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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 21:58



Action Communiste Haute Normandie s’associe à la déclaration du Collectif communiste Polex que nous reprenons ci-dessous.  Aucune politique de gauche ne pourra se construire dans le cadre de l’UE et de sa monnaie, l’euro.  Dans l’immédiat il faut faire échec au TSCG.  Nous appelons à participer à la manifestation du 30 septembre et poursuivre la mobilisation contre le vote du traité budgétaire.



APPEL A LA MANIFESTATION DU 30 SEPTEMBRE



L'Union européenne et les dirigeants des Etats membres ont décidé de faire payer le prix fort aux peuples pour une crise dont ils ne sont pas responsables.

S'inscrivant sans réserve dans cette démarche, le gouvernement Hollande-Ayrault a décidé de faire ratifier par le Parlement le Traité intégral signé par Sarkozy et Merkel en refusant tout référendum comme l'avait fait Sarkozy pour le Traité de Lisbonne.

Après la forfaiture des dirigeants français et européens qui ont refusé  de respecter le NON du peuple français  au référendum de 2005, ce nouveau traité européen va au-delà des Traités de Maastricht et Lisbonne. Il impose de réduire fortement les crédits publics et sociaux, instaure une austérité durable- "mathématique" comme l'a dit Laurence Parisot-, prépare de nouvelles attaques contre les droits sociaux et l'accélération des mesures de libéralisation et de privatisation. De plus, il confie à la Commission européenne-non élue par les peuples- le contrôle des budgets nationaux en ne laissant aucune marge de manœuvre aux parlements nationaux.

Cette ingérence insupportable dans les affaires des Etats membres constitue un nouveau pas vers une Europe fédérale broyant la souveraineté nationale et populaire. C'est notre avenir démocratique qui est en jeu, celui de décider et de mettre en œuvre la politique décidée par le peuple français.

Pour résister à la dictature de la dette et de l'euro, empêcher ce nouveau saut vers plus d'intégration capitaliste européenne et permettre au peuple français d'exercer pleinement sa souveraineté,

NOUS APPELONS A PARTICIPER ACTIVEMENT A LA MANIFESTATION NATIONALE DU 30 SEPTEMBRE A PARIS (place de la Nation à 13h30) POUR FAIRE ECHEC AU TRAITE BUDGETAIRE EUROPEEN ET ENGAGER UN PROCESSUS DE SORTIE DE L'EURO ET DE L'UNION EUROPEENNE.

Collectif communiste Polex

Paris, le 24 septembre 2012

D’autres mouvements communistes ou progressistes, membres du PCf ou hors PCF, s’opposent au traité budgétaire.  Ils réclament la sortie de l’euro et de l’UE pour que le peuple français puisse recouvrer son indépendance et son pouvoir de décision.  De multiples appels vont dans ce sens.  Ce sont ceux du M’Pep, de Rouges Vifs Marseille et Ile de France, du PRCF, de l’URCF,  du Comité Valmy, de « Communistes », du réseau « Faire vivre le PCF », « Colère et espoir » ( Somme), Réveil communiste, la Gauche Communiste …

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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 20:06

Le gouvernement grec mis en place par la « Troïka » - FMI (Fonds Monétaire international ), BCE (  Banque Centrale Européenne ), UE -  a accepté et fait voter un nouveau plan d’austérité draconien qui sera – selon les syndicats grecs-  « le tombeau de la société grecque ». La Grèce connaît déjà une récession de 6%, conséquence directe des mesures d’austérité déjà mises en œuvre.  La majorité des députés de la coalition au pouvoir, socialistes et droite, ont accédé aux exigences de la « Troïka ».

Les députés de Syriza (version grecque du Front de gauche ou Die Linke) et le KKE ( Parti Communiste grec) ont voté contre.  Tandis que Syriza rêve d’une Europe sociale dont n’ont jamais voulu les créateurs de l’Europe, les communistes grecs appellent à des élections anticipées mais préviennent : «  il ne peut y avoir d'issue dans les intérêts du peuple dans le cadre du système actuel »  ( c’est-à-dire l’Union Européenne) et appellent les peuples d’Europe à suivre la même voie qu’eux, « celle de la lutte pour les droits de la classe ouvrière et des couches populaires afin de mettre en échec et de renverser notre ennemi commun, la dictature des monopoles, de l'UE, des partis qui les servent » .

 

Comme les Grecs, les Portugais, les Espagnols… nombreux sont les Européens qui, malgré les pressions médiatiques et politiques exercées, rejettent, de fait, les décisions supranationales et dictatoriales de l’UE.  Mais les gestionnaires européens du capitalisme veulent imposer leur politique : en Italie, en Grèce, c’est Bruxelles qui a composé le gouvernement.  En France le non à la constitution européenne l’avait emporté largement.  Les députés de la majorité et une grande part des socialistes ont trahi ce vote et validé le traité de Lisbonne. Tout récemment les députés socialistes et écologistes européens ont voté la fameuse règle d’or européenne. Les socialistes français, élections prochaines obligent, se sont abstenus…  L’UE veut ainsi contrôler les politiques nationales.

 

Se battre contre l’austérité, cela doit commencer par le refus du MES en France (Mécanisme européen de stabilité qui ouvre la voie au traité Merkel-Sarkozy, la fameuse « règle d’or »).  Cette règle d’or budgétaire, inscrite dans les constitutions des Etats européens, permettrait aux institutions européennes de contrôler les politiques mises en œuvre dans chaque pays et d’imposer ce dont les peuples ne veulent pas : l’austérité et la casse des services publics.  Les députés viennent de voter ce MES.  La droite et le nouveau centre ont bien sûr voté pour.  Les députés communistes et écologistes ont voté contre.  Mais, alors que leurs députés européens l’avaient voté, 130 députés socialistes se sont abstenus, parmi lesquels P. Bourguignon, L. Fabius, F. Loncle, députés de l’Eure et de la Seine-Maritime et F.Hollande.  Seuls 20 ont voté contre.  C’est une véritable trahison car si les socialistes continuent sur cette voie au Sénat le 28 Février, le MES sera voté  ! ! ! Sans élus capables de résister à cela, sans élus capables de dire « Non » aux décisions européennes, la France s’enfoncera dans la crise.

 

Exigeons des candidats aux présidentielles, aux législatives la promesse de consulter par référendum ( car il s’agit d’un changement constitutionnel ) le peuple français sur cette « règle d’or », sur ce nouveau traité constitutionnel européen qui priverait les Français de leur pouvoir de décider.

