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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 21:30

Par · 22 septembre 2015

 

Les élections de dimanche 20 septembre en Grèce ont vu un nouveau succès de SYRISA et d’Alexis Tsipras. Mais ce succès laisse un arrière-goût amer. Certes, en pourcentage des voix, Tsipras semble avoir remporté son pari. La gauche de SYRIZA, qui avait quitté le parti à la suite de la capitulation du 13 juillet 2015 ne sera pas présente au Parlement. Pourtant, les résultats sont inquiétants à plus d’un égard. Ainsi, l’abstention a progressé de 7% par rapport aux élections de janvier 2015. La fuite des électeurs hors des partis ayant accepté les conditions iniques de Bruxelles est impressionnante. Syriza perd 14% de ses électeurs, la Nouvelle Démocratie en perd 11% et To Potami près de 50%[1]. Seul la parti d’extrême-droite « Aube Dorée » maintien à peu de choses près son nombre de voix (et donc progresse par rapport à l’élection du 25 janvier).

Les votes « blancs » et « nuls » augmentent aussi de manière considérable. Tout indique que la méfiance de l’électorat envers ses institutions a fait un bond considérable entre janvier et septembre ?

Graphique 1

Régions ou SYRIZA et Nouvelle Démocratie sont arrivées en tête.

A - ElecGrèce

Rouge: SYRIZA

Bleu: Nouvelle Démocratie

L’analyse que l’on peut faire de ce scrutin montre que les électeurs de gauche ont considéré qu’il valait mieux donner leur voix (pour ceux qui l’ont fait) à SYRIZA et ainsi éviter le retour aux affaires du parti de droite oligarchique « Nouvelle Démocratie ». Le népotisme de ce parti (comme d’ailleurs celui du PASOK) a laissé de très mauvais souvenirs.

Mais, cela ne peut constituer qu’un moindre mal. Il est évident que le 3ème mémorandum sera appliqué dans toute sa dureté et que Tsipras, ayant accepté les conditions qui lui ont été imposées, n’aura guère de marge de manœuvre. L’idée d’une résistance passive, si elle peut avoir un certain crédit dans l’opinion, ne tient pas devant les faits[2]. La gauche de refus n’a pu ni su concrétiser la désaffection sensible pour Syriza tant en raison de ses divisions (trois partis se disputaient les votes des déçus de SYRIZA) qu’en raison de son sectarisme (pour le KKE).

C’est du côté de la situation économique que les événements vont se précipiter dans les prochaines semaines. La situation de la Grèce ne saurait s’améliorer de par l’application du 3ème mémorandum, qui d’ailleurs n’a pas été fait pour cela, et elle est d’ores et déjà considérée comme étant désespérée[3]. Les premières indications sur le 3ème trimestre laissent à penser que la contraction de l’activité économique en juillet et août 2015 a été très violente. La production industrielle pourrait baisser de -8% à -10% et le PIB de -3% à -5%. Bien entendu, de telles baisses de production vont entraîner un recul des recettes fiscales et dès la fin octobre le gouvernement grec devra demander de nouvelles sommes à ses créditeurs.

Il est clair aujourd’hui qu’il n’y a pas d’avenir pour la Grèce tant qu’elle reste dans la zone Euro et tant qu’elle ne fait pas défaut sur une part importante de sa dette. Ceci commence à se dire tant aux FMI que dans les couloirs de l’Union européenne. Le dossier grec est donc toujours sur la table. Même si, aujourd’hui, d’autres problèmes sont en train de focaliser l’attention, comme la crise des réfugiés, il sera de retour dans les problèmes politiques d’ici la fin du mois d’octobre.

