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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
21 août 2013 3 21 /08 /août /2013 16:16

20130630 094443

 

 

 

Sur lepcf.fr par Charles Hoareau.

 

Même si mon intervention essaie de tenir compte des contributions et échanges que j’ai pu avoir avec divers groupes (dans l’ordre chronologique : Polex, RCC, PRCF, section de Vénissieux, section de Béziers et évidemment RV13) et individus (courriels…) elle reste une intervention personnelle.

Après ce qui est déjà un succès sans précédent, c’est-à-dire les 2 jours que nous venons de vivre, succès par le nombre, par la diversité tant géographique que d’approches et d’organisations, succès aussi et surtout par la sérénité des débats et la communion d’idées qu’ils révèlent et qui font dire à certains d’entre nous que nous pourrions tous être dans la même organisation révolutionnaire si celle-ci existait, nous abordons sans doute ce matin le temps le plus délicat, celui sur lequel nous avons du mal à progresser depuis plusieurs années, la forme et la nature de notre coordination et visibilité nationales.

Puisque globalement nous sommes d’accord sur le système et ses crises, la question de l’UE, les questions internationales et le soutien aux luttes, la question qu’il nous faut creuser c’est l’analyse des forces politiques et les stratégies d’organisations à mettre en œuvre en commençant par regarder d’un œil critique ce que le courant de pensée que nous représentons a connues ces dernières années, plus exactement depuis le congrès de Martigues en mars 2000.

I - Un regard critique

C’est là qu’un appel, venu de l’intérieur du PCF et adressé aux communistes quelle que soit leur situation vis-à-vis de celui-ci1, leur demandera d’assumer leurs responsabilités pour faire entendre et développer un point de vue communiste.

Cet appel fera évènement tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du parti en particulier lors de la fête de l’Humanité où plusieurs stands diffusaient le 4 pages et arboraient les outils, véritable signe identitaire cette année-là. 13 ans après on peut dire que c’est l’initiative nationale (malgré des tentatives ultérieures) avec celle du franchement NON au référendum de Jospin qui aura rassemblé et rendu visibles autant de communistes en désaccord avec la ligne officielle du PCF. Dans la foulée de cet appel se tiendra à Vénissieux une première rencontre de communistes qui rassemblera 300 camarades et se soldera par un appel qui restera lettre morte.

A partir de là, les groupes préexistants (fort peu nombreux à l’époque) loin de fusionner vont connaître des scissions et plus tard de nombreux groupes locaux vont se constituer. Pourtant à l’époque, à l’intérieur plusieurs fédérations (Var, Ardèche, Somme, Pas-de-Calais, Ardennes, Saône-et Loire, Tarn…), des dizaines de sections (et non des moindres), plusieurs regroupements locaux, l’appel des 700 à Paris, l’appel du 41 du Loir et Cher, de la coordination communiste du Nord, de la puissante section d’Orly : toutes ces voix se rassemblent dans l’appel national, Nous assumons nos responsabilités, appel lancé en mai 2000 et qui sera co-signé par plus de 1100 communistes. Non seulement il y a dispersion mais il n’y a pas progression, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Il n’y a pas progression de nos idées dans les directions politiques quelles qu’elles soient (l’illusion NPA qui nous a touchés à la marge ayant fait long feu). Le PCF continue sa dérive et pose des actes impensables naguère, comme celui récent du vote d’une proposition de loi UMP se retrouvant ainsi à la droite du PS (qui l’a combattue) ce qui devient un exploit.

Nous n’avons pas progressé non plus en positions stratégiques à l’intérieur. Il ne reste plus que 3 fédérations classées dans l’opposition (et encore en fragilité comme en témoignent les votes départementaux du dernier congrès). Des points d’appui de « l’opposition » communiste ont disparu (Orly…) sans parler de ceux qui ont été purement et simplement liquidés en tout autoritarisme par la direction du PCF (sections Paris 14, Marseille 03… fédé de la Somme, des cercles de la JC…).

A l’extérieur du PCF il n’y a aucun groupe qui puisse se prévaloir d’un progression significative de ses adhérents malgré le fait que plusieurs d’entre eux enregistrent l’apport de membres non issus du PCF en particulier chez les jeunes.

Pour autant le tableau est-il tout noir ? Non et je ne dis pas ça pour nous rassurer, mais parce qu’il y a des éléments objectifs qui vont dans ce sens.

II – Malgré nos faiblesses nos idées progressent.

Sur un certain nombre de points nos idées progressent pour un certain nombre de raisons.

Les raisons externes : La crise s’approfondit et le capitalisme n’a pas de solution. Elle conduit au désespoir, à la colère, mais aussi les individus à s’interroger. L’UE, qui apparait ici comme le bras armé du capitalisme, cristallise de plus en plus les colères provoquant des réflexes de repli national voire nationalistes. C’est d’abord un rejet de l’UE antisociale qui amènent nombre de gens à épouser les thèses nationalistes et dans leur foulée, celle de l’extrême droite.

La gauche apparait alors totalement incohérente, le Front de Gauche en particulier, tant par son refus de la remise en cause de l’UE (60% des français ne croient pas à l’ « Europe sociale ») que par la perpétuation des alliances avec des forces – et au 1er rang desquelles le PS – qui ne remettent pas en cause le capitalisme mais le servent fidèlement. De ce point de vue les municipales risquent de prolonger et d’amplifier le désarroi et donc de renforcer le camp, non des abstentionnistes mais des refus de vote.

Les raisons externes : Si la multiplication des expressions (journaux, blogs…) ne donne pas l’image de l’unité des communistes, elle participe de la bataille des idées. Pour ne prendre qu’un exemple que je peux vérifier, celui du nombre de visites de Rouge Midi (2 millions de visites par mois), montre que nos idées percutent dans le camp du progrès et je suis sûr que nous pouvons tous en dire autant.

Ce qui manque pour que nos idées progressent et ne « meurent pas » selon le mot de Gramsci, c’est qu’elles soient l’émanation d’une force organisée et visible nationalement.

Au moins notre action a permis que la pensée communiste persiste et s’affirme tout au long de ces années.

Nous constatons un décalage entre l’intérêt suscité et l’engagement militant. Or nous savons bien que les gens se mobilisent pour ce qu’ils croient utiles. De leur point de vue il est donc utile de s’informer mais aucune force n’apparaît utile du point de vue de son combat….du moins pour l’urgence à laquelle on est obligés de répondre. Quand on est à Fralib on voit bien à quoi sert la CGT, on voit ce à quoi peuvent (ou pourraient) servir des élus, mais on ne voit pas à quoi sert Rouge Vif (je ne parle pas de Rouge Midi).

De plus nous sommes confrontés à une perte de savoir-faire sur l’apport politique aux luttes ce qu’il me semble que le débat de vendredi soir a montré par ses non-réponses à la question posée et les discours hors-sujets.

III – Etre utiles

Ce qui nous est posé c’est d’être utiles à notre peuple et en premier peser dans le débat public national. Redonner du sens au mot communiste, pour le distinguer, comme le mot socialiste, des « canada-dry » qui existent. Je pense à ce camarade de Fralib qui, catastrophé d’une rencontre du PCF à laquelle il participait et où il se confrontait à un sénateur socialiste, me disait en parlant des Assises : « c’est vous les vrais cocos ».

Si nous voulons être utiles il faut être vus et perçus comme différents des forces existantes. On peut être entre nous en désaccord sur la stratégie du Front de Gauche, en particulier parce que ce rassemblement multiforme varie selon les régions et l’état des forces en présence, mais il faut qu’on apparaisse comme force nationale unie sur les points qui nous rassemblent. Mettre en avant un sigle commun ? Le doubler avec son sigle local (ou national) ? En tous face aux rouleaux compresseurs de la droite et du PS, il me semble que les habitants de France, français ou étrangers, ont besoin d’entendre et de voir une force nationale cohérente.

On parlait hier d’un texte sur l’UE (je ne parle pas des consignes de vote sur ce point je suis d’accord avec ce qu’a dit Pierre Alain) il aura une toute autre efficacité s’il est signé « Assises du communisme » ou « Communistes de France », (quitte à faire un encart avec les forces qui le constituent ce que l’on a déjà fait pour les rencontres de Marseille), que si chacun ne le reprend qu’avec son étiquette. Il me semble que cette question de l’expression nationale visible est un premier point de débat.

IV – Se coordonner comment ?

Si nous le partageons et que nous sommes des communistes pas des écolos ou des spontanéistes, nous savons bien que cela demande une organisation. Le mot prononcé, évidemment cela provoque chez nombre d’entre nous des mouvements de recul. Je ne ferai le procès à personne de dire que ceux-ci relèvent d’une défense étroite de sa boutique quelle qu’elle soit, mais qu’ils marquent un attachement à une stratégie et à une identité.

Sur la stratégie, nous devons convenir après tout ce que j’ai dit dans la 1ère partie, que jusqu’à présent, celles employées par les uns et par les autres, n’ont pas prouvé leur efficacité.

Sur l’identité, les deux journées que nous venons de passer, mais aussi les écrits divers des uns et des autres, montrent que nous ne sommes pas devant des frontières infranchissables, loin s’en faut.

Nous savons bien que si nous voulons être utiles et peser nationalement il y a des initiatives à prendre et des forces à conjuguer.

S’adresser aux communistes sur la base du contenu des Assises et en cela pouvons-nous ignorer la fête de l’Humanité ?

Etre force de propositions sur les nationalisations et organiser la convergence politique de lutte que le syndicalisme a du mal (pour ne pas dire plus) à mettre en œuvre Avoir une expression sur les prochaines batailles qui s’engagent en particulier les retraites ou les européennes.

Comment faire cela sans coordination, impulsion ou suivis nationaux ? On ne va pas « se la chanter » entre nous : sans cela c’est impossible.

Et pour prendre un exemple qui frappe à notre porte : comment on fait pour la fête de l’Huma ?

Chacun fait son stand ? On en fait un commun reflet des diversités en multipliant ainsi les forces ? Qui organise ?

Qui commande le stand, les accessoires, les moyens pour le financer ?... On ne peut pas bricoler comme l’an passé : ce ne serait pas à la hauteur de ce que ces deux jours ont fait naître !

Alors oui il faut réfléchir à la forme qu’il nous faut en prenant en compte les histoires et les situations différentes qu’il s’agisse « d’isolés », de sections ou de groupes.

En ayant bien en tête qu’il n’est pas question de rayer ni de remplacer ce qui existe des propositions sont apparues dans la préparation de nos Assises, propositions d’individus, de groupe ou parfois les traversant (Polex, RCC, PRCF, section…). Ces groupes sont présents dans la salle et pourront les exposer : discutons-en.

Certains d’entre vous ont proposé que la coordination se mette en place avec les individus qui le souhaitent le dialogue continuant avec les autres. Dans cet esprit il peut être envisagé la poursuite de rencontres annuelles et des liens plus étroits avec certains…A vous de dire.

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18 août 2013 7 18 /08 /août /2013 17:31

Dossier des assises du communisme, 28/30 juin 2013 à Gemenos

Difficile de mettre toutes les Assises en ligne.  Nous avons repris les introductions aux débats mais nous ne les avons pas toutes retrouvées sur le blog.  Vous retrouverez ici un lien vers toutes les interventions écrites et les textes issus des Assises, textes rassemblés sous forme de dossier sur le blog "Réveil Communiste", animé par Gilles Questiaux.

 

 

 

http://jeanjacqueskarman.elunet.fr/public/jeanjacqueskarman.elunet.fr/assises.jpg

 

Appel des Assises du communisme (Juin 2013) : stopper la régression européenne, il y a urgence ! Sortir de l'UE, de l'Euro, de l'OTAN et de l'Alliance Atlantique - de la dictature du capitalisme (24/07/2013 publié dans : Assises du communisme juin 2013 )
Appel des Assise du communisme, Gémenos, 30 Juin 2013 Pour stopper la régression européenne, il y a urgence ! Sortir de l’UE, de l’Euro, de l’OTAN et de l’Alliance Atlantique Sortir de la ...

 

Assises du communisme : création d'un comité de liaison permanent (02/07/2013 publié dans : Assises du communisme juin 2013 )
Sur le blog de Jean Lévy : Pour sortir la France de l'Union européenne et de l'Euro, Pour être partie prenante du mouvement social qui se prépare, Pour combattre l'impérialisme partout dans le ...