Pourquoi donc aller voter si le Parlement français n’a plus de pouvoirs ?  Il n’y a pas de démocratie sans souveraineté populaire et nationale.  Ce sont ceux qui crient le plus fort « Démocratie ! Démocratie » sur la scène internationale qui la bradent dans leur propre pays !  Pour eux la démocratie n’a décidément rien à voir avec le pouvoir souverain du peuple.

 

La CES (Confédération Européenne des syndicats), qui avait appelé à approuver le traité constitutionnel européen, organise une journée d’action le 29 février, à la veille du Conseil européen «  pour dire que « trop c’est trop », les mesures d’austérité ne sont pas la seule réponse à la crise». Il est grand temps …

Emparons nous de cette initiative – sans illusion concernant la CES - pour dénoncer la politique européenne et ses ravages.

Faisons du 29 Février une journée de luttes contre les politiques européennes d’austérité et de régression sociale.  Solidairement, avec les Grecs, les Portugais, les Irlandais, les Espagnols  …, réclamons l’annulation des dettes, de toutes les dettes, dans chaque pays, et refusons la règle d’or de l’austérité ! Pas plus en France qu’en Grèce, les peuples ne doivent payer pour les capitalistes.

Seules les luttes coordonnées, rassemblées, peuvent contraindre le pouvoir européen et ses agents nationaux  au recul. 

A la veille des élections présidentielles et législatives, rappelons qu’il ne saurait y avoir d’alternative à la politique actuelle sans rupture avec la logique capitaliste mise en œuvre par l’UE et ses institutions.

Rupture, cela veut dire autre logique, nationalisations et réindustrialisations, coopérations internationales mutuellement avantageuses et non multinationales prédatrices, davantage de pouvoirs pour ceux qui travaillent et produisent, un Etat au service de tous, la santé et l’éducation prioritaires, des services publics rénovés et élargis. 

C’est la construction du socialisme qui est à l’ordre du jour, en France, en Grèce, au Portugal …

 

 

Action Communiste

Le 23 Février 2012

 

 

 

 

 

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 23:22
La crise que nous subissons est celle du capitalisme. Celle d’un système qui veut que les propriétaires privés des grands moyens de production et d’échange s’accaparent d’une part toujours plus grande des richesses produites au détriment de ceux qui les produisent. Mais ce système rencontre des limites à la fois économiques et politiques. Les richesses produites n’ont, en effet, de valeur marchande que si elles sont consommées. Quand le pouvoir d’achat baisse, les marchés se restreignent, la concurrence s’accroît et la course aux capitaux s’intensifie pour les grands groupes industriels et financiers qui se doivent d’être les plus compétitifs. Pour ces derniers, pas d’autre solution que de pressurer davantage les ressources populaires tout en évitant l’explosion sociale.

L’UE, instrument de domination du Capital

Les commis du capital à la tête de l’état sont donc sommés de liquider les acquis sociaux tout en se mettant à l’abri de la vindicte populaire en confiant de plus en plus en plus de pouvoirs aux technocrates de Bruxelles. C’est assez dire que l’Europe a été exclusivement conçue comme un moyen permettant à la fois aux capitalistes de renforcer leurs intérêts et de minimiser les capacités d’intervention populaire.

Reconquérir la souveraineté populaire et nationale

En conséquence sortir de l’Europe pour redonner à notre peuple sa souveraineté est la condition nécessaire au développement des luttes permettant de résister à la crise, d’arracher des réformes améliorant les conditions de vie et de travail et de se donner les moyens d’avancer vers un système de société de démocratie économique, politique et sociale mettant fin au système capitaliste. On ne peut évidemment pas attendre que les candidats de la droite déclarée ou masquée se fixent de tels objectifs. Par contre on est en droit de s’étonner de ce qu’aucun candidat prétendument ou sincèrement de gauche ne les ait inscrits à son programme.

Illusoire alternance

Nous savons d’expérience que l’alternance au pouvoir de la droite et de la gauche dominée par le P.S n’a fait qu’aggraver la crise. Nous n’avons rien à attendre de positif de ceux qui ont voulu l’Europe et qui ont oeuvré à sa  constitution. Nous avons tout à craindre de l’élection programmée par le capital et ses médias de Sarkozy et rien à espérer de celle de Hollande.

Pas de solution anti-capitaliste dans l’UE

Faut-il alors déserter les urnes ou plutôt se réfugier dans le vote en faveur d’un candidat anti-capitaliste ? Cette dernière possibilité serait tentante si on ne s’en tenait qu’aux réformes sociales et démocratiques proposées. Mais un programme  sans projet n’est pas de nature à enflammer les foules ; c’est comme un corps sans âme, une errance sans but. De plus, si séduisant soit - il, un programme n’a de valeur aux yeux des électeurs que s’il est applicable, ce qui n’est évidemment pas le cas. L’appartenance à l’Union européenne (à laquelle nul candidat anti-capitaliste n’entend renoncer) rend impossible tout changement s’opposant aux intérêts des marchés industriels et financiers. De plus, le système électoral en place et les médias à la solde du capital qui favorisent outrageusement la droite et le Parti Socialiste ne laissent aucune chance à une candidature progressiste.

Contraindre François Hollande à désobéir au Capital et à l’Union Européenne ?

Reste l’espoir affiché par certains militants d’un ralliement important de votes en faveur du front de gauche, susceptible de contraindre un «  François Hollande élu » à prendre en compte quelques mesures d’un programme plus progressiste. Un tel espoir paraît vain. Pour gagner des voix résolument à gauche, il faudrait que les partis soutenant les candidats
anti - capitalistes  aient le courage politique de dire qu’une majorité d’électeurs socialistes, sincèrement de gauche, est dupée par un état major du PS qui, sans jamais l’avouer, est profondément dévouée aux intérêts du grand capital.

Taire la vérité pour être élu

Hélas, cette vérité ne risque pas d’être prononcée ni par les partis composants le Front de Gauche, ni par les Verts qui pour s’assurer de leur élection ou leur réélection aux assemblées législatives, régionales, départementales et municipales, refusent de dire ces vérités qui les priveraient du soutien ou du désistement du PS, nécessaire à leur élection.

