Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

Rechercher

Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 19:04
Lu sur le site de l'IHSCGT-76
« Les émeutiers » Un roman de Philippe HUET
  • 14/04/2015
« Les émeutiers » Un roman de Philippe HUET *

Par Jacques DEFORTESCU
Après le succès des « Quais de la Colère » paru en décembre 2004, qui retrace l’histoire de Jules Durand, « L’affaire DREYFUS du pauvre », comme l’écrira Jean Jaurès dans l’Humanité , Philippe Huet, journaliste et écrivain , né au Havre, publie ce qu’il considère comme la suite de cette saga, à travers ce nouveau roman : « Les émeutiers ».
C’est l’histoire très méconnue, mais qui marqua le mouvement ouvrier, de la grève des métallurgistes havrais de 1922, contre la baisse autoritaire du patronat de la métallurgie de 10 % des salaires, qui dura 111 jours, du 19 juin au 9 octobre et fit 4 morts sur le cours de la République, (face au cercle Franklin, l’actuelle maison des syndicats) On y retrouve des personnages qui ont marqué la vie politique de cette époque : Jules Siegfried, député , ancien Maire, ancien Ministre, Louis Brindeau , Sénateur, Raoul Ancel, maire d’ Harfleur, Henri Quesnel, Secrétaire Général de l’Union des Syndicats CGT du Havre, Urbain Falaise, le patron du journal du « Havre – Eclair » qui avait appelé à l’assassinat de Jaurès, Tessandier, le patron des Chantiers Duchesne & Bossière, et Président du Comité des Forges, Jean Le Gall, Secrétaire du Syndicat des camionneurs, Henri Gautier , métallo havrais qui deviendra un trésorier de la fédération des métaux Cgt , avant de disparaître tragiquement pendant la seconde guerre mondiale. L’auteur invoque même, par pure fantaisie, comme il le confesse, Louis Ferdinand Destouches, alias Céline, qui sera un temps dans les années 20 médecin dans le quartier de l’Eure au Havre.
Philippe Huet décrit les luttes et les conditions de travail des métallos du Havre des usines du Nickel, des Forges et Chantiers de la Méditerranée, de la Chaînnerie Veillé, mais aussi fait allusion aux salariés de chez Humbert l’entreprise de bois et dérivés. Il décrit de façon très réaliste le quartier des « Tréfils », « le village dans la ville avec son école d’apprentissage, la crèche « la pouponnière » , le stade et les athlètes de l’Union Sportive des Tréfileries, la société de gymnastique de l’Espérance ». Il montre comment le Ministre de l’intérieur Maurice Maunoury, et Charles Lallemand, le Préfet de Seine-Inférieure, vont monter de toute pièces les provocations à l’égard des métallos havrais en complicité avec le Comité des Forges, qui aurons les conséquences que l’ont connais.
Il prend notamment pour décor, le lieu où les grévistes ne pouvant plus se réunir dans la Salle Franklin – fermée après les morts du 26 août, la Forêt de Montgeon, au « trou des métallos » ou pendant toute cette période, se réuniront les grévistes et où, tour à tour prendront la parole les dirigeants syndicaux et politiques.
Il souligne le soutien régulier et quasi quotidien de Gaston Monmousseau, Directeur de la Vie Ouvrière et de Marcel Cachin ou Pierre Monatte de l’Humanité **.
Ce roman est un bel hommage aux luttes des métallurgistes havrais et aux regrettés, Maurice Tronelle, Georges Alain, Charles Victoire et Georges Lefèvre qui y laissèrent leur vie sous les coups de la police un beau jour d’aout 1922, et dont la Cgt au Havre, chaque année, commémore encore la mémoire, quelques 93 ans plus tard.
Il n’existe pas trop de romans historiques, en France, qui raconte ainsi l’histoire de la Classe Ouvrière, notre histoire. Nous ne saurions trop vous conseiller d’accueillir et de découvrir celui-ci comme il convient : un très bon roman, prenant et exaltant.
Philippe Huet, sera à la librairie « La Galerne » au Havre le 19 mai prochain à 18 heures.


* Philippe HUET, adhérent à notre Institut, a signé de nombreux romans, biographies et documents ayant souvent le cadre de la Normandie, et notamment Le Havre, dont il rend l’atmosphère portuaire, les combats ouvriers. On pourra relire avec intérêt « Les quai de la colère » qui raconte de manière romancée l’histoire de l’affaire Jules Durand. Edition Albin Michel – décembre 2004- 380 pages- 19.90€
** Marcel Cachin viendra aussi prendre la parole à Petit-Quevilly (voir le Fil rouge n°5 – printemps- été 1999).

Partager cet article
Repost0
3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 21:43

Texte de l’affiche apposée avant l’élection de la Commune de Paris, 25 mars 1871.


Citoyens,

Ne perdez pas de vue que les hommes qui vous serviront le mieux sont ceux que vous choisirez parmi vous, vivant votre vie, souffrant des mêmes maux. Défiez-vous autant des ambitieux que des parvenus ; les uns comme les autres ne consultent que leur propre intérêt et finissent toujours par se considérer comme indispensables. Défiez-vous également des parleurs, incapables de passer à l’action ; ils sacrifieront tout à un beau discours, à un effet oratoire ou à un mot spirituel. Evitez également ceux que la fortune a trop favorisés, car trop rarement celui qui possède la fortune est disposé à regarder le travailleur comme un frère. Enfin, cherchez des hommes aux convictions sincères, des hommes du peuple, résolus, actifs, ayant un sens droit et une honnêteté reconnue. Portez vos préférences sur ceux qui ne brigueront pas vos suffrages ; le véritable mérite est modeste, et c’est aux électeurs à choisir leurs hommes, et non à ceux-ci de se présenter. Citoyens, Nous sommes convaincus que si vous tenez compte de ces observations, vous aurez enfin inauguré la véritable représentation populaire, vous aurez trouvé des mandataires qui ne se considèrent jamais comme vos maîtres.

Le Comité Central de la Garde Nationale »

 

Partager cet article
Repost0
2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 10:28
LA NATIONALISATION DE RENAULT et la collaboration de la classe capitaliste.

