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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
7 juillet 2016 4 07 /07 /juillet /2016 23:48
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6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 17:13

A part ça tout va bien ... C'est ce que semble dire le titre du Nouvel Obs. 

Mais en lisant l'article, on s'aperçoit qu'on nous parle de création d'emplois, mais fort peu  des disparitions d'emplois.

Le taux de chômage reste très élevé et en progression dans l'industrie.  En cause la destruction de l'industrie en France, lié principalement à la politique de délocalisation du capitalisme européen et mondialisé et reste préoccupant pour les jeunes.  C'est la responsabilité du gouvernement qui laisse partir sans rien faire des pans entiers de notre industrie.  En Seine-Maritime, c'est Vallourec, Sidel, Petroplus, Chapelle Darblay ...  Et bien d'autres encore.  C'est la politique de la concurrence libre et non faussée, du "laisser faire, laisser passer" qui conduit à la destruction de notre potentiel industriel.  Il est grand temps que grandisse l'exigence d'un contrôle des marchandises qui rentrent en France et qui proviennent de pays ne respectant pas des normes de travail et de salaires décents.  Il est grand temps que s'élaborent des politiques d'échanges équitables et de coopérations internationales.   Mais cela ne peut se faire dans l'Union européenne dirigée par les fous de la mondialisation capitaliste.

Quant à la chute des emplois dans la constructions, elle est liée au nombre grandissant de chômeurs et au travail précaire. Car les créations d'emplois sont dûes essentiellement au bond des emplois intérimaires.  Or les banques ne prêtent pas aux jeunes qui ne bénéficient pas d'un emploi en CDI ( souvent même elles exigent que les deux emprunteurs du couple acheteur soient en CDI ou titulaire de la Fonction publique ...).

De plus l'enquête de l'INSEE souligne la baisse globale des salaires.  Pas étonnant.  le dumping social se fait avec la pression des pays à bas salaires, de l'emploi de travailleurs détachés et du nombre grandissant de salariés au chômage et mis en concurrence pour un emploi.

A part ça, tout va très bien. 

Et ce n'est sûrement pas la loi travail qui va améliorer le salaire moyen des travailleurs en France.  Car la loi travail est faite, non pas pour les salariées et salariés, mais pour améliorer la compétitivité des entreprises et leurs profits.  Les ministres M. El Khomri et M. Valls n'ont cessé d'invoquer cette concurrence mondiale et cette mondialisation pour justifier leur loi honteuse, la loi du dumping social..

Y.G.

 

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31 mai 2016 2 31 /05 /mai /2016 10:01
Fakir N°75 - en kiosque

Merci Patron - Nuit Debout : De l’info à l’action

En ce moment Fakir est partout, dans les cinoches et sur les places publiques, dans les manifs et sur les plateaux télés...

On essaye de faire notre, les conseils de Saul Alinsky, le maître à penser de la gauche radicale américaine et picarde :

« Vous avez trois possibilités : pleurer sur vous mêmes ; ou bien devenir dingues et lancer des bombes, mais vous pousserez tout le monde à droite ; ou bien vous organiser et gagner du pouvoir »

Et aussi au sommaire :

  • Les patrons ça osent tout, c’est même à ça qu’on les reconnait ! - Notre palmarès
  • Syrie, Mali, Irak : que va-t-on faire dans cette galère ?
  • Chartier : La gauche décomplexée affronte les Patrons Debout
  • L’affaire Lindt : scandale au cœur de la rédaction
  • et bien sûr le carnet de bords des reporters

Et allez voir sur le site de Fakir. 

C'est joyeux, revigorant et ça pousse à lutter et s'organiser !

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31 mai 2016 2 31 /05 /mai /2016 09:55
Une rescapée du massacre d’Oradour sur Glane refuse d’être honorée par Manuel Valls

publié dans 30 mai 2016 sur AntiK

 

 

 
Camille Senon toujours fidèle au journal l'Humanité © Radio France - Françoise Ravanne

Lis moi avec webReader

 

Par Françoise Ravanne, France Bleu Limousin Lundi 30 mai 2016 à 12:58

 

Camille Senon, l’une des dernières rescapées du massacre d’Oradour sur Glane, vient de refuser la proposition du premier ministre de l’élever au rang de commandeur de l’ordre national du mérite. Opposée à la loi travail elle ne veut surtout pas trahir les convictions de toute une vie.

