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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 18:13
[ Vers le Grexit ? 1/3 ] - Grèce : l'impasse économique
Sur le site "l'arène nue"
par Olivier Delorme
 
 
 
 
Olivier Delorme est écrivain et historien. Passionné par la Grèce, il est l'auteur de La Grèce et les Balkans: du Ve siècle à nos jours (en Folio Gallimard, 2013, trois tomes), qui fait aujourd'hui référence. Alors que la crise grecque semble sur le point de refaire surface en raison de la mésentente entre les différents créanciers du pays, et que l'idée d'un « Grexit » est récemment devenue, pour la toute première fois, majoritaire dans un sondage grec, Olivier Delorme a accepté de revenir pour L'arène nue sur la situation de la Grèce. 
Cette analyse est en trois partie et traitera successivement de l'impasse économique, de l'impasse géopolitique et de l'impasse politique dans lesquelles se trouve Athènes. Ci-dessous, le premier volet. 
 
***
 
Aujourd’hui, la Grèce se trouve dans une triple impasse. La première est économique : depuis 2009, elle a connu plus de dix plans de rigueur assortis de coupes budgétaires, de mesures de démantèlement du droit du travail, de centaines de réformes dites structurelles (notamment lors de l’imposition à ses gouvernements des trois mémorandums de 2010, 2012 et 2015), des baisses de salaires et de pensions ainsi que des dizaines de hausses ou créations d’impôts. Car depuis sept ans, la Grèce s’est vu imposer par l’UE et le FMI un véritable délire fiscal dont la dernière manifestation consiste à taxer les contribuables sur la différence entre la montant minimal que, eu égard à leurs revenus, ils « doivent » avoir réglé par carte bancaire et le montant dont ils peuvent justifier qu’ils l’ont dépensé, si le second est inférieur au premier – mesure destinée, en réalité, à réduire la circulation d’argent liquide et à faire passer toutes les transactions par les banques.
[...]
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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 15:23

par François Leclerc

Divisés, les créanciers de la Grèce sont finalement parvenus à se mettre d’accord sur son dos. L’accord qui va encore devoir être mis en musique peut se résumer ainsi :

1/ L’excédent budgétaire qui déclenchera des mesures d’austérité automatique s’il n’est pas atteint reste fixé à 3,5% [...]. Ces mesures toucheront les retraites, le seuil d’imposition et la législation du travail, et seront identifiées par anticipation.

2/ En cas de dépassement de cet excédent budgétaire, le gouvernement sera autorisé à adopter au cas par cas des mesures sociales comprenant des réductions de la TVA, de la taxe foncière, des cotisations à la sécurité sociale et des augmentations des programmes d’aides…

3/ Les modalités d’une restructuration de la dette grecque devront être adoptées avant la fin du programme en cours, à la mi 2018. Après sa rencontre avec Angela Merkel, Christine Lagarde a confirmé que le FMI se contenterait de nouvelles baisses du taux d’intérêt des prêts du MES, de l’accroissement de leur maturité et d’un calendrier de remboursement repoussé. Une réduction du montant de la dette, qui était l’enjeu, ne sera pas engagée.

Insensibles aux épreuves des Grecs, qu’ils vont encore amplifier, les plus hautes autorités ne pouvaient pas se déjuger. Et le gouvernement grec, qui disposait d’une marge de manœuvre très restreinte, a obtenu à peine de quoi sauver les apparences. Envers et contre tout, la Grèce doit rembourser des prêts qui ont à l’origine permis de renflouer les banques allemandes et françaises, le reste de l’histoire est destinée à endormir les petits enfants

Source :  Billet invité sur http://www.pauljorion.com/blog/2017/02/22/le-protectorat-grec-reconduit-par-francois-leclerc/#more-93130

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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 23:37
Grèce : le FMI savait que le programme échouerait dès 2010
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Le FMI avait anticipé l'échec du programme grec dès 2010.

Le FMI avait anticipé l'échec du programme grec dès 2010. (Crédits : © Yuri Gripas / Reuters)

Nouvelle pierre dans le jardin des créanciers européens sur la Grèce : le FMI avait mis en garde sur les risques de la stratégie mise en place en 2010. Des avertissements ignorés à l'origine du désastre actuel.