 

par Annie Lacroix-Riz, professeur émérite d’histoire contemporaine, université Paris 7

1 Février 2015 , Rédigé par Réveil Communiste

Hitler et Louis Renault, salon de l'auto 1939

Hitler et Louis Renault, salon de l'auto 1939

Envoyé par Alain Rondeau :

http://www.initiative-communiste.fr/articles/culture-debats/la-nationalisation-de-renault-et-la-colaboration-de-la-classe-capitaliste/

Porte-parole ces temps-ci, avec fort soutien médiatique, de l’historiographie dominante, bien-pensante, les historiens Thomas Fontaine et Denis Peschanski, « commissaires de l’exposition » Collaboration 1940-1945 en cours aux Archives nationales (institution qui apporte son soutien et sa caution à l’entreprise) et auteurs du livre qui en est tiré (même titre, chez Tallandier),

  • situent le début de la Collaboration et son « point d’orgue » entre les 22 juin (armistice) et 24 octobre (Montoire) 1940 (p. 12);
  • accusent le parti communiste de Collaboration avant le 22 juin 1941, réservant deux pages, hautement fantaisistes, de l’ouvrage à la « demande de reparution de L’Humanité » (p. 18-19), développement non scientifique d’autant plus notable que M. Peschanski est un éminent militant socialiste et élu local;
  • excluent de leur champ d’étude les principaux responsables de la Collaboration, particulièrement les représentants les plus éminents du capital financier. L’ouvrage consacre 4 pages (p. 70-73) à « l’empire Joinovici », prétendant que le petit « chiffonnier-ferrailleur » Joinovici « a amassé la plus grosse fortune de toute l’Occupation » (Exposition citée). Il ne cite qu’une fois en passant, et à titre annexe le nom de Louis Renault « À la Libération, Gnome et Rhône sera avec Renault l’une des rares entreprises nationalisées pour ses “faits de collaboration” » (p. 143).

Je reviendrai ultérieurement sur l’ensemble de l’opération, significative des pratiques de « l’histoire contemporaine sous influence », entre dissimulation du contenu des sources historiques ouvertes depuis vingt ans et censure féroce contre l’historiographie indépendante et critique, rayée de la bibliographie.

La parution le 8 janvier d’un article de l’Humanité Dimanche HD offre l’occasion d’aborder la question de la vraie « collaboration économique », que Collaboration 1940-1945 restreint aux petites crapules vite enrichies. L’article ci-après et sous sa forme de presse, évoque, de l’avant-guerre à l’Occupation, le rôle de la plus grande entreprise française dans la Collaboration, politique et économique, avec le partenaire impérialiste allemand.

Annie Lacroix-Riz

On célèbre le 70e anniversaire de la nationalisation de Renault peu après une vaste campagne menée, de 2011 à 2013 inclus, par les grands médias écrits et audiovisuels, répercutant les arguments des héritiers de Louis Renault à l’appui d’une action en « voie de fait » contre l’État français spoliateur (avortée le 5 février 2014 devant la Cour de Cassation). Leur grand-père patriote et démocrate, contraint à livrer le Reich vainqueur, aurait tout fait, de l’été 1940 à la Libération, pour limiter sa production au minimum possible, et servi en priorité le « marché civil ». Injustement arrêté et interné le 23 septembre 1944, il aurait, en prison, succombé le 24 octobre 1944 aux coups de brutes FTP déguisées en « gardiens ». L’alliance contre-nature entre de Gaulle et le PCF champion des proscriptions l’aurait, post mortem, spolié par l’ordonnance du 16 janvier 1945 confisquant la Société anonyme des Usines Renault (SAUR) et créant la Régie nationale des usines Renault (RNUR).

 

Collaboration : Renault

Pourquoi, alors que la France ne connut qu’une « épuration sélective qui égratign[a] à peine le monde des entreprises et des affaires », se bornant aux « cadres et même [aux] petits chefs », la SAUR fut-elle confisquée ? « Renault reste alors une exception, un cas à part parce que déjà un symbole. Il est bien plus que la figure emblématique du patronat français : il est à l’industrie ce que Pétain est à l’armée. Il incarne tout autant les répressions ouvrières de l’après-1936, que la soumission aux intérêts allemands », tranchait en 1998 l’historien de l’automobile Jean-Louis Loubet.

UN SYMBOLE DU SABOTAGE DE L’ARMEMENT FRANÇAIS ET DE LA GUERRE SOCIALE

Louis Renault et son entourage incarnèrent, plus que jamais depuis la crise des années 1930, l’acharnement du capital financier français, enthousiasmé par le modèle allemand d’efficacité économique et de guerre contre les salaires, à saboter toute capacité de résister à la guerre que le Reich prévoyait de faire. Celui que la Première Guerre mondiale avait énormément enrichi revendiqua publiquement la tendance générale fustigée en 1943 dans Les fossoyeurs par le grand journaliste conservateur Pertinax : « les “marchands de canons” [autrefois] dénoncés dans les carrefours comme avides de provoquer la guerre pour mieux placer leurs marchandises [… ont] plutôt cherché à ne plus fondre de canons ». En novembre 1939, pendant la « drôle de guerre », où les militants communistes croupissaient dans les prisons de Daladier pour présumée « trahison », Louis Renault clamait à travers ses ateliers de Boulogne-Billancourt : « “La Défense Nationale, je m’en fous ; ce que je veux, ce sont “des Primaquatre, des Juvaquatre, des voitures qui paient”, etc. »

« Pacifiste » envers le Reich hitlérien, il tournait toute son ardeur belliqueuse contre ses ouvriers. La SAUR, de longue date célèbre pour la dureté de l’exploitation d’un patron surnommé « le Saigneur de Billancourt », accidents du travail inclus, l’était aussi pour sa répression. Renault, bailleur de fonds des ligues fascistes, puis de la Cagoule qui les regroupa en 1935-1936, symbolisait l’adhésion du grand capital au plan fasciste de remplacement de la République par Laval-Pétain (choix définitif de 1934). Il fit de son neveu par alliance et directeur général, François Lehideux, l’organisateur de la guerre sociale, syndicats jaunes à l’appui, qui n’eut de cesse, après la grève du printemps 1936 – d’ampleur spectaculaire chez Renault – de casser toute résistance ouvrière.

Le 24 novembre 1938, une grève contre les décrets Reynaud abolissant l’acquis des accords Matignon (juin 1936), arrêtée au bout de deux heures par l’entrée illégale (reconnue comme telle) de la police dans les ateliers, généra une agression de type militaire. La répression nocturne, à la lance à incendie, eut pour spectateurs ses organisateurs : Lehideux et le préfet de police Roger Langeron (qui lancerait « le fichier juif » de l’été 1940 à janvier 1941), sortis pour l’occasion de leurs mondanités respectives. Il fallut les luttes de la résistance pour effacer le bilan du lock-out général consécutif, conséquence de l’échec du mouvement ouvrier de 1936 dont les 38 000 salariés de la SAUR avaient été l’aile marchante. Le grand avocat Moro-Giafferi dénonça, en mars 1939 (L’Humanité, du 7 au 23), la « guerre sociale » et politique déployée par « la direction [cagoularde] de Renault », appuyée sur un réseau de délateurs tarifés, et par la police locale et nationale, contre Jean-Pierre Timbaud, secrétaire du syndicat des métaux, et les militants cégétistes « unitaires » traités en « rebelles ».

