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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
9 février 2016 2 09 /02 /février /2016 06:42

"Barrages routiers, manifestations. Depuis quelques jours, les éleveurs producteurs de lait laissent éclater leur colère et leur désarroi. Rien n’a changé depuis la première crise de la filière, en 2009. Pour Elsa Casalegno et Karl Laske, une large part de la responsabilité incombe aux industries laitières, qui orchestrent la restructuration de l’élevage. Elsa Casalegno, ingénieure agronome de formation, est journaliste à La France agricole et Karl Laske est journaliste d’investigation à Mediapart. Ils publient en février Les Cartels du lait, aux éditions Don Quichotte."

Source : REPORTERRE

Lu sur Lescrises.fr

Producteurs de lait : Rien n'a changé depuis 2009
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6 février 2016 6 06 /02 /février /2016 23:01

Des agriculteurs de Normandie ont mené une opération "péage gratuit" à Dozulé (Calvados), sur l'A13, dès le milieu de la nuit, samedi 6 février 2016, et une partie de la journée.

Mise à jour : 06/02/2016 à 19:24 par La Rédaction.  Sur Normandie-actu

 

Ils refont monter la pression, dans leur bras de fer avec le gouvernement. Des agriculteurs de Normandie ont entamé, pendant la nuit du vendredi au samedi 6 février 2016, une opération péage gratuit, à Dozulé (Calvados), sur l’A13. Ils sont restés sur place jusqu’en milieu d’après-midi. D’autres actions sont déjà envisagées pour le début de semaine prochaine.
En début de soirée, vendredi 5 février, du fumier et des pneus avaient été “déposés” devant les locaux du PS, au Havre, et à Dieppe (Seine-Maritime)…

Des supermarchés de Seine-Maritime visés

Des supermarchés du pays de Bray (Gournay-en-Bray et Ferrières-en-Bray, en Seine-Maritime) ont également été « visités », samedi 6 février 2016. Les enseignes Leclerc, Aldi, et Lidl ont notamment été visées. « On veut se faire entendre. Nos revendications, ce sont le prix du lait, et l’origine et les prix de la viande », a expliqué un agriculteur à nos confrères de L’Éclaireur. « Le lait est vendu 27 centimes, et on constate que les prix les plus bas dans les grandes surfaces, sont, au minimum, de 78 centimes. En plus, ce lait vient de Belgique ». Du fumier et des pneus ont été déversés.

Des supermarchés ont été "visités" en Seine-Maritime, samedi 6 février 2016. (Photo : La Dépêche/L'Eclaireur)

Des supermarchés ont été "visités" en Seine-Maritime, samedi 6 février 2016. (Photo : La Dépêche/L'Éclaireur)

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6 février 2016 6 06 /02 /février /2016 05:08
Lundi, 25 Janvier, 2016
Humanite.fr

 

afp

Le monde agricole est au bord de l’explosion, il ne supporte plus cette pression continue sur la baisse des prix exercée tant par les distributeurs que par les industriels de l’agroalimentaire, alors que les prix sont pour la plupart des productions, déjà inférieurs aux coûts de production.

Cette situation est la conséquence logique d’une PAC qui s’est débarrassée de ses outils de régulation des marchés à l’intérieur de l’UE et à l’extérieur, avec la multiplication des accords de libres échanges. A chacune de ses rencontres avec le président de la République, le ministre, les élus de la République, le MODEF n’a eu de cesse de dénoncer cette politique et d’avertir des conséquences dramatiques qu’elle allait avoir sur le terrain.
La guerre de la concurrence met à genoux les exploitants familiaux et ce n’est pas en transférant les charges sociales et fiscales des grosses exploitations vers les citoyens contribuables qu’on sortira l’Agriculture de l’ornière. Le moins disant social et fiscal nous enferme dans un cercle vicieux qui aspire les travailleurs de la terre dans les abîmes de la précarité et de la misère.
Ce n’est pas en mutualisant la misère comme le prône certains aujourd’hui, que nous maintiendrons la tête hors de l’eau. Ce n’est pas en prônant la reconversion sociale des agriculteurs au moment où le nombre de sans-emploi atteint son paroxysme qu’on sortira l’agriculture de la situation dramatique dans laquelle on l’a plongée.
Les ministres, le président de la République, les élus doivent avoir le courage de reconnaître que la guerre économique portée par le libéralisme depuis 30 ans est en train de tuer notre agriculture et ces centaines de milliers d’exploitants familiaux.
 
L’agriculture est porteuse de valeurs et de missions qui ne sont pas compatibles avec une économie de marché mondialisée où la concurrence est libre et non-faussée.
 
