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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
20 juillet 2021 2 20 /07 /juillet /2021 16:51
"Notre projet de reprise industrielle toujours d’actualité" dit la CGT-Chapelle-Darblay
"Notre projet de reprise industrielle toujours d’actualité" dit la CGT-Chapelle-Darblay

Notre projet de reprise industrielle toujours d’actualité.

*

Nous sommes en cette période annuelle de congés peu propice à discuter et solutionner les problèmes, c’est même plus souvent la période des mauvais coups.

De plus les élections étant passées, on croirait que beaucoup de politiques sont partis sur la plage au moins jusque septembre.

He bah pas nous et notre CGT, nous continuons à travailler avec le groupe de repreneurs pour qu’une véritable et sérieuse offre soit déposée le plus rapidement possible.

Et ce n’est pas toujours simple puisque UPM, la région et le ministère de l’économie et des finances ont choisi pour l’instant la facilité avec l’offre hydrogène.[...]

La suite ci-dessous :

Un article qui date de 2020, mais qui dit très bien les enjeux, ci-dessous, sur le site "20 minutes" :

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7 juillet 2021 3 07 /07 /juillet /2021 00:20

Sur le site de la CGT Chapelle-Darblay

 Philippe Martinez soutient une alternative au projet dans l’hydrogène de Samfi Invest. –

Philippe Martinez a fait le déplacement. Le secrétaire général de la Confédération nationale du travail (CGT) s’est rendu, le vendredi 2 juillet, à Grand-Couronne (Seine-Maritime) pour dénoncer, avec une centaine de manifestants, le projet de reconversion de Chapelle Darblay vers l’hydrogène.

Lors d’un conseil social et économique (CSE) extraordinaire, le finlandais UPM présentait ce même vendredi un « projet de cession » de la papeterie à Samfi Invest. Un projet, porté par H2V dont Samfi Invest est actionnaire, qui « manque de cohérence », car dans « l’hydrogène aujourd’hui, il n’y a rien de très concret », selon Philippe Martinez.

De source syndicale, un projet porté par Veolia permettrait toujours de produire des papiers recyclés comme les papiers pour ondulé (PPO) issus de papiers et cartons à recycler (PCR). Cette solution permettrait de préserver 300 à 350 postes, soit trois fois plus d’emplois que le projet de Samfi Invest.

Aberration Pour Greenpeace, la fermeture définitive de l’usine de recyclage serait « une aberration sociale autant qu’environnementale ». Jusqu’à son arrêt en 2020, la papeterie avait pour spécialité le papier journal recyclé. Selon l’organisation non gouvernementale (ONG), « depuis l’arrêt des machines », quelque « 480 000 tonnes de papier ont été envoyées à l’étranger, incinérées ou enfouies, et des tonnes d’équivalent CO2 ont été inutilement produites ».

Une position en ligne avec celle de la Fédération des activités de dépollution et de l’environnement (Fnade) pour qui Chapelle Darblay était « un très gros débouché » pour la collecte française. Sérieux La CGT indique que Veolia a deux partenaires : Tetu et Fibre excellence. « Ils sont besoin de trois mois pour finaliser leur offre. Ils se sont engagés à payer pendant trois mois eux-mêmes le coût du maintien en état du site ».

Estimant qu’UPM n’est pas intéressé par « un projet concurrent », Philippe Martinez regrette que le gouvernement dise « qu’on ne peut plus rien faire ».

Maire PS de Rouen, Nicolas Mayer-Rossignol soutient le projet « sérieux » de Veolia. Implanté à Saint-Gaudens (Haute-Garonne), Fibre excellence est, par ailleurs, engagé dans la relance de l’usine de pâte de Tarascon (Bouches-du-Rhône).

