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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 13:52

Publié par Jean Lévy sur son blog Ça n'empêche pas Nicolas

 L'Agent Orange : Pendant plus de 10 ans, l'US Army a incendié le Viet Nam et ses habitants d'armes biologiques et chimiques...Qui s'en souvient ?
 L'Agent Orange : Pendant plus de 10 ans, l'US Army a incendié le Viet Nam et ses habitants d'armes biologiques et chimiques...Qui s'en souvient ?

AGENT ORANGE 

Dow Chemical, Monsanto, 
Diamond, Uniroyal...
Découvrez les crimes impunis des marchands de la mort

Quatre décennies plus tard,

enfin le temps des responsabilités ?

  • Agent Orange, Apocalypse Viêt Nam

Alors que Nguyên Phu Trong, secrétaire général du Parti communiste du Vietnam, avait déclaré en juillet que les relations entre le Vietnam et les Etats Unis avaient fait un « grand bond en avant », ces derniers n’ont toujours pas officiellement reconnu les conséquences dramatiques des épandages d’agent orange pendant la guerre. Une Viet Kieu de 73 ans pourrait faire évoluer les choses…

 

C’est le 10 août 1961 que l’armée américaine a pour la première fois utilisé l’agent orange au Vietnam, dans la province de Kontum. C’était le début de l’opération Ranch Hand dont l’un des objectifs était d’affaiblir les rebelles vietnamiens en rasant leurs champs et ainsi en les affamant.

En 10 ans, après plus de 6500 épandages et 75 millions de litres pulvérisés, 10 millions d’hectares de terres agricoles avaient été détruits et 12% des territoires du Sud Vietnam avaient été contaminés.

A certains endroits, le taux de concentration en TCDD (une dioxine réputée pour être la molécule la plus toxique jamais créée par l’homme) était plusieurs centaines de fois supérieur au taux recommandé par l’Agence de Protection de l’Environnement aux Etats Unis.

Dès 1966, les Nations Unies avaient déclaré que les Etats Unis violaient le Protocole de Genève de 1925 réglementant l’utilisation des armes biologiques et chimiques. Les Etats Unis avaient riposté à cette époque en affirmant que l’agent orange n’était qu’un désherbant utilisé pour détruire les cultures et plantations qui nourrissaient les guérilleros et non pas une arme destinée à tuer des êtres humains…

En parallèle, dès 1965, Arthur Galston, botaniste américain et à l’origine malgré lui de l’agent orange, commença à faire du lobbying auprès de la communauté scientifique et du gouvernement américain afin que l’utilisation de ce défoliant soit stoppé craignant les effets qu’il pourrait avoir sur les êtres humains et sur l’environnement.

Mais ce n’est qu’en 1971, suite à la publication de ses conclusions sur l’impact de l’agent orange sur des rats de laboratoire que le Président Richard Nixon se décida à finalement bannir l’utilisation de cette substance.

Sauf qu’entre temps le mal était fait… L’usage intensif de substance hautement toxique avait entraîné de graves problèmes environnementaux et de terribles pénuries qui ont affamé des centaines de milliers de civils vietnamiens dans les années 60. Et elle a aussi provoqué de nombreuses maladies incurables qui continuent d’affecter les nouvelles générations…

Selon le gouvernement vietnamien, 4 millions de citoyens auraient été exposés à l’agent orange et 3 millions souffriraient encore de pathologies qui en résultent (maladies de peau, cancers, …).

Depuis la fin de la guerre, plus de 500 000 enfants seraient nés avec des malformations génétiques…

Et encore aujourd’hui, certains entrepôts qui avaient servi à stocker l’argent orange pendant la guerre seraient toujours contaminés (le taux de dioxine dans la base aérienne de Danang par exemple serait encore 350 fois supérieur aux recommandations internationales).

La terre et les sédiments souillés continuent d’affecter la chaine alimentaire et le quotidien des Vietnamiens.

Le gouvernement américain dément quant à lui toujours le nombre de victimes. En effet, alors qu’il reconnait implicitement les conséquences de l’agent orange puisque plusieurs milliers de ses vétérans sont financièrement dédommagés pour des maladies qui y sont liées, il n’en a toujours pas officiellement reconnu les conséquences sur la population vietnamienne et aucune victime n’a jamais été indemnisée au Vietnam.

Un premier pas va cependant peut-être bientôt être fait, non pas au Vietnam ni aux Etats Unis, mais en France. Mme Trân Tô Nga, une Française d’origine vietnamienne victime de l’agent orange, a en effet intenté un procès contre vingt six entreprises américaines qui seraient impliquées dans la production ou l’approvisionnement de cette dioxine pendant la guerre.

