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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 14:24
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22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 14:07

Nous avons aimé cet article de Jacques Sapir.  Si vous voulez le lire, cliquez sur le titre pour trouver le blog "Russeurope" et l'intégralité du texte.

 

L’internationalisme est-il soluble dans la souveraineté ?
11 août 2014

Il y a des gens qui ne doutent de rien. Tel monsieur Ugo Palheta qui dans BastaMag vient de publier une tribune[1] où il soulève une énorme pierre pour se la laisser retomber sur les pieds, comme on disait dans le temps. Cette pierre, c’est la question de l’internationalisme. N’étant pas podologue, et ayant d’autres chats à fouetter, j’aurai laissé passer ce papier si on ne m’avait prévenu que j’y étais cité, en bonne compagnie d’ailleurs, car avec Aurélien Bernier et Jean-Claude Michéa. De quel crime nous serions donc rendus coupables tous les trois ? Du pire, bien sur, de celui de « nationalisme ». Pour ceux qui auraient du mal à le croire, voici donc une citation de ce dit papier : « L’auteur (i.e. Thierry Blin) se contente en effet de mobiliser une rhétorique nationaliste qui, d’Aurélien Bernier à Jacques Sapir en passant par Jean-Claude Michéa, accompagne, à la gauche du champ politique, la croissance électorale du Front national et, non seulement légitime certaines de ses thèses, mais entérine aussi ses prétentions à incarner la révolte populaire face aux politiques d’austérité, menées aussi bien par l’UMP que par le PS ». Rhétorique nationaliste, rien que ça ! On notera, de plus, la reductio ad lepenum implicite, qui semble être l’ultime argument des esprits faibles en ces temps décomposés. Mais, là n’est pas l’essentiel. Ce qui est en cause, ce serait donc l’internationalisme (dont on peut noter qu’il n’est pas affublé de « prolétarien », une incroyable faute de goût). Un peu plus loin l’auteur écrit aussi : « Peut-on prétendre sauver la gauche radicale en réhabilitant les frontières, en confondant souveraineté populaire et souveraineté nationale et en lui inoculant ainsi le pire des poisons, celui du nationalisme, fût-il de « gauche » ? ». Ainsi donc, réhabiliter les frontières ce serait inoculer le « pire des poisons » ? Il est vrai que, comme le disait le sapeur Camenbert, quand les bornes sont franchies il n’y a plus de limites…

Halte là, monsieur Palheta. Je ne sais quelles sont vos « compétences » en science de l’éducation, mais sur ce point vous tombez bien mal. Car, à vous lire, je vois que votre science en ce qui concerne l’internationalisme est bien courte.

[ ... ]  Lire la suite en cliquant sur le titre.

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21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 08:08

alstom-images.jpg

 

En 2006, C’était l’opération à priori parfaite. En rachetant pour 2 milliards d’euros les 21% d’Alstom détenus par l’Etat, Bouygues initiait une nouvelle diversification dans l’énergie à la satisfaction quasi générale.

2006, la très bonne affaire de Bouygues et les diktats de la Commission Européenne

Celle du gouvernement, tout d’abord, qui est sorti du capital d’Alstom, deux ans après l’avoir sauvé de la faillite, et deux ans avant la date limite imposée par Bruxelles en échange de l’acceptation du plan de sauvetage. Il faut rappeler que l’Etat avait du intervenir en raison d’une crise financière du groupe largement causée par le versement de dividendes colossaux à ses actionnaires ( Marconi 230 M€, Alcatel 230 M€). L’Etat a empoché au passage une soit disant plus-value de 1,26  milliard d’euros bien utile en ces temps d’endettement public record. Par cette opération de vente des bijoux de familles, l’état français a surtout satisfait l’actionnariat d’un des fleurons de notre industrie ainsi que la famille Bouygues, en appliquant une fois de plus le principe de nationalisation des pertes et de privatisation des profits. Depuis 2006, Alstom a en effet dégagé un résultat net cumulé de plus de 5 milliard d’euros….


Celle de Bouygues donc qui se voyait ainsi se développer dans le nucléaire (voir les chantiers des EPR…) et qui pourrait revendre sans aucune perte et probablement même au vu des chiffres qui circulent plutot une plus value sa participation dans Alstom après avoir profité de confortable dividendes. D’après le site tradingsat.com entre 2008 et 2012 c’est un dividende moyen de 0.92 euro qui a été versé par action soit une rentabilité de près de 3,5%. Entre 2008 et 2012 c’est donc près de 1,43 milliard d’euros de dividendes qui ont été versés aux actionnaires soit environ 413 millions d’euros pour Bouygues. 30% des bénéfices…


Celle d’Alstom ensuite, qui a clos avantageusement une restructuration difficile à laquelle Bruxelles (vive l’Europe !) avait posé des conditions drastique. Outre la cession d’actifs à hauteur de 10% du chiffre d’affaires – un objectif bien engagé avec la vente des chantiers navals de l’Atlantique -, il a trouvé en Bouygues le partenaire industriel privé également exigé par la Commission de Bruxelles. En mai 2006, le groupe annonçait un bénéfice net de plus de 150 millions d’euros qui aurait pu aller dans les poches de l’Etat. Mais, pour éponger la dette il vaut mieux piocher dans les poches des travailleurs et des retraités.