Député de Seine-Maritime, Stéphanie Kerbarh ne cache pas sa déception dans le quotidien Paris-Normandie le 3 juillet : « C’est un sentiment d’immense gâchis, compte tenu des potentialités du site, qui prédomine chez moi aujourd’hui. En faisant le choix du projet visant à transformer la papeterie Chapelle Darblay de Grand-Couronne en unité de production d’hydrogène, le groupe finlandais UPM vient non seulement de porter un rude coup à la filière française de recyclage du papier, mais aussi de réduire considérablement l’offre d’emplois susceptibles d’être proposés sur le site ».Exclue de La République en marche (LREM), la secrétaire de la commission du développement durable à l’Assemblée nationale était candidate aux régionales en Normandie, à la tête d’une liste sans étiquette.

Conséquences Le 18 juin, Jean-Luc Léger, président du conseil économique, social et environnemental régional (Ceser) de Normandie, indiquait : « Si Chapelle Darblay ferme définitivement, il ne sera tout simplement plus utile de trier les papiers et cartons puisque les conséquences économiques, sociales et environnementales seraient pires que l’intérêt de recycler à l’autre bout du monde. Implicitement, si les décideurs publics acceptent la fin de l’activité de production de papier par recyclage, ils acceptent du même coup de détruire ce qu’il est convenu d’appeler de la matière première. Quelle société peut aujourd’hui accepter de détruire de la matière première ? »

Publié dans CGT UPM Chapelle Darblay | Pas de Commentaire »

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1 juillet 2021 4 01 /07 /juillet /2021 23:57

Près de Rouen, Chapelle Darblay, la seule usine de papier journal 100% recyclé ...

Bruno Lemaire, le gouvernement les ont donc trompés ?

"Relocalisations" chantaient-ils en choeur quand les masques ne parvenaient pas dans nos hôpitaux ...

"Délocalisation", "camions sur les routes pour transporter les déchets"  ... décident-ils aujourd'hui.

"Ce n'est pas moi", dit le ministre

"Ce n'est pas moi", dit le premier ministre

Le président, lui, ne dit rien ...

Comment s'étonner donc que les Français, les ouvriers, les premiers de corvée et premiers licenciés ou envoyés en pré-retraite, les jeunes qui veulent un emploi ou une formation se détournent du vote et de l'isoloir quand ceux qui doivent décider et faire détournent le regard quand l'industrie disparaît ?

YG.

Capture d’écran 2021-06-29 153331

https://www.radioclassique.fr/magazine/articles/pres-de-rouen-la-seule-usine-de-papier-journal-100-recycle-attend-detre-fixee-sur-son-sort/

https://www.radioclassique.fr/magazine/articles/pres-de-rouen-la-seule-usine-de-papier-journal-100-recycle-attend-detre-fixee-sur-son-sort/

Lu sur le blog de CGT-Chapelle Darblay : http://cgtchapelledarblayupm.unblog.fr/

Le site de La Chapelle Darblay près de Rouen est unique en France et tous les acteurs que la CGT a réuni pour être porteurs de projets diversifiés industriels en conviennent : on ne peut pas faire une croix sur cet outil moderne qui répond aux défis environnementaux d’aujourd’hui et de demain.

Les débouchés pour les vieux papiers sont multiples : papier-presse, sacherie, ouate, production d’énergie…L’avenir du site on le sait est multiple,et le gouvernement qui s’était engagé à oeuvrer à porter des projets industriels papetiers est prêt aujourd’hui à trahir la confiance des salariés en portant un projet hydrogène qui risque de condamner l’outil industriel et de le voir complètement démanteler.

Perdre ce site serait un non sens social et environnemental !

La France n’est pas particulièrement exemplaire sur le traitement des déchets, La Chapelle l’est! Elle est un acteur essentiel de l’économie circulaire de la Région, de l’axe Seine et au delà. La Chapelle, c’est plus de 30% du recyclage des vieux papiers de toute la France, celui qui est trié par les citoyens et collecté par des centaines de collectivités.

Le temps s’est écoulé, un Comité Social Economique se tient vendredi pour sceller le sort de La Chapelle. Le gouvernement peut encore agir pour donner du temps aux acteurs qui croient dans l’avenir du site.

Nous appelons toutes les forces de la CGT, et aussi tous les acteurs associatifs, politiques et économiques qui soutiennent depuis de longs mois les projets et qui croient à l’avenir de l’industrie en France à se mobiliser ensemble.

