveau modèle économique. La création d’une filière éolienne offshore fortement soutenue par le conseil régional devrait permettre, à moyen terme, de recréer des emplois industriels, essentiellement en Seine-Maritime.

La situation est un peu meilleure en Basse-Normandie (13e rang) avec un solde négatif de -58. Au cours de la même période, 1478 emplois ont été «détruits» et 1420 ont été créés. Le cabinet FIE explique que la Basse-Normandie bénéficie par exemple d’un projet comme la construction d’un Village des marques à Honfleur (Calvados).

Sans surprise, c’est la région Ile-de-France qui est la plus dynamique avec 19 851 emplois créés. C’est aussi la région qui en détruits le plus (9251).

Sur le podium 2014, on retrouve le Midi-Pyrénées (2e) et les Pays de la Loire (3e).

Derrière la Haute-Normandie, on ne trouve que la Champagne-Ardenne (21e) et la Picardie (22e).

Schneider : délocalisation en Pologne.  Lu sur le site de l'UD-CGT

Schneider : délocalisation en Pologne. Lu sur le site de l'UD-CGT

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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 14:21

DÉMANTÈLEMENT STOPPÉ

Par CGT le lundi 8 juin 2015, 14:10 - Lien permanent sur le blog de la CGT-Goodyear.

La justice ordonne l'arrêt immédiat du démantèlement...

La CGT à force de pousser et de dénoncer le non respect de l'accord de fin de conflit, a obtenu par la justice l'arrêt immédiat du démantèlement de l'activité agricole pour un minimum de 3 mois !!!

Goodyear est même condamné à verser des dommages et intérêts....

Goodyear et la préfecture sont déboutés, le juge rappelle l'obligation de respecter l'article 11 de l'accord fin de conflit et de laisser le temps de finaliser le projet scop Amiens Nord !!!!

Une ÉNORME victoire, le fruit d'un travail acharné pour le respect de nos droits et surtout la mise en œuvre d'un projet qui a attiré l'attention de la justice qui elle croit comme nous a un avenir industriel au lieu d'une friche....

Quel revers pour ceux qui nous voyaient morts et enterrés !!!!

Nous venons d'infliger à Goodyear un de ses plus gros revers....

Les responsables, qui jeudi dernier, laissaient entendre que le jugement condamnerait définitivement tout projet de redémarrage, viennent de se prendre une claque énorme !!!

Voilà qui va redonner un peu de baume au cœur aux salariés qui subissent depuis des mois un acharnement inouï .....

Goodyear n'a pas tous les droits, le juge vient de dire que l'accord n'est pas appliqué que l'article 11 s'applique, nous n'avons cessé de le dire !!!

Nous en ferons de même pour tous les autres sujets, le congé de reclassement là aussi, Goodyear viole l'accord et le PSE, la punition sera la même !!!!

Jamais nous ne vous laisserons tomber peu importe les menaces et autres complots anti CGT même si il ne reste qu'un seul salarié qui y croit à nos côtés nous nous battrons sans limite !!!

Une telle attitude mérite de tels jugements, le juge indique minimum 3 mois, le mot minimum est hyper important ....

Ce jeudi nous avons rdv avec le responsable des Scop Nord Pas de calais Picardie nous allons bosser comme depuis le début, la justice reconnaît que notre projet mérite une vraie réflexion et non pas comme l'a fait Goodyear un balayage en moins de 24 heures !!!!

Cette victoire est la vôtre, elle fait votre fierté, de constater que tout n'est pas permis, que même quand on a des milliards et la haine on doit respecter les engagements ...

Ce jugement va dérouter totalement le groupe Goodyear, ses plans sont mis à mal, voilà qui nous donne beaucoup de joie, voir Goodyear condamné : c'est un énorme plaisir, cette direction qui depuis des mois est arrogante !!!!

Dire que le nouveau DRS s'amusait à nous dire en réunion ..."moi je n'ai jamais perdu contre la CGT et RILOV"....