Le MODEF demande que l’Agriculture soit exemptée des règles de la libre concurrence, telle qu’imposée par l’article 101 du traité sur le fonctionnement de l’Union Européenne (Traité de Lisbonne).
Le MODEF demande que des prix agricoles minimum garantis et rémunérateurs soient fixés au niveau national ou Européen. Le MODEF demande que nos produits agricoles et alimentaires soient protégés des importations abusives à bas prix….
Le MODEF demande un étiquetage obligatoire de l’origine des produits agricoles qui rentre dans la composition des produits alimentaires destinés aux hommes et aux animaux.
Le MODEF demande une réforme en profondeur des relations, producteurs, transformateurs, distributeurs.
Le XXIème siècle doit être celui d’une alimentation diversifiée, saine et de qualité pour tous qui ne peut être produite que par une agriculture solidaire, durable, responsable, respectueuse de notre planète et pacifiste.
 
Angoulême, le 25 janvier 2016
Jean Mouzat, Président du MODEF National.
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5 février 2016 5 05 /02 /février /2016 22:53
[Flash] Les agriculteurs en colère devant la permanence de la députée

Du fumier, des pneus, de la paille... Les agriculteurs manifestent leur mécontentement devant la permanence dieppoise de Marie Le Vern, la députée PS.

05/02/2016 à 21:57 par Aurélien Bénard sur Les Informations dieppoises

 

Les agriculteurs manifestent devant la permanence de Marie Le Vern à Dieppe.

Les agriculteurs manifestent devant la permanence de Marie Le Vern à Dieppe.

Depuis ce début de soirée, ce vendredi 5 février 2016, des agriculteurs expriment leur colère sur le boulevard du Général-de-Gaulle à Dieppe.

Beaucoup de paille, de foin, des dizaines de pneus et un peu de fumier ont été déversés devant la permanence parlementaire de Marie Le Vern, la députée socialiste. Les manifestants réclament une meilleure valorisation de leur production.

Cet immeuble où l’action coup de poing est organisée est également le siège de la section locale du Parti socialiste qui renaît ce vendredi de ses cendres.

La circulation est difficile sur cet axe.

L’action se déroule pour le moment sans heurt. La nuit dernière, c’est le cadavre d’une vache morte qui a été accroché directement à la porte d’un député de Basse-Normandie.

Plus d’nformations à venir.

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28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 10:14
Ce contre quoi nous devrions nous mobiliser tous, agriculteurs, consommateurs et salariés, contre les multinationales de l'agroalimentaire et la rentabilité à tout du capitalisme mondialisé, contre Tafta ( Traité atlantique ) qui ouvrira les frontières européennes et françaises aux règles venues des Etats-Unis, contre l'UE qui organise et signe ces traités ...
Mais difficile pour les agriculteurs de se mobiliser contre ce qui va les faire périr quand ils ont choisi majoritairement comme syndicat la FNSEA, dirigée par un industriel de l'agroalimentaire.  AC

par

 

Un taureau capable de produire plus d’un million de descendants, cinq races d’animaux qui dominent l’élevage mondial de vaches, cochons, poules, chèvres et moutons… Les industriels ont pris le contrôle de la sélection génétique des animaux de ferme. Basta ! s’est plongé dans ce secteur, où se joue une guerre industrielle similaire à celle que connaît le marché de la semence végétale. La recherche de rentabilité immédiate aboutit aujourd’hui à une érosion terrifiante de la biodiversité animale. Alors que les problèmes sanitaires se multiplient, des éleveurs, des associations et des chercheurs s’organisent pour préserver la diversité des animaux d’élevage et préserver des espèces qui ne soient pas standardisées.

Une race d’animal d’élevage sur cinq est menacée d’extinction. L’alerte a été lancée dès 2008 par la FAO, l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture [1]. Sur les 6 300 races d’animaux domestiques, 1 350 sont menacées d’extinction ou ont déjà disparu. Leur remplacement se fait au profit d’un nombre restreint de races d’élevage sélectionnées, la plupart du temps, pour leur productivité. Une douzaine d’espèces animales fourniraient à elles seules 90 % des protéines d’origine animales consommées dans le monde [2]. En creux se profile une course au contrôle de la génétique animale par une poignée d’acteurs économiques, sur fond d’agriculture industrielle.