A 93 ans , Camille Senon, garde un caractère bien trempé. C’est le 18 mai dernier qu’elle a reçu un courrier de Matignon l’informant qu’elle allait être nommée commandeur de l’ordre national du mérite,  mais c’était sans compter sur son passé de syndicaliste et qui plus est à la CGT. Pour Camille Senon qui suit l’actualité au jour le jour et qui soutient les opposants à la loi El komri, « pas question d’accepter une décoration venant d’un gouvernement qui ne respecte pas les salariés«  explique t-elle.

« Je veux rester fidèle à mes convictions »

Moins de 48 heures après avoir reçu la proposition de Manuel Valls, Camille Senon lui a adressé un courrier pour expliquer son refus d’être élevée au rang de commandeur de l’ordre du mérite . Elle explique avoir toujours milité pour plus de justice, de fraternité et de paix et que le contexte actuel déclenché par le gouvernement, estime Camille Senon  ne va pas dans ce sens. « Accepter d’être décorée ce serait renier les engagements de toute ma vie « . Lors des dernières élections municipales à Limoges Camille Senon s’était présentée sur la liste du Front de gauche.

J’ai consacré ma vie à lutter en faveur de la paix

« Le massacre d’Oradour sur Glane je vis avec depuis 72 ans » explique aussi Camille Senon qui témoigne auprès des jeunes depuis des décennies pour qu’on n’oublie pas ce qui s’est passé ce 10 juin 1944 dans ce village de la Haute Vienne où 642 personnes ont été tuées par la division SS Das Reich. Ce jour là  Camille Senon était dans le tramway la ramenant de Limoges à Oradour sur Glane,  lorsqu’elle a vu les flammes dans le village. Elle faisait  partie de la vingtaine de passagers qui ont échappé  au massacre . Et  » tout ce que j’ai fait depuis c’est pour le devoir de mémoire, ce n’est pas pour des décorations «  conclut aujourd’hui Camille Senon.

 

 

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28 mai 2016 6 28 /05 /mai /2016 16:19

par François Ruffin 27/05/2016 sur Fakir

On a besoin de vous

Le journal fakir est un journal papier, en vente dans tous les bons kiosques près de chez vous. Il ne peut réaliser des reportages que parce qu’il est acheté ou parce qu’on y est abonné !

« Médias, patrons et dirigeants de droite se sont choisis un homme de gauche sur mesure : Laurent Joffrin. Comme opposant, c’est encore plus tranquille qu’un perroquet empaillé », écrivions-nous à propos de L’Idiot utile du capital. Mais voilà que, au nom de la « liberté de la presse », il pique une grosse colère…

C’était la routine, ce jeudi soir, au journal de France Inter à 19 h : « Les violences en manif », « la radicalisation », « les pompistes, qui sont en première ligne pour recevoir la colère des automobilistes », etc.
Puis le présentateur, Alain Passerel, s’engage franchement :

« Il n’y a pas que d’essence dont ont été privés les Français aujourd’hui. L’absence de quotidiens nationaux dans les kiosques ce matin. Sauf un bon élève, L’Humanité, qui ne s’est pas fait prier pour publier la tribune de Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT. Les autres quotidiens ont refusé de céder au diktat. Résultat, grève des ouvriers du livre et non-parution du Figaro, du Parisien, de L’Equipe, etc. Ca s’appelle du chantage. Parce qu’ils ont refusé de céder au diktat de la CGT. Ca s’appelle du chantage. La conception de la liberté de la presse est un peu curieuse, du côté de la CGT, d’où la colère légitime des patrons de presse, même de celle qu’on classe à gauche. »

Et le présentateur de céder la parole à Laurent Joffrin, le patron de Libération :

« La décision de la CGT est honteuse et stupide. Ca va contre tous les principes, on n’a jamais publié de communiqué sous la pression, on ne le fera jamais, et donc on a bien fait de refuser. Et on voit le projet de la CGT, projet politique, c’est qu’il n’y ait qu’un seul journal. C’est un retour en arrière incroyable, ça ne s’est jamais produit. Y a une chanson des Beatles là-dessus, ça s’appelle Back in Ussr, ça veut dire retour en URSS. C’est ça la conception politique de la CGT aujourd’hui. »

En toute neutralité, toujours, le présentateur appuie cette subtile analyse, et nous offre un « clin d’œil » : la chanson des Beatles « Back in Ussr », car « ça va mieux en le chantant ».

Alain Passerel enchaîne ensuite avec un sujet sur les rémunérations des PDG, sur McDonald, sur le sommet du G7, avant de lancer : « Loin, bien loin des soucis français sur la loi Travail, les migrants continuent de mourir en Méditerranée… », sans lien aucun, donc, sinon ce sous-entendu : « Nous qui nous préoccupons de notre petit confort… »
Mais je voudrais revenir à Joffrin.
À sa conception à lui de « la liberté de la presse ».