Voilà c'est fait le compteur est débloqué, lui qui n'avait comme but que de se gargariser de n'avoir jamais perdu, cette fois ci la claque est lourde et ce n'est qu'une première.....

Nous avons depuis quelques jours récupérer le rapport des inspectrices, celui ci met en cause nominativement des responsables du site et du groupe, rien ne se perd le vent tourne et il va encore tourner !!!

Nous avons promis de ne rien lâcher et ce malgré des attaques terribles à vivre ces derniers mois, mais cela nous renforce dans l'idée que nous avons raison et que cette haine n'est pas liée au hasard nous gênons plus que jamais et nous allons donc redoubler de travail.....

Putain, ça fait du bien de voir un tel jugement, l'état lui aussi en prend une bonne au passage, le secrétaire de la préfecture qui était venu plaider pour Goodyear lui aussi ramasse méchamment, ils auront à répondre aussi sur la revitalisation : où sont les 6 millions d'euros promis et annoncés ?

Nous ne plierons pas, justice sera rendue, ceux qui ont décidé de nous faire la peau vont encore se dire mais comment doit on faire pour être débarrassé de cette CGT qui nous les casse...

Et bien, c'est simple, comme nous ne cessons de la dire, si Goodyear respecte ses engagements nous n'aurons pas à être aussi combatifs, la bataille n'est que le juste retour d'une attaque non stop de haineux qui veulent détruire encore plus les ex Goodyear Amiens Nord ....

Ce n'est pas parce que nous avons été licencié que nous ne pouvons plus agir, le tribunal administratif est déjà saisi, décidément cette direction ne comprendra jamais rien à rien !!!!

Nous allons demander en urgence des réunions pour s'assurer que l'ordonnance est bien appliquée à la lettre ...

Nous avons eu raison de croire à un projet et nous le porterons à son terme, Goodyear content ou pas, devra nous céder notre usine !!!!

À suivre ....

Le seul combat que l'on est que de perdre et celui que l'on ne même jamais .... A méditer !!!!

la CGT Goodyear

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13 juin 2015 6 13 /06 /juin /2015 10:10

Publié le 6 juin 2015 sur ce blog

Les Good Year ont fait un projet de SCOP qui a été rejeté par la direction de l'entreprise qui veut liquider l'usine d'Amiens.  Et laisser délocaliser de fait la production de l'usine.

 

Goodyear : Des bénéfices quadruplés en 2014

La firme américaine Goodyear est le troisième fabricant de pneumatiques au monde, après Bridgestone./Firestone et Michelin.  ( source wikipedia)

"Goodyear a quadruplé son bénéfice en 2014 grâce à un crédit d'impôt qui lui a permis de compenser des effets de change défavorables et une baisse des volumes de ventes en Europe. Sur l'ensemble de l'année 2014, le groupe d'Akron (Ohio, nord-est) a engrangé un bénéfice net de 2,45 milliards de dollars.

Ces solides résultats se traduisent par des bénéfices par action, mesure scrutée par les investisseurs en Amérique du nord, supérieurs aux attentes.
L'entreprise, qui a confirmé ses prévisions pour 2015, souligne qu'elle a par ailleurs réalisé des économies de coûts suite à la fermeture annoncée en novembre dernier de l'usine d'Amiens-nord en France (1.143 emplois) faute de repreneur." ( source Le Figaro.fr ).

La multinationale continue donc de verser de fructueux dividendes à ses actionnaires.