 

Textes nombreux émanants des participants:


Assises du communisme 2013 : La volonté est indispensable mais ne suffit pas pour guider les luttes. (17/07/2013 publié dans : Assises du communisme juin 2013 )
sur lepcf.fr Participation de la société populaire d’éducation aux assises du communisme "journal Germinal" mercredi 17 juillet 2013 par Sylvain Tessier Nous tenions à remercier les organisateurs ...

Intervention de JC Delaunay à Gémenos (29 juin 2013) (17/07/2013 publié dans : Assises du communisme juin 2013 )
Affirmer le rôle de la Nation Contre la Mondialisation capitaliste Bien que vous m’avez fait l’amitié de me demander de dire quelques mots d’introduction à cette discussion du samedi matin sur la ...

Comment actionner une politique réellement communiste? Commentaires au texte de Jean-CLaude Delaunay par Aline Béziat. (16/07/2013 publié dans : Assises du communisme juin 2013 )
Les discussions qui se poursuivent après les assises sur le communisme, sont sources d’enrichissement et d’approfondissement. Je reprends les têtes de chapitre de Jean-Claude, car son texte bien ...


Assises du communisme 2013. Débat sur certains aspects de l’économie capitaliste (09/07/2013 publié dans : Assises du communisme juin 2013 )
Sur lepcf.fr mardi 9 juillet 2013 par Pascal Brula Nous allons aborder ce matin les aspects économiques du capitalisme, non pas d’un point de vue technique ou technocratique, mais bien sur des ...


Le PRCF : ASSISES DU COMMUNISME de Gémenos : UN PAS EN AVANT VERS L’UNITE D’ACTION DES COMMUNISTES ? (09/07/2013 publié dans : Assises du communisme juin 2013 )
Sur le blog de Jean Lévy LE PRCF : ASSISES DU COMMUNISME de Gémenos : UN PAS EN AVANT VERS L’UNITE D’ACTION DES COMMUNISTES ? Première information officieuse en l’attente du communiqué officiel ...


Introduction du dimanche 30 juin sur les questions de coordination nationale (06/07/2013 publié dans : Assises du communisme juin 2013 )
Sur lepcf.fr par Charles Hoareau. Même si mon intervention essaie de tenir compte des contributions et échanges que j’ai pu avoir avec divers groupes (dans l’ordre chronologique : Polex, RCC, PRCF, section de ...


Georges Gastaud à Gémenos (05/07/2013 publié dans : Assises du communisme juin 2013 )
Les interventions de Georges Gastaud à Gémenos auxx assises ont été basées sur ce texte : COMMENT CONSTRUIRE L’UNITE D’ACTION DES FORCES FRANCHEMENT COMMUNISTES ? Comment progresser pas à pas vers ...

 

Pour Pierre Lévy, il n'y aura jamais "d'autre Europe" , ni d'Europe sociale! (05/07/2013 publié dans : Assises du communisme juin 2013 )
L'intervention de Pierre Lévy aux assises est un résumé de cet article publié dans BRN (Bastille République Nation) http://www.brn-presse.fr/Spec.K.htm#Spec.K Le 50ème congrès confédéral de la CGT ...

Assises : intervention de Francis Arzelier (collectif Polex) (05/07/2013 publié dans : Assises du communisme juin 2013 )
Parlons clair juin 2013. Du 28 au 30 juin 2013, les « Assises du communisme » à Gémenos, près de Marseille, ont rassemblé des dizaines de militants venus de toutes les régions de France, réunis ...

Assises du communisme 2013 100 communistes divers ensemble pour la reconstruction communiste (05/07/2013 publié dans : Assises du communisme juin 2013 )
Sur lepcf.fr, par PAM L’objectif de ces premières assises du communisme était de franchir une étape dans la mise en commun des expériences de communistes qui militent dans des situations ...

Les communistes et le mouvement syndical (05/07/2013 publié dans : Assises du communisme juin 2013 )

Aux Assises du communisme des 29 et 30 juin à Gémenos un camarade me faisait remarquer à propos de plusieurs de mes interventions sur les questions syndicales et le rôle des communistes dans les ...

Intervention de Jean-Jacques Karman, au nom de la Gauche Communiste, lors des « assises des communistes » (03/07/2013 publié dans : Assises du communisme juin 2013 )
Sur son blog :dans l’usine Fralib (en grève avec occupation depuis 1000 jours) près de Marseille à Aubagne. Sans nier la réalité de la mondialisation impérialiste, la lutte des classes reste avant ...

Petit compte rendu d’un grand succès par Rouge Vif 13 (03/07/2013 publié dans : Assises du communisme juin 2013 )
Sans attendre les textes issus des Assises un petit compte-rendu s’impose en particulier pour nos lecteurs qui n’ont pas manqué de lire avec attention les contributions à cet évènement. Les ...

Des communistes pour le boycott de l'élection européenne : y voter c'est voter "oui" à l'Europe (03/07/2013 publié dans : Assises du communisme juin 2013 )
Aux assises du communisme de Gemenos (28/30 juin 2013), l'attitude à adopter en vue des élections européennes de mai 2014 a fait débat. Certains des intervenants qui se sont exprimés sur la ...

Assises du communisme : Vrai succés,bon pour le moral (impressions de Paul Barbazange) (02/07/2013 publié dans : Assises du communisme juin 2013 )
Précisons que si Paul défend l'idée d'une liste aux européennes, la proposition du boycott a eu plus d'écho, il me semble (ndgq). De plus elle me parait avoir été défendue avec plus d'intelligence ...

INTERVENTION CGT FRALIB AU CARREFOUR DES LUTTES LE 28 JUIN 2013 (01/07/2013 publié dans : luttes 2013 )
Sur lepcf.fr : Tous d’abord nous tenons à remercier tous les participants a cette initiative d’aujourd’hui, délégations des syndicats venus des quatre coins de notre pays et du département, nos ...

ASSISES DU COMMUNISME : COMMENT FAIRE POUR ALLER VERS LA RECONSTRUCTION COMMUNISTE ? (01/07/2013 publié dans : Assises du communisme juin 2013 )
Point de vue d'un groupe participant : les Cercles Communistes d'Alsace : Après plusieurs rencontres de Marseille entre des communistes organisés dans et hors du PCF, les Assises du Communisme ...

 

Sur Réveil Communiste

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11 août 2013 7 11 /08 /août /2013 13:55
Affirmer le rôle de la Nation, contre la Mondialisation capitaliste


 

Intervention aux Assises de Jean-Claude Delaunay le samedi 29 juin 2013 matin à propos de l’économie capitaliste aujourd’hui.

 

 

Bien que vous m’avez fait l’amitié de me demander de dire quelques mots d’introduction à cette discussion du samedi matin sur la crise, je ne vais pas en profiter pour faire un cours sur « la crise ».

D’abord la plupart d’entre vous, ceux des Fralib en premier lieu, mais aussi toutes celles et tous ceux qui luttent aux côtés des travailleurs malmenés dans ce pays par le grand Capital, connaissent ce sujet. Inutile d’en rajouter.

En même temps, je pense qu’on ne peut éviter d’en débattre et de confronter réflexions, observations, expériences et conclusions pour contribuer, si c’est possible, à l’unification des luttes. Aussi ai-je choisi de vous présenter 4 Fiches, orientées par le thème que je crois central pour expliquer la crise actuelle de la société française et pour la combattre : la mondialisation capitaliste. La mondialisation capitaliste, choisie par le grand capital comme solution à ses problèmes de rentabilité à la fin des années 1970, a entraîné l’économie française (et l’économie mondiale) dans la crise. Pour en sortir en fonction de leurs propres intérêts, ils accroissent encore la crise qu’ils ont engendrée. Le socialisme est bien la véritable issue à cette situation de plus en plus douloureuse et dégradée.

Ces quatre fiches ont un titre provocateur. Je souhaite montrer que l’élément faisant la différence entre la provocation propre à chacun de ces titres et la réalité sociale que nous, communistes, cherchons à comprendre pour la transformer, c’est la mondialisation capitaliste.

Finalement, je cherche à montrer que la mondialisation capitaliste devrait être, sur chacun des sujets concernés, le thème dont nous aurions à nous saisir pour convaincre de la nécessité du socialisme.


- Fiche n°1) François Hollande après tout n’est pas pire que Guy Mollet.


- Fiche n°2) Si on s’oppose à la mondialisation, on est comme le Front National.


- Fiche n° 3) Lutter contre la mondialisation, c’est être aussi réactionnaire que les « luddistes ».


- Fiche n°4) La nation n’est plus opérationnelle aujourd’hui.


Au moment où je mets ces notes au propre, je suis très en retard. Je vais donc seulement rédiger la fiche n°1 pour mettre immédiatement cette rédaction sur les sites concernés, avant la coupure de la mi-juillet. J’espère compléter ma rédaction dès que possible.


Fiche n°1 : François Hollande, après tout, n’est pas pire que Guy Mollet

- a) Présentation générale du problème


Le sujet de cette fiche m’est venu à la suite d’une discussion avec un ami sur le gouvernement actuel. Cet ami, qui a connu la guerre d’Algérie, me disait : « Hollande, après tout, ce n’est pas pire que Guy Mollet ». D’une certaine manière, c’est vrai. Les socialistes ont toujours été les socialistes. Léon Blum a refusé de soutenir la République espagnole, les députés socialistes ont voté les pleins pouvoirs à Pétain, Guy Mollet a donné à la guerre d’Algérie une impulsion nouvelle alors qu’il avait été élu pour faire la paix, Mitterrand s’est résolument engagé dans l’Union européenne et a fait voter Maastricht, et ainsi de suite.

Mais la situation générale actuelle est profondément différente de celle de la fin des années 1950. C’est cette différence qui, à mon avis, fait que Hollande est pire que Guy Mollet, contrairement à ce que disait mon ami. Or je crois que si on analyse bien cette différence, on est mieux à même, au plan de la lutte des idées, de corriger certaines incompréhensions populaires relativement aux socialistes.

Cette différence, c’est la mondialisation capitaliste. Elle s’est manifestée de manière simple à comprendre, au moins rétrospectivement. Guy Mollet a mené la guerre en Algérie mais en même temps les salariés, les ouvriers ont pu, alors qu’il était au gouvernement, satisfaire un certain nombre de revendications. D’où l’idée que, avec les socialistes, il faut s’attendre au pire mais que, si on lutte, on peut les contraindre à faire du social.

Ce que chacun peut observer, c’est que, avec Hollande, il n’est même plus possible de faire du social. Qu’est-ce qui bloque ? Que faut-il comprendre ? Dans quelle direction faut-il se battre ?


- b) Qu’y avait-il avant la mondialisation capitaliste ?


Je voudrais d’abord mettre en lumière le fait suivant. La mondialisation n’est pas la mondialisation capitaliste. La Chine, par exemple, est si grande que son économie est nécessairement mondialisée. Mais le fait qu’elle soit mondialisée, que la moindre de ses actions influence le monde entier, qu’elle soit tenue d’avoir des relations économiques avec les pays du monde entier, que ce soit pour acheter ou pour vendre, ne signifie pas qu’elle obéisse aux lois et aux contraintes de la mondialisation capitaliste. Qu’est-ce donc que la mondialisation capitaliste ?


Pour répondre à cette question de manière précise, je préfère effectuer un détour historique. Au cours des années 1970, le système capitaliste est entré en crise profonde, sur tous les plans de la politique, de la culture et de l’économie. Pour m’en tenir à l’économie, je dirai que l’on a pu observer partout la tendance à la baisse du taux général de profit, celui que l’on mesure à l’échelle de tout le pays. On sait que cette tendance est très critique pour le système capitaliste, surtout quand les agents qui le dirigent, les capitalistes, ne savent plus quoi faire pour l’arrêter.


Or c’est ce qui s’est produit. Pendant une dizaine d’années, ils ont « merdoyé » dans le marécage de solutions qui ne faisaient qu’aggraver POUR EUX AUSSI les dérèglements de la situation. Jusqu’au jour où, sous la conduite du gouvernement américain, ils ont pris le taureau par les cornes et se sont engagés dans la recherche et la mise en place d’un système régénéré, toujours capitaliste évidemment, mais néanmoins en partie renouvelé. Le renouvellement a consisté à faire porter sur les couches populaires TOUTES LES DIFFICULTÉS, tout le poids de la crise.