Eux baignent avec bonheur dans cette démocratie rétrécie comme un poisson rouge tourne en rond dans l’eau tiède de son aquarium.

Soit : un jour par an, la CGT du livre impose son « diktat ».

Mais 364 jours par an, les quotidiens sont la propriété des grands patrons, Patrick Drahi pour Libération, le trio Bergé-Pigasse-Niel pour Le Monde, Serge Dassault pour Le Figaro, Bernard Arnault pour Les Échos et Le Parisien. Ça n’est pas l’URSS, certes, mais est-ce bien du pluralisme que de pouvoir choisir entre le journal d’un marchand d’armes et celui d’un banquier d’affaires, et dans tous les cas « s’informer » dans les colonnes de champions des holdings et des paradis fiscaux ? Est-ce bien conforme au projet du Conseil National de la Résistance, qui prévoyait d’affranchir la presse « des puissances d’argent » ? N’y a-t-il pas là, pour un démocrate comme Laurent Joffrin, matière à émotion, non pas un jour par an, mais tous les jours ?

Mais 364 jours par an, pour qui est habité de convictions hétérodoxes, nous avons à lutter contre la censure des quotidiens de Messieurs Drahi, Bergé-Pigasse-Niel, Dassault, Arnault. Nous avons à bâtir nos propres médias alternatifs avec deux morceaux de bois et trois bouts de scotch. Nous avons à passer sous les fourches caudines de Joffrin et de ses doctes confrères.
Sans doute ne le voient-ils pas, eux qui baignent avec bonheur dans cette démocratie rétrécie comme un poisson rouge tourne en rond dans l’eau tiède de son aquarium. Alors, un exemple : quand ont-ils fait leur Une, pour la dernière fois, sur le protectionnisme ? Jamais. Si demain, pourtant, le directeur de Libé était remplacé par le moins coûteux Joffrinescu en Roumanie, si les rédactions délocalisaient vers l’est en série, oui, ils s’en indigneraient aussitôt, soulèveraient l’Assemblée, feraient voter des lois contre « le dumping social ». Voilà quarante ans que ce scandale dure pour les ouvriers, et avec l’indifférence des médias : activement ou passivement, eux se font les partisans de « la libre circulation des capitaux et des marchandises », conformément aux intérêts de leurs grands patrons.
Quel jour de l’année, d’ailleurs, ces médias publient-ils des enquêtes, sur les fortunes de leurs propriétaires ? 2016 est une année bissextile, mais l’événement ne risque pas de se produire…
Est-ce cette autocensure, constante, sans répit, que Laurent Joffrin nomme « liberté de la presse » ?

Mais il y a pire.
Il y a pire, non pas 364 jours par an, mais même le 365ème !
C’est d’entendre Joffrin être qualifié « de gauche ».
Ça m’arrache le cœur.
Tous les samedis matins.
Sur France Inter.
Face à Alexis Brézet, du Figaro.
Être « représenté » par ça !
Par ce médiocre qui peine à aligner une idée sensée et trois mots audibles, qui marmonne dans sa barbiche !
Quand j’entendais Bernard Maris, souvent, je sentais qu’il portait ma parole, qu’il me fournissait des arguments, que je voudrais répliquer ça. Et idem, maintenant, avec Christian Chavagneux de Alter Eco.
Mais Joffrin !
Une épave intellectuelle.
Rien qui tienne debout.
Qu’on le laisse gloser dans le micro, d’accord, j’interdis rien, comme un petit vieux à l’hospice si c’est bon pour son traitement.
Mais pas en mon nom !
Pas sous l’étiquette « de gauche », pathétique repoussoir !
Le cadavre de Jaurès serait plus éloquent !

Notre pays souffre, c’est une évidence, d’une crise de la représentation, politique, mais également médiatique – avec des pans entiers qui sont exclus de l’Assemblée et des plateaux télés.
Quel est l’un des enjeux de la bataille en cours ?
Nous débarrasser d’une « fausse gauche » politique, du Parti socialiste des Valls-Macron-Hollande. Eh bien, de même, il faut que se débarrasser de la « fausse gauche » médiatique, que Joffrin et consorts soient évacués des studios de radio qu’ils occupent en notre nom, qu’on en dénonce l’usurpation.
Pierre Bourdieu le réclamait il y a vingt ans, il en appelait à un « mouvement social des journalistes contre tous les July et Joffrin » qui favorisent « à longueur d’éditoriaux les thèses mondialistes ».
Bourdieu est mort.
July est parti.
Joffrin, lui, sévit encore, avec d’incessants allers-retours (cinq en tout !, dix transferts !) entre Le Nouvel Obs et Libé, entre « l’hebdo de gauche » et « le quotidien de gauche », comme pour surveiller que ni l’un ni l’autre n’échappent à son insignifiance.
On attend donc ce mouvement des journalistes.
Qui viendrait libérer notre métier, moins de la CGT du Livre un jour par an, que du carcan des Joffrin les 364 jours restants.

