Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

Rechercher

Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 17:40
Martin SCHULZ trouve « bizarre » l’alliance de M. TSIPRAS

Publié par Michel El Diablo

A la suite des élections grecques du 20 septembre, Alexis Tsipras, a retrouvé son poste de premier ministre. Il s’appuiera sur une coalition analogue à celle dont il disposait depuis janvier : celle-ci rassemble les 145 élus de son parti, Syriza, et les 10 députés du petit parti ANEL (droite nationale anti-austérité).

M. Tsipras, qui s’était fait élire en janvier sur l’engagement d’en finir avec l’austérité et la tutelle européennes, a signé, le 13 juillet, un mémorandum avec les créanciers du pays, plus drastique encore que les deux plans imposés en 2010 et 2012. C’est bien cette potion amère – pourtant refusée par 61% des votants lors du référendum du 5 juillet – qu’il s’est engagé à mettre en œuvre, avec son petit partenaire de coalition.

Mais ce dernier n’a pas l’heur de plaire aux socialistes européens. Le chef du groupe des Socialistes et Démocrates au Parlement de Strasbourg, l’Italien Gianni Pittella, a ainsi affirmé : « nous considérons que la décision d’Alexis Tsipras de former un gouvernement de coalition avec le parti de droite Anel est une erreur stratégique qui pourrait avoir un impact négatif sur les réformes à mettre en place en Grèce ».

Selon le site spécialisé Euractiv, le président de l’europarlement, le social-démocrate allemand Martin Schulz, a opiné : « j’ai appelé (Tsipras) pour lui demander pourquoi il renouvelait une coalition avec cet étrange parti d’extrême droite ». Et M. Schulz de poursuivre : « il n’a pas vraiment répondu. Il est très malin, surtout au téléphone. Il m’a donné des raisons qui m’ont semblé plutôt convaincantes, mais au final je trouve toujours cela bizarre ».

M. Pittella a surtout insisté sur le fait que le bon choix eût été « un gouvernement de coalition composé de Potami(centre) et Pasok (parti socialiste)». Une configuration idéale pour mettre en œuvre le diktat européen, a précisé en substance le chef des europarlementaires socialistes.

On en déduit que ce serait tout de même plus simple si les accords de gouvernement dans les différents Etats membres étaient décidés à Bruxelles – ou à Strasbourg.

On éviterait sûrement des alliances « bizarres ». Et on peut même rêver que partout s’instaureraient des « grandes coalitions » à l’allemande. Précisément ce que font les eurodéputés socialistes (S&D) et conservateurs (PPE) qui se partagent moitié-moitié la présidence de l’europarlement…

(Une page d’information et d’analyses sur la Grèce dans l’édition de Ruptures à paraître le 29 septembre 2015).

Partager cet article
Repost0
26 septembre 2015 6 26 /09 /septembre /2015 12:17

Quand le succès de Syriza et Tsipras
est salué par la social-démocratie européenne…

 

Par Jean Lévy et Claude Beaulieu

mercredi 23 septembre 2015, par Comité Valmy

 

Ainsi, les Grecs ont reconduit Tsipras et Syriza à la tête du gouvernement hellénique.

Ce vote est salué par François Hollande, Bernard Guetta et Martin Schulz, comme une victoire de la social-démocratie. Exit, pour ces derniers du Pasok, leur ex-parti frère, relégué au magasin des accessoires.

Le PS joue Tsipras et Syriza.

