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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 18:48
Parution imminente de Ruptures n°7
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8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 17:38

Introduction à la réunion de Faire Vivre et Renforcer le PCF le 23 janvier dans le Rhône !

Publié le : 31 janvier 2016

Le Conseil national des 16 et 17 janvier a décidé de convoquer le 37éme du congrès du PCF, autour de 3 objectifs annoncés dans le rapport introductif de Pierre Laurent :
1 – Clarifier dans un texte fort et lisible le projet politique que nous portons pour la France. Il s’agit de franchir, sur la lancée de « La France en commun », une étape qualitative dans l’énoncé de ce projet, qui réponde à la question « Communistes, pourquoi combattons-nous ? », qui permette à notre peuple d’identifier la proposition (...)

Contribution au 37eme congrès du PCF

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7 février 2016 7 07 /02 /février /2016 23:02
Nous ne voulons pas mourir !
, par  Mireille Popelin sur le pcf.fr

 

 
Contribution : Nous ne voulons pas mourir !

1) Oui, si nous parvenons à faire prendre conscience, à tous les communistes, de la fin prochaine de notre parti, la dernière “mutation” programmée par la direction elle-même... Je dis bien tous les communistes encore “encartés” qui n’ont pas encore conscience de cette mort prochaine.

Nous devons dire, dans ce congrès, à cette direction, que nous avons compris, et que nous ne voulons pas de cette primaire (annoncée par l’Huma) qui est synonyme d’une mort sur ordonnance. Nous voulons mettre cette direction en face de ses responsabilités :
- A-t-elle tiré les conséquences des ses “mutations” successives qui ont fait perdre au parti plus de la moitié de ses élus ?
- A-t-elle tiré les conséquences de l’échec de Syriza ?

Quels sont les projets inavoués de cette direction NOUS concernant, nous communistes ? Ils ne sont pas informés de ces projets, les communistes, parce qu’ils ne seraient pas forcément d’accord ?

2) Il faut poser directement la question : cette direction est-elle encore communiste ? Est-elle encore marxiste ?

A-t-elle le projet de renverser le capitalisme pour aller vers le socialisme ? Ou se contente-t-elle de ripoliner le capitalisme ?

Le fil conducteur

C’est le capitalisme. Le PCF avait fort bien analysé le projet européen ; cette Europe n’était que l’extension du territoire à exploiter, c’était le bras armé du capital. Mais voilà les agents de la ”mutation” ! Et brusquement, le PCF n’est plus contre, faut voir, nous allons lutter pour une Europe plus solidaire, plus sociale, plus plus et tra la la. Nous avons démontré en 2005 ce qu’allait être cette Europe, et nous avons voté contre le TCE, mais l’UMP + le PS ont annulé le non du peuple souverain, démontrant ainsi qu’avec l’Europe, le peuple n’a plus de souveraineté nationale, ni populaire, ni monétaire !

- A – Donc, il faut proposer, comme projet, de sortir de cette Europe carcan des peuples.
Remarque : Si nous étions restés, nous communistes, dans le refus de l’Europe, quel boulevard nous aurions pour les luttes, en ce moment ! Et nous aurions, en plus, “cloué le bec“ au Front national, père, fille et petite-fille !

- B – Sortir de l’Europe, mais aussi sortir de l’OTAN.
Sommes-nous, nous communistes, d’accord avec ces guerres menées en Irak, en Libye, en Syrie ? Ce sont des guerres impérialistes, menées par le capitalisme, des guerres qui tuent, provoquant la fuite des habitants, des migrations avec des morts horribles au cours des traversées.
Il nous faut expliquer les causes de ces guerres et lutter pour qu’elles prennent fin par un règlement POLITIQUE.

- C – Le chômage : Il a atteint des sommets dans notre pays. C’est encore le capitalisme qui en est la cause. Il ferme des usines, détruit des emplois pour aller s’installer ailleurs, où la main d’œuvre est moins chère. Nous communistes devons dénoncer plus fort cette politique en reprenant le slogan :
— produire et travailler en France
— relocaliser les productions
— réindustrialiser notre pays
Le capitalisme est internationaliste, lui ! mais il ne dit pas que c’est pour son profit et celui des actionnaires.

Faut-il que ce soit des syndicalistes comme Michaël Wamen ou Xavier Mathieu (Good Year et Continental), mais il y en a d’autres, qui dénoncent la politique du patronat avec des analyses marxistes ?

- D – L‘immigration
Le capitalisme se sert de l’immigration pour faire baisser les salaires. Il faut le dire aux ouvriers, aux salariés. Sans se laisser impressionner par les accusations de racisme, le PCF doit lutter contre le patronat qui utilise ces travailleurs, souvent sans papiers, parce qu’ils acceptent les salaires les plus bas. Ils sont les esclaves modernes, taillables et corvéables et surtout jetables ; avec eux pas de code du travail ! D’ailleurs, la droite avec le PS sont en train de le “casser”, ce code du travail.
Notre lutte à ce niveau doit être de défendre ces travailleurs certes, mais surtout de lutter pour qu’ils aient un emploi chez eux, c’est-à-dire qu’ils retrouvent leur cultures vivrières, leurs terres (utilisées par les grands trusts).