Les critères de cette sélection génétique ? Grandir et grossir vite, produire beaucoup de lait, de viande ou d’œufs. « Les entreprises d’élevage se sont concentrées sur la maximisation de la production et les aspects commerciaux utiles, comme la croissance rapide, l’efficacité de la conversion alimentaire et des rendements élevés, souligne l’Atlas de la viande publié en 2014 par la fondation Heinrich-Böll-Stiftung Berlin, les Amis de la Terre Europe et Arc 2020. Il en résulte des races génétiquement uniformes à haut rendement qui, pour survivre, nécessitent des aliments riches en protéines, des produits pharmaceutiques coûteux et des bâtiments à température contrôlée. » Bien loin du profil des races d’animaux autochtones, présentes depuis des siècles en Afrique, en Asie, en Amérique latine ou en Europe et plus aptes à résister aux conditions et à la géographie locales.

[...]  La suite sur le site de Basta Mag

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27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 23:35
Nous comprenons cette colère.  Mais quelles sont les revendications avancées par les agriculteurs normands pour faire respecter la revendication "manger français "?  Car, prise au pied de la lettre, cette dernière semble faire reposer la solution uniquement sur les consommateurs qui sont eux victimes du chômage, des petits boulots précaires, des bas salaires et de l'austérité.  L'intérêt commun des agriculteurs et des salariés réside donc dans l'abandon de la politique d'austérité et dans l'instauration de contrôles aux frontières sur les produits agricoles assortis d'une politique de coopération et d'échanges équitables, mutuellement avantageux, avec les autres pays producteurs. Pour cela il faut remettre en cause les politiques européennes, l'Union Européenne et la "concurrence libre et non faussée".  AC

Les jeunes Agriculteurs du canton de Neufchâtel sont actuellement au rond-point des Hayons. Ils arrêtent les camions pour contrôler l'origine de la marchandise.

27/01/2016 à 18:26 par cynthialhérondel sur le Réveil de Neufchatel

 

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Les Jeunes Agriculteurs du canton de Neufchâtel sont actuellement au niveau du relais routier des Hayons, près de Neufchâtel. Treize tracteurs et plus du double de jeunes agriculteurs sont sur place. Certains ont déchargé pneus et fumier près du rond-point.

“Nous arrêtons les camions afin de vérifier la provenance des marchandises.  Nous ne vidons pas les remorques, nous prélevons un échantillon”, souligne une jeune agricultrice.

“Mangeons français !”, clament les manifestants qui n’empêchent pas les automobilistes de circuler.

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27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 22:51

Les agriculteurs normands se mobilisent  contre la chute des prix.   Réussiront-ils à obtenir ce qu’ils veulent de l’Union européenne, de la grande distribution, des abattoirs et de l'industrie agroalimentaire ?  Le tout dans le cadre de la mondialisation capitaliste et de la « concurrence libre et non faussée » que leur syndicat majoritaire - la FNSEA - et beaucoup d'entre eux, ne remettent pas en cause? AC

 
 
Blocages filtrants des agriculteurs en Seine-Maritime cet après-midi
 

Depuis ce mercredi 27 janvier, les agriculteurs normands sont sortis de leurs exploitations pour exprimer leur colère face à la chute continue des prix. La FNSEA 27 associée à la FNSEA 76 et aux JA de Haute-Normandie (Jeunes Agriculteurs) sont entrés en action dès 5 heures ce matin, avec des mouvements symboliques devant les sous-préfectures de Bernay et des Andelys.

En seine Mariritime, cinq blocages filtrants sont organisés à partir de 14h aujourd’hui, jusque vers 17h :

- au rond-point de Campeaux (sortie A150) à proximité de Barentin

- au rond-point de la clinique Mégival à Dieppe”

- au rond-point du Moulin d’Ecalles près d’Yvetot

- au rond-point de Saint-Jacques-sur-Darnétal sur la RN 31

- au rond-point de Manéglise sur la D 925 sur la route du Havre à Goderville

Le mouvement se prolongera demain jeudi :

- 9 h à 11 h : manifestation devant la cité administrative rue Saint-Sever à Rouen

- 11 h à 12 h : déplacement en convoi entre la Cité administrative et la Préfecture

A noter que les agriculteurs envisagent « de se coucher » symboliquement sur le pont Guillaume le Conquérant pour marquer leur mécontentement.

- 12 h à 14 h : pique-nique devant la Préfecture de Rouen suivi d’une rencontre avec la Préfète de la Région Normandie, Nicole Klein.

Vendredi après-mdi, à Caen au siège de la FDSEA (Colombelles), les agriculteurs ont prévu de réunir les parlementaires normands pour évoquer leurs problèmes et les soutiens qu’ils attendent.