[1] http://www.initiative-communiste.fr/articles/europe-capital/resultats-des-elections-en-grece-les-chiffres/

[2] Godin R., « La Grèce entre en résistance », La Tribune, 21 septembre 2015, http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/la-grece-entre-en-resistance-506776.html

[3] Bootle R., Greece’s new government and the Troika have to face the awful truth, The Independant, 20 septembre 2015, http://www.telegraph.co.uk/finance/comment/11878690/Greeces-new-government-and-the-Troika-have-to-face-the-awful-truth.html


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22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 21:28

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22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 16:37

Le KKE utilisera ses forces pour rassembler le mouvement populaire, pour une alliance populaire – déclaration du KKE 21 sept 2015

 

Déclaration du Secrétaire général du comité central du , Dimítris Koutsoúmbas – 21 septembre 2015

 

Discours de Dimitri Koutsoubas Secrétaire National du KKE (parti communiste grec)Discours de Dimitri  Secrétaire National du KKE ()

 

Selon les résultats définitifs, le KKE a reçu 5,55% des voix.

 

Dimítris Koutsoúmbas:

 

« Le KKE salue les centaines de milliers de personnes qui ont lui ont fait confiance avec leurs votes. Tous ces hommes et femmes qui ont ignoré le chantage et les manipulations, ont surmonté les hésitations et les diverses réserves afin d’unir leurs forces avec le KKE.

  Le KKE utilisera sa force politique, électorale et parlementaire à travailler au rassemblement général globale et au renforcement du mouvement des travailleurs, pour la construction d’une grande alliance sociale du peuple.

  Le KKE est la seule force dont la lutte contre le mémorandums est en même temps une lutte conséquente contre le système capitaliste lui-même, le système qui crée également les alliances prédateurs qui n’apportent que de nouveaux tourments pour le peuple, le pays et la jeunesse.

  Le KKE, comme toujours, se tiendra au coté de notre peuple, systématiquement contre tout gouvernement qui est prêt à mettre en œuvre le mémorandum barbare.

 

  Les rapports de force au parlement ne peuvent conduire qu’à un gouvernement de coalition. Ses déclarations programmatiques sont déjà écrites, il s’agit de la mise en œuvre du 3e mémorandum. La classe capitaliste, son personnel politiques et gouvernementale, avec la troïka, veulent gagner le consentement des personnes afin de mettre en œuvre les mesures barbares sans résistance. Ils veulent une inoffensive et fausse opposition de façade afin q d’avoir les mains libres pour mener l’offensive anti-populaire.

  Les résultats des  dans leur ensemble sont négatifs pour les ouvriers, les artisans et petit paysans des villes et des campagnes, les jeunes, les retraités.

 

  Le KKE mènera systématiquement et continuellement la lutte au sein du Parlement et au sein du mouvement populaire afin d’isoler la monstruosité nazie, Golden Dawn ».

 

  Il y a besoin de renforcer le KKE partout, dans les lieux de travail, dans les lieux d’éducation, les quartiers populaires, dans les endroits où le cœur de notre lutte et de notre peuple cruellement affecté bat vraiment.

 

http://fr.kke.gr/en/articles/The-KKE-will-utilize-its-forces-for-the-regroupment-of-the-movement-for-the-peoples-alliance/

 

traduction www.initiative-communiste.fr site web du PRCF

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22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 10:38
André Gerin

André Gerin

Avec 35,47 % des voix, Syriza et d’Alexis Tsipras viennent de sortir vainqueurs des législatives en Grèce. Une nouvelle fois, le peuple a rejeté les précédentes formations de l’ancien régime. Il est déterminé à résister coûte que coûte aux créanciers.

Depuis l’annonce de ce succès, François Hollande et tous les dirigeants européens s’empressent à le féliciter. Mais derrière toutes ces louanges, il y a beaucoup de contrevérités et de mensonges. En effet, ils étaient tous signataires de l’accord du 13 juillet d’une extrême violence, pour refuser le référendum et imposer de nouvelles mesures d’austérité, de privatisation et de mise en cause de la souveraineté.

Après cette victoire incontestable d’Alexis Tsipras, nous devons aider le peuple grec à retrouver sa dignité et sa souveraineté nationale, mises sous tutelle de la troïka.

La déclaration en trompe l’œil de François Hollande nous rappelle que nous n’avons rien à attendre d’un Président qui applique les mêmes politiques que Schroder et Blair.

Nous sommes à un moment crucial. Il est temps d’engager de grandes confrontations en France et en Europe pour faire sauter le mur de l’oligarchie financière et briser le tabou de l’euro. Il est temps de remettre en cause les traités de Lisbonne et de Maastricht.