On a piqué l’image au Facebook du Monde diplomatique.

Merci à François Ruffin pour cette analyse caustique et salutaire des réactions hypocrites - venant de "gauche" notamment et de Joffrin particulièrement, à la demande de la CGT - syndicat lourdement attaqué, et le seul ... - de faire paraître le 26 mai une tribune de Philippe Martinez, attaqué 24 heures sur 24, avec la CGT et les salariés qu'il représente, sans jamais être entendu ...

Ce qu'ils ne comprennent pas, c'est que les salariés, les militants, les syndicalistes, sont humiliés tous les jours par ces journalistes qui tiennent les plateaux télés, les infos et leur refusent la parole.  Vous les avez déjà entendus débattre entre eux du bien fondé de la loi Travail ? Ils ont rarement un contradicteur alors que plus de 70% des Français rejettent cette loi ?

Les humiliés, les offensés se rebiffent.  Et ça les surprend ?

 

Censure des Joffrin : 364 jours par an ! -  "Notre pays souffre, c’est une évidence, d’une crise de la représentation, politique, mais également médiatique – avec des pans entiers qui sont exclus de l’Assemblée et des plateaux télés." [ par François Ruffin]
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13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 08:33

La réflexion du jour: peut-être certains auront compris…. qui se trompe et qui nous trompe depuis cent ans…

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Peut-être certains auront compris enfin pourquoi, sans être quoiqu’on en dise particulièrement sectaire, je refuse que le parti communiste subordonne toute sa réflexion et son action à des alliances de sommet…

La comédie qui vient de se jouer au parlement dans laquelle on a vu les soutiens de Martine Aubry mystérieusement faire défection à la motion de censure dite de gauche, puis ceux qui avaient accepté de soutenir cette motion faire tous défection devant le vote de la motion de la droite qui demeurait le seul moyen d’empêcher de faire passer la loi… D’ailleurs les mêmes sans état d’âme n’ont-ils pas voté d’autres dispositions tout aussi nocives sous couvert de leur amour de l’Europe

[...]

La suite en cliquant ci-dessous

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18 mars 2016 5 18 /03 /mars /2016 05:28

Le samedi 19 mars à 19H30, le film de la grève de PSA Aulnay passe au Mercure à Elbeuf en avant première !

 

Le film sera suivi  d'un débat en compagnie la réalisatrice Françoise Davisse et de Jean Pierre Mercier DSC CGT de PSA.

Cinéma Mercure à Elbeuf - Samedi 19 Mars - "Comme des lions!" - Film sur la grève de PSA Aulnay.

Dans un magnifique documentaire, Comme des lions, la réalisatrice Françoise Davisse a filmé la lutte des ouvriers de l’usine PSA d’Aulnay pendant leurs quatre mois de grève et leurs deux ans d’engagement contre sa fermeture. Une plongée vivifiante dans la chaleur des AG, dont on ressort avec le sentiment que la lutte mérite d’être menée

 

Entretien.

“On est des ouvriers.” Nous sommes en mars 2013 et cette phrase laconique s’affiche fièrement sur la vitre d’un car de CRS. Elle a été écrite du bout des doigts sur de la buée par les ouvriers de l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois, embarqués par la police après l’occupation de la fédération patronale UIMM (Union des métiers et industries de la métallurgie). Depuis des mois ils luttent pour défendre leurs emplois. L’aphorisme en dit long, en dépit de sa banalité : alors que la classe ouvrière a perdu de son évidence, eux réaffirment sa persistance.

Dans un documentaire à paraître en salles le 23 mars, Comme des lions, la réalisatrice Françoise Davisse redonne toute sa place au monde ouvrier – un monde invisible à de nombreux égards. Pendant deux ans, elle a suivi les ouvriers de PSA-Aulnay en action, en 2012-2013. A l’opposé de certains journaux et reportages télévisés moralisateurs, condamnant systématiquement la violence des travailleurs plutôt que celle des patrons, elle nous donne à voir et à écouter sur le temps long (115 minutes) les salariés en lutte. Entretien.

Ce 4 février avait lieu la manifestation de soutien aux huit salariés de Goodyear condamnés à de la prison ferme pour avoir défendu leur emploi. Leur situation vous a-t-elle rappelé celle des ouvriers de PSA que vous avez suivis et filmés pendant deux ans ?