« L’État n’est pas à la hauteur face à la crise agricole, résument les agriculteurs. L’agriculture française est confrontée depuis de long mois à une crise profonde : cours en baisse, charges toujours élevées et contraintes administratives et environnementales qui s’accumulent. Conséquences : les trésoreries dans de nombreuses exploitations sont exsangues, les agriculteurs se découragent et certains arrêtent l’élevage, voire le métier. Dans cette crise profonde, l’État porte une lourde part de responsabilité. Certes, il ne peut tout seul décréter l’augmentation des cours mais le ministre de l’Agriculture a-t-il fait tout ce qu’il fallait lors des tables rondes de cet été pour une meilleure répartition de la valeur ajoutée au sein des filières ? De même, a-t-il été suffisamment persuasif pour obtenir de ses collègues européens la mise en place de dispositifs permettant de soulager les différents marchés (lait, porcs, bovins viande) et ainsi permettre l’augmentation des cours ? Le Premier ministre, Manuel Valls, n’a pas également tenu les engagements pris lors de l’annonce du plan de soutien le 3 septembre dernier tant au niveau des mesures sociales que sur la pause environnementale. »

 

 

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27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 14:37

Publié sur le blog d'Action Communiste le 11 Janvier 2016

Les éleveurs français soupçonnés de pratiques anti-concurrentielles par Bruxelles

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La Commission européenne a demandé aux participants à ces réunions - exploitants, transformateurs et distributeurs - de lui apporter d'ici la mi-février tous les éléments disponibles concernant ces rencontres.

La Commission européenne a demandé aux participants à ces réunions - exploitants, transformateurs et distributeurs - de lui apporter d'ici la mi-février tous les éléments disponibles concernant ces rencontres. (Crédits : Reuters)

Bruxelles soupçonne nombre d'acteurs des filières porcine, bovine et laitière françaises de s'être entendus sur les prix, et a ouvert une enquête pour pratiques anti-concurrentielles, révèle le journal "Les Echos" ce vendredi.

Les filières porcine, bovine, laitière sont dans le viseur de Bruxelles. La Commission européenne a ouvert une enquête sur "des comportements anti-concurrentiels allégués" des acteurs des filières porcine, bovine et laitière françaises, rapporte Les Echos dans son édition du vendredi 8 janvier.

"La Commission a reçu des plaintes concernant les marchés du lait et de la viande en France et mène actuellement une enquête", a déclaré vendredi un porte-parole de la Commission.

Entente sur les prix en pleine crise

Bruxelles pense que les entreprises du secteur et les organisations professionnelles se sont entendues, en pleine crise de la filière, sur les prix au cours des multiples tables rondes organisées au ministère de l'Agriculture en 2015.

"Selon les informations dont elle dispose, les comportements des organisations professionnelles telles que la FNSEA, JA ou Coop de France, ainsi que toutes les autres entreprises du secteur pourraient constituer des infractions à l'article 101 du TFUE [Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, Ndlr], du fait de la conclusion d'un ou de plusieurs accords sur les prix et restrictions sur les importations", indique la Commission dans sa notification.

Pour rappel, l'article 101 du TFUE interdit "tous accords entre entreprises (...) qui sont susceptibles d'affecter le commerce entre Etats membres". Cet article proscrit notamment de "fixer de façon directe ou indirecte les prix d'achat ou de vente ou d'autres conditions de transaction", ou encore "limiter ou contrôler la production, les débouchés, le développement technique ou les investissements".

Sanctions très lourdes, si l'entente est avérée

Les entreprises et syndicats doivent répondre à la Commission d'ici mi-février et fournir "les agendas des rencontres, le nom des participants aux discussions, les documents soumis lors des réunions, les notes prises, les comptes rendus", détaille Les Echos.

Si l'enquête - qui pourrait durer deux ans- conclut qu'un accord a bien été passé entre les protagonistes du secteur, les sanctions pourraient être très lourdes. Elles sont calculées en fonction du chiffre d'affaires. Pour la FNSEA, c'est donc l'addition des chiffres d'affaires des agriculteurs adhérents à la Fédération qui sert de base pour le calcul.

La FNSEA se dit "prête à coopérer", mais se défend -par la voix de son président Xavier Beulin- d'avoir jamais "annoncé un prix sur lequel les entreprises ou la distribution se seraient engagées".

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27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 11:46

Publié par Jean Lévy le 27 juillet 2015

La colère paysanne se manifeste aux frontières

francetvinfo.fr

Les agriculteurs refoulent les camions étrangers aux frontières allemande et espagnole

Ils empêchent les camions étrangers de passer en France. Des agriculteurs ont érigé des barrages aux frontières allemande et espagnole, dans la soirée du dimanche 26 juillet. Ils entendent dénoncer les "distorsions de concurrence"favorisant selon eux leurs homologues étrangers, après les accords intervenus cette semaine pour relever le prix du bœuf, du porc et du lait.