Parmi lesquelles on retrouve notamment Monsanto. Deux avocats français du cabinet William Bourdon & Forestier la défendent dans ce procès sans précédent et, même s’il ne permettra pas d’indemniser les victimes vietnamiennes puisqu’il ne concerne que cette Viet Kieu de 73 ans, ce procès pourrait redonner espoir à ces milliers de victimes et il est suivi avec beaucoup d’attention ici au Vietnam.

Une marche en soutien à Mme Trân Tô Nga et organisée par l’AVAO (Association des Victimes de l’Agent Orange, qui fête ses 10 ans cette année) a même réuni plus de 8 000 personnes à Ho Chi Minh Ville.

Cette marche a eu lieu en amont du 10 Août, Journée de l’Agent Orange, et au moment du lancement de la campagne Orange Pain 2015, qui a pour objectif de lever des fonds pour les victimes.

Pour participer, il suffit d’envoyer DACAM par SMS au 1409 avant le 30 septembre. 18 000 VND par SMS seront reversés à l’AVAO (0,75 euro). 500 000 euros ont ainsi été collectés depuis la première campagne en 2011 et ont permis d’améliorer le quotidien des familles de victimes.

 

Marielle Capelle

(lepetitjournal.com/Hochiminhville)

24 Août 2015

 

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21 août 2015 5 21 /08 /août /2015 21:34
Anders Fogh Rasmussen 2

Après avoir été de 2009 à 2014 secrétaire général de l’Otan (sous commandement USA), Anders Fogh Rasmussen a été embauché comme consultant international par Goldman Sachs, la plus puissante banque d’affaires étasunienne.

Le curriculum de Rasmussen est prestigieux. En tant que Premier ministre danois (2001-2009), il s’est employé à « l’élargissement de l’Ue et de l’Otan en contribuant à la paix et à la prospérité en Europe ». En tant que secrétaire général, il a représenté l’Otan dans son « pic opératif avec six opérations dans trois continents », parmi lesquelles les guerres en Afghanistan et Libye et, « en riposte à l’agression russe contre l’Ukraine, il a renforcé la défense collective à un niveau sans précédents depuis la fin de la guerre froide ».

Il a en outre soutenu le « Partenariat transatlantique de commerce et d’investissements (Ttip) » (ou Tafta, ndt) entre Etats-Unis et Ue, base économique d’ « une communauté transatlantique intégrée ».

Compétences précieuses pour Goldman Sachs, dont la stratégie est simultanément financière, politique et militaire. Ses dirigeants et consultants, après des années de travail dans la grande banque, ont été placés dans des postes clé dans le gouvernement étasunien et dans d’autres : parmi ceux-là Mario Draghi (gouverneur de la Banque d’Italie, puis président de la BCE) et Mario Monti (nommé chef du gouvernement par le président Napolitano en 2011).

On ne s’étonne donc pas que Goldman Sachs mette la main à la pâte dans les guerres conduites par l’Otan. Par exemple, dans celle contre la Libye : elle s’est d’abord appropriée (en causant des pertes de 98%) de fonds d’Etat pour 1,3 milliard de dollars, que Tripoli lui avait confiés en 2008 ; elle a ainsi participé en 2011 à la grande rapine des fonds souverains libyens (estimés à environ 150 milliards de dollars) que les USA et l’Ue ont « congelés » au moment de la guerre. Et, pour gérer à travers le contrôle de la « Central Bank of Libye » les nouveaux fonds retirés de l’export pétrolier, Goldman Sachs s’apprête à débarquer en Libye avec l’opération projetée par USA/Otan sous bannière Ue et « conduite italienne ».

Sur la base d’une lucide « théorie du chaos », on exploite la situation chaotique provoquée par les guerres contre la Libye et la Syrie, en instrumentant et en canalisant vers l’Italie et la Grèce (pays parmi les plus faibles de l’Ue) le tragique exode des migrants conséquent à ces guerres. Cet exode sert d’arme de guerre psychologique et de pression économique pour démontrer la nécessité d’une « opération humanitaire de paix », visant en réalité l’occupation militaire des zones stratégiquement et économiquement les plus importantes de la Libye. Tout comme l’Otan, Goldman Sachs est fonctionnelle à la stratégie de Washington qui veut une Europe assujettie aux Etats-Unis.