Françoise Davisse – Tout à fait, car les mécanismes stratégiques de part et d’autre sont les mêmes. Il y a une stratégie nette qui consiste à criminaliser tout mouvement quand une bagarre s’engage dans une entreprise, quoi qu’aient fait les gens. C’est un des éléments de la stratégie des directions. Dans n’importe quel conflit depuis le XIXe siècle, l’accusation de violence intervient assez tôt. Elle permet de déconsidérer les ouvriers, et de faire dévier la lutte, car les grévistes sont obligés de se battre pour empêcher les sanctions.

Ce qui m’a également marquée, c’est que les salariés sont confrontés à un problème d’image considérable pour se mettre en lutte. Ils doivent faire un pas de côté par rapport à l’image qu’ils ont d’eux-mêmes dans l’entreprise. Ils prennent conscience du fait qu’ils ont des intérêts différents du camp d’en face. Décider de se mettre en grève, c’est changer d’image personnelle.

Quand la justice condamne les huit salariés de Goodyear à de la prison ferme, elle renforce l’idée que ce sont des voyous dans l’esprit de ceux qui hésitent à se mettre en lutte. Pour eux, cela confirme qu’il y a deux mondes : celui des salariés qui bougent et celui des salariés qui ne bougent pas. C’est ce qui m’inquiète le plus.

Il y a une séquence où Jean-Pierre Mercier, négociateur CGT , est interviewé par Jean-Pierre Elkabbach sur la grève et le journaliste insinue clairement que les grévistes sont coupables de violences…

Ce qui est impressionnant à l’image, c’est que Jean-Pierre Elkabbach lit ces mots, il les a écrits. Cela signifie qu’il savait à l’avance comment il allait conclure l’interview : “La contestation, Jean-Pierre Mercier, elle est utile, mais les cris, les invectives, les menaces, les coups le sont beaucoup moins”. C’est incroyable, et c’est ce que je voulais montrer : il y a un cadre générique des luttes dans les médias, qui consiste à faire passer les gens qui luttent pour des voyous.

Aviez-vous à cœur de montrer la réalité de l’intérieur, sur le long terme, de redonner de la dignité aux ouvriers ?

Mon but n’était pas celui-ci au départ, mais c’est le résultat à l’arrivée. Alors que l’air du temps est à la résignation, ces salariés ont pris leur destin en main en se disant : notre boîte va fermer, au lieu de se taire, un an avant, on va organiser la lutte. C’est le scénario contraire à celui auquel on nous a habitués. Que peut-on faire dans ces cas-là ? C’est ce qui m’intéressait. J’ai découvert que c’était possible de se tenir droit, de faire face, de refuser, de défendre son emploi. Quelle que soit l’issue du conflit, on est toujours gagnant quand on lutte, car on devient quelqu’un.

Comment vous êtes-vous immergée avec votre caméra dans l’usine de PSA-Aulnay ?

C’est Philippe Julien qui m’a fait entrer dans cet univers. Il habite Saint-Denis et moi aussi. C’est lui que je connaissais. J’avais entendu parler de la grève qu’ils avaient faite en 2007. Ils réclamaient 300 euros d’augmentation. Je me suis dit qu’ils en voulaient. C’est lui que je suis allée voir, et Agathe, une militante de la CGT, est une des premières à avoir discuté avec moi car c’est une femme et moi aussi.

Vous y êtes entrée par le prisme du syndicalisme. Au-delà de ces militants, l’usine était-elle politisée ?

Elle ne l’est pas. Ce qui était atypique, c’est ce petit groupe très politisé. Mais dans le contexte de l’élection présidentielle, les gens mettaient leurs espoirs en François Hollande, ils en avaient mare de Sarkozy. Au-delà de ce noyau dur politique, c’était comme partout. J’ai élargi le cadre de ceux que je filmais au maximum, puis j’ai suivi ceux qui luttaient.

Certains rejoignent la lutte pour la première fois, et ils ne semblent pas être complexés par les militants aguerris comme Jean-Pierre Mercier et Philippe Julien…

En effet, les gens qui n’étaient pas des habitués de la lutte ont trouvé leur place. La démocratie était superbe dans les AG, un véritable espace de parole se construisait : chacun a son avis, est écouté… C’est passionnant de voir cette évolution. Ce sont des non-syndiqués qui écrivaient les revendications après avoir fait le tour de l’usine, et ce sont eux qui géraient les payes pendant la grève.

Les syndicalistes se sont donc laissé déborder par la grève ?

