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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
11 décembre 2021 6 11 /12 /décembre /2021 09:02

Malgré la crise économique liée à la mondialisation et aux confinements nationaux, les grands groupes industriels de l'automobile persistent.  Laisseront-ils encore un de leurs sous-traitants fermer en France pour aller se ravitailler ailleurs où les conditions environnementales, sociales et fiscales, ainsi que les salaires, sont plus avantageux pour eux et permettent de plus gros dividendes ?

YG

Le nombre de salariés repris sur le site de Liberty Wheels à Diors par Saint Jean Industrie s’établirait à 135 soit environ 50% des effectifs. (Crédits : Reuters)

Le nombre de salariés repris sur le site de Liberty Wheels à Diors par Saint Jean Industrie s’établirait à 135 soit environ 50% des effectifs. (Crédits : Reuters)

DIORS (INDRE). Ultime producteur de jantes aluminium en France, le site d’Alvance Wheels dans l’agglomération de Châteauroux devrait être repris en 2022 par l’équipementier rhodanien Saint-Jean industrie, selon plusieurs sources concordantes. Reste préalablement à ses deux principaux clients, Renault et Peugeot Stellantis, à confirmer un volant de commandes suffisant sur trois ans.

Extraits

Le précédent de Renault qui, "sollicité par l'Etat pour soutenir le plan de reprise de la Société aveyronnaise de métallurgie (SAM) à Décazeville dans l'Aveyron, s'est retiré du projet le 24 novembre," laisse peser une grosse incertitude sur l'avenir du dernier producteur de jantes aluminium en France.

[...]

"Après la liquidation de la SAM en Aveyron, l'arrêt éventuel d'Alvance Wheels pourrait avoir un impact désastreux pour le président-candidat, Emmanuel Macron, qui fera de la réindustrialisation de l'Hexagone l'un des thèmes phare de sa campagne."

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30 novembre 2021 2 30 /11 /novembre /2021 16:01
SAM : Dans l'usine occupée.  Photo Le Monde

SAM : Dans l'usine occupée. Photo Le Monde

SOURCE : L'Humanité

 

Les salariés de la fonderie aveyronnaise de Viviez occupent l’usine et demandent un délai pour chercher un repreneur. Une grande manifestation aura lieu mercredi.

Toulouse (Haute-Garonne), correspondance.

L’arrêt immédiat de l’activité, décidé vendredi par le tribunal de commerce de Toulouse, a eu pour effet d’accroître la colère et la mobilisation des métallos de la SAM. L’assemblée générale, le jour même, a décidé de« ne pas respecter la décision de justice ». Depuis, la fonderie de Viviez (Aveyron) est occupée jour et nuit par les salariés. Objectif : sauver la principale entreprise privée du bassin de Decazeville et ses 333 emplois. Sur la barricade à l’entrée de l’usine a été déversée une coulée d’aluminium en fusion. Pour mardi est annoncée« une opération coup de poing ».

La manifestation régionale prévue pour ce mercredi 1er décembre à 10 h 30 se transforme en manifestation nationale. Pour soutenir les salariés de la SAM, des cars, affrétés par les unions départementales CGT, convergeront vers Viviez, venus de toute l’Occitanie et bien au-delà. La Confédération paysanne participera elle aussi à cette mobilisation pour« vivre et travailler au pays ». La SAM pose la question de la politique industrielle française : peut-on vraiment réindustrialiser en détruisant l’existant ?

Sur place, les blouses bleues de la SAM expriment du dégoût mais pas de résignation.« La décision du tribunal de commerce a resserré les liens entre les salariés »,estime même Sébastien Lallier, secrétaire CGT du comité social d’entreprise. Tout le bassin est solidaire des métallos de la SAM qui, hier dimanche, ont reçu la visite des clubs de rugby et d’habitants venus apporter des gâteaux, du café…« Nous n’avons plus rien à perdre et s’il le faut nous occuperons l’usine jusqu’à Noël »,prévient David Gistau, syndicaliste CGT.

En dernier recours : un rapport de force politique

Pour les syndicalistes de la SAM, la décision du tribunal de commerce est illégale, car elle a été prise par délibéré sans réelle audience ni débat contradictoire. Ils demandent donc à la procureure de la République de faire appel. Cependant, le gouvernement semble s’inscrire dans l’abandon de la fonderie, puisque le ministre Bruno Le Maire parle d’« un site historique qui ferme ».