UN SYMBOLE DE LA COLLABORATION

Jean-Louis Loubet, défenseur de la famille Peugeot présumée « résistante », jugeait en 1998 que Renault et Lehideux avaient plus que tous autres incarné « la collaboration économique ». L’oncle fit nommer le neveu chef du Comité d’organisation de l’automobile, premier fondé, le 30 septembre 1940, d’une institution calquée sur les Fachgruppen (groupes par branche) pour servir l’économie de guerre du Reich : il occupa cette fonction jusqu’à son arrestation, quatre ans plus tard, la partageant de juillet 1941 à avril 1942 avec le ministère de la production industrielle. Il ne s’agissait pas seulement de « réparation des chars ennemis », comme Renault l’avait dès le 1er août 1940, proposé aux Allemands : il en fabriqua, en masse, avec une ardeur relevée au printemps 1941 par le renseignement gaulliste, dans la perspective de l’opération Barbarossa, puis plus encore après l’assaut allemand contre l’URSS (22 juin 1941). L’hebdomadaire américain Life révéla, le 24 août 1942, le déjeuner organisé le 2 mars 1942, un jour avant « le bombardement des usines Renault de Boulogne-Billancourt [, …par] M. Louis Renault, célèbre collaborationniste parisien, […pour] célébrer la livraison par son usine du millième tank de celle-ci à l’armée allemande. Participaient à ces festivités des officiers allemands, des barons de l’économie français et nazis ainsi que divers dirigeants des Usines Renault ». Renault, présumé « aphasique » négociait sans répit avec les Allemands. Il avait « dès l’armistice » rouvert Le Mans, dont la production de tanks et camions enfla au fil des ans. Il fabriqua seul le camion 3,5 t., roi du « front de l’Est », les Américains Ford et General Motors (Opel) dominant le camion 3 t.

100% de sa production allait au Reich, c’est à dire au « front de l’Est ». Ce fut certes le cas de toute l’industrie automobile, mais trois éléments désignèrent prioritairement « le plus riche […] producteur de véhicules pendant la guerre » (Loubet) aux bombardements anglo-américains puis à « l’épuration ».

1° Le COA de Lehideux dressa la SAUR en chef de file, sollicitant en novembre 1941 des Allemands « pour Renault, entreprise particulièrement importante à activités multiples », un bénéfice exceptionnel de « 12% du prix de revient » alors que ses concurrents n’auraient droit qu’à 6% pour les « petites entreprises », 8% pour les moyennes, et 10% pour les autres grandes, Peugeot, Citroën-Michelin et Berliet.

2° La SAUR fut le seul grand groupe automobile à accroître ses effectifs ouvriers de 1940 à 1942 et à retrouver leur niveau de décembre 1940 en 1943, au plus fort des « actions Sauckel » de traque des ouvriers pour le STO : à cette date, ceux des trois autres « grandes entreprises » étaient en forte baisse.

3° Louis Renault avait délocalisé hors de Billancourt pour « éviter des risques possibles de bombardement par suite d’une augmentation de fabrication ». Championne des usines souterraines (nées en Allemagne) pour échapper aux « risques », « Renault » voulait encore en juillet 1944 « marcher seule et [était] plus avancée que les autres constructeurs ». En janvier 1947, le lieutenant d’Oberg et second des chefs bourreaux de la France, Knochen, chef du Sipo-SD (Gestapo) de juin 1940 à août 1944, rappela : « la construction […] s’est poursuivie sans discontinuer et surtout sans tenir compte de la situation militaire qui évoluait défavorablement. C’est ainsi que malgré le repli de la Wehrmacht aussi bien en Russie, en Italie qu’en Afrique, et même après le débarquement allié en France, les travaux se sont poursuivis comme si de rien n’était. Au moment où il a fallu quitter le sol français, ces usines étaient prêtes à fonctionner ».

La « guerre sociale » et la répression s’intensifièrent parallèlement : la collaboration policière avec « la direction de Renault » et le mouchardage intérieur, assuré par le PPF de Doriot, s’aggrava de l’aide apportée par l’occupant. Du vidage des fonds ont surnagé à la Préfecture de police des fiches sur les arrestations par dizaines de militants communistes et cégétistes en 1941 et 1942, déportés ou livrés à l’occupant. Renault et Lehideux figurèrent logiquement, aux côtés de quelques grands pairs, sur la première « liste des personnes à arrêter pour enquête ou sanction » dressée fin août 1944 par la nouvelle Préfecture de police.

DE LA RÉSISTANCE OUVRIÈRE À L’OBLIGATION DE FAIRE UN EXEMPLE

Il n’y eut pas d’alliance contre-nature entre de Gaulle et le PCF, seulement un rapport de forces créé par la Résistance intérieure, dans laquelle les communistes avaient joué le rôle le plus précoce et le plus massif. Cette action les fit, dès le tournant de 1940, y compris à la SAUR, considérablement progresser au sein de la classe ouvrière (et au-delà). Cet essor conféra au programme du Conseil national de la résistance du 15 mars 1944 le caractère progressiste que le MEDEF, héritier de la Confédération générale du patronat français, juge désormais possible d’abattre définitivement : son vice-président Denis Kessler a enjoint, dans Challenges, le 4 octobre 2007, le gouvernement d’alors de « réformer » la France en liquidant « tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception [et…] défai[sant] méthodiquement le[dit] programme », affaire en cours. Le point 2 des « mesures à appliquer dès la Libération du territoire » prescrivait le « châtiment des traîtres et […] l’éviction dans le domaine de l’administration et de la vie professionnelle de tous ceux qui aur[aie]nt pactisé avec l’ennemi ou qui se ser[aie]nt associés activement à la politique des gouvernements de collaboration ». De Gaulle et son État à l’appareil inchangé étaient partisans du statu quo socio-économico-politique et de sanctions patronales dont les préparatifs de « l’épuration » avaient annoncé la réduction à néant, depuis l’été 1943 à Alger, siège du Comité français de Libération nationale puis du Gouvernement provisoire de la République française jusqu’à la Libération de Paris.

Deux facteurs rendirent cependant inévitables les sanctions contre la SAUR : le poids des ouvriers organisés, comme chez Berliet et dans le secteur énergétique, mines de charbon comprises, où le statu quo aurait compromis la poursuite de la production ; l’incarnation par « la direction de Renault » d’une collaboration menée jusqu’au bout (bien que M. Loubet ait changé d’avis, déclarant à El País à la mi-décembre 2011 : « Toutes les entreprises ont travaillé pour l’occupant, elles n’avaient pas le choix, et surtout dans le secteur stratégique de l’automobile où se fabriquent les véhicules de guerre »).

Quand la division gagna, en 1946-1947, la lutte antisyndicale reprit à la RNUR comme ailleurs sa vigueur habituelle, mais la puissance ouvrière conservée en limita la nuisance : la nationalisation dura, alors que les forces patronales reprirent l’avantage définitif chez Berliet en 1949, et la RNUR se posa en symbole des conquêtes ouvrières d’avant crise systémique.

Pour en savoir plus

Fonds français et allemands d’Occupation, Archives nationales ; fonds RG sur Renault, GA ou BA, archives de la Préfecture de police.

Jean-Paul Depretto et Sylvie Schweitzer, Le communisme à l’usine. Vie ouvrière et mouvement ouvrier chez Renault 1920-1939, Edires, 1984.

Annie Lacroix-Riz, Le Choix de la défaite : les élites françaises dans les années 1930, Paris, Armand Colin, 2010 ; De Munich à Vichy, l’assassinat de la 3e République, 1938-1940, Paris, Armand Colin, 2008 ; Industriels et banquiers français sous l’Occupation, Paris, Armand Colin, 2013 ; http://www.historiographie.info/ren….