Huit ans après, Bouygues met en vente Alstom avec les conséquences que cela va engendrer pour les salariés et pour notre industrie puisque, le géant américain General Electric compte acheter les actifs d’Alstom liés à l’énergie (équipements pour centrales thermiques, lignes à haute tension, énergies renouvelables, soit les divisions «Power» et «Grid»), qui représentent plus de 70% de l’activité de ce groupe français…


Soulignons que les travailleurs d’Alstom sont à la pointe dans le domaine du ferroviaire lourd (train, TGV) et léger (métro, tramway). Qu’ils sont à la pointe dans le domaine des turbines en particuliers les turbines hydroélectriques où Alstom est le leader mondial ainsi que pour le nucléaire. Alstom ne travaille donc principalement que pour des commandes publiques que ce soit en France où à l’international. Le développement d’hydroliennes en France a ainsi fait l’objet d’un appel à projet de l’Etat, avec un investissement massif d’argent public. Le développement du TGV, des métros, des turbines hydroélectriques ou pour le nucléaire et. est aussi le résultat des investissement publics. Cette technologie largement financée par la Nation appartient donc à la Nation…L’énergie et les transports, il s’agit là de deux domaines qui avaient été nationalisés sous forme de monopoles publics, notamment pour EDF à la libération par le ministre communiste PCF du CNR Marcel Paul. Il s’agit là de domaines stratégiques qui engagent l’avenir de la Nation car un pays incapable de construire ses propres infrastructures, incapable de produire son énergie ne peut être indépendant et ne peut décider de sa politique. Cela importe peu bien sûr à notre classe capitaliste qui fait le choix de la mise en coupe réglée du pays pour construire l’UE après avoir fait celui de la collaboration. Pour les capitalistes, seul compte les profits !


Rappelons qu’Alstom vient d’annoncer un vaste plan social touchant l’activité ferroviaire. Sans doute pour rendre la mariée plus profitable aux yeux des actionnaires. Et c’est les travailleurs qui payent l’addition !

Les déclarations et transactions vont bon train et c’est à qui  trouvera des solutions pour toujours plus de concentration industrielle. Il n’y pas besoin d’être sorti de l’ENA ou de Polytechnique pour comprendre que la vente d’Alstom va avoir pour conséquences à terme la suppression de centaines voire de milliers d’emplois dans notre pays, le départ aux Etats-Unis (ou une fois de plus vers l’Allemagne et son hinterland d’europe de l’est) de notre industrie et bien sur l’augmentation du chômage en France. Il n’est pas non plus besoin d’avoir fait HEC pour comprendre que le rachat par le géant Siemens de la division énergie – outre qu’elle implique le transfert à l’Allemagne d’un de nos domaines de technologie de pointe, domaine stratégique s’il en est qui est celui de la production d’énergie et notamment d’énergie nucléaire – et le transfert par ce groupe d’une partie de son activité transport à Alstom ne peut également se traduire que par la suppression de milliers d’emplois : les activités des deux groupes ne sont en effet pas du tout complémentaires. C’est ce qui avait d’ailleurs conduit l’État justement à intervenir en 2006 pour empêcher Alstom de se faire dépecer par Siemens. « Les solutions européennes ont déjà été recherchées et il y a eu beaucoup de contacts avec Siemens depuis deux ans, elles sont très destructrices d’emplois. ; les solutions miracle n’existent pas », estime une source gouvernementale qui trouve de meilleures complémentarités avec GE rapporte d’ailleurs le très patronal journal les Echos.

Le bal des hypocrites : tout en faisant semblant de refuser de danser avec les USA faisant la grimace à Général Electric, l’UE prépare le Grand Marché Transatlantique avec les USA avec le traité de libre échange UE / USA (TTIP / TAFTA)

Sur le plan politique il est assez piquant de voir tous les eurolâtres faire mine de monter sur le grand chevaux pour dénoncer le départ vers les USA d’Alstom et l’offre de Général Electric . On ne les a pourtant pas entendu quand GE a déjà racheté une partie des activités d’Alstom. Alors ils prétextent qu’il faut construire un géant européen, avec des accents de nationalisme européen, ce nationalisme de l’impérialisme capitaliste. De fait, ils ne parlent au fond que de renforcer le géant allemand Siemens…. Dans les deux cas, ce qui est sûr c’est que ce sera les travailleurs et les citoyens français qui paieront la note, et que si l’opération doit être profitable cela sera uniquement pour les actionnaires. L’intérêt des travailleurs, l’intérêt de la Nation n’est pas celui de la classe capitaliste, de ses multinationales et de son Union Européenne.

Faire de la mousse et ainsi faire diversion, n’est ce pas là le seul but de ce gouvernement Valls et de François Hollande serviteurs zélés du CAC 40 et de l’oligarchie capitaliste? car dans le même temps, l’UE – dont la France – en fidèle roquet agit de concert avec les USA pour déstabiliser l’Ukraine. Dans le même temps, la Commission Européenne – dans le plus grand secret – est en train de négocier un nouveau traité de libre échange (le fameux TAFTA /TTIP ou Grand Marché Transatlantique) …. avec les USA. Et n’est ce pas le but d’un grand marché transatlantique que de permettre aux multinationales américaines telles GE que de pouvoir venir faire leur course en Europe et réciproquement, cela bien évidemment toujours sur le dos des travailleurs? Assez d’hypocrisie !

Il n’est pas possible de mener une politique de gauche sans sortir de l’UE sans sortir de l’Euro !

Le NPA, JL Mélenchon ou des organisations syndicales comme FO demandent une nationalisation partielle d’Alstom, oubliant au passage que cela est impossible sans sortir de l’UE. L’expérience de 2005-2006 à Alstom l’a pourtant prouvé ! Pourtant, ce sont bien le NPA et M Mélenchon qui refusent d’appeler à sortir de l’UE et de l’Euro. Leur discours ne peut donc être compris par les travailleurs que comme ce qu’il est : de belles promesses absolument pas crédibles.