Alors que la crise grecque pourrait, le 20 février, connaître un nouvel épisode lors de la réunion de l'Eurogroupe sur la deuxième revue du troisième programme de financement de l'Etat grec, de récentes révélations viennent à nouveau éclairer les débuts de cette crise en 2010. Un éclairage qui explique largement les échecs et les aveuglements, même sept ans plus tard...

Ces révélations étaient, pour tout dire, passées relativement inaperçues en Europe lorsqu'elles ont été publiées dans le dernier ouvrage du journaliste étasunien Paul Blustein, Laid Low, paru en octobre dernier aux Etats-Unis aux éditions du Centre international de l'innovation de la gouvernance (CIGI). L'ouvrage s'intéresse particulièrement au rôle du FMI dans la préhistoire du premier mémorandum imposé à la Grèce en mai 2010. Ce récit détaillé confirme ce que d'autres sources avaient déjà établies, notamment la Commission sur la Vérité de la dette grecque, établie au premier semestre 2015 par Zoé Kostantopoulou, alors présidente de la Vouli, le parlement grec, mais aussi par d'autres journalistes étasuniens et par l'instance de surveillance interne du FMI. Mais cet ouvrage donne une vision plus claire des négociations du printemps 2010 et apporte davantage de précisions.

Les réserves du FMI sur le plan de 2010

Paul Blustein confirme ainsi que le FMI a bien participé au premier programme grec contre ses propres règles édictées après la crise argentine qui obligeaient le Fonds à ne pas aider un pays dont la dette n'était pas tenable sur le long terme. Or, les experts du FMI ne se faisaient aucune illusion sur la capacité du programme à sortir la Grèce de l'ornière. C'est la grande information de ce livre qui cite un « mémo interne » du chef économiste du FMI d'alors, Olivier Blanchard, transmis le 4 mai 2010, soit six jours avant l'annonce du plan « d'aide » à Athènes.

Ce mémo est d'une grande sévérité pour le mémorandum qui sera finalement signé avec la Grèce. Ce plan prévoyait, rappelons-le, officiellement, une dette maximale de 149 % du PIB en 2013 pour la Grèce et une légère récession en 2010 de 0,4 %, puis une reprise vigoureuse dans le cas où le pays réaliserait toutes les réformes structurelles imposées. Dans la version officielle qui a toujours cours et qui est encore largement acceptée par les décideurs et observateurs européens, c'est le manque d'implication de la Grèce dans le programme de réformes qui a fait échouer ces plans.

Des réformes vaines ?

Mais Olivier Blanchard, qui, depuis, a quitté le FMI avait déjà mis en garde dès le 4 mai 2010 : « même en remplissant entièrement toutes les conditions posées, rien ne peut soutenir la croissance contre la contribution négative du secteur public ». Et d'ajouter : « la reprise aura plus vraisemblablement la forme d'un « L » avec une récession plus profonde et plus longue que celle projetée ». Et de conclure : « le schéma de croissance en « V » projetée est beaucoup trop optimiste, il est improbable que les forts gains de productivité puisse jouer un rôle significatif ». Ce mémo prouve que le FMI savait donc parfaitement ce qui allait se passer en Grèce. Les informations de Paul Blustein ont été confirmées par Olivier Blanchard lui-même qui, dans un tweet du mercredi 15 février, a indiqué qu'il « n'a pas fait fuité lui-même » ce document, mais qu'il n'est finalement « pas mécontent qu'il ait fuité ». [...]

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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 00:08

Les mobilisations des agriculteurs s'intensifient dans tout le pays

Des milliers d'agriculteurs, pour une année de plus, ont mis en place des barrages routiers sur de nombreuses routes principales dans tout le pays. Les petits et moyens agriculteurs luttent contre la ligne politique antipopulaire du gouvernement et la Politique agricole commune (PAC) de l'UE, qui entraînent l'accélération de la concentration de la terre, de la production et du commerce de détail de produits agricoles dans les mains d'un petit nombre de grands agriculteurs-capitalistes.