Jean-Louis Loubet, Renault, Cent ans d’histoire, Paris, ETAI, 1998

Antoine Prost, Claire Andrieu, Lucette Le Van-Lemesle, dir., Les nationalisations de la Libération, Paris, PFNSP, 1987.

publié également sur le site : www.pouruneconstituante.fr

Partager cet article
Repost0
1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 17:39
La bataille de Stalingrad

URSS

La ville de Stalingrad (aujourd'hui Volgograd) était le premier centre industriel soviétique et comptait 600 000 habitants. Elle s'étendait sur une soixantaine de kilomètres le long de la rive droite de la Volga. De nombreuses usines d'armements s'y situaient (notamment des fabriques de chars). C'était un centre de communication important entre les réserves de pétrole du Caucase et le reste de l'Union soviétique. Mais cette ville était bien plus que ça : C'était la ville de Staline, le symbole de la puissance de l'Union soviétique. S'en emparer, c'était contrôler le verrou de la porte des champs pétrolifères caucasiens, mais c'était surtout porter un rude coup au moral de l'ennemi.

L'objectif d'Hitler était la prise de la ville pour assurer la progression de la Wehrmacht vers le Caucase. La défense russe était assurée par le général Andrei Ieremenko (responsable du front sud-est), le général Vatoutine (du front de Briansk), le général Malinovski (du front sud), le général Timochenko (du front sud-ouest), le général Rokossovski (du front du Don), le général Vassilievski (chef de l'état-major général) et le général Joukov (membre du comité d'État à la Défense).

Infanterie soviétique

Timochenko, Malinovski et Golikov disposaient de 1 715 000 hommes, 2 300 chars, 16 500 canons et 758 avions. De leur côté, les Allemands avaient envoyé à l'attaque le maréchal von List (commandant du groupe d'armées A, d'abord dirigé par von Bock) et le maréchal von Weichs (commandant du groupe d'armées B). Ils avaient mobilisé la VIe armée du général Paulus, soit 270 000 hommes. Le 28 juin 1942, les troupes allemandes partirent pour Stalingrad. Les forces du maréchal von Bock étaient composées de 84 DI et 10 Panzer-divisionen, soit 900 000 hommes, 1 200 blindés, 17 000 canons et 1 640 avions.

Pour ralentir les Allemands, les Russes provoquèrent des incendies de forêts et détruisirent des barrages, appliquant la politique de la "terre brûlée". Mais le 12 juillet, le groupe d'armées B atteignit les abords de la ville. À partir du 13, une partie de la population fut évacuée et des groupes de partisans formés. Une quatrième ligne de défense fut construite le 15 juillet (la ville en comptait déjà trois) par plus de 180 000 civils.

Le 17 juillet, les LVIIe et LVIIIe armées soviétiques furent attaquées par la VIe armée de Paulus. Staline envoya des divisions vers Stalingrad commandées par deux de ses meilleurs généraux : Andrei Ieremenko et Alexandre Vassilievski, il leur associa le commissaire politique Nikita S. Khrouchtchev. Le 23 juillet, les troupes allemandes reçurent l'ordre d'attaquer la ville elle-même. Les bombardements massifs de la Wehrmacht détruisirent les voies de chemin de fer qu'empruntaient les trains de ravitaillement. En août, la VIe armée allemande et la IVe armée blindée (dirigée par von Bock) lancèrent une offensive contre Stalingrad, alors défendue par le général Tchouïkov. Le 5 septembre, les divisions de Paulus entrèrent dans les faubourgs de la ville, c'est alors que s'engagèrent les premiers combats de rue de Stalingrad.

En pilonnant la ville, les Allemands l'avait réduite à l'état de ruines, la transformant ainsi en une vaste forteresse que les Russes eurent tôt fait de connaître. Les Russes devinrent des experts dans l'art de tendre des embuscades (ils parvenaient même à dissimuler des chars entier, ce qui leur permettait de faire feu à courte portée sur les Allemands). La ville était truffée de Snaypersky russes (tireurs d'élite) qui semaient la terreur parmi les soldats allemands (ils craignaient d'être tués même dans leur bivouac). Les soldats allemands qui furent rappelés du front russe réutilisèrent ces techniques de défense de ruines en Italie en 1943-1944.

Soldats soviétiques montant à l'assaut

Du 13 septembre au 18 novembre 1942, la VIe armée allemande, la VIIIe armée italienne du général Gariboldi et les IIIe et IVe armées roumaines des généraux Dumitrescu et Constantinescu attaquèrent la ville à maintes reprises. Le 21 septembre, 4 DI et 100 chars traversèrent la ville et atteignirent la Volga le 26. Le 28, de violents combats eurent lieu autour des usines Barricades et Octobre Rouge. Grâce à une contre-attaque soviétique, l'usine Barricade put continuer à produire ses chars d'assaut. Le 5 octobre, les Soviétiques réussirent à envoyer 200 000 soldats à Stalingrad, dont une division d'élite de la garde. Ce tour de force fut possible grâce à la flottille de la Volga et à l'aviation russe. Il s'en fallut de peu, car la LXIIe armée était sur le point de flancher.

Le 15 octobre, les Allemands prirent l'usine Barricade et une bande de 2,5 km sur la Volga. Le 11, ils prirent la partie sud de l'usine Octobre Rouge et une autre partie du fleuve. La LXIIe armée soviétique se retrouva alors coupées en trois morceaux, et les communications entre eux s'avérèrent très difficiles. À la mi-novembre, les premières glaces apparurent sur la Volga. À la fin du mois, la plus grande partie de la ville était aux mains des Allemands et les Russes se retrouvèrent coincés entre les canons allemands et les eaux glacées de la Volga. Malgré d'énormes pertes, les Russes réussirent à contenir les Allemands le temps que des renforts arrivent (de nouvelles divisions, des T-34, de la DCA et de l'artillerie). À la mi-novembre toujours, les Allemands atteignirent le fleuve, c'est alors que les Russes mirent au point une contre-offensive.

 

Canon soviétique en action dans Stalingrad

Le 12 novembre, les troupes roumaines chargées de protéger la route qu'empruntait les camions de ravitaillement furent attaquées par deux DB de l'Armée rouge. Les troupes roumaines durent battre en retraite. Les 200 000 hommes de Paulus étaient maintenant coincés dans la ville sans possibilité de ravitaillement. Joukov organisa une contre-offensive en tenaille pour encercler les Allemands et, finalement, reprendre la ville. Cette opération fut baptisée "Uranus". Elle fut déclenchée le 19 novembre 1942 et devait se dérouler comme suit : les Soviétiques utiliseraient le front sud-ouest (groupe d'armées de Vatoutine), le front du Don (groupe d'armées du général Rokossovski) et le front de Stalingrad (groupe d'armées du général Ieremenko), soit 15 armées dont une blindée et une aérienne.