Depuis longtemps le PRCF dénonce la privatisation totale ou partielle de notre industrie qui est imposée à marche forcée par l’Union Européenne  au nom de la « concurrence libre et non faussée », dogme fondateur de l’UE, présent dès le traité de Rome en 1957. Les vagues de libéralisation et de privatisation, la mise en concurrence des travailleurs d’europe a eu pour conséquences de mettre en place dans notre pays un véritable désert industriel et pour  les entreprise du service public SNCF, EDF, Poste, télécommunication, Hôpitaux etc.etc. des conséquences désastreuses pour la sécurité et la santé des Françaises et des Français sans compter le service rendu à la population.

Nationalisation d’Alstom : sortir de l’UE pour créer un pôle public de l’industrie et réindustrialiser le pays

Dans l’intérêt de la Nation, de la classe des travailleurs, c’est la nationalisation pleine et entière d’Alstom qu’il faut exiger, tout comme nous avions exigé la nationalisation de ces aciéries, de ces raffineries etc… que la classe capitaliste ne sait pas conserver.

Ce serait là le moyen de construire un grand pole public de l’industrie pour réindustrialiser le pays et produire en France dans le respect des droits des travailleurs et de notre environnement.

Ce serait là le moyen de faire baisser le chômage, de donner des débouchés à notre recherche, là le moyen de continuer à garantir l’indépendance énergique du pays, sa capacité à construire des infrastructures performantes.

Altsom nous dit on éprouve des difficultés à l’internationnal car trop petite ne donne pas de garantie suffisantes à ses clients. Cela n’est pas tout à fait juste, c’est surtout les dividendes versées qui pèse sur les capacités financières du groupe. Mais quelle meilleur garantie que celle d’une entreprise publique peut on offrir? Il est vrai que la condamnation de la France a été récemment confirmé par l’Union Européenne, lui interdisant d’apporter de telles garanties à ses entreprises publiques…

Pour un grand pôle public de l’industrie et réindustrialiser le pays et produire en France, il faut sortir de l’UE et sortir de l’Euro !



Commission Luttes du Pôle de Rennaissance Communiste en France 

Le 28 avril 2014


source

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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 11:37

canempechepasnicolas

vous alerte!

 

François Hollande et le pouvoir PS osent imposer comme

"conseiller économique et financier" du président de la République française

la représentante de la firme US  Bank of America-Merrill Lynch

 

Quel cynisme et quelle audace...

 

Que la plus grande banque des Etats-Unis, qui s'est distinguée lors de la crise financière de 2008 dans la plus débridée des spéculations, puisse déléguer cette ancienne responsable de son département Europe pour guider de ses recommandations les choix économiques de la France, n'est-ce pas là une provocation à l'égard de notre peuple, de sa souveraineté et de son indépendance ainsi bradées !

 

Vont-ils offrir aux Français comme seul choix :

la Bank of America ou le FN ?

 

il est temps de réagir ...


 

 Politique

 

 

 

Capture d'écran de la chronique de Laurence Boone sur le site de l'Opinion.

 

 

 

 

Pour remplacer Emmanuel Macron, secrétaire général adjoint de l'Elysée et grand connaisseur de l'économie, François Hollande a donc choisi Laurence Boone.

Nommée conseillère économique et financière, cette ancienne responsable du département Europe de Bank of America-Merrill Lynch aura donc la lourde tâche de réfléchir aux destinées financières de la France socialiste. 

 

Commentaire d'Action Communiste : pas besoin de se demander pourquoi le gouvernement refuse d'écouter les cheminots et les intermittents du spectacle.  Hollande et Valls ont fait le choix du Capital.  Effectivement, au PS, y-a-t-il encore une gauche ? Valls a bien raison d'en craindre la disparition.  Il est de ceux qui l'assassine.

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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 11:32
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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 16:34

2 millions d’emplois industriels ont été perdus en 30 ans dont 750 000 ces dix dernières années.  Loin de se ralentir, le mouvement s’accélère.  Il gagne même les services et la Recherche-Développement. L’automobile ( PSA, Renault ), Sanofi, les sous-traitants automobiles sont ainsi sacrifiés.  Le tissu industriel en France se désagrège.

 

En 2011, des actionnaires gavés

En 2011 , en pleine crise, les actionnaires du CAC 40 ont perçu 37,4 milliards de dividendes  souvent dilapidés en spéculations douteuses.   Les salariés de Sanofi ont fait gagner 3,48 milliards aux actionnaires.  GDF-Suez a versé 3,38 milliards de dividendes. 

 

 L’État engraisse  le CAC 40
Des dizaines de milliards d’euros sont versés chaque année aux entreprises qui reçoivent davantage  qu’elles ne paient en impôts : aides de l’État , des Régions, allègements d’impôts et de cotisations sociales!  Exemple : Sanofi a reçu 540 millions d’euros au titre du crédit impôt recherche.  Certes toutes les entreprises n’appartiennent pas au CAC 40, mais beaucoup sont sous-traitantes des grandes entreprises capitalistes qui profitent de ces aides  en pressurant ces PME pour obtenir les plus bas prix. 

 

Conséquence : La Bourse capte l’essentiel des subventions distribuées par l’État.

 

Les patrons dégraissent et délocalisent

Ce sont principalement les industries de forte main d’œuvre,  peu qualifiée, qui délocalisent.  Ainsi les moins qualifiés sont davantage victimes du chômage.  Cela accroît les difficultés des plus démunis. Nos gouvernements successifs ont encouragé ces délocalisations, encore  accrues depuis l'entrée des ex-pays socialistes dans l’Union Européenne. 