Ces migrations à grande échelle, on en est témoins, déstabilisent les pays qui accueillent ces migrants (Calais, Dunkerque).

-  E – Le danger du terrorisme islamiste
Depuis une vingtaine d’années, des islamistes sont à l’œuvre dans nos banlieues. Ils ont réussi à séparer la communauté musulmane de la communauté nationale ; c’est ce qu’ils voulaient ! et le voile leur a servi d’étendard politique pour leur politique d’oppression des femmes musulmanes. Il y a deux sortes d’islam :
- l’islam religieux, qui impose le voile et l’enfermement des femmes, la charia à tous, hommes et femmes. Ces islamistes font de l’entrisme partout école, hôpital services publics, associations .
- l’islam politique soutenu par les organisations partis d’extrême gauche. Leur parti, les indigènes de la République, le PIR (il porte bien son nom). Ceux-là utilisent la victimisation et la culpabilité des français (la colonisation). Leur égérie, Houria Bouteldja, appelle les Français de souche les souchiens ; l’élégant Tariq Ramadan au discours faussement démocrate fait partie de cette association, qui soutient Dieudonné. Ils ont été “lancés“ par les médias (Taddéi) qui les a invités bien plus que les communistes d’origine arabe laïques (il y en a) !

Ces islamistes radicaux incitent à la haine raciste envers l’occident, les “blancs”. Il faut donc nommer cette haine, c’est un racisme anti-blanc et nous devons lutter contre ce racisme, et contre tous les autres !
Et il y a cette extrême gauche qui soutient ces islamistes parce qu’elle a cette culpabilité de peuple colonisateur ? Et qu’elle a trop peur d’être traitée de raciste ou d’islamophobe. C’est le cas de Clémentine Autain, qui n’hésite pas à comparer les agressions sexuelles de Cologne (en temps de paix) avec les 2 millions de viols !! commis par les soviétiques en 1944 en Allemagne. L’anticommunisme pas mort ! Et le déni ! Ne pas nommer ces agresseurs surtout parce qu’ils sont d’origine immigrée maghrébine surtout.

Mais le PCF, lui, a lutté contre la colonisation et n’a donc pas, ou plutôt ne devrait pas craindre de lutter contre ces “accommodements“ à la laïcité que réclament ces faux laïques de l’Observatoire de la laïcité (par exemple) avec un président (J.L Bianco) qui n’était d’accord ni avec la loi sur l’interdiction des signes religieux à l’école, ni avec la loi sur le voile intégral ! Nommé par le gouvernement pour défendre la laïcité !

Décidément, au bal des faux culs, le PS mène la danse.

Le monde laïque est divisé entre les “accommodeurs” qui sont les destructeurs de la loi de 1905 et les républicains qui ne veulent pas d’accommodements ni de concordat ni d’adjectifs pour la laïcité, inclusive (Sarkozy) apaisée etc...

Oui, il faut défendre la laïcité. Ce doit être une priorité, dans ce monde menacé par des attentats terroristes .

J’en arrive à cette question. Quelle société voulons-nous ?

Le danger : le Front national
Nous allons tout droit vers l’éclatement de notre pays en communautés, ethniques et/ou religieuses, si nous ne réagissons pas. Avec des troubles, voire la guerre civile, et le danger Front national, père fille et petite fille ! Marine le Pen se servira, elle, de l’islamisme pour arriver au pouvoir.

La République
Je pense qu’il nous faut défendre la République (en attendant, en construisant au fur et à mesure une société socialiste ?). Une République une et indivisible (contre les communautés) avec la liberté, l’égalité (avec l’égalité homme-femme) avec le ciment, le rempart de la laïcité.

Mireille Popelin

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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 23:56

1 Février 2016

 

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

LETTRE OUVERTE A PIERRE LAURENT A PROPOS DES "LUNDIS DE GAUCHE"

28 janv. 2016 Par CARO ANDREANI

Lettre ouverte d'un membre du Conseil national du PCF au secrétaire national à propos des "Lundis de gauche"

Lettre ouverte à Pierre LAURENT

Mon cher Pierre,

Je viens de recevoir, comme du reste j'imagine l'ensemble des membres du Conseil national, une invitation aux « Lundis de gauche ».

Dans une brève présentation signée par toi, il est écrit : « Je souhaite apporter ma pierre, celle du Parti communiste, à un débat nécessaire à gauche, sur les enjeux de la période et les grands défis auxquels la France est confrontée. » Soit, il n'est jamais inutile de confronter les points de vue sur la période que nous vivons.

Tu poursuis : « Je le fais en invitant des personnalités, acteurs et actrices du monde associatif, syndical et politique, du monde de la culture et de la recherche, à un dialogue suivi sur les questions du travail, de la sécurité et des libertés, de la transition écologique, sur un nouvel âge de la démocratie, sur les biens communs, le mieux vivre, la voix de la France et de l’Europe, la paix... »

Curieusement, l'acteur central de la société, le monde du travail – le prolétariat comme nous disions à une époque – est totalement absent. Tu ne le cites pas, et tu ne l'invites pas. La vision du monde d'un ouvrier de Renault ou d'une caissière de Franprix est-elle disqualifiée ? Pourtant, quand on travaille chez Renault ou Franprix, on subit au quotidien l'exploitation, la mondialisation, la répression syndicale, la lutte pour les libertés et contre la précarité.