Pour nous progressistes, la leçon grecque nous intime à sortir de cette illusion de changer l’Europe de l’intérieur. Nous ne pouvons plus nous contenter de ces discours à l’eau tiède qui tentent de nous enliser. Ce capitalisme cynique et sans pitié doit être remis en cause.

Un grand mouvement populaire, puissant et déterminé, en France et en Europe, est indispensable pour faire sauter les corsets de fer imposés aux peuples, qui corrompent la vie des gens et nourrissent les extrêmes droites et les intégrismes.


André GERIN
 
député-maire honoraire de Vénissieux
 
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19 septembre 2015 6 19 /09 /septembre /2015 15:14

Leçons tirées de l’épisode grec*

sur PCF Bassin

 

Matthieu MONTALBAN, Maître de Conférences en Sciences économique à l’Université de Bordeaux, Vice-Président d’Espaces Marx Aquitaine

 

Alors que tout le monde sait, y compris les économistes libéraux et ceux du FMI, que la dette grecque n’est pas remboursable et que la seule chose à faire est de faire défaut, les ministres des finances de l’Eurogroupe, en particulier Dijsselbloem et Schäuble, ont rivalisé de stupidité pour imposer des plans d’austérité qui attaquent à l’os l’économie grecque. Varoufakis a révélé combien Schäuble et les autres n’avaient que faire des arguments économiques, seuls le respect de la règle et la punition découlant de ce non-respect les intéressent ; mieux, il a révélé que l’objectif réel de Merkel et Schäuble était de faire plier la France et l’obliger à se « néolibéraliser » encore plus. Il ne s’agit pas là d’économie, mais de pouvoir et d’idéologie. L’échec de la stratégie de Tsipras aura au moins eu le mérite de clarifier un certain nombre de points, dont certains doutaient encore.

 

1. Une monnaie unique suppose un fédéralisme budgétaire poussé, qu’il est politiquement impossible à obtenir ou presque des citoyens européens et de leurs gouvernements.


Cette leçon n’est pas nouvelle, mais l’expérience a permis de mesurer combien elle était vraie. En effet, la disparition des taux de change amène mécaniquement des processus de concentrations des activités dans certains pays ou régions, et donc des déficits de balance commerciale pour les autres pays ou région. Ces problèmes n’en sont pas si la redistribution existe à l’échelle de l’ensemble de la zone concernée : un déficit commercial de l’Aquitaine par rapport à l’Île-De-France ne pose guère de souci étant donné la redistribution fiscale et les péréquations territoriales.

Rien de tel n’existe dans la zone euro, et les citoyens européens, notamment allemands (mais cela se vérifierait sûrement pour beaucoup d’autres) n’en veulent pas et préfèrent faire payer leurs amis grecs. De ce fait, les problèmes de compétitivité ne peuvent se « régler » que par la baisse des salaires et la réduction de la protection sociale. Comme en plus, l’UE abrite des paradis fiscaux comme le Luxembourg qui jamais ne voudront remettre en cause leur « modèle », la concurrence fiscale est la règle, poussant tous les pays à baisser leurs impôts et donc soit à s’exposer à des problèmes d’endettement, soit à se voir forcés à plus ou moins long terme de réduire leurs dépenses publiques et leur protection sociale. Ergo, la zone euro ne peut fonctionner ni de façon « sociale » ni keynésienne.

 

2. Le régime politique de l’UE ne peut plus s’appeler démocratique

 

Le capital s’était accommodé de la démocratie durant la période fordiste dite des 30 Glorieuses. Mais, cela lui coûta cher puisque avec un tel pouvoir syndical (largement lié à la présence de l’URSS), il dût concéder des avancées en termes de salaires, protection sociale, intervention de l’Etat et fiscalité comme jamais. La « révolte » néolibérale (qui n’est autre que la révolte du capital, donc des rentiers et capitalistes) n’est rien d’autres que le moyen de revenir sur ces concessions, tout en imposant un régime politique et économique qui empêche tout retour en arrière, une fois les dites concessions annulées.