Seul un rapport de forces politique, que les métallos de la SAM tentent en ce moment de créer, obligera le gouvernement à exiger que Renault respecte ses engagements vis-à-vis de son sous-traitant et accompagne la fonderie aveyronnaise jusqu’en mars 2022. Ce qui laisserait le temps de chercher un repreneur. Le constructeur automobile refuse de soutenir le seul plan de reprise de la SAM et, de surcroît, favorise le concurrent espagnol CIE, qui produirait bientôt en Roumanie les pièces jusqu’ici réalisées à Viviez.

Aujourd’hui lundi, Emmanuel Macron et Jean Castex devaient recevoir les patrons de Renault et Stellantis et annoncer des aides à la filière automobile – on parle de 2,5 milliards d’euros. Toutefois, selon certaines informations, cette rencontre serait reportée. La mobilisation de la SAM y serait-elle pour quelque chose ?« Il faut exiger des engagements clairs en contrepartie de ces financements », réagit Carole Delga (PS), présidente de la région Occitanie et attendue aujourd’hui à Viviez. Qui comprendrait que Renault prenne de l’argent d’une main et supprime des emplois de l’autre ?

Le refus de Renault et le délibéré du tribunal de commerce sont « des décisions incendiaires », s’écrie Jean-Louis Chauzy, président du conseil économique, social et environnemental régional (Ceser) d’Occitanie. L’un des métallos de la SAM l’annonce :« Ils vont apprendre à nous connaître. »

par  Bruno Vincens
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24 janvier 2021 7 24 /01 /janvier /2021 06:49
Le vaccin de Sanofi sera disponible au mieux à la fin de l'année. © JOEL SAGET / AFP
Le vaccin de Sanofi sera disponible au mieux à la fin de l'année. © JOEL SAGET / AFP

Le vaccin de Sanofi sera disponible au mieux à la fin de l'année. © JOEL SAGET / AFP

                    Danielle Bleitrach

 

Fiasco du vaccin français: «Nous assistons au dépérissement total de l’industrie française». Notre président de plus en plus arrogant peut insulter une fois de plus les Français en affirmant qu’il s’agit de 66 millions de procureurs, ceux-ci sont en droit de demander des comptes. Quand le PCF du temps de G.Marchais réclamait “Produisons français”, le grand capital parasitaire et le choeur des bobos l’accusait de national chauvinisme. Mais les mêmes ne disaient rien quand Mitterrand détruisait l’industrie française et la financiarisait. Ils ne disent toujours rien quand Macron prétend faire oublier le fiasco français en allant porter la guerre au Moyen Orient. (note de Danielle Bleitrach)

© AFP 2020 GONZALO FUENTESECONOMIE14:55 21.01.2021(mis à jour 17:12 21.01.2021)URL courtePar Fabien BuzzancaDossier:Campagne de vaccination contre le Covid-19 en France (61)6110019S’abonner

La France est toujours loin de développer son propre vaccin contre le Covid-19. La faute notamment au retard pris par le fleuron de son industrie pharmaceutique, Sanofi. Pour Jean-Pierre Gérard, président du Club des numéros un mondiaux français à l’export et ancien membre du Conseil de la politique monétaire, la désindustrialisation est en cause.

États-Unis, Chine, Royaume-Uni et Russie ont développé leurs propres vaccins contre le Covid-19. Dans le quinté des membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, la France est le seul pays à être hors-jeu avec son sérum qui ne serait prêt que fin 2021. Le fleuron national Sanofi, géant de l’industrie pharmaceutique et numéro deux mondial des vaccins, est à la peine. Pourtant, son boss, Paul Hudson, affichait toute sa confiance le 18 juin dernier auprès des Échos«Le vaccin de Sanofi contre le Covid-19 a de fortes probabilités de succès et d’efficacité.» «Nous sommes probablement la meilleure assurance qu’aucun pays puisse avoir», poursuivait-il.[...]

Jean-Pierre Gérard :

«Nous assistons à une telle perte de capacité de production de l’industrie française depuis quarante ans qu’il est aujourd’hui très difficile de produire non seulement des masques, mais aussi des vaccins. À force de seriner que l’on peut acheter à l’extérieur et qu’il suffit de garder le savoir, il ne faut pas s’étonner de la situation actuelle. Si l’on ne fabrique pas, on perd le savoir-faire. Et quand on perd le savoir-faire, on perd le savoir.»