Soldats soviétiques dans les ruines de Stalingrad

À Kremenskaïa (au nord-ouest de la ville), Rokossovski réussit à percer les lignes allemandes. Le lendemain, Ieremenko franchit la Volga à 10 km au sud de Stalingrad. La IIIe armée roumaine, la VIIIearmée italienne et la IIe armée hongroise furent anéanties par les troupes de Vatoutine à la hauteur de Serafimovitch. La contre-attaque du corps blindé H de la IVe armée blindée allemande fut repoussée à Kalatch. Ensuite, la IVe armée roumaine fut anéantie par Ieremenko, faisant 65 000 prisonniers. Les fronts soviétiques effectuèrent leur jonction à Kalatch le 23 novembre. Ce faisant, les Soviétiques venaient d'encercler la VIe armée de Paulus et un corps d'armée de la IVearmée de Panzers, soit 22 divisions et 160 unités autonomes, pour un total de plus de 300 000 hommes.

À ce stade de la bataille, les Allemands avaient encore une échappatoire, mais lorsque le Reichsmarschall Göring annonça qu'il pouvait fournir 500 tonnes de vivres et de munitions par jour aux assiégés, Hitler ordonna à Paulus de tenir ses positions. Avec 57 000 hommes et 130 chars, Paulus savait bien que cela lui était impossible. Il reçut alors un ordre personnel du Führer lui ordonnant de "vaincre sur place ou mourir". Le même jour, von Manstein se retrouva à la tête du groupe d'armées du Don.

Contre-offensive soviétique à Stalingrad

Von Manstein fut chargé de porter secours aux troupes encerclées de Paulus. Pendant ce temps, la Luftwaffe ne fournissait que 300 tonnes de matériel par jour aux troupes allemandes. Göring avait encore une fois menti à Hitler. Du 12 au 23 décembre, l'opération "Wintergewitter" (en allemand "Orage d'hiver") fut lancée, celle-ci avait pour but de briser les lignes soviétiques au sud-ouest de la ville. Mais les Allemands furent arrêtés à 55 km de l'enclave. Du 24 au 30 décembre 1942 eut lieu l'opération russe "Petite Saturne" durant laquelle une contre-attaque eut lieu contre le groupe d'armées Hoth. Durant le mois de janvier, Stalingrad, mère de tous les enjeux, fut presque entièrement reprise par les Soviétiques.

Soldats soviétiques

Une offensive fut lancée en direction de Rostov et von Manstein dut battre en retraite (pour protéger ses flancs) et abandonner sa tentative de dégagement de la VIe armée. Le groupe d'armées A dut se retirer du Caucase après avoir subit de lourde pertes. À ce moment de la bataille, la Luftwaffe ne pouvait plus parachuter que 20 à 50 tonnes de matériel et de vivres par jour. De plus, les soldats allemands n'avaient pas de vêtements adaptés à l'hiver russe. Ils étaient donc en train de geler, sans nourriture, matériels ni munitions. Les chevaux furent mangés et les rations de pains fixées à 100 grammes par jour, puis 60 grammes.

Le 8 janvier 1943, Paulus refusa un ultimatum qui offrait une capitulation honorable. Le 24 janvier, après de lourdes pertes, il changea d'état d'esprit et demanda à Hitler l'autorisation de capituler. Ce dernier la lui refusa. Le 25 janvier, les Allemands ne tenaient plus qu'une zone de 100 kms carrés.

Le 26, une attaque de Rokossovski coupa la VIe armée en deux, soit un groupement sud (au centre de la ville) directement sous les ordres de Paulus et un groupement nord (dans le secteur de l'usine Barricade) sous les ordres du général Strecker

.

Le général Vassily Tchouïkov, commandant de la 62ème armée soviétique

C'est alors que fut déclenché l'opération "Cercle". Le 27 janvier, les Soviétiques commencèrent à nettoyer les poches de résistances allemandes qui se trouvaient alors dans l'incapacité de résister à un assaut en règle. Le 31 janvier, le groupement sud capitula.

Le 2 février, Paulus (qui avait été capturé le 31 janvier) se rendit au Haut Commandement soviétique et signa la capitulation de ses troupes.

C'était la première fois qu'un maréchal allemand capitulait et était fait prisonnier (il avait été promu maréchal par Hitler peu de temps avant). La bataille de Stalingrad venait de prendre fin. Les Russes prirent 60 000 véhicules, 1 500 chars et 6 000 canons. 94 500 allemands furent fait prisonniers (seulement 5 000 reviendront vivants), dont 2 500 officiers, 24 généraux et le maréchal Paulus lui-même. 140 000 Allemands furent tués, blessés ou gelés. Les Soviétiques avaient, quant à eux, perdu 200 000 hommes.

Partager cet article
Repost0
16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 15:02

16 janvier 1945: nationalisation de Renault

Rédigé par Le Mantois et Partout ailleurs


Par l'Ordonnance n°45-68 du 16 janvier 1945, le gouvernement provisoire de la République française, présidé par le général de Gaulle, nationalise les usines Renault.


Avant la Deuxième Guerre mondiale, l'industriel, comme la plupart du patronat français, nourrit une admiration pour le Reich nazi. Dès 1941, ses usines tournent à 100% pour l'économie de guerre allemande. Louis Renault fait nommer son neveu François Lehideux à la tête du Comité d'organisation de l'automobile, pendant français de ce qui se passe sous le régime nazi pour son économie de guerre.

Depuis juillet 1996, Renault est retourné au privé et fait le bonheur de ses actionnaires. Mais comme avait dit Lionel Jospin premier ministre, "l'Etat n'a pas vocation à construire des voitures".

En mai 2011, 7 petits-enfants de Louis Renault parlent de nationalisation-sanction, soutenus en cela par les médias de la pensée unique. Ils assignent donc l'Etat devant le TGI de Paris. Celui-ci se déclare incompétent, vu que l'ordonnance est d'essence législative et non administrative. Ce que confirme la Cour d'appel. La Cour de Cassation met finalement un terme à l'imposture en février 2014.

Il faut aussi savoir que si les usines ont été nationalisées, le fils unique de Louis Renault a hérité de tous ses biens personnels: propriétés en Normandie, dans le Var ou avenue Foch à Paris, etc, comme une filiale de financement de crédit que la Régie nationale des usines Renault rachètera en 1947, les communistes étant chassés du gouvernement.


16 janvier 1945: nationalisation de Renault

Pour en savoir plus: "Industriels et banquiers français sous l'Occupation", Annie Lacroix-Riz. 2013.

 

16 janvier 1945: nationalisation de Renault
Partager cet article
Repost0
12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 17:14

iasteniouk.jpg



Communiqué de Petro Simonenko, secrétaire-général du Parti communiste ukrainien



Traduction MA pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/



« La déclaration cynique faite par le Premier ministre ukrainien, Arseni Iasteniouk, lors de sa visite en Allemagne est une insulte à des générations d'Ukrainiens qui, pendant la Grande guerre patriotique ont forgé, au front comme à l'arrière, la victoire sur le nazisme et l'hitlérisme.



