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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
8 avril 2017 6 08 /04 /avril /2017 09:57
Les bombardements américains en Syrie menacent la paix mondiale.

Ce 7 avril on apprend qu’en violation du droit international les Etats Unis ont mené des actes de guerre contre un pays souverain, la , bombardement un camps militaire au sud de Homs : une soixantaine de missiles de croisière tirés par l’armée américaine ont visé la base aérienne de l’armée républicaine syrienne de Al Shaerat détruisant plusieurs avions et tuant quatre soldats. Il convient de noter que cette attaque a été réalisée de façon concomitante avec une attaque de Daech à 20 km à l’est de cette base militaire et une attaque des islamistes d’Al Qaida en direction de Lataquié. Démontrant s’il le fallait le but réel de ce viol de la légalité internationale par cette agression.

Les soldats américains accompagné des forces SDF ont également franchit l’Euphrate à Kusubi à une cinquantaine de kilomètre de Deir Ezz Zorr. Une ville qui a déjà été bombardé par l’aviation américaine alors qu’elle subit un siège affreux conduit par Daech

Les bombardements américains en Syrie menacent la paix mondiale. De fait, la confrontation directe entre la Russie et les Etats Unis est désormais possible à tout moment

JBC pour www.initiative-communiste.fr

Soutien aux victimes et halte aux Docteurs Folamour de l’ingérence tous azimuts ! Communiqué du PRCF

La mort d’enfants et de nombreux civils adultes suite à un bombardement imputé à l’armée syrienne régulière permet à tous les va-t-en-guerre du camp euro-atlantique d’appeler, de manière totalement irresponsable, à la guerre totale des USA et de leurs vassaux de l’OTAN contre la Syrie souveraine et son allié russe. Au nom de la France, et sans rien savoir de précis sur les faits, le « socialiste » Ayrault appelle à de nouvelles « sanctions » contre la Russie.[...]

La suite du communiqué en cliquant ci-dessous

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8 avril 2017 6 08 /04 /avril /2017 09:42
Repris sur El Diablo
BOMBARDEMENT US en SYRIE : Trois réflexions pour inciter à la PRUDENCE
BOMBARDEMENT US en SYRIE : Trois réflexions pour inciter à la PRUDENCE

Par Michel COLLON - Le 7 avril 2017

Quand nous sommes bombardés d’informations sur un « massacre » servant à justifier des bombardements US, on a toujours intérêt à se souvenir des précédents. En 2013, on a déjà accusé Damas. Mais l’enquête officielle de l’ONU (pourtant fort infiltrée par les USA) a conclu à l’impossibilité de désigner le camp responsable.

1. Réfléchir avec prudence !

Quand nous sommes bombardés d’informations sur un « massacre » servant à justifier des bombardements US, on a toujours intérêt à se souvenir des précédents.

En 2003, les « armes de destruction massive » avaient déjà servi de prétexte à George Bush pour plonger l’Irak en enfer. A l’époque, nous disions : c’est un médiamensonge, on ne nous a pas crus. Maintenant tout le monde le reconnaît mais pour les Irakiens, il est trop tard.

En 2013, on a déjà accusé Damas. Mais l’enquête officielle de l’ONU (pourtant fort infiltrée par les USA) a conclu à l’impossibilité de désigner le camp responsable. Par contre, le Massachusetts Institute of Technologies (USA) a attribué l’attaque aux rebelles.

Dans mes livres, j’ai exposé comment chaque guerre est précédée d’un grand médiamensonge (Vietnam, Panama, Irak, Yougoslavie, Palestine, Afghanistan, Libye, Syrie, Côte d’Ivoire). C’est une technique pour chauffer l’opinion, il convient de ne pas se laisser manipuler, mais de réfléchir.

2. Qui a intérêt à cette provocation ?

N’étant pas sur place, je ne prétends pas savoir ce qui s’est passé. D’ailleurs, dans une telle affaire, PERSONNE ne peut l’affirmer avec certitude. Il faudrait une enquête, impartiale, qui prendrait un certain temps. Je remarque que dans le magazine français Challenges, hier, les experts militaires français mettent en doute la responsabilité de l’armée syrienne […]

LIEN VERS LA SUITE DE L’ARTICLE CI-DESSOUS :

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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 15:53
Bombardement américain contre la Syrie : comment Donald Trump a été repris en main par l’« État profond » [sur Ruptures]

 

Bombardement base Shayrat

 

Le bombardement soudain et massif, le 6 avril, de la base militaire syrienne de Shayrat par les forces américaines pourrait bien marquer un nouveau tournant dans la géopolitique mondiale. Au-delà de la Syrie, c’est naturellement un geste agressif brutal qui est ainsi perpétré contre la Russie. Pour l’heure, celle-ci a réagi avec sang-froid.