 

 

L’un des arguments avancé est la conquête de nouveaux marchés. 

Faux !  Renault a délocalisé ses trois modèles les plus vendus en France  : Twingo, Mégane ( en totalité ) et Clio pour moitié …

 

Le patronat promettait des emplois qualifiés pour les pays industrialisés.  Mais la Chine, le Brésil, l’Inde produisent aujourd’hui des produits de haute technologie … Et les emplois hautement qualifiés sont aujourd’hui également délocalisés.  Ce sont désormais les secteurs de Recherche et Développement qui sont touchés chez PSA,  Renault, Sanofi …  Plus de la moitié des entreprises multinationales ont délocalisé une partie de leur secteur recherche en Chine, en Inde ou à Singapour …

 

Une autre logique pour mieux vivre en France : contrôler les entreprises

Le capitalisme est mortifère.  Le choix de la localisation ne doit donc pas dépendre du marché car il a des conséquences collectives. La production doit servir les besoins de la population et le développement social doit être pris en compte dans les décisions industrielles et économiques.

En outre les délocalisations précipitent des milliers de camions sur les routes et relocaliser permettrait de réduire les gaspillages énergétiques et la pollution.

Ce sont donc l’Etat, les députés, élus à la proportionnelle, après consultation de la population et des travailleurs, qui doivent décider.  Il faut arrêter de laisser l’UE et les patrons décider seuls.  Il faudra renationaliser: les banques, la SNCF, les grandes entreprises qui liquident l’industrie en France.  Des accords de coopération mutuellement avantageux, industriels, commerciaux pourraient alors être conclus avec d'autres pays et les spéculateurs   écartés des décisions.

 

Une logique sociale incompatible avec l’UE et les règles capitalistes mondiales

De telles mesures sont évidemment incompatibles avec les politiques européennes et les règles de l’OMC.  Un vrai gouvernement de gauche devrait pourtant prendre ces mesures pour sauver et relancer l’industrie, l’emploi dans notre pays.  Évidemment cela conduirait à demander la sortie de l’UE qui impose une politique aux profits des spéculateurs et des marchés financiers.

 

 

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 17:34

 

Nous voici à 3 jours des élections.  Sur notre blog préféré, El Diablo, se multiplient les appels à voter Mélenchon.  Ils émanent de personnalités diverses, toutes honorables et vraiment communistes.

 

El Diablo veut utiliser un bulletin « Mélenchon » non « pas pour approuver tout son programme », mais pour «  miser sur une éventuelle dynamique populaire qu'un excellent score de ce candidat peut générer. »

 

Ou encore Jean Lévy ( çanempechepasnicolas):

« Quant à la mascarade électorale, elle est objectivement un moment de mobilisation. »  Et Jean Lévy constatant une  mobilisation électorale populaire en faveur de JL Mélenchon espère qu'elle puisse avoir des effets positifs sur la mobilisation sociale :« Et les luttes sociales en France, grâce au nouveau climat politique et à la confiance ainsi créée, n'en pourraient qu'être "boustées"... »

 

Le M'Pep ( Jacques Nikonoff )  affirme son opposition à certaines prises de position du candidat du Front de gauche : l'appel à l'intervention en Syrie, les illusions européistes et le refus de toute solution sortant du cadre européen, sortie de l'euro et des institutions européennes ... 

Il appelle néanmoins à voter Mélenchon en prenant acte de certaines avancées telles :

-   la « désobéissance européenne » prônée  par le M'Pep, reprise par Mélenchon

-   l'engagement d'organiser un référendum sur le «  traité de discipline budgétaire »,

-   la décision de ne pas participer à un gouvernement socialiste si F. Hollande était élu. 

Le M'Pep se bat pour que Mélenchon soit présent au deuxième tour et pour regagner l'électorat populaire.

 

Une élection antidémocratique

Personne ne l'ignore :  cette élection est dangereuse: trop de pouvoirs sont concentrés dans les mains d'un seul ou d'une seule, c'est le contraire de la démocratie.  Nous venons de le vivre pendant 5 ans. 

Or ni F.Hollande, ni M. Le Pen qui se prétend anti-système, ni Sarkozy bien sûr, ne veulent abandonner l'élection du président de la république au suffrage universel.  Ils tiennent à cette personnalisation du pouvoir, « ce lien direct du candidat ou de la candidate avec le peuple », ainsi que le rappelle M. Le Pen. 

Sur ce point nous sommes entièrement en accord avec Mélenchon : il faut en finir radicalement avec les institutions de la Vème République qui accentuent à chaque élection la bipolarisation de la vie politique française.  Rappelons à ce propos que les deux partis dominants, promoteurs du système capitaliste européen – l'UMP et le PS- sont encore davantage favorisés depuis le choix du quinquennat adopté conjointement par les socialistes et la droite, aidés par l'abstention du PCF, de Lutte Ouvrière et de la LCR.

Appeler à voter dans ce contexte serait laisser croire une fois de plus que cette élection, tant prisée des médias et des politologues, est démocratique et peut changer la vie.  Ces illusions ont fait trop de mal au mouvement populaire pour que nous retombions dans le piège. 