Pour le chef de l’État « C’est un succès important pour Syriza, pour Tsipras et pour la Grèce qui va connaître une période de stabilité avec une majorité solide et avec des dirigeants, et notamment Alexis Tsipras qui a courageusement défendu ses positions et notamment l’accord conclu au Conseil européen le 13 juillet », a déclaré François Hollande, qui se rendra à Athènes « sans doute dans les prochaines semaines ». « Avec Alexis Tsipras, nous avons convenu de travailler ensemble avec d’autres pour que cette idée de la gauche puisse être promue en Europe »

L’hommage appuyé ainsi réservé par le président de la République, au parti qui se voulait, il y a six mois encore, révolutionner la politique grecque en renversant la table de l’austérité, chasser la troïka du pays et redonner à celui-ci indépendance et souveraineté, a de quoi surprendre ceux qui, encore aujourd’hui, placent en Syriza et Tsipras le renouveau de la gauche européenne…

Mais si Syriza a remporté la mise, peut-on dire qu’il s’agit d’une victoire ?

Examinons les chiffres.

Le premier enseignement de ce premier scrutin grec est celui de la lassitude. Le niveau de l’abstention (près de 45 %) est le principal fait de la soirée. C’est dix points de plus qu’en janvier et si l’on ajoute les bulletins blancs ou nuls (2,5 % des suffrages contre 0,5 % en janvier), on peut prendre la mesure du désaveu de la politique en Grèce.

Ces chiffres réduisent d’autant la popularité apparente de Tsipras : moins d’un Grec sur cinq est resté fidèle à son mouvement, alors que près d’un sur deux a refusé de mettre un bulletin dans l’urne. Pourtant un porte-parole de Syriza a annoncé dans la soirée que le parti mettrait en œuvre le plan conclu avec les créanciers internationaux tout en continuant à négocier sur les conditions de son application...

Le sentiment dominant demeure la désaffection de la population grecque vis-à-vis de la politique, et plus encore de la « gauche » et de ceux qui en revendiquent l’héritage.

Cette désespérance a touché en premier les candidats de l’Unité populaire, autour des vingt-cinq députés qui avaient quitté Syriza s’estimant trahis du fait de la capitulation de sa direction. Ils recueillent moins de 3% des suffrages. D’autres listes issues, elles aussi de Syriza n’atteignent pas 1%. Un vote en faveur des listes dissidentes aurait signifié une confiance en l’avenir.

Or, c’est la résignation qui règne.

Ce sentiment touche les électeurs de Syriza : ceux qui s’en sont détournés comme ceux-ci qui ont estimé que Tsipras serait « moins pire » que la droite revenue au pouvoir. On connaît la chanson en France. Et on sait ce que cela a donné !

Le KKE obtient lui, 5,5%, loin des 8,48 réalisés par Aléga Papariga en mai 2012. Il perd 37 582 voix mais conserve ses 15 députés (contre 26 en 2012). Ces élections sont un avertissement. Sa stratégie « Classe contre classe », de rejet de toutes les autres sensibilités, systématiquement considérées comme étant au service du Capital, l’a isolé. Cette démarche stratégique a démontré son inefficacité et l’on peut estimer que la recherche d’un rassemblement anti-oligarchique, mettant en avant la reconquête de l’indépendance nationale, aurait été plus adaptée à la lutte contre l’euro dictature.

Les autres partis ont également pâti de la désaffection populaire. « Nouvelle démocratie », le mouvement traditionnel de la droite, qui a gouverné la Grèce en alternance avec le Pasok, durant des décennies, obtient 28, 1%.

« Aube doré » qui regroupe les nostalgiques de la dictature des colonels, totalise 6,96% et conforte sa position de troisième force du pays, tout en perdant aussi des voix.

Quelle leçon à tirer de la situation grecque ?

En terre hellène comme en France et sur tout le continent soumis, aucun changement démocratique ne peut être envisagé dans le cadre de l’Union européenne. Les financiers tiennent non seulement les cordons de la bourse, mais ils tirent les ficelles politiques des gouvernements qu’ils se proclament de « gauche » ou qu’ils se revendiquent de droite. Le grand patronat ne s’est pas, depuis des lustres, investi dans la construction européenne pour permettre à quelque peuple insolent de déroger à la règle : la dictature des marchés. Ceux qui, au PCF entre autres, nous chantent le grand air de l’Europe sociale, trompent les Français.