À ce stade, trois points méritent d’être notés. D’abord, sans guère de surprise, les pays occidentaux et les médias dominants reprennent sans la moindre réserve la thèse selon laquelle l’attaque chimique contre la ville syrienne de Khan Cheikhoun – attaque qui a servi de prétexte à l’agression américaine – aurait été ordonnée par Damas.

Or, outre le fait qu’on voit mal quel intérêt le pouvoir syrien aurait eu à alimenter contre lui une nouvelle fois toute la propagande occidentale, les experts militaires, notamment français, mettent en doute cette thèse, comme le révélait hier l’hebdomadaire Challenges, peu suspect de sympathie excessive vis-à-vis de Bachar el-Assad. Dès lors, on peut s’interroger sur une hypothèse : le drame de Khan Cheikhoun n’était-il pas une provocation imaginée par des forces, à Washington ou ailleurs, qui voyaient avec angoisse la guerre en Syrie pouvoir s’orienter – enfin ! – vers une issue négociée respectant la souveraineté de ce pays ?

Deuxièmement et surtout, au regard de la campagne électorale atypique que mena le milliardaire qui siège désormais à la Maison-Blanche, la décision de ce dernier de recourir à l’agression militaire met en lumière l’extraordinaire capacité de ce qu’on pourrait appeler « l’État profond » américain à reprendre en main celui qui avait dû son succès à sa rhétorique anti-establishment. Plus significatif encore est le langage employé par Donald Trump, qui n’a pas hésité à renouer avec des accents moralisateurs que n’auraient pas renié les pires néo-conservateurs, et mis à l’honneur par George W. Bush.

Ces dernières semaines déjà, le président américain avait explicitement tourné le dos à des thèmes qui avaient marqué sa campagne

[...]

La suite ci-dessous

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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 23:36

Sortie de l’OTAN, conférence des frontières, service national obligatoire et piques à ses concurrents  de la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon présentait, ce vendredi, son projet de Défense.

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 15:56
L’OTAN menace notre sécurité [ INVESTIG'ACTION ]

L’OTAN masse des troupes et des armes aux marches de la Russie. Nous tenons à exprimer notre inquiétude devant la propagande qui déforme la réalité des menaces qui pèsent sur la paix. Cette propagande insidieuse fabrique des ennemis imaginaires pour justifier le surdéveloppement de dépenses militaires, des conquêtes de territoires ou de « parts de marché », des prises de contrôle d’approvisionnement énergétique et pour corroder la démocratie.
Non, la Russie n’est pas l’agresseur et ne menace aucunement les Pays-Baltes, la Pologne ou la Suède. A l’implosion de l’URSS et du Pacte de Varsovie, la bévue stratégique des Etats-Unis et de leurs alliés a été de ne pas refonder l’architecture internationale de sécurité. Oubliée la Charte de Paris (1990) qui promettait la paix à l’Europe.

[...]

La suite sur Investig'action

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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 22:20
 
otan-usa-europe

La torpille lancée à travers le New York Times -l’accusation contre Moscou de violer le Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI)- a touché son objectif : celui de rendre encore plus tendus les rapports entre Etats-Unis et Russie, en ralentissant ou empêchant l’ouverture de cette négociation annoncée par Trump dès sa campagne électorale. La torpille porte la signature d’Obama, qui en juillet 2014 (immédiatement après le putsch de Place Maïdan et la crise consécutive avec la Russie) accusait Poutine d’avoir testé un missile nucléaire de croisière, dénommé SSC-X-8, violant le Traité FNI de 1987 qui interdit le déploiement de missiles avec base à terre et portée comprise entre 500 et 5500 km.