Pour comprendre ce nouveau système, je vais le comparer au précédent, celui qu’il a remplacé. A cette époque, le Parti communiste français prenait appui sur une théorie économique originale, selon laquelle, depuis la crise des années 1930, le système capitaliste avait profondément évolué par rapport à celui qu’avait théorisé Lénine. Certes, le concept de capitalisme monopoliste d’État figurait déjà dans les écrits de Lénine. Mais la théorie qu’élaborait alors la section économique du PCF et que les communistes reprenaient à leur compte, était différente sur quelques points essentiels. Cette théorisation me semble avoir été convenable. Elle a été quasiment oubliée car l’inculture théorique est devenue la règle. Mais elle a plutôt bien décrit la situation d’après la deuxième guerre mondiale.

En très gros, dans un contexte mondial marqué par : 1) l’affirmation de la puissance soviétique, 2) l’affirmation du rôle des classes ouvrières et paysannes partout en Europe pour lutter contre les nazis, 3) la défaite des impérialistes japonais et l’accession de la Chine à l’indépendance nationale, avec instauration du socialisme et du communisme, 4) l’éclatement progressif des empires coloniaux, 5) le besoin de reconstruire les économies dévastées pendant la guerre de 1939-1945, fut réalisée la mise en place, d’intensité et de profondeur variable selon les pays, d’un système socio-économique mondial où, dans chaque nation développée, une place effective était accordée au Travail relativement au Capital.

Le système a été conçu mondialement comme en témoignent les accords monétaires de l’époque (Bretton Woods). Une sorte de trame mondiale a été mise en place. Je ne développe pas. Mais sa réalisation concrète a été nationale et fonction des luttes de classes. C’est dans ce contexte aussi que l’État américain a remplacé l’État britannique comme État dominant au sein du système capitaliste mondial.

C’est ce système, mis en place après les années 1945 que, au plan national, les puissances capitalistes et les grandes firmes capitalistes ont, à la fin des années 1970, décidé de « faire sauter ». Il s’est agi de neutraliser et d’éliminer ce que, après la guerre et au plan national, le Travail avait pu conquérir comme droits et avantages.Même s’il y a eu d’autres aspects très importants, je ne les développe pas et me centre sur le travail. Car c’est ainsi que les capitalistes résolvent leur crise, sur le dos des travailleurs et au bénéfice des capitalistes.

Certes, les capitalistes n’ont pas, spontanément, la conscience innée et claire du mouvement des choses. Mais ils détiennent le pouvoir économique. Ils exercent le pouvoir politique, directement ou indirectement. Ils ont la richesse et la puissance. Ils vont dans les écoles de haut niveau. Ils ont la capacité d’accéder aux commandes de l’État et de disposer d’une vue générale beaucoup plus facilement que les prolétaires. Enfin, ils ont l’expérience de l’exploitation du travail. Ils savent ce que s’approprier du temps de travail veut dire.


- c) La mondialisation capitaliste


Elle est la conséquence de la situation que je viens d’évoquer. A l’époque, fin des années 1970-début des années 1980, on a parlé de « crise du capitalisme monopolistes d’État ». Ensuite, les concepts de CME et de crise du CME ont disparu dans les sables. Mais peu importe.

La mondialisation capitaliste est un mouvement, un processus. Je veux dire par là que ça ne s’est pas réalisé en un seul coup, que ce n’est pas fini, et que l’on peut distinguer des sous-périodes. Cela bouge et c’est contradictoire, comme aurait pu le chanter Claude François. Certains prétendent que la mondialisation a toujours existé, que le capitalisme est par essence, mondial. Moi, je veux bien. Mais à condition de voir les étapes et ce qui change de l’une à l’autre. Car si tout existe depuis le commencement des temps, pourquoi s’inquiéter et pourquoi réfléchir ?

Par conséquent, la mondialisation capitaliste d’aujourd’hui, qu’est-ce que c’est ? En résumé (on pourra se reporter à l’annexe 1 pour une analyse un peu plus détaillée), c’est un processus de libération du capital sous toutes ses formes par rapport aux contraintes sociales et territoriales qui lui étaient imposées dans le cadre du capitalisme monopoliste d’État.

Avec la mondialisation capitaliste, les capitalistes d’un territoire donné sont à peu près complètement libérés des contraintes qui existaient auparavant sur ce territoire relativement au capital et à l’exploitation capitaliste. En tant qu’entité économique, le territoire ne les intéresse plus vraiment. Leur territoire, désormais, c’est le monde entier, enfin, la partie du monde qui a de l’argent.

Puisque ce territoire ne les intéresse plus vraiment, ils sont prêts à prendre de l’argent versé par l’État de ce territoire mais ils ne voient pas de raisons de lui en verser en retour. Les dépenses publiques doivent être reportées sur les petits producteurs nationaux et sur les consommateurs. Pour illustrer mon propos, je dirai que, pour une grande firme mondiale contemporaine, ses laboratoires de recherche tendent à ne plus avoir de sous-bassement national. La stratégie de recherche de ces grandes firmes est une stratégie directement mondiale. Alors, pourquoi financer par des impôts la recherche dans le territoire français ?

La conséquence de ce processus est qu’il n’y a plus de politique économique nationale. Cela n’a plus de sens. L’État national s’est dépossédé de ses moyens d’action antérieurs. Il a été privatisé dans tous les sens du terme et mis au service très étroit du grand Capital en même temps que la production des grands groupes était dénationalisée. La production nationale devient un territoire de chasse des grands groupes (extérieurs), qui viennent faire librement leur marché sur le territoire national. En même temps, un nombre important de grands groupes (français) s’en va ailleurs.


- d) Retour à Hollande et conclusions


Dans ce nouveau, comment apprécier l’action gouvernementale ? C’est simple, rien n’est possible qui ne satisfasse les intérêts du grand Capital. Avec Guy Mollet, les travailleurs pouvaient gagner quelque chose de durable. Avec Hollande, ce qui est gagné d’un côté est un mistigri qu’il faudra caser ailleurs.

Quand Hollande promettait quelque chose pendant sa campagne, il mentait consciemment. Aujourd’hui, un système de rapports sociaux s’impose aux travailleurs, en France ou ailleurs. Ce sont les rapports sociaux de la mondialisation capitaliste. Cela il l’accepte et ne voit aucune raison de le changer. Les gesticulations de Montebourg sur la « démondialisation » ne mettent pas en cause le bloc nouvellement construit de la mondialisation capitaliste.

Les travailleurs produisent la richesse. Non seulement ils n’ont absolument aucune maîtrise sur elle. Mais le moindre morceau qu’ils ou elles en réclament est inévitablement excessif. Leur nation est devenue ouverte à tous les vents du capitalisme mondial. Il ne faut pas faire peur aux capitaux qui arrivent (car sinon ils ne vont pas venir) et il ne faut pas faire peur aux capitaux qui sont là (car ils risquent de partir).

Mon propos ne vise pas à conclure que la lutte des travailleurs est désormais inutile. Mais, si ce que je viens de dire est exact, il en résulte plusieurs conséquences que nous devrions aider les travailleurs de ce pays à comprendre pour agir en conséquence. J’en vois cinq.

 

1) Il n’est plus possible de croire que l’on peut faire du social dans le système actuel. Le social, ou la redistribution d’une partie des richesses, est une étape désormais dépassée dans cette société si rien ne change.


2) Les socialistes ne peuvent faire que du sociétal et ils ne peuvent promettre que du social car, comme ils disent, ce sont des partenaires loyaux du capitalisme. Mais en tant que partenaires loyaux du capitalisme financier mondialisé, toute promesse de leur part d’œuvrer pour du social est nécessairement une tromperie. Il faut en tirer les conséquences.


3) D’abord relativement à la droite et à l’opinion conservatrice. Cette fraction de l’opinion sera sollicitée pour soutenir les intérêts du grand capital mondialisé sous les prétextes les plus divers. Je crois que le cœur théorique de la lutte contre les conservateurs de ce pays doit être constitué par la lutte contre la mondialisation capitaliste, ses causes, ses conséquences. Je suis convaincu que notre argumentation peut contribuer, sur le fondement de la vérité et de la franche discussion, à faire réfléchir un certain nombre d’entre eux et, pourquoi pas, à les rallier à notre combat, si nous savons en définir les termes convenables. Le combat actuel n’est pas celui de l’anticapitalisme. C’est celui du socialisme. Or dans le socialisme, il y a, il y aura des capitalistes. Ils auront la possibilité de faire du profit et de déployer leur énergie conformément à leur compréhension du monde. Mais ils ne seront plus dominants. Ils ne feront plus la loi.


4) Ensuite, relativement à celles et ceux qui se nourrissent encore « des illusions socialistes ». Il doit être clair que le sociétal ne suffit absolument pas à régler les problèmes de cette société. Il doit être clair également que le social ne sera pas satisfait par la reconduite au pouvoir des « élites socialiste ». Celles-ci doivent être chassées du pouvoir, mais par d’autres moyens que l’abstention ou le Front national. Il doit être clair enfin, que le social ne sera satisfait que dans d’autres rapports sociaux de production, le socialisme. La juste appréciation de la mondialisation capitaliste est ce qui devrait nous conduire le plus directement à l’exigence du socialisme. Aujourd’hui, la bataille n’est plus seulement et de loin celle du social. Elle est simultanément celle de la souveraineté nationale et celle du socialisme.


5) Le combat contre la mondialisation capitaliste n’est pas un combat de type altermondialiste. La mondialiste capitaliste est un processus de destruction des nations. Lutter contre la mondialisation capitaliste supposer de rétablir la nation dans ses droits et simultanément de lutter pour le socialisme.

De la même manière, lutter contre la mondialisation capitaliste ne peut consister à opposer quelques digues à la fureur de ses flots. Comme Carthage autrefois, la mondialisation capitaliste doit être détruite. Le combat pour le socialisme doit être un combat national, évidemment situé dans les conditions mondiales du fonctionnement économique et politique de notre époque. Mais ce ne peut être un combat aboutissant à l’acceptation de ce que les classes dominantes ont réussi à imposer, sous le prétexte que « cela est ».

Au contraire, nous devons réaffirmer que la nation est la réalité sociologique, économique, politique et culturelle de notre temps. C’est une réalité, certes contradictoire, certes évolutive, mais adaptée au combat des classes populaires et dans laquelle les travailleurs de toutes sortes, scientifiques, administratifs, médicaux, de l’éducation, peuvent et doivent trouver leur place. Que les maîtres actuels de ce monde, les bourgeois du capital mondialisé, ricanent lorsque nous, communistes, leur parlons de nation et nous traitent de réactionnaires, est normal. Nous n’attendons rien d’autre de leur part. Nous savons ce qu’est la mondialisation capitaliste.

Pour lutter contre celle-ci, en fonction des possibilités politiques et des aptitudes économiques, le combat doit être national, socialiste et communiste. Aujourd’hui, à Gémenos, nous ne participons pas seulement aux assises du communisme. Nous participons en réalité aux assises du socialisme et du communisme pour contribuer à arrêter l’intolérable décadence de la France et la souffrance de son peuple.


Jean-Claude Delaunay


Annexe 1

Analyse de la mondialisation capitaliste

J’ai reporté à la fin de mon texte ces éléments d’analyse de la mondialisation capitaliste car ils alourdissent la fiche n°1. Les lira qui veut.

Voyons les acteurs du processus.

Ce sont, d’abord, les grandes entreprises, bancaires et industrielles, de taille mondiale, ce que les communistes, à la suite de Lénine, appellent les monopoles. Ce qui a changé à ce niveau est notamment la taille des monopoles. Le géant américain du commerce de détail, Wall Mart, salarie environ 1.300.000 salariés dans le monde. La concurrence entre ces titans du capitalisme en est évidemment modifiée par rapport à ce qu’elle était il y a un siècle. Pour participer à la concurrence mondiale, il faut se muscler en permanence, disent les managers. C’est un refrain connu des travailleurs. Il faut, disent ces managers, mener la guerre économique. Jusqu’au dernier de leurs salariés, cela va de soi.