Je n'ai rien contre le monde associatif ou les intellectuels. Mais ceux-là ont la parole tous les jours. Personne ne muselle Patrick Weil, Pouria Amirshahi, Françoise Dumont, Bernard Thibault, Philippe Torreton ou Caroline de Hass, pour citer tes premiers invités. Ils parlent librement sur les radios, les plateaux de télévision, ils écrivent dans les journaux. Des premiers invités curieusement monocolores en termes politiques, à l'exception peut être de Bernard Thibault, qui a certainement à tes yeux le mérite d'être profondément pro-européen.

Donc, les « Lundis de la gauche » sont un lieu de débats entre gens issus du même monde et de la même sensibilité de « gauche ». Et pour quoi faire ?
Je te cite : « Et je suis ouvert à tous les dialogues pour inventer une alternative aux politiques suivies aujourd’hui. Je n’accepte pas le scénario ficelé pour 2017 dont on connaît à peu près les premiers rôles : Marine le Pen, François Hollande et Nicolas Sarkozy ou Alain Juppé. De ce scénario, la gauche serait absente et les aspirations populaires défaites. J’agis avec beaucoup d’autres, pour que surgisse d’une démarche collective et citoyenne, un projet commun et une candidature commune. »

Inventer une alternative aux politiques suivies aujourd'hui. C'est un objectif ambitieux et, oh combien stimulant. Oserais-je dire que je suis perplexe ? Aucun de tes invités, à ma connaissance, ne prône un changement de société. A moins que par changement de société, il s'agisse d'influer à la marge, de mettre de l'huile dans les rouages pour « corriger les inégalités » les plus criantes, un peu comme l'abbé Pierre demandant la construction de logements en 1954 ou comme ces associations qui interviennent pour organiser la charité publique : les Restos du cœur, la Croix Rouge, le Secours catholique, etc. Là encore, je n'ai rien contre l'engagement associatif. Mais peut-on parler de construire une alternative ?

L'aspect qui me gêne le plus dans tout cela, c'est que tu inscris notre parti dans la pseudo primaire de la gauche, alors que le débat n'a pas été tranché entre nous. Beaucoup de tes invités sont signataires de l'appel « Pour une primaire à gauche ». Et qu'est-ce que cet appel ? Même sans être d'une grande perspicacité, chacun comprend qu'il s'agit d'une initiative politicienne pour jouer la voiture-balai du Parti socialiste pour l'élection présidentielle de 2017.

J'étais hostile à Mélenchon en tant que candidat unique du Front de gauche à la présidentielle de 2012. Mais au moins, il portait un discours avec un contenu partagé et il suivait une ligne politique définie collectivement. Là, nous nous lançons dans une aventure politicienne pour qu'il y ait un « candidat de la gauche » au 2e tour. C'est une opération cynique, qui consiste à faire adopter la psychologie du renoncement : « Si vous ne voulez pas un 2e tour LR/FN, vous n'avez pas d'autre choix que de voter PS au 1er tour », nous dis-tu en substance.

La « gauche », ce n'est pas quelques intellectuels gauche-caviar qui se retrouvent dans des rendez-vous mondains pour refaire le monde. Ceux avec lesquels les communistes devraient débattre, et qu'ils devraient tenter de convaincre, ce sont les salariés menacés par la précarité, les précaires qui se battent pour garder la tête hors de l'eau, les retraités qui survivent avec des pensions insuffisantes, les sans-papiers scandaleusement exploités par un patronat rapace, les responsables syndicaux harcelés par leur hiérarchie. Ce sont au quotidien des millions d'hommes et de femmes écrasés par l'austérité imposée par l'Union européenne, mise en œuvre par un Parti socialiste aux ordres de la Troïka.

Les convaincre de quoi ? Non pas de voter une fois de plus pour un candidat social-démocrate contre un candidat libéral, car ce sont les deux faces d'une même pièce. Mais de reconstruire une force de contestation, une force de résistance, une force révolutionnaire en somme.

Pour cela, il faudrait bien plus que des pince-fesses place du colonel Fabien, quand bien même ils réuniraient de brillants intervenants.

Je terminerai par une citation de Rosa Luxemburg, issue de La crise de la sociale-démocratie (1915) au chapitre « Socialisme ou barbarie » : « Souillée, déshonorée, pataugeant dans le sang, couverte de crasse ; voilà comment se présente la société bourgeoise, voilà ce qu'elle est. Ce n'est pas lorsque, bien léchée et bien honnête, elle se donne les dehors de la culture et de la philosophie, de la morale et de l'ordre, de la paix et du droit, c'est quand elle ressemble à une bête fauve, quand elle danse le sabbat de l'anarchie, quand elle souffle la peste sur la civilisation et l'humanité qu'elle se montre toute nue, telle qu'elle est vraiment. ».

Reçois cher camarade, mes fraternelles salutations.

