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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
15 mars 2020 7 15 /03 /mars /2020 18:49
De nombreux opposants à "Defender Europe" ont manifesté à l'aéroport de Nuremberg contre la grande manœuvre de l'OTAN. Ils ont critiqué le transfert de milliers de soldats en Allemagne et ont protesté contre la violence armée.

De nombreux opposants à "Defender Europe" ont manifesté à l'aéroport de Nuremberg contre la grande manœuvre de l'OTAN. Ils ont critiqué le transfert de milliers de soldats en Allemagne et ont protesté contre la violence armée.

samedi 14 mars 2020 par José Goulao

Et vive la folie intégrale des manœuvres militaires au sein de l’Europe en proie à la pandémie.
“La famine, la peste et la guerre sont les trois ingrédients les plus fameux de ce bas monde. (…) Le plus déterminé des flatteurs conviendra sans peine que la guerre traîne toujours à sa suite la peste et la famine, pour peu qu’il ait vu les hôpitaux des armées d’Allemagne, et qu’il ait passé dans quelques villages où il se sera fait quelque grand exploit de guerre”. En 1764, le Dictionnaire philosophique ouvre en ces termes l’article “Guerre”. on s’y croirait. Alors que l’Europe est immobilisée, minée par le nouveau coronavirus, alors que Trump prétend fermer ses frontières aux Européens, 30.000 soldats américains débarquent et près de 40.000 soldats de l’OTAN sont déployés à travers le continent pour les jeux de guerre Defender Europe 2020 (Daniel Bleitrach)

Lire aussi notre article Defender 2020 : la plus grande mobilisation de troupes de l’OTAN contre la Russie depuis 25 ans

L’Europe est fermée. Pendant ce temps, 30 000 soldats américains envahissent le continent jusqu’en juillet dans les plus grandes manœuvres militaires en 25 ans. Que se passe-t-il lorsque le président des États-Unis décide d’interdire aux Européens d’entrer dans son pays. En pleine lutte contre la pandémie de coronavirus, priorité à la guerre.

Alors que l’Europe est immobilisée, minée par le nouveau coronavirus, près de 40 000 soldats de l’OTAN sont déployés sur le continent dans le but de tester la “mobilité militaire” et de répondre à “toute menace potentielle” – russe, l’ennemi est déjà connu.  [...]

La suite sur le site de l'ANC ci-dessous :

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13 mars 2020 5 13 /03 /mars /2020 16:46

Cet article est reposté depuis Ça n'empêche pas Nicolas.

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9 mars 2020 1 09 /03 /mars /2020 17:17
La Sainte Alliance se ressoude contre le Venezuela

Donald Trump vient d’inviter le brésilien Jair Bolsonaro aux USA pour « voir comment s’occuper du Venezuela« . Résultat : les deux pays signent un accord de coopération militaire. A cette tenaille de l’extrême-droite suprématiste, coloniale, contre le Venezuela s’est ajouté le colombien Duque. Ce grand massacreur de militant(e)s sociaux qui s’est emparé du pouvoir, comme vient de le révéler l’ex-congressiste Aida Merlano, en achetant massivement des votes avec l’argent de la cocaïne, vient de réclamer à Trump l’accroissement des « sanctions » contre le gouvernement légitimement élu du Venezuela.

Le leader local d’extrême droite Juan Guaido « opposant démocrate » pour les médias occidentaux, autoproclamé « président du Venezuela » par Trump, vient d’annoncer la reprise de l’insurrection pour chasser Maduro. La méthode est invariable: à l’aide de violences de rue, provoquer les forces de l’ordre pour que les médias internationaux puissent faire les images de la « répression du peuple par le régime ». La presse colombienne a publié des photos prouvant les liens de Guaido avec Los Rastrojos, narco-paramilitaires qui massacrent des deux côtés de la frontière Venezuela/Colombie. Alors que le gouvernement de Nicolás Maduro a fortement avancé dans des négociations avec le secteur démocratique de l’opposition, notamment en prévision des prochaines élections législatives, deux incendies viennent de détruire coup sur coup un entrepôt de la Compagnie Publique de téléphone CANTV et une importante quantité de machines et  matériel d’un dépôt du Centre National électoral, attentats aussitôt revendiqués par une bande paramilitaire (voir photo ci-dessous). Lors de son voyage à Washington, Guaido avait obtenu non seulement de nouvelles « sanctions » contre Caracas mais aussi une nouvelle manne pour financer les opérations visant « le changement de régime au Venezuela ».

