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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
24 juillet 2016 7 24 /07 /juillet /2016 13:57
Refusons la marche à la guerre

2014 : Innombrables commémorations de la Grande Guerre, multiples interrogations. Les plus jeunes, ébahis et incrédules, se demandent comment une telle ineptie funeste a été possible. La croient d’un autre siècle.

Mais les commémorations, devenues rituelles, ne sont que pures conventions et ne délivrent qu’une version aseptisée et consensuelle. L’histoire officielle qu’elles véhiculent n’aide en rien à comprendre la mécanique qui a broyé l’Europe et ses peuples. Dans le pire des cas elle présente la guerre comme un grand malheur, une fatalité, et conclue que « plus jamais ça ». Mais elle ne précise pas plus jamais quoi.

Dans le meilleur, elle mentionne la responsabilité des gouvernants, plus rarement celle des militaires et de l’état major. Si elle rappelle parfois les rôles de Jean Jaurès, de Rosa Luxembourg, rarement elle approfondit leurs arguments politiques, et presque jamais ne souligne la justesse et la clairvoyance de leur lutte. Il faut chercher soi-même les discours de Vaise et du Pré Saint Gervais, et l’assassinat du fondateur de l’Humanité est relégué au rang d’une péripétie de l’histoire. Du côté de la marche à la guerre, elle esquive souvent la responsabilité de Poincaré et de ses gouvernements. Elle ne dit pas l’aveuglement de Philippe Pétain, l’impréparation des chefs et leur incompréhension totale de ce qui allait advenir.

Elle évite de rappeler, bien sûr, le procès de l’assassin de Jean Jaurès, si révélateur : en mars 1919, à l’issue d’un procès ayant duré cinq jours, Raoul Villain est acquitté. Et la veuve de Jaurès est condamnée aux dépens du procès…

Il ne s’agit nullement d’une erreur judiciaire. En ce lendemain de guerre, les dirigeants politiques, les cadres de l’armée, les intellectuels, réalisent abasourdis l’ampleur de la boucherie et des destruction qu’ils ont laissées advenir ou même encouragées ; ils craignent la juste colère du pays. La nation toute entière n’ose regarder en face cette ineptie historique, les manipulations, les mensonges, les aveuglements, même lorsqu’elle en a été la victime. Les classes dirigeantes, surtout, redoutent avec terreur que le peuple ne comprenne enfin leur irresponsabilité, voire les intérêts criminels qui les ont guidées. Mais les victimes elles mêmes ne veulent pas voir rappeler leur propre aveuglement, le consentement abusé de beaucoup. Alors il est essentiel, vital, que personne ne se souvienne de Jean Jaurès, de son combat contre la guerre jusqu’à son dernier jour. L’amnésie est vitale pour la concorde, et surtout pour le maintien au pouvoir des mêmes classes. Personne ne doit rappeler que Jaurès, guidé par son analyse sociale, fut plus lucide que les hommes politiques et plus clairvoyant que les stratèges militaires. Que contre tous, il avait mis en garde contre les hécatombes imbéciles qui se profilaient. Avait montré comment militaires et pouvoirs économiques feraient bon marché des vies de travailleurs... Puis des autres. Avait crié à quel point la guerre était le stade suprême de l’exploitation des peuples par les classes possédantes.

Il fallait donc que l’assassin de Jaurès soit acquitté ; il fallait que son geste soit pris comme celui d’un patriote, qu’il occulte la lumière de la juste lutte de Jean Jaurès contre l’obscurantisme belliqueux. La guerre était devenue sacrée, et le président du tribunal déclara au prévenu : « Vous êtes un patriote Villain »...

L’histoire officielle, et le récit médiatique qui accompagne ces « commémorations » et « devoirs de mémoire » gomme donc tout cela. Mais surtout, au grand jamais elle ne rappelle qu’une guerre se mène toujours avec l’assentiment des peuples. Que les pouvoirs, lorsqu’ils se sont convaincus de l’intérêt que la guerre présente pour eux (pour cause de surproduction, de crise économique, de difficultés de politique intérieure...) savent trouver les mots, savent faire entonner des chants, trouvent les mises en scène, les arguments, les prétextes. Savent, quand besoin est, les créer, cela s’est vu. Savent cacher les risques, les conséquences, les malheurs. Savent faire oublier que dans une guerre, même si on la mène très loin, il y a des victimes des deux côtés. Savent faire croire que c’est l’autre qui a commencé, qu’il sera seul puni, et que la meilleure solution est de riposter. « On les aura ».

En 14-18, c’est connu, « on » devait être à Berlin avant Noël, avec si peu de morts. En 39-45, en Allemagne, on devait conquérir l’Europe, et jamais la fortune de guerre ne se retournerait, jamais un avion ennemi ne survolerait le Reich. Aux États-Unis même, il fallut des trésors de communication pour convaincre le peuple d’aller participer aux massacres européens puis asiatiques. Puis il y eut les Malouines, l’Afghanistan, l’Irak, et à chaque fois le scénario se reproduisit : celui de la manipulation, des demi-vérités et du mensonge, celui que la commission Chilcot vient de rendre public et officiel au Royaume Uni. Hélas, seule une petite fraction des populations, des intellectuels même, sait résister à ces sirènes. Seuls quelques dirigeants ont la lucidité ou le courage de ne pas hurler avec les fauteurs de guerre au risque de passer pour des anti patriotes ou des défaitistes.