L’expérience grecque nous en démontre la triste actualité.

Le 21 septembre 2015

Jean Lévy
Claude Beaulieu
Du Bureau national du Comité Valmy

 

Partager cet article
Repost0
23 septembre 2015 3 23 /09 /septembre /2015 22:12

Par · 22 septembre 2015

Les élections de dimanche 20 septembre en Grèce ont vu un nouveau succès de SYRISA et d’Alexis Tsipras. Mais ce succès laisse un arrière-goût amer. Certes, en pourcentage des voix, Tsipras semble avoir remporté son pari. La gauche de SYRIZA, qui avait quitté le parti à la suite de la capitulation du 13 juillet 2015 ne sera pas présente au Parlement. Pourtant, les résultats sont inquiétants à plus d’un égard. Ainsi, l’abstention a progressé de 7% par rapport aux élections de janvier 2015. La fuite des électeurs hors des partis ayant accepté les conditions iniques de Bruxelles est impressionnante. Syriza perd 14% de ses électeurs, la Nouvelle Démocratie en perd 11% et To Potami près de 50%[1]. Seul la parti d’extrême-droite « Aube Dorée » maintien à peu de choses près son nombre de voix (et donc progresse par rapport à l’élection du 25 janvier).

Les votes « blancs » et « nuls » augmentent aussi de manière considérable. Tout indique que la méfiance de l’électorat envers ses institutions a fait un bond considérable entre janvier et septembre ?

Graphique 1

Régions ou SYRIZA et Nouvelle Démocratie sont arrivées en tête.

A - ElecGrèce

Rouge: SYRIZA

Bleu: Nouvelle Démocratie

L’analyse que l’on peut faire de ce scrutin montre que les électeurs de gauche ont considéré qu’il valait mieux donner leur voix (pour ceux qui l’ont fait) à SYRIZA et ainsi éviter le retour aux affaires du parti de droite oligarchique « Nouvelle Démocratie ». Le népotisme de ce parti (comme d’ailleurs celui du PASOK) a laissé de très mauvais souvenirs.

Mais, cela ne peut constituer qu’un moindre mal. Il est évident que le 3ème mémorandum sera appliqué dans toute sa dureté et que Tsipras, ayant accepté les conditions qui lui ont été imposées, n’aura guère de marge de manœuvre. L’idée d’une résistance passive, si elle peut avoir un certain crédit dans l’opinion, ne tient pas devant les faits[2]. La gauche de refus n’a pu ni su concrétiser la désaffection sensible pour Syriza tant en raison de ses divisions (trois partis se disputaient les votes des déçus de SYRIZA) qu’en raison de son sectarisme (pour le KKE).

C’est du côté de la situation économique que les événements vont se précipiter dans les prochaines semaines. La situation de la Grèce ne saurait s’améliorer de par l’application du 3ème mémorandum, qui d’ailleurs n’a pas été fait pour cela, et elle est d’ores et déjà considérée comme étant désespérée[3]. Les premières indications sur le 3ème trimestre laissent à penser que la contraction de l’activité économique en juillet et août 2015 a été très violente. La production industrielle pourrait baisser de -8% à -10% et le PIB de -3% à -5%. Bien entendu, de telles baisses de production vont entraîner un recul des recettes fiscales et dès la fin octobre le gouvernement grec devra demander de nouvelles sommes à ses créditeurs.

Il est clair aujourd’hui qu’il n’y a pas d’avenir pour la Grèce tant qu’elle reste dans la zone Euro et tant qu’elle ne fait pas défaut sur une part importante de sa dette. Ceci commence à se dire tant aux FMI que dans les couloirs de l’Union européenne. Le dossier grec est donc toujours sur la table. Même si, aujourd’hui, d’autres problèmes sont en train de focaliser l’attention, comme la crise des réfugiés, il sera de retour dans les problèmes politiques d’ici la fin du mois d’octobre.