D’après ce que déclarent des fonctionnaires anonymes du renseignement étasunien, deux bataillons russes en sont déjà armés, chacun doté de 4 lanceurs mobiles et 24 missiles à tête nucléaire.

Avant de quitter l’an dernier sa charge de Commandant suprême allié en Europe, le général Breedlove prévenait que le déploiement de ce nouveau missile russe « ne peut rester sans réponse ». Il taisait par contre le fait que l’Otan garde déployées en Europe contre la Russie environ 700 têtes nucléaires étasuniennes, françaises et britanniques, presque toutes prêtes au lancement vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Et au fur et à mesure qu’elle s’est étendue à l’Est jusqu’à l’intérieur de l’ex-URSS, l’Otan a de plus en plus rapproché ses forces nucléaires de la Russie.

 

 

C’est dans la cadre de cette stratégie que s’insère la décision, prise par l’administration Obama, de remplacer les 180 bombes nucléaires B-61 -installées en Italie (50 à Aviano et 20 à Ghedi Torre), Allemagne, Belgique, Hollande et Turquie – par les B61-12 : nouvelles armes nucléaires, chacune à quatre options de puissance sélectionnables selon l’objectif à frapper, capables de pénétrer dans le terrain pour détruire les bunkers des centres de commandement. Un programme de 10 milliards de dollars, par lequel chaque B61-12 coûtera plus que son poids en or.

En même temps les USA ont réalisé en Roumanie la première batterie de missiles terrestre de la « défense anti-missile », qui sera suivie d’une autre en Pologne, composée de missiles Aegis, déjà installés à bord de 4 navires de guerre étasuniens déployés en Méditerranée et Mer Noire. C’est le soi-disant « bouclier » dont la fonction est en réalité offensive : s’ils arrivaient à le réaliser, USA et Otan tiendraient la Russie sous la menace d’un first strike nucléaire, en se fiant à la capacité du « bouclier » de neutraliser les représailles. De plus, le système de lancement vertical Mk 41 de Lockheed Martin, installé sur les navires et dans la base en Roumanie, est en mesure de lancer, selon les techniques spécifiques fournies par le même constructeur, « des missiles pour toutes les missions », y compris celles d’ « attaque contre des objectifs terrestres avec missiles de croisière Tomahawk », armables aussi de têtes nucléaires.

Moscou a averti que ces batteries, étant en mesure de lancer aussi des missiles nucléaires, constituent une violation du Traité FNI.

Que fait l’Union européenne dans cette situation ? Alors qu’elle déclame son engagement pour le désarmement nucléaire, elle est en train de concevoir dans ses cercles politiques ce que le New York Times définit comme « une idée auparavant impensable : un programme d’armements nucléaires UE ». Selon ce plan, l’arsenal nucléaire français serait « reprogrammé pour protéger le reste de l’Europe et placé sous un commun commandement européen», qui le financerait par un fonds commun. Cela adviendrait « si l’Europe ne pouvait plus compter sur la protection américaine ». En d’autres termes : dans le cas où Trump, se mettant d’accord avec Poutine, ne déploierait plus les B61-12 en Europe, c’est l’Ue qui penserait à poursuivre la confrontation nucléaire avec la Russie.

 Manlio Dinucci

Il grande gioco nucleare in Europa

Edition de mardi 14 mars 2017 de il manifesto

https://ilmanifesto.it/il-grande-gioco-nucleare-in-europa/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 00:05
samedi 4 mars 2017

 

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Alger : cérémonie de recueillement à la mémoire du martyr Fernand Iveton et du moudjahid Georges Acampora
Photo-APS

ALGER - Une cérémonie de recueillement à la mémoire du chahid de la Révolution, Fernand Iveton (1926-1957) et le moudjahid Georges Acompora (1926-2012) a été organisée samedi au cimetière chrétien de Bologhine (ex-Saint-Eugène) Alger.
La cérémonie s’est déroulée en présence de familles, proches et amies des deux regrettés ainsi que d’anciens moudjahidine, dont l’ancien ministre de l’Intérieur Nouredine Yazid Zerhouni.

Le martyr Fernand Iveton est l’unique Algérien d’origine européenne condamné à mort puis guillotiné en février 1957 par l’Etat français. Il était membre du Parti communiste algérien (PCA) avant de rallier le Front de libération nationale (FLN).

