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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
6 septembre 2019 5 06 /09 /septembre /2019 14:23

Salariés, retraités, jeunes
Pour les revendications, rendez-vous à Rouen le samedi 7 septembre à 11 h à l’Hôtel de ville.
Un appel à une manifestation régionale à Rouen le 7 septembre a été lancé par les Gilets Jaunes.
Depuis 10 mois, l’UD agit pour l’unité des salariés et des jeunes afin de résister à MACRON, aux patrons et à leurs plans destructeurs.
Ces derniers mois, y compris en juillet – août, les mobilisations et grèves sont nombreuses avec les hospitaliers, les pompiers, les enseignants et agents de l’éducation nationale, les agents des finances, les salariés de TOTAL et du commerce…

Pourtant, Gouvernenement et patronat prétendent poursuivre, dérèglementation, privatisation, atteinte aux services publics et casse sociale. Ce sont maintenant les retraites qui sont dans leur viseur.
Depuis 10 mois, le gouvernement répond aux revendications légitimes par la répression la plus brutale. Le Gouvernement répond par la matraque, les gaz et les LBD, entrainant blessures, humiliations, mutilation et morts.
L’UD CGT 76 était présente le 3 août à Rouen, dans la manifestation exigeant « Justice pour Steve ». De même, le 27 août, au Havre devant le Tribunal, aux côtés des syndicalistes et Gilets Jaunes, contre la remise en cause du droit de manifester.
Dans la continuité de ces actions menées depuis 10 mois, nous invitons les syndicats CGT, les militants, les salariés à être présents le 7 septembre à Rouen pour :

 les revendications,
 Défendre les libertés et le droit de manifester
 Défendre les 42 régimes de retraite. Préparons la grève le 24 septembre.
 Non à la retraite par points

Rouen, le 2 septembre 2019

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21 août 2019 3 21 /08 /août /2019 23:14
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13 août 2019 2 13 /08 /août /2019 22:26

Cet article est reposté depuis Commun COMMUNE [le blog d'El Diablo].

Commentaire : Il faudra que la direction de la Sécurité sociale de l'Eure nous explique si tous les salariés sont ainsi suivis et surveillés, qu'elle précise quelles activités on a le droit de mener chez soi pendant un arrêt maladie, à qui on peut téléphoner, quel DVD on est autorisé à visionner, si on peut regarder la télévision ( et quelles émissions ... peut-être Christophe Barbier ...) et si la lecture de Karl Marx est formellement proscrite ...

Une telle surveillance laisse pantois. Dans l'Eure, les responsables de la Sécurité sociale doivent ignorer que la France est censément être le pays des droits de l'Homme.

Il est vrai que les tirs de LBD, les violences policières ont pu leur laisser croire qu'on en avait fini avec ces vieilleries qui datent quand même de 230 ans et qu'on ne devrait plus enseigner dans les cours d'histoire.

YG. 

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13 mai 2019 1 13 /05 /mai /2019 16:47

Histoires d’actu. On y invoque le ras-le-bol de ces impôts que les riches ne paient pas, l’exaspération liée au pouvoir oppressant des puissants, le sentiment d’une justice de classe : c’est la Normandie de 1789, à travers ses cahiers de doléances. Morceaux choisis avec une plongée dans les archives normandes des germes de la fronde.

  Olivier CASSIAU
DEHORS !... les taxes

Il y a ceux qui mettent les formes, comme à Buchy. « À ce qu’il plaise à sa majesté étendre sa bienséance sur ses fidèles sujets pour l’encouragement et l’exploitation de leurs terres et herbages, le commerce de leurs denrées et bestiaux et par adoucissement des charges excessives qui leur sont imposées. »

Et ceux qui mettent les pieds dans le plat.