Ce qui a également changé, dans chaque nation, est l’origine des grandes entreprises mondialisées. Elles viennent de plus en plus de l’extérieur. Il se produit un croisement plurinational intensif des capitaux. Enfin, parmi ces grandes entreprises mondialisées, on observe un nombre croissant d’investisseurs institutionnels, par exemple des « fonds de pension ». Les liens entre capital bancaire et industriel se complexifient.

Ce sont, ensuite, les États nationaux. Avec la mondialisation capitaliste, ces derniers n’ont pas disparu, loin de là. Ce sont les États qui, par exemple, ont mis en place l’infrastructure législative et administrative de la mondialisation capitaliste. Ils continuent de le faire. Ce sont eux qui mènent la bagarre contre les salariés en général pour réduire les prestations sociales et accroître d’autant la part du revenu national attribué aux capitalistes. Enfin, les États capitalistes deviennent des aménageurs systématiques de l’implantation, dans chaque nation, d’intérêts capitalistes étrangers (extérieurs ou externes, car quelle est l’exacte nationalité d’un groupe ?), tout comme ils organisent et soutiennent les capitaux qui veulent s’en aller ailleurs, les fermetures d’entreprises, « les dégraissages ».

Ce sont, enfin, les superstructures mondiales et la direction impérialiste, actuellement nord-américaine. Je reviendrai sur ce point.

La finalité du processus, ensuite.

Cette finalité est bien sûr, la rentabilité capitaliste, le profit maximum. Mais elle a un nom, celui de la liberté. Tel est le principe idéologique général du capitalisme, à savoir la liberté. Il s’agit en réalité et surtout de la liberté économique de chaque centre de décision, de chaque unité propriétaire d’une parcelle de pouvoir économique et donc de capital technique et financier. Comme chacun le sait, la liberté économique propre au capitalisme, c’est la liberté des plus gros, des plus forts, des plus puissants, des plus musclés, c’est la liberté d’exploiter le travail salarié.

Avec la mondialisation capitaliste, les capitalistes se sont sentis enfin libres ! Libres des pressions exercées sur eux par « les salauds de pauvres », libres de la pression fiscale étatique, libres de la législation nationale en matière écologique, libres du droit du travail !

Avec la mondialisation capitaliste, toutes les formes du Capital ont été libérées, qu’il s’agisse du capital-marchandise (réduction et suppression des droits de douane), du capital-argent (liberté complète de circulation des capitaux courts et longs), du capital productif (liberté complète de rachat d’entreprises en France par des capitalistes extérieurs et liberté d’exportation dans d’autres pays de capitaux nationaux). Le capital variable (son substrat, la force de travail) a été soumis à de nouvelles modalités de fonctionnement au premier rang desquelles la flexibilité et la précarité. Quant au capital public, il est lui aussi « libéré » grâce aux privatisations.

Pour organiser au mieux la liberté du Capital en général, les États capitalistes et les agents du système capitaliste ont considérablement développé le moyen d’information et le moyen de transport le plus adapté à cette liberté complète, à savoir les marchés financiers. Je ne développe pas ces points, l’important étant, à mon avis, de comprendre que LA FINANCE, comme on dit, est un élément dans un mécanisme plus global, celui de la mondialisation capitaliste.

En raison de cette extension qualitativement nouvelle, certains radicaux ont choisi de parler d’ultra-libéralisme pour décrire et critiquer le monde capitaliste contemporain. Oui, sans doute. Encore convient-il de ne pas oublier que cet ultralibéralisme est la forme actuelle de fonctionnement du capitalisme monopoliste financier mondialisé. Autant nommer les phénomènes plutôt que de faire des contorsions. La critique sociale des communistes ne devrait pas porter, selon moi et à titre principal, sur l’ultralibéralisme. Elle devrait porter d’abord et avant tout sur le capitalisme monopoliste financier mondialisé, dans sa phase actuelle.

Voyons maintenant quelques contradictions de la mondialisation capitaliste.

La mondialisation capitaliste a, si l’on peut dire, démarré sur les chapeaux de roues. En Grande Bretagne et aux États-Unis, par exemple, le mouvement syndical a été réduit momentanément au silence. Au cours des années 1980-1990 la concentration du capital ayant résulté de l’ouverture des frontières et de la déréglementation des opérations de toutes sortes a stimulé les taux de rentabilité. C’est dans cette ambiance euphorique que le socialisme de type soviétique a été mis à mort (fin des années 1980).

Cela dit, les contradictions propres au système capitaliste n’ont pas disparu. Elles ont eu pour effet l’accroissement de l’exploitation ouvrière. Tous les salariés ont eu tendance à être touchés. Je note cinq contradictions majeures propres à ce processus. Il y en a d’autres.

- a) La première contradiction vient de ce que, le Capital se « libérant » pour s’ébattre dans le champ mondial, les entreprises capitalistes se sont libérées des obligations sociales de l’État, de la politique économique et de ses contraintes fiscales. La notion de politique économique a disparu ou s’est évanouie, en même temps que l’importance de la nation s’estompait. La première contradiction est donc celle entre nation et monde, avec la polarisation suivante. Les catégories ouvrières ou étatiques sont plutôt liées au territoire national. Alors que les catégories capitalistes, surtout chez les plus gros, se déploient dans le monde. Pour elles, la demande mondiale a remplacé la demande nationale. La contradiction entre nation et monde capitaliste est la forme territoriale de la contradiction accrue avec la mondialisation capitaliste entre Capital et Travail. Comme les idées dominantes sont celles de la classe dominante, la mondialisation capitaliste est « bien » par principe, alors que l’attachement à la nation est considéré comme « rétrograde », stupide, réactionnaire.

- b) La deuxième contradiction est la suivante. Bazarder les nations, c’est une chose. Cela dit, au plan mondial, les entreprises capitalistes et par conséquent les économies du monde entier ne disposent plus des filets de sécurité que représentaient les États lorsque le capitalisme fonctionnait dans un cadre national. On observe une contradiction forte entre le périmètre mondialisé du fonctionnement du système capitaliste et sa stabilité.

La fragilité du système capitaliste dans son entier s’est accrue. Aujourd’hui, les dirigeants capitalistes parlent de moraliser « le système ». Je pense que c’est de la rhétorique, pour les raisons suivantes. 1) On ne peut pas d’un côté « libérer » le comportement des agents et prétendre simultanément le contrôler. 2) Il n’existe pas d’État ou de superstructure mondiale pour réaliser ce contrôle.

On observe une contradiction entre l’échelle, croissante, du business capitaliste et la stabilité, décroissante, de ce business. Car, à l’échelle mondiale, le business n’a plus de filets de sécurité. Les sociétés sont entrées dans un processus de régression, relativement au critère de la sécurité. Les idéologues de la bourgeoisie capitaliste mondialisée ne manquent jamais une occasion de vanter « la beauté du risque ». Bien sûr, le risque est « pour les autres ».

- c) La troisième contradiction est liée au rôle joué par les marchés financiers et à la relation qu’ils entretiennent avec les marchés réels et la force de travail.

Les marchés financiers sont indispensables au fonctionnement du capitalisme mondialisé. Or les marchés financiers ont eu d’une part, de nouvelles fonctions dans la gestion des affaires capitalistes. Mais d’autre part, ils ont accru la probabilité que le système entre en crise.

De nouvelles fonctions ? Certainement. Il n’existe pas de service mondial de planification et d’évaluation des rentabilités. Les marchés financiers ont donc pour fonction d’informer les capitalistes sur les taux de rentabilité ici et là. Ils ont ensuite pour fonction de centraliser mieux « l’épargne mondiale », c’est-à-dire toutes ces fractions de plus-value transformées en monnaie et disponibles ici et là. Cela dit, cette épargne mondiale doit être rémunérée. Ces marchés financiers ont « aidé » à la privatisation des secteurs publics, consécutive de la mondialisation capitaliste. Ils ont un peu aidé au financement des investissements des entreprises partant à la conquête de nouveaux marchés. Mais surtout, ils ont été la garantie de la mobilité généralisée du capital. Il existe environ 35 places financières dans le monde. Ces places financières permettent au capital de se déplacer partout, plus loin, plus vite, plus rapidement. Ce sont les instruments de la mobilité mondiale du capital.

Simultanément, les marchés financiers ont accru l’exploitation du travail et les risques du système.

D’abord, les marchés financiers ont été des facteurs de surexploitation du travail. En effet, après les années 1980, l’arrivée massive de l’épargne sur les marchés financiers (épargne devant être rémunérée) s’est ajoutée au capital ordinaire pour la quête du profit. Or cette arrivée massive ne s’est pas traduite par un nouveau partage au sein de la plus-value existante. Elle s’est traduite par l’exigence d’extraire une quantité plus grande de plus-value.

Ensuite, les marchés financiers sont devenus des lieux de rentabilité « en eux-mêmes ». Les risques du système ont alors été accrus de manière considérable car ces marchés ne se conduisent pas de la même façon que « les marchés réels ».

Au premier rang des risques du système figure la suraccumulation. Dans le langage des marxistes, la suraccumulation désigne une situation caractérisée par une double limite. La limite du marché : ce qui a été produit ne peut pas être vendu, la limite de l’exploitation directe, les capitalistes n’arrivent plus à extraire le travail en quantité suffisante. Au total, il y a trop de capital à la recherche du profit.

C’était déjà le cas auparavant. Mais avec la mondialisation capitaliste, ces phénomènes ont pris, grâce aux marchés financiers, une ampleur considérable. Une nouvelle catégorie de marchandises (nouvelle en tant que quantités car ces marchandises existaient quoique en petit nombre) est apparue, aujourd’hui de manière massive, démesurée, celle des marchandises financières.

A partir du moment où les marchés financiers sont les clés du fonctionnement mondial capitaliste, non régulé et non contrôlé, ils nourrissent des facteurs permanents et intensifiés de suraccumulation du capital.

Pour illustrer le propos, supposons que l’on observe la production de melons en France, charentais cela va de soi car ce sont les meilleurs. Pour produire des melons, il faut du travail, du capital, et beaucoup d’amour. Mais voilà qu’un inventeur génial invente une nouvelle catégorie de melons, le cyber-melon, ou « melon produit en ordinateur ». Les cyber-melons sont des melons produits par ordinateur et qui seront consommés dans un an, deux ans, vingt ans. En théorie, ils ont toujours un rapport avec le melon réel. En réalité, ce rapport devient de plus en plus ténu. Car produire des cyber-melons est relativement facile. Il suffit d’un double clic et on a 30 millions de tonnes supplémentaires de melons. Mais si ces 30 millions de melons seront produits dans 20 ou 30 ans, leur rapport avec « le melon réel » est faible.

A l’échelle mondiale, la spéculation risque de n’avoir aucune limite. Il est clair, également, que la production de cyber-melon n’a plus de lien avec un quelconque territoire. On peut produire des cyber-melons sur les pentes de l’Himalaya.

Cela dit, ce sont des marchandises. Ces trente millions supplémentaires de cyber-melons, qui viennent d’être produits en un seul double clic, sont des marchandises financières. Elles s’achètent et se vendent. Et il y a du profit derrière. Il y a donc des acheteurs et des vendeurs de cyber-melon. Comment ce marché peut-il fonctionner ? Des techniques appropriées d’achat/vente sont mises en place. Mais en plus, ce qui permet la poursuite de cette sarabande est le système bancaire. La création monétaire participe du financement de cette production fantastique. Le résultat de tout ce processus, via les marchés financiers alimentés en carburants monétaire par les banques, est une immense accumulation de marchandises fictives relativement aux possibilités réelles de production du profit et d’écoulement des melons. Cette immense accumulation tend donc à se transformer en surexploitation et en suraccumulation.

Je ne vais pas développer ce point davantage. Cependant on peut retenir que la mondialisation capitaliste accroît la contradiction, via les marchés financiers, entre la production réelle et « la production financière ». Cette dernière devient motrice de l’ensemble productif. Elle engendre de la fiction qui n’en demande pas moins du profit réel et donc de la production réelle.

- d) La quatrième contradiction est celle existant entre l’extension du périmètre mondial du capitalisme et la capacité de ce système à préserver la paix entre les États.

En effet, que s’est-il passé ? La mondialisation capitaliste n’a pas pu aboutir à la formation d’un État mondial. Les capitalistes ne l’ont même pas cherché. On le voit lorsque la crise éclate, gigantesque. Ils se réunissent ici ou là, en faisant semblant de se lamenter sur « l’immoralité des agents », sur le besoin de moraliser les comportements.