Après avoir contribué avec l’escroquerie des prêts subprimes à provoquer la crise financière, qui depuis les Etats-Unis a investi l’Europe, Goldman Sachs a spéculé sur la crise européenne, en conseillant « aux investisseurs de tirer avantage de la crise financière en Europe » (cf. rapport réservé rendu public par le Wall Street Journal en 2011). Et, selon des enquêtes documentées effectuées en 2010-2012 par Der Spiegel, New York Times, BBC, Bloomberg News, Goldman Sachs a camouflé, par des opérations financières complexes (« prêts cachés » à des conditions assassines et vente de « titres toxiques » étasuniens), le vrai montant de la dette grecque. Dans cette affaire, Goldman Sachs a manœuvré plus habilement que l’Allemagne, la BCE et le FMI, dont le joug mis au cou de la Grèce est évident.

En recrutant Rasmussen, avec le réseau international de rapports politiques et militaires qu’il a tissé dans ses cinq années à l’Otan, Goldman Sachs renforce sa capacité d’influence et de pénétration.

Manlio Dinucci

Edition de mardi 18 août 2015 de il manifesto

http://ilmanifesto.info/goldman-sachs-nato-corp/ 

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

 

Manlio Dinucci est géographe et journaliste. Il a une chronique hebdomadaire “L’art de la guerre” au quotidien italien il manifesto. Parmi ses derniers livres:  Geocommunity (en trois tomes) Ed. Zanichelli 2013; Geolaboratorio, Ed. Zanichelli 2014;Se dici guerra…, Ed. Kappa Vu 2014.

 

Apostille de la traductrice pour la version française

 On trouvera dans Le groupe Bilderberg, l’ « élite » du pouvoir mondial, de Domenico Moro (Delga, juin 2015, 19 euros, voir pièce jointe), des éléments présentant et analysant ce « réseau international de rapports politiques et militaires » dont parle M. Dinucci pour A. F. Rasmussen et financiers et économiques pour M. Monti et M. Draghi : tous trois bons exemples du phénomène des « revolving doors » (pantouflage) fonctionnant dans le réseau : « une “personnalité multiple”, profes­sionnellement parlant, c’est-à-dire changeant de rôle et de secteur d’une rencontre à l’autre. (…) véritables “transformistes” de l’élite mondiale, capables de changer d’habit professionnel plusieurs fois en l’espace d’un petit nombre d’années.(…) dans un passage tourbillonnant de la politique nationale à la bureaucratie européenne aux grandes entreprises, à la finance, aux think tanks et à l’université» (p. 203).

Extraits :

 « Les deux derniers secrétaires généraux de l’OTAN ont participé aux rencontres du Bilderberg. Anders Fogh Rasmussen en 2000, l’année précédant son accession au poste de premier ministre du Danemark, et le social-démocrate Jens Stoltenberg en 2002 » (p. 93).

[…] « Goldman Sachs, la banque qui a le plus grand nombre de représentants au Bilderberg et à la Trilatérale et dont le président, Peter Sutherland, siège au direc­toire des deux organisations […] [a] été définie par Matt Taibbi comme une « gigantesque pieuvre vampire ». Du reste, Goldman Sachs fait partie des premiers respon­sables non seulement de la crise des subprimes mais aussi de la crise de l’euro, ayant incité les autorités grecques à falsifier les budgets au moment de l’entrée dans l’euro et ayant bénéficié de l’instabilité de la monnaie unique et de l’augmentation des taux d’intérêt sur les dettes souveraines, au moment où la vérité a surgi » (p. 174).

[…] Dans la campagne présidentielle de 2008, Goldman Sachs fut le principal bailleur de fonds d’Obama, qui, une fois élu, plaça deux hommes de la banque d’affaires, Mark Patterson et Gary Gensler, res­pectivement à la tête du secrétariat au Trésor et à la direction de la com­mission qui régule le marché à termes. Ce ne fut donc pas un hasard si 700 milliards de dollars du programme Tarp furent alloués en 2008 pour sauver Citibank et d’autres banques sans oeuvrer à une réglemen­tation efficace ; tout cela malgré les nombreuses promesses électorales, en continuant la politique de la précédente administration Bush, dont le secrétaire au Trésor, Paulson, était un ancien PDG de Goldman Sachs » (p. 175). 

Le lecteur trouvera aussi dans l’ouvrage publié aux Editions Delga une Présentation au lecteur français par Bernard Genet (comaguer, comité comprendre et agir contre la guerre) fournissant quelques éléments de l’aspect français (direction, membres et invités) de ces réseaux (Bilderberg et Trilatérale).