[1] http://www.initiative-communiste.fr/articles/europe-capital/resultats-des-elections-en-grece-les-chiffres/

[2] Godin R., « La Grèce entre en résistance », La Tribune, 21 septembre 2015, http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/la-grece-entre-en-resistance-506776.html

[3] Bootle R., Greece’s new government and the Troika have to face the awful truth, The Independant, 20 septembre 2015, http://www.telegraph.co.uk/finance/comment/11878690/Greeces-new-government-and-the-Troika-have-to-face-the-awful-truth.html

Partager cet article
Repost0
22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 21:30

Par · 22 septembre 2015

 

Les élections de dimanche 20 septembre en Grèce ont vu un nouveau succès de SYRISA et d’Alexis Tsipras. Mais ce succès laisse un arrière-goût amer. Certes, en pourcentage des voix, Tsipras semble avoir remporté son pari. La gauche de SYRIZA, qui avait quitté le parti à la suite de la capitulation du 13 juillet 2015 ne sera pas présente au Parlement. Pourtant, les résultats sont inquiétants à plus d’un égard. Ainsi, l’abstention a progressé de 7% par rapport aux élections de janvier 2015. La fuite des électeurs hors des partis ayant accepté les conditions iniques de Bruxelles est impressionnante. Syriza perd 14% de ses électeurs, la Nouvelle Démocratie en perd 11% et To Potami près de 50%[1]. Seul la parti d’extrême-droite « Aube Dorée » maintien à peu de choses près son nombre de voix (et donc progresse par rapport à l’élection du 25 janvier).

Les votes « blancs » et « nuls » augmentent aussi de manière considérable. Tout indique que la méfiance de l’électorat envers ses institutions a fait un bond considérable entre janvier et septembre ?

Graphique 1

Régions ou SYRIZA et Nouvelle Démocratie sont arrivées en tête.

A - ElecGrèce

Rouge: SYRIZA

Bleu: Nouvelle Démocratie

L’analyse que l’on peut faire de ce scrutin montre que les électeurs de gauche ont considéré qu’il valait mieux donner leur voix (pour ceux qui l’ont fait) à SYRIZA et ainsi éviter le retour aux affaires du parti de droite oligarchique « Nouvelle Démocratie ». Le népotisme de ce parti (comme d’ailleurs celui du PASOK) a laissé de très mauvais souvenirs.

Mais, cela ne peut constituer qu’un moindre mal. Il est évident que le 3ème mémorandum sera appliqué dans toute sa dureté et que Tsipras, ayant accepté les conditions qui lui ont été imposées, n’aura guère de marge de manœuvre. L’idée d’une résistance passive, si elle peut avoir un certain crédit dans l’opinion, ne tient pas devant les faits[2]. La gauche de refus n’a pu ni su concrétiser la désaffection sensible pour Syriza tant en raison de ses divisions (trois partis se disputaient les votes des déçus de SYRIZA) qu’en raison de son sectarisme (pour le KKE).

C’est du côté de la situation économique que les événements vont se précipiter dans les prochaines semaines. La situation de la Grèce ne saurait s’améliorer de par l’application du 3ème mémorandum, qui d’ailleurs n’a pas été fait pour cela, et elle est d’ores et déjà considérée comme étant désespérée[3]. Les premières indications sur le 3ème trimestre laissent à penser que la contraction de l’activité économique en juillet et août 2015 a été très violente. La production industrielle pourrait baisser de -8% à -10% et le PIB de -3% à -5%. Bien entendu, de telles baisses de production vont entraîner un recul des recettes fiscales et dès la fin octobre le gouvernement grec devra demander de nouvelles sommes à ses créditeurs.

Il est clair aujourd’hui qu’il n’y a pas d’avenir pour la Grèce tant qu’elle reste dans la zone Euro et tant qu’elle ne fait pas défaut sur une part importante de sa dette. Ceci commence à se dire tant aux FMI que dans les couloirs de l’Union européenne. Le dossier grec est donc toujours sur la table. Même si, aujourd’hui, d’autres problèmes sont en train de focaliser l’attention, comme la crise des réfugiés, il sera de retour dans les problèmes politiques d’ici la fin du mois d’octobre.