Dans leur esprit, dès le départ, c’était “un bonhomme une voix”, comme dit Mercier. L’idée c’était que l’usine appartenait à tout le monde. Le mouvement n’est pas dirigé au sens syndical du terme. Tout est transparent. Il y avait une faculté d’écoute remarquable.

Comment avez-vous ressenti la place des femmes dans ce milieu très masculin ?

Il y a grand respect des femmes. Elles sont écoutées, respectées. D’après ce qu’elles disent, c’est des boulots tellement durs que, gréviste ou pas, il y a une vraie solidarité. Je l’ai ressenti pendant la grève.

Les grévistes disent qu’une de leurs victoires est simplement d’avoir résisté, d’avoir montré que les salariés d’une usine ne se laissent pas marcher sur les pieds quand on leur annonce qu’elle va fermer…

C’est Didier Georget [délégué CGT à l’usine d’Aulnay, ndlr] qui dit cela. Ils ont perdu, certes, leur usine a tout de même fermé. Mais il faut aller plus loin. Tu perds seulement quand tu ne fais rien, car tu n’as rien à retirer de ce qui t’est arrivé. Il y a une scène où les non-grévistes pètent les plombs à la fin, car ils se retrouvent sans rien. Ils ne pensaient pas que ça se passerait comme ça. Si certains n’avaient pas fait grève, cela aurait été mauvais signe. Je suis contente d’avoir été au bout de ce film, car il montre que la grève vaut le coup d’être vécue.

Propos recueillis par Mathieu Dejean

 

« COMME DES LIONS, un chef d’œuvre qui fera date... une réalisatrice qui filme

comme une lionne... une si belle lutte non pas pour gagner mais pour ne pas tout perdre, et en même temps une victoire totale, celle de la dignité, de la fraternité,

de la vraie démocratie dans toute sa complexité... »

Marcel Trillat, réalisateur

 

Aviez-vous à cœur de montrer la réalité de l’intérieur, sur le long terme, de redonner de la dignité aux ouvriers ?

Mon but n’était pas celui-ci au départ, mais c’est le résultat à l’arrivée. Alors que l’air du temps est à la résignation, ces salariés ont pris leur destin en main en se disant : notre boîte va fermer, au lieu de se taire, un an avant, on va organiser la lutte. C’est le scénario contraire à celui auquel on nous a habitués. Que peut-on faire dans ces cas-là ? C’est ce qui m’intéressait. J’ai découvert que c’était possible de se tenir droit, de faire face, de refuser, de défendre son emploi. Quelle que soit l’issue du conflit, on est toujours gagnant quand on lutte, car on devient quelqu’un.

Comment vous êtes-vous immergée avec votre caméra dans l’usine de PSA-Aulnay ?

C’est Philippe Julien qui m’a fait entrer dans cet univers. Il habite Saint-Denis et moi aussi. C’est lui que je connaissais. J’avais entendu parler de la grève qu’ils avaient faite en 2007. Ils réclamaient 300 euros d’augmentation. Je me suis dit qu’ils en voulaient. C’est lui que je suis allée voir, et Agathe, une militante de la CGT, est une des premières à avoir discuté avec moi car c’est une femme et moi aussi.

Vous y êtes entrée par le prisme du syndicalisme. Au-delà de ces militants, l’usine était-elle politisée ?

Elle ne l’est pas. Ce qui était atypique, c’est ce petit groupe très politisé. Mais dans le contexte de l’élection présidentielle, les gens mettaient leurs espoirs en François Hollande, ils en avaient mare de Sarkozy. Au-delà de ce noyau dur politique, c’était comme partout. J’ai élargi le cadre de ceux que je filmais au maximum, puis j’ai suivi ceux qui luttaient.

Certains rejoignent la lutte pour la première fois, et ils ne semblent pas être complexés par les militants aguerris comme Jean-Pierre Mercier et Philippe Julien…

En effet, les gens qui n’étaient pas des habitués de la lutte ont trouvé leur place. La démocratie était superbe dans les AG, un véritable espace de parole se construisait : chacun a son avis, est écouté… C’est passionnant de voir cette évolution. Ce sont des non-syndiqués qui écrivaient les revendications après avoir fait le tour de l’usine, et ce sont eux qui géraient les payes pendant la grève.

Les syndicalistes se sont donc laissé déborder par la grève ?

Dans leur esprit, dès le départ, c’était “un bonhomme une voix”, comme dit Mercier. L’idée c’était que l’usine appartenait à tout le monde. Le mouvement n’est pas dirigé au sens syndical du terme. Tout est transparent. Il y avait une faculté d’écoute remarquable.

Comment avez-vous ressenti la place des femmes dans ce milieu très masculin ?