Des luttes unies contre le système capitaliste européen

Dans ces conditions, l’élection présidentielle dont les médias font une montagne, n’enfantera qu’une souris. Le changement auquel les Français aspirent, dans leur grande majorité, ne sera pas au rendez-vous des urnes. Il ne pourra être que le produit des luttes des salariés et de toutes les victimes de la crise. Pour que ces luttes aboutissent, il leur faudra être massives et unies sur des objectifs clairement anti- capitalistes.  Mais il ne suffit pas que l’indignation grandisse, que la résistance apparaisse comme une nécessité aux yeux d’un grand nombre de victimes pour créer la dynamique de rassemblement, l’enthousiasme populaire indispensables aux conquêtes démocratiques durables.

Pour que les travailleurs construisent eux-mêmes une société socialiste

Afin que des luttes combattives se développent, il faut qu’une majorité ait conscience qu’un changement de société est nécessaire et possible, qu’il faut en finir avec le système capitaliste qui porte en lui-même la crise, qu’il est par essence inhumain parce qu’il a pour fondement l’exploitation de l’homme par l’homme. Un principe inhumain ne peut avoir d’implications humainement acceptables sur le long terme ; Il n’est pas durablement aménageable. Il faut par conséquent gagner les consciences à l’idée que seul un système de société basé sur les nationalisations des moyens de production et d’échange est par principe humainement concevable et qu’il s’agit du socialisme. Certes, un principe sain peut donner lieu – et l’histoire récente en témoigne- à de mauvaises applications. Aussi, ne s’agit-il pas de se substituer au peuple pour camper dans le détail les contours d’une société nouvelle et les moyens à mettre en œuvre pour y parvenir. Il est par contre indispensable de montrer qu’un socialisme voulu par le peuple et pour le peuple exigeant que la démocratie soit poussée jusqu’au bout, qu’un socialisme auto gestionnaire est le seul système de société envisageable afin que les richesses produites reviennent à ceux qui les produisent et que s’accroissent les libertés individuelles et collectives.

Un nouveau parti communiste

Vouloir que les luttes se renforcent, qu’elles s’opposent plus efficacement à la casse des acquis sociaux et politiques voulue par le grand patronat industriel et financier, vouloir que ces luttes acquièrent l’élan et la force nécessaires à la conquête de progrès dans tous les domaines nécessite que soient menée une intense bataille d’idées. Cette bataille de conviction ne peut être conduite que par un nouveau parti communiste fort d’un projet de société clairement énoncé, d’une stratégie populaire et non d’accords d’états majors de partis politiques et d’une organisation démocratique militant dans les entreprises et les quartiers, là où se trouvent majoritairement les victimes de la politique actuelle.

C’est à la construction d’un tel parti communiste que nous nous employons.

Michel Barrière
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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 22:02
Dans le texte commun d’appel à la journée d’action du 11 octobre, les dirigeants des  syndicats signataires ne soufflent mot de la responsabilité de l’UE et de ses politiques financières et économiques.  Ce sont pourtant ces politiques – votées par la droite et le PS - qui sont à l’origine de la crise qui frappe les peuples européens.
 
L’UE et l’euro, c’est bon pour les spéculateurs

L’UE, c’est tout le pouvoir aux spéculateurs.  Le traité de Maastricht a en même temps décidé de la création de la monnaie unique européenne et interdit aux Etats européens d’emprunter, à faible coût, à leur propre banque centrale.  Cela a contraint les Etats – avec l’accord de leurs dirigeants- à se tourner vers les banques privées et  les marchés financiers internationaux.  Ainsi la dette de la France est-elle détenue aujourd’hui à 65% par des sociétés étrangères ( fonds de pension, banques, assurances …) contre 32% en 1993. 

 

L’Euro, une cause majeure de la crise

La surévaluation de l’euro a handicapé lourdement les exportations et la croissance.  Avec l’euro les Etats ont accepté de perdre toute souveraineté économique.  L’UE a dicté les politiques budgétaire, fiscale, sociale…  Aujourd’hui, avec l’appui du FMI, elle impose une austérité insupportable aux peuples grecs,  portugais, espagnols …, une austérité qu’elle prétend généraliser à tous les peuples européens.

 

La dette approfondie, la crise renforcée

Les allégements considérables consentis aux entreprises, aux grands groupes en particulier et aux contribuables les plus riches ont contribué à renforcer la dette.  L’impôt sur les sociétés en France est à 33%.  En 1985, il était à 50% ! Mais c’est bon pour les groupes du CAC 40: + 10 à 15% en 2011 !

 
Une machine contre les peuples: le gouvernement économique européen

Un gouvernement économique européen, voulu par le patronat, la droite et le PS ne ferait que renforcer ces tendances et priverait les peuples européens de leur souveraineté. Mais cela était en germe dans le traité de Lisbonne que les dirigeants de la droite et du PS nous ont imposé contre notre avis.  Dans la France de l’UE, le peuple n’est plus souverain.

 
Les travailleurs paient pour les banques et les spéculateurs !

Ce sont les salariés qui paient la note avec des salaires en berne, le démantèlement des services publics, les privatisations.  C’est la crise du système avec plus d’austérité, moins de consommation, moins de croissance, moins d’industrie, plus de chômage et ,moins de recettes publiques … C’est le cercle vicieux de la crise.  Là encore la politique de Sarkozy est en totale harmonie avec Bruxelles qui prône la « rigueur » et la « modération salariale ».

 

Sortir de l’euro et de l’UE par la gauche 

Rien ne pourra changer sans la sortie de l’euro et de l’UE.  C’est une condition essentielle pour reconquérir la souveraineté nationale et le droit de décider pour le peuple français.  La « démocratie maintenant » ne peut  se réaliser qu’à ce prix. Tout maintien dans le système européen actuel  ne peut que nous enfoncer dans la crise mondiale. Des propositions réellement de gauche doivent viser le système financier et capitaliste qui n’a que trop sévi.  Les nationalisations des banques et des assurances, des entreprises vitales pour le pays permettraient de relancer une autre politique avec l’aide des salariés qui pourraient contrôler la gestion des entreprises.  Cela permettrait leur retrait du système boursier international qui nous précipite à la faillite.   Des coopérations commerciales basées sur l’équilibre de la balance des paiements pourraient être lancées.  Le but du FN est totalement opposé.  Quand il appelle la droite à faire alliance avec le FN, c’est pour sauver le capitalisme.