Le gouvernement bolivarien vient de déposer officiellement une plainte pour crimes contre l’humanité contre les Etats-Unis devant la Cour Pénale Internationale. Les innombrables mesures coercitives unilatérales (« sanctions ») ont provoqué la migration de très nombreux vénézuéliens et des dizaines de milliers de morts – le pays ne pouvant plus acheter de nombreux médicaments et aliments comme conséquence du blocus bancaire occidental et de la guerre économique décrétée par Barak Obama et sans cesse renforcée depuis par Donald Trump.

Thierry Deronne, Caracas, 9 mars 2020

Sourcehttps://venezuelainfos.wordpress.com/2020/03/09/la-sainte-alliance-se-ressoude-en-amerique-latine/

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19 février 2020 3 19 /02 /février /2020 00:40
Par Jacob Crosse et Barry Grey
15 février 2020

Bernie Sanders a remporté le vote populaire dans les primaires présidentielles du New Hampshire et de l'Iowa en se présentant comme un opposant à la guerre. Après l'assassinat criminel du général iranien Qassem Soleimani le mois dernier, Sanders a été le candidat démocrate à la présidence qui critiqua le plus vigoureusement l'action de Trump. Ses sondages ont augmenté en même temps que sa rhétorique antiguerre renforcée.

Il a souligné à plusieurs reprises son vote contre l'invasion de l'Irak en 2003, rappelant aux électeurs lors du débat présidentiel de l'Iowa le mois dernier: «J'ai non seulement voté contre cette guerre, mais j'ai aussi contribué à mener l'effort contre cette guerre».

Bernie Sanders en meeting dans le New Hampshire, 10 février 2020 JOE RAEDLE/AFP

 

Il a rappelé de manière répétée son vote contre l’invasion de l’Irak en 2000, rappelant aux électeurs lors du débat présidentiel en Iowa le mois dernier : « J’ai non seulement voté contre la Guerre, mais j’ai aussi aidé à l’effort contre celle-ci ».

Or, quand il parle au plus important quotidien de la classe dirigeante étasunienne, le discours de Sanders revêt un ton très différent par rapport à celui avec lequel il s’adresse au public lors de ses interventions ou de ses interviews à la télévision.

Les réponses fournies par Sanders lors du sondage publié par le New YorkTimes montrent une approche très différente de son attitude de « social-démocrate » face à l’impérialisme et à la guerre. Au cours de ce sondage Sanders monte au créneau afin de rassurer la communauté des services secrets et des militaires ainsi que l’élite financière sur sa loyauté de sénateur à l’impérialisme étasunien et à ses capacités de déployer la force militaire.

La chose la plus choquante et significative est probablement sa réponse à la troisième question du sondage du NYT :

Question : "Pourriez-vous envisager d’employer l’armée afin d’engager une frappe préventive sur les essais nucléaires iraniens ou nord-coréens ?"

Réponse : « Oui ».

Lire la suite sur le site du Grand Soir :

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13 février 2020 4 13 /02 /février /2020 00:35
Hiroshima

Hiroshima

Déclaration du Mouvement de la Paix après le discours du Président de la République prononcé à l’école de guerre le 7 février 2020
Lors de son discours à l’Ecole de guerre le 7 Février 2020, le Président de la République française E. Macron réaffirme l’engagement de la France dans la funeste course aux armes nucléaires.
 

Lors de son discours du 7 février à l’école de guerre, le Président de la République Française E. Macron, en ne faisant aucune proposition concrète en faveur du désarmement nucléaire, en confirmant son rejet du Traité d’Interdiction des Armes Nucléaires, en défendant une extension européenne des armes atomiques françaises, a en fait validé une nouvelle étape de la course aux armes nucléaires et de leur prolifération.

À trois mois de la conférence d’examen du Traité de Non-Prolifération Nucléaire qui aura lieu aux Nations Unies à New York en mai 2020, nous étions en droit d’attendre du Président de la République des propositions concrètes et innovantes en faveur d’un processus de désarmement nucléaire négocié, progressif et équilibré s’appuyant sur les dispositions prévues dans le cadre du Traité de Non-Prolifération Nucléaire (2) et du Traité d’Interdiction des Armes Nucléaires.

Le Président de la République a bien été obligé de concéder l’existence d’un débat éthique et juridique autour des armes nucléaires, en particulier après la déclaration du Pape à Hiroshima. Mais, c’est pour mieux refermer la porte du débat en ressortant la caricature du désarmement nucléaire unilatéral qui n’est au cœur d’aucun dispositif juridique actuel de désarmement nucléaire (TIAN ou TNP). II falsifie les objectifs de ceux qui agissent pour le respect par la France de ses engagements au titre du TNP et de ceux qui exigent la ratification par la France du Traité d’interdiction des armes nucléaires adopté par 122 Etats à l’Onu le 7 juillet 2017,  signé à ce jour par 81 Etats, ratifié par 35 et qui rentrera en vigueur après sa ratification par 50 Etats.