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31 janvier 2016 7 31 /01 /janvier /2016 09:42

Nous reproduisons ci-dessous l'appel de l'Association Nationale des Communistes.

APPEL de l'Association Nationale des Communistes
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17 janvier 2016 7 17 /01 /janvier /2016 22:56
 
sur le site du réseau "Faire vivre le PCF"
Auteur :  pam
Oui, la France et le monde ont besoin des communistes !
 

On ne compte plus les déclarations de dirigeants du PCF et d’articles de l’Humanité sur ce thème central de leur réponse politique aux crimes de masse, aux échecs électoraux et à la dérive droitière du PS : "il faut sauver la gauche".
C’est une question sérieuse. On sait que la dérive du parti communiste italien devenu parti démocrate ayant absorbé l’ancien parti socialiste, a conduit à des élections législatives où les forces "de gauche" ont été totalement exclues du parlement ! En France, dans deux régions, le PS a imposé la disparition de tout élu de gauche. La menace FN interpelle donc bien "la gauche" sur le risque de reproduire 2002 en pire, un FN au deuxième tour avec un vrai risque de victoire !

Tous les militants progressistes ont bien conscience du piège. Car pour ne pas voter à droite au deuxième tour de 2017, il faudrait que le candidat socialiste soit deuxième ! La logique présidentielle de la 5eme république poussera toujours plus vers le vote utile et les "primaires" viennent conforter cette tendance... Prenez le temps de voter pour rien à des primaires, vous ne pourrez alors que voter utile dès le premier tour. Oui, le FN est bien un piège pour le peuple, qui conduit à voter consciemment pour ceux qui vous écrasent.

Dans ce contexte, l’hypothèse d’une autre candidature de gauche est déjà un enjeu incertain. Les appels de Pierre Laurent aux frondeurs ou d’Olivier Dartigolles à Jean-Vincent Placé organisent le débat autour de cette gauche de gauche, d’une vraie gauche, d’un Front de gauche élargi, peu importe la dénomination. La crise politique produite par la dérive droitière du parti socialiste, son accélération en réaction aux attentats, fait monter la pression sur cette "autre gauche" et sur tous ceux qui ont construit leur légitimité politique sur l’affirmation qu’il existait une réponse "de gauche", comme une Europe "sociale" d’ailleurs. On se demande comment poser encore la question d’une candidature communiste... !

Pourtant, tous ont constaté leur échec aux élections régionales. Les verts en perdant plus de la moitié de leur voix, et le PCF dans l’éclatement du Front de Gauche ne parvenant pas à mobiliser contre l’austérité, perdant lui aussi pendant que le parti socialiste parvenait à se maintenir ! Qu’est-ce qui peut changer dans les années à venir ? Ce ne sont pas les multiples déclarations "il faut tout changer, revisiter, refonder" qui vont redonner confiance, réouvrir une issue, une perspective suffisamment solide et crédible pour tenir face à la vague bleue marine. Et pour ce qui concerne le PCF, il a déjà usé de nombreuses formules, y compris de rallumer les étoiles... difficile de trouver mieux...

Car le peuple à vrai dire tient compte de son expérience... Il n’avait cru que modérément à François Hollande "ennemi c’est la finance", se concentrant surtout sur le rejet de Sarkosy en 2012. Mais il a une certaine expérience de "la gauche". Mitterrand qui devait changer la vie en 1981 a fait le choix de l’austérité pro-europénne dès 1983, qui parlait d’une "France unie" en 1988 et l’a profondément divisée avec Maastricht en 1991. Une des premières mesures de la "gauche plurielle" de Lionel Jospin en 1997 était la privatisation de France Telecom, première d’une longue série d’un mandat qui se terminait par le choc de 2002...

Le peuple a moins d’illusion qu’en 1981 sur le changement électoral, est-ce un mal ? Faut-il tenter de lui faire avaler une nouvelle "solution de gauche"... ? A-t-il tort de considérer qu’aucun programme électoral, y compris celui du Front de Gauche de 2012, ne peut remettre en cause la domination du capitalisme mondialisé et donc de la guerre contre les salaires et l’emploi ? Le retournement de la "vraie gauche grecque" et Tsipras contraint de céder au chantage de l’Union Européenne renforce évidemment cette lucidité sur la puissance du capitalisme. Le peuple ressent ainsi une vérité profonde... Il n’y a pas "d’autre politique" possible dans le capitalisme ? Et la gauche se définit-elle par la remise en cause du capitalisme ?

Non, le peuple a raison de ne rien attendre de la gauche. Et très majoritairement, il s’abstient. Tant qu’il ne considérera pas indispensable, possible de remettre en cause le capitalisme, il n’a aucune raison de soutenir qui que ce soit, sauf pour certains, d’empêcher le pire, mais dans ce cas, le plus utile à gauche est de voter socialiste... Autrement dit, lui demander de sauver la gauche pour elle-même est perdu d’avance. Au contraire, s’il ne cède pas au renoncement, son expérience ne peut le pousser qu’à la prise de conscience du besoin d’une force dont la nature, l’organisation, l’ancrage social, le programme, soit clairement en rupture avec toute l’histoire de la gauche.

[...]

Lire la suite ici.