 

Pas de chèque en blanc

Les élections présidentielles ne favorisent pas la démocratie.  Aujourd’hui, tout est fait pour aboutir à un bipartisme à l’américaine.  Deux grands partis gèrent tour à tour le système capitaliste.  Aucune place n’est  laissé aux partis anti-capitalistes et anti-UE, aux ouvriers, aux salariés.  Les primaires sont un leurre et permettent au PS de monopoliser le débat politique au détriment d’autres formations réellement de gauche.  Il serait dangereux de croire que le vote suffira. Chaque progrès social a été obtenu à la suite de combats longs, difficiles.  Seules des luttes massives sur les salaires, sur l’emploi, contre l’austérité, contre le pouvoir des banques et de l’UE permettront de faire basculer le rapport de forces en faveur des salariés. 

 

 

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20 avril 2007 5 20 /04 /avril /2007 08:09

Un scrutin dangereux et antidémocratique


Dans leur grande majorité, les Français n’ont rien à attendre de bon de cette élection présidentielle truquée.



Truquée par l’intox des médias et des sondages ; truquée aussi par un système électoral non représentatif de l’opinion publique. A preuve, les 90% de députés largement désavoués par les électeurs pour s’être prononcés en faveur du « oui » à la constitution européenne. Ce sont pourtant les candidats partisans du « oui » qui sont donnés favoris pour la présidence de la République.

De plus, aucun d’entre eux ne pose la question de fond : « Comment récupérer les dizaines de milliards de profits et comment et au service de qui les utiliser ? ». Le patronat et les banques peuvent se frotter les mains, la France risque fort d’être gouvernée à droite. A droite avec Sarkozy ou Bayrou mais à droite aussi avec le PS de Ségolène Royal qui est si proche de l’UDF que Cohn Bendit presse ces deux partis de s’unir ! Paradoxalement, les candidats des partis de gauche approuvés par une majorité d’électeurs pour avoir milité en faveur du « non » à la constitution européenne sont crédités des scores les plus bas. Ce sont pourtant les seuls à poser peu ou prou les questions de classes. S’il faut voir là le résultat de l’intox et d’un système électoral vicié, il faut aussi y voir le résultat d’une bataille idéologique momentanément gagnée par la grande bourgeoisie. Celle-ci a réussi à faire croire que les lois économiques s’imposaient aux hommes et que le capitalisme – nommé aujourd’hui libéralisme pour être plus toléré – était le seul système de société possible. Cette emprise idéologique a d’ailleurs été grandement facilitée par un PCF affaibli pour avoir jugé jusqu’au bout « globalement positif » le bilan des pays socialistes, pour avoir collaboré avec le PS dans des gouvernements aux politiques désastreuses et pour avoir renoncé à ses idéaux tout en maintenant une alliance électorale et suicidaire avec le PS.

Dans ces conditions, seules les luttes peuvent déboucher sur le progrès. Les luttes pour contrecarrer les mauvais coups du patronat et du pouvoir. Les luttes porteuses de projets sociaux et démocratiques. Les luttes forgeant une union populaire d’où renaîtra un parti communiste fort et fiable, au service du peuple et de la Nation.

Michel Barrière



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30 mars 2007 5 30 /03 /mars /2007 14:51
 A l’occasion du 50ème anniversaire de la signature du Traité de Rome, 27 partis communistes et progressistes ont adopté une déclaration commune à l’initiative du Parti communiste portugais.

Nous déplorons qu’une fois de plus, la direction du PCF ait refusé de s’associer à une démarche internationale de partis communistes. Nous lui demandons d’expliquer ses points de désaccord avec ce texte.

     Le Traité de Rome, fondant la Communauté économique européenne (CEE), a été le résultat d’un choix des grandes puissances et du capitalisme monopoliste ouest-européen. Aujourd’hui, 50 ans plus tard, les développements de l’UE valident l’action des forces qui ont combattu ses politiques, qui ont dit NON et continuent à dire NON au Traité de Maastricht, qui ont exprimé leur opposition à la « Constitution » européenne. Ils donnent raison à ceux qui luttent contre l’Union européenne du grand capital, véritable directoire des grandes puissances néolibérales et militaristes. Les objectifs propagés par les forces politiques dominantes dans les pays de l’UE, les socio-démocrates, les conservateurs et autres forces de droite, se sont révélés des annonces mensongères qu’il s’agisse de la convergence des économies nationales, de la réduction du chômage, de l’amélioration des conditions de travail, de l’établissement de la démocratie et la paix, d’un développement commun sur un pied d’égalité.

     L’UE a pour mission de renforcer le capital transnational à base européenne et les grandes firmes des principales puissances européennes, en étendant leur pouvoir économique et leur emprise sur les choix politiques européens et nationaux, en remettant en cause les droits et acquis des travailleurs, en ouvrant de nouveaux marchés et ressources naturelles à l’exploitation. Cette voie conduit à l’accroissement des inégalités sociales, des déséquilibres régionaux, à l’extension de la pauvreté et de l’exclusion.

     En ce moment, les attaques redoublent contre les salariés, les systèmes de retraite et de sécurité sociale, le droit du travail et le droit syndical. Des droits fondamentaux comme l’éducation, la santé, la protection sociale sont convertis en sources de profits pour le grand capital. Exploitation, chômage et précarité s’accroissent. Pendant que sont imposées à certains des pays les plus pauvres du monde des règles commerciales injustes, des murs sont élevés autour de la forteresse Europe contre les migrants. Les exploitations agricoles familiales, la pêche artisanale sont ruinées, les artisans et les petites entreprises indépendantes sont écrasés sous la domination des groupes financiers et de la grande distribution. Les libertés démocratiques subissent des coups sérieux.

      L’anti-communisme progresse encouragé par certains gouvernements européens ou par les institutions de l’Union européenne elles-mêmes. Les mesures d’interdiction et de persécution des forces politiques de gauche, des anticapitalistes et des mouvements populaires se généralisent. Racisme et xénophobie sont encouragés. La militarisation de l’UE progresse, tout autant que sa collaboration avec l’OTAN et les USA dans des guerres impérialistes : en Afghanistan, en Irak, en laissant les vols illégaux de la CIA survoler les pays de l’UE, dans les pressions exercées contre Cuba socialiste, le Venezuela bolivarien, contre tous les pays et les peuples qui résistent. Sur « recommandation » de l’OTAN et de la Commission européenne, les dépenses militaires augmentent et la course aux armements reprend. Le grand capital européen utilise l’élargissement de l’UE et de l’OTAN à l’est, tout comme la politique de pression sur les Etats souverains de l’est, pour mener plus avant ses propres objectifs de domination politique, économique et géostratégique.