Copyright © Manlio Dinucci, ilmanifesto.info, 2015

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6 août 2015 4 06 /08 /août /2015 15:23
Otan guerre

« Le terrorisme constitue une menace directe contre la sécurité des pays Otan », a déclaré le Conseil Atlantique Nord, condamnant « les attaques terroristes contre la Turquie » et s’engageant à « suivre de très près les développements à la frontière sud-orientale de l’Otan » Personne n’en doute. En Turquie l’Otan a plus de vingt bases militaires, renforcées par des batteries de missiles étasuniennes, allemandes et espagnoles, en mesure d’abattre des engins volants dans l’espace aérien syrien.  En Turquie encore, à Izmir, l’Otan a transféré le Landcom, le commandement des forces terrestres des 28 pays membres, aujourd’hui en pleine activité. Comme le documentent aussi des enquêtes du New York Times et du Guardian, surtout dans les provinces turques de Adana et Hatay et en Jordanie la Cia a ouvert depuis longtemps des centres d’entraînement de militants islamiques provenant d’Afghanistan, Bosnie, Tchétchénie, Libye et autres pays, en les préparant et les armant pour des actions terroristes en Syrie. Y compris ceux qui en Syrie ont formé le groupe armé État islamique pour renverser le gouvernement de Damas et ont ensuite attaqué l’Irak au moment où le gouvernement du chiite al-Maliki prenait ses distances de Washington, en se rapprochant de Pékin et Moscou. Les armes, arrivant surtout via l’Arabie Saoudite et le Qatar, entrent en Syrie à travers la frontière turque d’où transitent chaque jour des centaines de TIR sans aucun contrôle.

Le Secrétaire général de l’OTAN Stoltenberg lors d’une conférence de presse à la réunion des ministre des Affaires étrangères de l’OTAN à Antalya , en Turquie le 13 mai 2015. ( Reuters )

Maintenant, derrière le paravent de la « lutte contre l’EI » (organisation de fait fonctionnelle à la stratégie USA/Otan), la Turquie attaque les Kurdes du PKK, qui combattent contre le groupe État Islamique (EI). Soutenue par la Maison Blanche qui, par la voix de la porte-parole Alistair Baskey, définit le PKK comme « un groupe terroriste » en affirmant que « la Turquie a le droit de se défendre contre les attaques terroristes des rebelles kurdes ».

En même temps Etats-Unis et Turquie se sont mis d’accord sur un plan pour la création d’une « zone sûre », formellement « libre de l’EI », le long d’une bande d’une centaine de kilomètres en territoire syrien à la frontière turque. Le plan prévoit l’utilisation de chasseurs-bombardiers étasuniens déployés en Turquie et de forces terrestres turques, accompagnées dans des opérations secrètes par des forces spéciales USA/Otan.

Source de la carte : Le Monde, 23 juillet 2015

Cette bande de territoire, sur laquelle va être imposée une « no-fly zone », devrait être contrôlée par ceux que le New York Times définit comme des «insurgés syriens relativement modérés », armés et entraînés par le Pentagone, dont beaucoup ont conflué ensuite dans le groupe État Islamique et dans le Front qaediste al-Nosra.

En autorisant maintenant  des raids aériens pour soutenir les « rebelles » entraînés par le Pentagone, « même si ce seront les forces du président Assad qui les attaqueront », Obama autorise la guerre aérienne USA/Otan contre les forces gouvernementales syriennes. Des groupes « rebelles » sont soutenus aussi par Israël, comme l’a déclaré en personne le ministre de la défense Ya’alon (voir The Times of Israël, 29 juin 2015). La création de la « zone sûre », formellement à des fins humanitaires pour donner refuge aux réfugiés syriens, constitue le début officiel du démantèlement de la Syrie, Etat souverain membre de l’Onu. Etat qui a renoncé aux armes chimiques, au contraire d’Israël qui a aussi celles nucléaires.

L’Otan va aussi « au secours » de l’Irak, menacé par l’État islamique : elle a annoncé le 31 juillet qu’elle entraînera en Turquie et Jordanie des combattants irakiens (sélectionnés par Washington pour la balkanisation de l’Irak). Elle met ainsi en acte la stratégie qui vise à redessiner la carte du Moyen-Orient en effaçant, comme cela a été fait en Europe avec la Yougoslavie et en Afrique du Nord avec la Libye, les Etats considérés comme des obstacles aux intérêts de l’Occident. Provoquant des millions de morts et réfugiés, pendant que la Maison Blanche publie la pétition populaire contre le meurtre du lion Cecil, pour montrer son humanité.