Il y a grand respect des femmes. Elles sont écoutées, respectées. D’après ce qu’elles disent, c’est des boulots tellement durs que, gréviste ou pas, il y a une vraie solidarité. Je l’ai ressenti pendant la grève.

Les grévistes disent qu’une de leurs victoires est simplement d’avoir résisté, d’avoir montré que les salariés d’une usine ne se laissent pas marcher sur les pieds quand on leur annonce qu’elle va fermer…

C’est Didier Georget [délégué CGT à l’usine d’Aulnay, ndlr] qui dit cela. Ils ont perdu, certes, leur usine a tout de même fermé. Mais il faut aller plus loin. Tu perds seulement quand tu ne fais rien, car tu n’as rien à retirer de ce qui t’est arrivé. Il y a une scène où les non-grévistes pètent les plombs à la fin, car ils se retrouvent sans rien. Ils ne pensaient pas que ça se passerait comme ça. Si certains n’avaient pas fait grève, cela aurait été mauvais signe. Je suis contente d’avoir été au bout de ce film, car il montre que la grève vaut le coup d’être vécue.

Propos recueillis par Mathieu Dejean

 

« COMME DES LIONS, un chef d’œuvre qui fera date... une réalisatrice qui filme

comme une lionne... une si belle lutte non pas pour gagner mais pour ne pas tout perdre, et en même temps une victoire totale, celle de la dignité, de la fraternité,

de la vraie démocratie dans toute sa complexité... »

Marcel Trillat, réalisateur

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8 mars 2016 2 08 /03 /mars /2016 22:35

Publié par David NOËL. Vu sur le blog de la section d'Hénin-Beaumont du PCF

"Journée de la femme" : l'oeil de Babouse
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29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 08:53

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

A son tour, la Cour de cassation sanctionne l'action syndicale

Ce 9 février, l'instance judiciaire suprême de la France a décrété qu'une simple distribution de tracts, sans déclaration préalable en préfecture, était illégale. Pierre Coquan, à l'époque secrétaire général de l'UD CGT du Rhône, doit donc être rejugé par la Cour d'appel de Grenoble.

Les faits remontent en 2010. La CGT bataillait ferme contre la réforme des retraites de Nicolas Sarkozy. Pierre Coquan avait organisé une simple distribution de tracts à un péage autoroutier. Le Tribunal correctionnel de Villefrancehe-sur-Saône l'avait relaxé. Appel du procureur et donc du gouvernement. Et de fil en aiguille, l'affaire est survenue devant la Cour de cassation: annulation des relaxes précédentes et notre camarade doit être rejugé en fonction de l'arrêt de la Cour de cassation.

Celle-ci décrète que "Constitue une manifestation (...) tout rassemblement statique ou mobile, sur la voie publique, d'un groupe de personnes aux fins d'exprimer collectivement et publiquement une opinion ou une volonté commune". Et comme toute manifestation doit être déclarée préalablement en préfecture, le voyou qu'est Pierre Coquan doit être impérativement rejugé pour des faits illicites. Il faut dire qu'aucune législation, votée par Parlement, n'avait définie jusqu'à présent ce qu'était une manifestation. Désormais, lutte des classes oblige, c'est fait!

Cette très grave décision de la Cour de cassation est une atteinte à la liberté d'expression collective.

Dans cette affaire, encore une fois, pas de victime ni de partie civile. Mais comme pour les 8 de Goodyear, le procureur de la République a fait appel jusqu'au bout. Sous Nicolas Sarkozy et sous François Hollande.

Sous ce dernier, le ministère public a donc poursuivi l'oeuvre de celui qui dépendait du gouvernement sarkozyste. Depuis mai 2012, les ministre de la justice ont été Christiane Taubira hier, Jean-Jacques Urvoas aujourd'hui, dans un gouvernement de gôche.

J'ai écrit de gôche, je m'en excuse. C'est gouvernement réactionnaire qu'il fallait lire. Et la lutte des classes existe toujours.

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28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 22:40

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Le Premier ministre britannique David Cameron et le Premier ministre tchèque Bohuslav Sobotka.  Alors que David Cameron a arraché à Bruxelles un "statut spécial" favorable au Royaume-Uni pour tenter de le maintenir dans l'Union, son homologue tchèque

Le Premier ministre britannique David Cameron et le Premier ministre tchèque Bohuslav Sobotka. Alors que David Cameron a arraché à Bruxelles un "statut spécial" favorable au Royaume-Uni pour tenter de le maintenir dans l'Union, son homologue tchèque (Crédits : David W Cerny/Reuters)

Faut-il craindre un effet domino si la Grande-Bretagne quitte l'Union européenne? C'est en tout cas la menace qu'a laissé planer, mardi, le Premier ministre tchèque, Bohuslav Sobotka, en affirmant qu'un débat serait engagé dans son pays d'ici à "quelques années" si cette hypothèse devait se confirmer.