Capture d’écran 2021-06-29 153331

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28 mai 2021 5 28 /05 /mai /2021 15:30
 Julien Sénécal, Cyril Briffault et Arnaud Dauxerre (de gauche à droite) se battent pour sauver l’usine la plus verte de la filière papier en France. EHD

Julien Sénécal, Cyril Briffault et Arnaud Dauxerre (de gauche à droite) se battent pour sauver l’usine la plus verte de la filière papier en France. EHD

Ouvriers et écolos unis dans le papier
Fermée depuis un an, la seule papeterie française à produire du papier 100% recyclé se bat pour sa survie. Avec les soutiens conjugués des syndicats et de mouvements écologistes de France et d’Uruguay.
 
A Chapelle Darblay, Arnaud Dauxerre feint de s’interroger:
 
«Quelle est la logique de faire de la pâte marchande de papier en Uruguay à destination de l’Asie? C’est sûr, ils vont produire deux millions de tonnes contre 250 000 tonnes ici. Mais il faut revenir sur ces inepties mondialisées si on veut faire une vraie transition écologique.»
 

Un silence de cathédrale règne dans la papeterie de Chapelle Darblay, magistrale usine ouverte il y a près d’un siècle à Grand-Couronne, en périphérie de Rouen, sur la rive de la Seine. «Avant, il fallait crier pour s’entendre, le bruit était à 90 décibels au minimum, la chaleur à au moins 30 degrés», rappelle Cyril Briffault. L’opérateur finition et délégué syndical CGT, âgé de 44 ans, se trouve devant la machine 6, un mastodonte industriel à l’intérieur duquel le papier était égoutté, essoré et séché à une vitesse de 90 km/h quand l’usine tournait aux trois-huit. «C’était un métier passionnant, toujours différent, il fallait s’y connaître en dynamique des fluides, en hydraulique, en condensation», raconte avec des étoiles dans les yeux ce père de trois enfants, entré à l’usine en 1998.

Passionnant, et surtout vertueux. Chapelle Darblay, c’était 350 000 tonnes de papier recyclé chaque année, soit l’équivalent du geste de tri de 24 millions de Français·es. C’était aussi une chaudière biomasse qui permettait à l’usine d’avoir un bilan carbone positif et une station d’épuration capable de déminer l’eau et de la réutiliser au lieu de la rejeter dans la Seine. Bref, selon les mots de la députée En Marche Camille Galliard-­Minier, rapporteure d’une note d’information sur la filière recyclage du papier, c’était une «industrie du futur» que le groupe finlandais UPM a fermée l’an dernier.

[...]

Source et suite : http://cgtchapelledarblayupm.unblog.fr/2021/05/21/ouvriers-et-ecolos-unis-dans-le-papier/

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14 avril 2021 3 14 /04 /avril /2021 03:28
Papeterie UPM ex Chapelle d'Arblay à Grand Couronne en Seine-Maritime © Radio France - Yves René Tapon

Papeterie UPM ex Chapelle d'Arblay à Grand Couronne en Seine-Maritime © Radio France - Yves René Tapon

Seule usine en France à produire du papier journal 100% recyclé et pionnière dans l'économie circulaire, Chapelle-Darblay est un fleuron de l'industrie de demain. Pourtant, dans le seul but d'accroître ses profits, le groupe finlandais UPM a décidé de fermer l’usine, sans la mettre en vente, afin de pouvoir la démanteler...

Pourquoi faut-il agir maintenant ?

Parce que s’il n’y a pas de repreneur avant le 15 juin pour l’ensemble de l’activité de Chapelle-Darblay, l’usine fermera définitivement ses portes. Ce sera la perte d’un savoir-faire unique et d’une activité qui ont fait prospérer la région depuis près de 100 ans. Il y a quelques mois encore, ce sont plus de 200 personnes qui travaillaient sur le site et 567 emplois indirects qui en dépendaient !