 

Pas de changement possible dans le cadre de l'Union Européenne

Appeler à voter pour JL Mélenchon serait également entretenir l'illusion que nous pourrions « changer la vie » et placer l' « Humain d'abord » dans une Union Européenne plus que jamais tournée vers une logique contraire : celle de la finance et du capitalisme.  Les fées penchées sur le berceau de cette Europe là n'étaient pas celles du progrès social mais celle du capitalisme occidental mondialisé.  Ses pères fondateurs étaient les têtes de pont du capitalisme américain.  Il s'agissait d'inscrire durablement le capitalisme dans la politique des pays européens pour contrer les peuples trop contestataires.   Et de porter la guerre froide contre le communisme sur le terrain économique.  Après plus de 60 ans, l'objectif est presque atteint.  Tout ce qui a été construit et conquis par les peuples est détruit : services publics, secteur nationalisé, indépendance nationale ....L'Union Européenne a asservi au capitalisme la presque totalité des Etats européens.  Chaque nouveau traité nous lie davantage à la logique des profits ( les « marchés » ) ...    L'Union Européenne nous imposera sa politique.  Sans élections, comme en Grèce, comme en Italie.  Si nous n'en sortons pas vite, nos vies y seront durablement soumises.

 

Un mouvement populaire

Mais contradictoirement, il se construit dans le cadre de cette élection un mouvement populaire comparable à celui qui s'est dressé pour voter «Non » en 2005. 

 

Nous avons participé, pour certains d'entre nous, aux débats qui se mènent sur Internet, aux « assemblées citoyennes », au meeting de Rouen …  Nous sommes attentifs à ce qui s'y dit.  Nous notons – comme le M'Pep ou le PRCF - que certaines de nos idées sont reprises  mais pas par tous les participants : pas de participation au gouvernement socialiste , souveraineté nationale et refus du traité sur la stabilité budgétaire, sortie des traités européens et décision de « désobéissance européenne » si nécessaire… mais elles sont encore loin d'être approuvées par le parti dominant du Front de gauche : le PCF.  Et pourtant nous sommes les premiers à regretter que le PCF ne soit plus capable de présenter un candidat communiste qui se batte sur une ligne de lutte de classe, contre l'Union Européenne et pour construire le socialisme en France, seule alternative pour sortir de la crise capitaliste.

 

Pendant  et après les élections la lutte continue

Les militants, les syndicalistes qui participent aux meetings y viennent prolonger leurs luttes.  Ils s'emparent de ces élections pour rappeler à ceux qui ont voulu les oublier qu'ils représentent une force importante.  C'est cela qui a contraint les deux principaux candidats à s'intéresser à cette classe ouvrière dont les élites avaient prédit la disparition.  Ce sont les batailles menées pendant la période électorale par les entreprises comme M'Réal ou Pétroplus qui ont contraint les médias et les candidats du PS et de l'UMP à parler des questions industrielles, du produire en France et de la réindustrialisation.

Nous n'appelons pas à boycotter ces élections et ses débats.  Nos lecteurs, nos sympathisants peuvent choisir sans que nous ayons à leur dicter quoique ce soit.  D'ailleurs ils l'ont déjà fait. 

Nous appelons simplement les salariés, chômeurs, retraités à ne pas voter les yeux fermés.

 

Sans attendre les élections suivantes. 

Gardons nos forces pour contraindre le futur président à écouter les revendications contre l'austérité, contre la politique européenne, contre les traités européens, contre l'absence de démocratie politique et sociale dans ce pays.   Plus les salariés, plus ceux qui luttent se font entendre, plus le futur président, quel qu'il soit,  devra en tenir compte.  Mais rien ne changera si le mouvement populaire ne hausse pas le niveau de ses mobilisations et de ses revendications dans les mois à venir.  Rien n'est acquis d'avance.  Les capitalistes et leurs soutiens n'ont pas d'états d'âme, eux.  Ils restent totalement unis sur leur seul objectif : accroître leur pouvoir sur les salariés et les peuples pour les exploiter encore davantage.  Ils ont pour cela deux outils : l'Union Européenne  et pour la France, les institutions anti-démocratiques de la Vème République.  C'est donc à cela qu'il faudra s'attaquer dès les lendemains des élections.  Il faudra aussi mener des luttes nouvelles contre les traités européens en cours de signature, contre l'intégration européenne et pour gagner sur la sauvegarde des services publics, la nationalisation des banques et la sortie de l'euro. Sans attendre les élections suivantes. 

 

ACTION COMMUNISTE

Le 19 AVRIL 2012

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 22:01

 

Ci-dessous un texte de Michel Barrière qui peut servir de réflexion à propos du Front National.  Il traite des thèmes sur lesquels joue le FN : souveraineté, Europe, immigration, xénophobie.  Il  n’aborde pas toutes les questions et pour cause : le FN n’a pas, à ce jour,  17 novembre, encore publié son programme et a vidé son site de toutes les déclarations antérieures.  Comme si le FN n’avait pas d’histoire …

Nous vous invitons à commenter, longuement ou brièvement, ou encore à envoyer votre contribution. 

 

Pour être inquiétante, la montée des intentions de vote en faveur du FN n’est cependant pas surprenante.  Ce dernier se nourrit de la crise qui frappe plus durement les couches populaires les plus démunies matériellement et culturellement.  Celles-ci sont lassées des politiques de droite et de gauche qui se succèdent sans rien changer d’essentiel;  lassées de ces alternances sans alternative.  Et ce ne sont pas les quelques mesurettes sociétales proposées par le PS qui suffisent désormais à masquer les convergences de celui-ci avec la droite en matière de politique économique et sociale.

Un sentiment d’impuissance s’est d’abord emparé de l’électorat populaire qui a   déserté massivement les urnes.  Mais la mise sous tutelle de l’Etat français par l’Europe intensifie chaque jour davantage la crise : le chômage grandit, le démantèlement des services publics s’accélère, les inégalités s’accroissent…  Le sentiment d’impuissance fait place à la colère, à la volonté de faire radicalement du neuf et pour cela de voter FN.