Il demande enfin à participer aux négociations sur les forces nucléaires intermédiaires. Nous espérons que ce n’est pas seulement pour entrer dans le « club des grands ».

Par contre il a  franchi un pas très dangereux vers une nouvelle prolifération horizontale des armes nucléaires en défendant « la dimension authentiquement européenne des forces nucléaires françaises » et a appelé à des augmentations conséquentes des budgets militaires en Europe.

Il a hélas souligné que la dissuasion française s’intégrait parfaitement au concept stratégique de l’OTAN, alors que l’histoire récente montre que cette organisation illégale en termes de droit international, est un facteur d’insécurité et de reprise de la course aux armements y compris nucléaires.

Enfin, il a indiqué que l’utilisation de l’arme nucléaire française était possible, même en cas de menace non-nucléaire, en indiquant que la dissuasion s’adresse à « toute menace d’origine étatique contre nos intérêts vitaux, d’où qu’elle vienne et quelle qu’en soit la forme ».

Il a rajouté que pour préserver ses intérêts vitaux, la France pourrait être amenée à délivrer « un avertissement nucléaire, unique et non renouvelable ».

Finalement, le Président de la République, avec quelques variantes sémantiques par rapport aux discours habituels, a en fait confirmé la volonté de la France, exprimée dans la revue stratégique et la loi de programmation nucléaire, de poursuivre son programme de « modernisation » qui va conduire la France à dépenser de l’ordre de 100 milliards d’euros en 15 ans pour de nouvelles armes nucléaires et en particulier pour le renouvellement de la totalité de la FOST (force océanique stratégique) en violation du TNP. Nous attendions qu’il fasse des propositions concrètes aux autres puissances nucléaires pour qu’elles arrêtent la reprise dangereuse de la course aux armements nucléaires et que tous les Etats en possession d’armes nucléaires contribuent multilatéralement au sein de l’ONU au succès de la conférence d’examen du TNP en mai 2020.

Les armes atomiques sont illégales, inutiles militairement, dangereuses, coûteuses et moralement inadmissibles. La seule alternative à leur prolifération, c’est leur élimination pour éviter in fine l’apocalypse nucléaire.

Alors que partout dans le monde, et depuis des mois en France,  les exigences populaires s’expriment pour la paix, la justice sociale et  la défense du climat, prévoir de consacrer des centaines de milliards d’euros pour de nouveaux armements nucléaires est irresponsable.

Le Mouvement de la paix entend porter les exigences de la grande majorité des Français qui à 76% demandent que la France s’engage dans le processus de désarmement nucléaire et à 67 % demandent  que la France ratifie le traité d’interdiction des armes nucléaires (sondage IFOP/la Croix/Planète Paix de juin 2018).

C’est en effet à la population de réaffirmer avec force ses exigences afin de développer le débat, au cœur de la société française, durant les 3 mois précédant la conférence d’examen du TNP qui réunira à New York la quasi-totalité des Etats du monde en mai 2020 et à laquelle participeront une centaine de citoyens français avec le Mouvement de la paix et aux cotés de milliers de militants venant du monde entier.

Le Mouvement de la Paix
8 février 2020

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5 février 2020 3 05 /02 /février /2020 00:52

Cet article est reposté depuis Analyse communiste internationale.

Le "Bahri Yanbu", un cargo saoudien, est annoncé par son armateur en escale à Cherbourg le 6 février. Sa compagnie a l'exclusivité des transferts d'armes pour l'armée saoudienne

Le "Bahri Yanbu", un cargo saoudien, est annoncé par son armateur en escale à Cherbourg le 6 février. Sa compagnie a l'exclusivité des transferts d'armes pour l'armée saoudienne

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12 janvier 2020 7 12 /01 /janvier /2020 00:22
Washington revendique un gravissime assassinat politique : l’UE recommande la « retenue »… à l’IranWashington revendique un gravissime assassinat politique : l’UE recommande la « retenue »… à l’IranWashington revendique un gravissime assassinat politique : l’UE recommande la « retenue »… à l’Iran

Il est sans doute trop tôt pour cerner toutes les raisons qui ont conduit le président américain à ordonner l’assassinat d’un général considéré par les Iraniens comme un héros, et de son adjoint irakien. Il est en revanche possible de pointer un extraordinaire contraste.