L'épicentre et le point de référence de la lutte, coordonnée par le Comité national des barrages routiers, est encore une fois cette année le puissant barrage routier de Nikaia, installé par les agriculteurs de Thessalie avec des centaines de tracteurs sur la route nationale centrale juste à la sortie de la ville de Larisa.

Des dizaines d'organisations syndicales et d'organisations de masse en Grèce ont exprimé leur solidarité et leur soutien à la lutte des petits et moyens agriculteurs. Le Secrétariat Exécutif du PAME appelle les travailleurs à soutenir massivement les barrages routiers et les mobilisations des agriculteurs.

Le SG du CC du KKE, Dimitris Koutsoumpas, le matin du samedi 28/1 a rencontré les petits et moyens agriculteurs d'Arta, qui ont mis en place un barrage routier sur la route ionienne, et a discuté avec eux, en exprimant la solidarité du KKE avec leur lutte.

Voir d'autres photos et la vidéo sur le site du KKE

Et aussi cet article de La Tribune.

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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 13:55

Sur le site du CADTM - Commission pour l'abolition des dettes illégitimes.

5 janvier par Eric Toussaint

 

Nous mettons à la disposition du public francophone des documents tenus secrets par le FMI. Il s’agit de documents authentiques qui ont été mis à la disposition de la Commission pour la vérité sur la dette publique grecque par Zoe Konstantopoulou, la présidente du Parlement grec en fonction entre le 6 février et le 3 octobre 2015. Le contenu de ces 2 documents qui datent de mars et de mai 2010 est accablant pour le FMI.

Afin de convaincre le FMI, les dirigeants français, allemand et hollandais ont menti

Le compte-rendu officiel de la réunion du 9 mai 2010 au cours de laquelle la direction du FMI approuvé un crédit de 30 milliards € à la Grèce montre très clairement qu’un nombre élevé de membres de la direction ont exprimé de très fortes critiques à l’égard du programme que l’institution s’apprêtait à mettre en œuvre. Certains d’entre eux ont dénoncé le fait que le programme visait à sauver les banques privées européennes qui étaient créancières de la dette publique et privée grecque, principalement quelques grandes banques françaises et allemandes. Plusieurs d’entre eux ont dénoncé une politique qui reproduisait ce qui avait conduit à la crise argentine de 2001 et à la crise asiatique de 1996-1997 (voir encadré avec la citation du directeur exécutif argentin). Plusieurs dirigeants ont dénoncé le fait que le noyau dirigeant du FMI avait modifié à l’insu des autres membres du conseil d’administration une des règles fondamentales qui conditionnent les crédits alloués par le FMI à ses membres. En effet, pour qu’un crédit puisse être octroyé par le FMI, il faut démontrer que ce crédit et le programme qui l’accompagne rendront soutenable le remboursement de la dette. Vu que cette condition ne pouvait pas être satisfaite dans le cas de la Grèce étant donné que la direction du FMI et les autorités européennes refusaient de réduire la dette grecque et d’y faire participer les banques privées, la condition mentionnée plus haut a été supprimée en catimini. Elle a été remplacée par un nouveau critère : la nécessité d’éviter un risque élevé de déstabilisation financière systémique internationale. La direction du FMI a justifié par l’urgence ce changement de critère non respectueux des règles de fonctionnement. Afin de convaincre ceux des dirigeants du FMI qui émettaient de très fortes réserves, les dirigeants français, allemand et hollandais ont menti en assurant que les banques de leur pays ne se débarrasseraient pas des titres grecs. Selon eux, les banques françaises, allemandes et hollandaises allaient conserver les titres grecs en leur possession afin de permettre la réussite du programme qui allait commencer. Or il est prouvé que les banques françaises, allemandes et hollandaises ont vendu massivement les titres qu’elles détenaient sur le marché secondaire en provoquant une aggravation de la crise grecque et en reportant sur le dos des contribuables européens, et en premier lieu sur le peuple de la Grèce, les risques qu’elles avaient pris et la crise qu’elles avaient très largement contribué à provoquer.[...]