     La souveraineté et l’indépendance des peuples et nations sont de plus en plus remises en cause. Malgré le rejet que les peuples français et néerlandais ont pu exprimer, il est projeté de relancer le « traité constitutionnel ». Cette attaque globale de l’impérialisme est confrontée à des luttes prometteuses des travailleurs et des peuples. Nous les saluons. Nos partis entendent renforcer leur coopération et leur action commune. Ils entendent contribuer activement à renforcer les organisations de lutte de la classe ouvrière, le mouvement anti-impérialiste, pour résister, combattre le néo-libéralisme et le militarisme et gagner le rejet du « traité constitutionnel ». Nous appelons à la promotion de contre-projets répondant aux besoins et à l’intérêt des peuples et affirmons que le socialisme est la vraie alternative pour les peuples du continent européen.

     Nous appelons à la convergence des actions et des luttes qui jettent les jalons d’une Europe de paix, de coopération entre Etats souverains, égaux en droit, une Europe du plein-emploi et d’un véritable développement économique et social, une Europe ouverte sur le monde, promouvant l’amitié entre les peuples, respectueuse du droit de chacun au développement économique et social. Une Europe au service de la paix mondiale qui s’engage pour une résolution pacifique des conflits.

Le 23 mars 2007


Parmi les 27 partis signataires : Le Parti communiste du Portugal (PCP), le Parti communiste de Grèce (KKE), le parti communiste de Bohême-Moravie (République tchèque KSCM), le Parti communiste allemand (DKP), AKEL (parti communiste de Chypre), le parti socialiste ouvrier de Hongrie (PSOH), le Parti communiste d’Espagne (PCE), les partis communistes d’Irlande, de Norvège, de Finlande, du Luxembourg, de Grande-Bretagne, de Turquie…
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5 février 2007 1 05 /02 /février /2007 20:26

L’Europe a été voulue par le patronat et ses commis politiques afin d’accroître les profits du CAC 40.

Leur but ?  Dévaloriser la force de travail en s’attaquant à ses trois composantes : sa formation ( éducation), sa rétribution ( salaires), sa reconstitution ( santé, allocations familiales…).

Leurs moyens ?  Ouvrir sans cesse l’Europe à de nouveaux pays pour aligner par le bas les niveaux de vie et imposer ces régressions en faisant adopter une constitution européenne.  L’UMP, l’UDF et le PS qui ont fait campagne pour une telle constitution ont été désavoués par les Français. 

Qu’à ne cela ne tienne, ils ne désarment pas.  En Juin 2006, ces 3 partis ont voté en catimini l’entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans l’Union Européenne sans consultation des Français alors que nos institutions prévient un référendum pour toute nouvelle adhésion.  Ainsi Sarkozy, Bayrou et Royal ont fait la preuve de leur mépris à l’égard des lois et de leur crainte de l’opinion publique.  Ce faisant, ils ont permis au patronat d’accroître l’exploitation des travailleurs tout en mettant celui-ci un peu plus à l’abri des lois puisque l’Europe est maintenant dirigée par la droite avec le concours de l’extrême-droite depuis l’entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans l’Europe.

Après cela, Sarkozy, Bayrou et Royal font preuve d’un brave culot en parlant d’Europe sociale.

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5 février 2007 1 05 /02 /février /2007 14:16

Ci-joint une note de lecture, un point de vue de Yvonne Bollmann qui invite à la réflexion, ainsi qu’une dépêche de L’AFP sur les relations actuelles entre la Pologne et l’Allemagne. Je rappelle par la même occasion qu’à différentes reprises des ministres allemands en fonction tel J Fischer, ont revendiqué ouvertement pour leur pays, une hégémonie sur l’Europe. Actuellement l’Europe supranationale est sous domination atlantiste, germano-américaine.


Claude Beaulieu.

 

La faute de M. Monnet (Fayard, octobre 2006)

de Jean-Pierre Chevènement


M. Chevènement ne s’est pas seulement rallié à Mme. Royal. Comme le montre son dernier livre, il a aussi fait allégeance à l’Allemagne.

 

Dans « La faute de M. Monnet », rien, au début, n’annonce un tel revirement. Le lecteur y trouve « une réfutation en règle de l’idéologie post-nationale, théorisée par Jürgen Habermas, qui prétend déconnecter la démocratie de la nation ». M. Chevènement écrit que cette théorie « entend rompre avec la conception ethnique de la nation ». Il rappelle que l’identité post-nationale est définie essentiellement « par l’adhésion à des principes moraux et juridiques universels et par l’acceptation de procédures supranationales permettant de prendre collectivement des décisions ». Dans le sillage d’une telle conception, l’adoption d’une Constitution européenne aurait, selon M. Chevènement, « légitimé l’extension à l’Europe de la notion de patriotisme constitutionnel par lequel Habermas définit le patriotisme allemand d’après 1945 ».

 

Mais M. Chevènement pense qu’ « on ne se défait pas si facilement des vieilles habitudes de penser ». Il estime en effet que dans sa vision d’un Etat européen supranational, Jürgen Habermas «  refoule les nations constitutives à l'état de "subcultures" particulières, c'est-à-dire de nations ethnocentriques. Cette démarche qui vise à dissocier, par un mouvement d'abstraction des particularités, le post-national, voulu, et le national, subi, aboutit paradoxalement sur le terrain à une régression de l'idée de nation républicaine vers une idée ethnico-culturelle ». M. Chevènement trouve « amusant de voir que Habermas recrée ainsi ce avec quoi il voulait rompre : la vieille conception allemande, particulariste, de l'idée nationale ». Il était temps que quelqu’un règle enfin son compte à Jürgen Habermas, dont la théorie post-nationale est l’alibi parfait pour la politique d’intérêt national que l’Allemagne mène tous azimuts.