 Manlio Dinucci

Edition de mardi 4 août 2015 de il manifesto

http://ilmanifesto.info/lantiterrorismo-della-nato/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

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6 août 2015 4 06 /08 /août /2015 08:24

MANIFESTATION EN SOLIDARITÉ AVEC LE PEUPLE KURDE

mardi 4 août 2015 - 23h25 -


Lu sur Bellaciao

Le gouvernement fasciste de l’AKP organise la guerre et les massacres ! Le gouvernement fasciste de l’AKP n’est jamais rassasié avec le sang qu’il fait couler. Depuis des jours, il incendie les forêts du Kurdistan, bombarde les camps de Kandil et les espaces de défense du pays Mède, assassine des révolutionnaires comme la militante Gunay OZARSLAN à Istanbul, s’en prend à des lieux de culte des Alévis, entrave leurs funérailles, bref, il sème le chaos par tous les moyens et partout, en vue de contrecarrer avec bellicisme la revendication de paix de nos peuples. Après avoir vécu la défaite électorale du 7 juin dernier, infligée par les peuples en quête de justice et de liberté, Erdogan est soucieux de voir que le règne fasciste de l’AKP pourrait être démoli par un formidable tremblement de terre populaire. Dès lors, ils s’attaquent aux jeunes et aux peuples, en vue de renforcer le joug fasciste de leur pouvoir. Le 20 juillet 2015, un massacre particulièrement lâche et traître a été perpétré contre des jeunes à Suruç au Kurdistan du Nord, provoquant la colère et la douleur de l’opinion publique internationale. Des centaines de jeunes membres socialistes de la SGDF savouraient leur joie, de voir leur rêve se concrétiser lorsqu’ils étaient sur le point de partir pour Kobani avec les jouets et les livres d’enfants qu’ils avaient collectés pour faire sourire les enfants de l’autre côté de la frontière syrienne, en pleine guerre contre les bandes barbares islamistes. La plénitude et la noblesse de leur acte, inondaient leurs cœurs... jusqu’au moment où une bombe venait à exploser et saigner nos cœurs... C’est pourquoi, nous lançons un appel massif à la presse et à l’opinion publique à condamner fermement aux opérations politiques et militaires menées contre les Kurdes. Pour exiger la libération sans conditions ni délai de Abdullah Ocalan. Pour exiger la fin du terrorisme d’Etat Turc qui ose attaquer le PKK qui lutte contre DAESH

Manifestation le Samedi 08 Août 2015

Place de la République à 16h

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5 août 2015 3 05 /08 /août /2015 21:52
70ème anniversaire des bombardements d’Hiroshima et Nagasaki : lettre ouverte de la présidente du Conseil mondial de la Paix, Socorro Gomes

5 août 2015, traduction MlN pour Solidarité internationale PCF

Un terrible anniversaire qui appelle à intensifier notre lutte contre les armes atomiques.

En ce 70ème anniversaire des bombardements criminels américains sur les villes japonaises d’Hiroshima et Nagasaki, nous vous écrivons pour réaffirmer notre solidarité avec le peuple japonais, victime de l’effroyable inauguration de l’usage des armes nucléaires dans le monde. Nous rendons hommage aux milliers de victimes de ce crime de guerre et crime contre l’Humanité perpétré par l’impérialisme américain, qui a toujours des comptes à rendre.

Les victimes ne sont pas des nombres : ce sont des hommes et des femmes dont les vies ont été arrachées par la pire expression du bellicisme et de la brutalité, mais dont le souvenir doit animer notre combat contre les armes de destruction massive et pour la paix.

Au moment où nous adressons l’expression de notre solidarité au peuple japonais et lui apportons notre soutien, nous adressons un appel au renforcement de la lutte commune des peuples pour l’abolition totale de l’arme atomique. Nous regrettons que, 45 ans après son adoption, le Traité de non-prolifération (TNP), un texte superficiel et insuffisant, n’ait pas assuré à l’humanité la délivrance de la menace de guerre nucléaire.

Nous rendons hommages aux 300.000 victimes japonaises et aux victimes des essais nucléaires américains dans des sites comme les îles Marshall, qui souffrent toujours des conséquences des essais réalisés par les Etats-Unis entre 1946 et 1958. Nous réitérons notre appel au monde pour la suppression totale des arsenaux nucléaires qui mettent en danger l’humanité.

En 1950, le Conseil mondial de la Paix lançait l’Appel de Stockholm, qui allait être signé par plus de 350 millions de personnes. Il demandait « l’interdiction absolue de l’arme atomique, arme d’épouvante et d’extermination massive des populations ». Ce document, que nous portons toujours 65 ans après, exhorte « les hommes et femmes de bonne volonté du monde entier à signer l’Appel ». Bien que des millions de personnes aient demandé l’abolition de l’arme nucléaire, les dirigeants de ce monde en sont encore à débattre d’un projet bien moins ambitieux : la simple réduction des arsenaux existants.