C’est donc en dernier ressort les peuples eux mêmes qui sont l’ultime rempart contre ce qui est toujours présenté comme LA solution et qui est TOUJOURS le début d’une catastrophe. S’ils se laissent entraîner, plus rien n’arrête la marche à la guerre.

Or nous en sommes là. Pour des raisons dont tout le monde sait qu’elles ne sont pas pures, mais qui portent les jolis noms de droits de l’homme, de liberté, de sécurité, de lutte contre la barbarie, nos gouvernants nous entraînent aujourd’hui dans cet engrenage, se saisissent des terribles événements qui eux-mêmes s’inscrivent dans cette logique et en découlent pour partie. Afrique, Moyen-Orient, Ukraine, Corée, Chine même, les « ennemis » sont partout, qu’il faudrait aller étouffer dans l’œuf.

Et l’on voit ressurgir marseillaise, prestige de l’armée, apologie des armes, des avions de guerre, des technologies mortifères qui assureront l’anéantissement de l’ennemi sans risque aucun pour nous. Pourtant qui peut encore croire, plus qu’en Afghanistan, qu’en Irak, en Libye ou autrefois sur le sol européen, que la guerre apportera une solution ?

Mais aujourd’hui, et semble-t-il de manière croissante, les porte-paroles, les dirigeants politiques, les télévisions, la presse, sans mémoire, inconscients ou sans vergogne jouent ce jeu périlleux et nous mènent vers le gouffre. Puis les peuples, une grande partie tout au moins, se laissent emporter par la rhétorique, les « experts » et les images. Plus tard, trop tard, l’archiduc d’Autriche et Sarajevo l’ont montré, plus personne ne contrôle rien, et la logique de la guerre s’auto-alimente.

Puis voici qu’après l’abominable action criminelle du 14 juillet à Nice, la classe politique tétanisée sombre dans le déshonneur en tentant de s’emparer de l’événement. Et voici que dans la surenchère qui en découle, une partie de cette caste nous appelle maintenant à préparer la guerre civile en armant des milices dans nos rues. On en a vu l’efficacité à Beyrouth autrefois, en Syrie aujourd’hui... Voici même qu’on entend des voix appeler à « la guerre totale », rappelant un pathétique épisode, prélude à une défaite totale.

Il y a de quoi, aujourd’hui, être très inquiets, il y a de quoi se souvenir des marches vers la guerre, l’aveuglement n’est pas d’un autre temps. Il y a de quoi s’y opposer de toutes nos forces.

Gérard Collet

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24 juillet 2016 7 24 /07 /juillet /2016 10:00
samedi 23 juillet 2016 par UJFP Lyon

Communiqué de la section lyonnaise de l’UJFP

La section lyonnaise de l’Union Juive Française pour la Paix - UJFP - tient à exprimer son indignation après l’arrestation d’une cinquantaine de militants pacifistes, solidaires du combat des Palestiniens au prétexte qu’ils portaient des tee-shirts où était inscrit : Free Palestine, Israël Apartheid et BDS Boycott Israël.

Affirmations politiques exactes, désignant la nature du régime israélien, la nature des crimes commis, le sens de notre combat.

Malgré les efforts du gouvernement israélien pour masquer ses crimes, ceux du gouvernement français complice et ceux du CRIF - agent israélien en France - il n’est plus possible d’ignorer la nature et l’ampleur des crimes israéliens commis à l’encontre du peuple palestinien tout entier :

  • Crime d’apartheid, crimes d’occupation, crime de blocus illégal de la Bande de Gaza.
  • Crimes commis en toute impunité, avec la complicité active des gouvernements occidentaux, celle de la France particulièrement.

L’UJFP Lyon tient à assurer nos camarades anti-colonialistes, arrêtés puis relâchés, de notre entière solidarité. À affirmer que leur combat est également le nôtre.

Que celui-ci s’inscrit dans la longue tradition anticolonialiste du peuple français ; combat aujourd’hui essentiel pour tous ceux épris de justice et de paix, ici et là bas.

La Campagne BDS est en plein essor, est prise en main par des pans de plus en plus nombreux de la société civile française. À ce titre et justement, elle fait de plus en plus peur à Israël et à ses complices.

Unis, nous sommes les plus forts, aucune pression israélienne, du gouvernement français ou du CRIF, ne peut inverser le cours et le développement de la Campagne BDS. Nous gagnerons !

L’UJFP Lyon le 23 juillet 2016

Le site Tribune Juive quant à lui se réjouit de ces arrestations et ne manque pas de faire l'amalgame entre les militants de la campagne BDS et les actions terroristes qui ont eu lieu récemment à Paris, à Nice ...  On s'étonne que la campagne BDS contre les colonisations illégales en Palestine soit interdite en France mais que des sites se présentant comme juifs puissent impunément accuser de défenseurs du terrorisme les militants qui défendent les Palestiniens dont Israël vole les terres. 