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15 janvier 2016 5 15 /01 /janvier /2016 22:36

Une nouvelle organisation communiste nait : l'Association Nationale des Communistes.  Y adhérer n'implique pas de renoncer à son organisation d'origine et sa première assemblée générale aura lieu samedi 16 janvier à La Plaine Saint-Denis.

Le débat est vif à son propos parmi les participants aux Assises du communisme.

Puisse cette nouvelle organisation réussir dans ses objectifs et ne pas être une organisation communiste de plus.  Puisse-t-elle proposer un programme mobilisateur de transformation sociale auquel la classe ouvrière, les classes populaires s'identifient pleinement.  Puisse-t-elle lancer des campagnes politiques qui s'adressent au grand nombre de ceux qui, avec leurs luttes, avec leur vote ou leur abstention, rejettent, sans forcément en avoir conscience,  le système européen et l'empire du capitalisme mondialisé.   Puisse-t-elle contribuer ainsi à l'union du peuple de France.

Mis en ligne le 11 janvier 2016

Lu sur

Journal communiste.

 

 Parce que les politiques menées depuis 30 ans aggravent les inégalités et paupérisent une grande partie de la population,
 Parce que les choix du PS désespèrent les classes populaires qui se détournent d’un engagement politique dans lequel elles ne croient plus,
 Parce que ces mêmes choix et ces mêmes politiques enfoncent le pays dans les guerres et encouragent la montée du fascisme,
 Parce que face à cela, contrairement à ce qui a pu exister dans le passé même avec des défauts et des erreurs, le point de vue communiste ne s’exprime plus et donc ne pèse plus au plan national laissant le peuple désarmé face au capital,
 Parce que depuis des années, nous travaillons ensemble patiemment et avec ténacité pour redonner espoir et perspectives à celles et ceux que le capitalisme exploite,
 Parce qu’il peut suffire de 3 lettres pour rappeler tout à la fois la lutte contre toutes les discriminations et celle pour la justice sociale

Nous créons l’ANC,
L’Association Nationale des Communistes.

Comme le précisent nos statuts ci-joints, la volonté de rassemblement qui préside à sa création, implique qu’adhérer à l’ANC n’impose pas, pour celles et ceux qui sont dans ce cas, de quitter l’organisation à laquelle ils appartiennent. Dans le même ordre d’idée, nos statuts interdisent toute candidature élective au seul nom de l’ANC afin de ne pas rentrer en concurrence avec des organisations existantes.

C’est donc, animés de cette volonté de rassemblement et de reconstruction, que nous appelons celles et ceux qui veulent nous rejoindre :

  • A se faire connaître à ancdefrance@orange.fr,
  • A adhérer à l’ANC (par chèque de 10€ ou plus à envoyer au 45 rue des dames Paris 75017),
  • A co-écrire son programme en envoyant leurs contributions à ancdefrance@orange.fr, éléments de programme politique s’articulant (mais la liste n’est pas exhaustive ni immuable) autour de : Internationalisme - La route vers le socialisme - La propriété collective - Permettre à ceux qui souffrent le plus du capitalisme de prendre la direction du mouvement - Les discriminations et le morcellement de la société - La re-visitation des questions de la laïcité….
  • Et leur donnons rendez-vous à l’assemblée générale qui se tiendra le
Samedi 16 janvier

Complexe Sportif Nelson Mandela
6 avenue Francis de Pressensé
93210 La Plaine Saint-Denis
(Accès : RER B La Plaine Stade de France ou RER D Stade de France)
Parking

Comme l’écrit Francis Arzalier au lendemain du 1er tour des régionales 2015 :« rien de plus actuel en 2016 que le rassemblement de tous les communistes éparpillés en chapelles concurrentes, inefficaces de ce fait, et le débat entre eux : comment, sur quelles bases, créer une entité communiste unique et active, respectueuse de nos différences légitimes, au sein de laquelle chaque militant compte pour un, évitant le caporalisme des dirigeants et le légitimisme des adhérents qui ont fait tant de mal aux organisations antérieures ? Face au déferlement d’idées d’extrême-droite qui menace, face à la destruction programmée par les tenants du Capital transnational des quelques acquis sociaux qui nous restent, ce débat ne relève pas du sexe des anges, il est d’une urgence absolue. »