 

M. Chevènement n’applique toutefois pas son analyse critique à l’Allemagne elle-même. Porté par son désir d’une « phase de maturation intellectuelle et pratique » dans les relations entre nos deux pays, d’« intimité intellectuelle dans le couple franco-allemand », il trace d’elle une image conforme peut-être à ses rêves, mais pas à la réalité. Il écrit ainsi que « l'abandon du jus sanguinis par l'Allemagne a aussi correspondu au retour dans les frontières de l'Allemagne fédérale des dernières minorités allemandes expatriées, notamment en Russie ». Or l'Allemagne n'a pas abandonné totalement le droit du sang et, ceci allant avec cela, il y a encore des « minorités allemandes » dans plusieurs pays. On ne saurait donc affirmer que « le problème des minorités allemandes ne se pose plus ». Leur existence, réelle ou prétendue, est même pour l’Allemagne un puissant outil de déstabilisation, qu’elle ne manque pas d’utiliser ici et là, dans des pays proches d’elle ou plus éloignés, y compris pour la France à propos de l’Alsace. Nier ce fait revient à se priver d’armes pour combattre la résistible ascension du principe ethnique.
Il y a plus grave. Cette longanimité soudaine de M. Chevènement l’amène à se renier lui-même, à rendre nul et non avenu son Non du 29 mai. L’Allemagne, écrit-il, « devrait voir, à travers un "petit traité institutionnel", son poids démographique reconnu, comme le prévoyait le projet de "Constitution", selon une double règle de majorité (majorité des Etats et majorité de 65% de la population). Cela supposerait l'acceptation de l'Espagne et de la Pologne (dotées de 27 voix chacune au Conseil européen par le traité de Nice, contre 29 aux "cinq grands") et la renonciation par la France  au principe de parité posé par Jean Monnet lui-même aux débuts de la construction européenne ». M. Chevènement se montre ici plus monnetiste que l’« Inspirateur », et un bon serviteur de l’intérêt national … allemand. Il propose un « petit » traité, comme s’il s’agissait de presque rien,  pour une réforme décisive.

La France, poursuit-il, « doit être capable de faire à l'Allemagne cette concession, qui n'est pas mince. Elle donnerait en effet à l'Allemagne la possibilité de constituer, plus facilement que la France, des minorités de blocage dans les votes du Conseil (...) En échange de cette concession, l'Allemagne devrait accepter de privilégier le choix d'un gouvernement économique de la zone euro, c'est-à-dire d'un recentrage de son économie sur l'Europe ». M. Chevènement écrit que « la France, l’Italie, l’Espagne, d’autres encore ont tout à gagner à réunir leurs efforts pour convaincre l’Allemagne » de jouer cette carte. Il ne croit donc plus la France capable à elle seule de modifier le cours des choses, face à une Allemagne dont le choix souverain serait le seul qui compte « en dernier ressort ».

 

Pour finir, comme s’il n’avait jamais dit Non, M. Chevènement écrit que « du fait que les conditions de possibilité d’une fédération européenne ne sont pas réunies aujourd’hui, même entre quelques Etats (à commencer par la France et l’Allemagne), on ne peut pas déduire qu’elles ne le seront jamais ». En Allemagne, on doit bien rire de ce retournement !

 

14 décembre 2006

 


VARSOVIE, 16 déc 2006 (AFP) -
Le Premier ministre polonais Jaroslaw Kaczynski a dénoncé un retour en Allemagne d'une idéologie nationale accompagnée d'une tentative radicale de réviser l'Histoire, dans une
interview parue samedi dans le quotidien
           "Rzeczpospolita"
.

"Nous observons en Allemagne un processus plus profond qu'une simple attitude de tel ou autre gouvernement.
Il s'agit d'une renationalisation de la politique, d'une remise en question exceptionnellement radicale des jugements historiques
", a estimé le chef du gouvernement polonais.
"C'est un nouveau type d'idéologie nationale", a-t-il affirmé, en ajoutant qu'elle "fait abstraction des faits et crée une fausse conscience de la réalité".
Il a aussi regretté   "l'antipolonisme évident, souvent raciste, d'une partie des Allemands".
Depuis leur arrivée au pouvoir à l'automne 2005, les frères jumeaux Kaczynski ont multiplié les attaques contre l'Allemagne mais jusqu'à présent aucun des deux frères, Jaroslaw, Premier ministre, et Lech, président, n'avaient tenu des propos aussi virulents.
La réaction de Jaroslaw Kaczynski intervient après l'annonce vendredi du dépôt de plaintes devant la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) par une organisation privée représentant des Allemands expulsés après 1945 ("Preussische  Treuhand") qui souhaitent récupérer des biens ou obtenir des réparations de la part de la Pologne.
Le
gouverment allemand répète qu'il ne soutient pas ces initiatives individuelles mais la Pologne estime qu'il n'en fait pas assez pour bloquer ces revendications, qui pourraient théoriquement concerner 34% de son territoire actuel.
A la demande de Staline, les alliés vainqueurs des nazis ont accepté en 1945 de déplacer la Pologne vers l'Ouest. L'URSS s'est appropriée une partie de la Pologne et la Pologne a reçu des territoires appartenant à l'Allemagne depuis des siècles.
L'organisation "Preussische Treuhand" estime qu'environ un million d'Allemands ont perdu une propriété dans l'actuelle Pologne.
"L'Allemagne n'a pas expliqué pleinement sa position légale face à la propriété en Pologne. Ses déclarations dans ce domaine restent insuffisantes", s'est plaint samedi M. Kaczynski.
Il a déploré que que la chancelière Angela Merkel ait rejeté sa proposition de conclure un traité dans lequel les deux pays renonceraient mutuellement à toute revendication financière.
Vendredi, à Bruxelles, le président polonais Lech Kaczynski, frère jumeau du chef du gouvernement, avait déjà averti que la démarche de la "Preussische Treuhand" pourrait nuire gravement aux relations polono-allemandes.
"J'ai toujours craint qu'un jour, en se basant sur des mécanismes légaux européens, on ne lance des procédures qui auront un impact vraiment destructeur pour les relations entre les différents pays", a déclaré M. Kaczynski aux journalistes lors du sommet de l'Union européenne.
Le chef de l'Etat a rappelé que c'était pour parer à ce genre d'initiatives qu'il avait ordonné en 2004, lorsqu'il était encore maire de Varsovie, une estimation des pertes matérielles de la capitale polonaise durant l'occupation allemande de 1939 à 1945.
Le rapport avait chiffré à "au moins 45,3 milliards de dollars" les pertes dues à l'occupation de Varsovie qui avait provoqué une destruction de 80% de la ville et la mort de quelques 700.000 habitants.
Lech Kaczynski avait alors menacé l'Allemagne de réclamer cette somme si des revendications financières étaient adressées à la Pologne.

 

 

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20 janvier 2007 6 20 /01 /janvier /2007 18:59

Entre les Français et leurs élus au plan national le divorce est de plus en plus flagrant.  Trois faits majeurs en témoignent :

-         la masse croissante des abstentions lors des élections.

-         Le désaveu populaire infligé aux 90% de députés qui soutenaient le projet de constitution européenne.

-         Le rejet du CPE par la voix de millions de manifestants contre l’avis du chef de l’Etat, du gouvernement et de la majorité de l’Assemblée Nationale. 