L’archétype de cette stratégie nous est donné par l’architecture de l’Union Européenne, dont la forme ressemble beaucoup à « la constitution économique » qui contraindrait les états à appliquer les préceptes ordolibéraux allemands de la concurrence libre et non faussée, de l’équilibre budgétaire et de la stabilité des prix via une banque centrale indépendante, sans que les décisions démocratiques ne puissent influer sur ces préceptes. Nous avions écrit dans un précédent édito (en 2012) que le dernier étage de la fusée ordolibérale était sur le point d’être achevée et qu’elle serait lancée sur une orbite implacable (notre ami Bernard Conte en disait autant). C’est maintenant chose faite. Il faut dire que la structure à deux étages (Etats et échelon communautaire) est une bonne façon de justifier des choix injustifiables devant ses électeurs, mais qu’on a choisi soi-même de pousser à l’échelon communautaire (« on n’a pas le choix, c’est l’Europe ») ; et comme par principe, la construction européenne doit avancer, toute critique eurosceptique est devenue « populiste » chez nos élites.

Rappelons quelques déclarations de nos « élites » européennes, qui permettent de vérifier combien leur adhésion implicite à l’ordolibéralisme et au rétrécissement de la démocratie grâce à l’Europe. Jean-Claude Juncker : « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens ». Wolfgang Schäuble : « La France serait contente que quelqu’un force le Parlement, mais c’est difficile, c’est la démocratie. » Martin Schultz (« social-démocrate » donc « de gauche ») dit espérer en Grèce « un gouvernement de technocrates, pour que nous puissions continuer à négocier », tout en dénonçant l’attitude du gouvernement de Syriza.

L’UE et les gouvernements européens, au lien de dénoncer les régimes des autres, comme celui de Poutine et de nous faire couler des larmes de crocodile sur les droits de l’Homme, feraient mieux de balayer devant sa porte. Quand on passe au-dessus des résultats des référendums, qu’on fait revoter le peuple ou le Parlement tant qu’il n’a pas avalisé « l’approfondissement de la construction européenne », quand on érige des barrières à la circulation des migrants ou quand on soutient un gouvernement ukrainien composé pour partie de néo-nazis alors qu’on hurle à la montée de l’extrême-droite en Europe, on n’a vraiment aucune leçon à donner. A croire que parce que la démocratie serait née en Grèce et en Europe, il faudrait qu’elle prenne fin aussi au même endroit.

 

3. La nécessaire clarification du positionnement de la gauche de gauche face à l’UE

 

Le débat européen a toujours été un poison au sein de la gauche, un moyen de diviser pour mieux régner. En soi, cela pourrait suffire à justifier l’euroscepticisme.

 

Aujourd’hui, le débat se focalise sur « sortir ou non de l’euro», ou mieux « changer les traités ». C’est une mauvaise façon de poser le débat. Ayant clarifié la nature du gouvernement et du projet européen, le débat devrait être « pour ou contre la sortie de l’UE ».

 

Quand les pro-européens de gauche disent, « changer les traités», notamment les parties concernant la concurrence libre et non faussée et le marché intérieur, se rendent-ils compte que cela revient à les abroger purement et simplement ?

L’essentiel de la substance législative de l’UE se trouve-là (outre les directives qui en découlent, cf toute la jurisprudence qui s’est sédimentée), et on s’imagine que (1) les autres pays accepteraient de revenir dessus (croyez-vous que les pays de l’Est, qui entrent dans l’UE pour son libéralisme économique, accepteraient ?)

 

Croyez-vous que les Allemands, qui sont attachés à ses principes depuis le début, cèderont ?

 

Ne parlons même pas des Anglais qui ne veulent qu’une zone de libre-échange etc…), (2) qu’abroger des traités de fonctionnement de l’UE ne revient pas à en sortir de fait et à l’abolir ? L’erreur fut pour les français de s’imaginer que le projet, c’était l’Europe sociale. En 60 ans, il n’y eut aucune avancée sur ce sujet, faut-il encore attendre 60 ans de plus de régression sociale avant de sortir de ce carcan ?