Il y aurait des brebis galeuses. Mort aux brebis galeuses, entend-on glapir dans ces réunions rocambolesques ! Il faut surveiller les brebis galeuses ! Tous les grands de ce monde se lamentent que n’existe pas un État ou une superstructure pour définir ces règles de morale et les appliquer. C’est tout simplement grotesque. Ils ne sont pas capables de s’entendre pour mettre en place une structure commune de contrôle de leurs propres agents. Ils sont là pour en défendre les intérêts et non pour les contrôler.

Cela dit, la société est comme la nature. Elle a horreur du vide. Il n’y a pas d’État mondial, mais il faut quand même quelques règles mondialement reconnues et suivies. Il faut au moins un gendarme mondial. C’est pourquoi la mondialisation capitaliste des années 1980 a été suivie par le renforcement du rôle mondial de l’État capitaliste le plus puissant, le capitalisme américain. A l’ombre de la faillite du socialisme de type soviétique, l’impérialisme américain est devenu la clé de voûte renforcée non seulement politique, mais économique et culturelle de la mondialisation capitaliste.

C’est au cours des années 1970 que se mettent en place les mécanismes économiques par l’intermédiaire desquels le dollar US devient véritablement une monnaie mondiale. Mais les mécanismes politiques vont de pair. Le traité de l’Otan ne devient pas caduc avec la fin de l’union soviétique. On peut être certain que l’impérialisme américain et ses acolytes de l’impérialisme chercheront à empêcher, par tous les moyens, toute atteinte portée à ce qu’ils considèrent comme « la liberté économique mondiale », ou encore « la concurrence libre et non faussée ». La quatrième contradiction que je note est donc celle existant entre, d’une part, les intérêts économiques et politiques directeurs de la mondialisation capitaliste, et d’autre part les États, les nations et les peuples qui voudraient s’en extraire ou qui ne joueraient pas le jeu. La mondialisation capitaliste n’est pas porteuse de paix. Elle est porteuse de guerre.

- e) La cinquième contradiction que je retiens est celle existant entre la mondialisation capitaliste et la force fragmentée et dispersée des capitaux issus des États européens. Avec la mondialisation capitaliste, les bourgeoisies capitalistes ont été confrontées à l’existence de grandes nations, celle des États-Unis au premier chef. Mais elles savent que, dans un avenir proche, elles devront au moins faire face à ces autres grandes nations que sont l’Inde et la Chine. A mon avis, la mondialisation capitaliste a donné une impulsion nouvelle, un contenu renouvelé, à la construction de l’Union européenne par rapport à ce que ce projet pouvait être après la deuxième guerre mondiale.

A mon avis, l’Union européenne et son pivot qui est la monnaie unique, l’euro avec une tendance à la surévaluation de cette monnaie, est à la conjonction de trois séries de sous-contradictions, si l’on peut dire.

a) La contradiction Capital/Travail, classique. Définir une monnaie unique avec des règles strictes de préservation de la valeur de cette monnaie, cela revient à imposer au Travail des règles et des contraintes fortes. L’euro ne doit pas être dévalué. Donc le travail ne doit pas obtenir plus de rémunération que cette contrainte ne le permet. Je pense, par exemple, que la fraction « française » de la bourgeoisie mondialisée a dû considérer que la monnaie unique était une bonne façon de contrôler les possibles excès revendicatifs de la main-d’œuvre française.

b) La contradiction entre fractions de la bourgeoisie mondialisée des différents pays européens eux-mêmes. Au sein de l’Union européenne, ces fractions se sont aménagées une place en fonction de leurs objectifs stratégiques, avec tout un ensemble de petits satellites autour (pays de l’Est, pays du Sud).

La fraction britannique, plutôt financière, agit pour que l’Europe demeure « un grand marché » morcelé. Son avenir est plus dans la finance que dans l’industrie et elle est accrochée aux États-Unis. Elle est le porte-avion européen des puissants capitaux américains.

La fraction allemande agit pour sa suprématie économique au sein de l’Europe. Sa classe ouvrière est soumise. La monnaie unique surévaluée est pour elle un moyen de réduire le prix relatif de ses importations sans nuire à ses exportations, eu égard aux produits qu’elle vend et au niveau élevé de productivité de son industrie.

La fraction française a bénéficié de la contrainte pesant sur les revendications de sa main-d’œuvre grâce à la monnaie unique. Mais elle a de la peine à suivre et sa main-d’œuvre manque de docilité.

c) La contradiction entre les différentes fractions de la bourgeoisie mondialisée européenne et la bourgeoisie mondialisée des États-Unis. Ce que l’on observe aujourd’hui est la domination à peu près complète de l’Union européenne par les États-Unis. La contradiction est donc très faible. Au plan économique, il n’existe pas encore de marché européen financier unifié qui permettrait de rivaliser avec les grandes places américaines. Quant au niveau élevé du taux de change de l’euro, il permet aux capitalistes d’Europe d’accéder à moindre coût à la technologie américaine. Pas besoin, d’avoir une recherche européenne. La mise en place d’un marché atlantique va dans le même sens. Cela dit, les fractions de bourgeoisies mondialisées propres à ces deux zones doivent rechercher leur articulation et peuvent entrer en contradiction.

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3 août 2013 6 03 /08 /août /2013 17:38

 

 

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Près de 100 militants communistes se sont réunis à Gemenos fin juin, dans la banlieue marseillaise, sur le site de l’usine Fralib (Unilever) occupée. Ce n’était pas rien que de réunir des militants communistes appartenant à une myriade d’organisations, dans et hors PCF, créées après le virage réformiste opéré par le PCF lors des années 90. 

 

Assises du communisme :
des analyses convergentes,
des batailles à mener tous ensemble



Rouge Vifs 13, avec Charles Horeau, les militants du réseau « Faire vivre le PCF », Réveil communiste, le collectif communiste polex …, des militants isolés, étaient à l’initiative depuis déjà plusieurs années de ces rencontres.  Ce week-end de fin juin d’autres sont venus aussi : le PRCF, les Cercles Communistes, la Gauche communiste, des jeunes communistes, des communistes des sections de Béziers, Aubagne, Arcachon, La Courneuve, Lyon, …  Je représentais Action Communiste Haute-Normandie, et j’y ai participé aussi à titre individuel.  En voici, enfin, le compte-rendu.

 


Accueillis par Fralib en lutte


 

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Merci aux militants de Fralib qui nous ont accueillis. Le matin, pour leur millième jour de lutte, ils avaient organisé un carrefour des luttes, accueilli et débattu avec des délégations d’entreprises venus de toute la France, entre autres  : des aciéries d’Arcelor Mittal, de Ford, Danone, Bonduelle, Yoplait, Kronenbourg, Nestlé, Continentale Nutrition, Sanofi, Ford, Kem One, Viron, Air-France …

Olivier Leberquier, venu du Havre lorsque l’usine havraise appartenant au même groupe avait fermé en 1998  est aujourd’hui délégué syndical CGT à Gemenos.  En 2011 Unilever qui avait racheté l’usine au créateur de la marque «  Thé éléphant » poursuit ses délocalisations, notamment en Pologne et annonce la fermeture de l’usine. L’argument ?  Pour  les dirigeants, l’usine est la moins compétitive du groupe.  Evidemment : en Pologne l’opérateur machine est rétribué 8000 euros par an ( brut).  Pourtant, l’entreprise a dégagé un résultat net après impôt de 2,4 millions d’euros en 2011 ( « Les Echos »).  Mais pour les actionnaires de la multinationale anglo-néerlandaise cela ne suffisait pas. 

Sur les murs on lit : « Le thé de l’éléphant vivra à Gemenos » et « Fralib aux Fralibiens ».  Le 5 juillet, une centaine de salariés de Fralib ont bloqué une plateforme du site FM Logistic, du groupe Unilever, sur laquelle transite les thés Eléphant et Lipton.  Pour sauver leur travail, les salariés réclament la cession gratuite de la marque pour continuer à produire eux-mêmes et en même temps la nationalisation pour que l’Etat prenne ses responsabilités.

Les nationalisations au cœur des débats



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Le soir c’est Olivier Leberquier qui a introduit le débat des Assises du communisme sur « Lutte pour l’emploi  et appropriation sociale : de quelle intervention politique avons-nous besoin ? ».
Dans les débats il fut souligné que les nationalisations et la réappropriation sociale sont au cœur des luttes pour l’emploi.  C’est une question centrale pour la classe ouvrière aujourd’hui.  Y substituer la recherche d’entrepreneurs ou de fonds de pension est illusoire.  La seule façon de maîtriser l’économie nationale, c’est que l’Etat s’en mêle et la contrôle.  Cela recoupe les luttes contre les délocalisations, contre le chantage à la baisse des salaires, pour la réindustrialisation en France. En abordant ces questions on en vient vite à la nécessaire sortie de l’UE  et à la perspective  socialiste comme issue à la crise.



Une crise systémique, une crise profonde


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En introduisant le débat sur la crise du capitalisme aujourd’hui, Pascal Brula rappela que la création et la répartition de la plus value confisquée par le Capital est l’enjeu de la lutte de classe.  « La dictature des marchés financiers» est seulement le bras armé du Capital pour extorquer toujours plus de plus value.  Et JC Delaunay montra qu’aujourd’hui le PS et F.Hollande sont les partenaires loyaux de ce Capital mondialisé qui détruit les Etats et les Nations.  Un rappel théorique et une incitation à la réflexion en rupture avec les idées dominantes de consensus social et  politique.  De ces échanges surgit l’évidence : un parti communiste ne peut pas être un parti comme les autres.  Il ne peut être qu’un parti se mobilisant pour la rupture avec l’ordre politique existant, les institutions en place, le capitalisme, aujourd’hui mondialisé.

 


Sortir de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et sortir du capitalisme


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Tour à tour, Jacques Nikonoff, du M’PEP, Pierre Lévy, rédacteur en chef de Bastille République Nation, Georges Gastaud, du PRCF, sont intervenus sur les questions européennes.   Ce dont il faut se féliciter c’est qu’un large consensus se fait sur ces questions.  Même si tous n’étaient pas d’accord sur l’opportunité de présenter des listes aux européennes : Appeler au boycott de ces élections illégitimes d’un Parlement illégitime d’une Union Européenne illégitime ? Ou occuper le terrain électoral en faisant avancer nos propositions ?  A mon avis, ce qui importe, c’est que nous fassions connaître, au travers d’une campagne pour le boycott ou d’une campagne électorale, nos analyses et propositions pour la sortie de l’euro et de l’UE,  notre dénonciation de cette construction européenne,   américaine de naissance, libérale et capitaliste d’essence et anti-démocratique par conséquence.  Et surtout nous devons nous attaquer au leurre « Europe sociale » qui fragilise les luttes et détourne les salariés et la classe ouvrière de tout combat révolutionnaire pour l’appropriation sociale et la sortie du capitalisme.

Le rôle de la bourgeoisie dans les guerres néo-coloniales

 

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Enfin, Francis Arazalier, du collectif Polex introduit une discussion sur la situation internationale, essentielle pour identifier le rôle de la bourgeoisie Française comme grande puissance active dans les guerres de (re)partage du monde.


Ensemble, mener la bataille idéologique au niveau national



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Dimanche matin, nous devions répondre à la question « Comment continuer ensemble ? »
Comme il ne s’agissait pas de créer artificiellement une organisation de plus, parce que c’est trop tôt, parce que nous ne sommes pas d’accord sur tout et qu’il reste beaucoup de questions à approfondir, nous avons décidé dans un premier temps de mener ensemble des actions communes.


 

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Au final un accord très clair se dégage sur l’analyse de la crise, du capitalisme mondialisé et du rôle de l’UE dans  l’approfondissement de la crise et sur les solutions politiques : sortie de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme.  Un appel est déjà rédigé sur ces questions, à faire partager au plus grand nombre de militants. 

De même les participants ont insisté sur l’enjeu de la bataille idéologique autour de « nationalisations » dans les luttes des entreprises pour l’emploi et la réindustrialisation.  Ce mot d’ordre, dans les entreprises en lutte, peut être le moteur d’un rassemblement populaire de résistance au capitalisme.  