 

Constater cela, c’est assez dire que la majorité des députés et des sénateurs, que le Président de la République et ses ministres ne sont pas représentatifs de l’opinion publique, c’est du même coup en conclure que le système qui leur a permis d’être en place est profondément vicié ;  qu’il est urgent de remanier démocratiquement nos institutions.  Ceci afin de faire enfin prendre en compte les revendications populaires tout en privant les tenants du Capital de pouvoir agiter les épouvantails de l’extrême droite ou de l’anarchie ;  de redynamiser la citoyenneté et d’en finir avec la démagogie des slogans : « tous pourris » ou «élections, pièges à cons ».

 

Les institutions reflètent le rapport de forces entre exploitants et exploités.  Elles ne sont pas immuables car le rapport évolue en fonction des luttes de classes.  Ainsi, au sortir de la seconde guerre mondiale, le rapport de forces étant favorable à la classe ouvrière, les institutions permettront la nationalisation de grands moyens de production, l’élargissement du secteur public, la création de la sécurité sociale, l’amélioration du code du travail etc…  Mais le capital n’a de cesse de vouloir récupérer ses pertes et d’accroître ses gains.  En 1958, le rapport des forces lui étant à nouveau favorable, les institutions changèrent.  Elles visaient un double objectif par le biais du nouveau système électoral : servir les intérêts des exploitants en maintenant une majorité favorable au système économique existant et empêcher toute volonté transformatrice de la société.

 

Dès lors tous les gouvernements qui se sont succédés ont poursuivi des choix politiques en faveur du capital.

 

1.      Le blocage et la baisse des salaires (suppression de l’échelle mobile des salaires) annoncée dès 1982, déclenchent un chômage massif.  Cette «armée de réserve » de chômeurs joue depuis le rôle de levier contre les aspirations et revendications populaires.

 

2.      Le détournement des missions publiques et collectives de l’Etat au seul profit d’une logique de «marché » et sa concrétisation par la démolition des services publics (santé, recherche …).

 

3.      La précarisation généralisée des conditions de travail et de l’emploi des jeunes salariés (TUC, CES, …)

 

4.      La liquidation de secteur public.  De fait, les nationalisations opérées dans le secteur productif concurrentiel en 1982 qui relevaient fondamentalement d’une logique idéologique, se sont transformées en une transposition  sociale-démocrate de la démarche de l’appropriation collective des moyens de production.  Ainsi, la suppression des aides financières publiques a poussé les entreprises nationalisées à se tourner vers les marchés financiers puis l’ouverture du capital à des apports étrangers.  Dès lors l’économie de marché a accentué la banalisation du secteur public et la décompositions de ses objectifs en faveur des usagers.

 

5.      La remise en cause du système de protection sociale française.

 

6.      La construction de l’Europe du capital visant à «institutionnaliser la «logique de marché », moteur du profit avec son lot de délocalisations d’entreprises, de misère et de surexploitation.

 

 

Un système électoral pervers qui étouffe les revendications populaires

1.      Le système du scrutin uninominal à 2 tours et l’élection d’un président de la République au suffrage universel, imposent aux électeurs un non-choix.

 

L’abandon du mode d’élection à la proportionnelle des représentants de l’Assemblée Nationale a définitivement éliminé les intérêts du peuple des choix politiques de cette Assemblée.

 

En effet, pour les candidats présents au second tour (législatives et Présidentielles), les compromissions sont nécessaires pour obtenir les voix des candidats malheureux.  Pour atteindre cet objectif, les promesses faites au 1er tour seront évacuées.  Dès lors, les mécanismes du capitalisme ne risquent pas d’être remis en cause par les 2 finalistes du 2ème tour.  Et pour compléter le dispositif, tout est prévu : là intervient le rôle dévolu à Le Pen et à l’extrême-droite, servant de défouloir, de dévoiement de colère au 1er tour et le cas échéant de repoussoir et d’épouvantail au second.  Aucun risque pour le capital.

 

Une fois élus, ces « représentants du peuple » voteront des lois, concoctées par le gouvernement, essentiellement défavorables aux travailleurs.  Ainsi l’Assemblée Nationale est, de fait, une caisse d’enregistrement des besoins du capital.

           

2.      L’inefficacité du rôle de l’Assemblée Nationale vis-à-vis du gouvernement

(l’Etat) est notoire.        

 

A ce sujet, l’exemple des débats parlementaires sur l’acte majeur que constitue l’examen de la Loi de Finances soumis par le gouvernement (les ministères et l’Elysée) est révélateur.  Pendant 6 mois, les modifications apportées par les députés sur le budget de l’Etat ne représente que 5% du projet initial !

 

De plus, en ramenant le mandat présidentiel à 5 ans, cette élection, précédant de quelques semaines celle des Législatives, imposez une dimension politique quasi monarchique dans notre pays.  Ceux d’entre eux qui ont accepté ou minoré cette modification institutionnelle majeure ont grandement participé à la dérive actuelle.  Quelle irresponsabilité d’appeler à l’abstention !

 

Dans ce cadre, les partis politiques institutionnels deviennent de véritables écuries de course qui recherchent un «leader » : pour, tout d’abord, atteindre le 2ème tour, puis obtenir le mandat suprême, et enfin se donner une majorité à l’Assemblée Nationale. 

 

 

3.  Le principe de se doter de représentants pour définir des choix politiques    

« nationaux » retire au peuple son pouvoir politique, une fois les élections passées.

 

C’est incontestable : la volonté populaire est interdite de parole pendant la durée de mandat des élus, d’autant qu’ils n’ont jamais de compte à rendre.

 

Ainsi le peuple, sur les grandes questions de société (services publics, privatisations, sécurité sociale, retraites, intérêts nationaux, santé publique, énergie, …) n’a pas été consulté.

 

Utilisant son seul recours, le mouvement social multiplie dans ce cas les journées de grèves et de manifestations.  A l’occasion des grèves contre les décisions gouvernementales visant notre système de retraites, J.P.Raffarin, rappelant où se situait le pouvoir politique, avait déclaré : « Ce n’est pas la rue qui gouverne ! ».  Cette formule a dû plaire à Dominique Strauss Khan qui écrivait dans son livre «la flamme et la cendre » :

 

« Du groupe le plus défavorisé, (ouvriers et employés NDLR), on ne peut malheureusement pas attendre de lui une participation sereine à une démocratie parlementaire.  Non pas qu’il se désintéresse de l’Histoire, mais ses irruptions s’y manifestent parfois avec violence ».   