Rappelons que la campagne pour le boycott a été interdite par une circulaire de M. Alliot-Marie, reprise ici et appliquée par le gouvernement du "socialiste" M. Valls.  Les militants socialistes qui s'investissent dans la campagne contre les colonies illégales d'Israël en Palestine apprécieront.  Quant à nous il y a longtemps que nous considérons les dirigeants du PS comme la seconde droite, deuxième fer au feu du capitalisme mondialmisé et des partisans atlantistes et européistes en Europe. AC.

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23 juillet 2016 6 23 /07 /juillet /2016 13:13

Qui connaît ce que fut le sort d’une ville qui s’appelle aujourd’hui St-Pétersbourg ?  Il fut un temps où elle s’appelait Leningrad.

L’ignorance de l’Histoire étant devenue une caractéristique des jeunes générations, rappelons que le siège de Leningrad par les troupes allemandes a commencé début septembre 1941. Parties des pays baltes conquis en juillet-août, les divisions allemandes du groupe d’armée nord de la Wehrmacht sont arrivées à proximité de la ville en quelques jours. Avec l’ordre d’Hitler de « raser Leningrad de la surface de la terre », elles passent à l’attaque et se heurtent à une résistance acharnée au point que les Allemands décident d’en faire le siège. Il a duré 872 jours pour se terminer en janvier 1944. Il a coûté la vie à 1.800.000 personnes, dont 1.600.000 Russes parmi lesquels un peu plus de 600.000 sont morts de faim. Mais la population de la ville et les forces soviétiques ont tenu bon. Cette ville est devenue, avec Stalingrad, un symbole de la résistance à l’envahisseur et des souffrances infligées par la Wehrmacht. Pendant trois ans, la formidable résistance de Leningrad a fixé sur place une partie importante de l’armée allemande, rendant impossible la conquête de l’URSS. La ville de Leningrad est une de ces grandes villes martyres de la Seconde guerre mondiale. Une de ces villes russes, innombrables, dont la conquête, réussie ou pas, a affaibli considérablement les capacités militaires de l’Allemagne d’Hitler.

 

Des infirmières venant en aide aux blessés lors du premier bombardement ( Source www.wsws.org )

 

Aujourd’hui, 72 ans après l’échec allemand devant Leningrad, des blindés allemands, frappés de la croix de fer, héritée de la Wehrmacht et restée le symbole de la Bundeswehr, se déploient, une nouvelle fois, à 150 km de la ville. Précisément dans les pays baltes – aujourd’hui dirigés par des gouvernements d’extrême-droite – d’où ils lancèrent l’offensive vers Leningrad.

On ne peut plus parler aujourd’hui, et nul ne s’en plaindra, de militarisme allemand comme on le faisait à bon droit tant avant 1914 qu’avant 1940. Mais il faut parler dans le même sens donné à cette expression, de militarisme américain. Les Etats-Unis d’Amérique ont besoin d’un ennemi pour justifier leur « leadership » mondial, comme dieu a besoin du diable pour justifier son existence. Et les va-t-en guerre à la tête des armées US représentent une menace permanente pour la paix du monde. D’autant qu’ils peuvent compter sur la servilité des dirigeants européens.

Les engagements pris après la fin de la guerre froide ont été reniés par les Occidentaux.  L’OTAN ne devait pas s’installer aux frontières de la Russie (ainsi que rappelé dans un excellent article de la revue Foreign Affairs, 29 octobre 2014). Les USA, avec des complicités européennes, ont fomenté des révoltes initiées par des ONG locales financées par les USA et l’UE. En utilisant habilement le ressentiment bien légitime des populations pour les épreuves subies du temps de l’Union soviétique, ces révoltes ont d’abord suscité de la part du pouvoir en place, démocratiquement élu, une répression qui a servi de prétexte à des rapports d’ONG internationales de défense des droits de l’Homme, financées elles aussi, par les USA et l’UE. Ces ONG internationales, peu le savent, sont financées pour stigmatiser les gouvernements que les USA et leurs vassaux européens veulent renverser, qu’ils soient démocratiquement élus ou pas. C’est ce qui s’est passé en Ukraine et en Géorgie. En Serbie, pour affaiblir un allié traditionnel de la Russie, le choix fut le démembrement du pays au prix d’une guerre illégale au regard du droit international et la création d’un Etat artificiel, le Kosovo, devenu aujourd’hui un Etat mafieux. Le but : encercler la Russie d’Etats passés sous le contrôle de l’OTAN.

Le renversement en Ukraine d’un gouvernement démocratique remplacé aujourd’hui par un gouvernement où domine l’extrême-droite fascisante et raciste a suscité la réaction de Moscou, mais aussi de populations russophones à l’est du pays ainsi que la rétrocession à la Russie de la Crimée par une population qui ne demandait que cela depuis l’effondrement de l’Union soviétique. En effet, dès 1992, le parlement de Crimée demandait déjà sa sortie de l’Ukraine. Le résultat du référendum approuvant cette rétrocession n’aurait pu être contesté si Moscou avait eu la malice de demander à l’ONU de l’organiser. Mais il est probable que les membres permanents occidentaux du Conseil de Sécurité de l’ONU auraient refusé cet exercice démocratique.

