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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 23:23

VOLONTAIRES POUR QUELS COMBATS?

publié le : 18 Octobre, 2014

 

Décidément, nous vivons un siècle de cendre, où le mensonge se travestit en vérité morale, où le fanatisme religieux ou racial se pare des vertus de la démocratie.
En 1937, des milliers de jeunes Français, notamment des ouvriers, furent volontaires en Espagne en Brigades internationales pour combattre le fascisme.
De 1941 à 1944, des milliers encore, qui étaient parfois issus de l'immigration juive, arménienne, italienne ou espagnole, furent volontaires dans la Résistance antinazie, au péril de leur vie.

Depuis une génération, la France a été balayée par un vent mauvais de contre-révolution culturelle, que soufflent les "élites" conservatrices, ou "de gauche", ses médias écrits ou audiovisuels. On n'y parle plus en 2014, à la une des quotidiens et des télés que de ces centaines de "djihâdistes", souvent issus des lambeaux les plus pauvres et les plus délabrés des immigrations africaines, passés de la délinquance mineure au fascisme islamiste. Le Monde, Libération, ces hérauts de la gauche libérale, renchérissent sur Manuel Valls, pour affoler une opinion qui rejette leur politique: "Nous sommes les derniers remparts contre les attentats djihâdistes, des Nemmouche et autres assassins revenus de Syrie ou d'Irak".

C'est oublier un peu vite que si cette cohorte de volontaires pour l'intégrisme islamiste sont partis de France rejoindre les insurgés longtemps soutenus par la France et l'occident, c'est parce qu'ils combattaient le gouvernement syrien, accusé durant des années par les médias français de tous les crimes.

N'est-il pas un peu hypocrite de s'étonner à grands cris des enlèvements de citoyens français ou de leur exécution par les bandes armées islamo-délinquantes, alors que la France fait la guerre et bombarde en Irak après l'avoir fait en Libye, et menace de le faire en Syrie et à nouveau en Libye? Les interventions militaires de ces dernières années,de Kaboul à Tripoli et Bagdad, avaient toutes pour prétexte d'éradiquer les " Djihâdistes".  Elles en ont multiplié le nombre par cent!

Clemenceau disait " la guerre est une affaire trop sérieuse pour être décidée par les militaires ". On peut dire aujourd'hui en France que c'est trop grave et a trop de conséquences pour être confié à des politiciens qui ne rêvent que de remonter dans les sondages sans y parvenir tant leur politique est néfaste. Il est déplorable de voir les dirigeants français jouer les " Messieurs Plus " de l'impérialisme occidental d'Afrique en Asie, en toute irresponsabilité, et en utilisant les médias à leur botte pour affoler l'opinion .

Le Monde du 8 septembre 2014, qui menace les Français à pleines pages du Grand Loup Djihâdiste, révèle en un entrelet de 6 lignes que la France est le premier des pays d'émigration vers Israël, avec plus de 5000 départs au total en 2014.  Parmi eux, des centaines de Français rejoignent les colonies Sionistes, implantées par la force en Cisjordanie palestinienne, et des dizaines de jeunes Français sont allés participer à l'offensive de l'armée israélienne à Gaza.

En quoi est-il plus grave de rejoindre les bandes islamistes de Syrie ou d'Irak que d'aller contribuer sciemment au vol des terres palestiniennes et à l'écrasement des familles Gazaouies sous les bombes?

Le mouvement progressiste français de 2014, englué dans ses petits calculs électoralistes et carriéristes, doit s'interroger: pourquoi a t-il été incapable de donner à ces jeunes du XXIème siècle un rêve, une raison de vivre et de mourir, et laisse t-il ce soin au fanatisme " religieux " le plus fascisant?


Francis Arzalier

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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 14:53

Lu sur Canaille le Rouge

 

 

A voté...quasi-unanimement à l'Assemblée

Publié le 30 Octobre 2014

à l'assemblée nationale,

rapporte

la dépêche d'agence

A voté...quasi-unanimement à l'Assemblée

"Tous les groupes politiques", nous disent les agences de presse dans un choeur touchant "ont soutenu le texte, à l'exception des écologistes qui se sont abstenus. Ces derniers estiment que plusieurs dispositions risquent de "mettre en cause certaines libertés individuelles".

Pas de voix contre ? Apparemment, non.