[1] http://www.initiative-communiste.fr/articles/europe-capital/resultats-des-elections-en-grece-les-chiffres/

[2] Godin R., « La Grèce entre en résistance », La Tribune, 21 septembre 2015, http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/la-grece-entre-en-resistance-506776.html

[3] Bootle R., Greece’s new government and the Troika have to face the awful truth, The Independant, 20 septembre 2015, http://www.telegraph.co.uk/finance/comment/11878690/Greeces-new-government-and-the-Troika-have-to-face-the-awful-truth.html


Partager cet article
Repost0
22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 21:28

Cet article est reposté depuis Réveil Communiste.

Partager cet article
Repost0
22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 16:37

Le KKE utilisera ses forces pour rassembler le mouvement populaire, pour une alliance populaire – déclaration du KKE 21 sept 2015

 

Déclaration du Secrétaire général du comité central du , Dimítris Koutsoúmbas – 21 septembre 2015

 

Discours de Dimitri Koutsoubas Secrétaire National du KKE (parti communiste grec)Discours de Dimitri  Secrétaire National du KKE ()

 

Selon les résultats définitifs, le KKE a reçu 5,55% des voix.

 

Dimítris Koutsoúmbas:

 

« Le KKE salue les centaines de milliers de personnes qui ont lui ont fait confiance avec leurs votes. Tous ces hommes et femmes qui ont ignoré le chantage et les manipulations, ont surmonté les hésitations et les diverses réserves afin d’unir leurs forces avec le KKE.

  Le KKE utilisera sa force politique, électorale et parlementaire à travailler au rassemblement général globale et au renforcement du mouvement des travailleurs, pour la construction d’une grande alliance sociale du peuple.

  Le KKE est la seule force dont la lutte contre le mémorandums est en même temps une lutte conséquente contre le système capitaliste lui-même, le système qui crée également les alliances prédateurs qui n’apportent que de nouveaux tourments pour le peuple, le pays et la jeunesse.

  Le KKE, comme toujours, se tiendra au coté de notre peuple, systématiquement contre tout gouvernement qui est prêt à mettre en œuvre le mémorandum barbare.

 

  Les rapports de force au parlement ne peuvent conduire qu’à un gouvernement de coalition. Ses déclarations programmatiques sont déjà écrites, il s’agit de la mise en œuvre du 3e mémorandum. La classe capitaliste, son personnel politiques et gouvernementale, avec la troïka, veulent gagner le consentement des personnes afin de mettre en œuvre les mesures barbares sans résistance. Ils veulent une inoffensive et fausse opposition de façade afin q d’avoir les mains libres pour mener l’offensive anti-populaire.

  Les résultats des  dans leur ensemble sont négatifs pour les ouvriers, les artisans et petit paysans des villes et des campagnes, les jeunes, les retraités.

 

  Le KKE mènera systématiquement et continuellement la lutte au sein du Parlement et au sein du mouvement populaire afin d’isoler la monstruosité nazie, Golden Dawn ».

 

  Il y a besoin de renforcer le KKE partout, dans les lieux de travail, dans les lieux d’éducation, les quartiers populaires, dans les endroits où le cœur de notre lutte et de notre peuple cruellement affecté bat vraiment.

 

http://fr.kke.gr/en/articles/The-KKE-will-utilize-its-forces-for-the-regroupment-of-the-movement-for-the-peoples-alliance/

 

traduction www.initiative-communiste.fr site web du PRCF

Partager cet article
Repost0
22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 10:38
André Gerin

André Gerin

Avec 35,47 % des voix, Syriza et d’Alexis Tsipras viennent de sortir vainqueurs des législatives en Grèce. Une nouvelle fois, le peuple a rejeté les précédentes formations de l’ancien régime. Il est déterminé à résister coûte que coûte aux créanciers.