En Alsace, six barrages routiers

En Alsace, les agriculteurs ont disposé leurs tracteurs à partir de 22 heures sur six passages routiers entre la France et l'Allemagne, dont cinq ponts. L'action, à l'initiative de la FDSEA et des Jeunes Agriculteurs du Bas-Rhin, devrait se prolonger au moins jusqu'à lundi après-midi. "Nous laissons passer toutes les voitures et tout ce qui vient de France", assure Franck Sander, président de la FDSEA du Bas-Rhin. Les camions étrangers arrivant d'Allemagne et transportant des matières premières agricoles ou des produits agroalimentaires sont en revanche "bloqués", explique-t-il.

"Nous avons déjà refoulé entre deux cents et trois cents camions, qui transportaient des produits qui nous font des distorsions de concurrence,affirme Franck Sander. "On a par exemple fait faire demi-tour à un camion transportant du Babybel. Les consommateurs pensent que c'est français, mais ce fromage venait de Slovaquie."

A l'issue d'une réunion avec les pouvoirs publics, prévue lundi à la préfecture à Strasbourg, les représentants des agriculteurs décideront s'ils poursuivent ou non les blocages.

En Haute-Garonne, un barrage sur l'A64

Dans le Sud-Ouest, cultivateurs et éleveurs ont établi dimanche soir un barrage sur l'A64, après le péage de Montrejeau, entre Saint-Gaudens et Lannemezan. Ils ont fouillé des dizaines de camions venant d'Espagne, menaçant de décharger la viande ou les fruits destinés au marché français s'ils en trouvaient. "On contrôle tous les camions provenant d'Espagne. On regarde la provenance des denrées alimentaires", explique Guillaume Darrouy, secrétaire général des Jeunes Agriculteurs de Haute-Garonne.

De son côté, le président de la FNSEA, Xavier Beulin, estime dans Le Parisien/Aujourd'hui en France que "dans les jours qui viennent, suite à l'accord tout juste conclu avec le gouvernement, les prix doivent remonter". Selon le responsable du principal syndical agricole, "les Français sont prêts à payer plus, c'est encourageant""L'accord sur la hausse du prix du lait va soulager les éleveurs jusqu'en décembre. Pour le bœuf, distribution et industriels sont à la moitié du chemin par rapport aux engagements de juin", estime Xavier Beulin.

 
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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 11:03
Isigny-le-Buat Agriculteurs en colère, dans la Manche. Ils déversent du lisier devant la laiterie

Mercredi 13 janvier 2016, vers 21h45, plusieurs éleveurs de bovins ont déversé du gravier, des pneus et du lisier devant l'entreprise Lactalis à Isigny-le-Buat (Manche).

Mise à jour : 14/01/2016 à 18:51 par Alice Labrousse sur Normandie actu

 

La grogne des producteurs de lait est montée à Isigny-le-Buat (Manche). Le prix du lait en est la cause. (Photo @La Gazette de la Manche)

La grogne des producteurs de lait est montée à Isigny-le-Buat (Manche). En cause : le prix du lait. (Photo © La Gazette de la Manche)

Depuis des mois, les agriculteurs n’en peuvent plus. Le prix du lait, trop bas, ne leur permet plus d’avoir un salaire décent, déplorent-ils. Mercredi 13 janvier 2016, vers 21h45, une dizaine d’éleveurs laitiers se sont mobilisés à Isigny-le-Buat, près de Saint-Hilaire-du-Harcouët (Manche), devant l’entreprise Lactalis, indiquent nos confrères de La Gazette de la Manche.

> Lire aussi : Prix du lait en baisse en Normandie. Des agriculteurs vendent… sur Le Bon Coin

Des pneus, du gravier… et du lisier

Les agriculteurs ont décidé de boucher les deux entrées de la société, qui transforme le lait en produits laitiers comme du fromage ou de la crème. Ils y ont déposé, pendant la soirée, des pneus, du gravier et du lisier. Ils ont estimé qu’ils n’avaient pas reçu l’argent promis lors des accords entre les entreprises et l’État, signés en juillet 2015, à l’issue d’un précédent mouvement.

On attend de nos laitiers qu’ils nous versent l’argent promis en juillet, lors des accords signés en présence de l’État, suite au mouvement de colère. Cela représente 10 euros des 1 000 litres. En moyenne sur l’année, pour ce qui me concerne, ça fait à peu près 10 000 euros », a expliqué l’un des agriculteurs mobilisés.

Ces derniers n’excluent pas de nouvelles actions dans les jours ou semaines à venir.

Alice Labrousse
Journaliste pour Normandie Actu 
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