 

L’ennui, c’est le risque de donner des voix au FN, mais on ne va quand même pas s’amuser à dire que la Terre est plate parce que les élites du FN pensent qu’elle est ronde. Il est évident, contrairement à ce qu’un Jacques Sapir peut dire, qu’aucune alliance avec le FN n’est possible (pour la bonne raison que ce parti, outre d’être anti-immigrés, est aussi anti-fiscaliste, anti-syndicats, anti-droit de grève, bref pro-capital national), mais il est nécessaire de clarifier notre positionnement par rapport à l’UE. Pour ma part, après avoir longtemps soutenu la construction européenne de façon critique (on fait tous des erreurs de jeunesse), mon choix est désormais limpide… Errare humanum est, perseverare diabolicum

 

(*) C’est la règle à Espaces Marx. Les éditoriaux sont sous la responsabilité de celle ou celui qui les rédige, et ne reflète pas une position de l’association.

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19 septembre 2015 6 19 /09 /septembre /2015 10:04

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16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 14:29

ÉLECTIONS EN GRÈCE : LA COMMISSION EUROPÉENNE VOTE TSIPRAS !
 
Par le Parti de l'émancipation du peuple (ex-M'PEP).
 
Le 15 septembre 2015.
 
Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, a démissionné le 20 août dernier et prononcé la dissolution du parlement. Il ne disposait plus de majorité puisque sa politique a conduit à diviser son parti, Syriza. En faisant le contraire des engagements qu'il avait pris, le Premier ministre grec a ainsi provoqué le départ du tiers des membres de son parti (sur 35.000 adhérents) et du tiers de ses parlementaires. Ses soutiens au parlement se sont alors réduits à 119 députés sur 300. Les lois étaient désormais votées grâce aux députés de droite (Nouvelle Démocratie) et socialistes (Pasok), ceux précisément contre lesquels Syriza avait lutté. Ces partis avaient accepté et mis en œuvre les deux premiers mémorandums ayant saigné la Grèce à blanc, pour être ensuite rejetés par la population notamment lors du référendum du 5 juillet 2015 (61% de NON).
 
Tout a changé aujourd'hui, la Commission européenne se dit " sereine " et appelle, de manière à peine voilée, à voter Tsipras. Comme Pierre Laurent, le secrétaire national du PCF !
 
(...)
 

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28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 14:22

À propos des élections anticipées

Déclaration du KKE

Le gouvernement SYRIZA-ANEL a récemment démissionné, entraînant de nouvelles élections législatives anticipées (le plus probablement le 20/09)

Comme cela est bien connu, SYRIZA a remporté les élections en janvier 2015, en trompant les travailleurs, en promettant l'abolition des lois anti-populaires qui avaient été adoptées précédemment par les gouvernements PASOK et ND après les accords (memoranda) avec les organisations impérialistes (UE, FMI, BCE).

Le KKE avait averti en temps utile que SYRIZA, un parti opportuniste « de gauche » qui a muté en parti social-démocrate, avait été choisi par la bourgeoisie pour gérer la crise et ne pouvait pas appliquer une ligne politique en faveur du peuple.

Notre parti avait exprimé sa position selon laquelle il ne peut y avoir aucune voie en faveur de la classe ouvrière et des autres couches populaires dans la route de développement capitaliste, l'UE et l'OTAN.

Comme cela a été démontré en quelques mois de gestion du capitalisme, la « gauche » SYRIZA, qui gouvernait avec le parti nationaliste « de droite » ANEL, non seulement n'a pas aboli les deux memoranda précédents et la plupart des 400 lois anti-populaires d'application des gouvernements précédents, mais les a mis en œuvre et a fait voter par le Parlement un troisième accord (memorandum) encore plus douloureux avec les puissances impérialistes. Cet accord a reçu le soutien des partis bourgeois qui l'ont voté au Parlement : la ND « de droite », le PASOK « social-démocrate », le parti « du centre » POTAMI. Cette accord massacre tous les droits qui restaient, impose de nouvelles réductions des salaires et des retraites, abolit des droits à la sécurité sociale, impose encore plus de taxes aux couches populaires, favorise la politique de privatisations, etc.