D’un côté, un assaut militaire d’une exceptionnelle gravité, tant politique que juridique. Pour mesurer celle-ci, il suffit par exemple d’imaginer Vladimir Poutine diligentant la liquidation du plus haut gradé ukrainien auréolé de gloire sur le front de l’Est, et ce, sur le sol d’un proche allié de Kiev. Ou bien le Guide suprême iranien revendiquant fièrement l’élimination sur le territoire britannique du plus illustre des généraux américains.

On ose à peine imaginer les tirades guerrières, les bruits de bottes et de sabre, sans parler des sanctions apocalyptiques qui n’auraient pas manqué de réchauffer la planète en moins de temps qu’il ne faut pour composer un tweet vengeur.

Le simple terme diplomatique de « condamnation » n’est sorti d’aucune bouche bruxelloise

De l’autre, après le raid ordonné par la Maison-Blanche, les réactions des chancelleries européennes, et singulièrement des plus hauts responsables de l’UE, ont brillé par leur modération, pour ne pas dire leur indulgence.[...]

La suite en cliquant ci-dessous :

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7 janvier 2020 2 07 /01 /janvier /2020 14:34

Source : Consortium News, William Hartung, 20-11-2019

William Hartung passe en revue 50 ans d’histoire de la domination américaine sur le commerce des armes au Moyen-Orient.

Visite du président Donald Trump au roi Salman bin Abdulaziz Al Saud d’Arabie saoudite, en mai 2017, à Riyad, en Arabie saoudite. (Maison Blanche/Shealah Craighead)

Visite du président Donald Trump au roi Salman bin Abdulaziz Al Saud d’Arabie saoudite, en mai 2017, à Riyad, en Arabie saoudite. (Maison Blanche/Shealah Craighead)

Ce n’est un secret pour personne, Donald Trump est l’un des représentants de commerce les plus agressifs de l’histoire concernant le marché des armes. Comment le savons-nous ? Parce qu’il nous le dit dès qu’il en a l’occasion.

Tout a commencé avec son « contrat de 110 milliards de dollars d’armes » avec l’Arabie saoudite, bien surévalué, annoncé lors de son premier voyage présidentiel à l’étranger. Cela s’est poursuivi par une séance de photos à la Maison-Blanche avec le prince héritier Mohammed ben Salmane, où on le voit brandir une carte [des USA] avec un récapitulatif état par état des emplois américains censés être liés aux ventes d’armes au royaume. Et on n’en a jamais vu la fin. Au cours de ces années au pouvoir, en fait, le président a été un ardent défenseur de ses bons amis de chez Boeing, Lockheed Martin, Raytheon et General Dynamics – les principaux bénéficiaires privés des ventes d’armes américaines aux saoudiens – à la différence des milliers de soldats américains que le président a récemment envoyés dans les déserts de ce pays pour y défendre les installations pétrolières). [...]

La suite ici sur le site Les Crises : https://www.les-crises.fr/l-addiction-americaine-au-commerce-des-armes-par-william-hartung/

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7 janvier 2020 2 07 /01 /janvier /2020 10:23
Noam Chomsky: ce sont les États-Unis, et non l’Iran, qui menacent le plus la paix mondiale

Dans un discours prononcé samedi à la New School de New York, Noam Chomsky a expliqué pourquoi il pensait que les États-Unis constituaient la plus grande menace pour la paix mondiale

Lire la suite ici : https://histoireetsociete.wordpress.com/2020/01/04/noam-chomsky-ce-sont-les-etats-unis-et-non-liran-qui-menacent-le-plus-la-paix-mondiale/

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29 novembre 2019 5 29 /11 /novembre /2019 15:55

Un débat diffusé par la première chaîne d’outre-Rhin a mis en lumière la colère impuissante de la classe politique allemande contre le recul de l’Occident en Syrie, et accusé Donald Trump de tous les maux.

Par Rainer Rupp, ancien agent de renseignement du camp socialiste au plus haut sommet de l’OTAN, condamné et incarcéré par la justice allemande en 1993, aujourd’hui spécialiste des questions géostratégiques

« La marche triomphale d’Erdogan – l’Europe va-t-elle continuer à être une spectatrice impuissante ? » – tel était le titre d’un débat télévisé récemment diffusé sur la première chaîne publique allemande. Bien souvent, dans ce type d’émission, les responsables politiques invités échangent entre eux des platitudes sans importance. Rien de tel cette fois-ci.

Tout au contraire : ce fut un déballage de colère impuissante et d’aveu hargneux d’un échec de tout le camp occidental dans l’affaire syrienne. Comme si les politiciens présents se rendaient compte que ce qui se passe aujourd’hui au Moyen-Orient constituait le début de la fin de la domination occidentale qui y prévalait.