Comme aux Andelys« Égalité proportionnelle de répartition de toute espèce d’impôt qui sera établi ou conservé soit ordonné entre tous les citoyens sans distinction d’ordre ni d’état. Qu’il soit demandé la suppression des vingtièmes, tailles, corvées, gabelles. » Car si aujourd’hui, les « gilets jaunes » revendiquent entre autres le rétablissement de l’ISF, bourgeois, employés et paysans demandent juste en 1789 que la noblesse et le clergé paient tout simplement des... impôts ! Une revendication que l’on trouve dans les villes, et dans les campagnes. Les habitants de Saâne-Saint-Just et ses quelques feux, comme on dit à l’époque pour évoquer les ménages, sollicitent « l’abolition de la gabelle (NDLR : taxe sur le sel) et de l’impôt sur le tabac. Quant à la corvée qui pèse sur les agriculteurs qui paient pour des travaux qui languissent ou sont mal faits. » Et certains de faire des propositions.

À Gournay-en-Bray, on propose « de préférer autant qu’il se pourra ceux (NDLR : les impôts) liés à la consommation d’autant qu’ils tiennent moins de l’arbitraire, qu’après tout il dépend du choix de consommer plus ou moins et que celui qui consomme est aussi censé être plus riche ou fait plus de profits. » Dans le nord de la Seine-Inférieure, on vient d’inventer sans le savoir une forme de TVA. Aujourd’hui chacun s’accorde pourtant à dire que c’est un impôt injuste. « La paroisse est surchargée dans la répartition de la taille (NDLR : impôt direct). Il serait bien que la répartition ne soit pas arbitraire et qu’elle soit dite dans chaque province et chaque baillage », assure-t-on dans la paroisse de Pavilly, « 330 à 340 feux », en mars 1789.

DEHORS !... le pouvoir vertical

Alors certes, on ne demande alors ni la tête ni l’abdication du roi. Mais tout de même, on profite des cahiers de doléances pour dénoncer ce que le peuple considère comme des abus du pouvoir royal. Et de la noblesse.

À Vernon, on fait « doléance au Roy sur l’existence et l’entretien onéreux d’un trop grand nombre de demeures royales et les dépenses excessives qu’elles entraînent. Il faut que le Roy réforme l’économie de sa maison, de celle de la Reine, des princes ses enfants et des princes ses frères et autres princes et princesses » ; au Havre, on demande la suppression de toute place, emploi et office qui ne sont pas nécessaires. À Buchy, aussi on demande poliment au roi de « se faire rendre compte de l’emploi des deniers afin de diminuer les dépenses, les gratifications qui forment un poids qui pèse sur les habitants de la campagne. » Aux Andelys, que l’administration des forêts soit « plus régulière » et que « les ministres soient responsables de l’emploi des sous qui leur ont été confiés. » À Pont-Audemer, on veut connaître « les sources des abus de l’État, et là aussi, que les ministres soient comptables des deniers publics. » À Charleval, on pointe du doigt les richesses du clergé : « les maisons conventuelles sans aucune utilité doivent être supprimées et les fonds employés pour la pension du curé, l’augmentation des gages du vicaire, du maître et de la maîtresse d’école. » [...]

DEHORS !...les restrictions

Quand les campagnes ont l’impression de payer pour les villes... À Saâne-Saint-Just, on veut « faire supporter les frais des grandes routes à ceux qui les dégradent » et l’on « réclame le secours du gouvernement afin qu’il fasse procurer au peuple les aliments nécessaires à la vie et arrêter le tumulte de la disette. » On préconise même des mesures radicales. « Pour faciliter l’abondance de blé, nécessaire à tous les citoyens, denrée qui leur est indispensable il sera défendu, sous peine de punition corporelle, d’exporter cette denrée hors du royaume, si ce n’est de province à province », propose-t-on à Buchy. À Gisors, c’est une régulation du prix du blé en cas de disette que l’on réclame. [...]

DEHORS !...Les pigeons

[...]

DEHORS !... L’automatisation

La fin du XVIIIe siècle voit naître les premières mécanisations, et notamment celle de la filature. Les premières peurs aussi face aux prémices du capitalisme industriel. « Les mécaniques pour la filature de coton retirent les moyens nécessaires aux pauvres et aux artisans pour leur subsistance », assure-t-on dans la paroisse de Pavilly.

[...]

DEHORS !... LA justice à deux vitesses

Dans de nombreux cahiers de doléances, on retrouve des préoccupations plus politiques, mis en avant notamment dans les grandes villes. La liberté de la presse, sans censure, revient régulièrement. Même dans les cahiers de doléances des campagnes. [...]