Parce que Chapelle-Darblay a déjà les deux pieds dans le monde d'après. Avec son raccordement au rail et son accès à la Seine, l’usine récupérait annuellement 350 000 tonnes de papiers, soit l’équivalent du geste de tri de 24 millions de personnes. Elle produisait 240 000 tonnes de papiers recyclés par an, soit l’équivalent de 50% de la consommation française de papier journal. L’usine possède également une chaufferie biomasse capable de chauffer l’équivalent d’une ville de 20 000 habitants, ainsi qu’une station d’épuration pouvant subvenir aux besoins de 400 000 habitants. Elle est la démonstration qu’on peut concilier industrie et préservation de l’environnement.

Suite ci-dessous et signez la pétition :

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22 décembre 2020 2 22 /12 /décembre /2020 17:27
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20 septembre 2020 7 20 /09 /septembre /2020 15:40
Manifestation du 17 septembre - Les militants de Chapelle Darblay portent une banderole dénonçant la casse industrielle - Ils se battent depuis 1983 ! - Sur l'image au-dessous, la manif emprunte la rue du contrat social avant d'arriver à la préfecture - Pauvre Jean-Jacques !

Manifestation du 17 septembre - Les militants de Chapelle Darblay portent une banderole dénonçant la casse industrielle - Ils se battent depuis 1983 ! - Sur l'image au-dessous, la manif emprunte la rue du contrat social avant d'arriver à la préfecture - Pauvre Jean-Jacques !

Un dernier petit tour et puis s’en iront !

*

Mais à quoi servent-ils, quelques soient leurs étiquettes quand ils ont le pouvoir,

ils ne peuvent rien faire pour nos industries, nos emplois, etc…                                                                                   

 Par contre ils ont le pouvoir de ne pas augmenter le smic !!!

*

fIl y avait du beau monde ce vendredi 11 septembre à la commission industrielle pour se pencher au chevet de notre belle entreprise Chapelle Darblay.

Autour du Préfet se pressaient le Président de la Région Normandie Hervé Morin, le Président de la Métropole Rouen Normandie Nicolas Mayer-Rossignol, le Président de la CCI Rouen Métropole, Madame la Maire de Grand-Couronne de même que les Députées Stéphanie Kerbahr, rapporteure du Projet de Loi Economie Circulaire et Sira Sylla, Député de la circonscription où se situe Chapelle Darblay et bien évidemment nos interlocuteurs des services de l’Etat, de la région ou de la Métropole.

L’Union Départementale CGT était représentée par son secrétaire général Pascal Morel et le Bureau Confédéral par Nathalie Verdeil ; Chapelle Darblay reste en effet le symbole de l’urgence environnementale pour toute la CGT !

Nous, le syndicat CGT Chapelle Darblay et vos élus avaient quant à eux en tête la dernière déclaration de Bruno Le Maire de mercredi dernier affirmant le retrait définitif du projet VPK après une question posée par la Députée Kerbahr !

Nous avions surtout l’absolue volonté que l’Etat, la Région et la Métropole perçoivent les mêmes enjeux que nous sur le rôle de Chapelle Darblay et partagent le même projet industriel pour y répondre.

Nos travaux engagés durant l’été et les rapports d’étapes nous permettaient d’y croire.

Que nous serions nous dit si vos élus n’avaient pas initié les études fin juillet !?

Après une présentation très factuelle par les services de l’Etat des conclusions intermédiaires des études techniques et économiques portées par le syndicat CGT Chapelle Darblay et vos élus, la conclusion est que OUI il y a des débouchés possibles et durables au recyclage des papiers et que OUI Chapelle Darblay doit renaître du diktat de fermeture ! 

Alors Oui le projet de Ouate pour isolation peut être un développement techniquement possible,

Alors Oui le projet de production de pâte marchande recyclée peut être techniquement possible,

Alors Oui le projet VPK ou celui d’un cartonnier reste tout à fait possible,

Mais oui c’est plus facile de tourner la page, d’attendre le licenciement de vos élus trouble-fête et porteurs des études pour accueillir sur un site présentable, le Valgo de Chapelle Darblay que pourrait être le Groupe Lhotelier comme nous le dit Monsieur Kubiak !