L’échec des conférences d’examen du TNP – la dernière a eu lieu en avril 2015 – est le fait des régimes qui y sont le plus opposés, poursuivant leur politiques impérialistes de massacre, de terreur et d’oppression : Israël et les Etats-Unis. Le projet de faire du Moyen-Orient, l’une des régions les plus instables à cause des menées impérialistes, une zone dénucléarisée a suffi à déclencher la réponse d’Israël et à enrayer le processus à travers l’intervention des Etats-Unis.

De leur côté, les Etats-Unis ont fait du théâtre avec la mise en scène de la réduction de leur arsenal, cachant leur effort de « modernisation » : maintenant leur pouvoir nucléaire, ils accroissent les effets meurtriers et l’opérativité de leur arsenal même s’ils le réduisent en quantité. Leur politique, combinée et mise en avant par la plus grande machine de guerre qu’ait connue l’humanité, l’OTAN, est basée sur la menace et sur l’agression contre les peuples de toute la planète.

Aussi, en ce jour de terrible anniversaire, nous affirmons avec force, une fois de plus, notre condamnation du massacre du peuple japonais et de la menace de répétition d’un événement aussi horrible.

Nous intensifions notre lutte déterminée pour l’abolition de l’arme atomique et des autres armes de destruction massive. Dans notre démarche antiimpérialiste, nous sommes sûrs que notre unité mettra en échec les politiques bellicistes et militaristes, parce la volonté des peuples, c’est simplement la paix.

Socorro Gomes, présidente du Conseil mondial de la Paix.

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4 août 2015 2 04 /08 /août /2015 13:28
Dans la revue de presse des Crises.fr

"Le général américain en retraite Wesley Clark a appelé à l'internement des personnes « déloyales » envers le gouvernement des États-Unis dans une interview avec la chaîne de télévision MSNBC vendredi. [...] « Il faut identifier les personnes qui sont les plus susceptibles de se radicaliser. Nous devons tuer ceci dans l’œuf », a dit Clark.[...] Puis il dit: « Si ces gens sont radicalisés et s’ils ne soutiennent pas les États-Unis, s'ils sont déloyaux envers les États-Unis par principe très bien. C'est leur droit, mais nous avons le droit et l'obligation de les séparer de la communauté normale pour la durée du conflit ». […] Les recommandations de Clark, proclamées publiquement à la télévision nationale, reviennent à formuler un programme pour la détention de masse des opposants politiques de l'État américain. Son affirmation du « droit et de l'obligation » de Washington de procéder à des rafles et à des opérations d'internement de masse contre l'opposition politique, citant comme modèle les méthodes employées contre les personnes d'origine allemande ou japonaise pendant la Seconde Guerre mondiale, donne un aperçu à faire froid dans le dos de la façon de penser de secteurs puissants de l'élite dirigeante américaine."

Source : WSWS

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4 août 2015 2 04 /08 /août /2015 13:23
Revue de presse de Lescrises.fr

"Des chercheurs et spécialistes de l’intelligence artificielle militent pour bannir les armes autonomes, comme les « robots tueurs », qui pourraient être créés d’ici quelques années. Les scientifiques, qui craignent une potentielle course à l’armement, souhaitent un développement « pacifiste » plutôt orienté vers le progrès. Dans une lettre ouverte dévoilée lundi 27 juillet, lors de la conférence internationale sur l'intelligence artificielle, l'IJCAI, qui se tient à Buenos Aires en Argentine jusqu'au 31 juillet, quelque 1.000 scientifiques et experts demandent une interdiction des « robots tueurs », armes autonomes qui « visent et tirent sur des cibles sans intervention humaine »."

Source : La Tribune

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4 août 2015 2 04 /08 /août /2015 10:31

Publié par Jean Lévy

Libye Printemps 2012 : quand France et Grande- Bretagne faisaient la guerre à Kadhafi pour dépecer le pays en deux entités...

 

Selon les sources officielles étatsuniennes...

Une intervention militaire franco-britannique

   loin des proclamations de ferveur démocratique...

 

 

(BRUXELLES2) Les mails de l’ancienne secrétaire d’État américaine Hillary Clinton – publiés par le Département d’Etat US – sont une vraie mine d’or pour celui qui enquête sur la géopolitique moderne.

Sur la période de la crise en Libye en 2011, ces échanges électroniques révèlent (ou confirment plutôt) que la division de la Libye en deux entités distinctes non seulement était envisagée mais potentiellement souhaitée par certains acteurs clés du conflit, notamment français et britanniques, voire égyptiens.

Diviser pour mieux régner ?