Depuis l’annonce de ce succès, François Hollande et tous les dirigeants européens s’empressent à le féliciter. Mais derrière toutes ces louanges, il y a beaucoup de contrevérités et de mensonges. En effet, ils étaient tous signataires de l’accord du 13 juillet d’une extrême violence, pour refuser le référendum et imposer de nouvelles mesures d’austérité, de privatisation et de mise en cause de la souveraineté.

Après cette victoire incontestable d’Alexis Tsipras, nous devons aider le peuple grec à retrouver sa dignité et sa souveraineté nationale, mises sous tutelle de la troïka.

La déclaration en trompe l’œil de François Hollande nous rappelle que nous n’avons rien à attendre d’un Président qui applique les mêmes politiques que Schroder et Blair.

Nous sommes à un moment crucial. Il est temps d’engager de grandes confrontations en France et en Europe pour faire sauter le mur de l’oligarchie financière et briser le tabou de l’euro. Il est temps de remettre en cause les traités de Lisbonne et de Maastricht.

Pour nous progressistes, la leçon grecque nous intime à sortir de cette illusion de changer l’Europe de l’intérieur. Nous ne pouvons plus nous contenter de ces discours à l’eau tiède qui tentent de nous enliser. Ce capitalisme cynique et sans pitié doit être remis en cause.

Un grand mouvement populaire, puissant et déterminé, en France et en Europe, est indispensable pour faire sauter les corsets de fer imposés aux peuples, qui corrompent la vie des gens et nourrissent les extrêmes droites et les intégrismes.


André GERIN
 
député-maire honoraire de Vénissieux
 
Partager cet article
Repost0
19 septembre 2015 6 19 /09 /septembre /2015 15:14

Leçons tirées de l’épisode grec*

sur PCF Bassin

 

Matthieu MONTALBAN, Maître de Conférences en Sciences économique à l’Université de Bordeaux, Vice-Président d’Espaces Marx Aquitaine

 

Alors que tout le monde sait, y compris les économistes libéraux et ceux du FMI, que la dette grecque n’est pas remboursable et que la seule chose à faire est de faire défaut, les ministres des finances de l’Eurogroupe, en particulier Dijsselbloem et Schäuble, ont rivalisé de stupidité pour imposer des plans d’austérité qui attaquent à l’os l’économie grecque. Varoufakis a révélé combien Schäuble et les autres n’avaient que faire des arguments économiques, seuls le respect de la règle et la punition découlant de ce non-respect les intéressent ; mieux, il a révélé que l’objectif réel de Merkel et Schäuble était de faire plier la France et l’obliger à se « néolibéraliser » encore plus. Il ne s’agit pas là d’économie, mais de pouvoir et d’idéologie. L’échec de la stratégie de Tsipras aura au moins eu le mérite de clarifier un certain nombre de points, dont certains doutaient encore.

 

1. Une monnaie unique suppose un fédéralisme budgétaire poussé, qu’il est politiquement impossible à obtenir ou presque des citoyens européens et de leurs gouvernements.


Cette leçon n’est pas nouvelle, mais l’expérience a permis de mesurer combien elle était vraie. En effet, la disparition des taux de change amène mécaniquement des processus de concentrations des activités dans certains pays ou régions, et donc des déficits de balance commerciale pour les autres pays ou région. Ces problèmes n’en sont pas si la redistribution existe à l’échelle de l’ensemble de la zone concernée : un déficit commercial de l’Aquitaine par rapport à l’Île-De-France ne pose guère de souci étant donné la redistribution fiscale et les péréquations territoriales.