Mais Non, vos élus ne se résigneront pas et continuerons à croire en un avenir durable et responsable pour Chapelle Darblay car il est possible si nous y apportons méthode, sueur et intelligence collective ![...]

Lire la suite ici : http://cgtchapelledarblayupm.unblog.fr/

 

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18 juin 2020 4 18 /06 /juin /2020 22:50

Chapelle Darblay, les salariés veulent garder espoir

Posté par cgtchapelledarblayupm le 16 juin 2020

Fermeture de la papeterie Chapelle Darblay à Grand Couronne :
Les salariés veulent garder espoir
 

Ce lundi 15 juin est un jour particulier pour la papeterie UPM Chapelle Darblay de Grand Couronne, près de Rouen. Le plan social, actant la fermeture du site et le licenciement des 228 salariés, sera présenté en début d’après midi lors d’un CSE central. Mais les « Pap Chap » veulent encore y croire.

 

En septembre dernier, les représentants syndicaux de Chapelle Darblay annonçaient aux salariés la mise en vente de l’usine. © Radio France - Anne Bertrand

Ce lundi 15 juin signera-t-il l’acte de décès pour la papeterie UPM Chapelle Darblay, au terme de plus de 90 ans d’existence? Le plan social, actant la fermeture du site et le licenciement des 228 salariés, est présenté à partir de 13h30 en CSE central. Cette usine, née en 1927 à Grand Couronne, dans la métropole rouennaise, doit fermer début juillet. Les lettres de licenciement suivront.

 

Et pourtant les papetiers de Chapelle Darblay tentent de garder espoir. Ils ne peuvent imaginer qu’aujourd’hui la seule usine en France à faire du papier journal 100% recyclé disparaisse. C’est pour eux contraire au « monde d’après résolument écologique » vanté encore le 5 juin dernier sur Twitter par Emmanuel Macron [...]

La suite sur le site de la CGT-Chapelle Darblay

 

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22 mai 2020 5 22 /05 /mai /2020 23:46

Lu sur le site de la CGT Chapelle Darblay

Le Finlandais UPM, propriétaire du site papetier qui assure une partie du recyclage des déchets français de papier, compte demander le 15 juin la fin du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), après le retrait de l’offre de reprise du cartonnier belge VPK. La recherche de solutions alternatives se poursuit malgré tout.

La filière française de recyclage des déchets papier risque de s’enfoncer un peu plus encore dans la crise . Le Finlandais UPM, propriétaire du site de la Chapelle Darblay qui fabrique du papier journal à partir de recyclé grâce à un procédé qu’il a inventé en 1985, compte demander le 15 juin la fin du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE). En pleine crise sanitaire, le fabricant de cartons belge VPK a en effet renoncé le 20 avril à la reprise. « Il faudra une vingtaine de jours pour traiter la demande, donc l’activité cessera vers mi-juillet, avec le licenciement des 230 employés du PSE », résume Arnaud Dauxerre, un des cadres de la Chapelle Darblay.

La course à la recherche de solutions alternatives se poursuit malgré tout. Il s’agit de sauver cet outil unique en France, dont les machines à désencrer recyclaient 480.000 tonnes par an de déchets imprimés en 2015, et encore 350.000 tonnes l’an dernier. Les acteurs des secteurs du papier, du recyclage et la région se sont encore réunis mardi matin. « Un carton sur cinq vient d’Asie, il faudrait qu’un Chinois reprenne le site pour faire des bobines de recyclé à renvoyer en Asie… », avance Pascal Geneviève chez Federec, la fédération des recycleurs.

Espoir encore de solutions alternatives0603270369971-web-tete

De son côté, Arnaud Dauxerre veut croire que « le site peut devenir recycleur pour les tiers. Il faut imaginer des débouchés pour de nouveaux produits en cellulose ». Mais, ajoute ce cadre de l’entreprise, « le fonds de roulement nécessaire pour faire fonctionner un tel outil est d’au moins 80 millions d’euros, seul un industriel peut reprendre le site ». Le fait de ne plus avoir à reprendre le personnel pourrait attirer des offres à partir de juillet, estiment des observateurs. Et VPK pourrait refaire surface en fin d’année.