La déclaration de Iasteniouk, livrée pour le 70 ème anniversaire de la Grande victoire est un coup de poignard dans le dos sournois à tous ceux qui dont donné leur vie pour libérer les peuples d'Europe des Nazis, libérer les prisonniers des camps de concentration.

C'est une insulte aux anciens combattants d'Ukraine, qui sont encore en vie et à qui le régime ôte les dernières miettes de leur pension, les réduisant à la pauvreté », a déclaré le responsable du Parti communiste d'Ukraine (KPU), Petro Simonenko.

 

Rappelons que sur ARD, une grande chaîne de télévision allemande, Iasteniouk a déclaré qu'il se souvient très bien de l'invasion soviétique de l'Ukraine et de l'Allemagne pendant la Seconde guerre mondiale. Et qu'il s'agit d'éviter que cela se reproduise maintenant.

 

Pour Petro Simonenko, il est clair que Iasteniouk a bel et bien falsifié ce que fut la Grande guerre patriotique et la Seconde Guerre mondiale, transformant la libération de l'Europe du nazisme en « agression russe » contre l'Allemagne nazie.

« Si une telle déclaration avait été faite par un citoyen lambda, elle aurait été considérée comme une preuve d'ignorance et de la bêtise la plus élémentaire.

Mais dans la bouche de l'un des plus hauts responsables de l'Etat ukrainien, qui est le Premier ministre Iasteniouk – face à tous ces gens qui, avec les peuples frères de toutes les républiques d'URSS, ont apporté une contribution décisive à la victoire de la coalition anti-hitlérienne pendant la Seconde Guerre mondiale – cela doit être considéré comme une vile provocation, s'inscrivant dans l'escalade de la tension sur le continent européen, la plongée de l'Europe dans une nouvelle guerre mondiale », a déclaré le chef du KPU.



Petro Simonenko a également souligné que de telles déclarations de hauts responsables du régime au pouvoir en Ukraine, s'inscrit clairement dans la politique mise en œuvre par les cercles dirigeants nord-américains pour l'Europe, y compris l'Ukraine et la Russie.

« Dans ces conditions de grave crise systémique globale, l'Europe pacifique et forte, l'Europe qui a des liens économiques et politiques étroits avec la Russie – pour les Etats-unis, il faut en finir avec cette Europe-là », a déclaré le chef du KPU.

En outre, Petro Simonenko estime que la déclaration d'Iasteniouk est la meilleure façon de montrer son vrai visage politique : celle d'un partisan du fascisme.

« Si Iasteniouk n'est pas immédiatement condamné, cela signifierait que le fascisme est devenu officiellement l'idéologie d’État du régime au pouvoir », affirme le chef du Parti communiste.

Partager cet article
Repost0
6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 13:59

Lu sur El Watan

Le cinéma algérien en deuil : René Vautier est mort
Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte

 

 Le défunt cinéaste René Vautier

Le défunt cinéaste René Vautier

Le cinéaste René Vautier est décédé hier, avons-nous appris de sa famille. Il devait boucler ses 87 ans le 15 janvier prochain.
Le cinéaste restera comme l’homme à qui l’on doit les images les plus marquantes de la guerre de Libération nationale. Engagé, animé d’une conscience citoyenne jamais démentie, c’est un homme de profonde conviction qui nous quitte.

Des maquis des révolutionnaires algériens, jusqu’à la création du Centre audiovisuel d’Alger et de cinépop après la libération du pays, l’Algérie a marqué à jamais la vie d’homme et de cinéaste de René Vautier, considéré comme l’un des pères du cinéma algérien, avec d’autres, comme Chanderli en particulier, Rachedi ou Hamina. Le hasard fait qu’un coffret, venant de paraître en décembre, reprenait une bonne partie des films tournés sur l’Algérie pendant la guerre, puis au lendemain de l’indépendance et enfin sur les immigrés algériens dans les années 1970. Cette œuvre restera comme un apport majeur au diptyque colonisation/émigration.

Dans la présentation de René Vautier transcrite dans le livret qui accompagne le coffret, on lit que le combat a précédé le cinéma dans la vie de ce jeune Breton, né en 1928 qui, à 15 ans, s’est engagé dans la résistance contre l’occupant allemand du sol français entre 1940 et 1944. «Il ressort fondamentalement pacifiste et décidé à poursuivre le combat, non pas avec les armes mais avec une caméra.» En dépit des vicissitudes du temps, cet appétit de montrer et de témoigner ne le quittera jamais, jusqu’aux dernières années de sa vie.

Après l’Afrique, dont il fut l’auteur du premier documentaire anticolonialiste, Afrique 50, jusqu’à ses derniers films sur le mouvement social en Bretagne dans les années 1970, 80 et 90, aucune pression ni aucune censure ne l’ont jamais gêné pour filmer ce qu’on voulait taire. Ainsi, Afrique 50, commandé par la Ligue de l’enseignement, a été interdit à l’époque et a valu à Vautier un certain nombre d’inculpations et même une condamnation à un an de prison pour avoir «procédé à des prises de vue sans l’autorisation du gouverneur de Haute-Volta» (aujourd’hui Burkina Faso).

Cet épisode ne le découragea pas et en 1954, il récidiva avec un documentaire réalisé à partir de recherche d’images et de textes à la Bibliothèque nationale de France et de témoignages. Dans ce film : Une nation, l’Algérie, il conclut que «de toute façon, l’Algérie sera indépendante et il conviendra de discuter avec ceux qui se battent pour cette indépendance avant que trop de sang ne coule». La réponse de l’institution politique ne se fait pas attendre, le cinéaste est poursuivi pour «atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat».

René Vautier entre alors dans la clandestinité et rejoint les maquis algériens en 1956, via la Tunisie nouvellement indépendante. Il y réalise Les anneaux d’or (signé en fait par le réalisateur Mustapha Al Farissi). Il décroche, en 1958, l’Ours d’argent au Festival de Berlin. C’est à ce moment-là qu’il entre en contact avec le FLN-ALN. Il part filmer dans les Aurès Nemenchas et à la frontière tunisienne, le long du barrage électrifié par l’armée française.

Un jour, dans une opération, il est blessé et un bout de caméra restera à jamais planté dans sa tête. Il tourne une série de documentaires, qui serviront de supports à des films à la gloire de la Révolution algérienne, notamment dans les pays du bloc socialiste, qui appuient la revendication algérienne à l’indépendance. Hélas, après 1962, nombre de pellicules ont été perdues ou détériorées. La fille de René Vautier, Moira Vautier, nous disait dans les colonnes d’El Watan (Arts et lettres du 20 décembre 2014) le travail «d’archéologue» pour sauver ce qui peut l’être.


Il est resté attaché à l’algérie toute sa vie

 

La place est trop limitée ici pour dire tout ce qu’on doit au cinéaste. Citons L’Algérie en flammes, Dzazaïrouna (présenté devant l’ONU). Peuple en marche, vibrant documentaire, sera le premier réalisé par le cinéaste dans l’Algérie indépendante, en 1963. Il collabora à d’autres films, comme L’aube des damnés de Rachedi et Chroniques des années de braise de Hamina.