[...] Lire la suite sur le site d'Alger Républicain :

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9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 15:09
sur le site de l'UJFP
lundi 6 février 2012 par Pierre Stambul

En 1988 à Alger, la direction de l’OLP (Organisation de libération de la Palestine) a reconnu l’Etat d’Israël dans ses frontières d’avant 1967 et a limité ses revendications à un Etat palestinien sur 22% de la Palestine historique (Gaza, Jérusalem Est et Cisjordanie). Avant d’examiner les circonstances historiques qui ont mené à cette concession majeure et ce qui s’en est suivi, il convient de faire une constatation facile : près de 20 ans après les accords d’Oslo, conséquences de la décision d’Alger, l’occupant a détruit dans les faits toute possibilité d’établir un Etat palestinien qui soit autre chose que la juxtaposition de bantoustans isolés et non-viables. Alors, utopie pour utopie, revenons sur ce débat « un Etat/deux Etats ».

Conférence-débat à Montauban
à l’invitation de l’AFPS 82
le samedi 4 février 2012
par Pierre Stambul (co-président de l’Ujfp).

La question fondamentale : l’Etat juif.

Sans doute, parmi les Juifs qui arrivent en Palestine dès les années 1900, beaucoup cherchent un refuge, face à l’antisémitisme européen. Mais le projet politique qui est à l’œuvre, le sionisme, a dès le départ une autre signification qui est raciste. Pour les sionistes, la Palestine est « une terre sans peuple pour un peuple sans terre » (phrase due à Zangwill dans un autre contexte) et le peuple palestinien n’existe pas. Pour les sionistes, les Juifs ont vécu 2000 ans d’exil et de souffrance lors d’une longue parenthèse (la diaspora) et ils ont fait leur « retour » sur la terre de leurs ancêtres. On sait aujourd’hui qu’il n’y a eu ni exil, ni retour (lire Shlomo Sand). Pour les sionistes (c’est enseigné en Israël et on trouve ces délires sur de nombreux sites sionistes), la Palestine était (faiblement) peuplée de populations composites amenées là par l’occupant ottoman. Le candidat républicain aux présidentielles américaines Newt Gingrich a repris officiellement ces thèses négationnistes sur la non-existence du peuple palestinien.
En 1919, Ben Gourion écrit que ces fellahs qui vivent en Palestine sont sûrement des descendants d’Hébreux (là il n’a pas tort) et qu’ils vont donc accepter le projet sioniste. Là, bien sûr il se trompe.
Le projet sioniste est un projet de conquête colonial très particulier. Il ne vise pas à exploiter les autochtones mais à les nier, à les expulser et à les remplacer par des Juifs. Ce projet est raciste : l’existence, la dignité et les droits des Palestiniens sont totalement niés.
Le KKL qui va déposséder les Palestiniens de leur propre pays a été fondé en 1901. La banque coloniale juive date de 1899. L’Agence juive est créée en 1929 et dans les faits, c’est plus que l’embryon du futur Etat juif. Le syndicat Histadrout est créé en 1920 et dans ses statuts, il vise à établir une « patrie de travail pour le peuple juif ».
Avant le sionisme, environ 4% de la population palestinienne était juive. En majorité, cette population arrivée à partir de la fin du XVIIIe siècle était très religieuse. Ces Juifs palestiniens vivent en bonne intelligence avec leurs voisins musulmans ou chrétiens et ils seront longtemps hostiles au sionisme. Les Palestiniens ne sont pas contre une cohabitation avec les Juifs. Mais après la déclaration Balfour, ce qu’ils constatent, c’est une conquête rampante de leur pays et surtout la création d’un véritable Etat avec ses institutions et son armée qui grignote leur territoire et a d’entrée comme projet leur expulsion.
La révolte palestinienne de 1929 et surtout la grande révolte de 1936 qui sera impitoyablement réprimée par le colonialisme britannique ne traduisent pas un refus de cohabitation mais un refus de domination. L’Etat juif en construction prépare très tôt l’expulsion qui se déroulera en 1948 parce qu’il ne donne pas la moindre place aux Palestiniens.

Avant 1948 : les forces opposées à la partition.