Première liste de signataires :
ALLEON Serge ACC11- LANGLET Claude coordination communiste 59 - ARZALIER Francis historien collectif Polex 95 - BAOT Philippe agriculteur Rouge Vif 34 – BARRERA Francis ACC 11 - BEAULIEU Claude retraité 06 –BEDHOUCHE Momo syndicaliste Carrefour 13 - BEN AZOUZ Kamel collaborateur d’élus PCF 62 - BENHAMIDA Jelloul ancien responsable fédération 13 PCF 30 - BONNAURE Chantal rouge vif Aubagne 13 – BOUSSALA Othmane syndicaliste nettoyage 13 - CADRAN Anthony rouge Vif 06 – CAZORLA Gérard syndicaliste ex FRALIB 13 – CHANCOGNE Alain retraité banque 33 – CHÂTEAU Line ex secrétaire comité chômeurs Charleville 08 – CLARET Christophe syndicaliste Port de Bouc 13 - CONNANGLE Michel communiste 33 - CORDAT Philippe syndicaliste 41 - DE LA CRUZ Jean Pierre communiste 83 - DECOURCELLES Michel coordination communiste 59 – DULOUT Vincent syndicaliste enseignant Rouge Vif 14 – EFTHIMIADI Hervé syndicaliste Port St Louis 13 – GIRAUD René ex PCF, adhérent AFASPA 69 – GUILLEMIN Jean Claude ACC 11 – HIDRI Rim syndicaliste ex FRALIB 13 – HOAREAU Charles syndicaliste rouge vif 13 –KERCHOUNI Razika syndicaliste PCF 93 - JOB Alain ACC 11 - LEBERQUIER Olivier syndicaliste ex FRALIB 13 - LE GLOHAEC Yves PCF ISERE 38 – LENORMAND Pierre collectif Polex 41 – LEVY Jean syndicaliste retraité de la banque, Polex, comité Valmy, animateur du blog "canempechepasnicolas" 75 – MALCLES Robert Communiste Nîmes 30 – MATEU Raymond communiste Port de Bouc 13 – MAUDUY Edmond syndicaliste Air France 13 – MOUSSA Youssouf militant associatif rouge vif 13 – PAGE Jean Pierre syndicaliste international 72 – PALAO Richard syndicaliste retraité sécu 45 – PENICHON Jean journaliste Rouge Vif 84 – PEYRET Michel ex député PCF 33 – PIOT Bob militant comité chômeurs 92 – PINNA Serge Rouge Vif 84 84 – PRIARONE Lucie syndicaliste retraitée Rouge Vif 13 – RIOU Françoise syndicaliste Paris 75 – SERRIERES Pierre-Jean syndicaliste, PCF 07 – SUING Guillaume coordination communiste 59 – TOQUE Stéphane syndicaliste énergie 75 – TOURTAUX Jacques Blog Le sanglier rouge 08 – TRICAUD Jean Pierre PCF 24 – TROUILLLOT Fred Collectif La Sociale 34

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14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 18:23

12 Janvier 2016, 15:41

Publié par hervepolypcf62.over-blog.com

J'ai fait parvenir ce point de vue par courrier à l'Humanité, en espérant une publication prochaine au nécessaire débat qui s'ouvre dans le parti.

J'ai fait parvenir ce point de vue par courrier à l'Humanité, en espérant une publication prochaine au nécessaire débat qui s'ouvre dans le parti.

À lire l’humanité, j’apprends que notre direction (avant même le comité national de samedi prochain et en pleine préparation du congrès) prend la lourde décision de proposer une participation à des primaires à Gauche.

Les bras m’en tombent de cette fuite en avant et ce choix de participer à ce petit jeu électoral. Comme beaucoup de militants, cette perspective funeste est impensable à mes yeux.

Je le dis clairement, je combattrai résolument cette perspective suicidaire.

L’heure n’est pas aux faux-fuyants et à tomber dans le piège grossier de cette Ve République monarchique, mais au bilan des récents et très mauvais résultats électoraux de notre parti.

L’heure doit être au sursaut et à une véritable autocritique dans un contexte de crise profonde du capitalisme mondialisé et d’un chômage de masse mortifère pour notre pays et qui profite actuellement sur fond de misère à l’extrême droite.

L’heure est à offrir une réponse aux urgences sociales par des propositions fortes d’actions et de mobilisation contre les ravages du chômage, des bas salaires et de la pauvreté qui grandit…

La politique de droite du gouvernement Valls doit être résolument combattue en ouvrant une perspective de rupture avec les politiques européennes et nationales menées ces trente dernières années.

Plus que jamais, la question d’une revitalisation de nos fondamentaux est nécessaire pour les combats de classe futurs.

Notre parti ne peut fuir plus longtemps sa responsabilité de mettre en débat toutes ces questions qui doivent être au cœur de notre prochain congrès plutôt que de proposer une tambouille électorale indigeste et inutile.

Il est temps de discuter d’un projet de société qui pose ouvertement la perspective d’en finir avec un capitalisme à bout de souffle qui porte en germe la solution fasciste pour résoudre sa crise structurelle.

Voilà à mes yeux où se trouve l’urgence pour notre parti !

Hervé Poly,

Secrétaire de la fédération

communiste

du Pas-de-Calais

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10 janvier 2016 7 10 /01 /janvier /2016 17:53
Lu sur Communcommune
QUE FAIRE ? C’est aux COMMUNISTES de le décider !

Après ces Régionales, aux résultats et aux conséquences catastrophiques pour le monde du travail, et notre Parti, certains responsables et élus pensent déjà à une nouvelle formation pour 2017, alors qu’ils portent, il me semble, une lourde responsabilité pour avoir mené le PCF à un si bas niveau. Est-ce une fuite en avant pour échapper à leurs responsabilités ?

Aujourd’hui, par voie de presse, dans une démarche de « mise en condition » communicante, une nouvelle tentative de rassemblement est suggérée. Mais est-ce la question ?