Car, ce que les Occidentaux appellent « l’annexion de la Crimée » leur est trop utile. Il leur offre le prétexte rêvé pour désigner un nouvel ennemi dont ils ont tant besoin pour satisfaire les attentes de leurs complexes militaro-industriels. Et imposer un embargo sur la Russie dont les producteurs Européens sont les principales victimes. Et installer des troupes dans les pays limitrophes de la Russie. Et organiser en Pologne et dans les pays baltes des manœuvres réunissant des dizaines de milliers de soldats qui sont autant de provocations adressées à la Russie.

Après les manœuvres organisées en mai qui ont vu, comme en 1941, des soldats espagnols (la brigade BRILAT aujourd’hui, la Division AZUL hier) aux côtés des troupes allemandes, des décisions récentes prises à Hanovre puis à Varsovie, sur ordre des USA, vont amener des éléments blindés allemands à opérer de nouveau à proximité de la Russie.

De la Mer Baltique à la Mer Noire, l’OTAN a érigé une ligne offensive – a « front line », pour parler comme eux – contre la Russie. L’OTAN met en oeuvre une véritable politique d’encerclement qui peut conduire au pire.

Jusqu’où ira l’obsession guerrière des USA ? Jusqu’où ira la servilité européenne ?

En mai dernier, quelques jours avant le 75e anniversaire du déclenchement de l’opération Barbarossa, nom donné à l’invasion de l’Union soviétique, des chars allemands frappés de la croix de fer se sont déployés de nouveau à 150 km d’une ville qui s’appelait alors Leningrad.

Réfléchissons et résistons.

Raoul Marc JENNAR

22 juillet 2016.

Pour mémoire

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22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 13:19
Communiqué de l'Association France Palestine Solidarité - Après la tuerie de Nice, il faut s'opposer à la récupération indécente par Israël et ses soutiens

Communiqué de l’AFPS, mardi 19 juillet 2016

Le choc de l’attentat de Nice suscite des réactions extrêmement inquiétantes parmi les responsables politiques et singulièrement chez certains élus des Alpes-Maritimes.

Venant d’habituels supporters inconditionnels de la politique israélienne, nous ne sommes pas surpris de les voir jour après jour montrer en modèle l’exemple israélien en matière de lutte contre le terrorisme, la France ayant comme le dit savamment l’un d’eux « les mêmes ennemis (sic) ». Ces propos sonnent comme une insulte aux victimes et à leurs familles qui méritent autre chose que ce genre de business sur leur dos.

Pour tel « penseur » de haut vol qui se lâche dans « Le Figaro », il faut « restreindre le spectre des libertés fondamentales », « passer au niveau supérieur dans la répression et s’inspirer de l’exemple d’Israël confronté à cette situation depuis 40 ans ».

Non, nous ne sommes pas confrontés à la même situation : ce n’est pas à l’organisation de l’"Etat Islamique" que l’Etat d’Israël est confronté, mais à un peuple, le peuple palestinien, dont il continue à confisquer la terre, qu’il occupe, colonise, assiège, et plonge dans la misère et la révolte.

Et non, nous ne voulons en aucun cas prendre modèle sur l’Etat d’Israël : jamais dans l’histoire le pouvoir israélien, dont toutes les références morales ont disparu au profit de l’occupation et de la colonisation de la Palestine, ne s’est autant attaqué aux libertés de ses propres citoyens, au point qu’un ancien Premier ministre déclare y déceler des "germes de fascisme".

Non, nous ne devons pas nous inspirer de l’"exemple israélien", mais au contraire cesser toute coopération militaire et sécuritaire avec l’Etat d’Israël tant que ce pays viole le droit international. Pour éviter de voir à nouveau les familles de Gaza massacrées par des missiles israéliens utilisant des composants français, comme vient de le mettre en évidence la plainte d’une famille de Gaza soutenue par l’ACAT (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture).

Et parce que le combat pour la sécurité ne peut pas être séparé du combat pour le droit.

Le Bureau national

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19 juillet 2016 2 19 /07 /juillet /2016 17:04
Les Docteurs Folamour de l'Occident ... Image Boursorama

Les Docteurs Folamour de l'Occident ... Image Boursorama

19 juillet 2016

Union Européenne, la militarisation du continent

« Le document, révèle Johannes Stern, sur la nouvelle stratégie globale reconnaît le rôle joué par l’OTAN pour protéger les Etats-Unis des attaques ennemies. Il déclare néanmoins que l’Europe « doit être mieux équipée, mieux entraînée et mieux organisée afin de contribuer de manière décisive à de tels efforts collectifs et d’agir en toute autonomie le cas échéant. » Il donne un aperçu des mesures préparées dans le dos de la population européenne. Les capacités militaires doivent être améliorées dans « un effort concerté et coopératif ». On signale le fait que cela exigera une nouvelle allocation de ressources dans la phrase « Le développement et le maintien des capacités de défense requièrent à la fois des investissements et l’optimisation de l’utilisation de ressources grâce à une plus grande coopération. » Le texte montre clairement qu’il n’y a aucune limite géographique au rayon d’action potentiel d’une force militaire de l’UE. Celle-ci se réserve le droit d’intervenir non seulement dans les régions avoisinantes comme l’Afrique du Nord, le Moyen-Orient et l’Europe de l’Est, mais sur toute la planète... »

Alors l'OTAN ne leur suffirait plus !