Nous sommes le 8 avril 2011 — l’opération des alliés, surtout Français et Britanniques est entamée depuis à peine un mois et semble s’enliser (lire :  Un mois après le début de la campagne libyenne, quel bilan ? Pourquoi ça traine ?). Un haut fonctionnaire du Conseil National de Transition (CNT) de Libye avertit la secrétaire d’Etat, Hillary Clinton « Français, Anglais et d’autres pays européens seraient pleinement satisfaits avec une situation d’impasse qui laisserait la Libye divisée en deux entités rivales ». La méfiance semble de mise dans les rangs du CNT. Un haut fonctionnaire militaire informe ainsi les services américains de ses doutes, « ni les Français, ni les Britanniques ne fournissent suffisamment d’aides pour contrer les forces de Kadhafi ». Suspicieux, les leaders de l’opposition envisagent même à cette époque « d’engager des firmes privées pour fournir entrainement au combat et pour organiser leurs forces ».

La frustration de Nicolas Sarkozy

Dès le début de l’intervention armée (opération Harmattan pour les Français, Ellamy pour les Britanniques), une source européenne informe les Américains que « le commandement militaire français anticipe l’effondrement total de la structure militaire libyenne pour la semaine suivante ». Mais à partir de mars 2011, il devient très difficile d’obtenir des informations provenant du terrain. Ce qui d’après les informations américaines a eu le don d’agacer l’ancien président français, Nicolas Sarkozy, de plus en plus « frustré » par cette situation. Une source bien informée souligne que le président français « exerce une pression afin que la France émerge de cette crise comme le principal allié extérieur quel que soit le gouvernement qui prendra le pouvoir » en Libye (NB: le 18 mars, Sarkozy est un des premiers a reconnaitre publiquement le CNT comme l’autorité légitime).

Le flegme britannique

Plus pragmatiques, les Britanniques eux ne fondent pas leurs objectifs sur un prétendu prestige qui découlerait de la « protection des populations civiles ». Celle-ci n’est qu’un moyen pour la défense des intérêts du Royaume en Libye.

Informée par des hauts fonctionnaires militaires du Conseil National de Transition de Libye, Hilary Clinton apprend dès mars 2011 l’état des tractations des services de renseignements franco-britannique. Sur le terrain, « en dépit de l’intervention de l’OTAN contre les forces de Kadhafi, le gouvernement britannique utilise ses services de renseignement dans le but de dicter le comportement à la fois du CNT et Kadhafi »affirment des hauts gradés du CNT. 

Les tractations britanniques auprès de Saif Al-Islam Kadhafi mettent en évidence la planification des relations futures si ce dernier succède à son père à l’issue du conflit qui embrase le pays en 2011. Ces mêmes sources informent les Américains que « les services diplomatiques et de renseignement maintiennent des contacts avec les membres du gouvernement de Kadhafi ». La fuite au Royaume-Uni du ministre libyen des Affaires étrangères, Moussa Koussa n’est pas un hasard…

(Johanna Bouquet)

 

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2 août 2015 7 02 /08 /août /2015 22:21

Pacte militaire Grèce-Israël

Mondialisation.ca, 28 juillet 2015
Israël Grèce

Quand Tsipras est arrivé au gouvernement en Grèce, l’alarme a sonné en Israël : Syriza, soutien de la cause palestinienne, demandait de mettre fin à la coopération militaire de la Grèce avec Israël. Face à la brutale répression israélienne contre les Palestiniens, prévenait Tsipras, « nous ne pouvons pas rester passifs, parce que ce qui arrive aujourd’hui sur l’autre rive de la Méditerranée, peut arriver sur notre rive demain ». Sept mois plus tard, fin de l’alarme : Panos Kammenos, ministre de la défense du gouvernement Tsipras, est allé en visite officielle à Tel Aviv, où le 19 juillet il a signé avec le ministre israélien de la défense, Moshe Ya’alon, un important accord militaire. Pour ce déplacement, Kammenos, fondateur du nouveau parti de droite Anel, a choisi le moment où la Grèce était prise en tenailles par la question de la dette. L’ «Accord sur le statut des forces », communique le Ministère grec de la défense, établit le cadre juridique qui permet au « personnel militaire de chacun des deux pays de se rendre et résider dans l’autre pour participer à des exercices et activités de coopération ». Un accord semblable n’a été signé par Israël qu’avec les Etats-Unis. Dans l’agenda des entretiens on trouve aussi la « coopération dans le domaine de l’industrie militaire » et la « sécurité maritime », notamment des gisements offshore de gaz qu’Israël, Grèce et Chypre considèrent comme leur « zone économique exclusive », en repoussant les revendications de la Turquie.