DEHORS !... et après ?

Parmi les 188 000 tisserands de la région de Rouen, plus d’un tiers est au chômage et sans ressource. Le 14 juillet 1789, une foule de 300 à 400 personnes envahit une filature du faubourg Saint-Sever. Trente métiers à tisser mécaniques anglais sont brisés. Pendant ce temps-là, à Paris... [...]

Claude Mazauric, historien de la Révolution française (1)
Les « gilets jaunes » d’aujourd’hui sont-ils les sans-culottes d’hier ?
Claude Mazauric : « Oui et non. Non, car l’histoire ne se répète jamais. Nous ne sommes pas dans la même organisation de la société, de l’économie, des échanges commerciaux qu’à l’époque. Tout cela nous permet de garder le sens aigu des différences.
Ce qui est vrai, c’est que les « gilets jaunes » comme les sans-culottes n’est pas un mouvement social homogène. À Rouen, on trouve dans la sans-culotterie à la fois des maîtres de métiers, des petits chefs d’entreprise, des compagnons, des portefaix, des apprentis et avec autour d’eux toute une plèbe d’habitants. Ce sont les couches populaires dominées avec au-dessus d’eux notamment la grande bourgeoisie. Aujourd’hui, les « gilets jaunes » appartiennent aussi à ces couches sociales dominées qui sont la proie des crises, comme l’étaient les sans-culottes avec la hausse du prix du pain au XVIIIe siècle. [...]
 

 

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9 mai 2019 4 09 /05 /mai /2019 09:49

Cet article est reposté depuis Réveil Communiste.

Pour accéder au Média : https://www.lemediatv.fr/

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8 mai 2019 3 08 /05 /mai /2019 16:15

Poursuivis pour occupation illicite du domaine public, des gilets jaunes de Saint-Romain-de-Colbosc, près du Havre ont été jugés coupables d'occupation illicite du domaine public, mardi 7 mai 2019 par le tribunal de grande instance du Havre.

 

Par KS/MR

Ils étaient poursuivis pour occupation illicite du domaine public. Le procureur avait requis 300 euros d'amende dont 200 euros assortis du sursis. Ils espéraient la relaxe car l'avocate avait plaidé l'exception de nullité. Sur leurs visages, on lit la déception à l'énoncé du délibéré du tribunal de grande instance du Havre. Ces 17 habitants de la région de Saint-Romain-de-Colbosc sont jugés coupables. [...]
 
L'intégralité ici : https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/seine-maritime/havre/havre-gilets-jaunes-condamnes-occupation-illicite-du-domaine-public-1666157.html
 
Sur cette question voir l'article déjà repris sur ce blog :
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7 mai 2019 2 07 /05 /mai /2019 16:46

Quand on est gilets jaunes, pour un péage en feu : un an de prison ferme et 288 000 euros - Pour les responsables de France Télécom coupables de harcèlement ayant mené à 35 suicides, peines encourues : un an de prison et 15000 euros d'amende

Manifestation de salariés de France Télécom - https://www.abcbourse.com/marches/suicides-a-france-telecom-le-proces-de-l-entreprise-et-ses-ex-dirigeants-s-ouvr_469532_PX1p.aspx
Procès France Télécom: la valeur de «l’être humain sur le marché du travail» en question

Voir sur Libération : https://www.liberation.fr/depeches/2019/05/04/proces-france-telecom-la-valeur-de-l-etre-humain-sur-le-marche-du-travail-en-question_1724941

Et sur l'Humanité :https://www.humanite.fr/france-telecom-le-proces-historique-de-la-souffrance-au-travail-671819

https://www.humanite.fr/suicides-de-france-telecom-un-grand-proces-possible-611396

Le mur devant lequel un salarié de France Télécom s’est immolé par le feu, le 26 avril 2011, à Mérignac (Gironde). PATRICK BERNARD / AFP
 
Quatre « gilets jaunes » condamnés à un an de prison ferme pour l’incendie d’une barrière de péage
Péage brûlé près de Narbonne - Photo Le Point

https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/05/06/quatre-gilets-jaunes-condamnes-a-un-an-de-prison-apres-l-incendie-d-un-peage-a-narbonne_5459090_3224.html