En 1966, les poursuites étant levées en France, il rentre chez lui, en Bretagne où il crée une coopérative ouvrière de production. Il a réalisé Avoir 20 ans dans les Aurès, primé à Cannes en 1972, qu’une version restaurée permet de voir dans de bonnes conditions dans sa puissance anticoloniale. Si ensuite il se consacra à sa région, il est resté attaché à l’Algérie.

Ainsi, la biographe du cinéaste, Marie Chominot, indique qu’entre 1980 et 1985, Vautier eut l’idée de mettre en bobines des témoignages d’historiques et de victimes des combats en Algérie. Le film d’entretiens ne vit jamais le jour sous sa forme achevée. Précédemment, il a réussi à faire aboutir La nuit du dernier recours en 1984 sur la genèse du 1er Novembre et en 1985, Déjà le sang de Mai ensemençait Novembre.

Enfin, il réalisa le film-témoignage sur la torture en Algérie sous le titre A propos de l’autre détail, qui le vit être poursuivi par Jean-Marie Le Pen (Vautier eut gain de cause) soupçonné de complicité dans les tortures.

Ahmed Rachedi, réalisateur : «Il est le père fondateur du cinéma algérien»

C’est une triste nouvelle. Je dois personnellement tout à feu René Vautier, qui m’a ramené vers le cinéma. Il était un grand militant anticolonialiste, qui a inventé un autre type de cinéma, celui qui est destiné non pas à distraire mais à défendre les causes justes.

Son périple en Afrique lui a permis de faire un formidable témoignage sous forme d’un film intitulé Afrique 50, où il a raconté dans le menu détail les souffrances des habitants de ces pays.

Un film qui lui a valu plusieurs inculpations et condamnations, au point d’être déchu de sa nationalité française. Pour autant, René Vautier s’est accroché obstinément à son pays, estimant que la France n’est pas peuplée uniquement de colonisateurs, mais aussi de résistants.

Je dois ajouter aussi que c’est lui qui a créé et dirigé le Centre algérien de l’audiovisuel, qui a formé les premiers professionnels du cinéma algérien, parmi lesquels j’ai l’honneur de figurer.

Pendant quatre ans, René Vautier a jeté les bases du cinéma de l’Algérie indépendante, formé des dizaines de cinéastes et ouvert plus de 400 ciné-clubs dans le cadre de son concept des «cinépop».

C’est vous dire que l’Algérie vient véritablement de perdre l’un de ses meilleurs enfants qui lui a beaucoup donné durant la Révolution et après l’indépendance. Qu’il repose en paix.

Walid Mebarek
Partager cet article
Repost0
6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 13:39

Lu sur le Grand Soir une interview reprise sur le site de l'Humanité en 2009.


Entretien réalisé en 2009 avec René Vautier par Rosa Rosa Moussaoui. À quatre-vingt-un ans, le cinéaste René Vautier reste plus que jamais fidèle à ses convictions et à son combat anticolonialiste.


Comment expliquer que des films comme Afrique 50 et Avoir vingt ans dans les Aurès soient encore aujourd’hui la cible de violentes attaques des tenants de l’idéologie colonialiste ?

René Vautier. J’ai fait Afrique 50 à l’âge de vingt et un ans. Mon seul but était de montrer la vérité sur le quotidien des paysans noirs en Afrique occidentale française. J’ai simplement filmé ce que je voyais. On a alors tenté de m’empêcher de filmer. Les choses se sont très mal passées avec les colons. Ce film, auquel la Cinémathèque française a rendu il y a quelques années un élogieux hommage, m’a valu, à l’époque, de sérieux ennuis. Avoir vingt ans dans les Aurès a reçu, en 1972, le prix de la critique internationale au Festival de Cannes. En dépit de cette récompense, le film a dû attendre douze ans avant d’être diffusé sur une chaîne de télévision française. Certains y voyaient une insupportable mise en cause des prétendus bienfaits de la présence française dans les colonies. Ces films continuent d’être diffusés, cités, ce qui nourrit le ressentiment des attardés du colonialisme.

Comment expliquer le regain d’activisme des nostalgiques de la colonisation, du vote d’une loi exaltant « les aspects positifs » de la colonisation à la construction de stèles et de monuments glorifiant les criminels de l’OAS ?

René Vautier. Le député UMP Christian Vanneste (l’un des plus fervents défenseurs de la loi du 23 février 2005 sur la colonisation « positive » - NDLR) a tenté, il y a quelque temps, de faire interdire Avoir vingt ans dans les Aurès dans une salle de la banlieue lilloise. Des jeunes ont protesté. Du coup, il n’y a pas eu une, mais dix projections, qui ont rencontré un franc succès auprès du public. Ces nostalgiques, liés à la droite ou au Front national, me poursuivent encore aujourd’hui de leur vindicte, perturbant les manifestations auxquelles je participe.

Ces gens vous accusent d’être un ennemi de la « blanchitude » et de la « France française ». Comment le résistant juge-t-il de tels propos ?

René Vautier. C’est à 200 mètres du palais de justice de Quimper (où s’est tenu le procès - NDLR) que j’ai été décoré de la Croix de guerre à l’âge de seize ans pour faits de résistance. J’appartenais à un groupe d’Éclaireurs de France qui se sont battus contre les occupants allemands. J’ai continué, après la guerre, à me battre pour les mêmes idées : l’égalité des peuples, la lutte contre le fascisme, quel qu’il soit.

L’idéologie coloniale reste-t-elle, selon vous, enracinée en France ?

René Vautier. Certains milieux refusent catégoriquement tout regard lucide sur le passé colonial. Or les jeunes générations doivent être instruites de ce qui fut fait au nom de la France dans les colonies. J’espère que mes films peuvent continuer à y contribuer.

Entretien réalisé par Rosa Moussaoui

»» http://www.humanite.fr/rene-vautier-les-attardes-du-colonialisme-me-po...
URL de cet article 27711
Partager cet article
Repost0
30 décembre 2014 2 30 /12 /décembre /2014 15:37

 

Effacer le nom de Georges Marchais pour effacer la mémoire populaire, ouvrière, communiste

 