 

 

Mais l’appétit du profit du capital est insatiable.  Et pourtant, les institutions qui lui sont favorables ne sont pas sollicitables à l’infini.  D’une part parce que, définies dans le cadre de la nation, elles ont les limites de la constitution et se heurtent de plus en plus aux exigences de la mondialisation, d’autre part parce qu’elles provoquent la montée de la contestation populaire sous diverses formes (abstentions, grèves, manifestations, émeutes des banlieues etc…).  Ni les exploitants, ni les exploiteurs ne sont satisfaits des institutions en ^place.  Elles ne servent plus suffisamment les intérêts des premiers et desservent trop les intérêts des autres.  Voilà pourquoi le patronat a voulu échapper au cadre, devenu trop étroit pour lui, des institutions françaises en proposant une constitution européenne.  Voilà aussi pourquoi celle-ci a été refusée à plus de 65% des voix exprimées au référendum et pourquoi des millions de manifestants ont rejeté la proposition de loi sur le CPE.

 

Quand ceux d’en haut et ceux d’en bas sont mécontents des institutions en place, on peut dire que celles-ci sont révolues.  Il faut faire place à du neuf.  Evidemment les uns et les autres ne proposent pas les mêmes recettes pour changer la constitution.  Il est temps que nous avancions les nôtres sans attendre en convaincant notre peuple qu’aucun acquis des luttes ne pourra être durable si les institutions ne les garantissent pas.

 

 

Faire du neuf dans nos institutions

 

A notre sens les lois de la Nation  devraient répondre à trois principes fondamentaux : le gouvernement propose, le peuple tranche, les députés appliquent.

 

Pour qu’il en soit ainsi

 

1.      Un représentant de l’Assemblée Nationale ne doit en aucune manière négocier ses opinions pour être élu.  Il doit être élu à la proportionnelle tous les 5 ans.  Il peut être révoqué à tout moment par les électeurs pour non-respect des propositions qu’il a faites avant d’être élu ou tentative d’enrichissement personnel par utilisation de son mandat.  Il est détaché de son entreprise d’où il est issu le temps de son mandat qu’il réintégrera, s’il le souhaite, à la fin de celui-ci.

 

2.      Le Président de la République est élu par l’Assemblée Nationale.  Sa mission unique : défendre les intérêts du peuple, de la Nation au niveau international.  Il participe au conseil des ministres (le gouvernement).

 

3.      Le ministre, membre du gouvernement, dirige son ministère par le biais d’une commission.  Elle est constituée de fonctionnaires de l’Etat (spécialistes) pour 1/3 ; de représentants syndicaux et associatifs pour 1/3 ; de députés pour 1/3.  Elle prépare les lois fondamentales qui doivent être exposées clairement.

 

Les lois fondamentales sont (liste non exhaustive) :

 

-         Le droit au travail

-         Le droit à la santé, à  la sécurité sociale et à la retraite

-         Le droit au logement

-         Le droit à l’éducation et à la culture

-         Le droit aux transports et à l’énergie

-         Le droit à la sécurité populaire

-         Les garanties des travailleurs

-         Le droit à la justice collective et individuelle

-         La défense nationale

-         Les garanties des collectivités locales

-         Le droit à la sécurité alimentaire et de l’environnement

-        

 

4.      Ces lois fondamentales clairement rédigées sont votées, amendées, tous les 5 ans par le peuple.  A l’expérience l’exécutif ne peut plus être le législatif.

 

Elles font l’objet d’un débat public et politique pendant plusieurs mois sur un projet initial.  Les représentants politiques, syndicaux, associatifs y contribuent.  Le député, dans sa circonscription où il a été élu à la proportionnelle, participe aux débats.  Il transmet à l’Assemblée Nationale les remarques et opinions formulées.  Le gouvernement rédige les lois qui sont soumises au vote populaire.  Car le dernier mot appartient aux citoyens.

 

Elles s’appliquent à tous.  Les députés votent les décrets d’application pour les faire respecter.  Ils contrôlent les préfets représentants de l’Etat pour l’application des lois en liaison avec les commissions ministérielles.

 

En cas de rejet d’une ou plusieurs lois par la souveraineté populaire, le gouvernement démissionne.  L’Assemblée Nationale nomme un nouveau gouvernement.

 

5.      Les directions des entreprises publiques.

 

La mission du secteur public et nationalisé s’inscrit dans l’application des lois fondamentales.  Le conseil d’administration dirige.

 

Celui-ci est constitué de :

-         représentants du ou des ministères concernés ( 1/4 )

-         députés (1/4 )

-         des membres du comité d’établissement, représentants syndicaux élus ( 1/4 )

-         des représentants des usagers ( 1/4 )

 

Le directeur est élu parmi les membres du conseil d’administration pour 5 ans.  Les représentants des usagers sont élus par les usagers tous les 5 ans.  Les membres du comité d’établissement sont élus par les salariés de l’établissement tous les 5 ans.  Les salariés peuvent à tout moment remplacer leurs représentants.

 

Le directeur ne peut être remplacé que par le conseil d’administration.

 

6.      Les coopérations entre des nations souveraines

 

Après le vote des Français ( mais également celui des Néerlandais), la constitution européenne doit être définitivement abandonnée.  De plus, conformément à ce que déclaraient les promoteurs de ce texte («il reprenait et fusionnait en un seul traité, l’ensemble des textes mis en œuvre depuis l’origine de la construction/intégration européenne »), nous considérons les règles européennes comme caduques sur le plan politique.  La mise en place d’un marché unique, l’obligation de mise en concurrence de la plupart des activités économiques, le respect de critères budgétaires détruisant la solidarité dans les différents pays (etc…) ne doivent plus être considérées comme intangibles.  Le respect de la volonté populaire impose cette évidence. 

 

 

Conclusion

 

Le champ des propositions «utopiques » évoquées dans ce document est au coeur de tous les affrontements d’aujourd’hui entre le capital et le travail.  Pour ne pas retomber dans le piège de l’alternance il est en effet indispensable d’opérer des changements majeurs dans nos institutions.  Evidemment, les idées émises dans ce texte ne sont que des pistes proposées à la réflexion et au débat des acteurs du mouvement social afin que ces derniers les discutent, les enrichissent et même les contredisent.  En fait, il s’agit de travailler à l’élaboration d’un cahier de doléances, d’exigences politiques propre à rendre la parole au peuple et à celles et à ceux qui produisent les richesses et qui devraient avoir le droit de décider de leur répartition ;

 

 

 

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