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10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 17:41

8 décembre 2016 : les travailleurs grecs en grève générale contre l'austérité et la dictature de l'union européenne!

Publié le 9 décembre 2016 par FSC

Les travailleurs grecs ne se laissent pas faire :le 8 décembre ils ont déclenchés dans le public et dans le privé une énorme grève générale : les ferries sont ainsi resté à quai pour le 7e jours consécutifs

greve-marins-athenes-6-decembre-2016

Grève des martins – port d’Athènes 6 décembre 2016 – photo PAME HELLAS

Des manifestations massives ont eu lieu dans tous le pays. Rassemblant 15 000 personnes à Athènes et plus de 5 000 à Thessalonique à l’appel du syndicat PAME (syndicat de lutte de classe proche du parti communiste grec KKE).

le PAME avait organisé plus de 550 manifestations, meetings et mobilisations sur les lieux de travail dans toute la Grèce, le 6 décembre pour préparer les plus de 60 manifestations géantes du 8 décembre dans toutes la Grèce

Dans la nuit de samedi à dimanche, Syriza veut faire voter le budget 2017 qui prévoit une augmentation de plus de 1 milliards des impots frappant les classes populaires avec des taxes de tous types sur les voitures, les téléphone, la télévision, le carburant, le tabac le café ou la bière. Tout en réduisant de près de 6 milliards les dépenses publiques et en lançant de nouvelles privatisations en 2017.

Chacun pourra observer qu’après près de 10 ans d’euro austérité la dette grecque n’a cessé de croître, de même que les profits des multinationales qui grâce au chantage à l’euro étrangle la Grèce pour mieux mettre ses richesse et son appareil productif et ses infrastructures en coupe réglés et faire sauter les droits des travailleurs.

 

D'autres sources sur la grève du 8 décembre en Grèce

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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 23:19
Grèce : Alexis Tsipras affiche son obéissance totale aux créanciers
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Alexis Tsipras envoie des signaux de soumission aux créanciers. Pour remonter dans les sondages ?
Alexis Tsipras envoie des signaux de soumission aux créanciers. Pour remonter dans les sondages ? (Crédits : © Michalis Karagiannis / Reuter)
Le premier ministre grec a remanié son gouvernement en excluant les quelques récalcitrants et revu son objectif de restructuration de la dette à la baisse. Son objectif semble désormais celui d'accepter rapidement les demandes des créanciers pour obtenir une victoire de façade sur le terrain de la dette. Et remonter dans les sondages.

Alexis Tsipras est pressé d'en finir avec la deuxième revue du programme prévu par le troisième mémorandum. C'est en effet à l'issue de cette deuxième revue que les négociations sur la dette publique grecque pourront réellement débuter. Avant la réunion de l'Eurogroupe des 19 ministres des Finances de la zone euro ce lundi 7 novembre, le chef du gouvernement grec a donc envoyé un message fort : il a remanié son gouvernement ce samedi dans un sens très favorable à la politique de « réformes » voulue par les créanciers.

Un remaniement pour plaire aux créanciers

Tous les ministres qui avaient émis des doutes sur la politique de privatisation, notamment, ont été écartés. Alexis Tsipras a ainsi exclu du gouvernement le ministre de la mer, Theodoros Dritsas, qui avait émis des réserves sur la privatisation du port du Pirée... tout en la signant. Mais c'est surtout le transfert au ministère de l'Intérieur, dont se désintéressent les créanciers, de Panos Skourletis, jusqu'ici ministre de l'Energie, qui est significatif du changement de stratégie du gouvernement.

Panos Skourletis avait fait part de son opposition à la privatisation complète de la compagnie publique d'énergie réclamée par les créanciers. Il est remplacé par Giorgos Stathakis, jusqu'ici ministre de l'Economie et qui est un partisan connu des « réformes ». C'est lui qui, en juillet 2015, avait plaidé auprès d'Alexis Tsipras pour que la Grèce accepte un nouveau mémorandum. Giorgos Stathakis sera lui-même remplacé par Dimitris Papadimitriou, un économiste qui a travaillé dans de nombreuses universités aux Etats-Unis, et qui a un profil tout à fait rassurant pour les bailleurs de fonds.