Dès le début du mandat britannique, dans le monde arabe, des forces s’opposent au colonialisme et imaginent le Proche-Orient après l’indépendance. Ils s’adressent naturellement aux Juifs, mais les sionistes n’ont qu’une seule idée en tête, créer un Etat juif, et l’intégration des Juifs dans le Proche-Orient est à l’antithèse de leur projet. Ils se considèrent européens.
En Palestine, il y a un parti politique qui regroupe à la fois des Palestiniens et des Juifs : c’est le parti communiste. Dans sa perspective, la Palestine doit devenir un Etat binational socialiste et indépendant.
À l’intérieur du Yichouv, (terme qui désigne les Juifs établis en Palestine avant la création d’Israël), le concept d’Etat juif ne fait pas l’unanimité. Des intellectuels de premier plan (Martin Buber, Judah Magnes) défendent l’idée d’un Etat binational. Ce courant, appuyé de l’extérieur par Hannah Arendt, obtiendra plus de 40% des voix aux élections syndicales et politiques dans le Yichouv peu avant la guerre de 1948. Mais ce courant sera balayé par l’hystérie nationaliste et le basculement majoritaire de l’opinion juive vers l’idée du « transfert » : l’expulsion de tous les Palestiniens au-delà du Jourdain.
Quand Staline, pensant poser des problèmes aux Britanniques, se rallie à l’idée de la partition de la Palestine, le PC suit, contre la volonté de la majorité de ses militants.
Quand l’ONU vote le plan de partage de 1947, les Palestiniens refusent en masse. Quel peuple pourrait accepter la partition de son propre pays ? Non seulement ce plan de partage caresse dans le sens du poil l’idéologie sioniste (qui est au départ une théorie de la séparation affirmant que le « vivre ensemble » est impossible), mais il est d’une injustice criante. Les Palestiniens, plus nombreux, héritent de la partie la plus petite et la plus pauvre.
Dans le plan de partage, il y a très peu de Juifs dans le futur Etat palestinien alors qu’il y a plus de 40% de Palestiniens dans le futur Etat juif. En fait, la guerre de 1948 ne commence pas le 15 mai, jour où l’ONU reconnaît l’Etat d’Israël. À cette date, 375000 Palestiniens vivant dans la partie juive ont déjà été expulsés. C’est la partition qui cause la guerre. Comme le montre Ilan Pappé dans son livre (« la guerre de 48 en Palestine »), les dirigeants sionistes ont habilement combiné violence et diplomatie pour imposer la partition, réaliser de façon préméditée le nettoyage ethnique et consolider immédiatement le fait accompli.

[...]

La suite ci-dessous :

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9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 11:18
samedi 25 février 2017 par Michel Warschawski
 
 

"L’Etat d’Israël a fait sien le droit international, et celui-ci interdit à tout État qui a adopté le droit international, d’appliquer ses lois sur des territoires qui ne font pas partie de sa souveraineté. S’il le fait quand même […] il apparaît comme un État d’apartheid, ce que nous ne sommes pas. Il n’y a aucune ambiguïté : Israël n’a tout simplement pas le droit d’appliquer des lois de la Knesset sur des territoires qui ne font pas partie de sa souveraineté." Cette citation n’est pas de Gideon Levi ou de la députée de la Liste [arabe] Unifiée, Haneen Zoabi, mais de Reuven Rivlin, Président de l’État d’Israël. Ce ne sera pas la première fois que cet ultra-nationaliste qui vient de l’aile droite du Likoud, se sent obligé de faire la morale à Benjamin Netanyahou, et de lui rappeler et le droit et le bon sens.

Quelle est la nouvelle bêtise qui oblige le Chef de l’État à sortir du devoir de réserve qui le lie à sa fonction ?

Il s’agit de la loi, votée récemment par la majorité, qui autorise d’exproprier des terres appartenant a des résidents palestiniens de Cisjordanie pour les donner à des colonies. Du vol tout simplement. Pendant prés de 50 ans les forces d’occupation et les administrations coloniales cachaient leur prédation foncière par des considérations de sécurité, ou encore en prétendant que la propriété privée n’était pas prouvée par des documents adéquats. Avec la nouvelle loi, les masques tombent, et le vol n’est plus camouflé.