Michel Peyret sur son blog

wsws.org


Ils rient et préparent la guerre ( Photo Le Monde)

Par Johannes Stern
6 juillet 2016

L’Union européenne a réagi au vote en faveur d'une sortie de l’UE en Grande-Bretagne et à l’intensification de la crise politique et économique en Europe qui l’a suivi en appelant à la militarisation du continent et au renforcement de ses forces de sécurité. Depuis l’annonce des résultats il y a dix jours, un certain nombre de documents de principe ont été publiés qui prônent la transformation de l’UE en une alliance militaire dotée de pouvoirs accrus de répression interne.

Au premier sommet de l’UE sans participation britannique tenu mercredi dernier à Bruxelles, les 27 chefs de gouvernement restants ont adopté un texte rédigé par la chef de la politique étrangère de l'UE, Federica Mogherini, intitulé « Stratégie globale pour la politique étrangère et de sécurité de l'UE ». L’argument central du document est que l’UE doit devenir une puissance mondiale agressive capable d’intervenir militairement et si nécessaire de mener des guerres indépendamment de l’OTAN et des Etats-Unis.

Le document sur la nouvelle stratégie globale reconnaît le rôle joué par l’OTAN pour protéger les Etats-Unis des attaques ennemies. Il déclare néanmoins que l’Europe « doit être mieux équipée, mieux entraînée et mieux organisée afin de contribuer de manière décisive à de tels efforts collectifs et d’agir en toute autonomie le cas échéant. »

Il donne un aperçu des mesures préparées dans le dos de la population européenne. Les capacités militaires doivent être améliorées dans « un effort concerté et coopératif ». On signale le fait que cela exigera une nouvelle allocation de ressources dans la phrase « Le développement et le maintien des capacités de défense requièrent à la fois des investissement et l’optimisation de l’utilisation de ressources grâce à une plus grande coopération. »

Le texte montre clairement qu’il n’y a aucune limite géographique au rayon d’action potentiel d’une force militaire de l’UE. Celle-ci se réserve le droit d’intervenir non seulement dans les régions avoisinantes comme l’Afrique du Nord, le Moyen-Orient et l’Europe de l’Est, mais sur toute la planète.

Les intérêts déclarés de l’UE comprennent « la garantie et la sécurisation des mers et des routes maritimes indispensables au commerce et à l’accès des ressources naturelles. » A cette fin, « l’UE contribuera à la sécurité maritime mondiale, s'appuyant sur sa propre expérience dans l’Océan indien et en Méditerranée et explorant les possibilités dans le Golfe de Guinée, la Mer de Chine du Sud et le Détroit de Malacca. »

Le développement du militarisme européen est avant tout le fait de Berlin. Dans une déclaration officielle publiée ces derniers jours, le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier a expressément remercié Mogherini « pour son engagement et sa vision dans l’élaboration de la ‘Stratégie globale’ ». Il était heureux d’y trouver « des éléments clés de la politique de paix allemande. »

L'idée maîtresse de la « politique de paix » de Steinmeier – plus précisément la politique de guerre – est bien connue. Aux côtés du président Joachim Gauck, il avait joué un rôle de premier plan dans la campagne en faveur du réarmement allemand. En 2014, à la Conférence de Munich sur la sécurité, il avait déclaré que l’Allemagne était « trop grande et trop importante » pour se contenter de « commenter la politique mondiale en simple spectatrice » et ajouté qu’elle devait être « prête à s’engager sur les questions de politique étrangère et de sécurité [c’est-à-dire militaire] plus rapidement, plus décisivement, et plus fortement. »

 
Cette année, le 13 juin, il a publié un article dans le magazine américain Foreign Affairs intitulé « Le nouveau rôle mondial de l’Allemagne » dans lequel il disait non seulement que l’Allemagne était une « importante puissance européenne », mais remettait également en cause le rôle dominant des Etats-Unis.

Le ministère des Affaires étrangère de Berlin se sert à présent du référendum sur le Brexit pour promouvoir les objectifs de grande puissance de l’Allemagne. Dans un article intitulé « Une Europe forte dans un monde incertain », publié par Steinmeier et son homologue français Jean-Marc Ayrault, le week-end dernier, la sortie britannique de l’UE est saluée comme l'occasion de « concentrer nos efforts communs et tenir nos engagements sur les défis qui ne peuvent être relevés que par des réponses européennes. »

Le vote du Brexit et les toutes récentes initiatives allemandes ont alarmé les hauts responsables de l’impérialisme américain. Vendredi dernier, Robert D. Kaplan, un membre influent de l’establishment américain de politique étrangère et architecte de l’invasion de l’Irak en 2003 a averti, dans une rubrique du Wall Street Journal, que « Le retour du chaos géopolitique ressemble à certains égards aux années 1930. »

Dans l'article, qui porte le titre « Comment déranger la célébration du Brexit par Poutine, » il affirme, « (…) le Brexit a mis en péril un objectif clé de la géopolitique britannique qui remonte à des centaines d’années: empêcher qu’une quelconque puissance ne domine le continent. Et pourtant l’Allemagne a actuellement le pouvoir de faire précisément cela. »