Un comité de liaison sera créé. Cela peut permettre une plus grande visibilité nationale d'une position communiste et l’organisation d’actions communes. 

Il y aura un stand des « Assises du communisme » à la Fête de l’Huma, pour faire connaître notre action, pour faire signer l’appel, pour discuter avec les militants communistes.  Il s’agit de nous renforcer  dans la bataille théorique pour comprendre le monde tel qu'il est, dans la bataille politique pour nous aider à agir, enfin dans la bataille d'organisation, pour progresser en même temps dans le rassemblement populaire et la perspective de la reconstruction d'un  parti communiste sur des bases de classe et des objectifs révolutionnaires.



Car il y a urgence.  La crise européenne, la crise capitaliste appellent des solutions de rupture, des solutions radicales et des forces communistes déterminées : appropriation sociale et nationalisations  liées à sortie de l’euro, de l’UE, de l’OTAN, du capitalisme.  A nous de concrétiser dans la pratique pour aller au-delà des discussions fraternelles et donner une visibilité nationale à ces batailles aux enjeux décisifs. 

Yvette Genestal

 

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 15:53

pascal-brula.jpgNous allons aborder ce matin les aspects économiques du capitalisme, non pas d’un point de vue technique ou technocratique, mais bien sur des bases politiques. Afin de permettre de susciter la discussion et les échanges, la présentation de ce matin aborde ce sujet, non pas de manière exhaustive, mais sur des points fondamentaux, de manière à bien cerner ce qui peut nous rassembler. Ne faisons pas semblant d’être d’accord sur tout.

 

Tout d’abord, avant de commencer, ayons une pensée fraternelle pour notre camarade Rémy Herrera qui n’a pu participer à ce débat pour des raisons personnelles et familiales. Sa réflexion sera cependant présente, car j’ai puisé des ressources au sein de ses écrits.

 

Le premier point (concernant l’économie capitaliste), est la référence incontournable à Marx : cette référence doit rester, à mon avis, pour tout communiste, fondamentale. Il ne s’agit pas d’en faire une référence dogmatique, mais d’en faire notre socle d’analyse qui reste encore aujourd’hui indispensable, je dis bien indispensable.

 

Le marxisme nous a donné, et pour longtemps, des outils, des théories, des concepts qui sont incontournables pour décrire et comprendre correctement encore aujourd’hui, le fonctionnement du capitalisme, mais aussi pour nous aider à entrevoir une sortie, un débouché politique et économique, je pense au socialisme. Sur la manière d’aborder Marx, il y a tout d’abord cette réflexion d’un auteur cubain cité par Danielle Bleitrach dans son ouvrage Cuba, Fidel et le Che ou l’aventure du socialisme (éditeur "Le Temps des Cerises") : "Le marxisme que la Révolution inspira tout au long de la décennie initiale de l’expérimentation révolutionnaire apparut d’évidence comme une pensée créatrice et polémique, à la fois militante et ouverte. Le Che parlait de la nécessité de s’approcher des classiques avec un mélange de vénération et d’irrévérence...". Cette réflexion relève plutôt de l’ordre du romantique que du rationnel. Mais dit autrement, il ne s’agit pas de faire du marxisme un dogme rigide, mais bien de se servir de tous les enseignements de Marx, ceux qui sont de portée universelle, scientifique, pour les confronter aux traits spécifiques de la situation concrète, les porter dans la réalité d’aujourd’hui pour les enrichir d’éventuels développements inédits. Le marxisme est donc à la fois un savoir constitué, une méthode d’analyse et un guide pour l’action, indispensables aux communistes.

 

 

Deuxième point : Il est ici question notamment d’un acquis fondamental de l’analyse de Marx. Dans un texte admirable écrit en 2001, Alvaro Cunhal, ancien secrétaire général du PCP, décédé en 2005, développe 6 conditions pour constituer les bases d’un parti communiste (on peut trouver le texte sur le site Lepcf.fr). Parmi ces six conditions, il y a celle-ci : « Un parti avec une théorie révolutionnaire, le marxisme-léninisme, qui permet non seulement d’expliquer le monde, mais aussi de montrer la voie de sa transformation ». Puis il développe cette condition et concernant l’économie dans la théorie marxiste-léniniste, il ajoute : « En économie politique, l’analyse et l’explication du capitalisme et de l’exploitation, dont la pierre angulaire est la théorie de la plus-value ». Un parti communiste qui lutte contre le capitalisme ne peut effectivement mettre de côté ce point essentiel à la compréhension du capitalisme : la plus-value. C’est un concept qui est au cœur de l’exploitation capitaliste : l’extorsion de la plus-value. Et j’ajouterai qu’il est au cœur de la compréhension du travail humain.

 

Petit rappel : le temps pendant lequel le travailleur exerce sa force de travail se divise en deux parties :

 

1ère partie – celle du travail nécessaire à la production de la valeur correspondant à ses moyens de subsistance. Cela correspond à son salaire. Bien sûr, le montant de ce salaire est fonction de l’intensité de la lutte des classes et du rapport de force. C’est d’ailleurs par les luttes que les travailleurs ont acquis la possibilité de financer la sécurité sociale et les retraites qui sont un salaire indirect, en plus du salaire direct.

 

2ème partie – celle du travail au cours duquel le travailleur produit la plus-value que le capitaliste s’approprie : c’est le surtravail. Cette partie de la richesse produite aboutit notamment aux profits capitalistes ou aux investissements qui vont permettre l’accumulation des capitaux. La force de travail vendue par le prolétaire au capitaliste est la seule capable de produire plus de valeur qu’il n’en faut pour sa propre reproduction, c’est la seule capable de produire de la plus-value.

 

Et bien c’est cette plus-value qui est l’enjeu principal de la lutte des classes et que, depuis le milieu des années 80, le patronat et les gouvernements successifs augmentent au détriment du salaire. Evidemment, il y aurait une manière très simple de faire augmenter cette plus-value, ce serait de baisser autoritairement les salaires et les pensions : on n’en est pas loin. Les nazis l’avaient mis en œuvre, ce qui avait fait dire, à l’époque au patronat français : « Plutôt Hitler que le Front Populaire ».

 

Aujourd’hui, le patronat et le gouvernement ne peuvent encore pas annoncer officiellement en France une baisse généralisée des salaires, mais ils ne se sont pas gênés pour le faire en Grèce. Alors ils trouvent des astuces pour verrouiller les salaires. Le système de la dette d’Etat (cf. Marx) est un système organisé par le système capitaliste pour récupérer de la plus-value, le fameux TSCG verrouille le tout ; et puis il y a toutes les mesures qui ont été prises au fil des gouvernements successifs : CSG, abandon de la taxe professionnelle, cadeaux fiscaux aux entreprises, etc… Donc la plus-value est une notion fondamentale que les communistes doivent avoir en tête pour combattre le capitalisme et pour échafauder une sortie de ce capitalisme (comment devrons-nous l’utiliser sous le socialisme ?).

 

 

Troisième point soumis à notre discussion : la crise du capitalisme. De quelle nature est cette crise ? Crise systémique, crise profonde du système capitaliste, mais qui va bien au-delà de ce que l’on a connu : les sparadraps du réformisme et des keynésiens seront impuissants. Il s’agit bien d’une crise de suraccumulation du capital, et non d’une crise financière. L’expansion de l’après guerre mondiale étant parvenue à son terme, l’excès d’accumulation ayant atteint une sorte de limite, les excédents de capitaux ne pouvant plus trouver de débouchés dans les ex-pays colonisés qui se sont plus ou moins rebiffés en prenant leur indépendance avec des bourgeoisies nationalistes à leur tête, il a fallu trouver une nouvelle manière de récupérer de la plus-value sur le dos des travailleurs : c’est ce que notre camarade Rémy Herrera appelle le « capital fictif » dont le lieu de formation se trouve dans le système du crédit, qui relie l’entreprise capitaliste à l’Etat capitaliste. « Au lieu d’avoir à faire à une surproduction standard de marchandises, l’essor du système de crédit permet au capital de s’accumuler sous forme de capital-argent, lequel peut se présenter sous des formes toujours plus abstraites, irréelles, fictives » (Herrera, 2011). Ainsi, entre autres, le dopage de la consommation par le système de crédit poussé à son excès a abouti à l’éclatement de la bulle financière survenue par les fameux subprimes… « Traduit en clair, cela veut dire que le développement du capitalisme en est arrivé à un point où la production des marchandises, bien que continuant de régner et d’être considérée comme la base de l’économie, se trouve en fait ébranlée et où le gros des bénéfices va aux "génies" des machinations financières » (Lénine, L’impérialisme, stade suprême du capitalisme, 1920).

 

La crise du système capitaliste n’est donc pas une crise financière, mais bien une crise de suraccumulation qui cherche désespérément une porte de sortie dans des profits fictifs (réels) parfois complètement détachés de la sphère réelle. Car la plus-value, elle, est bien réelle et constitue une limite du système économique ; et cette limite, il est nécessaire de bien la connaître, notamment pour ne pas créer d’illusions sur la société socialiste pour laquelle nous nous battons.

 

Mon quatrième point concerne la finance et fait suite directement à ce que je viens de dire. Le fond de l’exploitation capitaliste et de la création de richesses se trouve dans la production de plus-value et non dans la finance. Cette dernière n’est qu’un outil, n’est que le bras armé au service du capitalisme. Que les détenteurs de l’outil de production se cachent derrière l’actionnariat et tout le système financier qui en découle, ne change rien à l’affaire : il y a toujours extorsion de plus-value. Les camarades qui ont participé à la journée d’hier sont là pour le prouver : la production (qu’elle soit matérielle ou immatérielle) est bien au cœur du système d’exploitation. Donc interpréter la situation comme la « dictature des marchés financiers » me semble aberrant. Tout d’abord, Marx est là pour nous rappeler que ce sont bien des personnes identifiées dans une classe, appelons-la bourgeoisie capitaliste, qui tirent les ficelles du système capitaliste et non de soi-disant "marchés". Cette bourgeoisie s’est dotée de moyens financiers surpuissants, au niveau mondial, la transformant en une sorte d’oligarchie de la haute finance. Mais en aucun cas, le système financier ne peut être déconnecté du système de production capitaliste ; la "finance" ne peut que récupérer une partie de la plus-value, ou donner l’illusion qu’elle est capable d’en créer. Se fourvoyer dans cette voie est ce que Marx appelait le fétichisme de la finance, c’est-à-dire, penser que la finance est capable de produire elle-même des richesses. Cette vision des choses amène d’ailleurs à certaines aberrations. Le premier point du programme "L’Humain d’abord" propose d’interdire les licenciements boursiers. Premièrement, il est impossible de les définir d’un point de vue juridique. Mais surtout, les entreprises cotées en bourse ne représentent qu’une petite partie du système de production capitaliste : les quarante plus importantes sociétés de la place boursière française (CAC40) n’emploient que 11% des salariés du secteur concurrentiel français. Ainsi, l’entreprise de notre camarade Truscello, Bosch pour ne pas la nommer, entreprise allemande implantée dans le monde entier, est en pleine "restructuration", avec dégraissages en tout genre, mais elle n’est pas cotée en Bourse, donc n’intéresserait pas nos amis du Front de gauche… Idem entre les grands de la distribution que sont Carrefour et Leclerc : le premier est coté en Bourse, l’autre pas…

 

 

Cinquième point : l’impérialisme, le colonialisme, sont des éléments essentiels de l’exploitation capitaliste. « Le capitalisme s’est transformé en un système universel d’oppression coloniale et d’étranglement financier de l’immense majorité de la population du globe, par une poignée de pays "avancés" » (Lénine, L’impérialisme, stade suprême du capitalisme, 1920). Pour répondre à cet essoufflement de la suraccumulation capitaliste dont il est question plus haut, à cette diminution des débouchés d’accumulation, à la recherche d’extorsion de plus-value, l’impérialisme a ses solutions "classiques", historiques, à savoir mettre au pas les pays dits en voie de développement. Cette solution s’exprime de deux manières : en faisant la guerre, ce qui permet au complexe militaro-industriel de se redonner une impulsion économique, et en soumettant directement l’économie de ses pays par le pillage de leurs richesses et la surexploitation de leur main-d’œuvre. Ces dernières années, on a vu à l’œuvre les impérialismes, sous la direction des États-Unis, donner une dimension nouvelle aux rapports internationaux en décidant de mener ce qu’Alvaro Cunhal dans son texte déjà cité, nomme "l’offensive globale de l’impérialisme", au travers de guerres de pillages et d’élimination des régimes dirigés par des bourgeoisies nationales qui lui résistaient encore, comme l’Irak, la Libye, la Syrie et peut-être bientôt l’Iran ? Alvaro Cunhal qualifiait cette offensive, qu’il avait déjà analysé dès 2001, de "plus grand danger et de la menace la plus sinistre de toute l’histoire de l’humanité". Le Mali fait partie également de cette reprise en main colonialiste, et le gouvernement français ne donne pas sa part aux chiens. On peut même dire que ce concept de "guerre humanitaire" est un concept des plus cyniques : la guerre humanitaire n’existe pas !