Cette loi, à laquelle Netanyahou s’était initialement opposé ("elle nous amènera à la Cour Pénale Internationale"), est avant tout une déclaration politique de l’extrême droite au pouvoir, et en particulier de Naftali Benett et de son parti, qui annoncent au monde entier que le projet du "Grand Israël" c’est maintenant, et que le bluff des "deux états" doit être définitivement enterré.

Le caractère criminel de cette loi risque, pour Benett et ses amis, d’être dénoncé par la Cour Suprême qui vraisemblablement déclarera la loi comme anticonstitutionnelle. Qu’à cela ne tienne : on y introduira une clause qui exige une majorité qualifiée de juges pour annuler la loi, en attendant la nouvelle loi de la ministre de la justice Ayelet Shaked qui vise à réduire substantiellement les pouvoirs de ce qui reste une des dernières barrières à l’arbitraire absolu de la majorité gouvernementale.

"La balle est maintenant dans le camp de la communauté internationale" a déclaré le dirigeant palestinien Jibril Rajoub. Celle-ci s’est exprimé par la voix de deux de ses portes paroles : Theresa May et Angela Merkel n’ont pas mâché leurs mots pour critiquer cette grave atteinte au droit ; "notre confiance dans l’engagement des dirigeants israéliens pour une solution basée sur deux états est sérieusement ébranlée" a déclaré le ministère allemand des affaires étrangères. Quant à François Hollande, il a demandé aux dirigeants israéliens d’annuler la loi.

La réaction la plus significative reste celle du secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres qui a déclaré : "cette loi est contraire au droit international , et elle aura des implications juridiques significatives pour les dirigeants israéliens." Ces implications internationales, l’éditorialiste Gideon Levi les décrit très concrètement (Haaretz, 9.2.2017) : "c’est sympa que l’Allemagne dénonce… et les déclarations de Theresa May et de Mogherini sont encourageantes, mais cela ne suffit plus ; il est impératif de stopper ce déchaînement, et cela ne peut se faire que par des actes. Un nouveau régime d’apartheid est ne au 21ème siècle […] Comment réagit quelqu’un pour qui le droit compte, face à une violation de ce droit ? En espérant que le criminel soit traduit devant la justice. Il n’y a qu’un tribunal qui peut, qui doit juger le nouveau régime d’apartheid : la Cour Pénale Internationale de la Haye."

Si Jibril Rajoub est sérieux dans sa déclaration, il doit déposer plainte devant la Cour Pénale de la Haye. Ce sera faire bon usage de la décision bâtarde de l’ONU de reconnaître la Palestine comme un quasi-Etat.

Michel Warschawski

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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 10:20

Le site dont je suis un administrateur (legrandsoir.info) est sévèrement épinglé dans votre Décodex

(http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=274751Capturemp.jpg ) : « Le Grand Soir. Un site peu fiable qui relaie les théories conspirationnistes .
Ce site diffuse régulièrement des fausses informations ou des articles trompeurs. Restez vigilants ou cherchez d’autres sources plus fiables. Si possible, remontez à l’origine de l’information ».

Pourtant, nous satisfaisons à 100% (parfois plus, en toute modestie) aux 6 critères que vous avez choisis pour être bien notés.

1- Le site possède-t-il une page « à propos » ou « qui sommes-nous ? »
Réponse. Bien sûr. Et grâce à Google, à Wikipédia, à Youtube et à Amazon-Livres, nos lecteurs en savent même beaucoup plus sur nous que les vôtres sur vous.

2 - Avons-nous affaire à un site parodique (style Le Gorafi) ?
Réponse. Non, nous sommes sérieux, voire rébarbatifs (sauf notre collaborateur Théophraste R. qui louche vers Le Gorafi, parfois).

3- Qui se cache derrière le site en question (là, on revient sur le droit à l’anonymat) ?
Réponse. Seigneur ! Personne ne se cache derrière le site. Nos noms, photos, CV sont sur Internet.

4- Quelles sont les sources du site et des articles ?
Réponse. Nos sources sont variées (1 900 rédacteurs du monde entier, 23 000 articles), fiables et toujours citées. Tous nos articles et les noms des auteurs sont en archives libres. Il nous arrive d’écrire nous-mêmes des articles (avec parcimonie) et croyez bien qu’on les déchirerait sans même les relire si on avait l’impression que Le Monde pourrait les publier.