Rien de tel n’existe dans la zone euro, et les citoyens européens, notamment allemands (mais cela se vérifierait sûrement pour beaucoup d’autres) n’en veulent pas et préfèrent faire payer leurs amis grecs. De ce fait, les problèmes de compétitivité ne peuvent se « régler » que par la baisse des salaires et la réduction de la protection sociale. Comme en plus, l’UE abrite des paradis fiscaux comme le Luxembourg qui jamais ne voudront remettre en cause leur « modèle », la concurrence fiscale est la règle, poussant tous les pays à baisser leurs impôts et donc soit à s’exposer à des problèmes d’endettement, soit à se voir forcés à plus ou moins long terme de réduire leurs dépenses publiques et leur protection sociale. Ergo, la zone euro ne peut fonctionner ni de façon « sociale » ni keynésienne.

 

2. Le régime politique de l’UE ne peut plus s’appeler démocratique

 

Le capital s’était accommodé de la démocratie durant la période fordiste dite des 30 Glorieuses. Mais, cela lui coûta cher puisque avec un tel pouvoir syndical (largement lié à la présence de l’URSS), il dût concéder des avancées en termes de salaires, protection sociale, intervention de l’Etat et fiscalité comme jamais. La « révolte » néolibérale (qui n’est autre que la révolte du capital, donc des rentiers et capitalistes) n’est rien d’autres que le moyen de revenir sur ces concessions, tout en imposant un régime politique et économique qui empêche tout retour en arrière, une fois les dites concessions annulées.

L’archétype de cette stratégie nous est donné par l’architecture de l’Union Européenne, dont la forme ressemble beaucoup à « la constitution économique » qui contraindrait les états à appliquer les préceptes ordolibéraux allemands de la concurrence libre et non faussée, de l’équilibre budgétaire et de la stabilité des prix via une banque centrale indépendante, sans que les décisions démocratiques ne puissent influer sur ces préceptes. Nous avions écrit dans un précédent édito (en 2012) que le dernier étage de la fusée ordolibérale était sur le point d’être achevée et qu’elle serait lancée sur une orbite implacable (notre ami Bernard Conte en disait autant). C’est maintenant chose faite. Il faut dire que la structure à deux étages (Etats et échelon communautaire) est une bonne façon de justifier des choix injustifiables devant ses électeurs, mais qu’on a choisi soi-même de pousser à l’échelon communautaire (« on n’a pas le choix, c’est l’Europe ») ; et comme par principe, la construction européenne doit avancer, toute critique eurosceptique est devenue « populiste » chez nos élites.

Rappelons quelques déclarations de nos « élites » européennes, qui permettent de vérifier combien leur adhésion implicite à l’ordolibéralisme et au rétrécissement de la démocratie grâce à l’Europe. Jean-Claude Juncker : « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens ». Wolfgang Schäuble : « La France serait contente que quelqu’un force le Parlement, mais c’est difficile, c’est la démocratie. » Martin Schultz (« social-démocrate » donc « de gauche ») dit espérer en Grèce « un gouvernement de technocrates, pour que nous puissions continuer à négocier », tout en dénonçant l’attitude du gouvernement de Syriza.

L’UE et les gouvernements européens, au lien de dénoncer les régimes des autres, comme celui de Poutine et de nous faire couler des larmes de crocodile sur les droits de l’Homme, feraient mieux de balayer devant sa porte. Quand on passe au-dessus des résultats des référendums, qu’on fait revoter le peuple ou le Parlement tant qu’il n’a pas avalisé « l’approfondissement de la construction européenne », quand on érige des barrières à la circulation des migrants ou quand on soutient un gouvernement ukrainien composé pour partie de néo-nazis alors qu’on hurle à la montée de l’extrême-droite en Europe, on n’a vraiment aucune leçon à donner. A croire que parce que la démocratie serait née en Grèce et en Europe, il faudrait qu’elle prenne fin aussi au même endroit.

 

3. La nécessaire clarification du positionnement de la gauche de gauche face à l’UE

 

Le débat européen a toujours été un poison au sein de la gauche, un moyen de diviser pour mieux régner. En soi, cela pourrait suffire à justifier l’euroscepticisme.