 

Sixième point : L’économie capitaliste est gérée loyalement et ses avancées sont mises en œuvre par des partis politiques. Et il convient de bien définir qui fait quoi pour ne pas se fourvoyer sur les intentions des uns et des autres. Passons rapidement sur l’UMP qui est le représentant direct de la bourgeoisie capitaliste. Attardons-nous sur le PS qui est bien, selon moi, un parti social-démocrate, car je me refuse à rentrer dans cette polémique inutile sur son appartenance à la gauche ou non et dans le jeu de cette alternance stérile qu’est la fausse opposition gauche/droite. On a un peu oublié que depuis toujours, dès que le rapport de force lui a été favorable, et corrélativement défavorable aux forces révolutionnaires, il a généré des décisions rétrogrades et réactionnaires. Rappelons-nous d’évènements historiques comme la première guerre mondiale, du décret Sérol (condamnation à mort des communistes), de sa résistance au programme du CNR, de la guerre coloniale d’Algérie… Plus récemment, et je partage le point de vue proposé par Rémy Herrera développé dans son ouvrage Un autre capitalisme n’est pas possible (2010), le PS a joué le rôle qu’ont joué Reagan et Thatcher dans leurs pays, à savoir qu’ils ont mené en France la révolution conservatrice, et je rajoute, cachés derrière un vernis sociétal (fête de la musique, suppression de la peine de mort…). Dans cette période, on peut lister l’Acte unique européen, le traité de Maastricht, la casse des services publics de toutes sortes, la privatisation de tout le système financier, la casse du financement de la Sécurité sociale par prélèvement sur la plus-value en inventant la CSG prise directement dans la poche des travailleurs, la mise en œuvre des traités de l’U.E., la casse du Code du travail, etc… Peut-on encore compter sur ce parti pour changer quoi que ce soit qui aille dans le sens des intérêts des travailleurs, comme s’illusionnent encore certains ? Certainement pas… L’intérêt, la nécessité d’un parti révolutionnaire pour renverser le capitalisme, apparaissent évidents : cela rejoint donc bien les préoccupations de nos Assises.

Pascal Brula

Marseille le 29 juin 2013

 

 

Source: Faire Vivre le PCF

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21 juin 2013 5 21 /06 /juin /2013 14:43
Vendredi 21 juin 2013
Nous publions une nouvelle contribution aux Assises du communisme, lu sur le blog "canempechepasnicolas".

Mes réflexions

en guise de contribution

aux Assises du communisme

 

par Jean LEVY

 

16 juin 2013

 

Les Assises doivent se conclure par un accord sur une orientation politique commune de l’ensemble des participants. Le texte qui devrait résumer cette prise de position sur les problèmes essentiels n’aurait pas vocation à être un « manifeste » destiné à une publication de masse, mais servirait de contrat d’engagement à l’action commune des groupes et militants présents en direction des objectifs ensemble définis.

 

Ce texte pourrait s’intituler « Nous, les communistes », servant de cadre politique à l’engagement des communistes pour rendre visible leur commun combat.

 

Quels objectifs communs pouvons-nous définir ?

 

La nécessité d’un changement de société, condition première de la reconquête des acquis sociaux, volés à notre peuple depuis trois décennies par les gouvernements successifs,  de gauche comme de droite, tous  au service du Capital.

 

Mais, contrairement aux revendications limitées du Front de gauche, du PCF et de milieux syndicaux qui mettent uniquement en avant la disparité – scandaleuse – des revenus pour s’en tenir à « une meilleure répartition des richesses », attitude qui laisse intacte la possession des moyens de production et d’échange au capital, laissant à celui-ci la domination de l’économie, « Nous, les communistes… » nous préconisons un transfert à la nation de tous les secteurs stratégiques,  aujourd’hui confisqués par une oligarchie financière et industrielle antinationale.

 

Cette démarche n’est pas sans rappeler d’un côté, la collaboration politique et économique de la bourgeoisie de notre pays avec le grand capital allemand et ses forces militaires durant l’Occupation, et de l’autre, la Résistance nationale et populaire débouchant sur la Libération de la France et la mise en pratique du programme social et progressiste du CNR.

 

C’est pourquoi, il faut le rappeler avec force,  cette rupture nouvelle que les communistes préconisent, n’est possible que hors du cadre de l’Union européenne et de l’Euro, en clair dans l’indépendance nationale et dans la souveraineté monétaire.

 

Mais cette double bataille sociale et nationale suppose un rapport de forces favorable à cette rupture de politique. Aussi, nous devons préciser le rôle des communistes dans la constitution d’un Front large – « l’Union du peuple de France », pour reprendre un ancien, et combien actuel, mot d’ordre unitaire du PCF.

 

Il faudra nécessairement rassembler toutes les couches sociales victimes, chaque jour plus étendues,  de la dictature de l’Argent, personnifié par marché et la concurrence capitalistes dans leur course accélérée aux profits.

 

Ce combat est inséparable des luttes quotidiennes, sociales et politiques, qu’il faut mener contre toutes les offensives déployées contre l’ensemble des salariés, des retraités, victimes au jour le jour du patronat, maître du jeu européen, soutenu par les forces politiques traditionnelles de la bourgeoisie et celles, camouflées,  de la social-démocratie sous le nom usurpé de « socialisme ».

 

C’est sur ces bases que pourraient se construire les liens et l’action coordonnée des communistes, qu’ils soient ou non, membres du PCF,  de différentes organisations qui se réclament du communisme, ou encore – et ce sont les plus nombreux – qu’ils soient isolés dans la nature.

 

Ensemble, ils pourraient agir dans une structure souple, « Nous, les communistes… », chargée d’impulser les actions communes et la lutte  idéologique indispensable pour rassembler notre peuple.

 

 

UN EXEMPLE D’ACTION COMMUNE :

 

COMMENCER A REFLECHIR

SUR L’ATTITUDE DES COMMUNISTES

VIS-A-VIS DES ELECTIONS EUROPEENNES

 

Au printemps prochain, face aux listes en présence lors de se scrutin, quelle position, « Nous, les communistes… », préconiserons-nous ?

 

Il y a cinq ans, l’abstention, pure et simple, avait rallié nombre de communistes.

 

En 2014, rééditer tel quel ce mot d’ordre sera-t-elle la solution à nouveau préconisée ? Ou pouvons-nous l’enrichir ? Et la rendre plus clairement et positivement politique…

Je propose la formule suivante :

 

« VOTER,

   C’EST

  VOTER OUI  A L’UNION EUROPEENNE ! »

 

Avec, bien sûr, des explications.

 

Cela permet d’être plus offensif.

En effet, cette formule disqualifie d’avance l’ensemble des listes, en participant à un scrutin visant à élire une instance intégrée à l’architecture européenne, donc à accepter celle-ci, activement ou passivement.

La première liste visée est celle du Front national.

 

Pourquoi ?

Marine le Pen va faire sa campagne « contre l’Europe », mais en comptant faire élire un maximum de députés européens, donc en s’intégrant à l’UE, en particulier en faisant vivre son mouvement GRACE à leurs indemnités…

 

Et, « Nous, les communistes … » en développant notre campagne, il serait difficile

de présenter celle-ci comme identique à celle du FN, thème repris par la classe politique européenne pour nous disqualifier.

 

Reste à réfléchir sur la présence éventuelle de listes réellement engagées contre l’Union européenne.

 

Mais, que feront-elles comme suffrages ? Quelques petits % au mieux, peu significatifs du rejet massif de l’intégration européenne par le peuple français.

 

 

Ce sujet pourrait être mis en discussion parmi les communistes dans les mois qui viennent, et à l’issue du débat – partie intégrante de la campagne qui s’amorcerait ainsi – le collectif de « Nous, les communistes » aborderait sereinement le problème pour réaliser entre nous tous une unité de vue et d’action.

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 14:06

Assises du communisme

 

Outre les contributions que nous publierons d'ici la tenue des Assises, nous avons mis sur notre blog le programme.  Vous pouvez écrire des remarques, des désaccords, souligner des points forts de convergence ou proposer un texte plus long.  Dans ce dernier cas, envoyez le au courriel d'Action Communiste, nous les éditerons sur notre blog.  

 

 

 

Dans nos échanges, une opinion pour réussir jeudi 13 juin 2013 par Paul Barbazange, animateur du réseau "Faire vivre le PCF", et membre du conseil national du PCF.

 

Le débat, naturel, sur ce que doivent être, ce qui doit sortir des assises, prend de l’ampleur, c’est normal. Militant du PCF, je participerai ce dimanche également à la rencontre parisienne initiée par le PCF, assises pour un autre cap à gauche. J’ai besoin d’entendre très directement tout ce qui s’y dira. comme j’ai besoin de participer aux échanges et décisions qui auront lieu à Marseille. Position inconfortable, "le cul entre deux chaises" ? Non. Souci de comprendre le mieux possible les mouvements divers qui travaillent la gauche, après un an d’abandons sociaux-libéraux, et l’Europe capitaliste sur la voix de l’effondrement.

Avec le souci majeur de définir collectivement des objectifs et perspectives politiques immédiatement compréhensibles par un grand nombre d’exploités.

 

Dimanche 9 et 10 juin

 

Mon opinion pour réussir les assises du communisme 2013.


[ ... ]


Voici mes réflexions, beaucoup trop rapides, je sais !

 

3 réunions préparatoires ont eu lieu : Vénissieux, Marseille, Paris, dans cet ordre chronologique. Les échanges y ont été importants. J’ai pu participer aux trois.

 

J’en retire :

 

D’ores et déjà une préparation bien plus importante, plus collective que pour les trois rencontres précédentes. Des questions se sont décantées, d’autres se posent avec plus de force, lieu, contenus et objectifs. Ce caractère plus collectif est essentiel. Nous aurions tort quelles que soient nos sensibilités, nos engagements à passer aux profits et pertes ce travail.

 

Le premier résultat est un vrai élargissement des sensibilités attendues, collectives où individuelles. Tout dépend maintenant des trois dernières semaines d’effort. Cette diversité loin de mettre en péril notre travail et nos objectifs le renforce. Ce à quoi nous travaillons depuis plus de 3 ans est bien de rassembler toutes les sensibilités se réclamant du communisme et de son histoire internationale. L’intégration des nouvelles forces doit susciter de notre part beaucoup d’attention.

 

Le deuxième résultat de cette préparation est notre capacité à prendre en compte les évolutions depuis les rencontres de 2012. Un an de gouvernement Hollande-Ayrault, leur feuille de route écrite par le MEDEF. Les grandes difficultés du mouvement social, syndical en particulier, à réaliser les convergences nécessaires à l’efficacité de notre riposte communiste. Manifestation antifasciste partout en France, marche des quartiers nord, manifestation du 5 mai pour la 6ème République et ses répliques ratées en province, luttes, FRALIB en particulier -il y en a d’autres longues et courageuses-, n’assurent pas aujourd’hui les conditions de cette convergence. Les assises peuvent nous permettre réflexions et propositions d’action. Sur une base idéologique communiste, dans une démarche politique communiste, bien choisir ce qui peut favoriser les convergences, par exemple des actions à mener sur l’appropriation collective des grands moyens de production et d’échange, ou la question de la relocalisation de productions industrielles, les questions écologiques vues en communiste...