Alexis Tsipras a clairement voulu envoyer un message aux créanciers : les privatisations ne seront pas remis en cause, ni freinées, et la « volonté de réformes » du gouvernement est complète. Il n'y aura plus aucune tentative de retarder l'application des demandes de l'Eurogroupe. Le transfert du ministre du travail, Giorgos Katrougalos, qui avait bâti une réforme des retraites que les créanciers avaient du mal à accepter, au poste symbolique de vice-ministre des Affaires étrangères, va dans le même sens. Sa remplaçante, Effie Achtioglou, jusqu'ici sa vice-ministre, est réputée pour entretenir d'excellentes relations avec les autorités européennes. C'est un élément clé alors que la grande affaire du prochain mois devrait être la réforme du droit du travail réclamée par les créanciers.

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19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 22:47
Grèce : François Hollande et sa fausse légende

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François Hollande a-t-il sauvé la Grèce ?

François Hollande a-t-il sauvé la Grèce ? (Crédits : POOL)

Couverture

Dans le livre de confidences paru la semaine dernière, François Hollande se dresse un portrait de "sauveur de la Grèce". La réalité pourrait être différente.

Derrière le bruit médiatique qui s'est concentré depuis la sortie du livre de « confidences » du président de la République sur les « gaffes » de l'hôte de l'Elysée et ses «erreurs de communication », il convient de ne pas oublier que l'essentiel de l'ouvrage vise bien à construire l'image d'un président en action, dans toute la splendeur et l'étendu de son pouvoir. Nulle part cet effort n'est si visible que dans les pages consacrées à la politique étrangère, et en particulier à la troisième crise grecque du premier semestre 2015.

Sauveur de la Grèce, le storytelling de l'Elysée

Intitulé « le facilitateur », ce chapitre de 14 pages* dresse le portrait en pied d'un François Hollande arbitre de l'Europe, capable de retenir la furie destructrice d'Alexis Tsipras, le premier ministre hellénique, et de Wolfgang Schäuble, le ministre allemand des Finances. Le chef de l'Etat français aime se présenter comme « protecteur » du chef du gouvernement grec. Les deux journalistes auteurs de l'ouvrage soulignent ainsi sa « mansuétude » envers Alexis Tsipras (qu'ils comparent avec celles, coupable à leurs yeux, qu'il a adopté envers Christiane Taubira et Emmanuel Macron), de son « acharnement » à maintenir la Grèce dans la zone euro. On le voit batailler avec Angela Merkel pour que « tout faire pour maintenir la Grèce » dans l'union monétaire.

Ce discours, soutenu tant par les auteurs que par le président, n'est pas étonnant. Il est la « version officielle » française des événements depuis que, au petit matin du 13 juillet 2015, Alexis Tsipras a signé une capitulation complète devant ses créanciers, faisant replonger le pays dans la crise et dans l'assujettissement le plus complet. Selon le Château, qui en vend la version à qui veut bien l'entendre, c'est la France qui a stoppé l'Allemagne dans sa volonté de chasser les Grecs de la zone euro.

Les deux auteurs rendent donc l'image d'un président gonflé d'orgueil d'avoir l'impression, sur ce dossier grec, de « faire l'histoire ». Du reste, eux-mêmes, présents dans les bureaux dorés de l'Elysée, avouent cette « impression légèrement grisante d'observer l'histoire en marche ». Jamais la connivence entre le monarque et ses secrétaires « embusqués » n'est aussi forte que sur ce dossier. Jamais l'admiration du chef de l'Etat n'y est aussi palpable. Mais si l'on y regarde de plus près, ce portrait élogieux du « sauveur des Grecs » apparaît fort contestable.[...]

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7 juin 2016 2 07 /06 /juin /2016 10:34

DECLARATION DU BUREAU DE PRESSE DU CC DU KKE SUR L’ACCORD DE L’EUROGROUPE

L’œuvre antipopulaire du gouvernement a été approuvé et ratifié par l'accord de l'Eurogroupe sur l'achèvement de l’évaluation. L’accord confirme que la spirale descendante est sans fin, car pour chaque tranche du prêt suppose de nouvelles mesures antipopulaires. De même, toute «allégement» de la dette, qui n'a pas été créée par le peuple, sera accompagnée d'une nouvelle série de mesures dans les différentes phases de la discussion sur ce sujet, quelle que soit la façon dont la concurrence entre le FMI et les sections des classes bourgeoises de l'UE sera exprimée et quelle que soit son résultat.

