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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
5 mars 2021 5 05 /03 /mars /2021 00:44
 Démythifier la gauche 2/2  [Pardem]

Le 3 mars 2021

Quarante ans de politiques néolibérales, de droite et de gauche…

Après l’élection de François Mitterrand à la présidence de la République, le 10 mai 1981, une politique favorable au monde du travail, bien que modeste, est mise en œuvre : nationalisations, hausse du pouvoir d’achat, 5e semaine de congés payés… Mais dès 1982-1983, à l’occasion de la deuxième puis de la troisième dévaluation, le « virage libéral de la gauche » est engagé par la direction du Parti socialiste. Depuis cette époque, la vie politique française reste enfermée dans ce schéma intellectuel. Après la révolution néolibérale en cours aux États-Unis et en Grande-Bretagne, le PS adapte la société française à ce nouveau stade du capitalisme : celui de la mondialisation néolibérale.
Le PS va donc rétablir le taux de profit des grandes entreprises, les réhabiliter ainsi que les « capitaines d’industrie », valoriser la France « qui gagne » (de l’argent), neutraliser les syndicats, marginaliser le PCF…
Deux types de politiques néolibérales sont alors proposés : celui de la droite classique, obtus, conservateur, frileux sur les questions de société, réactionnaire ; et celui de la gauche « moderne » – le Parti socialiste – ouvert, moderniste, progressiste, sociétal… Et surtout plus efficace pour concevoir et mettre en place sans résistances ce néolibéralisme changeant radicalement le mode d’accumulation capitaliste. La gauche moderne incarnée par le PS va mettre toutes les institutions au service exclusif des classes dominantes en supprimant sans bruit, un par un, tous les processus démocratiques institutionnels. C’est même le caractère politique des pays européens qui sera anéanti par le biais de la mal nommée « construction européenne ».

La gauche plurielle : la meilleure formule pour permettre la plus grande adaptation du capitalisme depuis un siècle.

De 1997 à 2002, la « Majorité plurielle » (ou « Gauche plurielle ») rassemble au gouvernement le Parti socialiste (PS), le Parti radical de gauche (PRG), le Mouvement des citoyens (MDC), les Verts et le Parti communiste français (PCF). Le Premier ministre est Lionel Jospin, le président de la République est Jacques Chirac. Jean-Luc Mélenchon est ministre de l’Enseignement professionnel de 2000 à 2002. Cette cohabitation s’est mise en place en quelques semaines après la dissolution de l’Assemblée nationale décidée par Jacques Chirac. Cette situation est la suite des puissantes grèves et manifestations de décembre 1995 pour la défense des retraites sous le gouvernement Juppé. On peut lire dans la déclaration faite par la gauche plurielle pour sceller son accord : « la droite les brade [les services publics]. Elle privatise et dérèglemente […] Ainsi par exemple, pour France Télécom, Thomson, Air France, nous proposons l’arrêt des processus de privatisation. » Le gouvernement fera le contraire. Le PCF approuvera et accélèrera son déclin.

La suite ci-dessous :

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18 mai 2020 1 18 /05 /mai /2020 16:17

Réaction de Danielle Bleitrach à la Tribune « Au cœur de la crise, construisons l’avenir ». 

 
Olivier faure ( Secrétaire du PS), Yannick Jadot ( étoile montante des Verts), Ian Brossat ( ancienne tête de liste PCF aux européennes) ...

Olivier faure ( Secrétaire du PS), Yannick Jadot ( étoile montante des Verts), Ian Brossat ( ancienne tête de liste PCF aux européennes) ...

"Dans ce genre, il y a donc eu lieu un de ces événements auquel le PCF à la dérive finit par s’habituer : 150 personnalités ont signé un appel de la gauche y compris Jadot qui avec Cohn Bendit est l’illustration de la corruption d’une fausse radicalité, on y trouve Pierre Laurent, Ian Brossat… Sans même parler du fond, quel mépris de l’adhérent, du militant communiste et quelle opération destinée à imposer la gauche plurielle face aux tentatives de l’actuel secrétaire du PCF, Fabien Roussel d’avoir une candidature aux présidentielles et de tenter d’avoir un parti communiste."

Commentaire : Parue dans l'Obs, la Tribune intitulée « Au cœur de la crise, construisons l’avenir » espère relancer ainsi une énième gauche plurielle ...

Les signataires veulent "éviter le pire, préparer l’avenir" et "une société résiliente" ... "La crise, disent-ils, confirme l’urgence radicale des grandes transitions. De cette impérieuse nécessité, faisons naître une espérance".   Ouf ! Ils ne parlent ni de révolution, ni d'expropriation capitaliste, ni de changer le système. Ils fustigent "le capitalisme financier", comme, il y a peu, le candidat F. Hollande qui déclarait : "Mon ennemi, c'est la finance" ... C'est devenu à la mode.

Ils critiquent même l'UE : la changer pour mieux la garder !  Ils ne critiquent pas le capitalisme mondialisé imposé par l'UE aux Etats, mais une Europe devenue "un marché livré aux excès du libre-échange, renonçant à protéger son économie".  Certes ils préconisent de stopper la "signature des traités qui amplifient cet abandon" et de réviser ceux existants.  Le plus simple aurait été pourtant d'abandonner cette UE, responsable de tant de désastres sociaux et environnementaux.  Pour cela ils réclament au contraire plus d'Europe et "une politique monétaire européenne à la hauteur du risque actuel".  Audacieux, ils envisagent de mettre fin au pacte budgétaire, déjà fortement touché par la crise.

Ils invitent les partis, syndicats, associations à une " convention du monde commun" pour préparer "une alternative démocratique, écologique et sociale".  Vu le côté indigeste de la dite tribune, on va s'amuser ...

Ce qu'ils ont en commun ?  La peur des mouvements sociaux, la peur que se développent des contestations, des révoltes, des revendications qui aillent beaucoup plus loin que cet aménagement du capitalisme et de l'UE qu'ils promeuvent, la peur que ça bouge et que ça change vraiment.  Alors ils proposent une dernière version d'un "changement" à la sauce social-démocrate.

Merci, nous avons déjà donné.

Yvette Genestal

Ci-dessous, vous pouvez, si vous ne craignez pas de bailler d'ennui, consulter le texte de la Tribune intitulée " Au coeur de la crise, construisons l'avenir" et cosignée par une belle brochette, comprenant entre autres, Pierre Laurent et Ian Brossat, Yannick Jadot et Cécile Duflot, Corinne Lepage et Edouard Martin, et cerises sur le gâteau, des rescapés de la rue Solférino, Olivier Faure et Najat-Vallaud Belkacem. Enfin, l'ineffable Raphaël Glucksmann.  Thomas Piketty vient apporter son image d'économiste de "gauche" à l'ensemble.  Nul doute que son expérience au côté de Ségolène Royal en 2007, complété par son soutien à François Hollande en 2012 auront guidé son engagement de 2020.

 

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