A Villejuif, le nouveau maire élu par une coalition incertaine, allant des Verts à l’UMPen passant par des "socialistes dissidents", vient de décider de débaptiser le parvis Georges Marchais.  Le secrétaire général du PCF fut le député de la circonscription pendant 24 ans. Ce n’est pas rien.  Nous conseillons à ce nouveau maire, de peu de coeur et de peu d’esprit, de réclamer aussi qu’on efface le nom de Georges Marchais des livres d’histoire et de « flouter » ou d’effacer son visage dans les documentaires... Nous n’avons pas de mots pour dire tout le mépris que nous inspire cet élu et ses alliés.
Ainsi donc il faut à tout prix faire oublier le passé populaire de la ville: le passé ouvrier et le passé communiste.  Pourquoi donc ?  Vengeance politique sans doute.  Georges Marchais incarnait le Parti communiste et quand il parlait, beaucoup d’ouvriers, d’ouvrières, de salariés, de communistes se reconnaissaient dans ses dénonciations de l’exploitation et du capitalisme.  Et cela, les journalistes aux ordres, les partisans du système en place – de droite ou de « gauche » -ne le lui ont jamais pardonné. 
Il est une autre raison. 
Les mairies à direction communiste étaient des territoires où la politique du logement permettait aux salariés les plus modestes de se loger.  Mais voilà : les luttes des habitants avec les élus communistes et leurs alliés ont permis de faire venir le métro jusque dans ces banlieues populaires, banlieues « rouges » disait-on.  Et l’appétit des promoteurs, des classes moyennes chassées de Paris s’est ouvert : faire de la promotion immobilière pour les uns, habiter à quelques stations de métro de Paris pour les autres : quelle aubaine !  Pour attirer dans ces villes ce nouveau genre de population, moins populaire, et les promoteurs, il fallait aussi en effacer l’origine ouvrière et les traces historiques de l’action des communistes.  Dans quelque temps, les bobos pourront dormir tranquilles dans les nouvelles promotions payées par eux à prix d’or, dans une ville débarrassée jusqu’au souvenir des classes populaires et d’un de leurs représentants les plus marquants. Il n’est pas sûr qu’ils y gagnent. 

Au Havre, quand l’ancien député maire communiste André Duroméa est mort, l’attitude du nouveau maire UMP, Edouard Philippe et de l’ancien maire UMP Antoine Ruffenacht eut une autre tenue.  C’est à la mairie, au côté de Roland Leroy, ancien dirigeant du PCF, ancien député communiste de Seine-maritime, de Daniel Paul, alors député de Seine Maritime, de Daniel Colliard, qui fut longtemps son premier adjoint, qu’ils lui rendirent hommage.  C’est peut-être la différence entre un récent élu de la droite haineuse générée par Sarkozy et Le Pen et des hommes politiques authentiquement gaullistes.

Nous publions ci-dessous quelques articles ayant trait à cette indignité et mettons en ligne les liens qui permettent de juger sur pièces l’hommage rendu à André Duroméa au Havre.

 

 

Sur le blog Histoire et société

Villejuif : la famille Mathé remercie et décline…

Villejuif, le 30 mai 2013. Le parvis au nom de Georges Marchais avait été inauguré il y a 18 mois par sa famille à l’initiative de la précédente municipalité (PCF). (LP/Lucile Métout.) LP

Mercredi en conseil municipal , la nouvelle majorité (Union citoyenne) de Villejuif qui va de l’UMP aux écologistes a pris l’initiative minable et stupéfiante  de débaptiser le parvis Georges-Marchais  au profit du cancérologue gaulliste Georges Mathé . Ce lundi, il y a eu une manifestation à Villejuif mais aussi  la réaction de la famille du cancérologue.

Dans un communiqué, sa fille, Catherine Gaston-Mathé, a d’abord remercié la municipalité d’avoir pensé à honorer la mémoire de son père, « précurseur de la cancérologie moderne, pionnier de la greffe de moelle, de l’immunothérapie et de la chimiothérapie des années 1950 aux années 1980, à Villejuif ». Avant de rappeler sa coopération « active » avec Georges Marchais , député de cette circonscription pendant 24 ans. Pour la famille, un seul souhait : « qu’une solution soit trouvée pour honorer les deux Georges et rassembler ainsi toutes les sensibilités françaises ».

Contacté ce lundi après-midi, le cabinet du maire de Villejuif, Franck Le Bohellec (UMP), indique que le démontage n’est « pas prévu aujourd’hui ». « Mais à partir du moment où il y a eu vote du conseil municipal, c’est la démocratie et on ne revient pas sur la décision », a-t-il précisé [...] lire la suite sur le blog Histoire et société en cliquant sur le titre.

 

Danielle Bleitrach

 

Ci-dessous, liens vers les pages relatant l'hommage à André Duroméa.

André Duroméa, cérémonie d'hommage public sur le site du Havre.fr

 

Et sur le site du Havre infos

 

En 2012, le maire UMP du Havre inaugure la "promenade André Duroméa" en bord de plage.

 

 

Partager cet article
Repost0
29 décembre 2014 1 29 /12 /décembre /2014 07:25

URSS-carte.jpg

 

Deux décennies s’étant écoulées depuis l’effondrement de l’Union soviétique, la majorité des citoyens des ex-républiques de l’ancienne URSS considèrent que ce changement géopolitique a été négatif pour leurs pays.

 

Une enquête réalisée par le Gallup dans 11 républiques post-soviétiques sur un pannel de 1.000 participants leur a posé la question de savoir s’ils considèrent que la désintégration de l’URSS, intervenue il y a 22 ans, a dégradé ou amélioré la situation de la population des nouveaux pays indépendants surgis de cet effondrement.

 

Approximativement 51% des interviewés, surtout en Arménie, Russie et Ukraine considèrent que la désintégration du bloc communiste n’a pas apporté d’amélioration, en déchaînant de la violence et des conflits ethniques dans l’espace post soviétique, tandis que 24 % apprécient la désintégration de l’Union soviétique comme étant positive. En ce qui concerne la Russie, 55% croient que ce changement géopolitique a été dommageable à leur pays et 19% des Russes pensent qu’il y a eu une améliortation dans leur mode de vie.

 

L’étude révèle que les personnes de plus de trente ans ont le plus de propension à éprouver de la nostagie pour le passé soviétique et à croire que l’effondrement de l’URSS a porté préjudice au pays, tandis que les jeunes sans souvenir du passé soviétique semblent percevoir leur situation actuelle avec plus d’optimisme.

 

Selon l’information statistique, 33% des jeunes de l’enquête qualifient la désintégration du bloc de "nuisible", alors qu’à peu près 30 % des personnes âgées de moins de 30 années y voient certains avantages. À leur tour, 20 % de participants du sondage ne font aucune estimation ou refusent à répondre.

 

Le résultat de l’enquête suggère que "la liberté qu’ils avaient pensée pouvoir obtenir après la chute de l’Union soviétique ne s’est pas matérialisée". Dans ce contexte, est très caractéristique, le cas de la république du Tadjikistan, où 61 % des personnes interrogées ont peur de donner une opinion politique.

 

De la même manière, le sondage de l’opinion publique démontre qu’une partie significative des citoyens des ex républiques soviétiques n’envisagent pas d’améliorations sur le court terme, parce qu’à cause de la désintégration de l’URSS les générations postérieures auront moins d’opportunité, tandis que 18% auront confiance dans le futur.

-----

(*)The Gallup Organization est une entreprise américaine qui offre un bouquet de services de recherche touchant la gestion du management, la gestion des ressources humaines et les statistiques. En Occident, elle est surtout connue pour les différents sondages qu’elle mène et dont les résultats sont publiés par différents médias (NDT)

Tomado de RT en: http://actualidad.rt.com/sociedad/view/114970-urss-ciudadanos-anorar-tiempos-sovieticos) traduit par Danielle Bleitrach pour histoire et societe

Partager cet article
Repost0

Articles Récents