L'UMP Philippe Goujon a jugé que « l'urgence sécuritaire commande d'adopter sans délai ce projet de loi » en dépit de ses « insuffisances ». Malgré certaines« réserves », le Front de gauche Marc Dolez a, quant à lui, jugé que le texte était parvenu à « cet équilibre délicat entre efficacité et respect des libertés fondamentales ».

Faut-il prendre des mesures contre les risques d'attentats ? A coup sûr, mais les quelles et de quel arsenal législatif disposait-on avant ce texte ? Secret défense ?

Autre question : pourquoi ne stigmatiser qu'une forme de terrorisme ? Participer à des crimes de guerre sous un uniforme étranger doit-il avoir un traitement sélectif en fonction de la couleur et l'écusson d'épaule de la tenue. 

Un jeune de 20 ans partit faire des conneries en tunique noire théofaciste dans la zones dérélementée installée par l'Otan serait-il du point de vue de la législation française plus coupable que le même jeune engagé sur le terrain sous uniforme israelien dans des crimes de guerre d'autre théofascisme à Gaza ?

Il y a un peu plus d'un mois, un édito du monde non signé (donc engageant volontairement le titre et sa rédaction) affirmait :

"Le projet de loi antiterroriste que le Parlement examinait, lundi 15 septembre, constitue un nouveau pas alarmant, tant il est prouvé que les mesures d’urgence et les entorses au droit commun finissent par contaminer le droit pénal dans son ensemble."

 

[...]  lire la suite en cliquant sur le lien suivant

 

http://canaille-le-rouge.over-blog.com/2014/10/a-vote-quasi-unanimement-a-l-assemblee

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18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 23:20

Qui a (encore) peur de la guerre nucléaire ?

 

07/08/2014

 

L’offensive antirusse de l’Etat profond qui gouverne les Etats-Unis – c’est-à-dire l’appareil sécuritaire alliant CIA, NSA, Pentagone et industries de l’armement –, est probablement le plus grand danger que le monde moderne ait eu à affronter.

Agitant le très télégénique Obama au bout de ses ficelles pour faciliter le travail d’enfumage de la presse-Système, il s’est totalement radicalisé ces deux dernières décennies, à mesure que devenait inexorable un effondrement de l’hyperpuissance US et de son système néolibéral.

Aujourd’hui, pour ces esprits en surchauffe obsédés par la préservation à tous prix de l’hégémonie US, même l’option d’une «attaque nucléaire de première frappe» n’est plus un tabou alors qu’autour de la crise ukrainienne, la montée aux extrêmes se poursuit, et que le risque (désir ?) de guerre grandit à mesure.


Le retour du Docteur Folamour

 

En 2006, un article du Foreign AffairsThe Rise of U.S. Nuclear Primacy, estimait que les Etats-Unis disposaient désormais d’une supériorité nucléaire telle qu’elle leur permettrait d’envisager une attaque nucléaire «de première frappe» (first strike) victorieuse contre deux adversaires, Russie et Chine, supposés incapables de riposter.

La chose n’avait pas été du goût des Russes. Poutine himself avait réagi en affirmant que «l'analyse de la situation internationale et des perspectives de son évolution poussait la Russie à considérer la dissuasion nucléaire comme le principal garant de sa sécurité».

Une pluie d’articles de la presse russe s’était ensuite abattue sur les affirmations de Foreign Affairs pour le dégommer. 

Si le message US avait été entendu 5 sur 5 à Moscou, la réponse russe n’avait bien évidemment ému personne à Washington. 

A travers le déploiement de l’OTAN et l’installation de leur fameux bouclier antimissiles dans les ancienne républiques soviétiques, les USA n’ont en effet cessé depuis de venir menacer directement  la dissuasion russe, sous couvert de parer à la menace iranienne. Un argument parfaitement ridicule qui fit d’ailleurs beaucoup rire Poutine

Aujourd’hui, certains analystes comme l’ancien sous-secrétaire au Trésor de Reagan, Paul Craig Roberts, estiment que cette doctrine de la «première frappe victorieuse» est (re)devenue une option parmi d’autres dans les esprits malades de l’Etat profond US, et tirent la sonnette d’alarme, dans le désert bien sûr…

 

L’Ukraine, mère de toutes les crises

Pourtant, la crise ukrainienne déclenchée par l’Etat profond US – avec l’aide des groupies européennes du très télégénique Obama –, concentre tous les risques de dévissage. 