L'intégral ci-dessous :

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22 décembre 2020 2 22 /12 /décembre /2020 17:27
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22 mai 2020 5 22 /05 /mai /2020 23:46

Lu sur le site de la CGT Chapelle Darblay

Le Finlandais UPM, propriétaire du site papetier qui assure une partie du recyclage des déchets français de papier, compte demander le 15 juin la fin du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), après le retrait de l’offre de reprise du cartonnier belge VPK. La recherche de solutions alternatives se poursuit malgré tout.

La filière française de recyclage des déchets papier risque de s’enfoncer un peu plus encore dans la crise . Le Finlandais UPM, propriétaire du site de la Chapelle Darblay qui fabrique du papier journal à partir de recyclé grâce à un procédé qu’il a inventé en 1985, compte demander le 15 juin la fin du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE). En pleine crise sanitaire, le fabricant de cartons belge VPK a en effet renoncé le 20 avril à la reprise. « Il faudra une vingtaine de jours pour traiter la demande, donc l’activité cessera vers mi-juillet, avec le licenciement des 230 employés du PSE », résume Arnaud Dauxerre, un des cadres de la Chapelle Darblay.

La course à la recherche de solutions alternatives se poursuit malgré tout. Il s’agit de sauver cet outil unique en France, dont les machines à désencrer recyclaient 480.000 tonnes par an de déchets imprimés en 2015, et encore 350.000 tonnes l’an dernier. Les acteurs des secteurs du papier, du recyclage et la région se sont encore réunis mardi matin. « Un carton sur cinq vient d’Asie, il faudrait qu’un Chinois reprenne le site pour faire des bobines de recyclé à renvoyer en Asie… », avance Pascal Geneviève chez Federec, la fédération des recycleurs.

Espoir encore de solutions alternatives0603270369971-web-tete

De son côté, Arnaud Dauxerre veut croire que « le site peut devenir recycleur pour les tiers. Il faut imaginer des débouchés pour de nouveaux produits en cellulose ». Mais, ajoute ce cadre de l’entreprise, « le fonds de roulement nécessaire pour faire fonctionner un tel outil est d’au moins 80 millions d’euros, seul un industriel peut reprendre le site ». Le fait de ne plus avoir à reprendre le personnel pourrait attirer des offres à partir de juillet, estiment des observateurs. Et VPK pourrait refaire surface en fin d’année.

Faute de quoi, la France perdra une capacité de recyclage précieuse alors qu’elle croule sous 1,6 million de tonnes par an d’excédent de déchets de papier carton. Et ce malgré le fait que le numérique fait baisser la consommation de papier de 10 % par an depuis 2018. « Avant la crise, les stocks de déchets papier de certaines collectivités locales étaient tels qu’elles ont dû en incinérer », souligne Jean-Patrick Masson, l’élu de Dijon qui préside le Cercle National du Recyclage (CNR). « Toute l’Europe est excédentaire. UPM réduit ses capacités papetières en fermant deux à trois de ses sites européens par an pour maintenir les prix », observe, quant à lui, Pascal Geneviève. En l’occurrence, UPM a préféré garder l’alter ego allemand de la Chapelle Darblay.

Excédent de papier

Mais le maintien des prix est à double tranchant : il attire les papetiers russes et canadiens, eux aussi à la recherche de débouchés et riches en forêts, qui inondent l’Europe de leur papier vierge et sont accusés de dumping face au papier recyclé européen.« D’autres en Europe prendront le relais de la Chapelle Darblay, mais la France dépendra pour son recyclage des pays voisins qui consommeront en priorité leurs propres déchets et elle sera la variable d’ajustement », remarque-t-on chez Federec. Dans l’immédiat, le confinement, avec ses fermetures de commerces et l’arrêt de la collecte sélective, a divisé par deux le gisement de déchets de papier carton. « Cela a permis aux collectivités locales de vider leurs stocks de déchets. Mais la fédération du commerce reprend la distribution des imprimés publicitaire le 25 mai, cela va à nouveau doubler le gisement de papier », estime Pascal Geneviève.

Par Myriam Chauvot    Publié le 21 mai 2020 sur le site "Les Echos"

 

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