Faute de quoi, la France perdra une capacité de recyclage précieuse alors qu’elle croule sous 1,6 million de tonnes par an d’excédent de déchets de papier carton. Et ce malgré le fait que le numérique fait baisser la consommation de papier de 10 % par an depuis 2018. « Avant la crise, les stocks de déchets papier de certaines collectivités locales étaient tels qu’elles ont dû en incinérer », souligne Jean-Patrick Masson, l’élu de Dijon qui préside le Cercle National du Recyclage (CNR). « Toute l’Europe est excédentaire. UPM réduit ses capacités papetières en fermant deux à trois de ses sites européens par an pour maintenir les prix », observe, quant à lui, Pascal Geneviève. En l’occurrence, UPM a préféré garder l’alter ego allemand de la Chapelle Darblay.

Excédent de papier

Mais le maintien des prix est à double tranchant : il attire les papetiers russes et canadiens, eux aussi à la recherche de débouchés et riches en forêts, qui inondent l’Europe de leur papier vierge et sont accusés de dumping face au papier recyclé européen.« D’autres en Europe prendront le relais de la Chapelle Darblay, mais la France dépendra pour son recyclage des pays voisins qui consommeront en priorité leurs propres déchets et elle sera la variable d’ajustement », remarque-t-on chez Federec. Dans l’immédiat, le confinement, avec ses fermetures de commerces et l’arrêt de la collecte sélective, a divisé par deux le gisement de déchets de papier carton. « Cela a permis aux collectivités locales de vider leurs stocks de déchets. Mais la fédération du commerce reprend la distribution des imprimés publicitaire le 25 mai, cela va à nouveau doubler le gisement de papier », estime Pascal Geneviève.

Par Myriam Chauvot    Publié le 21 mai 2020 sur le site "Les Echos"

 

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22 mai 2020 5 22 /05 /mai /2020 23:45

E. Macron et ses ministres choisissent le marché "libre", les actionnaires "libres" et UPM, multinationale, symbole de la "liberté" d'entreprendre - Si Chapelle Darblay ferme, nous enverrons nos papiers à recycler à l'étranger et nous achèterons la pâte à papier ou le papier recyclé à l'étranger, dans une usine qu'UPM a créée dans un pays à bas coûts sociaux, bas salaires, et sans trop de contraintes environnementales ...

A quoi servent donc ces commis du capital pour les salariés et les Français ? A RIEN !  Ils ne servent que les actionnaires. 

Même quand on en a besoin, en cas de crise sanitaire par exemple, ils n'assument pas leurs responsabilités.  Ils nous mentent sur les tests, sur les masques, sur tout.  Ils ont détruit, après leurs prédécesseurs, les services publics et l'hôpital public.  Ils refusent le contrôle des prix.  Ils ont encouragé les délocalisations de l'industrie pharmaceutique, des entreprises qui fabriquaient les respirateurs pulmonaires, les masques ...

Et maintenant, ils laissent fermer une entreprise faite du travail de générations d'ouvriers et à qui, en toute logique, elle devrait appartenir.  Et ils ne font RIEN !  UPM vole les salariés et les contribuables.  Et ils ferment les yeux !

Ce sont les actionnaires d'UPM, les voleurs.  Ce sont nos ministres et nos gouvernements les complices des voleurs.

Yvette Genestal

 

Les Chapelle Darblay, présents dans toutes les manifestations - Depuis 40 ans, ils se battent pour sauver l'industrie papetière et Chapelle Darblay.

Les Chapelle Darblay, présents dans toutes les manifestations - Depuis 40 ans, ils se battent pour sauver l'industrie papetière et Chapelle Darblay.

L’« ultime combat » pour sauver les 230 emplois de la Chapelle-Darblay, près de Rouen

Le plan de licenciement débutera le 15 juin 2020 à la Chapelle-Darblay de Grand-Couronne. Pour les salariés de l'usine, il est encore temps que l'État agisse.

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