Il nous semble que c’est d’abord aux communistes de s’organiser pour prendre la parole, pour exiger un débat sur la situation lourde de dangers et de décider ensemble et par eux-mêmes comment sortir de l’impasse où depuis plus de 30 ans, le monde du travail est désarmé face aux assauts du capital. C’est la « classe des Warren Buffet » qui pour ce moment historique a gagné. Le capitalisme brise les barrages que le mouvement ouvrier avait érigés en cela aidé par le PR, le PS, EELV et le FN.

Malgré les avertissements lancés par les communistes et les résultats des scrutins précédents, la Direction a reconduit encore les stratégies de dilution dans des alliances électoralistes afin de combler les défections du Front de Gauche, tenter encore avec quelques éléments du PS, d’EELV et autres personnalités un impossible rassemblement décidé au sommet, tout en n’ayant aucune exigence politique pour affronter la mise en place de l’Europe fédérale, au travers les nouvelles Régions.

C’est peut être la vision de quelques uns oubliant la lutte des classes qui tentent d’obtenir quelques places à partager entre le PS, EELV, Mélenchon et quelques autres, tout en restant dans le jeu « Hollande-Droite-FN « et dans le front commun des partis et organisations prônant une ’Europe fédérale dominée par les stratégies du capital.

D’ailleurs, un bloc idéologique ne s’est-il pas constitué lors de ces élections régionales ? Particulièrement silencieux sur les nouvelles compétences des régions et les liens avec les politiques de destructions portées par les directives européennes. Aucune voix ne s’est élevée pour s’opposer aux pertes de souveraineté nationale. Y compris de la part des dirigeants du PCF.

Les déclarations d’O. Dartigolles, MP. Vieu et d’autres ne tombent pas du ciel ! P. Laurent et A. Chassaigne n’ont-ils pas œuvré dès cet été pour une alliance « Rose-Rouge-Verte » avec mise en place de groupes de travail ? Mais que nous préparent-ils avant le Congrès ? Ne doit-on pas se poser la question ?

La souveraineté des communistes n’est-elle pas usurpée, manipulée ? Peut-on prôner la démocratie si dans notre propre Parti, les principaux responsables n’ont pas une rigueur exemplaire pour faire vivre la réflexion politique de tous ? Nous ne devons pas être un « parti comme les autres » !!!

Certains vantent même déjà l’extraordinaire richesse humaine qu’est le PCF. Mais, son histoire, son identité sont-ils à mettre dans la corbeille de cette nouvelle tentative (voire organisation) qui viserait à la liquidation du PCF en tant que Parti. Il nous faut relire les pages de l’histoire du PCI, sur les processus mis en œuvre pour son affaiblissement idéologique et financier. Comment englué dans une kyrielle de logos divers et variés, le PCI a disparu… Et avec lui toute la Gauche en Italie. Pourtant l’idée communiste n’est pas morte en Italie, mais n’est plus organisée en tant que parti de masse, pour le bonheur des capitalistes et leurs gérants….

Le Congrès ne devrait pas traiter que des alliances dans la perspective de l’élection présidentielle, car la Gauche n’est rien sans un parti communiste déterminé à défendre les intérêts de ceux qui travaillent et qui rejettent toutes formes d’exploitation. L’affaiblissement du PCF conduit à l’affaiblissement général de toute la Gauche.

La question est donc de reconstruire un parti communiste, préalable indispensable à la reconstruction d’une gauche rompant avec le capitalisme. Mais au fait, que veut dire le mot de Gauche aujourd’hui ? En 1939, les communistes n’ont-ils pas eu comme première préoccupation de reconstituer les organisations du PCF, permettant ensuite le rassemblement autour du CNR.

L’exigence des communistes doit être la même détermination que celle portée lors de la Conférence Nationale, en 2007, pour ou contre un parti communiste. A ce jour, la question est de fait reposée aux communistes.

La situation est certainement plus grave qu’en 2007 où les communistes dans leurs sections jusqu’à la Conférence Nationale, ont su dire que leur Parti leur appartenait, totalement. Mais en tout état de cause, même si de nombreux communistes ne sont pas ou plus organisés, se maintenant dans le silence et l’abstention, même si la situation est critique et difficile, nous n’avons pas d’autres choix que de remettre en route pied-à-pied, l’organisation des cellules, des lieux de vie et de travail permettant un large débat pour ouvrir une voie de sortie du capitalisme, vers le socialisme, l’appropriation sociale des moyens de production dans le respect des hommes et de leurs environnements.

Danielle Trannoy, 
PCF Bassin Arcachon Val de l’Eyre
Membre du CN 
Réseau Faire Vivre et Renforcer le PCF.
Le 5 janvier 2016.

 

 

SOURCE: Lepcf.fr

 

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10 janvier 2016 7 10 /01 /janvier /2016 10:27
Nous publions ce billet d'humeur lu sur le site de "Faire vivre le PCF".  Puissent les militants communistes s'en emparer.
, par  Marie-Christine Burricand

Le débat va-t-il enfin s’ouvrir au PCF ? Un mois après les régionales, on peut en douter à la lecture de l’Humanité et des différentes interventions de dirigeants du PCF.

J’ai même l’impression que certains utilisent cette période pour peser un maximum avant le débat du Conseil National et la discussion des communistes, faisant les réponses avant les questions.