 

La situation de l’Union Européenne, son poids dans la vie politique française droite et gauche réunies est en évolution rapide. Les abandons renouvelés de Hollande cette dernière année en ajoutent une couche plus que suffisante. Il se pourrait qu’assez vite les positions eurocompatibles des dirigeants du PGE deviennent inaudibles (c’est en cours !) et immédiatement après intenables. Ce mouvement doit retenir toute notre attention, d’autant que le juste positionnement communiste face aux européennes de juin 2014 est loin d’être évident. L’abstention ne me va pas (je développerai si nécessaire), le vote PGE actuel est impossible, une liste sur une autre base (la nôtre), avons nous les muscles et surtout l’intelligence dans un pays de 60 millions d’habitants ?


Communiste, animateur du réseau "Faire vivre et renforcer le PCF", j’estime nécessaire de rappeler l’intérêt qu’a rencontré lors du 35ème congrès notre contribution. Dedans et dehors, bien au delà de ceux qui, adhérents, se sont prononcés par un vote. Pour l’interne il a rassemblé 12% des voix (3800 exprimés). Cela montre son impact, forces et limites. Je pense que la mise à disposition de ce document aux participants sera une expression de la diversité. Il reste que nous allons devoir affronter quelques nouvelles échéances de luttes et élections : nouveaux coups portés par le CNPF et le gouvernement aux régime des retraites par répartition ; poursuite des licenciements massifs (Michelin) ; super austérité et autoritarisme centralisateur imposé aux collectivités locales (Eurométropoles, baisse de 4,5 milliards d’Euros des financements d’états au budget 2014)...

 

Comment les assises du communisme 2013 vont elles répondre à ces questions que nous posent le mouvement et à celles qui surgiront (tout est loin d’être prévisible : mauvais coups, comme mouvements de résistances) ? J’entends fort l’exigence de "faire vite" face à l’urgence sociale de la misère". Elle remonte de partout, de tous les quartiers, dans les plus pauvres, c’est simplement plus marqué... de toutes les positions sociales. Les retraités, les commerçants chargent aussi. Personne n’est à l’abri de la récession... L’exploitation capitaliste atteint un niveau inconnu depuis ma naissance.

 

Pour cela existe-il un ou des raccourcis ?

 

Le "communisme à la française" se fera avec les citoyens, tous les citoyens et si nous sommes demain trop devant, nous allons nous enfermer sur nos mots. Nous isoler. Je ne participerai à aucun solo funèbre.

 

Les 100, 150, pourquoi pas plus, que nous rassemblerons deux jours et demi à Marseille ne sont qu’une des pointes du mouvement possible, quels que soient leurs engagement collectifs ou individuels par ailleurs, mettons-les en position le 30 à midi, d’affirmer en revenant vers les leurs (communistes, militants, famille, voisin, proches...) :

 

Nous sommes quelques-uns parmi les plus décidés des artisans de demain, d’un rassemblement durable et structuré nationalement des communistes, "porteurs de notre passé et passeurs d’avenir" et de quelques réflexions plus précises :

- notre apport politique à la convergence des luttes,

- notre apport pour battre la droite, la droite extrême et l’extrême droite à chaque échéance, - notre volonté de créer les conditions d’un courant de pensée communiste national et international totalement autonome de la social-démocratie, soucieux d’intégrer les leçons de l’histoire,

- de proposer des pistes de réflexion à ceux qui ont conscience que "L’interminable agonie du concept européen" (la formule est d’O.Todd) ouvre de nouvelles portes d’un autre niveau que l’abstention en juin 2014, -


De l’engagement de continuer dans l’avenir sur le sillon des "Assises".

 

Paul.


En demandant à chacun l’indulgence nécessaire face à cette prise de position trop rapide dans un débat complexe.

 

Paru sur El Diablo et sur Faire vivre le PCF.


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18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 17:32

Assises2013b

Les assises du communisme qui se tiendront les 27,28 et 29 Juin à Gémenos peuvent être un évènement pour tous les communistes, dans la diversité de leurs situations militantes et politiques. Le programme diffusé par le site assisesducommunisme propose 5 sessions de travail (et une soirée musicale). Il nous parait utile au-delà des titres des sessions de reprendre les questions et éléments de discussions validées par les différentes réunions de préparation.

 

 

Nous proposons donc cette version étendue du programme


Afin de contribuer à la préparation la plus efficace de tous les participants. Nous savons d’expérience que la discussion toujours riche et vive entre des communistes aujourd’hui très dispersés dans des situations militantes et politiques très hétérogènes, a tendance à mettre en avant les oppositions, les contradictions mêmes, et qu’il faut donc un effort collectif tourné vers la clarification des problèmes qui nous sont posés pour aider, malgré les différences de point de vues, à construire des capacités d’agir élargies. Cela suppose une animation politique des discussions tournée vers cet objectif et qui reste à organiser.

 

 

Afin d’aider à élargir le cercle des participants et de nous donner des outils pour appeler à la participation à ces assises au-delà des groupes et individus qui en sont à l’origine. De ce point de vue, une version de programme plus riche sur les objectifs de chaque débat, peut nous aider à mobiliser pour ces assises.

 

 

Ce programme détaillé, qui reprend les propositions textes issus des précédentes réunions dans le cadre diffusé par le site assises du communisme, est donc à la fois un outil pour notre propre préparation des assises auprès des militants communistes et plus généralement des travailleurs que nous côtoyons, et une proposition pour aider à l’animation concrète des débats des assises.

 

 

Nous proposons qu’il soit complété d’ici aux assises pour


Préciser pour chaque session un binôme chargé de l’animation du débat, permettant de valoriser la diversité des participants, et chargé de l’objectif de que les discussions contribuent à une capacité commune d’action


Introduire dans la session "appel des assises" du samedi deux objectifs d’action commune. Cela pourrait se faire en deux groupes, un pour proposer une future rencontre communiste des entreprisses en lutte, un pour un appel commun à l’action contre l’Union Européenne


Demander à un groupe de travail de travailler aux éléments d’introduction à la session du dimanche centré justement sur le contenu potentiel d’un appel issu des assises

 

 

Nous considérons qu’un appel des assises doit être l’outil qui nous aide à résoudre les difficultés constatées les années précédentes dans les rencontres de Marseille pour passer d’une discussion commune à une action convergente, ce qui suppose un collectif de coordination souple, et des objectifs réalistes et partagés d’initiatives communes.

 

 

Le programme des assises 2013

 

 

Vendredi : 18h – 20h 30 Lutte pour l’emploi et appropriation sociale : de quelle intervention politique avons-nous besoin ?


 

avec la participation de nombreux militants d’entreprise : FRALIB, ...

 

 

L’objectif est de discuter du contenu politique des luttes sociales, notamment celles qui se développement malgré le consensus dominant loin de la négociation des "indemnités" face aux dommages du capitalisme, mais sur le refus des restructurations, le maintien de l’emploi et de la production industrielle, l’ambition de décider de l’avenir de l’entreprise...

 

 

En partant des situations existantes, on peut analyser le rôle des forces politiques, du gouvernement, comment les travailleurs en lutte en tiennent compte, tentent de s’en servir, et en même temps de les pousser dans leurs contradictions. Ce thème doit permettre aussi de poser la question de l’intervention de l’état, ce qui conduit à évoquer le socialisme comme issue politique à construire dans ces luttes.

 

 

Quelques questions :


Comment dépasser une conception des luttes sociales comme simple soutien des forces politiques ?


Comment renforcer le contenu révolutionnaire des revendications ?


Quels rapports entre syndicalisme et politique ?

 

 

Samedi matin : 9h – 12h La crise du capitalisme aujourd’hui


 

Avec une introduction de Jean-Claude Delaunay, économiste marxiste,

 

 

Il s’agit de partir de l’analyse du système capitaliste aujourd’hui, de ses contradictions, sa violence pour comprendre la « crise » à la fois dans son caractère intrinsèque au capitalisme et dans sa dimension systémique et historique, pour poser la question du changement de société, donc du projet communiste, à partir des leçons de l’histoire du socialisme passé et présent.

 

 

Quelques questions :


Comment résister à l’idéologie dominante affirmant que le socialisme est un drame et un échec ?


De Cuba en Chine, quelles traces le socialisme du XXième siècle a laissé dans le monde ?


Que devient le socialisme en Amérique latine ?


Quel processus révolutionnaire permettant de rompre avec le capitalisme, quelles formes de société ouvrant la perspective du communisme ?

 

 

Samedi après-midi : 14h – 17h Quelles ruptures avec l’UE ?


 

Plusieurs intervenants sont confirmés ce qui suppose d’organiser leur contribution à ce débat.


Jacques Nikonoff, du M’PEP


Pierre Lévy, auteur du roman politique « l’insurrection »


Georges Gastaud, du PRCF, auteur de «patriotisme et internationalisme»

 

 

Les impérialismes s’affrontent dans une situation marquée par ce que le XXème siècle nous a légué. Plus de 200 pays indépendants dont beaucoup tentent de construire leur souveraineté économique, des formes ou des éléments de socialisme persistants de Cuba au Vietnam, renouvelées en Amérique Latine, avec la situation particulière de la Chine, dirigé par un parti communiste ayant fait le choix d’un développement mixte faisant une grande place au capitalisme. La multiplication des guerres, la destruction d’états souverains, de nouvelles courses aux armements technologiques, la domination des transnationales sur des enjeux vitaux de la santé, de l’alimentation, de l’environnement, marquent le quotidien des travailleurs au Nord comme au Sud.

 

 

Quelques questions :


Quel lien entre l’exigence de souveraineté nationale et d’internationalisme?


L’UE une construction impérialiste au service du capital ?


Quel lien entre les luttes environnementales et anti-impérialistes ?


Comment reconstruire un mouvement pour la paix permettant de dénoncer l’impérialisme Français ?

 

 

17h – 19h : rédaction d’un appel commun sur la base des discussions de la journée


20h 30 : concert spectacle : Tout fout le camp !


 

Dimanche matin : 9h – 12h Comment continuer ensemble ?


 

Introduction par Charles Hoareau (Rouge Midi)

 

La révolution sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes... Mais les travailleurs sont aujourd’hui affaiblis en conscience et en organisation. Le politique est perçu comme une activité institutionnelle et électorale. Comment favoriser la prise d’autonomie réelle du monde du travail pour lui permettre d’affronter les idées dominantes, les médias et les manœuvres patronales et institutionnelles, comment construire un rassemblement large et autonome du réformisme ?

 

 

Quelques questions :


Quels outils de formation politique pour les travailleurs, les militants, les cadres syndicaux et politiques ?


Quel rôle des dirigeants syndicaux et politiques ?


Quels outils pour la jeunesse ? D’une génération à l’autre comment se réapproprier nos outils théoriques : Marxisme, matérialisme.

Pam

 

Source : Faire vivre le PCF

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18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 09:24

Des militants d'Action Communiste participeront aux "Assises du communisme".  Vous pouvez encore vous inscrire.  Mais faites vite.  Vous pouvez écrire à action.communiste76@orange.fr pour avoir des compléments d'information.

Qui participe ?  Des militants communistes, adhérents du PCF du réseau "Faire vivre le PCF",  de Rouges Vifs IDF, de Rouge Midi, de Réveil communiste, et d'autres organisations, des militants isolés.  Tous se retrouvent pour la sortie de l'euro et de l'UE, pour la reconstruction d'un parti communiste sur des positions de classe. 

J.Nikonoff, G.Gastaud, Pierre Lévy apporteront leur contribution au débat sur l'Union Européenne.

« Assises du communisme » les 28-29 et 30 juin 2013 : quelques informations pratiques

assises2013

COMMUNIQUE

Les  « Assises du communisme » se tiendront

à 13420 Gémenos (Bouches-du-Rhône) 

500 Avenue du Pic de Bertagne -  

ZA de la Plaine de Jouques (site Fralib)

Ce site se situe à Gémenos à une vingtaine de kilomètres

à l'est de Marseille.

Contact sur place par téléphone:

06 81 25 86 62 (demandez Chantal).

 

ACCES:


Par le TRAIN:


Arrivée Marseille gare Saint-Charles:


Prendre TER Marseille/ Aubagne (trajet environ 1/4 h) - tarif: 3,80 euros


Gare Aubagne/Agora : bus ville d'Aubagne (gratuit) jusqu'au site, on vient vous chercher en voiture, il faut 5 minutes.


Par la ROUTE :

plan-assises.jpg

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