 

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7 mai 2019 2 07 /05 /mai /2019 13:52

vendredi 3 mai 2019 par Canaille le Rouge, Alain Chancogne (ANC) et Grossvak Serge

Regardez cette image de La Salpétrière : cela ne vous rapelle pas quelque chose ?(NDLR)
La langue anglaise est suffisamment riche pour ne pas user de ces franglicismes paresseux tels "fakes news" qui pullulent à travers la toile. D’autant que le mot ne traduit pas l’idée que celui qui l’émet est d’abord un menteur.
Par contre parler d’éditeurs de mensonges permet de bien identifier de qui et de quoi il s’agit.
En matière de mensonges, c’est comme pour les produits de consommation, l’important c’est la traçabilité.

Sur cette image une personne visiblement âgée est acculée contre un mur et menacée d’une matraque par les forces de l’ordre mais Le Monde qui la publie légende "face à face entre gilets jaunes et force de l’ordre boulevard de l’hôpital". Quand les régimes de réalité divergent à ce point je ne sais pas bien dans quel monde commun nous allons réussir à vivre. (NDLR)

La suite ici sur le site de l'ANC : http://ancommunistes.org/spip.php?article1303

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7 mai 2019 2 07 /05 /mai /2019 10:23

Jeudi 2 mai, François Ruffin a présenté J’veux du soleil au rond-point des Vaches de Saint-Etienne-du-Rouvray. (©JBM/76actu)

Ci-dessous, lu sur le site de la ville de Saint-Etienne du Rouvray : https://www.saintetiennedurouvray.fr/articles/1764

Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées dans la soirée de jeudi 2 mai à proximité du rond-point des Vaches. Elles assistaient à une projection du film documentaire « J'veux du soleil » en présence de son co-réalisateur, le député de la Somme François Ruffin.