Des dirigeants en pleine forme ? pour la photo ! {PNG}

Un premier élément m’interroge, notamment au travers des interventions de Marie-Pierre Vieu et d’Olivier Dartigolles à qui l’Humanité a largement ouvert ses colonnes. Et c’est déjà une première question, pourquoi ces têtes de listes et portes-paroles qui n’ont pas fait mieux que les autres, et pour Olivier Dartigolles plutôt plus mal d’ailleurs, auraient-ils le privilège de s’exprimer plus que les autres avant que le débat ne commence. Il est vrai qu’ils sont tous deux membres de l’exécutif et pour Olivier Dartigolles porte parole du PCF. Le problème, c’est qu’ils ne portent ni l’un ni l’autre une parole collective, celle du PCF ou pour le moins du collège exécutif, mais leur point de vue personnel sur la situation... Au bout d’un moment cela finit par lasser et on a envie de leur dire, un peu d’humilité camarade !

Humilité devant les communistes, humilité aussi devant les citoyens. Ainsi dans le supplément « Communistes » du 17 décembre, Oivier Dartigolles nous l’assène, « tout est à reconsidérer et à changer, l’heure est à la refondation ». Décidément c’est une manie ! Et répondant à la question du journaliste qui lui demande quels seraient les grands chantiers de cette refondation, il précise : « Refonder la république, la démocratie, la politique, la manière de s’engager, et de construire des liens permanents avec la population. Refonder la gauche. »

Typiquement le genre de discours qui veut tout dire et rien dire et laisse tout le monde face aux difficultés. Langue de bois, brassage d’air… Et tout le reste de l’interview est de la même nature.

Sur le PCF lui-même rien, à part qu’il doit faire converger les forces. Rien sur l’affaiblissement national de notre parti, rien sur la nécessité de le renforcer, rien sur l’organisation, rien sur les batailles du PCF. Je dois être une primate, car je pense que la première chose à faire pour que la gauche se porte mieux, c’est de renforcer le PCF dans tous les sens du terme. Et même je crois que vues les difficultés et les dangers qui s’amoncèlent, il vaudrait mieux pour affronter ces batailles un parti plus fort.

Heureusement qu’il n’y a que les communistes qui lisent « communistes » , nous en avons vu d’autres ! Parce que pour le commun des mortels, ceux qui ne sont pas habitués aux subtilités de la langue politique, ce genre de trucs, c’est à se taper la tête contre les murs et à déchirer sa carte d’électeur ou à mourir de rire jusqu’à en pleurer, parce que décidément, ce camarade est sourd ou aveugle et qu’à peine sorti d’une défaite, il recommence ce qui l’a amené là où il est et veut tous nous y emmener.

Les interviews de Marie-Pierre Vieu valent aussi leur pesant d’or ces temps-ci. En 1995, elle dirigeait l’UNEF, certains qui y étaient aussi diront ce qu’elle en a fait mieux que moi. Là voilà donc lancée sur le mouvement social de 1995 [1]," précédé par un horizon sombre et lourd", nous dit-elle. Comme aujourd’hui ? Un peu moins quand même d’abord parce que depuis les coups contre le monde populaire se sont multipliés, surtout depuis le Traité constitutionnel européen et aussi parce qu’après 1995, il y a eu 1997, la gauche et même des ministres communistes, et que tout cela s’est terminé par 2002, Le Pen contre Chirac, déjà des millions d’électeurs de gauche qui ne vont pas voter au premier tour.

De cela Marie-Pierre Vieux n’en parle pas. Par contre, elle est prête « à retenter le coup avec toutes ces forces, et au-delà , dans un rassemblement qui reste à inventer. » Elle ne dit pas comment faire pour que cela ne se finisse pas en eau de boudin comme en 1997, ni sur quoi exactement nous avons buté dans ces années.. Peut-être qu’au final, c’est cette incapacité à empoigner vraiment le réel, cette tendance à se payer de mots qui éloignent les citoyens de nous jusque dans les urnes ?

Au passage, Marie-Pierre Vieu nous explique que depuis 1995, « elle fait partie des communistes qui cherchent toujours une jonction entre le social, le politique, le culturel ; Qui cherchent à porter la revendication de de transformation sociale, en luttant contre l’exploitation capitaliste, pour la répartition des richesse, mais en intégrant également la question de la citoyenneté, de l’égalité de traitement et la question démocratique. » Faut-il comprendre qu’il y aurait plusieurs sortes de communistes et même des communistes qui s’en ficheraient de la citoyenneté et de la question démocratique ? Je n’en connais pas mais je suis quand même un peu étonnée que Marie-Pierre Vieu faisant le tour des batailles qui montent ne parlent pas des salaires... un oubli sans importance comme celui du PCF qui visiblement ne la passionne pas…

Il paraît que la meilleure défense, c’est l’attaque... Ces deux là se sentiraient-ils en difficultés ?

L’heure est grave et c’est à un examen sérieux de sa stratégie, de son organisation, de ses liens avec la population, de son projet que doit se livrer le PCF.

Alors, s’il vous plait, arrêtez de bavarder et commencez par respecter les communistes !

[1] voir article de l’humanité

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