« C’est dur à avaler »

Wolfgang Ischinger, ancien ambassadeur allemand à Washington, et actuel organisateur de l’annuelle Conférence sur la Sécurité de Munich, s’est lamenté : « nous, Européens, nous nous sommes reposés sur les Etats-Unis, en escomptant que ceux-ci allaient régler tout cela au mieux ; nous, Allemands, avons essayé de leur sous-traiter notre sécurité dans la région. Tout cela finit manifestement mal, et du point de vue de l’Union européenne, le pire est encore à venir ».

Et de poursuivre, amer devant cette humiliation de l’ensemble du camp impérialiste : « en 2011 et 2012, nous – la République fédérale, les pays européens et les Etats-Unis – avons dit qu’Assad devait dégager. Et maintenant, c’est dur à avaler, nous devons nous faire à l’idée qu’Assad est toujours en selle, et que nous n’en viendrons pas à bout. La Realpolitik va nous contraindre à accepter cette réalité ».

« Moscou et Téhéran sont les grands gagnants »

Cela entraînera-t-il une reconnaissance diplomatique du pouvoir en place ? « Accepter la réalité signifie admettre que le régime Assad, soutenu par la Russie et d’autres, que nous avons combattu durement depuis huit ans, est toujours là ». Et l’ancien diplomate de lâcher : « nous devrons continuer à vivre avec les massacres de masse, car je ne vois plus aucun moyen, plus aucun moyen militaire, de faire quoi que ce soit » pour changer la réalité en Syrie.

Pour sa part, la dirigeante présente du parti Die Linke, Sevim Dagdelen, responsable des questions internationales pour ce groupe parlementaire, n’a pas vraiment contredit ce point de vue : « en 2011, les Américains ont dit qu’ils voulaient réduire l’influence de la Russie et de l’Iran dans la région, et pour cela ils ont estimé qu’il fallait faire tomber Assad. Les Européens se sont placés dans ce sillage. Et maintenant, nous mesurons le désastre, puisqu’on a atteint exactement l’inverse de ce que l’on voulait empêcher, à savoir que Moscou et Téhéran sont les grands gagnants, pas seulement militaires, mais aussi diplomatiques ».

Regrets inavouables

Ces derniers – qui refusaient la stratégie de déstabilisation d’un pays, une stratégie qui viole le droit international, mais qui ont aidé un gouvernement, à sa demande, à résister à celle-ci – sont donc « hélas les gagnants », si l’on en croit cette dirigeante de « gauche ». Il faut croire que cette dernière aurait préféré la victoire des puissances occidentales ainsi que des terroristes armés et financés par celles-ci.

Quant au président de la Commission des affaires étrangères du Bundestag, Norbert Röttgen (CDU), il a concentré ses critiques contre Donald Trump, Recep Tayyip Erdogan et Vladimir Poutine : au premier, il reproche le retrait des forces américaines du Nord-Est de la Syrie, et son initiative ayant abouti au cessez-le-feu de cinq jours entre les Kurdes du Rojava et la Turquie ; au deuxième, l’invasion des secteurs kurdes en Syrie ; et au troisième, l’accord signé avec son homologue turc le 22 octobre à Sotchi en vue d’une solution politique au conflit frontalier. 

« Je suis un fervent partisan de la relation transatlantique » – Norbert Röttgen président de la Commission des affaires étrangères du Bundestag 

Mais bien sûr, fidèle vassal de l’« Etat profond » américain, M. Röttgen s’est empressé d’emballer sa critique de la Maison-Blanche dans une profession de foi vantant les « valeurs » des USA : « je suis un fervent partisan de la relation transatlantique, les liens avec les Américains sont non seulement politiquement indispensables, ils sont aussi de l’ordre de l’émotion ». S’étant ainsi assuré qu’aucun malentendu ne subsiste sur ses sentiments profonds, il a ensuite pu affirmer que le cessez-le-feu sur lequel le vice-président Pence et le président Erdogan s’étaient mis d’accord constituait « un point bas historique de la diplomatie américaine, politiquement, moralement, et juridiquement ».

Et d’ajouter : « le plus honteux, dans ce document, c’est qu’il reprend complètement les thèses d’Erdogan (…) j’ai été et je reste scandalisé par cet accord, qui représente, pour la Turquie, un alibi offert sur un plateau par Donald Trump ». Applaudissements nourris dans le studio…

[...]

La suite ici : https://ruptures-presse.fr/opinions/syrie-kurdes-russie-allemagne-turquie/

 

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