Dans ces conditions, le parti de Le Pen peut apparaître comme le recours aux yeux d’un électorat populaire fragilisé.  Il est le seul parti d’importance à ne pas avoir participé aux échecs des gouvernements de droite et de gauche qui se sont succédé.  Il se présente comme la victime principale d’un système électoral injuste qui le prive d’être représenté au parlement alors qu’il obtient plus de 10% des suffrages.  Il profite d’un débat d’idées mené sur son terrain de chasse ( l’immigration et l’insécurité ) par la droite et le PS soucieux d’en évacuer la dimension sociale.  Il apparaît comme le seul défenseur de la Nation quand tous les autres partis ont appelé de leurs vœux ou accepté une Europe au service du grand capital.  Il s’est aujourd’hui « relooké » avec Marine Le Pen à sa tête, le diable paraissant moins dangereux quand il revêt des traits féminins.  Enfin, il ne rencontre pratiquement plus d’opposition idéologique dans les milieux populaires depuis que le PCF a renoncé à ses positions de classe.

Ce renoncement en même temps conduit le PCF à déserter les entreprises et les quartiers populaires, à abandonner la souveraineté nationale au profit de l’Europe et à fuir le débat sur l’immigration ouvrant ainsi un boulevard au FN.

Le choix de l’Union Européenne au détriment de l’indépendance nationale a été voulu par des dirigeants communistes plus soucieux de ménager le PS et l’union de la gauche qui leur valaient des sièges d’élus que de ramer à contre-courant d’une opinion publique façonnée par les médias.  Ces tenants de l’union de la gauche ont mené campagne au sein du PCF pour faire craindre aux militants d’être catalogués « rouges-bruns », « national-Bolcheviks », bref d’être apparentés au FN s’ils persistaient à s’opposer à l’entrée de la France dans l’Europe.  Il n’y a pourtant aucune confusion possible entre des positions communistes et celles du FN à ce sujet.

 

Nous sommes « souverainistes » alors que le FN, lui, est « nationaliste ».  La souveraineté est un concept purement politique relevant d’une conception citoyenne de la Nation.  La souveraineté est attachée à l’Etat-Nation qui ne se définit nullement par rapport à l’origine, les coutumes, les religions.  L’Etat-Nation est une communauté politique, une communauté de citoyens.  Or quand nous parlons « citoyenneté », le FN parle « nation ».  Le capitalisme vise à la disparition de l’Etat-Nation pour ne consentir qu’à la Nation.  Ce qu’il veut c’est priver notre peuple de sa capacité à décider des choix qui déterminent son avenir pour ne lui laisser que son folklore, sa gastronomie, ses communautés, c’est à dire son identité. 

Notre attachement à la conception citoyenne de la nation s’oppose frontalement à l’acceptation de souche, voire biologique chère à Le Pen.  Héritiers d’une culture républicaine française fondée sur les principes de laïcité et d’égalité, il n’y a pas pour nous de citoyens mineurs.  Pour le FN qui fonde la nationalité sur l’origine le droit à la différence existe avec pour corollaire la différence des droits.

Le second champ d’action favori du FN est celui de l’immigration.  C’est encore un terrain déserté par le PCF qui s’est aligné sur les positions du PS et des « sans-papiéristes ».  L’immigration pose avant tout le problème des blocages de développement dans les pays du Sud.  Les problèmes qui se posent au Sud ne peuvent trouver de solutions qu’au Sud et non pas en France.  C’est en aidant les peuples de ces nations à se libérer de la misère et de toutes formes d’oppression.

Cela dit dans le court terme  l’accueil de l’étranger est indispensable mais il ne peut se faire qu’en ayant toujours à l’esprit le devoir de cohésion sociale et d’intégration. 

Une mauvaise interprétation de l’internationalisme peut conduire à l’illusion «  sans-papiériste ».  Le concept d’humanité est de nature morale, pas de nature politique.  Chaque peuple a une histoire et un vécu d’expériences et de luttes politiques qui fondent sa citoyenneté, son originalité politique.  Le concept d’humanité lui est fondé sur l’égale dignité de chaque être humain.  Opposer la conception d’une notion citoyenne à celle d’une citoyenneté de résidence comme le font le PS et les sans-papiéristes est irresponsable ;  Elle facilite l’exploitation capitaliste d’une main d’œuvre bon marché et peu rétive tout en risquant de fragiliser le modèle de citoyenneté auquel nous sommes attachés.  En effet si l’immigration peut nous apporter un enrichissement réel notamment au plan démographique et par le biais du métissage elle a cependant ses limites : les règles du droit civil, les libertés publiques et individuelles, les garanties démocratiques qui ne sauraient être remise en cause à la baisse.  Ainsi de la liberté de croyance ( la laïcité), du mariage monogamique, de l’égalité homme-femme, du secret du suffrage etc …

Une approche communiste responsable du problème de l’immigration doit conduire ses militants à dénoncer à la fois la démagogie sans-papiériste qui apporte de l’eau au moulin de l’exploitation capitaliste et le repliement xénophobe du FN qui ne vise qu’à dédouaner le patronat français en rendant l’immigration responsable de l’insécurité et du chômage.

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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 22:30

Elections et perspectives politiques. Nous avons commencé le débat fin Novembre au cours de nos réunions. 

Il est loin d’être clos.  A vous de réagir.