 

Le secteur pneumatique et ses salariés en France victimes du dumping social

Les pneus pour le secteur agraire constitue 16 % du marché en France.  C’est  ce secteur que Goodyear a décidé de brader et d’abandonner à ses concurrents. Or c’est le secteur des pneumatiques dont la balance commerciale est déficitaire en France : 400 millions de déficit commercial en 2014.  Ce secteur et notamment le secteur agraire est, surtout depuis une dizaine d’années concurrencé par des firmes asiatiques ( La firme indienne BKT notamment) qui produisent à bas coûts. Or le marché intérieur français (pneumatique et caoutchouc industriel) s’est de plus en plus ouvert aux importations.  Et Goodyear annonce une nouvelle usine ultra moderne au Mexique.
Ce sont donc bien des délocalisations de fait, le dumping social et la recherche de profits maximum qui ont conduit Goodyear à fermer son usine d’Amiens.

 

Fermer en France pour augmenter les dividendes 

Le refus de la direction de l'entreprise est clair : elle ne veut pas de concurrent en Europe.  Elle ne veut pas non plus, que les salariés de Goodyear démontrent que leur usine est rentable puisqu'elle liquide tout et ne vend pas.  Les licenciements de Goodyear-Amiens sont des licenciements boursiers.

Ce n'est pas à l'entreprise liquidatrice de dire si l'entreprise est viable ou pas.  Elle se contredirait si elle le faisait puisque son seul argument était que le marché européen n'était pas assez rentable ...

 

Responsabilité de l'Etat

L'Etat doit intervenir.  Il peut aider les salariés à mettre en oeuvre leur projet de SCOP.  Des centaines de salariés se battent pour leur emploi.  On attend du gouvernement Hollande qu'il fasse de même.

Les salariés de Fralib ont conquis leur SCOP de haute lutte.  On voudrait que les Good Year n'attendent pas aussi longtemps pour voir aboutir leur projet. 

Une solution serait de mettre en place des  échanges commerciaux et des coopérations équitables de façon à ne pas laisser fondre chaque année notre potentiel industriel.  Mais cela supposerait de contrôler ces échanges commerciaux et donc nos frontières.  De cela l'UE, le traité de Lisbonne et sa "concurrence libre et non faussée" ne veut pas. 

Et c'est pourquoi pour contineur à vivre, les salariés doivent affronter l'Union européenne et ses diktats.

La solution la plus raisonnable serait de dénoncer les traités et de faire sauter les carcans de l'Union Européenne.

 

Lire l'intégralité de l'article en cliquant sur le titre.
Vendredi, 22 Mai, 2015
Humanite.fr

Photo : Lionel Bonaventure /AFP

Photo : Lionel Bonaventure /AFP
Le projet de reprise de l’usine en coopérative, porté par 400 salariés et la CGT, a été froidement dénigré par la direction de Goodyear Amiens-Nord.

La CGT avait formellement présenté début mai ce projet, qui repose sur l'acquisition de l'activité pneu agraire que Goodyear a décidé d'abandonner dans la région Europe-Moyen-Orient-Afrique, et qui permettrait de sauver plusieurs centaines d'emplois. 400 anciens salariés de l’entreprise, qui a fermé en janvier 2014, en entraînant le licenciement de 1.143 personnes, soutiennent ce projet de reprise en Scop, seul projet concret existent, et d’autant plus urgent que le congé de reclassement des salariés se termine et beaucoup restent toujours sans solution. Sur les 1 009 salariés en congé de reclassement, une cinquantaine seulement ont retrouvé un emploi en CDI. La difficulté sociale est avérée.
Mais avec dédain la direction a refusé la proposition présentée. Elle "repose sur une approche stratégique irréaliste au regard des caractéristiques du marché, ne comporte aucun élément justifiant de sa faisabilité opérationnelle et s'appuie sur des hypothèses économiques et financières erronées", écrit la direction dans un communiqué. "La Scop évoquée dans le document remis dégagerait des pertes structurelles s'élevant au moins à 20 millions d'euros par an et n'aurait aucune chance de trouver des financements".[...]

Lire la suite en cliquant sur le titre

Challenges.fr

L'usine située à Amiens-Nord a fermé en janvier 2014. Emmenés par la CGT, plus de 300 anciens salariés s'étaient ralliés au projet de reprise par une Scop.