Naguère utilisée pour décrire le basculement des pays d'Europe de l'Est dans le giron soviétique, la théorie de l'effet domino pourrait bien resurgir à l'aune de l'actuel débat sur le "Brexit". En effet, si la Grande-Bretagne quittait l'Union européenne au terme du référendum prévu le 23 juin prochain, la République tchèque se pencherait également sur la question, a averti mardi son Premier ministre, Bohuslav Sobotka.

"Si la Grande-Bretagne quitte l'UE, un débat sur le retrait de la République tchèque sera à attendre dans quelques années", a déclaré Bohuslav Sobotka à l'agence tchèque CTK. L'impact risque d'être vraiment énorme", a-t-il insisté, avant de mettre en garde contre les conséquences économiques et sécuritaires d'un éventuel retrait de son propre pays.

Aujourd'hui, 62% des Tchèques voteraient contre l'adhésion à l'UE...

Après la partition à l'amiable de la Tchécoslovaquie en 1993, la République tchèque a rejoint l'Otan en 1999 et la Slovaquie l'a suivie en 2004, avec l'adhésion des deux pays à l'UE. Malgré le bénéfice tiré des fonds d'investissements structurels européens, la République tchèque conserve une large défiance vis-à-vis de l'UE. Selon un sondage effectué en octobre dernier par l'institut de sondage pragois STEM, trois Tchèques sur cinq sont mécontents de l'appartenance de leur pays à l'Union. Et si un référendum sur l'adhésion à l'UE devait se tenir aujourd'hui, 62% d'entre eux voteraient contre. Le débat autour de la volonté de Bruxelles de contraindre certains des Etats membres - et notamment d'accroître la participation des pays d'Europe de l'Est - à accepter des quotas pour l'accueil des migrants n'a fait qu'accroître cette défiance.

manifestations anti-migrants à Prague

Une manifestation anti-migrants à Prague, début février 2016. (Photo: David W Cerny/ Reuters)

Alimenté notamment par l'ancien président eurosceptique Vaclav Klaus, chef de l'Etat en 2003-2013, le sentiment anti-européen actuel est d'ailleurs surtout lié à la crise migratoire, précise STEM. Le président tchèque de gauche, Milos Zeman, réclame également un coup de frein à la vague de migrants et de réfugiés arrivant en Europe. Il a même participé l'année dernière à un rassemblement contre les migrants, organisé par le mouvement xénophobe "Bloc contre l'islam".

...mais n'aimeraient sûrement pas revenir dans la zone d'influence russe

Mais, selon le Premier ministre, une fois sortie de l'Union européenne, la République tchèque se retrouverait dans la "sphère d'influence" de la Russie.

"Il s'agirait là d'une négation absolue de l'évolution depuis 1989", date de la chute du régime communiste à Prague, a-t-il lancé.

Une hypothèse impopulaire dans l'ex-Etat soviétique, berceau du "Printemps de Prague" qui a ouvert la voie à une libéralisation progressive dans les anciens Etats satellites de l'URSS, initiée en janvier 1968 par le président Dubček et violemment réprimée huit mois plus tard, avec l'invasion des chars russes dans la capitale tchécoslovaque.

Les Serbes affichent leur désillusion avant même d'entrer dans l'UE

Pendant ce temps, le Premier ministre serbe Alexandre Vucic a a enfoncé le clou en affirmant que l'adhésion à l'Union européenne n'était plus "le grand rêve d'autrefois" pour les Etats des Balkans.

 "L'Union européenne à laquelle nous aspirons tous a perdu son pouvoir magique", a-t-il déploré à l'occasion d'une conférence de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (EBRD). "Quand vous voyez qu'au Royaume-Uni au moins 50% des gens disent qu'ils veulent sortir, cela a un effet sur l'opinion", a ajouté le chef d'Etat.

Sept pays sont actuellement candidats pour rejoindre l'UE lors de la prochaine phase d'élargissement, à l'horizon 2019: la Serbie, le Monténégro, la Bosnie-Herzégovine, l'Albanie, la Turquie et la Macédoine. Les rapports européens pointent ici et là des taux de chômage record, un niveau de corruption élevé ou autant de points susceptibles d'empêcher ou de retarder une adhésion de plusieurs années. Si tant est qu'ils veuillent toujours rejoindre l'Union européenne d'ici là.

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