Kaplan considère que l’alliance d’après la seconde guerre mondiale entre les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et l’Allemagne est menacée. « L’Allemagne et la Grande-Bretagne ont certes dernièrement été alliées, » écrit-il, et « une longue liste de chanceliers allemands, depuis Konrad Adenauer, ont soutenu l’Atlantisme et la reconnaissance de la responsabilité toute particulière de l’Allemagne pour la paix et la stabilité européennes. De futurs chanceliers risquent de ne pas le faire. »

L'Allemagne, a-t-il averti, « pourrait conclure un accord séparé avec la Russie ou se replier sur soi et un nationalisme populiste… »

La préoccupation immédiate de Kaplan est que le Brexit ne sape les préparatifs américains pour une guerre avec la Russie. « Plus l’Europe se fracturera, » s'inquiète-t-il, « moins la volonté existera d’invoquer l’Article 5 de l’OTAN qui déclare qu’une attaque contre un des membres est une attaque contre tous. » Sa proposition de contre-stratégie: « La Grande-Bretagne devrait revigorer son alliance avec l'Amérique. En agissant ensemble, les deux pays sont encore en mesure de projeter leur pouvoir sur le continent européen, jusqu’aux portes de la Russie. »

Personne ne devrait sous-estimer la signification historique et politique de telles déclarations. Cent ans après le bain de sang de la bataille de la Somme et 75 ans après le lancement par l’Allemagne de la guerre d’anéantissement contre l’Union soviétique, les contradictions du capitalisme surgissent de nouveau, menaçant de déclencher une nouvelle guerre mondiale entre grandes puissances, qui éclipserait toutes les horreurs de la Première et de la Seconde Guerre mondiale.

La classe ouvrière doit mettre en avant sa propre stratégie pour contrer les efforts entrepris par les puissances impérialistes pour essayer de sauver l’ordre capitaliste par la guerre. Comme l’a souligné le Comité International de la Quatrième Internationale dans sa déclaration « Le socialisme et la lutte contre la guerre »: la stratégie anti-guerre de la classe ouvrière doit être développée « comme la négation de la géopolitique impérialiste des Etats-nations, » en se basant sur sa stratégie de l’unification et de la mobilisation de ses forces sur le plan international afin de résoudre la « crise mondiale par la révolution sociale. »

(Article original paru le 5 juillet 2016)

Posté par Michel Peyret à 04:57

Pour plus d'infos, une tribune parue dans Le Monde

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19 juillet 2016 2 19 /07 /juillet /2016 10:07

Le pacte d’acier Otan-Ue

Mondialisation.ca, 12 juillet 2016
ue otan

« Face aux défis sans précédents venant de l’Est et du Sud, l’heure est arrivée de donner un nouveau souffle et une nouvelle substance au partenariat stratégique Otan-Ue» : ainsi commence la Déclaration conjointe signée le 8 juillet, au Sommet Otan de Varsovie, par le secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg, par le président du Conseil européen Donald Tusk et par le  président de la Commission européenne Jean-Claude Junker.

Un chèque en blanc pour la guerre, que les représentants de l’Union européenne ont remis aux Etats-Unis. Ce sont en effet les Etats-Unis qui détiennent le commandement de l’Otan -dont font partie 22 des 28 pays de l’Union européenne (21 sur 27 quand la Grande-Bretagne sera sortie de l’Ue)- et lui impriment leur stratégie. Enoncée pleinement dans le communiqué approuvé le 9 juillet par le Sommet : un document en 139 points -mis au point par Washington quasiment exclusivement avec Berlin, Paris et Londres- que les autres chefs d’Etat et de gouvernement, y compris le Premier ministre Renzi, ont souscrit les yeux fermés.

Après s’être agressivement étendue à l’Est à l’intérieur du territoire de l’ex URSS et avoir organisé le putsch néo-nazi de Place Maïdan pour ré-ouvrir le front oriental contre la Russie, l’Otan accuse la Russie d’« actions agressives, déstabilisation de l’Ukraine, violation des droits humains en Crimée, activités militaires provocatrices aux frontières de l’Otan en Baltique et Mer Noire et dans la Méditerranée orientale en soutien du régime syrien, volonté démontrée d’obtenir des objectifs politiques par la menace et l’utilisation de la force, et une rhétorique nucléaire agressive ».

Face à tout cela, l’Otan « répond » en renforçant la « dissuasion » (c’est-à-dire ses forces nucléaires en Europe) et sa « présence avancée dans la partie orientale de l’Alliance » (c’est-à-dire le déploiement militaire au bord de la Russie). C’est une véritable déclaration de guerre (même si l’Otan assure qu’elle « ne cherche pas la confrontation avec la Russie »), qui peut faire sauter d’un moment à l’autre n’importe quel accord économique des pays européens avec la Russie.

Sur le front méridional, après avoir démoli la Libye par une action combinée de l’intérieur et de l’extérieur et avoir tenté la même opération en Syrie (échouée grâce à l’intervention russe) ; après avoir armé et entraîné des groupes terroristes et avoir favorisé la formation de l’Isis/Daesh et son offensive en Syrie et Irak, en poussant des vagues de réfugiés vers l’Europe, l’Otan se déclare « préoccupée » par la crise qui menace la stabilité régionale et la sécurité de ses frontières méridionales, par la tragédie humanitaire des réfugiés ; elle « condamne » les violences de l’Isis/Dash contre les civils et, en termes plus forts, « le régime syrien et ses soutiens pour la violation du cessez le feu ».