En outre, le gouvernement « de gauche patriotique » a inscrit régulièrement son action durant ces mois dans le cadre de la participation de notre pays aux unions impérialistes de l'OTAN et de l'UE, de l’ « alliance stratégique » avec les États-Unis. Il a participé à toutes les missions et manœuvres de l'OTAN, il a organisé des manœuvres même avec Israël, il a promis une nouvelle base pour les États-Unis et l'OTAN (sur l'île de Karpathos), il a voté au sein de l'UE pour l'extension et le renforcement de la guerre commerciale avec la Russie, etc.

Donc il a été démontré en pratique que le gouvernement SYRIZA-ANEL est un gouvernement anti-populaire de plus, qui avec des slogans « de gauche » a servi aussi fidèlement la bourgeoisie, l'UE et l'OTAN que les gouvernements précédents l'avaient fait. Aujourd'hui les partis de gouvernement SYRIZA-ANEL, en utilisant les mêmes arguments que ceux que ND et PASOK avaient utilisé dans le passé, défendent le nouvel accord anti-populaire comme le seul moyen de maintenir le pays dans la zone euro et l'UE, ce qu'ils présentent comme le salut du peuple. SYRIZA, tout comme les autres partis bourgeois, sème l'illusion dans la classe ouvrière et le peuple que l'UE et le capitalisme peuvent être humanisés alors que les travailleurs continuent à endurer les mesures anti-populaires.

Dans le même temps, le système politique bourgeois, afin de limiter et de contrôler tout changement radical dans la conscience du peuple qui pourrait être provoqué par la mise en lumière du rôle de SYRIZA, continue à fabriquer de nouveaux partis. Un tel parti, intitulé « Laiki Enotita » (Unité Populaire) a été créé par des députés et d'anciens ministres de SYRIZA. Ces forces, qui étaient actives en tant que « Plateforme de gauche» à l'intérieur de SYRIZA, portent une lourde responsabilité dans la déception du peuple. Ils ont participé, même en tant que ministres, à la mise en œuvre des lois anti-populaires précédentes. Ils ont participé activement à la tentative durant la période précédente de faire croire au peuple qu'il y avait une solution alternative en sa faveur à l'intérieur des murs de l'UE, et ont accepté l'accord anti-populaire signé par le gouvernement SYRIZA-ANEL avec la Troïka le 20 février, avec la proposition de 47 pages soumise par SYRIZA à l'UE etc. Maintenant que les illusions entretenues par SYRIZA ont été cabossées, ces forces font la promotion du retour à la monnaie nationale comme une solution pour le peuple, combinée avec d'autres mesures pour la gestion du système. Ils agissent comme une « protection » contre la radicalisation du peuple, en cherchant à piéger le peuple à l'intérieur du mode de développement capitaliste.

Sur l'ensemble de cette période, le KKE a constamment mis en lumière le rôle de SYRIZA et des autres partis bourgeois, lutté pour l'abolition des memoranda et de toutes les mesures anti-populaires, pour empêcher de nouvelles mesures, pour développer la lutte des travailleurs et du peuple en vue de récupérer ce qu'ils ont perdu et pour la satisfaction de leurs besoins sans perdre de vue la seule solution de rechange qui soit dans l'intérêt de la classe ouvrière et des autres couches populaires :

Le regroupement du mouvement syndical et la construction d'une alliance social-populaire entre la classe ouvrière, les agriculteurs pauvres, les travailleurs indépendants citadins, les jeunes et les femmes des familles des couches populaires en vue de renforcer la lutte antimonopoliste-anticapitaliste pour un vrai renversement, la socialisation des monopoles, le désengagement de l'UE et de l'OTAN et l'annulation unilatérale de la dette, grâce au pouvoir ouvrier-populaire.

Nous menons la lutte selon cette ligne dans le but de renforcer le KKE dans le mouvement ouvrier-populaire et au Parlement en poursuivant résolument la lutte pour les intérêts de la classe ouvrière et sa libération du joug de l'exploitation capitaliste.