 

Aujourd’hui, le débat se focalise sur « sortir ou non de l’euro», ou mieux « changer les traités ». C’est une mauvaise façon de poser le débat. Ayant clarifié la nature du gouvernement et du projet européen, le débat devrait être « pour ou contre la sortie de l’UE ».

 

Quand les pro-européens de gauche disent, « changer les traités», notamment les parties concernant la concurrence libre et non faussée et le marché intérieur, se rendent-ils compte que cela revient à les abroger purement et simplement ?

L’essentiel de la substance législative de l’UE se trouve-là (outre les directives qui en découlent, cf toute la jurisprudence qui s’est sédimentée), et on s’imagine que (1) les autres pays accepteraient de revenir dessus (croyez-vous que les pays de l’Est, qui entrent dans l’UE pour son libéralisme économique, accepteraient ?)

 

Croyez-vous que les Allemands, qui sont attachés à ses principes depuis le début, cèderont ?

 

Ne parlons même pas des Anglais qui ne veulent qu’une zone de libre-échange etc…), (2) qu’abroger des traités de fonctionnement de l’UE ne revient pas à en sortir de fait et à l’abolir ? L’erreur fut pour les français de s’imaginer que le projet, c’était l’Europe sociale. En 60 ans, il n’y eut aucune avancée sur ce sujet, faut-il encore attendre 60 ans de plus de régression sociale avant de sortir de ce carcan ?

 

L’ennui, c’est le risque de donner des voix au FN, mais on ne va quand même pas s’amuser à dire que la Terre est plate parce que les élites du FN pensent qu’elle est ronde. Il est évident, contrairement à ce qu’un Jacques Sapir peut dire, qu’aucune alliance avec le FN n’est possible (pour la bonne raison que ce parti, outre d’être anti-immigrés, est aussi anti-fiscaliste, anti-syndicats, anti-droit de grève, bref pro-capital national), mais il est nécessaire de clarifier notre positionnement par rapport à l’UE. Pour ma part, après avoir longtemps soutenu la construction européenne de façon critique (on fait tous des erreurs de jeunesse), mon choix est désormais limpide… Errare humanum est, perseverare diabolicum

 

(*) C’est la règle à Espaces Marx. Les éditoriaux sont sous la responsabilité de celle ou celui qui les rédige, et ne reflète pas une position de l’association.

Partager cet article
Repost0
19 septembre 2015 6 19 /09 /septembre /2015 10:04

Cet article est reposté depuis Réveil Communiste.

Partager cet article
Repost0
16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 14:29

ÉLECTIONS EN GRÈCE : LA COMMISSION EUROPÉENNE VOTE TSIPRAS !
 
Par le Parti de l'émancipation du peuple (ex-M'PEP).
 
Le 15 septembre 2015.
 
Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, a démissionné le 20 août dernier et prononcé la dissolution du parlement. Il ne disposait plus de majorité puisque sa politique a conduit à diviser son parti, Syriza. En faisant le contraire des engagements qu'il avait pris, le Premier ministre grec a ainsi provoqué le départ du tiers des membres de son parti (sur 35.000 adhérents) et du tiers de ses parlementaires. Ses soutiens au parlement se sont alors réduits à 119 députés sur 300. Les lois étaient désormais votées grâce aux députés de droite (Nouvelle Démocratie) et socialistes (Pasok), ceux précisément contre lesquels Syriza avait lutté. Ces partis avaient accepté et mis en œuvre les deux premiers mémorandums ayant saigné la Grèce à blanc, pour être ensuite rejetés par la population notamment lors du référendum du 5 juillet 2015 (61% de NON).
 
Tout a changé aujourd'hui, la Commission européenne se dit " sereine " et appelle, de manière à peine voilée, à voter Tsipras. Comme Pierre Laurent, le secrétaire national du PCF !
 
(...)
 

Partager cet article
Repost0

Articles RÉCents