Les mensonges du gouvernement de coalition SYRIZA-ANEL se dénouent rapidement, car les lois qui viennent d'être adoptées ne constituent pas les dernières mesures difficiles, comme les fonctionnaires du gouvernement voulaient nous faire croire dans la période précédente.

La loi-guillotine sur le système de Sécurité sociale, la forte augmentation de la fiscalité, les privatisations, la remise des prêts rouges aux «fonds», le mémorandum supplémentaire-mécanisme automatique de réductions ne sont pas les dernières lois antipopulaires de la « dernière tour difficile » comme le gouvernement a promis au peuple. D'autant plus quand la prochaine évaluation présuppose une nouvelle offensive, se concentrant sur les droits des travailleurs, avec des licenciements collectifs et des attaques contre les droits syndicaux. Dans tous les cas, le terrain est déjà préparé par les récentes demandes exprimées par SEV (Fédération hellénique des Entreprises) et d'autres organisations d'employeurs.

L'optimisme du gouvernement que l'accord de l'Eurogroupe concernant la Grèce « sera le début de la sortie du cercle vicieux de la récession économique du pays » ne concerne pas la classe ouvrière et les couches populaires qui assument le fardeau de la crise, mais le capital qui attendre la reprise de ses profits. Sur la base de la situation actuelle de l'économie internationale et nationale, la prévision d'une reprise rapide et significative de l'économie grecque est sans fondations. Quel que soit le cas, une reprise des profits capitalistes sera accompagnée de nouvelles subventions, des allégements fiscaux et de régimes de faveur inclus dans la nouvelle loi de développement, alors que l’arsenal antipopulaire du gouvernement et des monopoles restera en vigueur et sera renforcé.

Le peuple lui-même peut mettre fin aux mesures antipopulaires du gouvernement et de l'UE par sa lutte organisée, le regroupement du mouvement, l'alliance populaire, sur la voie de rupture et de renversement du capitalisme.

 

ATHENS 25/5/2016

BUREAU DE PRESSE DU CC DU KKE

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7 juin 2016 2 07 /06 /juin /2016 02:51

 |  sur La Tribune.fr

La dette grecque annulée ? Une blague, bien sûr...

La dette grecque annulée ? Une blague, bien sûr... (Crédits : © Francois Lenoir / Reuters)

Le Comité pour l'abolition de la dette du tiers monde a usurpé l'identité du Club de Paris, réunion informelle de 20 pays créanciers, pour faire croire à la suppression de la dette grecque. Une opération de communication pour provoquer une interrogation sur la dette.

Le canular a fait sursauter à Bercy. Ce vendredi 3 juin est apparu sur Internet un site français du Club de Paris, une réunion de 20 Etats créanciers de pays en développement créé en 1956 et connu pour sa grande discrétion. Sur ce site, on pouvait trouver un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux et titré : « Le Club de Paris décide d'annuler la dette de la Grèce et de se doter de statuts officiels. »

Un canular qui fait réagir Bercy

On y apprenait que cette institution informelle, qui regroupe notamment l'Allemagne, la France et l'Italie, avait décidé de supprimer ces créances vis-à-vis de la République hellénique après avoir entendu un expert de l'ONU et pour permettre à son gouvernement « de remplir ses obligations internationales, notamment dans le domaine des soins de santé et de l'éducation, et de financer les investissements publics visant une croissance inclusive et une réduction de la pauvreté ». Le communiqué annonçait aussi que le Trésor français, dont le directeur assure en 2016 la présidence du Club de Paris, proposait de donner à l'institution informelle des statuts officiels et de publier des comptes-rendus des réunions de ces 20 Etats créanciers.[...]

La suite en cliquant sur le lien ci-dessous.

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