 

Pour mieux egarer les travailleurs :

Présidentielles à la une 

 

La déception est grande chez les travailleurs, pourtant soutenus par une majorité de Français, de voir que le gouvernement est resté sourd à leurs revendications portées par les luttes massives de la dernière période.  Un grand nombre d’entre eux éprouvent un désir de revanche.  Le MEDEF et ses commis au gouvernement redoutent une reprise des luttes que pourrait engendrer la poursuite amplifiée de leur politique antisociale nécessaire à l’accroissement des profits des actionnaires de l’industrie et des banques.

En conséquence, ils s’efforcent de dévoyer le mécontentement populaire en lui faisant prendre le chemin des urnes.  Voilà pourquoi la campagne pour les élections présidentielles de 2012 est déjà lancée.

 

Aujourd’hui les capitalistes n’ont rien à craindre des élections

 

Ils savent que le système électoral injuste conjugué à l’alternative droite-PS qu’ils ont réussi à mettre en oeuvre à coups de médias les placent à l’abri du verdict populaire.  Quand 90% des députés approuvent le projet de constitution européenne alors qu’une majorité de citoyens s’est prononcée contre, la preuve est faite que notre démocratie actuelle n’est représentative que des intérêts du capital.  Dès lors, s’il n’est pas étonnant de voir grandir le nombre des abstentionnistes, l’antiparlementarisme, le « tous pourris » qui l’accompagne est à redouter.  Celui-ci risque en effet de servir les desseins du « Front National » dont notre peuple a tout à redouter contrairement aux grands actionnaires.

 

Les luttes ont cependant éclairé les consciences 

L’approfondissement de la crise et les luttes qui en ont découlé ont éclairé bon nombre de Français.  Il est apparu plus nettement à ceux-ci qu’il ne s’agissait pas d’un phénomène conjoncturel mais de la crise du système capitaliste.  Cette perception nouvelle n’a pas manqué de faire surgir des interrogations sur l’existence d’une frontière entre les partis de droite et le PS.  Ces organisations se sont en effet bornées à condamner les excès du « néolibéralisme » afin d’épargner le système capitaliste.  L’entrée de certains dirigeants du PS dans le gouvernement Fillon, la nomination de D.Strauss-Kahn à la tête du FMI grâce à Sarkozy, l’attitude pour le moins ambiguë de la direction du PS à propos de la réforme des retraites n’ont pas manqué de nourrir ces interrogations.  Cette évidente dérive droitière de l’Etat-major du PS devrait normalement disqualifier celui-ci aux yeux des électeurs de gauche.  Il est pourtant à craindre qu’il n’en soit rien.  L’intervention sélective des médias, le système électoral en place qui valorise l’UMP et le PS, la caution de gauche que continue d’apporter le PCF à ce dernier avec sa stratégie d’union risquent fort de remettre le PS en selle.  L’illusion qui dispense de lutter n’est-elle pas plus tentante que la vérité qui contraint à l’effort ?

 

 

Une seule issue : les luttes

La crise sévit sur tous les fronts.  Elle est à la fois économique, sociale, politique et idéologique.  Elle nous impose de mener les batailles dans tous ces domaines pour obtenir des changements réels et durables.  Mesurer l’ampleur de la tâche à accomplir nous conduit du même coup à déplorer l’affaiblissement du PCF qui historiquement a toujours été le principal moteur des avancées sociales et démocratiques en France.  Mais cet affaiblissement nuisible aux intérêts du peuple et de la Nation n’est pas dû qu’à des causes extérieures.  Le PCF en est largement responsable pour avoir renoncé à ses fondamentaux en matière de projet, de stratégie et d’organisation.

Ainsi, se déclarer anticapitaliste, inviter à lutter contre les méfaits du système en place ne suffit pas.  Il faut pour dynamiser les luttes montrer qu’un autre système de société est nécessaire et possible : le socialisme autogestionnaire.  Un programme de gouvernement à court terme ne peut être de progrès  et susciter le soutien populaire qu’en proposant des avancées sociales et démocratiques allant dans le sens du but futur qu’on a proposé !  La stratégie permettant de progresser sur cette voie ne passe pas par la recherche d’entente entre états-majors politiques mais procède au contraire de la volonté de travailler à unir la majorité des Français sur des objectifs de progrès.  Et comment pourrait-on envisager de gagner les consciences si on se dispensait d’un militantisme de proximité ?

Résister aux mauvais coups du grand capital, arracher par la lutte des conquêtes sociales et démocratiques, populariser l’idée que l’alternative au capitalisme c’est le socialisme autogestionnaire voulu par le peuple, pour le peuple et contrôlé par celui-ci, voilà le travail qu’il nous faut entreprendre pour sortir de la crise.  Se donner les moyens de la réussite c’est dans le même temps entreprendre de redonner vie à un PCF ayant retrouvé le chemin de la lutte de classes.  Au regard de l’urgence, de l’importance et de l’étendue de cette tâche les élections de 2012 ne sont que péripéties.

 

Michel Barrière

 

 

 

 

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1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 14:20

SEULES LES LUTTES …

 

Le pouvoir veut faire un exemple des retraites. Le mouvement de grève est multiforme, déterminé et s’inscrit dans la durée. L’opposition de la majorité des Français à ce projet, leur soutien aux grèves peuvent entraver la volonté du pouvoir d’imposer une politique d’austérité et de poursuivre la casse de la sécurité sociale.

 

 

Le pouvoir au service des capitalistes.