La désormais fameuse émission Truthseeker, sur Russia Today, a d’ailleurs consacré un épisode à cette hypothèse de première frappe nucléaire sur la Russie, et pour laquelle les Etats-Unis auraient déjà un plan, et même une date… 2016…

Il ne s’agit pas ici de se perdre en conjectures sur la pertinence  des avertissements de Paul Craig Roberts, ou sur la crédibilité partielle ou totale de l’enquête de Truthseekers. Il se trouve simplement que ces signaux d’alerte s’inscrivent dans un contexte et un enchaînement de faits qui sont suffisamment graves pour les rendre parfaitement audibles.


Un risque bien réel

Ces faits sont simples.


- La Etats-Unis et leur modèle néolibéral sont en train de s’effondrer ;

- La suprématie du dollar, devenu monnaie de singe, est ouvertement contestée (et sans cette suprématie, plus d’hégémonie);

- La montée en puissance des pays du BRICs est perçue comme une menace par les USA ;

- Ces dernières années, toute la puissance militaire US a été concentrée pour encercler la Russie et la Chine, ses principaux rivaux ;

- La crise en Ukraine a été déclenchée pour empêcher la création d’un bloc concurrent Euro-BRICs, et pour enfermer définitivement l’U E dans les griffes US (et du TAFTA) derrière un nouveau rideau de fer;

- La guerre économique déclenchée par le Bloc atlantiste contre Moscou (qui réplique désormais) – alors même qu’absolument aucune preuve crédible de l’implication des séparatistes du Donbass dans le crash du MH17n’a été produite –, dénote une volonté claire de montée aux extrêmes «coûte que coûte»;

Un projet de loi concocté par le Sénateur Bob Corker (loi S.2277 / «The Russian Aggression Prevention Act») pourrait ouvrir légalement la voie à une guerre contre la Russie.

- Le Congrès US, gangréné comme on le sait par la corruption du Corporate power, n’a jamais été aussi fanatiquement mobilisé contre la Russie. Même en pleine Guerre Froide, on n’avait jamais connu ça.

- L’armement et la formation annoncées de la Garde nationale ukrainienne par les USA, et la probable implication de l’OTAN dans le dispositif, forcera la Russie à réagir militairement car, à ce niveau d’intensité de la confrontation, elle ne peut plus reculer. Face à l’avancée du dispositif atlantiste, Moscou pourrait donc être contraint d’envahir l’Est de l’Ukraine pour préserver la «profondeur stratégique» nécessaire à sa dissuasion.

- Aux dernières nouvelles l’OTAN est en train de concentrer des troupes et des équipements près de l’Ukraine, multipliant d’autant  les risques de dérapages.

Le danger d’une confrontation militaire directe entre les deux puissances nucléaires est donc bien réel, et augmente désormais de jour en jour au gré de l’hystérie atlantiste.

L’Europe doit se réveiller

 

A ce stade, il est important de relever que sans le concours des laquais européens dans le coup d’Etat fomenté par Washington à Kiev : point de crise ukrainienne.

 

Et sans le suivisme de ces mêmes laquais européens dans la montée aux extrêmes voulue par Washington : point de risque de guerre.

 

Il faut donc que les élites européennes ouvrent les yeux sur ce qui se passe réellement ; brisent leurs chaînes atlantistes et cessent d’obéir aveuglément à Washington.

 

Dans nos démocraties libérales le peuple n’ayant rien à dire sur les sujets sérieux, ce réveil pourrait venir de pressions des milieux économiques ou d’une mobilisation des pays qui ont le plus à perdre dans ce jeu de dupe imposé à l’UE par Washington.

 

Compter sur l’intelligence de nos élites est en effet formidablement hasardeux (on n'en serait pas là) ; mais peut-être pouvons-nous compter sur la peur salvatrice qui pourrait les saisir lorsque, à la faveur d’un évènement ou d’un autre, ils vont tout à coup prendre conscience que oui, un risque de guerre nucléaire entre l’Etat profond étasunien et la Russie existe bel et bien désormais.

 

Et que l’Europe, comme par hasard, est en première ligne.

 

Publié par entrefilets.com 

 

le 7 août  2014 à 17h13

 

- See more at: http://www.entrefilets.com

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