Nous avons aussi publié 80 000 commentaires de lecteurs, commentaires « modérés » (pour éviter les injures, propos racistes, trolls…), mais jamais en fonction des idées exprimées. Par exemple, un lecteur sera publié, même s’il écrit : « Je suis abonné au Monde, journal de référence. » C’est dire ! Bon, s’il l’écrit dix fois par jour, c’est un troll, repéré à son IP. Ou alors on demande à Pierre Bergé, Matthieu Pigasse et Xavier Niel d’arrêter de jouer à ça. Est-ce qu’ils n’ont rien de mieux à faire ?

5- L’information est-elle présentée de manière équilibrée ?
Réponse. Mieux : Notre site prétend présenter l’information de manière authentique, vérifiée, croisée. Honnête, quoi ! Oui, je sais, cela surprend, on a du mal à y croire, sur le coup. Mieux : si vous publiez cette lettre dans Le Monde, on publiera en retour votre réponse. Facile : on n’est pas sujet au vertige, virtuoses de l’équilibre sur le fil d’acier de la déontologie.

6- Est-ce que de fausses informations ont déjà été publiées ?
Réponse. Non, sauf peut-être si un jour de fatigue ou d’ivresse (les mojitos ! On ne boit que ça, dès l’aube) nous avons bafouillé que Le Monde est un journal objectif (sic). Mais nos lecteurs auront rectifié d’eux-mêmes.

Donc, voyez, on a tout bon. Envoyez-nous d’urgence la bonne étoile j le cercle avec la croix de la bonne couleur pour le revers de notre col Mao.

Ou alors, petit conseil (vous êtes jeunes) ajoutez un 7 ème critère :
7- Le site a-t-il commencé à dire du mal du président états-unien avant l’élection de Trump, a-t-il dénoncé Robert Ménard alors que toute la presse l’encensait, a-t-il commencé à dire il y a 20 ans sur Cuba ce que Obama, Ségolène Royal et Hollande ont dit l’an dernier. Pas vous, je sais, vous continuez comme avant à faire croire que les Cubains appelaient Fidel Castro « le lider Maximo ». Pour évoluer, vous attendrez que Pierre Bergé, Matthieu Pigasse et Xavier Niel aient acheté l’île.

Notre réponse « oui » à cette 7ème question mériterait alors (d’accord, d’accord) un double cercle rouge ou une dénonciation au Ministère de l’Intérieur pour une salutaire mesure de fermeture de site anti-américain primaire, conspirationniste, confusionniste, stalinien (ajoutez : antisémite, si vous ne reculez devant rien).

A part ça, est-ce qu’on pourrait avoir la liste complète de vos collaborateurs qui se cachent (sic) derrière le Décodex pour cette saine et sainte entreprise d’épuration ? Et vos sources : la liste des sites qui vous informent, car vous n’avez pas (encore) lu nos 23 000 articles, si ?

Merci de me répondre et d’entretenir ainsi la flamme vacillante de l’information pluraliste.

Maxime VIVAS

Ecrivain, journaliste, administrateur du site Le Grand Soir.

PS. « Pour monter au mât, il vaut mieux avoir le derrière propre ».
Dans un excellent article (« Décodex : le vieux Monde se meurt ») très documenté et sourcé, publié sur le site Investig’Action de notre ami Michel Collon, Grégoire Lalieu montre ce que vaut le Décodex du Monde qui a classé Investig’Action dans la rubrique « rouge » (bienvenue au club).

Mesurons, grâce à Grégoire Lalieu, le sérieux des censeurs :
« La deuxième pièce justificative du Décodex est particulièrement éloquente. Il s’agit d’un article de Libération, daté du 9 février 2012 (« Des réseaux français au service de la Syrie ») qui cite brièvement Michel Collon. Il aurait participé à un voyage de presse en Syrie aux côtés de sympathisants du Front National. Le hic ? Collon n’a jamais fait partie de cette expédition. Il n’a même jamais mis un pied en Syrie. Ainsi, le Décodex, spécialiste du fact-cheking qui invite à « vérifier une information avant de la partager », relaie un article erroné pour justifier la mise au ban d’Investig’Action. Les braconniers ne font pas les meilleurs garde-chasses !
http://www.investigaction.net/decodex-le-vieux-monde-se-meurt/

URL de cet article 31540

  

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