            Durant 30 ans, Mitterrand puis Chirac ont bien servi les capitalistes : la part des salaires dans le PIB ( produit intérieur brut) a diminué de 10°/ ( 200 milliards d’euros), les banques et les entreprises nationalisées ont commencé à être bradées au privé, l’Union européenne a vu le jour. Mais la soif de profits du patronat et des banques exigeait que le pouvoir politique accélère et intensifie les réformes en sa faveur au risque de heurter l’opinion publique. C’est à cette tâche que Sarkozy a été commis. Avec lui,  la baisse des salaires, la précarité du travail, la construction d’une Europe supranationale se sont accélérées. Du même coup, la répression syndicale, la main mise du pouvoir sur les médias s’est accentuée, la démocratie est sans cesse bafouée.

 

Quand les urnes mentent, les élections sont illusoires.

Le danger serait de s’en remettre aux élections de 2012. En effet, les institutions actuelles conduisent à confisquer la souveraineté nationale au profit des puissants et de 2 grands partis hégémoniques : l’UMP et le PS. Avec 30°/ des votants au premier tour d’une élection nationale, Sarkozy prétend imposer sa politique aux 70% restants. De plus, les institutions européennes ont un pouvoir exorbitant et interviennent de plus en plus directement dans la politique des Etats nationaux. Ces institutions ont été mises en place pour que la domination du capital ne puisse être remise en cause. Les salariés ne peuvent obtenir satisfaction dans ce cadre : leur représentation est marginalisée.

 

Changer de politique c’est nécessaire.

Contrecarrer les desseins des capitalistes, inverser le cours politique des choses suppose le développement des luttes sur 3 objectifs principaux :

-          le relèvement des salaires

-          le réengagement de l’état dans le secteur économique ( nationalisations) et dans les services publics

-          la sortie de la construction européenne.

Seules les luttes résolues, unitaires, inscrites dans la durée, bloquant la production et les échanges, tarissant ainsi la source des profits des capitalistes, peuvent contraindre ces derniers à lâcher du lest et à consentir une meilleure répartition des richesses.

 

Et c’est possible !

En 1936, en 1968, des luttes d’envergure ont contraint le patronat et le pouvoir à des reculs importants. En 2006, les manifestations ont eu raison du projet premier embauche ( CPE)  Aujourd’hui une majorité de Français se prononcent contre le traité européen qui donne le pouvoir aux banques et aux actionnaires grâce à leurs actions cotées en bourse.

 

70°/ de la population se prononce contre le projet de réforme des retraites. Les conditions d’un développement des luttes existent bel et bien. Et c’est seulement de ce développement que découleront les avancées sociales et économiques.

 

ET POUR MEMOIRE …

En 2012, ne soyez pas victime de pertes de mémoire
 
Mémoire 2012 : la social-démocratie et les retraites

Martine Aubry affirme soutenir le maintien de la retraite à 60 ans … mais pas les 40 annuités et encore moins les 37 et demi.

Quant à Michel Rocard voici ce qu’il déclarait le 24/06/10 dans France-Soir sur le Net à propos de la réforme des retraites: « C’est une réforme non négligeable et courageuse.  Le gouvernement a eu raison de la faire ».

Dominique Strauss-Kahn lui a choisi les mêmes arguments que L.Parisot : nous vivrons tous centenaires … Voici ce qu’il a affirmé le 20 mai 2010 sur France 2 : « Si on arrive à vivre 100 ans, on ne va pas continuer à avoir la retraite à 60 ans … ».

 

Mémoire 2012 : la social-démocratie, la droite et les retraites

Voici le paragraphe consacré aux retraites ratifié par Jacques Chirac et Lionel Jospin à l’issue du sommet de Barcelone en 2002 :

«  Il faudrait rechercher d’ici à 2012 à augmenter progressivement d’environ 5 ans l’âge moyen effectif auquel cesse, dans l’Union Européenne, l’activité professionnelle.  Les progrès à cet égard seront examinés chaque année avant le Conseil européen de printemps ».  Outre cet allongement du temps de cotisation, le sommet européen de Barcelone préconisait la montée en puissance des fonds de pension pour financer les retraites via la Bourse…

 

2012 : Démocratie ?  Le bi-partisme au secours du Capital …

Bulletin de l’OCDE-1996-n°13 :

« Pour qu’un gouvernement ait la marge de manœuvre nécessaire …, il doit être soutenu par un ou deux grands partis majoritaires et non par une coalition de petits partis, ce qui conduit à préférer le scrutin uninominal ( c’est-à-dire le système français) au scrutin proportionnel pour l’élection du Parlement » 

 

2012 : Le recours des patrons

Le FN soutient les réquisitions et les arguments du pouvoir…

D’abord silencieuse, Marine Le Pen se dévoile.  Tout en concédant « un mouvement social très populaire », et une « réforme des retraites aussi injuste qu’inefficace », Marine Le Pen appelle le 22 octobre 2010, à « rétablir l’ordre républicain partout ».  Elle demande à ce que « la tolérance zéro s’applique à tous les émeutiers ».

Elle reproche à Sarkozy de n’avoir pas attaquer plus tôt les piquets de grève !

Dans le blog d’Eure et Loir du FN, les militants locaux en disent plus que les dirigeants nationaux : ils recommandent de diminuer le montant des prestations et prônent la capitalisation…  Comme Hitler naguère ils s’affichent « anti-capitalistes », mais aux heures décisives ils volent au secours du Capital.  La capitalisation, c’est en effet ce dont rêvent les assurances et banques privées.  Guillaume Sarkozy, patron du groupe de retraites et d'assurances Malakoff-Médéric en rêve. Le frère aîné du chef de l'État a convaincu l'assureur public CNP de s'allier avec son groupe. 

 

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