Pour « répondre à ces menaces,  y compris celles venant du sud », l’Otan potentialise ses forces à haute capacité et déployabilité. Ceci requiert « des investissements appropriés », c’est-à-dire une dépense militaire adaptée que les alliés se sont engagés à augmenter.
Il résulte des chiffres officiels publiés par l’Otan durant le Sommet que la dépense militaire de l’Italie en 2015 a été de 17 milliards 642 millions d’euros et que celle de 2016 est estimée à 19 milliards 980 millions d’euros, c’est-à-dire en augmentation de 2,3 milliards. Si l’on tient compte des dépenses militaires hors budget de la Défense (missions internationales, navires de guerre et autres), la dépense est en réalité beaucoup plus élevée. Si l’on s’en tient seulement aux chiffres de l’Otan, l’Italie en 2016 dépense en moyenne pour le militaire environ 55 millions d’euros par jour (pour les autres pays de lOtan, voir note de fin, ndt).

Pendant que le Premier ministre Renzi se pavanait au milieu des « grands » au Sommet de Varsovie, et que le parlement (oppositions comprises) tourne la tête de l’autre côté, l’Otan et l’Ue décident de notre vie.

Manlio Dinucci

Edition de mardi 12 juillet 2016 de il manifesto

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

 

Apostille pour la version française (ndt)

On trouvera les chiffres correspondants à chaque pays de l’Otan dans le communiqué du 4 juillet : http://www.nato.int/nato_static_fl2014/assets/pdf/pdf_2016_07/20160704_160704-pr2016-116.pdf .

Pour la France, la dépense militaire (chiffres officiels Otan) a été de 39 milliards et 199 millions d’euros en 2015, et estimée à 39 milliards et 835 millions d’euros en 2016. Toujours selon les chiffres de l’Otan, la France dépenserait donc en moyenne un peu plus de 109 millions d’euros par jour en 2016. Pour une population d’environ 66,6 millions d’habitants au premier janvier 2016, ça nous ferait une dépense militaire d’un peu plus de 1,6 euros par jour et par habitant…
Le détail de ce qui est compris dans la dépense militaire est listé à la page 11 du communiqué.

La source originale de cet article est ilmanifesto.info
Copyright © Manlio Dinucci, ilmanifesto.info, 2016
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14 juillet 2016 4 14 /07 /juillet /2016 15:48
Déclaration du Parti communiste de Grèce sur le Sommet de l'OTAN : Des déclarations en faveur de la paix avec des décisions pour la guerre.

Publié le 11 Juillet 2016  vu sur "Le Lien", journal numérique du PADS (Parti Algérien pour la Démocratie et le socialisme, Parti des communistes d'Algérie).

 

Le Bureau de Presse du CC du KKE se référant au Sommet de l'OTAN à Varsovie a fait la déclaration suivante intitulée: " Des déclarations en faveur de la paix avec des décisions pour la guerre."

 

"Le Sommet de l'OTAN à Varsovie a montré, une fois encore, le criminel rôle de cette organisation impérialiste, qui a décidé: 

La concentration plus avancée et le transfert de forces militaires prêtes au combat dans des pays qui ont une frontière avec la Russie.

L'achèvement de l'installation et de la mise en service du dénommé "Bouclier Missile" avec des bases en Roumanie et en Pologne, avec un soutien naval et plus d'infrastructures générales liées à l'emploi des armes nucléaires dans une confrontation destructrice. Ce n'est pas un accident que  la Déclaration du Sommet dans ses conclusions met l'accent sur la préparation de l'OTAN afin d'utiliser les armes nucléaires. 

La création et le renforcement d'une présence permanente de l'OTAN en Mer noire, dans la Baltique, le nord de l'Atlantique, la Mer Égée et Méditerranéenne, en utilisant dernièrement le prétexte d'un contrôle des flux de réfugiés causés et renforcés par les guerres impérialistes et leurs douloureuses conséquences au détriment des peuples. 

La poursuite de sa présence  en Afghanistan et Irak, tout aussi bien dans les Balkans, le Caucase, l'Afrique du nord.  Effectivement  une plus grande présence de l'OTAN dans ces régions est liée à la continuation des opérations militaires en Syrie, à la préparation d'une nouvelle intervention en Libye. 

Les décisions de l'OTAN et l'approfondissement de la collaboration avec l'UE impérialiste, décisions qui sont  prises au nom de la "paix" et de la "Sécurité", n' ont évidemment aucune relation avec les intérêts actuels des peuples, mais uniquement pour la "Sécurité" et les profits des monopoles Euro-américains. 

Le Parti communiste de Grèce dénonce le gouvernement SYRIZA-ANEL, qui volontiers participe activement dans tous les dangereux plans des USA, de l'OTAN et de l'UE  cités ci-dessus, lesquels dans le contexte de leur antagonisme avec la Russie peut causer un réel holocauste pour les peuples d'Europe et plus  général. 

Ce qui doit être exigé maintenant  c'est la vivification des luttes contre l'engagement de la Grèce dans les plans de guerre de l'OTAN, pour la sortie de notre pays de l'OTAN qui met "le feu aux poudres" et de toute alliance impérialiste, afin de réaliser le slogan "Ni terre ni eau aux assassins des peuples". 