Organisée par les Gilets jaunes du rond-point des Vaches (s'identifiant désormais eux-mêmes par le sigle GJ-RPDV qu'ils ont imprimé sur des sweaters et t-shirts), cette projection festive a rassemblé sur le parking du magasin Électrodépôt des délégations venues d'autres ronds-points du département et au-delà, ainsi que des personnes n'arborant pas le chasuble qui symbolise ce mouvement social depuis le 17 novembre 2018.
Le député de la Somme François Ruffin (LFI), co-réalisateur avec Gilles Perret du documentaire intitulé « J'veux du soleil » (en référence à la chanson du groupe Au p'tit bonheur), avait fait le déplacement depuis Amiens pour débattre avec le public et les militants, quelques heures avant la projection.
L'ambiance était festive, les GJ-RPDV ayant organisé un barbecue et un stand sandwich et installé sous un dais de toile quelques dizaines de chaises qui n'auront toutefois pas suffi à asseoir tout le monde.
Après avoir salué la volonté des Gilets jaunes stéphanais « de faire du beau dans un endroit qui ne l'est pas », faisant ainsi référence au village « Notre-Dame-des-Palettes » que les GJ-RPDV ont installé aux abords d'un parking coincé entre le restaurant d'une grande chaîne et un magasin discount aux rideaux de fer tirés, le député de la France insoumise (LFI) s'est livré à une analyse des propos tenus par Emmanuel Macron lors de la conférence de presse du 25 avril :
« Il y a des choses notables dans le discours de Macron, il y a l'absence des mots “concurrence”, “compétitivité”, “mondialisation”. Lui qui les répétait toutes les deux lignes, ces omissions sont des signes. Elles nous disent que Macron est maintenant contraint de continuer à faire la même chose mais sans le dire ! On nous avait entraînés dans cette idéologie du fric par l'enthousiasme dans les années 1980 mais maintenant que ça ne fonctionne plus, ils nous y entraînent par le matraquage et par le matraquage médiatique aussi. Mais les gens ne veulent plus de ça. Ils ne veulent plus de ça mais ils ne se sont pas encore rattachés à autre chose. On est dans un temps de gestation longue de cet autre chose, à nous de l'entraîner dans le bon côté et non vers la haine et le rejet de l'autre. »
Le député de la Somme a également alerté sur les « deux divorces » que le mouvement social se doit de réconcilier :
« Il y a deux divorces à résoudre, celui des quartiers populaires et de la France rurale, celui de la petite bourgeoisie culturelle et des classes populaires. Si on ne les réconcilie pas, on n'arrivera pas faire masse pour changer le système. »
Présent à ses côtés durant l'avant-projection, François Boulo, le porte-parole des Gilets jaunes de l'agglomération rouennaise, a quant à lui notamment pointé le « mensonge » du ministre de l'Intérieur Christophe Castaner qui a prétendu que des Gilets jaunes avaient « attaqué » le service des urgences de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, en marge de la manifestation du 1er-Mai.
Selon François Boulo, les « médias » auraient été complices de ces « mensonges » et il les a prévenus :
« On va les pilonner, les médias. On va les forcer à dire la vérité. »
Une vérité qu'une partie de ces derniers ont néanmoins dite sans être soumis à la contrainte, certains y consacrant jusqu'à quatre pages entières à l'image du quotidien Libération du 3 mai ou encore à celle de l'Humanité avec une double page le même jour… Le Figaro se contentant quant à lui de parler de « divergences » de témoignages et de vidéo qui « semblent contredire » le ministre…
Le porte-parole des GJ a également appelé à ne pas « se faire piéger par la violence » car, a-t-il ajouté :
« Pendant ce temps là, les lois passent sous les radars, à l'image de la loi Pacte. [loi Plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises, votée le 11 avril, ndlr] »
Après avoir décrit un pouvoir « élus par et pour les plus riches » que le « match des jaunes contre les bleus » [les Gilets jaunes contre les policiers, ndlr] fait rire, le porte-parole François Boulo à appelé à une « révolution pacifique » :
« Mettez du jaune partout, portez du jaune, tant que Macron sera au pouvoir on va le rendre dingue avec ça. Eux qui rigolent de mépris en nous regardant, on va finir par les faire rire… jaune ! »
Après la projection du film, le débat s'est encore prolongé quelques minutes avec François Ruffin.
Le film « J'veux du soleil » rassemble des témoignages de Gilets jaunes de plusieurs coins de France et nous livre un aperçu sensible, parfois drôle, parfois poignant, de ceux qui depuis cinq mois se sont réappropriés le débat public, comme le dit François Ruffin :
« C'est la fin de l'apathie politique c'est la reconquête de la politique par les classes moyennes. »
Le film projeté le 2 mai au rond-point des Vaches est une version courte du documentaire dont les droits ont été cédés gratuitement aux ronds-points…
Le député Hubert Wulfranc (PCF) était présent à la projection, venu accueillir son collègue de l'Assemblée.
Photo : Jean-Pierre Sageot

 

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6 mai 2019 1 06 /05 /mai /2019 23:29

Un photographe est chahuté par des membres des forces de l'ordre, le 2 février 2019 à Bordeaux (Gironde). (GEORGES GOBET / AFP)

Selon l'association Reporters sans frontières, près de 90 journalistes ont été victimes de violences policières depuis le début du mouvement des "gilets jaunes". Les reporters et photographes indépendants figurent en première ligne dans les manifestations.

"Un cap répressif a été franchi." Après l'interpellation et la garde à vue du journaliste indépendant Gaspard Glanz, signataire de cette tribune, lors de la manifestation des "gilets jaunes" le 20 avril, plus de 350 médias, journalistes, photographes, indépendants ou appartenant à des rédactions dénoncent, dans une tribune publiée sur franceinfo.fr, les violences policières subies par leur profession depuis le début du mouvement. Ils alertent sur la précarisation de leurs conditions de travail et les agressions physiques et psychologiques vécues sur le terrain. Ils revendiquent leur droit à informer et la liberté de la presse. Ils s'expriment ici librement.

Nous, journalistes de terrain, journalistes indépendant·e·s, en poste en rédaction, avec ou sans carte de presse, décidons de prendre la parole collectivement pour dénoncer les multiples violences d’Etat que nous subissons.[...]

La suite ici :https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/gilets-jaunes/tribune-nous-assistons-a-une-volonte-deliberee-de-nous-empecher-de-travailler-plus-de-300-journalistes-denoncent-les-violences-policieres_3416561.html

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