24/8/2015

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28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 14:03

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28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 13:44

Publié par Michel El Diablo

« Nous n’avons aucune place au sein d’un parti qui s’est soumis aux injonctions de l’establishment local,  mais aussi aux maîtres étrangers » :  DÉMISSION de membres de la SECTION SYRIZA de PARIS

DÉCLARATION DE SORTIE DE MEMBRES DE LA SECTION LOCALE DE SYRIZA À PARIS:

 

Les évolutions politiques accélérées des dernières semaines nous contraignent à rendre nos démissions de membres de SYRIZA, puisqie le parti subit une mutation irréversible et  sans précédent, se transformant en parti de soutien aix mémorandums; ceci de l’exclusive responsabilité du groupe qui le dirige.

Les faits qui nous ont conduit(e)s à une telle décision sont de deux ordres essentiellement:

  1. Le détournement des textes programmatiques fondamentaux du parti (décision politique du 1er Comgrès fondateur, programme de Thessalonique) mais aussi des déclarations de programme du gouvernement qui en confirmait les orientations. SYRIZA fut le parti qui, dès le départ, a lutté contre les choix politiques imposées comme des sens uniques: les mémorandums, le néolibéralisme, le déni de démocratie. Les décisions des dernièrrs semaines annulent les orientations essentielles de SYRIZA et conduisent le parti inéluctablement à la soumission à l’establishment autochtone et international dont SYRIZA deviendra dès à présent l’incontournable serviteur.
  2. Le parti ne fonctionne plus, depuis un certain temps, pour ce qui est substantiel. Des décisions concernant la marche du pays et le peuple, portant sur les décennies à venir, ont été prises, non seulement sans la contributions des instances officielles du parti (Secrétariat Politique, Comité Central, éventuellement Congrès) , mais dans leur complète ignorance.
    Même la décision récente au sujet d’élections anticipées (qui prévisiblement allait conduire à la scission du parti) a été prise en cercle fermé sans information préalable des instances du parti.

Nous considérons que nous n’avons aucune place au sein d’un parti qui s’est soumis aux injonctions de l’establishment local,  mais aussi aux maîtres étrangers, d’autant plus que ses instances ne participent nullement à la plannification et à l’exercice de la politique, mais n’ont qu’un rôle ornemental, au sein d’un parti qui dévie vers le bonapartisme et la gestion des mémorandums.

Cependant, en dépit d’une très grande déception, nous considérons que la démobilisation est une option inadaptée.


Citoyen(ne)s grec(que)s de la diaspora, nous considérons que le troisième mémorandum sera dévastateur; il s’impose donc d’apporter toutes nos forces au combat pour l’annuler, d’annuler aussi les mémorandums précédents.

La lutte contre les mémorandums socio-destructeurs, contre la dépendance de l’impérialisme, est une nécessité.


Nous mènerons ce combat au niveau du mouvement social et du politique, à travers un nouveau grand pôle de lutte contre les mémorandums, pour accéder à l’unité du peuple, nécessaire à la lutte pour le démontage des politiques hostiles au peuple.

Nous sommes dans l’attente de soutien des mouvements syndicaux et populaires européens. Soutien à notre combat pour la reconstruction productive progressiste, pour l’émancipation des inatances réactionnaires européennes.


Par conséquent nous diffuserons notre décision à toutes lea forces qui, des années durant, se sont positionnées à nos côtés, en France, dans les luttes communes contre l’austérité, contre le néolibéralisme, contre le déni de la souveraineté nationale.

Apostolidou Eleni – membre de SYRIZA Paris

Goulas Vangelis – coordinateur de SYRIZA Paris

Grigoriadou Lena – membre de SYRIZA Paris

Kosadinos Emmanuel – membre de SYRIZA Paris

Kiriakidis Pâris – membre du secretariat de SYRIZA Paris

Nestoridis Nestor – vice-coordinateur de SYRIZA Paris

Papageorgiou Chryssa – membre du secretariat de SYRIZA Paris

Papadomihelaki Alice – membre de SYRIZA Paris

Le 23 août 2015

SOURCE:

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