Sur la table de la rencontre « les questions de la sécurité au Moyen-Orient et en Afrique du Nord ». Faisant écho à Ya’alon qui a dénoncé l’Iran comme « générateur de terrorisme, dont l’ambition hégémonique mine la stabilité d’autres Etats », Kammenos a déclaré : « La Grèce aussi est dans le rayon des missiles iraniens ; si un seul réussit à atteindre la Méditerranée, ce pourrait être la fin des Etats de cette région ». Il a ensuite rencontré les dirigeants des forces armées israéliennes pour établir une coordination plus étroite avec celles grecques. En même temps le chef de la marine militaire hellène, le vice-amiral Evangelos Apostolakis, a signé avec la contrepartie israélienne un accord de coopération sur des « services hydrographiques » non mieux précisés. Le pacte militaire avec Israël, stipulé au nom du gouvernement Tsipras, n’est pas seulement un succès personnel de Kammenos. Il entre dans la stratégie USA/Otan qui, dans l’offensive vers l’Est et vers le Sud, vise à intégrer toujours plus étroitement la Grèce non seulement dans l’Alliance mais dans la coalition plus ample comprenant des pays comme Israël, Arabie Saoudite, Ukraine et autres.

Le secrétaire général  Stoltenberg a déclaré que le « paquet de sauvetage » UE pour la Grèce est « important pour toute l’Otan », la Grèce étant un « solide allié qui dépense plus de 2% de son PIB pour la défense »  (niveau atteint en Europe seulement par la Grande-Bretagne et l’Estonie). Particulièrement importante pour l’Otan la base aéronavale de la baie de Suda en Crète, utilisée de façon permanente par les Etats-Unis et d’autres alliés, dans ces dernières années pour la guerre contre la Libye et les opérations militaires en Syrie. Maintenant utilisable, grâce au pacte avec la Grèce, également par Israël surtout en fonction anti-Iran.

Dans ce cadre stratégique se recomposent les conflits d’intérêt entre Grèce et Israël, d’un côté, et Turquie de l’autre. La Turquie, où l’Otan a plus de 20 bases et le Commandement des forces terrestres, au nom de la « lutte contre l’Isis » bombarde les Kurdes du PKK (vrais combattants anti-Isis) et, avec les USA et les « rebelles », se prépare à occuper la bande septentrionale du territoire syrien. En vertu de l’article 4 du Pacte Atlantique, car elle considère que sont menacées sa sécurité et son intégrité territoriale.

Manlio Dinucci

Edition de mardi 28 juillet 2015 de il manifesto

http://ilmanifesto.info/il-patto-militare-grecia-israele/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

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2 août 2015 7 02 /08 /août /2015 17:17

ISRAËL, UNE PLAIE AU CŒUR DU PROCHE ET DU MOYEN-ORIENT (partie 1)
 
Par Panthéa Kian, militante politique iranienne, membre du Parti de l’émancipation du peuple (ex-M’PEP).
 
Le 30 juillet 2015.
 
Pour la troisième fois consécutive, Benyamin Netanyahou, le leader du Likoud (droite nationaliste), gagne en mars 2015 les élections législatives. Il disposera ainsi d’une nouvelle période de 5 ans à la tête du gouvernement. Les électeurs israéliens, en majorité des colons surtout de la dernière génération arrivés des pays d’Europe de l’Est, ont affirmé une fois de plus leur volonté de poursuivre la colonisation illégale des terres palestiniennes et le refus de la reconnaissance du droit palestinien à son État souverain sur les terres reconnues par les Accords d’Oslo. Occupation et agression militaire, répression policière et apartheid contre le peuple palestinien, maintien du Proche-Orient en état de guerre permanente : ce sont là les choix d’une majorité d’Israéliens faits par l’élection de Benyamin Netanyahou. Le bilan économique et social d’une décennie de gouvernement Netanyahou est pourtant exécrable. La disparité des revenus dans la société israélienne, en forte augmentation depuis le milieu des années 90, a atteint des sommets. En termes d’inégalités, elle n’a d’équivalents dans le monde « avancé » qu’aux États-Unis. Alors qu’une extraordinaire concentration des richesses se trouve du côté de 1% de la population, la pauvreté relative a plus que doublé en deux décennies pour atteindre 21%. La pauvreté infantile a plus que quadruplé sur la même période pour se situer à 28% et plus.
 
(…)
 
Pour lire la suite, cliquez ci-dessous :
http://www.m-pep.org/Israel-une-plaie-au-coeur-du-proche-et-moyen-orient-partie-1

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