L'usine Goodyear d'Amiens-Nord a été le théâtre de violents conflits sociaux avant sa fermeture en janvier 2014. (c) Sipa

 

La direction de Goodyear Amiens-Nord a estimé vendredi 22 mai que la proposition de reprise par une coopérative (Scop) de l'activité pneu agricole, présentée ce même jour par les syndicats au ministère de l'Economie, "ne présente pas un projet d'entreprise viable".

La CGT avait formellement présenté début mai ce projet, qui repose sur l'acquisition de l'activité pneu agraire que Goodyear a décidé d'abandonner dans la région Europe-Moyen-Orient-Afrique, et qui permettrait de sauver plusieurs centaines d'emplois.

Cette proposition "repose sur une approche stratégique irréaliste au regard des caractéristiques du marché, ne comporte aucun élément justifiant de sa faisabilité opérationnelle et s'appuie sur des hypothèses économiques et financières erronées", estime la direction dans un communiqué.

Usine fermée depuis janvier 2014

"La Scop évoquée dans le document remis dégagerait des pertes structurelles s'élevant au moins à 20 millions d'euros par an et n'aurait aucune chance de trouver des financements", avance la direction.

L'usine Goodyear d'Amiens-Nord a fermé en janvier 2014.

Une éventuelle reprise par l'américain Titan de l'activité pneus agricoles du site d'Amiens-Nord a entretenu les espoirs pendant plusieurs mois, avant de les anéantir en novembre avec le retrait définitif de l'équipementier.

Emmenés par la CGT, plus de 300 anciens salariés se sont ralliés au projet de reprise par une Scop.

(avec AFP)

 

La Montagne.fr

22/05/15 - 13h47

Lire l'intégralité de l'article en cliquant sur le titre

Des pneus en feu le 7 janvier 2014 à l'usine de Goodyear Amiens-Nord fermée - Denis Charlet/AFP

Des pneus en feu le 7 janvier 2014 à l'usine de Goodyear Amiens-Nord fermée - Denis Charlet/AFP

 

La direction de Goodyear a estimé vendredi que la proposition de reprise par une coopérative (Scop) de l'usine d'Amiens-Nord "ne présentait pas un projet d'entreprise viable", une "douche froide" pour les salariés disposés à "discuter pour améliorer le projet".

La CGT avait formellement présenté début mai ce projet, qui repose sur l'acquisition de l'activité pneu agraire que Goodyear a décidé d'abandonner dans la région Europe-Moyen-Orient-Afrique, et qui permettrait de sauver plusieurs centaines d'emplois.

Cette proposition "repose sur une approche stratégique irréaliste au regard des caractéristiques du marché, ne comporte aucun élément justifiant de sa faisabilité opérationnelle et s'appuie sur des hypothèses économiques et financières erronées", écrit la direction dans un communiqué.  [...]

Les salariés ont pris ce communiqué de Goodyear "comme une douche froide, une nouvelle attitude de mépris à leur endroit", a réagi auprès de l'AFP Me Fiodor Rilov, reçu en fin de matinée au ministère de l'Economie avec des représentants de la CGT et des porteurs du projet.

"Goodyear a manifestement pour objectif de fermer la porte avant qu'on ait pu franchir le palier", a ajouté l'avocat de la CGT, souhaitant que la direction "donne aux salariés la possibilité de discuter (...) réexaminer leur projet et revenir avec d'autres propositions".  [...]

Le syndicat demande "au gouvernement de prendre sa responsabilité" en organisant "au moins un rendez-vous avec les dirigeants de Goodyear". "On est disposés à discuter pour améliorer le projet, discuter des points qu'il faut améliorer", assure-t-il.

Pour Me Rilov, "on ne peut pas sur un enjeu aussi important épuiser une négociation au bout de deux courriers". [...]

Emmenés par la CGT, plus de 300 anciens salariés se sont ralliés au projet de reprise par une Scop.

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