 

(Source: Solidnet - traduction de l'anglais par la rédaction du Lien)

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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 16:07
8 Juillet 2016

Ces 8 et 9 juillet, à Varsovie, les chefs d’État et de gouvernement des pays membres de l’Otan se réunissent pour le sommet biennal de cette organisation. Notre pays y sera représenté par le Premier ministre Charles Michel et le ministre de la Défense Steven Vandeput. Or l’Otan engloutit des fortunes, déstabilise notre voisinage direct et risque d’entraîner la Belgique dans une nouvelle guerre froide.

Lors du précédent sommet de l’Otan, tous les chefs d’État s’étaient engagés à atteindre d’ici 2024 un budget de la Défense s’élevant à 2 % de leur PIB national. C’est pourquoi le ministre de la Défense, Steven Vandeput (N-VA), a sorti de sa manche une « note stratégique pour l’armée belge en 2030 ». Le budget de la Défense belge doit augmenter rapidement. On investira surtout dans du nouveau matériel, entre autres par l’achat très controversé d’avions de combat, de préférence à capacité nucléaire. Cette facture s’élève à 9 milliards d’euros. Et, si l’on prend en compte l’achat et l’entretien de ces nouveaux avions de chasse,  le coût pourrait monter jusqu’à 15 milliards.

Alors qu’un million et demi de Belges vivent dans la pauvreté, le gouvernement préfère hypothéquer les générations à venir. En effet, ce sont nos enfants et nos petits-enfants qui vont devoir rembourser ces dépenses colossales au cours des prochaines décennies.

Vers une nouvelle guerre froide ?

Le rapport britannique Chilcot sur la guerre en Irak confirme que les très coûteuses interventions militaires au Moyen-Orient (Afghanistan, Syrie) et en Afrique du Nord (Libye) ont constitué une suite de fiascos et de crimes. Avec leurs missions de bombardements, les membres de l’Otan ont semé la destruction et le chaos dans ces pays. Depuis, la situation n’a fait qu’empirer. Les bombes occidentales créent le terreau du terrorisme. L’experte italienne Loretta Napoleoni observe que, pour les groupes de terroristes, « les bombes occidentales sont la meilleure façon de consolider leur pouvoir et d’attirer de nouvelles recrues ». Chaque victime civile crée de nouveaux terroristes potentiels.

Mais les alliés de l’Otan ne se contentent pas de provoquer le chaos au Moyen-Orient. Lors du sommet, de nouveaux accords seront conclus sur le stationnement d’un roulement de troupes de quatre mille hommes en Pologne et dans les États baltes, c’est-à-dire aux frontières de la Russie. L’extension continue vers l’Est et l’accroissement de la présence militaire à cette frontière russe comporte des risques importants. Même le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, souligne que l’Otan risque d’attiser les tensions : « Ceux qui croient qu’une parade symbolique de chars à la frontière orientale de l’alliance peut créer la sécurité se trompent lourdement. » L’expert américain John J. Mearsheimer estime que le rôle russe en Ukraine est précisément une réaction à l’extension provocatrice de l’Otan. Il s’agit donc d’un cercle vicieux. L’alliance militaire joue ici un jeu particulièrement dangereux, auquel la Belgique ne devrait pas prendre part.

La Suède, la Finlande, l’Irlande, l’Autriche... ne font pas partie de l’Otan

La Belgique fait partie des 191 pays qui ont signé la Charte des Nations unies, qui oblige les États membres de l’ONU à rechercher des solutions pacifiques et qui ne tolère les interventions militaires que dans des cas très exceptionnels. S’inscrire dans la logique belliciste de l’Otan, qui inclut les armes nucléaires, est inconciliable avec ce principe. L’Otan devrait en fait être dissoute. D’ici là, notre pays peut limiter sa contribution à l’Otan et à l’Europe militaire au strict minimum, et commencer par passer d’une politique de défense militaire à une politique de défense non militaire. D’ailleurs, pourquoi la Belgique n’opterait-elle pas pour un retrait progressif de cette alliance militaire ? En effet, toute une série de pays européens – la Suède, la Finlande, l’Irlande, l’Autriche, la Suisse – ne sont pas membres de l’Otan. Si c’est possible pour ces pays, pourquoi ne le serait-ce pas pour la Belgique ?

Avec les principes de la Charte des Nations unies et le droit international comme fil conducteur, le gouvernement belge doit changer de cap et désormais mettre en œuvre une politique de paix active. Ce qui sera tout à fait bénéfique pour notre budget, pour notre sécurité et pour les générations à venir.

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11 juillet 2016 1 11 /07 /juillet /2016 14:49
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8 juillet 2016 5 08 /07 /juillet /2016 13:55

Un appel solennel du Parti communiste Français appelant avec force à sortir de l'OTAN serait le bienvenu.  Il ne suffit pas, sur une question d'intérêt national, de s'en remettre aux déclarations individuelles, fussent-elles celles d'un député communiste.  Cela mériterait une vraie bataille de masse.  D'autres organisations militent pour la sortie de la France de l'OTAN.  Il y a place pour un véritable front pour la sortie de l'OTAN et pour la paix.

Qu'est-ce qui freine donc le PCF ?

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